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Tennis : Roger Federer met fin à sa carrière

septembre 15, 2022

Voilà, c’est fini ! Âgé de 41 ans, le Suisse laisse sa raquette au vestiaire après une carrière de 24 ans riche de 20 grands chelems et 103 titres.

Roger Federer en 2021.
Roger Federer en 2021.© SHUHEI YOKOYAMA / Yomiuri / The Yomiuri Shimbun via AFP

Elle était dans l’air, mais on ne voulait pas le croire. On attendait son retour, sans cesse décalé. Le Suisse Roger Federer a annoncé sur les réseaux ce 15 septembre mettre fin à sa carrière à l’âge de 41 ans. Le joueur de tennis aux 20 titres du grand chelem ne reprendra pas la compétition. Dans un message vocal de près de cinq minutes, il a remercié sa femme, ses enfants, ses sponsors et ses fans. « Je jouerai encore au tennis à l’avenir, bien sûr, mais ce ne sera plus lors des tournois du Grand Chelem ou sur le circuit. » « Je vous aime et je ne vous quitterai jamais », a-t-il lancé, visiblement ému…

« C’est une décision douce-amère parce que tout ce que le circuit m’a apporté va me manquer. Mais, en même temps, il y a tellement de choses à fêter », explique le Suisse, ajoutant qu’on l’a « doté d’un don pour jouer au tennis et je l’ai élevé à un niveau que je n’aurais jamais pu imaginer et pendant bien plus longtemps que je ne le pensais possible ». « Roger, par où commencer ? », écrivent les organisateurs de Wimbledon après l’annonce de la retraite du Suisse. « Cela a été une chance d’être les témoins de ton voyage et de te voir devenir un champion dans tous les sens du terme […]. Tout ce qu’on peut dire, c’est merci, pour les souvenirs et la joie que tu as donnés à tant [de gens]. »

C’est une page du tennis qui se tourne. Membre du big four avec Novak DjokovicRafael Nadal et Andy Murray, Roger Federer aura régné sur le tennis pendant près d’une décennie avant de voir son avantage grignoté par l’Espagnol ou le Serbe. À force de travail et de révolution, le Suisse a continué de remporter des titres (103), retrouvé la place de numéro un mondial (310 semaines en tout) et d’être le chouchou du circuit. En 2019, il avait encore deux balles de match face à Djokovic en final de Wimbledon, tournoi qu’il a remporté huit fois. Depuis, Novak Djokovic et surtout Rafael Nadal ont dépassé son record de grands chelems remportés.

Le Covid et des blessures à répétition (son dernier match officiel remonte à juillet 2021) l’auront empêché de faire une tournée d’adieu. Ses admirateurs pourront lui dire au revoir lors de la Laver Cup, la compétition qu’il a créée et qui se déroulera à Londres du 23 au 25 septembre.

Par Le Point

Congo: André Oko Owassa du ministère de la santé, 62 ans qui a rectifié son âge à 50 ans ira à la retraite à 82 ans

juillet 15, 2022

Avec le poids de son vrai âge de 84 ans, cet agent du ministère de la santé ne sera plus productif et surtout ne pourra pas jouir de sa pension vu qu’il sera au dernier virage de sa vie. Le PCT qui se sait incapable de payer les pensions des retraités à rallonger l’âge de la retraite afin de ne pas les faire bénéficier.

Le dernier conseil des ministres a décidé d’apporter des modifications significatives sur le départ à la retraite des fonctionnaires de l’État. La retraite passe de 65 à 70 ans pour les cadres hors catégorie, de 60 à 65 ans pour les cadres de la catégorie I, de 60 à 63 ans pour les cadres de la catégorie II , et de 57 à 60 ans pour la catégorie III.

André Oko Owassa qui est un cadre hors catégorie partira à la retraite à ses 70 ans d’âge alors qu’il se n’avait pas diminué considérablement son âge de 12 ans, il serait à huit ans du repos. Avec son âge falsifié de 50 ans, il en a encore pour 20 ans dans la fonction publique, ce qui fait qu’il aille à la retraite à ses 82 ans bien qu’officiellement il en aura 70.

