Posts Tagged ‘Robert Bourgi’

France/Affaire de costumes: assure que Fillon lui a demandé de « mentir »

avril 15, 2017

 

L'avocat franco-libanais Robert Bourgi, ici à Paris en 2011, assure que François Fillon l'a contraint à mentir.

L’avocat franco-libanais Robert Bourgi, ici à Paris en 2011, assure que François Fillon l’a contraint à mentir. afp.com/JOHANNA LEGUERRE

L’ami de François Fillon, pilier des réseaux de la Françafrique, assure ce vendredi qu’il a été « contraint de mentir » par le candidat LR au sujet des costumes.

Et revoilà l’affaire des costumes de François Fillon. Souvenez-vous: mi-mars, le JDD révélait que le candidat de la droite avait reçu près de 48 500 euros de vêtements de la chic boutique Arnys depuis 2012, dont deux costumes à 6 500 euros pièce. Des révélations qui avaient encore un peu plus choqué une partie de l’opinion publique après le Penelopegate.

Une dizaine de jours plus tard, François Fillon avait entamé un début de mea culpa en direct à la télévision, en regrettant avoir accepté ses costumes offert par son ami Robert Bourgi, un avocat proche des réseaux de la Françafrique -l’identité de ce généreux donateur ayant fuité dans Le Monde. « J’ai eu tort […] je les ai rendus », a-t-il assuré sur le plateau de L’Emission politique.

Les costumes (et plus) rendus

Vrai, répète l’intéressé ce vendredi, dans une interview à Mediapart. « Le lendemain de l’émission […] l’un de ses collaborateurs m’a rapporté les costumes [qu’il dit lui avoir offert après sa victoire à la primaire à droite ]. Mais il y en avait trois… Deux, qu’il avait donc portés deux mois. Et un troisième, qui était un blazer bleu marine et un pantalon gris que je lui avais offerts, en 2014, pour Noël ». Voilà pour le bon point accordé à François Fillon.

Mais dans son interview, Robert Bourgi fait de nouvelles révélations accablantes pour le candidat. Après l’article du Journal du dimanche, il raconte avoir subi des pressions du camp Fillon, qui émanaient directement de l’ex-Premier ministre.

Le coup de pression de Fillon

« J’ai eu [François Fillon] à plusieurs reprises. Et à plusieurs reprises, il a fait appel à ma solidarité de gaulliste. [Lui] et sa très grande papesse de la communication, Anne Méaux, ont souhaité que je ne dise rien concernant l’identité de la personne qui a offert les costumes: moi. L’un et l’autre m’ont appelé dès le samedi après-midi [la veille de la publication du JDD] pour que je ne dise pas que c’était moi. Je leur ai demandé pourquoi. Ils m’ont dit: ‘Tu sais, c’est la Françafrique, on va penser que… ‘. Mais qu’est-ce que la Françafrique a à voir avec cela? Par conséquent, j’ai été contraint pendant une semaine de mentir ».

Résultat: dès le 12 mars, Robert Bourgi dément à plusieurs reprises être le généreux donateur. Jusqu’à ce que Le Monde, le 17 mars, preuves à l’appui, révèle que c’est bien lui qui a offert les costumes à François Fillon. Il ne peut alors que confirmer.

A la suite de ces révélations, le parquet national financier a ouvert un supplétif pour « trafic d’influence » dans l’affaire qui concerne François Fillon, et pour lequel il a été mis en examen.

Lexpress.fr par ,

France: Robert Bourgi confirme que François Fillon lui a bien rendu ses costumes

mars 24, 2017

Robert Bourgi répond à des journalistes devant les bureaux d'Europe 1, à Paris le 12 septembre 2011

Robert Bourgi répond à des journalistes devant les bureaux d’Europe 1, à Paris le 12 septembre 2011 afp.com/JOHANNA LEGUERRE

Robert Bourgi, le généreux ami de François Fillon qui lui a offert pour 50 000 euros de costumes, a confirmé à RTL les propos tenus par le candidat jeudi soir: il lui a bien rendu les vêtements.

L’affaire des costumes de François Fillon, suite… et fin? Épinglé par le JDD mi-mars, qui a révélé que le candidat de la droite s’était fait offrir de luxueux costumes par son ami « de 20 ans » Robert Bourgi, François Fillon a battu sa coulpe jeudi soir, invité de L’Emission politique, sur France 2. Face caméra, il a reconnu qu’il avait eu tort d’accepter les cadeaux de l’avocat et a assuré qu’il n’y avait pas eu de contrepartie.

