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La Russie riposte aux sanctions économiques de l’Occident

février 26, 2022

Visée par une série de sanctions économiques après l’invasion de l’Ukraine, la Russie réplique à son tour en annonçant le gel des avoirs et la nationalisation des actifs d’entreprises de pays hostiles.

La Russie répondra […] en saisissant les fonds d’étrangers et d’entreprises étrangères en Russie, a déclaré samedi l’agence de presse RIA citant Dmitri Medvedev, chef adjoint du conseil de sécurité.

Moscou a aussi suspendu les lancements depuis la base spatiale de Kourou, en Guyane française, et rappelé son personnel technique en réaction aux sanctions de l’Union européenne (UE), a annoncé l’Agence spatiale russe, Roscosmos.

Un total de 87 personnes se trouvant actuellement en Guyane française sont ainsi appelées à rentrer en Russie. Le secteur aéronautique et spatial européen compte plusieurs partenariats avec la Russie.

Roscosmos dispose avec Arianespace d’une coentreprise, Starsem, pour exploiter la fusée Soyouz. Elle doit en principe lancer en 2022 huit fusées Soyouz : trois depuis Kourou (dont le satellite-espion français CSO-3) et cinq depuis le cosmodrome russe de Baïkonour, au Kazakhstan.

En l’absence de fusées Soyouz, l’Europe n’aurait pas de capacité propre de lancement de certains satellites avant la mise en œuvre d’Ariane 6, dont le premier vol est attendu en fin d’année.

Cette riposte de Moscou constitue une réponse au Conseil européen, qui a décidé jeudi soir d’interdire l’exportation vers la Russie des avions, pièces et équipements de l’industrie aéronautique et spatiale. Un homme passe devant un camion militaire détruit par le feu après des combats.

Un militaire ukrainien marche près d’un véhicule endommagé, après des combats avec des soldats russes. Photo: Reuters/Valentyn Ogirenko

La Russie n’a plus besoin de liens diplomatiques avec l’Occident, a déclaré l’ancien président et haut responsable de la sécurité, Dmitri Medvedev.

S’exprimant sur les médias sociaux, il écrit qu’il était temps de cadenasser les ambassades. Il a ajouté que Moscou poursuivrait son opération en Ukraine jusqu’à ce qu’elle atteigne les objectifs définis par le président Vladimir Poutine.

En outre, la Russie a annoncé samedi la fermeture de son espace aérien aux avions venant de la Bulgarie, de la Pologne et de la République tchèque, en représailles d’une décision semblable prise par ces pays.

La compagnie nationale polonaise LOT a par ailleurs annoncé la suspension dès vendredi après-midi de ses vols à destination de Moscou et de Saint-Pétersbourg. Ces annonces faisaient suite à une décision similaire du Royaume-Uni frappant la compagnie nationale russe Aeroflot.

La Russie a pour sa part réagi en interdisant le survol de son territoire à tous les avions liés au Royaume-Uni, y compris aux vols en transit. La Moldavie avait fermé dès jeudi son espace aérien.

Aide et sanctions de l’Occident

Les États-Unis ont annoncé samedi une nouvelle aide militaire à l’Ukraine de 350 millions de dollars américains (445 millions de dollars canadiens), a annoncé samedi le secrétaire d’État américain Antony Blinken.

Cette aide comprendra de nouveaux moyens militaires défensifs qui permettront à l’Ukraine de combattre les menaces blindées, aéroportées et autres auxquelles elle fait face aujourd’hui, a déclaré M. Blinken par voie de communiqué.

C’est un autre signal clair que les États-Unis se tiennent aux côtés du peuple ukrainien au moment où il défend sa nation souveraine, courageuse et fière, a ajouté le secrétaire d’État.Des membres de l’armée ukrainienne à bord de véhicules blindés à Kiev.

Des membres de l’armée ukrainienne à bord de véhicules blindés à Kiev Photo : Reuters/Valentyn Ogirenko

La Russie fait l’objet d’une pluie de sanctions économiques depuis jeudi de la part des États-Unis, du Canada, de l’UE et du Royaume-Uni, notamment.

Les États-Unis ont franchi une nouvelle étape vendredi en imposant des sanctions à Vladimir Poutine lui-même et à son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Le Canada, l’Union européenneUE et le Royaume-Uni n’ont pas tardé à imiter Washington dans cet acte rare et symbolique.

Un accord de l’Union européenneUE pour exclure la Russie du système de paiement mondial SWIFT est aussi en cours de préparation samedi.

La République tchèque a annoncé de son côté qu’elle ferait don à l’Ukraine de mitrailleuses, de fusils automatiques et de précision, de pistolets et de munitions, pour une valeur de 7,6 millions d’euros (10,8 millions de dollars canadiens).