C’est l’une des conséquences négatives de ce décret du conseil des ministres dont les membres sont bien conscients de ce phénomène de la réduction des âges dans la fonction publique. On assistera dans les années à venir comment les bureaux de l’administration vont se transformer en dortoir de tous ces fonctionnaires par le poids de leurs vrais âges.

Le régime Denis Sassou Nguesso est caractérisé par le déni de l’alternance d’où cette volonté d’empêcher les jeunes de remplacer peu à peu les vieux dont la plupart vont mourir fonctionnaires. Imaginons qu’un retraité fasse valoir des droits à 70 ans officiel alors qu’il en 80 de vrai. Combien d’années de vie lui resteront-il quand on sait que l’espérance de vie au Congo est de 70 ans?

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Congo-Fonction publique : l’âge de la retraite prolongé à 65 ans

juillet 14, 2022

La réunion du Conseil des ministres du 13 juillet, à Brazzaville, a décidé du relèvement de l’âge de la retraite de 60 à 65 ans.

La décision du relèvement de l’âge limite d’admission à la retraite intègre une série d’innovations intervenues dans la loi portant statut général de la fonction publique. Cette limite d’âge est passée de 65 à 70 ans pour les cadres placés hors catégories ; de 60 à 65 ans pour les fonctionnaires de la catégorie I ; de 60 à 63 ans pour les fonctionnaires de la catégorie II et de 57 à 60 ans pour les fonctionnaires.

Ce relèvement est justifié par plusieurs raisons, à savoir permettre aux citoyens recrutés tardivement de travailler plus longtemps afin de bénéficier d’une pension ; permettre à l’administration de bénéficier davantage de l’expertise de certains de ses cadres expérimentés et mettre fin aux demandes pressantes des autorités administratives relatives aux prolongations d’activités de leurs cadres dont la présence demeure indispensable et enfin assurer l’équilibre nécessaire du régime de sécurité sociale des fonctionnaires fortement pénalisé par les départs massifs à la retraite.

Des innovations

Au titre des autres innovations, il convient de noter que l’accès aux corps hors catégories se fera désormais par décret en Conseil des ministres pour préserver le caractère rigoureux et sélectif de l’accès à ce statut. Le télétravail, qui permet d’assurer la continuité du service public en cas de circonstances de nature à empêcher l’agent de se rendre à son poste de travail, est également une autre innovation.

L’évaluation du fonctionnaire sera désormais effectuée sur la base d’un contrat d’objectifs et de performance signé entre le supérieur hiérarchique et le fonctionnaire. Elle permettra de mesurer les performances du fonctionnaire et d’atteindre les objectifs escomptés.

La validation des acquis professionnels est une procédure visant à rétablir une certaine parité entre les acquis de l’enseignement classique et ceux résultant de parcours parallèles ou autodidactes. Les mécanismes de validation des acquis de l’expérience professionnelle permettront au fonctionnaire d’accéder à un stage de qualification sur la base de ses aptitudes professionnelles.

L’instauration du contrat spécial permettant à l’Etat, pour nécessité de service, de recourir à l’expertise des fonctionnaires admis à la retraite pour une durée déterminée.

Avec Adiac-Congo par Roger Ngombé

Congo: Ndenguet menace et conditionne son départ à la retraite à celui d’autres vieillards du pouvoir

juillet 7, 2022

De plus en plus poussé à faire valoir ses droits à la retraite, le directeur de la police, Jean François Ndenguet menace et pose ses conditions au clan Sassou. Le natif d’Obouya dans la Cuvette qui dit avoir risqué sa vie pour ce pouvoir n’entend pas être remercié en monnaie de singe par ceux qui n’ont pas combattu et qui veulent continuer à jouir des fruits de leur sacrifice. Pour Ndenguet son départ à la retraire doit s’accompagner avec celui de tous les vieillards au sein du pouvoir sinon, il ne s’en ira pas et advienne que pourra.

