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Moscou prévient d’un risque d’« escalade incontrôlée » du conflit, Kiev dément

octobre 23, 2022
Vladimir Poutine et Sergueï Choïgou.

Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, ici en compagnie du président Vladimir Poutine, a laissé entendre que l’Ukraine travaillait à l’utilisation d’une « bombe sale ». Photo : Reuters/Maxim Shemetov

Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a déclaré dimanche que la situation en Ukraine se dégrade rapidement et a prévenu d’un risque d’« escalade incontrôlée » lors d’un entretien téléphonique avec son homologue français, Sébastien Lecornu.

Lors de cet entretien, Sergueï Choïgou a dit à Sébastien Lecornu que Moscou redoutait l’usage par l’Ukraine d’une « bombe sale » dans le conflit sans toutefois apporter de preuves pour étayer ses affirmations.

Ils ont discuté de la situation en Ukraine, qui se détériore rapidement, a déclaré le ministère de la Défense dans un compte rendu après l’entretien. Elle se dirige vers une nouvelle escalade incontrôlée.

Une bombe dite sale est composée d’explosifs conventionnels chargés de matériaux radioactifs.

Sébastien Lecornu a rappelé que la France refuse toute forme d’escalade, singulièrement nucléaire, dans le conflit en Ukraine.

Le ministre Choïgou a multiplié les contacts dimanche.

Il s’est également entretenu avec le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, pour la seconde fois en trois jours. Leur dernier entretien remontait auparavant à mai dernier.

Gros plan de Lloyd Austin.

Le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin Photo : Reuters/Kai Pfaffenbach

Le Pentagone a par la suite fait savoir que le secrétaire à la Défense a dit au ministre Choïgou de rejeter tout prétexte à une escalade russe en Ukraine.

Les déclarations de Moscou, qui a accusé l’Ukraine de se préparer à utiliser une bombe sale contre les forces russes, sont de toute évidence fausses, a de son côté déclaré dimanche la porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche.

Les États-Unis rejettent les allégations de toute évidence fausses du ministre Choïgou, selon qui l’Ukraine se prépare à utiliser une bombe sale sur son propre territoire, a affirmé Adrienne Watson dans un communiqué.

Le monde ne serait pas dupe en cas de tentative d’utiliser cette allégation comme prétexte à une escalade, a-t-elle prévenu.

Kiev dément et fustige

Les affabulations russes à propos de l’Ukraine qui se préparerait à utiliser une « bombe sale » sont aussi absurdes qu’elles sont dangereuses, a réagi dimanche en début de soirée le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, sur les réseaux sociaux.

M. Kouleba a ajouté s’être entretenu avec le secrétaire d’État américain, Anthony Blinken.

Nous nous sommes mis d’accord sur le fait que la campagne de désinformation russe à propos d’une « bombe sale » pourrait avoir pour but de créer un prétexte pour une opération sous fausse bannière [où des forces russes agiraient en portant des uniformes ukrainiens, NDLR], a ainsi écrit le chef de la diplomatie ukrainienne.

Si la Russie appelle et dit que l’Ukraine serait en train de préparer quelque chose, cela ne peut signifier qu’une seule chose : la Russie a déjà préparé tout cela. Je crois que désormais, le monde doit réagir aussi durement que possible, a pour sa part fustigé le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Par Radio-Canada avec les informations de Agence France-Presse et Reuters

Ukraine : risque de « pulvérisation de substances radioactives » à Zaporijia

août 27, 2022

L’opérateur public ukrainien assure ce samedi que « l’infrastructure de la centrale a été endommagée » par des bombardements russes.

Il existe un risque de « pulvérisation de substances radioactives » à la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijia, occupée par les troupes russes, a averti samedi l’opérateur public ukrainien.

Selon Energoatom, les troupes russes ont « bombardé à plusieurs reprises au cours de la dernière journée » le site. « L’infrastructure de la centrale a été endommagée, et il existe des risques de fuite d’hydrogène et de pulvérisation de substances radioactives », a indiqué l’agence sur Telegram, ajoutant qu’il y avait « un risque d’incendie élevé ».

