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Jo-Wilfried Tsonga prendra sa retraite à Roland-Garros

avril 7, 2022

Jo-Wilfried Tsonga aura bientôt 37 ans Photo : AP/Michel Spingler

Bientôt âgé de 37 ans, Jo-Wilfried Tsonga a annoncé mercredi qu’il prendra se retraite à l’issue du tournoi de Roland-Garros en juin prochain.

Le Français a annoncé la nouvelle sur les réseaux sociaux.

Même s’il n’a jamais remporté de titre du grand chelem, il a connu une belle carrière, marquée notamment par une finale aux Internationaux d’Australie, perdue en 2008 contre un jeune Novak Djokovic.

Il a aussi atteint les carrés d’as à Roland-Garros (2013 et 2015) et à Wimbledon (2011 et 2012).

Tsonga, qui aura 37 ans dans deux semaines, a remporté 18 titres ATP, dont les Masters 1000 de Bercy en 2008 et de Toronto en 2014. Il a également été finaliste du Masters de Londres en 2011, où il était tombé devant Roger Federer.

En équipe, Tsonga a remporté la Coupe Davis en 2017 et a goûté à l’argent olympique du double en 2012 aux côtés de Michaël Llodra.

Tsonga jonglait avec cette décision depuis un bout de temps.

J’ai mis du temps à prendre cette décision. Tous les jours depuis plusieurs années, il y a un moment dans la journée où je me dis: « Qu’est-ce que je fais? Pourquoi je me fais du mal comme ça? Est-ce qu’il y a encore une raison à ce que je fasse tous ces efforts? », explique Tsonga, confortablement installé sur un canapé, avec son épouse à ses côtés.

Ma tête me dit: « Tu peux jouer toute ta vie », mais le corps me rappelle que mes aptitudes à me dépasser ne sont plus là. Mon corps me dit: « Tu n’es plus capable d’aller plus loin que ce que je te donne ». Avant, c’est ce que je faisais tous les jours, poursuit-il.

La raison ultime, c’est de me dire: c’est le dernier frisson, souligne-t-il en référence à son départ à Roland-Garros.

J’espère que d’ici là, je resterai en forme et que je serai capable d’être celui que j’ai toujours été dans ce tournoi. Le but, c’est d’être moi-même, Jo-Wilfried Tsonga le joueur de tennis. J’ai toujours voulu être performant, me mettre des objectifs au top. Ce sera l’occasion de le faire une dernière fois, insiste-t-il.

Membre des Mousquetaires du tennis français, il est le premier du groupe composé de Gilles Simon (37 ans), de Richard Gasquet (35 ans) et de Gaël Monfils (35 ans) à prendre sa retraite.

Ennuyé par les blessures depuis plusieurs mois, Jo-Wilfried Tsonga est retombé à la 220e place mondiale.

Son meilleur classement a été la 5e place, en février 2012, et il est resté parmi les 10 meilleurs sans interruption de septembre 2011 à mars 2014.

Radio-Canada avec les informations de Agence France-Presse

Ouganda : le fils du président Museveni annonce sa retraite militaire et alimente le doute quant à ses ambitions

mars 9, 2022
Le général Muhoozi Kainerugaba, fils du président ougandais Yoweri Museveni lors d’une cérémonie à Kampala, le 25 mai 2016. © PETER BUSOMOKE/AFP

Le général Muhoozi Kainerugaba, qui dirigeait jusque-là l’armée de terre, a connu une ascension fulgurante et est soupçonné de vouloir succéder à son père lors de la présidentielle de 2026.

C’est sur Twitter qu’il a annoncé sa retraite militaire, à l’âge de 47 ans. Alimentant les spéculations sur une possible ambition présidentielle lors de l’élection de 2026, le général Muhoozi Kainerugaba, fils du président ougandais Yoweri Museveni et commandant de l’armée de terre, écrit le 8 mars : « Après 28 ans de service dans ma glorieuse armée, la plus grande armée du monde, je suis heureux d’annoncer ma retraite. Mes soldats et moi avons accompli tant de choses ! Je n’ai que de l’amour et du respect pour tous ces grands hommes et femmes qui accomplissent chaque jour de grandes choses pour l’Ouganda. »

Grande influence

À la tête des puissantes forces spéciales ougandaises avant de commander l’armée de terre, Muhoozi Kainerugaba a toujours démenti avoir l’intention de succéder à son père, au pouvoir depuis 1986 et aujourd’hui âgé de 77 ans. Mais pour beaucoup d’Ougandais et d’observateurs, son ascension fulgurante au sein de l’armée et l’influence qu’il exerce au cœur du pouvoir font de lui un successeur tout désigné.

