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Canada-Québec: Les risques de cohabiter avec une poule

septembre 11, 2021

Au Québec, en 2021, environ 70 municipalités urbaines et périurbaines ont déjà permis ou sont sur le point de permettre la garde de poules. Les citadins peuvent avoir leurs poules derrière la maison, dans le cadre de la réglementation propre à chaque municipalité.

De plus en plus de villes autorisent la présence de poules urbaines.

© /Radio-Canada De plus en plus de villes autorisent la présence de poules urbaines.

Si s’occuper de poules apporte des bienfaits pour tous les membres de la famille, les poules peuvent développer des maladies aviaires ou être porteuses de la salmonelle et la propager aux humains.

Le docteur Jean-François Lapointe de la Clinique vétérinaire de Saint-Césaire en Montérégie peut en témoigner. Sa clinique a été inondée d’appels. Il a été l’un des premiers à se perfectionner dans le domaine des maladies aviaires.

Sa pratique consacrée à temps plein aux bovins a été bouleversée. 50 % de son travail consiste maintenant à traiter et à prévenir les maladies infectieuses des poules urbaines. Certaines le préoccupent plus que d’autres. Des maladies contagieuses qui peuvent parfois mener à l’euthanasie des poules.

Le Dr Jean-Fançois Lapointe est vétérinaire à la Clinique vétérinaire de Saint-Césaire.

© /Radio-Canada Le Dr Jean-Fançois Lapointe est vétérinaire à la Clinique vétérinaire de Saint-Césaire.

Comme le risque de propagation est grand, avant qu’une nouvelle poule intègre le poulailler urbain, la quarantaine est recommandée par les vétérinaires, ainsi qu’un dépistage et un traitement préventif. Mais parfois, il est trop tard. Par exemple, une poule atteinte du virus qui cause la laryngotrachéite, si elle en survit, reste porteuse à vie.

Toutes les poules urbaines ne sont pas malades

Il a deux manières pour les éleveurs urbains et périurbains d’acheter leurs poules.

Environ 80 % des poules urbaines proviennent des meuneries ou des quincailleries. Le plus gros fournisseur au Québec est le réseau Sollio (La Coop fédérée). Les poussins élevés dans des troupeaux commerciaux ont été vaccinés, ils ne sont donc pas porteurs de maladies. De plus, l’environnement de biosécurité stricte écarte l’enjeu de santé humaine.

Le reste des poules urbaines provient de petits élevages de type basse-cour dont on ignore le statut sanitaire.

Risque de danger pour la santé humaine

Le citadin dont les poules ont été achetées dans de petits élevages amateurs ne peut pas savoir si ses poules sont porteuses ou non de la salmonelle, une bactérie transmissible à l’humain en manipulant les poules, les œufs ou par des contacts avec les fientes et la carcasse.

Dre Martine Boulianne est directrice de la Chaire en recherche avicole de l'Université de Montréal.

© /Radio-Canada Dre Martine Boulianne est directrice de la Chaire en recherche avicole de l’Université de Montréal.

Aux États-Unis en 2020, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont rapporté 700 cas de salmonellose, dont 300 personnes ont été hospitalisées. 25 % des personnes contaminées étaient des enfants. Tous ces cas étaient reliés à des oiseaux de basse-cour.

Un animal sauvage, comme un rongeur, qui rôde autour du poulailler urbain peut répandre des salmonelles. Une fois la poule infectée, la bactérie est présente dans l’œuf.

La salmonelle reste présente dans un œuf mal cuit. L’ingérer, c’est risquer de développer diarrhées, fièvres ou douleurs abdominales. De plus, la chercheuse insiste : ne jamais laisser les œufs de poules d’arrière-cour sur le comptoir de la cuisine.

Les poules urbaines font le bonheur de leurs propriétaires.

© /Radio-Canada Les poules urbaines font le bonheur de leurs propriétaires.

Malgré tout, pour la vétérinaire, il est très possible d’élever des poules à petite échelle sans grands risques pour la santé humaine, si les principes de prévention et de précaution sont appliqués.

Le reportage de Rachel Brillant et de Luc Rhéaume est diffusé à l’émission La semaine verte le samedi à 17 h et le dimanche à 12 h 30 sur ICI TÉLÉ. À ICI RDI, ce sera le dimanche à 20 h.

Avec Rachel Brillant

Canada-Québec: Un débat parlementaire sur le passeport vaccinal serait risqué, dit Legault

août 11, 2021

La tenue d’un débat au Parlement sur le passeport vaccinal aurait pu donner une tribune à des groupes véhiculant de fausses informations, selon le premier ministre François Legault.