L’opérateur affirme que, depuis samedi midi (9 heures GMT), la centrale « fonctionne avec le risque de violer les normes de sécurité en matière de radiations et d’incendie ». La Russie, de son côté, a également accusé l’Ukraine de bombardements sur Zaporijia au cours des dernières 24 heures. Dans un communiqué, le ministère russe de la Défense a assuré que l’artillerie ukrainienne avait tiré 17 obus sur l’enceinte de la centrale, la plus grande d’Europe.

« Quatre (obus) sont tombés sur le toit du bâtiment spécial n°1, où se trouvent 168 assemblages de combustible nucléaire américain de la firme WestingHouse », a-t-il précisé, ajoutant que les obus restants s’étaient écrasés à 30 mètres d’un dépôt de combustible usagé et près d’un autre contenant du « combustible frais ».

Selon l’armée russe, l’armée ukrainienne procède à ces tirs depuis les alentours de la ville de Marhanet, qui fait face à la centrale, sur la rive opposée du fleuve Dniepr toujours contrôlée par Kiev.

L’Agence France-Presse n’a pas pu vérifier ces déclarations de source indépendante.

Zaporijia au cœur des tensions

La centrale de Zaporijia, où sont situés 6 des 15 réacteurs ukrainiens, a été prise par les troupes russes début mars, peu après le lancement de l’invasion le 24 février, et se trouve près de la ligne de front dans le Sud.

Kiev et Moscou s’accusent mutuellement de procéder à des bombardements à proximité du complexe, lui-même proche de la ville d’Energodar sur le fleuve Dniepr.

Jeudi, la centrale a été coupée du réseau électrique ukrainien pour la première fois depuis sa mise en service il y a quatre décennies, en raison des « actions des envahisseurs », selon Energoatom.

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a déclaré que la coupure de courant avait été provoquée par le bombardement russe de la dernière ligne électrique active reliant la centrale au réseau.

La centrale a été remise en service vendredi après-midi, mais le président ukrainien a prévenu que « le pire scénario (…) est constamment provoqué par les forces russes ».

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) demande instamment l’envoi d’une mission à la centrale « dès que possible pour aider à stabiliser la situation en matière de sûreté et de sécurité nucléaires ».

Par Le Point avec AFP

Canicule : comment éviter le coup de chaud

juillet 17, 2022

Que se passe-t-il dans notre corps lors d’une exposition prolongée à des températures trop élevées ? Éléments de réponse avant le prochain épisode.

Une vague de chaleur arrive sur la France, avec des températures qui vont frôler les 40 °C. Les personnes âgées et les enfants peuvent y être particulièrement vulnérables… mais on oublie souvent que ces affections liées à la chaleur peuvent survenir même chez une personne jeune et en bonne santé, bien hydratée. Il suffit que la chaleur soit plus forte que ce que le corps peut supporter.

Le coup de chaleur (hyperthermie) survient lorsque la capacité de notre corps à dissiper la chaleur est dépassée et qu’il n’arrive plus à se refroidir. Cela peut être dû à un exercice intense comme à la température élevée de l’environnement, au fait d’être dans une ambiance chaude (voiture fermée, etc.) Pour contrer la surchauffe, nous augmentons notre production de sueur et les petits vaisseaux sanguins de notre peau se dilatent pour faire remonter la chaleur à sa surface afin de l’évacuer. Une ambiance chaude et humide atténue toutefois son efficacité.

Que se passe-t-il dans notre corps lors d’une exposition prolongée à des températures trop élevées ?

Voici les étapes de ce « malaise thermique » et ce qui amplifie le risque d’en être la victime. Les crampes sont le premier stade de ce processus, suivies de l’épuisement et, finalement, survient le coup de chaleur proprement dit.

Plusieurs niveaux de risque : léger, modéré, grave

Le coup de chaleur peut être grave et entraîner des lésions cérébrales, un coma et la mort s’il n’est pas pris en charge. Il se caractérise par une augmentation considérable de la température du corps, qui peut alors s’élever à plus de 40 °C.

Les personnes atteintes d’hyperthermie deviennent peu à peu confuses, irritables, voire agressives, ont des maux de tête, des vertiges et parfois des hallucinations. Leur peau est rougie, elles ressentent une soif intense. Elles peuvent avoir des difficultés à marcher, des tremblements musculaires, un pouls supérieur à 130 battements par minute, souffrir de nausées et respirer plus vite que la normale.