L’unique fils de Yoweri Museveni – qui a également trois filles – occupe aussi la charge de « haut conseiller présidentiel chargé des opérations spéciales », dont le champ s’étend au-delà du domaine militaire. On lui prête notamment un rôle clé dans le récent rapprochement entre l’Ouganda et le Rwanda voisin, où il s’est rendu pour rencontrer le président Paul Kagame fin janvier, ainsi que dans une opération militaire conjointe des forces ougandaises et congolaises lancée l’année dernière contre le groupe rebelle des Forces démocratiques alliées (ADF) dans l’est de la RDC.

« LA MAJORITÉ DE L’HUMANITÉ (QUI N’EST PAS BLANCHE) SOUTIENT LA POSITION DE LA RUSSIE EN UKRAINE. POUTINE A ABSOLUMENT RAISON ! »

Muhoozi Kainerugaba est un utilisateur assidu des réseaux sociaux, où il poste notamment des commentaires sur la politique étrangère, parfois sources de polémiques. Il a dernièrement affiché son soutien à l’invasion russe de l’Ukraine, tweetant : « La majorité de l’humanité (qui n’est pas blanche) soutient la position de la Russie en Ukraine. Poutine a absolument raison ! »

Ceux qui le critiquent ou lui prêtent l’intention de succéder à son père sont traqués, emprisonnés ou forcés à l’exil. L’écrivain Kakwenza Rukirabashaija a fui clandestinement en Allemagne le mois dernier, après avoir été arrêté et, dit-il torturé pour avoir insulté Museveni et son fils, qu’il a décrit comme « obèse », un « grognon » et un « bébé despote ». Lors de l’annonce de la retraite militaire de Muhoozi Kainerugab, il faisait partie de ceux qui spéculaient sur ses projets. « Là où son père s’arrêtera, le bébé despote commencera, a-t-il écrit sur Twitter. Nous sommes condamnés si nous ne contrecarrons pas ses aspirations naissantes. »

Avec Jeune Afrique par AFP

Guinée: Liste des généraux mis à la retraite par Mamadi Doumbouya pour une réforme de l’armée

octobre 14, 2021

Le colonel Doumbouya met à la retraite forcée plus de 40 généraux jugés proches d’Alpha Condé.

Ci-dessous, la liste des 42 Généraux de l’armée guinéenne envoyés à la retraite ce mardi 12 octobre 2021 par le président de la Transition, colonel Mamady Doumbouya à travers un décret lu à télévision nationale.

