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Premier pas de Trump et des républicains vers la « réunification »

mai 12, 2016

Le candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump a commencé à rencontrer jeudi à Washington les chefs de son parti. Certains d’entre eux traînent des pieds pour le soutenir à la présidentielle, au terme de primaires dont les plaies restent béantes.

La rencontre a été « excellente », s’est félicité le président du parti républicain Reince Priebus, qui soutient M. Trump, après avoir discuté avec lui. « Ce fut un pas en avant très positif vers l’unité du parti », a tweeté M. Priebus, à la tête d’une formation politique très divisée sur son désormais unique prétendant à la présidentielle.

Le cortège du milliardaire est arrivé en avance, peu avant 09h00 (15h00 en Suisse), au siège du parti républicain, immeuble à deux pas du Capitole qui était cerné de dizaines de caméras et de journalistes. Il y a rencontré Paul Ryan, le président de la Chambre des représentants.

M. Trump a salué la presse, sans faire de déclaration. Profitant de cet événement politico-médiatique, une douzaine de manifestants ont arpenté les alentours de l’immeuble, agitant des pancartes telles que « Trump est raciste ».

Divergences profondes
M .Trump ne cherche pas simplement à obtenir une jolie photo de famille. Les divergences sont profondes et les enjeux immenses, à la fois financiers, le parti devant lever des centaines de millions de dollars, et politiques, les républicains craignant de perdre leur majorité au Congrès en novembre.

M. Ryan, un quadragénaire conservateur qui a entrepris en octobre de moderniser l’image du parti républicain, a surpris le monde politique en déclarant la semaine dernière qu’il n’était pas prêt en l’état à soutenir M. Trump. Cette annonce est d’autant plus fracassante qu’il présidera la convention d’investiture de Cleveland, du 18 au 21 juillet.

Gagner à l’ancienne
A ce stade, la perspective d’un candidat dissident à la présidentielle pour sauver l’honneur conservateur s’estompe. Les chefs républicains estiment qu’il y aurait plus à perdre en continuant à diviser le parti qu’en s’accommodant de M. Trump, quitte à le faire seulement pour la forme.

Le problème de responsables comme Mitch McConnell est urgent: comment sauver les meubles et conserver la courte majorité républicaine au Sénat’ Depuis des mois, l’homme fort du Sénat disait espérer que le candidat présidentiel serait consensuel afin de produire un effet d’entraînement sur les candidats sénatoriaux, qui apparaîtront sur les mêmes bulletins de vote le 8 novembre.

Clairement déçu par la victoire de Donald Trump, M. McConnell fait contre mauvaise fortune bon coeur. « La plupart de mes collègues estiment qu’il a gagné à l’ancienne », a dit le cacique mardi. « Nous savons que Hillary Clinton représenterait quatre années supplémentaires de Barack Obama. Cela suffira à unifier les républicains ».

Romandie.com

Réfugiés: le plus grand défi de l’Allemagne depuis la Réunification

août 23, 2015

Berlin – La gestion de l’afflux record de réfugiés en Allemagne est le plus grand défi de l’Allemagne depuis la Réunification du pays, a déclaré dimanche le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel, critiquant de nouveau vivement la passivité d’autres pays européens.

L’afflux sans précédent de demandeurs d’asile, dont le nombre doit atteindre le niveau record de 800.000 en 2015 en Allemagne, est un devoir collectif, le plus grand défi depuis la Réunification, obligeant le pays à faire beaucoup plus et à devoir changer fortement sa politique en la matière, a affirmé le responsable social-démocrate, dans une interview qui sera diffusée en fin d’après-midi sur la chaîne publique ARD.

Et je crois aussi que c’est le plus grand défi européen, encore plus que la Grèce et la crise financière, a-t-il poursuivi, considérant comme une énorme honte le fait que la majorité des Etats membres disent: +cela ne nous concerne en rien+.