Par ailleurs, pour illustrer sa bonne foi et sa bonne volonté, il a assuré qu’il avait rendu les-dits costumes à l’intéressé, d’une valeur de 6500 euros pièce. « Je l’ai ai rendus », a-t-il assuré, précisant que oui, il les avait portés et que ces costumes avaient été offerts dans le cadre d’une relation « strictement privée ».

Bourgi confirme les dires de Fillon

Une affirmation qu’est venu confirmer ce vendredi l’avocat proche des réseaux de la Françafrique. Interrogé par RTL pour savoir si François Fillon lui avait bien restitué les costumes, Robert Bourgi a répondu laconiquement: « Je réponds à votre question par l’affirmative ».

Dire que la soirée de François Fillon a été agitée, jeudi soir, relève de l’euphémisme. Très offensif, le candidat de la droite a mise en cause François Hollande et l’a accusé d’organiser, dans la presse, les fuites liées à ses affaires. Une affirmation démentie dans la foulée par le chef de l’Etat, ainsi que par un des auteurs du livre sur lequel s’appuyait François Fillon, qui a démentit toute implication de François Hollande dans un « cabinet noir ».

Lexpress.fr par

France: Robert Bourgi, homme de l’ombre, de nouveau en pleine lumière

mars 18, 2017

Robert Bourgi avait déclaré en 2011 avoir remis des valises remplies d'argent venant de dirigeants africains à notamment Jacques Chirac et Dominique de Villepin.

Robert Bourgi avait déclaré en 2011 avoir remis des valises remplies d’argent venant de dirigeants africains à notamment Jacques Chirac et Dominique de Villepin. Crédits photo : Sébastien SORIANO/Le Figaro

PORTRAIT – L’avocat de 71 ans, pilier de la Françafrique, a reconnu avoir offert à François Fillon des costumes sur mesure d’un montant de plusieurs milliers d’euros en février. Il se retrouve ainsi exposé.

Son nom vient d’être ajouté dans «l’affaire Fillon». Robert Bourgi, avocat et ancien conseiller occulte pour l’Afrique à l’Elysée, a confirmé vendredi être l’ami qui a offert deux costumes Arnys d’un montant de 13.000 euros à François Fillon. «C’était un cadeau amical fait sans rien attendre en retour. Il n’y a ni conflit d’intérêts ni trafic d’influence», a-t-il précisé sur BFMTV. Lundi dans Les Echos, François Fillon avait interjeté: «Un ami m’a offert des costumes en février. Et alors?»

» L’avocat Robert Bourgi a bien offert des costumes à François Fillon

Inscrit au barreau de Paris, l’homme, d’origine libanaise et né à Dakar, a été jusqu’en 2005 un discret «Monsieur Afrique» officieux de Jacques Chirac à l’Élysée. Avant de rallier Nicolas Sarkozy, qui lui a remis la Légion d’honneur, fin 2007. Il a noué des liens étroits avec plusieurs dirigeants du continent africain comme Omar Bongo puis son fils Ali, qui lui a succédé à la présidence du Gabon, Denis Sassou-Nguesso (Congo) et Abdoulaye Wade (Sénégal).

«Je travaille à la fois pour les présidents africains et pour le président français», déclarait-il en 2009 pour expliquer ses fonctions. «Je ne suis pas conseiller, plutôt missi dominici». Une sorte de représentant spécial du chef de l’État auprès des chefs d’Etat africains. «Il y a toujours eu des diplomaties parallèles. Il y a plusieurs portes dans la maison du père», précisait celui qui parle couramment français, arabe et wolof et qui dans le Who’s Who assure s’intéresser à «de Gaulle, André Malraux et Napoléon».

Son «maître», Jacques Foccart, père de la Françafrique sous De Gaulle, lui conseillait de «rester à l’ombre pour ne pas attraper de coup de soleil». Une recommandation qu’il n’a pas écoutée. En 2009, Robert Bourgi commence à faire parler de lui. Sur RTL, l’avocat rapporte qu’Omar Bongo l’a personnellement chargé début 2008 de demander à Nicolas Sarkozy la tête du secrétaire d’État à la Coopération, Jean-Marie Bockel, coupable d’avoir exprimé sa volonté d’en finir avec la Françafrique. Le dirigeant de la Gauche moderne est remplacé peu de temps après par le député UMP Alain Joyandet.

