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Eswatini : le roi Mswati III soupçonné d’avoir fui le pays en pleine révolte pro-démocratie

juin 30, 2021
Le roi d’Eswatini, Mswati III, ici le 3 septembre 2012, lors d’une danse des roseaux à Mbabane.

Le royaume d’Eswatini, dernière monarchie absolue d’Afrique, a annoncé mardi l’instauration d’un couvre-feu tandis que l’armée a été déployée pour réprimer des manifestations pro-démocratie. Le roi est accusé d’avoir fui le pays.

Les manifestations sont rares en Eswatini, où les partis politiques sont d’ailleurs interdits. Mais ces dernières semaines, de violentes manifestations ont éclaté dans certaines régions de ce pays d’Afrique australe. « Les événements de ces derniers jours ont été assez alarmants et contrariants, a bien été contraint de concéder le Premier ministre, Themba Masuku. Nous avons été témoins de violences dans plusieurs parties du pays, perpétrées par une foule incontrôlable, avec des personnes attaquées et des biens détruits. Les forces de sécurité sont sur le terrain pour maintenir la loi et l’ordre. »

« Les militaires sont dans les rues »

Le gouvernement a néanmoins invoqué la hausse des cas de contaminations par le coronavirus pour imposer un couvre-feu de 18h locales à 5h. Des témoins dans les deux principales villes, Manzini et Mbabane, ont rapporté avoir vu des soldats patrouiller dans les rues, où les manifestants avaient brûlé des pneus et caillassé des voitures. Plusieurs sources ont également fait état de pillages et d’incendies à Matsapha, une zone commerciale à l’ouest de Manzini.

« Les militaires sont dans les rues », a déclaré Lucky Lukhele, porte-parole du réseau associatif Swaziland Solidarity Network. « Hier (lundi), c’était la pire nuit jamais vue, un jeune homme a été abattu à bout portant par l’armée, et certains sont à l’hôpital au moment où nous parlons », a poursuivi Lucky Lukhele. Selon Wandile Dludlu, secrétaire général du Front démocratique uni du Swaziland (SUDF), le roi « Mswati a lâché hier des soldats et des policiers armés sur des civils non armés ». Plus de 250 manifestants ont été blessés par balles, par des fractures et des chocs, a-t-il ajouté.

Mswati III en Afrique du Sud ?

Le Premier ministre avait auparavant nié les rumeurs selon lesquelles le roi Mswati III aurait fui. Le Parti communiste accuse le monarque d’avoir quitté le pays à bord d’un jet privé pour rejoindre l’Afrique du Sud. Le souverain est « dans le pays et continue à gouverner », a déclaré le chef du gouvernement.

La semaine dernière, les autorités avaient interdit les manifestations, et le chef de la police, William Dlamini, avait prévenu que ses hommes feraient preuve d’une « tolérance zéro ». Le Parti communiste a estimé dans un communiqué que le royaume était « à un moment crucial dans la longue lutte pour se débarrasser de la monarchie autocratique ». « Les gens en ont assez », ajoute le texte.

Couronné en 1986 à l’âge de 18 ans, Mswati III, qui a 15 femmes et plus de 25 enfants, est décrié pour sa poigne de fer, ses frasques et son train de vie fastueux dans un pays dont les deux tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté. En 2019, une série de grèves des fonctionnaires, accusant le monarque de vider les caisses du pays au détriment de ses sujets, avait déjà secoué le royaume.

Par Jeune Afrique avec AFP

Côte d’Ivoire : six journalistes arrêtés pour avoir incité les soldats à la révolte, selon les autorités

février 13, 2017

Militaires ivoiriens dans les rues de Bouaké, le 6 janvier 2017. Ils revendiquaient de meilleurs salaires. © Haby Niakaté pour JA

Six journalistes ivoiriens, dont trois patrons de presse, ont été interpellés et incarcérés dimanche dans un camp de gendarmerie d’Abidjan pour « divulgation de fausses informations » sur la récente mutinerie de soldats.