L’Europe est d’une certaine façon dans un sommeil profond et reste en +mode vacances+, a insisté le vice-chancelier, également ministre de l’Economie du gouvernement d’Angela Merkel. Il est selon lui ainsi une honte que les Nations unies interviennent sur une île grecque, qui appartient à l’Europe, alors qu’elles doivent aider plutôt des pays comme le Liban ou la Jordanie, débordés par l’arrivée de réfugiés syriens.

Le grand acquis de l’ouverture des frontières se trouve naturellement en danger, si sur la durée, l’impression s’installe que ce sont seulement la Suède, l’Autriche et l’Allemagne, qui accueillent un grand nombre de réfugiés, a estimé ensuite Sigmar Gabriel mettant en garde contre les conséquences dramatiques pour l’Europe d’une remise en question de l’ouverture des frontières.

Déjà dimanche matin, le vice-chancelier et le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, avaient estimé, dans une tribune parue dans le journal Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung (FAS) que la réaction européenne jusqu’à présent n’était pas à la mesure des exigences que l’Europe doit avoir vis-à-vis d’elle-même et réclamé une unification et un renforcement de la politique d’asile européenne.

Face à l’arrivée accrue de réfugiés, les violences visant des foyers de migrants se sont multipliées en Allemagne, à l’image des heurts entre militants d’extrême-droite et policiers à côté d’un nouveau centre d’accueil à Heidenau, près de Dresde (est), pendant deux nuits consécutives ce week-end.

Sigmar Gabriel a affirmé que l’Etat devait agir avec dureté contre les actes d’extrême droite à l’encontre des réfugiés, et que cela ne devait pas non plus faire oublier qu’il y avait aussi en Allemagne une incroyable grande volonté d’aider.

Le ministre se rendra lundi à Heidenau.

Romandie.com avec(©AFP / 23 août 2015 16h01)

Côte d’Ivoire : la réconciliation se fera sans libération de Gbagbo, dit Soro

octobre 2, 2011

Le Premier ministre ivoirien Guillaume Soro a demandé samedi aux partisans du président déchu Laurent Gbagbo de cesser de faire de sa libération une condition de la réconciliation, après la sanglante crise post-électorale qui a déchiré le pays.

« La guerre qui a eu lieu en Côte d’Ivoire est finie. Ceux qui doivent répondre devant la justice répondront devant la justice. Je lis dans les journaux +Il faut libérer Gbagbo pour qu’il y ait la réconciliation+. Mais arrêtons! », a-t-il déclaré lors d’une cérémonie à Bouaké (centre), fief de l’ex-rébellion qu’il dirige.

« Faites la repentance et dites aux Ivoiriens ce que vous avez fait contre eux », a-t-il poursuivi à l’adresse des pro-Gbagbo.

« Si c’est nous qui avions perdu, on ne serait même pas là pour parler de réconciliation. Nos têtes seraient brandies comme des trophées de guerre devant le palais » présidentiel, a-t-il asséné.

Le camp Gbagbo réclame sans relâche la libération de l’ex-président, arrêté le 11 avril après plus de quatre mois de crise, dont deux semaines de guerre, née de son refus de reconnaître sa défaite au scrutin de novembre 2010. Il est détenu et inculpé comme des dizaines d’autres personnalités de son bord.

« Réunification » de l’armée

Parallèlement au processus judiciaire, une Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR) a été officiellement mise en place cette semaine par le nouveau chef d’Etat Alassane Ouattara.

Guillaume Soro s’exprimait lors d’une cérémonie d’installation de chefs de l’armée, de la police et de la gendarmerie à Bouaké, dans le cadre d’une tournée pour le retour de la force publique dans le Nord.

La moitié septentrionale du pays est sous le contrôle de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) depuis son coup d’Etat raté de 2002. Les combattants FN sont censés intégrer la nouvelle armée ou être démobilisés à terme, un processus très lourd et complexe, pour que la « réunification » proclamée soit une réalité.

Jeuneafrique.com avec AFP