C’est au Congo que les gens n’aiment pas du tout entendre parler de la retraite et s’oppose à toute alternance professionnelle autant dans la politique. Pourtant après tant d’efforts fournis, tout homme devrait être heureux d’aller enfin se reposer et vivre ses derniers jours dans la tranquillité totale.

Administration civile comme militaire du Congo est rempli des retraités qui refusent de passer la main en usant de toutes les méthodes à leur portée. Si certains diminuent leurs âges, d’autres par contre ont confiance à leurs relations ou pouvoirs pour demeurer des fonctionnaires éternels.

C’est le cas du général de police et directeur général de la police Jean François Ndenguet dont l’âge de la retraite a déjà été dépassé et qui refuse de passer la main. Faisant partie des sécurocrates du régime, le natif d’Obouya estime qu’il a gagné ce droit de décider unilatéralement de son sort. Son cerveau réfléchi encore en terme du coup d’État du juin.

Jean François Ndenguet est l’un des puissants membres de ce clan du régime qui estime qu’ils ont encore beaucoup à donner et tant que Sassou reste président eux aussi doivent conserver leurs postes et statuts. Toutes les pressions et initiatives pour le déloger de la direction de la police ont échoué et le clan Sassou qui rêve de conserver familialement le pouvoir ne désespère pas.

Il se dit que son féticheur lui aurait conseillé de supporter contre vents et marrées les soubresauts de la famille Sassou Nguesso et que des bonnes choses se pointaient à l’horizon. C’est pourquoi Ndenguet qui est soutenu par Jean Dominique Okemba défie les enfants Sassou et les menace en posant des conditions très difficiles à respecter.

« Mon départ à la retraite doit être précédé par celui de tous les vieillards du régime dont j’ai la liste, sinon je reste à mon poste et le ciel ne va pas tomber ! » aurait fait savoir le général d’Obouya au clan Sassou. Jean François Ndenguet à la maîtrise au sein de la police de milliers d’éléments prêts à se sacrifier pour lui et cela fait peur.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Jo-Wilfried Tsonga prendra sa retraite à Roland-Garros

avril 7, 2022

Jo-Wilfried Tsonga aura bientôt 37 ans Photo : AP/Michel Spingler

Bientôt âgé de 37 ans, Jo-Wilfried Tsonga a annoncé mercredi qu’il prendra se retraite à l’issue du tournoi de Roland-Garros en juin prochain.

Le Français a annoncé la nouvelle sur les réseaux sociaux.

Même s’il n’a jamais remporté de titre du grand chelem, il a connu une belle carrière, marquée notamment par une finale aux Internationaux d’Australie, perdue en 2008 contre un jeune Novak Djokovic.

Il a aussi atteint les carrés d’as à Roland-Garros (2013 et 2015) et à Wimbledon (2011 et 2012).

Tsonga, qui aura 37 ans dans deux semaines, a remporté 18 titres ATP, dont les Masters 1000 de Bercy en 2008 et de Toronto en 2014. Il a également été finaliste du Masters de Londres en 2011, où il était tombé devant Roger Federer.

En équipe, Tsonga a remporté la Coupe Davis en 2017 et a goûté à l’argent olympique du double en 2012 aux côtés de Michaël Llodra.

Tsonga jonglait avec cette décision depuis un bout de temps.

J’ai mis du temps à prendre cette décision. Tous les jours depuis plusieurs années, il y a un moment dans la journée où je me dis: « Qu’est-ce que je fais? Pourquoi je me fais du mal comme ça? Est-ce qu’il y a encore une raison à ce que je fasse tous ces efforts? », explique Tsonga, confortablement installé sur un canapé, avec son épouse à ses côtés.

Ma tête me dit: « Tu peux jouer toute ta vie », mais le corps me rappelle que mes aptitudes à me dépasser ne sont plus là. Mon corps me dit: « Tu n’es plus capable d’aller plus loin que ce que je te donne ». Avant, c’est ce que je faisais tous les jours, poursuit-il.