Cette constellation de symptômes peut donner l’impression d’une prise de cocaïne ou d’une réaction à un médicament comme l’aspirine, à une infection ou à un sevrage alcoolique.

Quels symptômes ?

Toute victime d’un coup de chaleur doit voir sa température corporelle abaisser immédiatement. Pour ce faire, elle doit être placée à l’ombre, déshabillée, et de l’eau, chaude de préférence, peut être pulvérisée sur son corps avec un ventilateur dirigé vers elle. L’eau chaude est utilisée pour éviter de provoquer des frissons, qui sont un mécanisme du corps pour générer de la chaleur.

Le refroidissement doit être interrompu lorsque la température corporelle revient autour de 39 °C afin d’éviter le passage à un état hypothermique, c’est-à-dire lorsque la température centrale du corps devient trop basse. Presque toutes les personnes atteintes d’un coup de chaleur sont admises à l’hôpital pour surveiller les électrolytes dans le sang (sodium, potassium…) et leur niveau d’hydratation, ainsi que pour évaluer d’autres risques de problèmes, tels que le dysfonctionnement d’un organe.

Les autres atteintes dues à la chaleur ne sont pas aussi lourdes. Elles peuvent, par exemple, se limiter à des crampes de chaleur : des contractions douloureuses des grands groupes musculaires (jambes, ventre…) qui résultent de la pratique inappropriée d’une activité physique intense dans la chaleur et d’une hydratation insuffisante. Les crampes de chaleur n’affectent pas nos capacités mentales et ne font pas trop monter notre température.

La consommation d’alcool, la fatigue et le fait d’être malade avant de faire de l’exercice augmentent le risque de souffrir de crampes et d’autres effets secondaires liés à la chaleur. Il n’y a pas de traitement spécifique, hormis se reposer, se mettre dans un environnement frais et revenir à une hydratation adéquate. Si la déshydratation était importante, le recours à une perfusion intraveineuse peut être envisagé.

Les principaux organes ne sont que très peu affectés

L’épuisement dû à la chaleur est une atteinte modérée impliquant une déshydratation et une hyperthermie mineure : la température du corps s’élève, mais reste alors généralement inférieure à 40 °C. Les personnes touchées peuvent avoir des nausées, des vomissements, des vertiges, des signes de déshydratation – et de la fatigue, donc. Les fonctions cérébrales ne sont pas affectées.

Le traitement est le même que pour les crampes et le pronostic est excellent, car les principaux organes ne sont que très peu affectés. Il peut être préférable d’être examiné par un médecin, sans que cela entraîne forcément une hospitalisation.

Notre système de refroidissement

Notre corps fonctionne au mieux avec une température interne de 37 °C. Pour maintenir une température constante, il utilise divers mécanismes homéostatiques. En cas de froid, les frissons lui servent ainsi à générer de la chaleur.

En cas de chaleur, notre corps doit dissiper cette dernière pour rester dans sa zone optimale de fonctionnement. Pour se refroidir, il utilise la respiration, la conduction, la convection, la transpiration et l’évaporation et le rayonnement. Selon la température, la zone du corps, si nous pratiquons de l’exercice ou pas, le taux de chaleur évacué varie beaucoup.

La conduction implique un contact physique direct avec des objets plus froids. Un exemple serait de prendre entre vos mains un verre d’eau glacée. Mais ce mécanisme ne vaut, en moyenne, que pour 2 à 3 % de la chaleur que nous perdons. La convection, qui représente environ entre 10 et 20 % de la perte de chaleur, implique le transfert de la chaleur à l’air ou l’eau autour de nous. Notamment lorsque nous utilisons un ventilateur pour brasser de l’air frais, que nous prenons une douche froide, etc.

Environ 30 % de notre perte de chaleur provient de l’évaporation. Nous avons pour cela recours à la transpiration, mais d’autres animaux disposent de mécanismes différents : les chiens halètent, les kangourous lèchent leurs avant-bras, etc.

Le rayonnement est notre moyen le plus important de perdre de la chaleur. Il transfère la chaleur de notre corps sous forme d’ondes électromagnétiques et peut représenter environ 40 % de la perte de chaleur. Malheureusement, dès que la température ambiante dépasse 35 °C, le rayonnement perd en efficacité.

Tous ces mécanismes régulateurs peuvent être influencés par d’autres facteurs, notamment l’humidité, nos vêtements, notre hydratation, etc.