Vamara Coulibaly, Yacouba Gbané et Franck Bamba Mamadou, respectivement directeurs des quotidiens ivoiriens l’Inter et Soir Info (indépendants), du Temps (opposition) et de Notre Voie (opposition), qui répondaient à une convocation de la gendarmerie, ont été arrêtés dans la foulée.

Ces patrons sont détenus en même temps que leurs collaborateurs Hamadou Ziao (rédacteur en chef de l’Inter), Jean Bédel Gnago (Soir info) et Ferdinand Bailly (Le temps).

« Relativement aux récents mouvements d’humeurs des militaires (…) il nous est donné de constater que certains organes de presse divulguent de fausses informations de nature à inciter les soldats à la révolte », déclare un communiqué du procureur de la République lu à la télévision nationale.

« Ces agissements tombent sous le coup de la loi qui réprime l’incitation des militaires à l’insoumission et à la rébellion, les atteintes à l’autorité de l’État et la publication d’informations fausses se rapportant au secret de la défense et de la sûreté de l’État » poursuit le texte.

Il précise que l’audition des journalistes « interpellés va se poursuivre afin de situer les responsabilités ».

Déstabilisation

Les soldats des Forces spéciales ivoiriennes qui s’étaient mutinés mardi dans leur base d’Adiaké, à 90 km à l’est d’Abidjan, pour réclamer des primes, avaient mis fin à leur mouvement jeudi.

« Nous nous sommes parlé entre soldats. Ils ont compris et regrettent de s’être laissé emporter. Ils ont présenté leurs excuses aux autorités (…) », avait affirmé un haut gradé de l’armée ayant requis l’anonymat.

Climat incertain

Début janvier, la Côte d’Ivoire avait été secouée par une mutinerie d’anciens rebelles intégrés dans l’armée, qui avaient paralysé plusieurs villes pour réclamer le paiement de primes.

En répondant à leurs revendications, via le versement de primes à 8 500 de ces membres de l’ex-rébellion ivoirienne ayant contrôlé le nord du pays entre 2002 et 2011, les autorités avaient provoqué la colère de militaires et gendarmes non concernés par cet accord financier, qui s’étaient à leur tour mutinés. Des affrontements avaient fait quatre morts à Yamoussoukro (centre).

Jeuneafrique.com

Opposants où êtes-vous actuellement ?

juin 26, 2016

 

 

Opposants de petites culottes

Avez-vous peur des menottes

Et de votre engagement dans la révolte

 

Opposants du silence presque mortel

Avez-vous perdu la stratégie de vos ailes

Pour arracher vraiment la liberté du peuple

 

Opposants du discours à la sauce lamentable

Avez-vous sacrifié vos promesses interminables

Du noble combat aux lendemains désirables.

 

Opposants : encore du nouveau sang ?

Opposants : encore des morts dans les rangs ?

Opposants : encore des vies perdues sans vos parents ?

 

Où êtes-vous avec votre politique actuellement ? :

Derrière le tyran avec des sacs pleins d’argent

Ou dans les nuits occultes de la déraison.

 

Et ce sang versé pour vous Opposants ?

Et ces yeux fermés pour l’éternité à cause de vous Opposants ?

Et ces familles éplorées bientôt abandonnées par vous Opposants?

 

Bernard NKOUNKOU

Des ouvriers se révoltent aux Emirats arabes unis

avril 13, 2015

Des ouvriers ont incendié un site de construction et 17 véhicules aux Emirats arabes unis après la chute d’un de leurs collègues du 5e étage d’un bâtiment. Il pourrait s’agir d’un suicide.

Les autorités ont observé un mutisme total sur ces incidents survenus samedi soir à Ras Al Khaïmah. Ces événements ont été marqués par des actes de vandalisme et de pillage sur le site de l’Emirates National School, a indiqué lundi le quotidien « The National ». Des générateurs, des citernes de carburant et des bureaux ont été incendiés, selon le journal. La police a été déployée en nombre pour contenir les violences.

Une enquête a été ouverte. Le journal n’a pas révélé le nom de l’entreprise qui emploie les ouvriers en colère.