La raison ultime, c’est de me dire: c’est le dernier frisson, souligne-t-il en référence à son départ à Roland-Garros.

J’espère que d’ici là, je resterai en forme et que je serai capable d’être celui que j’ai toujours été dans ce tournoi. Le but, c’est d’être moi-même, Jo-Wilfried Tsonga le joueur de tennis. J’ai toujours voulu être performant, me mettre des objectifs au top. Ce sera l’occasion de le faire une dernière fois, insiste-t-il.

Membre des Mousquetaires du tennis français, il est le premier du groupe composé de Gilles Simon (37 ans), de Richard Gasquet (35 ans) et de Gaël Monfils (35 ans) à prendre sa retraite.

Ennuyé par les blessures depuis plusieurs mois, Jo-Wilfried Tsonga est retombé à la 220e place mondiale.

Son meilleur classement a été la 5e place, en février 2012, et il est resté parmi les 10 meilleurs sans interruption de septembre 2011 à mars 2014.

Radio-Canada avec les informations de Agence France-Presse

Ouganda : le fils du président Museveni annonce sa retraite militaire et alimente le doute quant à ses ambitions

mars 9, 2022
Le général Muhoozi Kainerugaba, fils du président ougandais Yoweri Museveni lors d’une cérémonie à Kampala, le 25 mai 2016. © PETER BUSOMOKE/AFP

Le général Muhoozi Kainerugaba, qui dirigeait jusque-là l’armée de terre, a connu une ascension fulgurante et est soupçonné de vouloir succéder à son père lors de la présidentielle de 2026.

C’est sur Twitter qu’il a annoncé sa retraite militaire, à l’âge de 47 ans. Alimentant les spéculations sur une possible ambition présidentielle lors de l’élection de 2026, le général Muhoozi Kainerugaba, fils du président ougandais Yoweri Museveni et commandant de l’armée de terre, écrit le 8 mars : « Après 28 ans de service dans ma glorieuse armée, la plus grande armée du monde, je suis heureux d’annoncer ma retraite. Mes soldats et moi avons accompli tant de choses ! Je n’ai que de l’amour et du respect pour tous ces grands hommes et femmes qui accomplissent chaque jour de grandes choses pour l’Ouganda. »

Grande influence

À la tête des puissantes forces spéciales ougandaises avant de commander l’armée de terre, Muhoozi Kainerugaba a toujours démenti avoir l’intention de succéder à son père, au pouvoir depuis 1986 et aujourd’hui âgé de 77 ans. Mais pour beaucoup d’Ougandais et d’observateurs, son ascension fulgurante au sein de l’armée et l’influence qu’il exerce au cœur du pouvoir font de lui un successeur tout désigné.

L’unique fils de Yoweri Museveni – qui a également trois filles – occupe aussi la charge de « haut conseiller présidentiel chargé des opérations spéciales », dont le champ s’étend au-delà du domaine militaire. On lui prête notamment un rôle clé dans le récent rapprochement entre l’Ouganda et le Rwanda voisin, où il s’est rendu pour rencontrer le président Paul Kagame fin janvier, ainsi que dans une opération militaire conjointe des forces ougandaises et congolaises lancée l’année dernière contre le groupe rebelle des Forces démocratiques alliées (ADF) dans l’est de la RDC.