Le premier ministre du Québec François Legault.

© Paul Chiasson La Presse canadienne Le premier ministre du Québec François Legault.

« Il faut aussi être prudent, ne pas faire exprès pour donner à des opposants des tribunes qui pourraient influencer la population en utilisant des arguments non-fondés », a déclaré le premier ministre mercredi.

Ces derniers jours, des groupes comme la Ligue des droits et libertés ont manifesté des inquiétudes sur l’état de santé de la démocratie alors que le gouvernement a décidé d’imposer le passeport vaccinal sans que cela soit d’abord débattu au Parlement. L’organisme a notamment déploré que cela n’ait pas été soumis, par exemple, à une commission parlementaire.

Or selon M. Legault, cela n’était pas non plus nécessaire en raison du « consensus » actuel sur le passeport.

« Je n’ai pas entendu clairement un parti d’opposition dire “je m’oppose au passeport” », a-t-il déclaré lors d’un point de presse dans un marché public de Québec. « Il y a un grand consensus sur la vaccination, sur le passeport. Je ne vois pas l’intérêt d’avoir un débat entre ceux qui sont pour et contre dans une commission parlementaire. On peut débattre de plein d’autres sujets mais concernant la vaccination, le passeport vaccinal, j’espère que tous les partis politiques vont se rallier. »

Le premier ministre a en outre indiqué qu’il comptait prolonger l’état d’urgence sanitaire qui lui permet depuis le début de la pandémie d’imposer ses décisions sans les soumettre au Parlement. « On pense qu’actuellement, l’état d’urgence doit être prolongé. On doit être capable comme gouvernement de se donner les pouvoirs pour garder les Québécois en sécurité. »

Avec La Presse canadienne par  Isabelle Porter 

Le risque d’une pénurie de papier toilette plane sur le monde

mars 28, 2021

Avec la crise sanitaire, les livraisons de marchandises ralentissent, et notamment celles de pâte à papier.

Un risque de pénurie de papier toilette plane sur la planète. Rien à voir cette fois-ci avec les scènes de panique observées lors des périodes de confinement, lorsque les gens s’étaient rués dans les supermarchés. Cette fois-ci, il est question de fret maritime.

Le géant brésilien Suzano Papel e Cellulose, premier producteur mondial de pâte à papier a alerté, dans un entretien à Bloomberg, que la reprise économique provoquait une pénurie de conteneurs et de cargos, essentiels au transport de marchandises dans le monde. Nul doute que la situation a empiré avec le blocage, cette semaine, du canal de Suez par un porte-conteneurs géant.

Depuis plusieurs semaines les coûts du fret en provenance de Chine ont augmenté en raison de la crise sanitaire. Faute de conteneurs disponibles, les livraisons ralentissent, notamment celles de pâte à papier, indispensables pour fabriquer le fameux papier toilette. Or si les fabricants de rouleaux n’ont pas suffisamment de stocks, ils pourraient être obligés de réduire leur production. «Tous les acteurs sud-américains qui exportent en vrac ont été confrontés à ce risque», alerte Walter Schalka, patron de Suzano Papel e Celullose.

Une bien mauvaise nouvelle pour la France, dont une dizaine de départements sont confinés, et où la menace de fermeture des écoles – et la généralisation du télétravail qui en découle – se précise.

Avec Le Figaro

Julian Assange «risque de mourir en prison», alerte son père

novembre 8, 2019

Le père de Julian Assange, accusé d’espionnage par Washington et menacé d’extradition vers les Etats-Unis, a affirmé vendredi à Genève que son fils «risquait de mourir en prison».

John Shipton a déclaré à des journalistes qu’il avait vu son fils deux jours auparavant «pendant les deux heures auxquelles vous avez droit». «Julian risque de mourir en prison après neuf ans de persécution pour avoir révélé la vérité sur des crimes de guerre», a-t-il martelé. Le fondateur de WikiLeaks encourt une peine allant jusqu’à 175 ans d’emprisonnement aux Etats-Unis, qui lui reprochent d’avoir mis en danger certaines de leurs sources au moment de la publication en 2010 de 250.000 câbles diplomatiques et d’environ 500.000 documents confidentiels portant sur les activités de l’armée américaine en Irak et en Afghanistan.