La question des travailleurs migrants fait l’objet de controverses dans le Golfe. Ils sont des millions venus notamment des pays d’Asie du sud, et leurs conditions de travail sont dénoncées à l’étranger par des syndicats et des ONG de défense des droits humains.

Romandie.com

Barack Obama pourrait lâcher Bachar el-Assad

août 11, 2011

Selon plusieurs médias, le président américain s’apprêterait à demander au raïs syrien de quitter le pouvoir.

Le timide mea culpa de Bachar el-Assad, qui a reconnu, mercredi, devant une délégation du Conseil de sécurité de l’ONU, que «quelques erreurs» avaient été commises par les forces de sécurité, ne devrait pas infléchir la décision de Barack Obama. Le président américain serait sur le point de demander à son homologue syrien de partir alors que la répression a fait seize nouvelles victimes, mercredi à Homs. Selon plusieurs médias américains, qui citent des sources à la présidence, Obama pourrait l’annoncer avant la fin de la semaine. Hier soir, cependant, Jay Carney, le porte-parole de la Maison-Blanche, a refusé de confirmer ces informations.

Barack Obama et la secrétaire d’État Hillary Clinton devaient s’entretenir de ce sujet mercredi soir. Plus tôt dans la journée, le département du Trésor a gelé les avoirs de la plus grande banque commerciale de ­Syrie, la Commercial Bank of Syria, et interdit toute transaction avec elle. Une action internationale coordonnée avec l’Europe et les pays arabes visant à assécher les revenus – pétroliers, notamment – du gouvernement syrien est aussi à l’étude. La poursuite de la répression, qui a fait plus de 2000 morts depuis le 15 mars dernier, rendait de plus en plus intenable la position de la Maison-Blanche, vertement critiquée pour sa timidité par les républicains au Congrès.

De plus en plus de fermeté

L’Administration américaine a évolué graduellement. Washington a d’abord multiplié les mises en garde à Bachar el-Assad ces derniers mois. Elle a ensuite opté pour une approche plus ferme. Le 8 juillet, l’ambassadeur américain Robert Ford a rencontré des opposants à Hama, l’un des foyers de la contestation. Hillary Clinton a reçu une délégation à Washington la semaine dernière. Mardi, la porte-parole du département d’État est allée un peu plus loin. «Il ne peut y avoir aucun type de partenariat avec un régime qui commet ce genre d’action», a-t-elle déclaré.

Mais, jusqu’à présent, la Maison-Blanche s’est refusée à lâcher Bachar el-Assad, car elle estime son rôle important pour la stabilité de la région, et l’influence américaine en Syrie trop limitée pour avoir un impact. Obama juge en outre que l’alternative politique au régime d’el-Assad reste floue. Enfin, le président américain est soucieux de ne pas donner l’impression d’un changement de régime orchestré par les seuls États-Unis. C’est pourquoi il souhaitait un signal fort des pays arabes, jusqu’ici silencieux, et de la communauté internationale à l’ONU. Il a obtenu un revirement des premiers le week-end dernier, lorsque la Ligue arabe, ainsi que la Jordanie et plusieurs États du Golfe, Arabie saoudite en tête, ont condamné d’une même voix la répression syrienne – sans toutefois demander le départ d’el-Assad.

Ce réveil des pays arabes renforce néanmoins les efforts des États-Unis et des Européens pour obtenir au Conseil de sécurité de l’ONU une résolution contre la Syrie, jusqu’ici bloquée par la Russie et la Chine, membres permanents. À cause d’eux, le Conseil a dû se contenter le 3 août d’une simple déclaration. Le texte prévoyait tout de même la publication au bout d’une semaine d’un rapport sur la gravité de la situation en Syrie, qui devait être présenté mercredi soir. Damas a entre-temps rejeté l’exigence turque d’un arrêt des violences, formulée mardi à Damas par le ministre des Affaires étrangères d’Ankara. Le premier ministre turc Tayyip Erdogan espérait pourtant hier un début de processus démocratique en Syrie «dans 10 à 15 jours.»

Lefigaro.fr par Adèle Smith