« LA MAJORITÉ DE L’HUMANITÉ (QUI N’EST PAS BLANCHE) SOUTIENT LA POSITION DE LA RUSSIE EN UKRAINE. POUTINE A ABSOLUMENT RAISON ! »

Muhoozi Kainerugaba est un utilisateur assidu des réseaux sociaux, où il poste notamment des commentaires sur la politique étrangère, parfois sources de polémiques. Il a dernièrement affiché son soutien à l’invasion russe de l’Ukraine, tweetant : « La majorité de l’humanité (qui n’est pas blanche) soutient la position de la Russie en Ukraine. Poutine a absolument raison ! »

Ceux qui le critiquent ou lui prêtent l’intention de succéder à son père sont traqués, emprisonnés ou forcés à l’exil. L’écrivain Kakwenza Rukirabashaija a fui clandestinement en Allemagne le mois dernier, après avoir été arrêté et, dit-il torturé pour avoir insulté Museveni et son fils, qu’il a décrit comme « obèse », un « grognon » et un « bébé despote ». Lors de l’annonce de la retraite militaire de Muhoozi Kainerugab, il faisait partie de ceux qui spéculaient sur ses projets. « Là où son père s’arrêtera, le bébé despote commencera, a-t-il écrit sur Twitter. Nous sommes condamnés si nous ne contrecarrons pas ses aspirations naissantes. »

Avec Jeune Afrique par AFP

Guinée: Liste des généraux mis à la retraite par Mamadi Doumbouya pour une réforme de l’armée

octobre 14, 2021

Le colonel Doumbouya met à la retraite forcée plus de 40 généraux jugés proches d’Alpha Condé.

Ci-dessous, la liste des 42 Généraux de l’armée guinéenne envoyés à la retraite ce mardi 12 octobre 2021 par le président de la Transition, colonel Mamady Doumbouya à travers un décret lu à télévision nationale.

1-Général d’armée Sékouba Konaté

2-Général d’armée Namory Traoré

3-Général de corps d’armée Aboubacar Sidiki Camara

4- Général de corps d’Armée Ibrahima Baldé

5- Général Mohamed 2 Bangoura

6- Général de division Alpha Oumar Diallo

7- Général de division Fodé Keita

8- Général de division Fodé Touré

9- Général de division Bouréma Condé

10- Général de division Amadou Doumbouya

11- Général de division Adrien Naby Youssouf Soumah

12- Général de division aérienne Bambou Fofana

13- Général de division Siba Lohalamou

14- Général de division Mathurin Bangoura

15- Général de brigade Oumar Sanoh

16- Général de brigade Ansoumane Kaba

17- Général de brigade Mohamed Diané

18- Général de brigade Pépé Roger Sagno

19- Général de brigade Tidjane Diallo

20- Général de brigade Abdoulaye Keita

21- Général de brigade M’Hawa Sylla

22- Général de brigade Amadou Kaba

23- Général de brigade Aly Moussa Camara

24- Général de brigade Ibrahima Kalil Condé

25- Général de brigade Naby Youssouf Bangoura

26- Général de brigade Aboubacar Diakité

27- Général de brigade Mohamed Lamine Keita

28- Général de brigade Bachir Diallo

29- Général de brigade Bhoundouka Condé

30-Général de brigade Aboubacar Biro Condé

31- Général de brigade Édouard Théa

32- Général de brigade Mohamed Lamine Diarra

33- Médecin Général Remy Lamah

34- Médecin général Mbemba Kaba

35- Général de brigade aérienne Sidy Yaya Camara

36- Général de brigade aérienne Aboubacar Monchon Bangoura

37- Général de brigade aérienne Georges Sy

38- Général de brigade Mamadou Djan Diallo

39- Amiral Zézé Onovogui

40- Amiral Lansana Touré

41- Général de brigade Oumar Kandé

42- Général de brigade Ousmane Camara

Mamady Doumbouya

Conformément au statut général et particulier des officiers, précise l’article 2 du décret, les droits suivants leur sont accordés :
La totalité de la solde indiciaire mensuelle qui évolue en fonction du barème de solde annuelle,
Une indemnité de logement qui équivaut à 75% de la solde indiciaire,
Les frais de représentation qui équivalent à 50% de la solde indiciaire,
Un passeport diplomatique pour lui, de son conjoint ou sa conjointe,
Un grade d’un élément,
Un véhicule neuf non renouvelable,
Une dotation mensuelle en carburant,
La gratuité des soins de santé pour lui-même.
Et dans sa deuxième version, l’officier général peut occuper des fonctions civiles

Avec Ibrahima sory kandja Bangoura pour Gangan RTV

Canada-Québec: Régis Labeaume se retire de la vie politique

mai 6, 2021

Imprévisible jusqu’au bout, le maire Régis Labeaume aura causé la surprise jusqu’à l’annonce de sa retraite mercredi. Après 14 ans au pouvoir, il laissera derrière lui une ville à laquelle son nom était si collé qu’on peine à l’imaginer évoluer sans lui.