La semaine dernière, le Rapporteur de l’ONU sur la torture, Nils Melzer, avait fait part de son inquiétude sur l’état de santé de Julian Assange, affirmant que «sa vie était désormais en danger». Le fondateur australien de WikiLeaks est détenu dans une prison de Londres, depuis son arrestation par la police britannique à l’ambassade d’Equateur où il s’était réfugié en 2012. «Son état d’esprit ne semble pas diminué, mais il est très maigre», a témoigné son père. «Il s’est animé après une heure passée ensemble, mais quand vous arrivez, il a la tête baissée, tout à fait déprimé.»

John Shipton a estimé injuste de condamner quelqu’un pour avoir révélé des crimes. «Dans tous les pays que je connais, en Suède, au Royaume Uni, en Australie et aux Etats-Unis, c’est un crime de dissimuler des crimes», a-t-il dit. «Vous ne pouvez pas être jeté en prison pour les avoir dénoncés (…) C’est vraiment obscène.»

Par Le Figaro avec AFP

Congo: Modeste Boukadia ou le risque triomphant

janvier 25, 2016

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Samedi 15 janvier 2016, Modeste Boukadia du CDRC, est cueilli comme un poulet à l’aéroport de Maya-Maya par les sbires de Sassou après avoir annoncé tambours battants son projet de retour au pays. Et pourtant Daniel Nkouta avait clairement montré dans ses articles que contumace ou non, la justice au Congo était rendue par des barbares qui condamnaient avant de juger. Donc M. Boukadia savait les risques qu’il courait.

Les vrais héros

En observant ce qui arrive à notre compatriote Modeste Boukadia, comment ne pas, en même temps, penser à Stendhal qui disait que la condamnation à mort est l’un des rares curriculum vitae sur lequel on ne triche pas. On peut mentir sur ses galons, sur ses exploits de guerre, mais échapper à une peine de mort comme Bernard Kolélas en 1969, Guy-Romain Kinfoussia en 1972, vivre en exil forcé comme Bernard Kolélas en 1998, se retrouver au violon comme Paulin Makaya en 2015, Marcel Ntsourou en 2014, s’évader d’une prison comme l’Abbé Fulbert Youlou en 1964, prendre une balle comme Kiganga en 1970, être traqués au maquis comme Diawara, Ikoko, Olouka en 1972, être chassé dans la forêt comme Pierre Anga, trépasser comme Marien Ngouabi en 1977, ça ne se vole pas.

A son corps donnant tout comme à son corps défendant, l’insurgé risque sa peau. Souvent le danger est couru en connaissance de causes dans un corps à corps avec les forces de répression comme Ntsourou en 2014 lorsqu’une pluie d’obus s’abat sur sa résidence ou comme Modeste Boukadia en 2016 sur l’esplanade de Maya-Maya quand les hommes de mains de Sassou le rouent de coups.

La différence entre ces Congolais qui luttent et Sassou c’est que ce dernier, du plus loin qu’on remonte dans son parcours (1969), n’a jamais essuyé un coup de feu, risqué sa peau, mis pied dans une prison, été sur un champ de bataille, entendu siffler une balle, vu pointer sur sa tempe le canon d’un revolver. Ne parlons pas de sa fameuse traversée du désert en France après sa chute en 1992, car cet exil était doré.

André Tallaraud rapporte que pendant son coup d’état du 5 février 1997, Sassou suivait prudemment les opérations à la jumelle depuis Kinshasa. Loin du théâtre des opérations. Les mauvaises langues disent que le 4 mars 2012, dès les premières détonations de l’ECCRAMU à Mpila, celui qu’on appelle « L’homme du 8 février 1979 » était déjà (courage fuyons !) dans son hélico pour aller se mettre à l’abri à Oyo. Il revint le soir rouler les mécaniques à la télé, une fois le danger éloigné.

Risques et péril

Modeste Boukadia peut se targuer de s’être rendu à Brazzaville , à son corps donnant, alors que la conjoncture ne lui était pas favorable. Mon professeur Jean-William Lapierre nous disait que l’intellectuel (ou l’homme politique) est celui par qui le risque arrive. Quiconque exerce le métier de politique doit s’exposer à des risques s’il veut voir sa cause triompher.

Sassou n’a jamais pris de risques. Au contraire, il a passé sa vie à en faire courir aux autres.

Modeste Boukadia n’a pas choisi la facilité même si c’est facile à certains de dire qu’il a choisi de rentrer au bercail parce qu’il a un new-deal avec Sassou. Souvenons-nous de sa réclame, souvenons-nous de la symbolique du coq dont Sassou serait débiteur à l’endroit de Boukadia qu’on dit également franc-maçon. Selon les langues d’aspic, en guise de remboursement du gallinacé, Otchombé lui aurait promis le poste de Premier Ministre. Donc son arrestation ne serait qu’une mise en scène. Balivernes !