Les Pays-Bas, eux, ont indiqué qu’ils allaient fournir des missiles et des équipements militaires destinés à l’autodéfense ukrainienne contre Moscou.

Les sanctions européennes ont par ailleurs mené à l’interception d’un navire de commerce soupçonné d’appartenir à une entreprise russe, dans la Manche, ont annoncé samedi les autorités françaises. Cet imposant bateau de 127 mètres transportait des véhicules vers Saint-Pétersbourg.Le navire commercial qui a été intercepté dans la Manche.

La coque du navire qui a été intercepté dans la Manche Photo: Reuters/Pascal Rossignol

Par Radio-Canada avec les informations de Agence France-Presse et Reuters

Cyberattaque mondiale: la riposte s’organise

mai 15, 2017

 

Le site du service public de santé britannique (NHS), victime de la cyberattaque, le 12 mai 2017 à Londres / © AFP/Archives / Daniel LEAL-OLIVAS

Les conséquences de la cyberattaque sans précédent qui a fait plus de 200.000 victimes dans au moins 150 pays se faisaient toujours sentir lundi, mais les mises à jour opérées au cours du week-end semblaient contenir la menace d’un « cyberchaos ».

« Le nombre de victimes semble ne pas avoir augmenté et la situation semble stable en Europe », a déclaré à l’AFP le porte-parole d’Europol, Jan Op Gen Oorth, soulignant que de nombreux systèmes informatiques avaient été mis à jour au cours du week-end.

« Il est encore un peu tôt pour dire qui est derrière tout ça mais nous travaillons sur un outil de décryptage » des fichiers affectés par le virus, a-t-il ajouté.

En France, l’usine Renault de Douai (Nord), l’une des plus importantes du constructeur automobile dans le pays, était « préventivement » à l’arrêt lundi matin, a indiqué un porte-parole de l’usine à l’AFP.

L’attaque informatique a également fait d’autres victimes dans le pays, a déclaré, sans les citer, le patron de l’Agence française de la sécurité des systèmes d’informations (Anssi), Guillaume Poupart, tout en indiquant ne « pas vraiment » redouter un « cyberchaos ».

« Dans les pays qui ont recommencé à travailler, il n’y a pas de déclenchement catastrophique », a-t-il expliqué sur la radio France Inter.

Toutefois, a-t-il ajouté, « il faut s’attendre à avoir dans les jours, les semaines à venir, des répliques régulières ».

La vague de cyberattaques touchait également les pays asiatiques, premiers à se réveiller lundi, et premiers à constater les conséquences de l’infection provoquée par le logiciel de rançon, qui exploite une faille dans les systèmes d’exploitation Windows (Microsoft).

Au Japon, le réseau informatique du conglomérat industriel japonais Hitachi était « instable », a déclaré un porte-parole.

Attaque au « rançongiciel »

En Chine, des centaines de milliers de postes informatiques appartenant à près de 30.000 institutions et organisations ont été infectés, selon un total établi samedi, a indiqué la société chinoise de sécurité électronique Qihoo 360.

Le virus continuait à se répandre dans le pays mais à un rythme moindre, rapportait lundi la presse d’Etat, citant les autorités nationales chargées de cyber-sécurité.

En attendant d’éventuelles nouvelles victimes, le bilan de cette cyberattaque mondiale est déjà imposant, de la Russie à l’Espagne, en passant par le Mexique et le Vietnam.

« Le dernier décompte fait état de plus de 200.000 victimes, essentiellement des entreprises, dans au moins 150 pays », a déclaré dimanche le directeur d’Europol, Rob Wainwright, sur la chaîne ITV.

Le service public de santé britannique (NHS, 1,7 million de salariés) semble avoir été l’une des principales victimes avec des centaines de structures médicales touchées, dont plusieurs ont été obligées d’annuler ou de reporter des interventions médicales.

Au cours du week-end, des équipes ont travaillé d’arrache-pied pour mettre à jour les ordinateurs de l’organisation, a indiqué lundi matin le secrétaire d’Etat à la Sécurité Ben Wallace sur la BBC, en espérant que le système informatique du NHS pourrait à nouveau fonctionnement « normalement ».

L’attaque a également affecté le système bancaire russe, le groupe américain de logistique FedEx, la compagnie de télécoms espagnole Telefonica ou encore des universités en Grèce et en Italie.

L’attaque a été provoquée par un logiciel de rançon, un « rançongiciel » malveillant verrouillant les fichiers des utilisateurs et les forçant à payer 300 dollars (275 euros) pour en recouvrer l’usage. La rançon est demandée en monnaie virtuelle bitcoin, difficile à tracer.

Selon Rob Wainwright, qui ne donne pas de chiffre, « il y a eu étonnamment peu de paiements jusque-là ». La société de sécurité informatique Digital Shadows a fait état dimanche d’un montant total de 32.000 dollars versés.