«Cette réflexion, elle est mûrie, elle est réfléchie», a affirmé Régis Labeaume en conférence de presse.

© Francis Vachon Le Devoir «Cette réflexion, elle est mûrie, elle est réfléchie», a affirmé Régis Labeaume en conférence de presse.

« Mon temps est fait et j’aspire à une autre vie », a déclaré M. Labeaume mercredi dans un discours qui semblait mûrement réfléchi. « J’ai le sentiment que je quitterai une maison en ordre », a-t-il ajouté en soulignant que les finances de la ville étaient « stabilisées » malgré la pandémie et que le projet de réseau structurant « était finalement en route ».

Serein, le maire a dit avoir vécu « professionnellement les plus belles années » de sa vie à la Ville. « Je n’ai pas vécu de la politique ; j’aurai plutôt vécu pour la politique : totalement, intensément, pendant 14 ans », a lancé ce sociologue de formation en citant Max Weber.

Régis Labeaume aura entretenu le suspense jusqu’à la fin sur son avenir politique. Alors que les autres candidats à la mairie entraient en campagne ces dernières semaines, son silence à ce sujet impatientait autant les médias que ses adversaires potentiels.

La décision, a-t-il dit, était prise « depuis plus de quatre ans ». Or, ces derniers mois, il avait laissé entendre qu’elle était liée au destin du projet de tramway qui vient à peine de démarrer officiellement avec le lancement des appels de propositions, vendredi.

Véritable bête médiatique, M. Labeaume aura ainsi jusqu’à la fin su garder le contrôle sur le scénario de la vie politique municipale dont il dirige la cadence depuis 14 ans à coups de déclarations choc, de revirements et de défis lancés à ses adversaires politiques.

Un phénomène populaire

La carrière de Régis Labeaume a débuté après le décès subit d’Andrée Boucher en 2007 après moins de deux ans au pouvoir. Nouveau venu en politique, ce millionnaire associé au milieu de l’entreprenariat était méconnu quand il est entré dans la course à la mairie. Au départ, on lui attribuait à peine 5 % des appuis populaires mais il a causé la surprise en se faisant élire avec 59 % des votes.

Ce n’était qu’un début : à l’élection suivante, il allait rafler pas moins de 80 % pour s’imposer comme l’un des politiciens les plus populaires de l’histoire récente du Québec, un véritable « phénomène » politique. « En quelques mois, le maire de Québec Régis Labeaume est devenu la superstar du monde municipal », écrivions-nous à l’époque dans Le Devoir.

Un phénomène en grande partie attribuable à son absence de langue de bois et son style fort en gueule qui lui ont valu beaucoup d’amour de la population, mais aussi certains écarts de conduite.

« La politique, c’est tough. Bon, ça excuse pas tout ce que j’ai fait », a-t-il répondu à un journaliste qui le questionnait mercredi sur son fameux style. « Mais faut jouer dur dans ce milieu-là si on veut avoir des résultats. » Et d’ajouter qu’il avait besoin de se sentir libre : « Pour être bien dans ma peau, avoir de l’énergie et avoir le goût de revenir le lendemain, fallait que je me sente libre. »

On n’a pas fini par ailleurs de disserter sur son legs à la ville de Québec. Mercredi, le principal intéressé à beaucoup insisté sur l’importance du tramway pour faire de la capitale « la ville la plus attrayante au pays ». « Je crois sincèrement qu’avec un mode de transport écologique et moderne, elle le deviendra. »

Ses premières années au pouvoir auront quant à elles été marquées par la relance du 400e qu’il a réalisée en recrutant Daniel Gélinas, du Festival d’été, lequel allait livrer le spectacle légendaire de Paul McCartney sur les Plaines.