Si Boukadia était de mèche avec le Satan d’Oyo il ne l’aurait pas combattu depuis des lustres. La Bible dit : le Diable ne peut pas se battre contre lui-même, contre sa propre maison.

1959

Et puis M. Boukadia a une idée-fixe : revenir sur les accords de 1958 qui mirent en demeure le Nord et le Sud du Congo de vivre ensemble alors que Sassou n’a de cesse de massacrer les Bakongo depuis les émeutes de 1959. Vous comprendrez alors que le président du CDRC n’ait plus envie de composer avec le plus grand tueur des sudistes que notre histoire ait jamais connu.

Orgueilleux Modeste

Au cours d’une conférence, peu avant son fameux retour au pays, Modeste Boukadia avait, en revanche, beau jeu de se moquer des leaders de l’IDC-FROCAD qui prévinrent le gibier (Sassou) que les chasseurs allaient ouvrir la chasse le 20 octobre 2015. « Yi widi ! » clamaient-ils. (C’en est fait de Sassou) Evidemment, le lapin d’Oyo prit ses dispositions. Et la chasse tourna court. Moralité : la surprise est du meilleur effet lorsqu’on veut attraper le gibier.

Mais à sa charge, Boukadia n’a pas fait autre chose que la même faute de l’IDC-FROCAD en prévenant le lion (certes édenté) d’Edou Penda qu’il comptait venir chasser sur ses terres le 15 janvier 2016.

Modeste Boukadia, comme qui dirait, s’est pris à son propre jeu ironique. La fable dit : « celui qui n’a pas traversé le fleuve ne se moque pas de celui qui se noie ». Cette leçon vaut aussi pour Sassou qui doit se moquer de Blaise Compaoré noyé dans la Volta alors qu’il n’a pas encore, lui-même, atteint les berges du 20 mars 2016 où il escompte être consacré président à vie du Congo.

Thierry Oko

Burundi: l’ancien président Buyoya met en garde contre un risque de génocide

décembre 18, 2015

Paris – L’ancien président burundais Pierre Buyoya a mis en garde contre un risque de génocide au Burundi et dénoncé la volonté des dirigeants actuels du pays d’ethniciser la crise, dans un entretien vendredi sur Radio France internationale (RFI).

Nouvelle illustration de ce discours du pouvoir de plus en plus marqué ethniquement, le parti présidentiel CNDD-FDD a dénoncé dans un récent communiqué ceux qui oeuvreraient, selon lui, dans l’optique de soutenir un pouvoir ethnique nilotique (qualificatif désignant traditionnellement les Tutsi, selon les extrémistes hutu) au Burundi.

Il y a risque de génocide bien sûr, a déclaré sur Radio France internationale (RFI) M. Buyoya, qui dirigea le pays de 1987 à 1993, puis de 1996 à 2003: je me demande d’ailleurs s’il n’y a pas déjà des éléments de génocide quand on voit le niveau atteint par les violences aujourd’hui.

Interrogé sur une volonté d’ethniciser la crise de la part du régime du président Pierre Nkurunziza, M. Buyoya a répondu: c’est clair!.

Il suffit de lire le discours politique qu’il y a sur la place publique, et malheureusement de la part de hauts responsables, a-t-il souligné.

Il y a les faits, les expressions au quotidien, ce qui se dit en cachette fini par être connu. Et vraiment on a l’impression que dans certains milieux il y a une volonté d’utilisation de la crise, a ajouté l’ancien chef de l’Etat, dont les prises de positions publiques sur son pays sont très rares.

Ce sont des mots qui sont adressés à des responsables politiques, parfois en cachette, mais ça finit par se savoir, c’est le discours souterrain qui soutient toute cette violence, a-t-il observé, rappelant qu’on a eu dernièrement un discours du président du sénat qui a fait le tour du monde, un discours très dangereux.

Des confrontations ethniques ont eu lieu depuis longtemps, depuis des décennies entre les deux communautés hutu et tutsi. C’est ce que nous avons essayé d’exorciser au Burundi. On pensait avoir fait des progrès, malheureusement on a l’impression qu’on retourne à la case départ, a déploré M. Buyoya (un Tutsi, arrivé au pouvoir après deux coups d’Etat, et qui a remis ce pouvoir en 2003 à un Hutu pour mettre en oeuvre les accords d’Arusha mettant fin à la guerre).