Prévenir le coup de chaud

Des recherches ont été menées sur les facteurs génétiques qui prédisposent certaines personnes à être plus vulnérables à la chaleur. Certains médicaments semblent aider à prévenir ces effets lors de tests sur des animaux. Mais la clé pour lutter contre la hausse de la température et ses conséquences est la prévention.

Réduisez au minimum vos activités intenses par temps chaud, adaptez votre environnement en restant dans des bâtiments climatisés ou bien aérés, baissez stores et volets, utilisez des ventilateurs, hydratez-vous et limitez votre consommation d’alcool et de médicaments.

Les nourrissons, les personnes âgées et les personnes souffrant de maladies chroniques ne peuvent pas forcément moduler leur exposition à la chaleur aussi bien que les autres, et doivent prendre des précautions particulières.

Les athlètes doivent également être conscients des risques qu’ils courent à pratiquer dans ces conditions.

Par conséquent, les jours de grande chaleur, prenez une bouteille d’eau glacée, dirigez-vous vers un environnement intérieur frais et optez pour une activité calme si vous voulez éviter d’être victime de la chaleur.

*Professeur assistant aux urgences, université d’Arizona

Avec Le Point par Par Brian Drummond par The Conversation France

France: La charcuterie tue selon un rapport officiel

juillet 10, 2022

L’ANSES a publié un document, relayé par « Le Journal du Dimanche », dans lequel elle démontre que les nitrites dans la charcuterie présentent un risque de cancer.

Les nitrites presents dans la charcuterie presentent un risque sanitaire
Les nitrites présents dans la charcuterie présentent un risque sanitaire© Lionel VADAM / MAXPPP / PHOTOPQR/L’EST REPUBLICAIN/MAXPP

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (ANSES) doit rendre publique son expertise sur les risques liés à la consommation de nitrites le mardi 12 juillet. Selon nos confrères du Journal du dimanche, qui se sont procurés une synthèse de ce document, l’agence reconnaît désormais que ces conservateurs, censés prévenir la formation de bactéries et donner la couleur rose au jambon, présentent un risque de cancer.

Ces additifs chimiques se retrouvent dans près de 75 % des produits de charcuterie présents dans la grande distribution. Le rapport partagé par l’ANSES vise à « réduire l’exposition de la population par des mesures volontaristes en limitant l’exposition par voie alimentaire » à des fins de « sécurité sanitaire ». Le document souligne « l’existence d’une association entre le risque de cancer colorectal » et une exposition aux nitrites, rapporte Le JDD

Les nitrites responsables de cancers du côlon

« De nouvelles études épidémiologiques montrent qu’ils augmentent le risque de cancer, détaille une source au cœur du dossier. Ils ne sont pas dangereux en eux-mêmes ; la toxicité vient de leur association avec d’autres composés de la charcuterie et des substances qui se forment lors de leur dégradation dans l’appareil digestif », pouvait-on lire dans un rapport de l’OMS, daté de 2018, qui attribuait 4 000 cas de cancer du côlon à la consommation de charcuterie, sans les lier aux nitrites.

L’ANSES recommande désormais de revoir les doses journalières admissibles en fonction de la toxicité des nitrites. L’agence préconise par ailleurs de faire attention à la qualité de l’eau du robinet, elle aussi trop forte en nitrates par endroits.

Avec Le Point

Madagascar-Risque d’explosion sociale : Mama sôsy amnésique?

décembre 13, 2021

Mama sôsy (La ministre de la communication et de la culture Lalatiana Rakotondrazafy) serait- elle amnésique ? Ce qui l’empêche de se souvenir de ses propres propos d’il y a cinq ans. A l’époque, Mama sôsy elle-même s’est permis  de donner des leçons sur la défense de la liberté d’expression, de la liberté de manifester, la démocratie ainsi que tous les droits civils et politiques reconnus à tous citoyens. Le 02 février 2017 lors de son apparition à la chaîne nationale, Mama sôsy demande à ce qu’on laisse librement la population  se manifester. La population devant être libre d’affirmer sans difficulté ses mécontentements concernant ses galères quotidiennes. Mais cinq ans après, Mama sôsy refuse catégoriquement ces droits à la population. La manifestation prévue se tenir le 10 décembre dernier à Analakely ayant été contrainte d’être dispersée par les autorités et les forces de l’ordre.