Le hockey aura quant à lui fait la pluie et le beau temps de son deuxième mandat pendant lequel Régis Labeaume allait obtenir pas moins de 200 millions de dollars du gouvernement de Jean Charest pour financer l’amphithéâtre nécessaire à la venue d’une équipe qui ne viendra finalement pas.

À ce sujet, M, Labeaume semblait malgré tout paisible, mercredi, en rappelant que la venue d’une équipe était hors de « son contrôle ».

Enfin, on en parle peu désormais, mais son troisième mandat (2013-2017) a été axé sur les relations avec les syndicats, le maire ayant milité pour augmenter leur contribution aux régimes de retraite, débat qui allait essaimer bien au-delà de la capitale et secouer l’Assemblée nationale.

Des drames marquants

Régis Labeaume aura en outre été aux premières loges de deux horribles tragédies survenues en à peine cinq ans : l’attaque à la Mosquée de Québec qui a fait six morts (2017), et celle dans le Vieux-Québec qui en a fait deux, en octobre dernier.

C’est d’ailleurs ce qu’il dit avoir trouvé le plus « difficile » à la mairie. « La Mosquée, c’était terrible. C’était surnaturel. Le 31 octobre, c’était tellement violent », a-t-il déclaré. « C’est toujours la même inquiétude, tu te demandes comment les gens vont percevoir la ville après. » Certaines personnalités ont d’ailleurs vanté le tact du maire lors de ces épisodes particulièrement délicats.

De Québec à Ottawa en passant par tout le monde municipal, les éloges et messages amicaux fusaient de partout mercredi après l’annonce. « Il laisse un legs impressionnant à notre capitale nationale », a déclaré le premier ministre François Legault. « Ça fait bizarre d’imaginer Québec sans le maire Labeaume, tellement il a marqué sa ville. »

« Ton dévouement pour la ville depuis 14 ans est remarquable », a quant à lui fait remarquer son ancien compagnon au municipal Denis Coderre. « Tu peux certainement partir avec le sentiment du devoir accompli ! »

Et maintenant ? Régis Labeaume veut d’abord « se reposer » et « dormir, dormir, dormir, dormir… ». Seul regret affiché dans son discours : il part un peu tard pour entreprendre une deuxième carrière. « Lors de ma première élection à la mairie de Québec, mon espoir le plus fou était d’y demeurer dix ans […] et entreprendre par la suite une nouvelle carrière au tournant de la soixantaine, mais c’est raté », a déclaré le politicien de 65 ans. Chose certaine, on ne le reverra pas en politique à quelque niveau que ce soit, a-t-il insisté.

Reste à savoir quel rôle il jouera dans la campagne au terme de laquelle son successeur sera élu le 7 novembre prochain. M. Labeaume n’a pas indiqué ce qui allait advenir du parti qui porte son nom — Équipe Labeaume — ni des nombreux conseillers municipaux élus sous sa bannière. Ce sera pour une prochaine annonce, a-t-il lancé. Il n’a pas non plus voulu dire s’il allait prendre position lors de la campagne. « Vous verrez ! » a-t-il précisé avant de laisser échapper un rire.

Quatre candidats sont dans la course à sa succession : l’actuel chef de l’opposition Jean-François Gosselin (Québec 21), le conseiller Jean Rousseau (Démocratie Québec), Jackie Smith (Transition Québec) et Bruno Marchand, du nouveau parti Québec forte et fière.

Pour le reste, le maire sortant a prévenu qu’il n’était pas encore parti et comptait bien tirer le maximum des six mois à venir. « Je suis encore à l’ouvrage pour six mois. C’est pas fini ! »

Avec Le Devoir par Isabelle Porter