Nous sommes arrivés à un moment où il est impossible de se taire et où le pays peut basculer dans l’irréparable, a jugé l’ex-chef d’Etat.

En public, les dirigeants du régime et les chefs du parti présidentiel CNDD-FDD (issu de l’ancienne rébellion hutu pendant la guerre civile de 1993-2006) se gardent de toute accusation explicite contre les Tutsi, mais ils ne cessent de se poser en défenseur de la démocratie et de la majorité silencieuse, sous-entendu la majorité paysanne hutu.

En coulisses, notamment dans les réunions du parti, le discours est beaucoup plus dur .

Dans un communiqué publié en français mardi et signé de son président Pascal Nyabenda, le CNDD-FDD s’en est pris notamment à la Belgique et à la société civile au Burkina Faso qui, selon lui, soutiennent un pouvoir ethnique nilotique au Burundi qui passerait par la mise en place d’un gouvernement de transition et oublie a jamais la démocratie.

Le CNDD-FDD y dénonce ce qu’il estime être la haine contre les Bantou de l’Afrique centrale et la pensée coloniale et néo-coloniale qui viserait à remettre le pouvoir dans les mains de ceux qui sont prédéterminés à diriger et écraser les peuples jugés inférieurs.

Il s’agirait de permettre le retour aux anciens temps coloniaux (…) où une certaine partie de la population était jugée inférieure par rapport à une autre et que celle supérieure était née pour diriger selon le schéma du colon Belge.

Cette pensée est à combattre avec toutes les énergies car visant l’annihilation de la souveraineté du peuple dans sa légitimité de se choisir ses propres dirigeants (…), selon le CNDD-FDD.

Romandie.com avec(©AFP / 18 décembre 2015 18h43)

France: Le Pen prévient Marine d’un risque d’implosion du FN

avril 9, 2015

La rupture entre Marine Le Pen et son père Jean-Marie pourrait achever la dédiabolisation du Front national (FN). Mais elle n’est pas sans risques à deux ans de l’élection présidentielle, surtout si le fondateur du parti d’extrême-droite partait avec ses proches.

Jean-Marie Le Pen a prévenu jeudi sa fille que son éventuelle exclusion comportait « un risque d’implosion » du FN. Une telle décision « serait complètement folle parce que le prestige que je conserve assez naturellement au sein du Front national provoquera des remous considérables et, pour elle, une perte d’influence qu’elle ne mesure sans doute pas », a-t-il dit sur RTL.

La présidente du FN et les cadres du parti se sont massivement désolidarisés du patriarche qui a accumulé les sorties polémiques dans un entretien paru jeudi dans l’hebdomadaire d’extrême droite « Rivarol ». Marine Le Pen a jugé qu’il ne pourrait pas conduire la liste en Provence-Alpes-Côte d’Azur pour les régionales de décembre.

Bureau politique le 17 avril
La crise provoquée par Jean-Marie Le Pen sera évoqué lors d’un bureau exécutif préalable à la tenue du bureau politique du 17 avril où une décision sera prise pour la région PACA, a indiqué le secrétaire général du parti, Nicolas Bay, sur BFM TV.

Florian Philippot, le numéro 2 du parti, qui souhaite que le fondateur du FN « démissionne » de lui-même, avait affirmé mercredi que « toutes les options [étaient] sur la table ». Mais Marine Le Pen a démenti jeudi à Reuters vouloir proposer l’exclusion de son père, auquel le titre de président d’honneur ne peut être théoriquement retiré.

« Jean-Marie Le Pen pense que les statuts le protègent. Je pense que l’exclusion ne se fera pas parce qu’elle est très compliquée », a estimé le chercheur Jean-Claude Camus, spécialiste de l’extrême droite. « Marine Le Pen passerait pour quelqu’un qui refuse de reconnaître tout ce que son père a apporté au parti. »

Episode « d’une grande violence »
Pour l’historien Nicolas Lebourg, la mise à l’écart du fondateur du parti serait une des conditions « pour que le FN achève sa transformation en grand parti autoritaire et conservateur, capable de devenir une alternative à l’UMP ».

Mais « la mise à mort politique de Jean-Marie Le Pen sera inévitablement un épisode d’une grande violence », dit-il dans « Libération », rappelant la réaction du « Menhir » lors de la scission mégrétiste de 1998. « Se laissera-t-il faire, cette fois, ou pourrira-t-il plutôt la vie du FN en lançant régulièrement ses petites bombes ? », demande Nicolas Lebourg.