Pourtant, lorsqu’on fait la comparaison, le contexte social et économique de l’époque est comparable à la réalité actuelle. La crise sociale et économique étant telle qu’une explosion sociale est de nouveau à craindre à l’heure actuelle. Mais en dépit de telle situation, Mama sôsy continue de se contredire elle-même jusqu’à se ridiculiser aux yeux de l’opinion publique.

A préciser qu’en 2017, Mama sôsy invoque l’impossibilité pour la population de supporter l’inflation illustrée par la hausse des frais de transport, ajoutée à la hausse très prochainement du prix des carburants. Les produits de première nécessité, en particulier les riz ne cessent de grimper. Les coupures d’approvisionnement en eau et en électricité de la société Jirama s’intensifient. Face ces situations qui se présentent de nouveau à l’heure actuelle, il est certain que les conditions d’une explosion sociale telles qu’annoncées par Mama sôsy en 2017 ne sont plus à écarter.

Mais craignant d’être chassée du pouvoir, Mama sôsy préfère affirmer le contraire en ce moment. Et Mama sôsy a de sérieuses raisons de s’inquiéter. Elle sera certainement l’une des premières à recevoir de plein fouet la colère de la population en cas d’explosion sociale. Cette ministre désavouée par la population  crée une véritable déception au niveau de l’opinion en ce moment. Outre ses multiples scandales sexuels, elle est également pointée comme le principal blocage d’Andry Rajoelina l’empêchant de réaliser ses « Velirano » (Promesses présidentielles).

Avec La Gazette de la Grande Ile

Canada-Québec: Les risques de cohabiter avec une poule

septembre 11, 2021

Au Québec, en 2021, environ 70 municipalités urbaines et périurbaines ont déjà permis ou sont sur le point de permettre la garde de poules. Les citadins peuvent avoir leurs poules derrière la maison, dans le cadre de la réglementation propre à chaque municipalité.

De plus en plus de villes autorisent la présence de poules urbaines.

© /Radio-Canada De plus en plus de villes autorisent la présence de poules urbaines.

Si s’occuper de poules apporte des bienfaits pour tous les membres de la famille, les poules peuvent développer des maladies aviaires ou être porteuses de la salmonelle et la propager aux humains.

Le docteur Jean-François Lapointe de la Clinique vétérinaire de Saint-Césaire en Montérégie peut en témoigner. Sa clinique a été inondée d’appels. Il a été l’un des premiers à se perfectionner dans le domaine des maladies aviaires.

Sa pratique consacrée à temps plein aux bovins a été bouleversée. 50 % de son travail consiste maintenant à traiter et à prévenir les maladies infectieuses des poules urbaines. Certaines le préoccupent plus que d’autres. Des maladies contagieuses qui peuvent parfois mener à l’euthanasie des poules.

Le Dr Jean-Fançois Lapointe est vétérinaire à la Clinique vétérinaire de Saint-Césaire.

© /Radio-Canada Le Dr Jean-Fançois Lapointe est vétérinaire à la Clinique vétérinaire de Saint-Césaire.

Comme le risque de propagation est grand, avant qu’une nouvelle poule intègre le poulailler urbain, la quarantaine est recommandée par les vétérinaires, ainsi qu’un dépistage et un traitement préventif. Mais parfois, il est trop tard. Par exemple, une poule atteinte du virus qui cause la laryngotrachéite, si elle en survit, reste porteuse à vie.

Toutes les poules urbaines ne sont pas malades

Il a deux manières pour les éleveurs urbains et périurbains d’acheter leurs poules.

Environ 80 % des poules urbaines proviennent des meuneries ou des quincailleries. Le plus gros fournisseur au Québec est le réseau Sollio (La Coop fédérée). Les poussins élevés dans des troupeaux commerciaux ont été vaccinés, ils ne sont donc pas porteurs de maladies. De plus, l’environnement de biosécurité stricte écarte l’enjeu de santé humaine.

Le reste des poules urbaines provient de petits élevages de type basse-cour dont on ignore le statut sanitaire.

Risque de danger pour la santé humaine

Le citadin dont les poules ont été achetées dans de petits élevages amateurs ne peut pas savoir si ses poules sont porteuses ou non de la salmonelle, une bactérie transmissible à l’humain en manipulant les poules, les œufs ou par des contacts avec les fientes et la carcasse.