« Payer la rançon ne garantit pas la restitution des fichiers », a de son côté mis en garde le département américain de la Sécurité intérieure.

Logiciel malveillant et ver informatique –

Europol, qui estime qu’aucun pays en particulier n’a été visé, a insisté sur la rapidité inédite de la propagation de ce virus « WannaCry », qui combine pour la première fois les fonctions de logiciel malveillant et de ver informatique.

Si les auteurs de cette opération n’ont pas été identifiés, « manifestement, on a affaire à de la criminalité », a estimé M. Poupart. « Certaines mafias qui avant faisaient des trafics de drogues ou différents types de trafics, aujourd’hui font de l’attaque informatique car c’est plus facile, cela coûte moins cher, c’est beaucoup moins risqué et cela rapporte énormément ».

Microsoft a averti les gouvernements contre la tentation de cacher des failles informatiques qu’ils auraient repérées, comme cela a été fait dans le cas de cette attaque, où la brèche dans le système Windows utilisée par les pirates avait été décelée depuis longtemps par la NSA (l’agence de sécurité nationale américaine) avant de tomber dans le domaine public via des documents piratés au sein de la NSA elle-même.

« Les gouvernements devraient voir cette attaque comme un signal d’alarme », a insisté Brad Smith, le directeur juridique de Microsoft, dans un blog: « un scénario équivalent avec des armes conventionnelles serait comme si l’armée américaine se faisait voler des missiles Tomahawks ».

Pour contrer l’attaque, Microsoft a réactivé une mise à jour de certaines versions de ses logiciels. Le virus s’attaque notamment à la version Windows XP, dont Microsoft n’assure plus en principe le suivi technique. Le nouveau logiciel d’exploitation (OS) Windows 10 n’est pas visé.

Romandie.com avec(©AFP / 15 mai 2017 11h47)                

Corée du Nord: show militaire et menace de riposte nucléaire

avril 15, 2017

Le leader nord-coréen Kim Jong-Un (c) assiste, le 15 avril 2017 à Pyongyang, à une grande parade militaire à l’occasion du 105e anniversaire de Kim Il-Sung, fondateur de la République populaire démocratique de Corée / © AFP / ED JONES

La Corée du Nord est prête à répondre par le nucléaire à toute attaque atomique, a mis en garde samedi le régime de Pyongyang, organisateur d’un défilé militaire géant destiné à montrer sa force.

Le président américain Donald Trump, qui a envoyé vers la péninsule coréenne un groupe aéronaval articulé autour du porte-avions Carl Vinson, avait au préalable promis jeudi de « traiter » le « problème » nord-coréen.

S’exprimant avant une gigantesque parade militaire organisée à Pyongyang à l’occasion du 105e anniversaire de la naissance de Kim Il-Sung, le fondateur de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), le N.2 du régime a promis que son pays était « prêt à répondre à une guerre totale par une guerre totale ».

« Nous sommes prêts à répliquer à toute attaque nucléaire par une attaque nucléaire à notre façon », a insisté Choe Ryong-Hae lors d’une cérémonie précédant la parade militaire.

Dans une déclaration diffusée vendredi par KCNA, l’agence de presse officielle de la Corée du Nord, l’armée nord-coréenne avait assuré que les bases américaines en Corée du Sud, « tout comme les quartiers-généraux du Mal », tels que la présidence sud-coréenne à Séoul, seraient « pulvérisés en quelques minutes » en cas de guerre.

Samedi, des dizaines de milliers de soldats des armées de Terre, de l’Air et de la Marine, ont défilé au pas de l’oie devant le dirigeant du régime nord-coréen, Kim Jong-Un. Ils avaient auparavant patienté pendant des heures dans des centaines de camions alignés le long des rives du Taedong, le fleuve qui traverse la capitale nord-coréenne.

Des soldats de l’armée régulière nord-coréenne marchent lors d’une parade militaire, pour le 105e anniversaire de la naissance du précédent dirigeant nord-coréen, Kim Il-Sung, à Pyongyang, le 15 avril 2017 / © AFP / Ed JONES

– La Russie ‘très inquiète

Un défilé de chars a suivi précédant la présentation de 56 missiles de 10 types différents montés sur des semi-remorques.

Pour ce pays communiste isolé sur la scène internationale, il s’agit d’adresser « un message sans équivoque aux Etats-Unis après les propos de l’administration Trump et ses initiatives militaires », juge Evans Revere du centre de recherches Brookings Institution à Washington.

Selon plusieurs observateurs, la Corée du Nord, dont le programme nucléaire est à l’origine de tensions internationales grandissantes, pourrait procéder prochainement à un nouveau tir de missile balistique, voire même à son sixième essai nucléaire, en dépit des interdits de la communauté internationale.