Risque de scission
Le fondateur du FN pourrait être ainsi tenté de mener une liste dissidente dans la région PACA. « Marine Le Pen souhaite ma mort, peut-être, c’est possible, mais elle ne doit pas compter sur ma collaboration », a-t-il dit jeudi sur RTL.

« La question est: Le Pen, combien de divisions ? S’il part seul ou avec d’autres ? », dit Jean-Claude Camus, rappelant que l’ancien numéro 2 Bruno Gollnisch n’a pas exclu de quitter le parti en cas de départ forcé de l’ancien patron du FN.

« Les scissions ne mènent jamais nulle part », ajoute le chercheur, pour qui il n’existe pas « d’espace politique » en France pour deux formations de ce type.

Une telle option risquerait de « créer des dommages en termes d’image » et un « découragement qui viendrait gripper la mobilisation » après « une séquence électorale sans faute », de Marine Le Pen, ajoute Jean-Claude Camus.

Romandie.com

Affaire Bourgi: Que risque l’avocat ?

septembre 14, 2011

JUSTICE – Il va faire l’objet d’une enquête déontologique de la part du Barreau de Paris et risque d’être poursuivi en diffamation par Jacques Chirac, Dominique de Villepin et Jean-Marie Le Pen…
Après avoir accusé Jacques Chirac, Dominique de Villepin et Jean-Marie Le Pen, d’avoir reçu des mallettes d’argent liquide de la part de dirigeants africains, l’avocat Robert Bourgi, va devoir rendre des comptes. D’un côté, les politiques qu’il a mis en cause ont annoncé vouloir porter plainte pour diffamation. De l’autre, le Barreau de Paris va ouvrir une enquête déontologique.

>> Pour tout savoir sur l’affaire Bourgi, cliquez ici

Les plaintes en diffamation

«Ils ont annoncé qu’ils allaient porter plainte en diffamation, cela ne veut pas dire qu’ils vont le faire ou qu’ils iront jusqu’au bout», précise Maître Hervé Banbanaste. Pourquoi? «Les procès de ce type sont l’objet de grands déballages qui ne sont pas forcément toujours dans l’intérêt des plaignants. Quand on va jusqu’au bout, il faut être sûr de soi. Dans le cas contraire, on en reste à l’effet d’annonce».

Robert Bourgi dit n’avoir aucune preuve de ce qu’il avance, a-t-il une chance de s’en sortir? «Rien est perdu, commente l’avocat pénaliste. Dans une procédure pour diffamation, les deux questions principales que se posent les juges sont: l’enquête du journaliste a-t-elle était faite sérieuse? Et, la personne à l’origine des propos était-elle de bonne foi, a-t-elle était prudente dans le choix de ses mots?»

Pour Maitre Jean-Yves Dupeux, l’avocat est en mauvaise posture: «Il est, par principe, difficile de prouver sa bonne foi sans preuve. Le journaliste qui a écrit le livre peut très bien dire qu’il a considéré ces propos comme importants pour le débat public mais qu’il n’en prend pas pour autant la responsabilité». Et d’ajouter, «C’est une affaire difficile à défendre. Si j’étais son avocat, j’essaierais de trouver des témoins».

Dans le cas où il serait condamné, Robert Bourgi ne risquerait pas la prison. Il pourrait avoir à dédommager les parties civiles, payer une amende à la requête du parquet et prendre à ses frais les publications du jugement dans la presse.

L’enquête du Barreau de Paris

En ce qui concerne l’enquête ouverte par le Barreau de Paris, les sanctions risquées ne sont pas les mêmes. «Afin d’être exactement informé sur la réalité des missions que Monsieur Robert Bourgi, avocat, déclare avoir accomplies, il a ordonné une mesure d’enquête déontologique. Le bâtonnier rappelle que les principes qui gouvernent la profession d’avocat ne permettent en aucun cas de procéder aux actions telles que relatées dans la presse», peut-on lire dans le communiqué.

Ce qui signifie concrètement? «Le bâtonnier est le garant de la dignité du Barreau. Il a mandaté des membres du Conseil de l’ordre pour mener une enquête. Si les conclusions vont à l’encontre de la déontologie, il peut engager une procédure disciplinaire. Mais on en est pas là, explique-t-on au Barreau de Paris. Les sanctions prévues par le règlement peuvent aller de l’avertissement à la radiation».