Dre Martine Boulianne est directrice de la Chaire en recherche avicole de l'Université de Montréal.

© /Radio-Canada Dre Martine Boulianne est directrice de la Chaire en recherche avicole de l’Université de Montréal.

Aux États-Unis en 2020, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont rapporté 700 cas de salmonellose, dont 300 personnes ont été hospitalisées. 25 % des personnes contaminées étaient des enfants. Tous ces cas étaient reliés à des oiseaux de basse-cour.

Un animal sauvage, comme un rongeur, qui rôde autour du poulailler urbain peut répandre des salmonelles. Une fois la poule infectée, la bactérie est présente dans l’œuf.

La salmonelle reste présente dans un œuf mal cuit. L’ingérer, c’est risquer de développer diarrhées, fièvres ou douleurs abdominales. De plus, la chercheuse insiste : ne jamais laisser les œufs de poules d’arrière-cour sur le comptoir de la cuisine.

Les poules urbaines font le bonheur de leurs propriétaires.

© /Radio-Canada Les poules urbaines font le bonheur de leurs propriétaires.

Malgré tout, pour la vétérinaire, il est très possible d’élever des poules à petite échelle sans grands risques pour la santé humaine, si les principes de prévention et de précaution sont appliqués.

Le reportage de Rachel Brillant et de Luc Rhéaume est diffusé à l’émission La semaine verte le samedi à 17 h et le dimanche à 12 h 30 sur ICI TÉLÉ. À ICI RDI, ce sera le dimanche à 20 h.

Avec Rachel Brillant

Canada-Québec: Un débat parlementaire sur le passeport vaccinal serait risqué, dit Legault

août 11, 2021

La tenue d’un débat au Parlement sur le passeport vaccinal aurait pu donner une tribune à des groupes véhiculant de fausses informations, selon le premier ministre François Legault.

Le premier ministre du Québec François Legault.

© Paul Chiasson La Presse canadienne Le premier ministre du Québec François Legault.

« Il faut aussi être prudent, ne pas faire exprès pour donner à des opposants des tribunes qui pourraient influencer la population en utilisant des arguments non-fondés », a déclaré le premier ministre mercredi.

Ces derniers jours, des groupes comme la Ligue des droits et libertés ont manifesté des inquiétudes sur l’état de santé de la démocratie alors que le gouvernement a décidé d’imposer le passeport vaccinal sans que cela soit d’abord débattu au Parlement. L’organisme a notamment déploré que cela n’ait pas été soumis, par exemple, à une commission parlementaire.

Or selon M. Legault, cela n’était pas non plus nécessaire en raison du « consensus » actuel sur le passeport.

« Je n’ai pas entendu clairement un parti d’opposition dire “je m’oppose au passeport” », a-t-il déclaré lors d’un point de presse dans un marché public de Québec. « Il y a un grand consensus sur la vaccination, sur le passeport. Je ne vois pas l’intérêt d’avoir un débat entre ceux qui sont pour et contre dans une commission parlementaire. On peut débattre de plein d’autres sujets mais concernant la vaccination, le passeport vaccinal, j’espère que tous les partis politiques vont se rallier. »

Le premier ministre a en outre indiqué qu’il comptait prolonger l’état d’urgence sanitaire qui lui permet depuis le début de la pandémie d’imposer ses décisions sans les soumettre au Parlement. « On pense qu’actuellement, l’état d’urgence doit être prolongé. On doit être capable comme gouvernement de se donner les pouvoirs pour garder les Québécois en sécurité. »

Avec La Presse canadienne par  Isabelle Porter 

Le risque d’une pénurie de papier toilette plane sur le monde

mars 28, 2021

Avec la crise sanitaire, les livraisons de marchandises ralentissent, et notamment celles de pâte à papier.

Un risque de pénurie de papier toilette plane sur la planète. Rien à voir cette fois-ci avec les scènes de panique observées lors des périodes de confinement, lorsque les gens s’étaient rués dans les supermarchés. Cette fois-ci, il est question de fret maritime.

Le géant brésilien Suzano Papel e Cellulose, premier producteur mondial de pâte à papier a alerté, dans un entretien à Bloomberg, que la reprise économique provoquait une pénurie de conteneurs et de cargos, essentiels au transport de marchandises dans le monde. Nul doute que la situation a empiré avec le blocage, cette semaine, du canal de Suez par un porte-conteneurs géant.