1-Général d’armée Sékouba Konaté

2-Général d’armée Namory Traoré

3-Général de corps d’armée Aboubacar Sidiki Camara

4- Général de corps d’Armée Ibrahima Baldé

5- Général Mohamed 2 Bangoura

6- Général de division Alpha Oumar Diallo

7- Général de division Fodé Keita

8- Général de division Fodé Touré

9- Général de division Bouréma Condé

10- Général de division Amadou Doumbouya

11- Général de division Adrien Naby Youssouf Soumah

12- Général de division aérienne Bambou Fofana

13- Général de division Siba Lohalamou

14- Général de division Mathurin Bangoura

15- Général de brigade Oumar Sanoh

16- Général de brigade Ansoumane Kaba

17- Général de brigade Mohamed Diané

18- Général de brigade Pépé Roger Sagno

19- Général de brigade Tidjane Diallo

20- Général de brigade Abdoulaye Keita

21- Général de brigade M’Hawa Sylla

22- Général de brigade Amadou Kaba

23- Général de brigade Aly Moussa Camara

24- Général de brigade Ibrahima Kalil Condé

25- Général de brigade Naby Youssouf Bangoura

26- Général de brigade Aboubacar Diakité

27- Général de brigade Mohamed Lamine Keita

28- Général de brigade Bachir Diallo

29- Général de brigade Bhoundouka Condé

30-Général de brigade Aboubacar Biro Condé

31- Général de brigade Édouard Théa

32- Général de brigade Mohamed Lamine Diarra

33- Médecin Général Remy Lamah

34- Médecin général Mbemba Kaba

35- Général de brigade aérienne Sidy Yaya Camara

36- Général de brigade aérienne Aboubacar Monchon Bangoura

37- Général de brigade aérienne Georges Sy

38- Général de brigade Mamadou Djan Diallo

39- Amiral Zézé Onovogui

40- Amiral Lansana Touré

41- Général de brigade Oumar Kandé

42- Général de brigade Ousmane Camara

Mamady Doumbouya

Conformément au statut général et particulier des officiers, précise l’article 2 du décret, les droits suivants leur sont accordés :
La totalité de la solde indiciaire mensuelle qui évolue en fonction du barème de solde annuelle,
Une indemnité de logement qui équivaut à 75% de la solde indiciaire,
Les frais de représentation qui équivalent à 50% de la solde indiciaire,
Un passeport diplomatique pour lui, de son conjoint ou sa conjointe,
Un grade d’un élément,
Un véhicule neuf non renouvelable,
Une dotation mensuelle en carburant,
La gratuité des soins de santé pour lui-même.
Et dans sa deuxième version, l’officier général peut occuper des fonctions civiles

Avec Ibrahima sory kandja Bangoura pour Gangan RTV

Canada-Québec: Régis Labeaume se retire de la vie politique

mai 6, 2021

Imprévisible jusqu’au bout, le maire Régis Labeaume aura causé la surprise jusqu’à l’annonce de sa retraite mercredi. Après 14 ans au pouvoir, il laissera derrière lui une ville à laquelle son nom était si collé qu’on peine à l’imaginer évoluer sans lui.

«Cette réflexion, elle est mûrie, elle est réfléchie», a affirmé Régis Labeaume en conférence de presse.

© Francis Vachon Le Devoir «Cette réflexion, elle est mûrie, elle est réfléchie», a affirmé Régis Labeaume en conférence de presse.

« Mon temps est fait et j’aspire à une autre vie », a déclaré M. Labeaume mercredi dans un discours qui semblait mûrement réfléchi. « J’ai le sentiment que je quitterai une maison en ordre », a-t-il ajouté en soulignant que les finances de la ville étaient « stabilisées » malgré la pandémie et que le projet de réseau structurant « était finalement en route ».

Serein, le maire a dit avoir vécu « professionnellement les plus belles années » de sa vie à la Ville. « Je n’ai pas vécu de la politique ; j’aurai plutôt vécu pour la politique : totalement, intensément, pendant 14 ans », a lancé ce sociologue de formation en citant Max Weber.

Régis Labeaume aura entretenu le suspense jusqu’à la fin sur son avenir politique. Alors que les autres candidats à la mairie entraient en campagne ces dernières semaines, son silence à ce sujet impatientait autant les médias que ses adversaires potentiels.

La décision, a-t-il dit, était prise « depuis plus de quatre ans ». Or, ces derniers mois, il avait laissé entendre qu’elle était liée au destin du projet de tramway qui vient à peine de démarrer officiellement avec le lancement des appels de propositions, vendredi.

Véritable bête médiatique, M. Labeaume aura ainsi jusqu’à la fin su garder le contrôle sur le scénario de la vie politique municipale dont il dirige la cadence depuis 14 ans à coups de déclarations choc, de revirements et de défis lancés à ses adversaires politiques.

Un phénomène populaire

La carrière de Régis Labeaume a débuté après le décès subit d’Andrée Boucher en 2007 après moins de deux ans au pouvoir. Nouveau venu en politique, ce millionnaire associé au milieu de l’entreprenariat était méconnu quand il est entré dans la course à la mairie. Au départ, on lui attribuait à peine 5 % des appuis populaires mais il a causé la surprise en se faisant élire avec 59 % des votes.

Ce n’était qu’un début : à l’élection suivante, il allait rafler pas moins de 80 % pour s’imposer comme l’un des politiciens les plus populaires de l’histoire récente du Québec, un véritable « phénomène » politique. « En quelques mois, le maire de Québec Régis Labeaume est devenu la superstar du monde municipal », écrivions-nous à l’époque dans Le Devoir.

Un phénomène en grande partie attribuable à son absence de langue de bois et son style fort en gueule qui lui ont valu beaucoup d’amour de la population, mais aussi certains écarts de conduite.