Les résultats de ladite enquête seront connus d’ici deux à trois semaines. «On ne sait encore quelles décisions vont être prises mais il est évident qu’il n’est pas professionnel pour un avocat de se trimballer avec des mallettes pleines d’argent».

20minutes.fr

Clash dans le clan Gbagbo: le FPI déjà victime de sa malédiction

juillet 15, 2011

Pendant ses dix ans de règne, Laurent Gbagbo a abusé des moyens de l’Etat pour semer la discorde au sein des partis d’opposition. Voilà que trois mois après sa chute, son clan se déchire. C’est la rançon d’une politique meublée de crimes et de sordides manœuvres visant à décapiter les adversaires.

C’est un secret de polichinelle. Le FPI de Laurent Gbagbo a mal, très mal… à la tête. Le départ aussi inattendu que choquant du N°2 de l’ex-régime, Mamadou Koulibaly, sonne comme l’oraison funèbre du Front populaire ivoirien. Alors que des pontes du parti croupissent dans différentes geôles du pays pour avoir commis ou commandité des crimes de guerre et crimes contre l’humanité, la famille bleue est quasiment aux abois. Mais, rien de vraiment surprenant dans ce feuilleton dramatique qui ne fait que commencer.

Mais pour les causes profondes qui font couler les frontistes, tout part véritablement de 2002, c’est-à-dire, deux ans après l’avènement de la Refondation au pouvoir. En effet, élu dans des conditions que lui-même a qualifiées de calamiteuses, Laurent Gbagbo n’a pu s’offrir la majorité au Parlement malgré l’abstention du RDR aux Législatives. Le PDCI-RDA, grand vainqueur de cette joute, ne voit aucun intérêt à composer avec un pouvoir dont l’idéologie est diamétralement opposée à la sienne.

La cohabitation des démocrates et des socialistes étant donc impossible, Gbagbo se retourne vers le Général Robert Guéi qu’il a chassé du pouvoir par la rue et les armes en octobre 2000, à l’issue d’un simulacre de présidentielle. Habile en la matière, il arrive à emballer l’ex-patron de la junte militaire qui lui file ses 15 députés, ce qui lui permet d’avoir une majorité à l’hémicycle. Cette alliance facilitera le vote des lois organiques dont les plus importantes sont celles concernant la création des Conseils généraux et l’Assurance Maladie Universelle, qui lui tenaient particulièrement à cœur.

En contrepartie, le nouveau parti du Général Guéi, l’UDPCI, devait s’en tirer avec un certain nombre de postes ministériels dans le gouvernement Affi N’Guessan. Les choses semblaient bien rouler jusqu’au 1er août 2002. Ce jour-là, Balla Kéita, le Secrétaire général du parti arc-en-ciel est assassiné à son domicile à Ouagadougou, dans la capitale du Burkina Faso.

Pendant que l’UDPCI s’interroge sur le mobile de ce crime crapuleux, Laurent Gbagbo et ses hommes qui ourdissaient déjà la rupture de l’alliance, voient là une belle occasion de frapper. Nonobstant la vive douleur qui tourmente le parti, Affi procède à un remaniement ministériel et fait entrer Gilbert Bleu Lainé, un militant UDPCI qui n’était plus en odeur de sainteté avec le Général Robert Guéi. L’acte est si choquant que le bureau politique du parti, suite à la requête des Secrétaires de sections, demande au Gal Guéi de rompre l’alliance avec le FPI.

Une semaine plus tard, soit le 13 septembre 2002, le Général donne une conférence de presse au Sofitel (actuel Pullman) au Plateau. Conférence au cours de laquelle, l’ex chef de l’Etat présente Gbagbo comme un boulanger qui roule simultanément partenaires et adversaires dans la farine. Un vrai dépit d’amour qui poussera le président Guéi à appeler le chef de file de la Refondation à faire attention à sa propre farine qui pourrait lui boucher les narines, s’il n’y prenait garde.

Plutôt que de tirer profit de ce conseil et relancer l’alliance, le FPI a gardé dents contre le Général, oubliant l’inestimable soutien qu’il lui a apporté et qui lui a permis de consolider le pouvoir de Gbagbo. Quand dans la nuit du mercredi 18 au jeudi 19 septembre 2002, Abidjan est attaquée, le régime en profite pour faire la peau à Robert Guéi qu’il assassine froidement avec 17 membres de sa famille.