Depuis plusieurs semaines les coûts du fret en provenance de Chine ont augmenté en raison de la crise sanitaire. Faute de conteneurs disponibles, les livraisons ralentissent, notamment celles de pâte à papier, indispensables pour fabriquer le fameux papier toilette. Or si les fabricants de rouleaux n’ont pas suffisamment de stocks, ils pourraient être obligés de réduire leur production. «Tous les acteurs sud-américains qui exportent en vrac ont été confrontés à ce risque», alerte Walter Schalka, patron de Suzano Papel e Celullose.

Une bien mauvaise nouvelle pour la France, dont une dizaine de départements sont confinés, et où la menace de fermeture des écoles – et la généralisation du télétravail qui en découle – se précise.

Avec Le Figaro

Julian Assange «risque de mourir en prison», alerte son père

novembre 8, 2019

Le père de Julian Assange, accusé d’espionnage par Washington et menacé d’extradition vers les Etats-Unis, a affirmé vendredi à Genève que son fils «risquait de mourir en prison».

John Shipton a déclaré à des journalistes qu’il avait vu son fils deux jours auparavant «pendant les deux heures auxquelles vous avez droit». «Julian risque de mourir en prison après neuf ans de persécution pour avoir révélé la vérité sur des crimes de guerre», a-t-il martelé. Le fondateur de WikiLeaks encourt une peine allant jusqu’à 175 ans d’emprisonnement aux Etats-Unis, qui lui reprochent d’avoir mis en danger certaines de leurs sources au moment de la publication en 2010 de 250.000 câbles diplomatiques et d’environ 500.000 documents confidentiels portant sur les activités de l’armée américaine en Irak et en Afghanistan.

La semaine dernière, le Rapporteur de l’ONU sur la torture, Nils Melzer, avait fait part de son inquiétude sur l’état de santé de Julian Assange, affirmant que «sa vie était désormais en danger». Le fondateur australien de WikiLeaks est détenu dans une prison de Londres, depuis son arrestation par la police britannique à l’ambassade d’Equateur où il s’était réfugié en 2012. «Son état d’esprit ne semble pas diminué, mais il est très maigre», a témoigné son père. «Il s’est animé après une heure passée ensemble, mais quand vous arrivez, il a la tête baissée, tout à fait déprimé.»

John Shipton a estimé injuste de condamner quelqu’un pour avoir révélé des crimes. «Dans tous les pays que je connais, en Suède, au Royaume Uni, en Australie et aux Etats-Unis, c’est un crime de dissimuler des crimes», a-t-il dit. «Vous ne pouvez pas être jeté en prison pour les avoir dénoncés (…) C’est vraiment obscène.»

Par Le Figaro avec AFP

Congo: Modeste Boukadia ou le risque triomphant

janvier 25, 2016

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Samedi 15 janvier 2016, Modeste Boukadia du CDRC, est cueilli comme un poulet à l’aéroport de Maya-Maya par les sbires de Sassou après avoir annoncé tambours battants son projet de retour au pays. Et pourtant Daniel Nkouta avait clairement montré dans ses articles que contumace ou non, la justice au Congo était rendue par des barbares qui condamnaient avant de juger. Donc M. Boukadia savait les risques qu’il courait.

Les vrais héros

En observant ce qui arrive à notre compatriote Modeste Boukadia, comment ne pas, en même temps, penser à Stendhal qui disait que la condamnation à mort est l’un des rares curriculum vitae sur lequel on ne triche pas. On peut mentir sur ses galons, sur ses exploits de guerre, mais échapper à une peine de mort comme Bernard Kolélas en 1969, Guy-Romain Kinfoussia en 1972, vivre en exil forcé comme Bernard Kolélas en 1998, se retrouver au violon comme Paulin Makaya en 2015, Marcel Ntsourou en 2014, s’évader d’une prison comme l’Abbé Fulbert Youlou en 1964, prendre une balle comme Kiganga en 1970, être traqués au maquis comme Diawara, Ikoko, Olouka en 1972, être chassé dans la forêt comme Pierre Anga, trépasser comme Marien Ngouabi en 1977, ça ne se vole pas.