Selon des spécialistes militaires, certains des missiles présentés samedi semblaient plus longs que les engins nord-coréens existant, KN-08 ou KN-14. Il pourrait s’agir de nouveaux missiles balistiques intercontinentaux, a indiqué à l’AFP Chad O’Carroll, du média NK News spécialisé sur la Corée du Nord.

Parade militaire à Pyongyang, le 15 avril 2017, à l’occasion du 105e anniversaire de Kim Il-Sung, fondateur de la République populaire démocratique de Corée / © AFP / ED JONES

La Chine a estimé vendredi qu’un « conflit pouvait éclater à tout moment »: quiconque en sera à l’origine « devra assumer une responsabilité historique et en payer le prix », a martelé le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, répétant que « le dialogue est la seule issue ».

Pékin souhaite coopérer avec Moscou pour « contribuer à apaiser au plus vite la situation » sur ce dossier, a-t-il également déclaré.

« Très inquiète », la Russie a de son côté appelé toutes les parties à la « retenue » et mis en garde contre « toute action qui pourrait être interprétée comme une provocation ».

– Une bombe pour avertissement –

Selon les experts du site internet « 38 North », spécialisé sur la Corée du Nord et qui s’appuie sur plusieurs images satellites récentes, le site d’essais nucléaires de Punggye-ri est « amorcé et prêt » à servir.

Le site d’essais nucléaires nord-coréen / © AFP / Laurence CHU, John SAEKI

Pyongyang est sous le coup de nombreuses sanctions imposées par les Nations unies en raison de ses programmes nucléaires et balistiques et de son ambition de se doter d’un missile capable d’atteindre les Etats-Unis.

La Corée du Nord a déjà effectué cinq tests nucléaires, dont deux l’année dernière. Fin mars-début avril, la République populaire démocratique a effectué trois tirs de missiles balistiques vers la mer du Japon.

Jeudi, une semaine après avoir frappé de manière soudaine la Syrie accusée d’avoir utilisé une arme chimique, les Etats-Unis ont utilisé en Afghanistan la plus puissante bombe américaine non-nucléaire jamais larguée, surnommée « la mère de toutes les bombes ».

Le largage de cette bombe, qui intervient au moment où les tensions sont exacerbées avec Pyongyang, a été largement interprété comme un signal adressé à la Corée du Nord.

Pékin plaide depuis plusieurs semaines pour une solution dite de « suspension contre suspension »: Pyongyang doit interrompre ses activités nucléaires et balistiques et Washington ses exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud, des manoeuvres annuelles considérées par le Nord comme une provocation.

Les Etats-Unis rejettent le plan chinois. Mais la Chine juge qu’il s’agit de « la seule option réalisable » et met Washington au défi d’avancer « une meilleure proposition ».

Depuis la fin de la guerre de Corée (1950-1953), qui s’est achevée par un armistice plutôt qu’un accord de paix, Pyongyang assure avoir besoin de l’arme nucléaire pour se protéger d’une possible invasion américaine.

Romandie.com avec(©AFP / 15 avril 2017 12h30)

Le chef du Hezbollah promet à Israël de riposter à l’assassinat de Kantar

décembre 21, 2015

Beyrouth – Le chef du Hezbollah libanais Hassan Nasrallah a promis à Israël une riposte appropriée après l’assassinat attribué à l’Etat hébreu de Samir Kantar, une figure du mouvement chiite.

On se réserve le droit de répondre à son assassinat, à l’endroit et au moment que nous jugerons appropriés. Nous (..) allons exercer ce droit, a affirmé M. Nasrallah dans un discours télévisé retransmis sur Al-Manar, la chaîne du mouvement chiite.

Pour nous, Israël porte pleinement la responsabilité de l’assassinat du martyr Samir Kantar. Nous n’avons pas le moindre doute sur ce point, a poursuivi le chef du Hezbollah.

Quant aux moyens utilisés par Israël pour viser Kantar, M. Nasrallah a indiqué qu’il s’agissait seulement d’un détail technique, en précisant que l’assassinat avait été commis par des tirs de missiles.

Kantar a toujours été la cible d’Israël depuis sa libération en 2008 dans le cadre d’un échange entre le Hezbollah et l’Etat hébreu, a ajouté M. Nasrallah.

Israël s’est félicité dimanche de sa disparition mais sans en revendiquer la responsabilité.

Ancien militant du Front populaire palestinien (FLP) incarcéré pendant près de 30 ans en Israël pour une opération meurtrière commise à l’âge de 16 ans, Samir Kantar, un druze libanais, avait rejoint aussitôt après sa libération le mouvement chiite.

Il était en charge ces deux dernières années du front du Golan, occupé depuis 1967 par l’Etat hébreu.

Romandie.com avec(©AFP / 21 décembre 2015 21h14)