D’Italie où ils étaient en visite, Gbagbo et son complice, le Cardinal Bernard Agré, ont cautionné l’exécution de l’ex-président de la République puisque Guéi a été extrait de la Cathédrale par ses bourreaux qui l’ont tué et jeté dans les herbes à la Corniche, à Cocody. Depuis, le pouvoir FPI ne s’est jamais équilibré. Ce qui était annoncé comme une mutinerie devient une rébellion que le pouvoir n’arrivera jamais à vaincre en dépit de toutes les armes dangereuses amassées au détriment du peuple qui, lui, s’appauvrissait davantage.

Après l’assassinat du Général Guéi, Gbagbo et ses hommes s’emploieront à décapiter l’UDPCI, le parti qu’il a fondé le 25 février 2001, car ce parti apparaissait comme un sérieux obstacle à l’hégémonie du FPI dans l’Ouest du pays. La stratégie est toute simple. Provoquer une hémorragie au sein de la formation politique. Les moyens, l’argent du contribuable. C’est alors que des militants sans conviction ni dignité accepteront de liquider leur conscience contre les espèces trébuchantes et sonnantes. Kahé Eric, Tia Monnet Bertine, le député Ouali Tia, Noutoua Youdé, Siki Blon Blaise et même l’un des fils du défunt président, Franck Guéi, sont tombés dans les filets du FPI. Objectif, balkaniser le parti pour recoller les morceaux et en faire une nouvelle, formation politique. Cela aurait pour mérite de faire disparaître les traces de Guéi et mettre l’Ouest montagneux aux pieds du christ de Mama.

Au total, sept partis sortiront de l’UDPCI mais, jamais, ils n’ont réussi à l’anéantir. Que n’a-t-on pas entendu sur le compte du Dr Albert Toikeusse Mabri, président de l’UDPCI ? Dénigré, vilipendé, il est resté ferme dans sa conviction pour le respect de la mémoire du Général. Même les multiples tentatives d’assassinat dirigées contre lui, ne l’ébranleront pas. Cette ténacité lui vaudra par la suite d’être dans les bonnes grâces de ses aînés, Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara qui lui ont confié des responsabilités accrues au sein du RHDP.

L’UDPCI, même si elle a été la cible principale du FPI, n’était pas le seul ennemi à abattre. La farouche détermination de Gbagbo à affaiblir ou faire disparaître les partis d’opposition visait également le PDCI et le RDR. Zémogo Fofana, Jean Jacques Béchio et bien d’autres têtes du parti d’Alassane Ouattara sont aussi passés à la caisse de la haute corruption. Au PDCI, Laurent Dona Fologo, Gnamien Yao, Henriette Lagou, Atsé Jean Claude, Marcel Dibona, l’ex- Gouverneur du District de Yamoussoukro N’Dri Apollinaire, N’Zi Paul David et bien d’autres se sont laissés prendre au piège de la refondation.

Fier des quelques succès de sa honteuse aventure de déstabilisation des partis adversaires, Gbagbo déclarait publiquement, en 2007 : ‘’Si je savais que l’argent pouvait facilement acheter les hommes, je n’achèterais pas autant d’rames’’. Un regret qui montre bien qu’il a effectivement acheté des consciences. Trois mois après sa capture et sa déchéance, le sort qu’il aurait tant voulu voir s’abattre sur les autres se retourne contre lui et son parti.

Au moment où l’on s’attendait à ce que la famille de la refondation se resserre les coudes, tout s’écroule comme un château de cartes. Mamadou Koulibaly, pour n’avoir pas été compris, a claqué la porte. Avec lui, d’autres pontes du parti. Une déchirure qui intervient à un moment où le FPI est totalement déboussolé. C’est dur, c’est pénible ! Mais c’est le prix du péché. La farine remonte par les narines et l’asphyxie ne fait que commencer.

Pour la première fois en Côte d’Ivoire, un parti politique va mourir de sa propre mort. La mal est bien dans le fruit et non à l’extérieur. Triste fin de parcours qui ressemble fort à une malédiction.

Le Mandat MASS DOMI

Coucher avec sa patronne

juillet 14, 2011

Méfiez-vous si vous tentez de séduire votre patronne au travail. La marche est haute et les risques élevés.

Selon une enquête internationale, seulement neuf dixième de un pourcent des hommes font la cour à leur patronne dans le but précis de coucher avec.

Un peu moins du tiers y arrivent et, pour quelques minutes ou quelques heures de plaisir, dans 80% des cas, ils seront congédiés.

Ces chiffres concernent l’Europe et la Russie. En Amérique du Nord, les résultats sont encore plus faibles.