« La politique, c’est tough. Bon, ça excuse pas tout ce que j’ai fait », a-t-il répondu à un journaliste qui le questionnait mercredi sur son fameux style. « Mais faut jouer dur dans ce milieu-là si on veut avoir des résultats. » Et d’ajouter qu’il avait besoin de se sentir libre : « Pour être bien dans ma peau, avoir de l’énergie et avoir le goût de revenir le lendemain, fallait que je me sente libre. »

On n’a pas fini par ailleurs de disserter sur son legs à la ville de Québec. Mercredi, le principal intéressé à beaucoup insisté sur l’importance du tramway pour faire de la capitale « la ville la plus attrayante au pays ». « Je crois sincèrement qu’avec un mode de transport écologique et moderne, elle le deviendra. »

Ses premières années au pouvoir auront quant à elles été marquées par la relance du 400e qu’il a réalisée en recrutant Daniel Gélinas, du Festival d’été, lequel allait livrer le spectacle légendaire de Paul McCartney sur les Plaines.

Le hockey aura quant à lui fait la pluie et le beau temps de son deuxième mandat pendant lequel Régis Labeaume allait obtenir pas moins de 200 millions de dollars du gouvernement de Jean Charest pour financer l’amphithéâtre nécessaire à la venue d’une équipe qui ne viendra finalement pas.

À ce sujet, M, Labeaume semblait malgré tout paisible, mercredi, en rappelant que la venue d’une équipe était hors de « son contrôle ».

Enfin, on en parle peu désormais, mais son troisième mandat (2013-2017) a été axé sur les relations avec les syndicats, le maire ayant milité pour augmenter leur contribution aux régimes de retraite, débat qui allait essaimer bien au-delà de la capitale et secouer l’Assemblée nationale.

Des drames marquants

Régis Labeaume aura en outre été aux premières loges de deux horribles tragédies survenues en à peine cinq ans : l’attaque à la Mosquée de Québec qui a fait six morts (2017), et celle dans le Vieux-Québec qui en a fait deux, en octobre dernier.

C’est d’ailleurs ce qu’il dit avoir trouvé le plus « difficile » à la mairie. « La Mosquée, c’était terrible. C’était surnaturel. Le 31 octobre, c’était tellement violent », a-t-il déclaré. « C’est toujours la même inquiétude, tu te demandes comment les gens vont percevoir la ville après. » Certaines personnalités ont d’ailleurs vanté le tact du maire lors de ces épisodes particulièrement délicats.

De Québec à Ottawa en passant par tout le monde municipal, les éloges et messages amicaux fusaient de partout mercredi après l’annonce. « Il laisse un legs impressionnant à notre capitale nationale », a déclaré le premier ministre François Legault. « Ça fait bizarre d’imaginer Québec sans le maire Labeaume, tellement il a marqué sa ville. »

« Ton dévouement pour la ville depuis 14 ans est remarquable », a quant à lui fait remarquer son ancien compagnon au municipal Denis Coderre. « Tu peux certainement partir avec le sentiment du devoir accompli ! »

Et maintenant ? Régis Labeaume veut d’abord « se reposer » et « dormir, dormir, dormir, dormir… ». Seul regret affiché dans son discours : il part un peu tard pour entreprendre une deuxième carrière. « Lors de ma première élection à la mairie de Québec, mon espoir le plus fou était d’y demeurer dix ans […] et entreprendre par la suite une nouvelle carrière au tournant de la soixantaine, mais c’est raté », a déclaré le politicien de 65 ans. Chose certaine, on ne le reverra pas en politique à quelque niveau que ce soit, a-t-il insisté.

Reste à savoir quel rôle il jouera dans la campagne au terme de laquelle son successeur sera élu le 7 novembre prochain. M. Labeaume n’a pas indiqué ce qui allait advenir du parti qui porte son nom — Équipe Labeaume — ni des nombreux conseillers municipaux élus sous sa bannière. Ce sera pour une prochaine annonce, a-t-il lancé. Il n’a pas non plus voulu dire s’il allait prendre position lors de la campagne. « Vous verrez ! » a-t-il précisé avant de laisser échapper un rire.

Quatre candidats sont dans la course à sa succession : l’actuel chef de l’opposition Jean-François Gosselin (Québec 21), le conseiller Jean Rousseau (Démocratie Québec), Jackie Smith (Transition Québec) et Bruno Marchand, du nouveau parti Québec forte et fière.

Pour le reste, le maire sortant a prévenu qu’il n’était pas encore parti et comptait bien tirer le maximum des six mois à venir. « Je suis encore à l’ouvrage pour six mois. C’est pas fini ! »

Avec Le Devoir par Isabelle Porter