La même année, Robert Bourgi s’exprime sur l’élection présidentielle gabonaise. Si la France ne soutient officiellement aucun candidat, déclare-t-il au Monde, lui est favorable à Ali Bongo. Et ce soutien a du poids, fait-il valoir: «Je suis un ami très écouté de Nicolas Sarkozy. De façon subliminale, l’électeur le comprendra». Au début de l’année 2010, l’avocat fait partie de la délégation officielle lors du voyage du président français au Gabon.

L’affaire des «malettes» d’argent liquide

Mais c’est en 2011, que la figure historique de la Françafrique passe officiellement de l’ombre à la lumière en déclarant avoir transporté des valises remplies d’argent en provenance de chefs d’États africains, au profit de politiques français. Dans une interview accordée au Journal du Dimanche, il n’hésite pas à nommer les bénéficiaires: Georges Pompidou, Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand, Jean-Marie Le Pen, mais aussi Jacques Chirac et Dominique de Villepin. «C’est ma conscience qui m’a dicté le devoir de parler», avait-il alors expliqué. «Je veux une France propre à droite et à gauche». L’enquête diligentée à la suite de ces propos avait été classée sans suite par le parquet de Paris, faute de preuve.

Depuis, l’avocat de 71 ans fait parfois quelques apparitions dans le débat politique. Soutien affimé de Nicolas Sarkozy, il se rapproche néanmoins après la défaite de ce dernier à la présidentielle en 2012 de François Fillon. Robert Bourgi aurait notamment ouvert son carnet d’adresses qui compte nombre de dignitaires africains au candidat Républicain et aurait fait, selon Le Parisien, un don légal de 7500 euros à son association politique, Force républicaine. «Ça remonte à la fin de l’année 2013, ou courant 2014, confie un membre de l’association. Son chèque est arrivé par courrier et il y a eu des interrogations internes sur ce qu’il fallait en faire. Au point que François Fillon a été consulté pour savoir si on devait l’encaisser.»

Lefigaro.fr

France: L’avocat Robert Bourgi a bien réglé les costumes Arnys de François Fillon

mars 17, 2017

Les enquêteurs se sont rendus chez le tailleur parisien et disposent désormais des éléments confirmant le nom de l’« ami », qui a offert pour 13 000 euros de costumes au député de Paris.

L’avocat Robert Bourgi (ici en septembre 2011 à Paris) a réglé les costumes Arnys de François Fillon.

L’avocat Robert Bourgi (ici en septembre 2011 à Paris) a réglé les costumes Arnys de François Fillon. JOHANNA LEGUERRE / AFP
Son nom circulait avec insistance depuis le début de la semaine. L’avocat Robert Bourgi, pilier des réseaux de la « Françafrique », avait démenti à plusieurs reprises être celui qui avait offert deux costumes de chez Arnys, un tailleur parisien, pour 13 000 euros à François Fillon. En vain. Selon les informations du Monde, les enquêteurs disposent désormais des documents attestant que c’est bien lui qui a commandé le 7 décembre 2016, neuf jours après la victoire de François Fillon à la primaire de la droite, puis réglé le 20 février, les vêtements sur mesure du candidat Les Républicains à la présidentielle.

A deux reprises, les policiers se sont rendus dans la boutique Arnys au 14, rue de Sèvres, dans le 7e arrondissement, à Paris, et y ont saisi différents éléments relatifs aux révélations du Journal du dimanche. Un patron aux mesures de François Fillon a aussi été trouvé. Contacté, Robert Bourgi n’a pas souhaité faire de commentaires.

Le JDD avait notamment révélé le week-end dernier qu’un mécène, qui n’était alors pas identifié, avait signé un chèque de 13 000 euros pour le règlement de deux costumes achetés chez Arnys. Aux deux costumes offerts en février s’ajouteraient, toujours selon l’hebdomadaire, près de 35 500 euros « réglés en liquide » à ce même tailleur depuis 2012, pour payer deux vestes forestières, un blazer, deux pantalons et deux pulls en cachemire. Un point que conteste l’entourage de François Fillon. On ignore toutefois si cette partie a également été payée par M. Bourgi.

« Un ami m’a offert des costumes en février. Et alors ? », avait confirmé François Fillon aux Echos, affirmant que ces cadeaux n’avaient « rien à voir » avec la politique.

L’enquête des juges élargie

Désormais, les enquêteurs vont tenter de déterminer si ces présents ont été faits à titre exclusivement privé ou s’ils peuvent être en lien avec le mandat du député Fillon. Les députés doivent déclarer au déontologue « tout don ou avantage d’une valeur supérieure à 150 euros dont ils ont bénéficié », « en lien avec leur mandat ». Ce qui peut exclure les cadeaux de proches.