A son corps donnant tout comme à son corps défendant, l’insurgé risque sa peau. Souvent le danger est couru en connaissance de causes dans un corps à corps avec les forces de répression comme Ntsourou en 2014 lorsqu’une pluie d’obus s’abat sur sa résidence ou comme Modeste Boukadia en 2016 sur l’esplanade de Maya-Maya quand les hommes de mains de Sassou le rouent de coups.

La différence entre ces Congolais qui luttent et Sassou c’est que ce dernier, du plus loin qu’on remonte dans son parcours (1969), n’a jamais essuyé un coup de feu, risqué sa peau, mis pied dans une prison, été sur un champ de bataille, entendu siffler une balle, vu pointer sur sa tempe le canon d’un revolver. Ne parlons pas de sa fameuse traversée du désert en France après sa chute en 1992, car cet exil était doré.

André Tallaraud rapporte que pendant son coup d’état du 5 février 1997, Sassou suivait prudemment les opérations à la jumelle depuis Kinshasa. Loin du théâtre des opérations. Les mauvaises langues disent que le 4 mars 2012, dès les premières détonations de l’ECCRAMU à Mpila, celui qu’on appelle « L’homme du 8 février 1979 » était déjà (courage fuyons !) dans son hélico pour aller se mettre à l’abri à Oyo. Il revint le soir rouler les mécaniques à la télé, une fois le danger éloigné.

Risques et péril

Modeste Boukadia peut se targuer de s’être rendu à Brazzaville , à son corps donnant, alors que la conjoncture ne lui était pas favorable. Mon professeur Jean-William Lapierre nous disait que l’intellectuel (ou l’homme politique) est celui par qui le risque arrive. Quiconque exerce le métier de politique doit s’exposer à des risques s’il veut voir sa cause triompher.

Sassou n’a jamais pris de risques. Au contraire, il a passé sa vie à en faire courir aux autres.

Modeste Boukadia n’a pas choisi la facilité même si c’est facile à certains de dire qu’il a choisi de rentrer au bercail parce qu’il a un new-deal avec Sassou. Souvenons-nous de sa réclame, souvenons-nous de la symbolique du coq dont Sassou serait débiteur à l’endroit de Boukadia qu’on dit également franc-maçon. Selon les langues d’aspic, en guise de remboursement du gallinacé, Otchombé lui aurait promis le poste de Premier Ministre. Donc son arrestation ne serait qu’une mise en scène. Balivernes !

Si Boukadia était de mèche avec le Satan d’Oyo il ne l’aurait pas combattu depuis des lustres. La Bible dit : le Diable ne peut pas se battre contre lui-même, contre sa propre maison.

1959

Et puis M. Boukadia a une idée-fixe : revenir sur les accords de 1958 qui mirent en demeure le Nord et le Sud du Congo de vivre ensemble alors que Sassou n’a de cesse de massacrer les Bakongo depuis les émeutes de 1959. Vous comprendrez alors que le président du CDRC n’ait plus envie de composer avec le plus grand tueur des sudistes que notre histoire ait jamais connu.

Orgueilleux Modeste

Au cours d’une conférence, peu avant son fameux retour au pays, Modeste Boukadia avait, en revanche, beau jeu de se moquer des leaders de l’IDC-FROCAD qui prévinrent le gibier (Sassou) que les chasseurs allaient ouvrir la chasse le 20 octobre 2015. « Yi widi ! » clamaient-ils. (C’en est fait de Sassou) Evidemment, le lapin d’Oyo prit ses dispositions. Et la chasse tourna court. Moralité : la surprise est du meilleur effet lorsqu’on veut attraper le gibier.

Mais à sa charge, Boukadia n’a pas fait autre chose que la même faute de l’IDC-FROCAD en prévenant le lion (certes édenté) d’Edou Penda qu’il comptait venir chasser sur ses terres le 15 janvier 2016.

Modeste Boukadia, comme qui dirait, s’est pris à son propre jeu ironique. La fable dit : « celui qui n’a pas traversé le fleuve ne se moque pas de celui qui se noie ». Cette leçon vaut aussi pour Sassou qui doit se moquer de Blaise Compaoré noyé dans la Volta alors qu’il n’a pas encore, lui-même, atteint les berges du 20 mars 2016 où il escompte être consacré président à vie du Congo.

Thierry Oko