Robert Bourgi et François Fillon se connaissent également de longue date. En 2012, M. Bourgi s’était rapproché de M. Fillon et lui avait ouvert son carnet d’adresses riche de nombreux dignitaires africains. En novembre 2013, il avait notamment contribué à l’organisation de son voyage au Sénégal, puis en Côte d’Ivoire, où il entretient les meilleures relations. M. Bourgi avait aussi tenté, en vain, de réconcilier MM. Fillon et Sarkozy.

Jeudi 16 mars, Marianne révélait que le parquet national financier avait élargi l’enquête des juges d’instruction à des soupçons de trafic d’influence. François Fillon a été mis en examen mardi pour détournement de fonds publics, complicité et recel de détournement de fonds publics, recel et complicité d’abus de biens sociaux et manquement aux obligations de déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

Mise à jour le 17 mars à 14 heures : Contrairement à ce que nous écrivions dans une précédente version de cet article, M. Bourgi n’a pas été ministre de la coopération de Jacques Chirac de 1986 à 1988, puis de Dominique de Villepin.

Lemonde.fr par Matthieu Goar  et Simon Piel

Gabon : le mystère Robert Bourgi

octobre 30, 2016

Robert Bourgi, avocat au barreau de Paris. © Jacques Torregano pour JA.

 

Où est passé l’avocat parisien Robert Bourgi ? De tous les combats récents de l’opposition lors du scrutin présidentiel d’août 2009, très impliqué notamment dans la mise en place d’une candidature unique autour de Jean Ping, il a aujourd’hui disparu des écrans radars.

Son absence, le 29 octobre, lors de la manifestation des opposants gabonais de la diaspora venus accueillir Jean Ping au Trocadéro puis dans les jardins du Ranelagh, devant l’ambassade, à été très remarquée, notamment par les organisateurs.

Contrairement à ce qu’annoncent certaines rumeurs, qui ont même évoqué un AVC, il ne souffre d’aucun problème de santé. Ce que confirme l’un de ses proches, qui l’a rencontré la veille du rassemblement parisien : « Robert [Bourgi] va bien. Simplement un profond différent l’oppose désormais à Jean Ping. Notamment sur l’évolution de la situation politique. »

À suivre…

 

Jeuneafrique.com

Robert Bourgi et les violeurs des constitutions en Afrique

décembre 3, 2014

 

Y aura-t-il une autre lettre de François Hollande, au suivant, en dehors de celle Compaoré pour le respect de la constitution?

 

Bourgi entendu par la police

septembre 23, 2011

L’avocat Robert Bourgi, ex-conseiller officieux de l’Elysée, qui a affirmé avoir remis des fonds africains occultes à Jacques Chirac, Dominique de Villepin et Jean-Marie Le Pen, a été entendu jeudi par les enquêteurs de la brigade financière de la police judiciaire parisienne. L’audition de Robert Bourgi, arrivé en début d’après-midi dans les locaux de la brigade financière de la police judiciaire à Paris, s’est terminée en début de soirée.

Dans une interview au JDD le 11 septembre, l’avocat avait affirmé avoir transporté à plusieurs reprises dans des valises des sommes provenant de chefs d’Etat africains, pour un montant de quelque 20 millions de dollars. Cet ancien conseiller de l’ombre chargé des affaires africaines avait ensuite accusé Jean-Marie Le Pen d’avoir lui aussi reçu des fonds occultes de chefs d’Etat africains pour financer sa campagne présidentielle de 1988.

« Arrêtons les boules puantes »

A la suite des accusations de Robert Bourgi, le parquet de Paris a diligenté le 13 septembre une enquête préliminaire. Jacques Chirac et Dominique de Villepin ont dit leur intention de l’attaquer en diffamation. Jusqu’à présent seul Jean-Marie Le Pen a saisi la justice d’une citation directe pour diffamation à l’encontre de Bourgi.

Dans son interview au JDD, puis à plusieurs reprises dans d’autres média, Robert Bourgi disait avoir « participé à plusieurs remises de mallettes à Jacques Chirac, en personne, à la mairie de Paris ». Selon lui, « il n’y avait jamais moins de 5 millions de francs. Cela pouvait aller jusqu’à 15 millions ».

Celui qui se présente volontiers comme le successeur de Jacques Foccart, le « Monsieur Afrique » de l’Elysée des gaullistes, avait expliqué avoir recueilli des fonds de cinq chefs d’Etat africains : Abdoulaye Wade (Sénégal), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Laurent Gbagbo (Côte d’Ivoire), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et Omar Bongo (Gabon). L’opposition au président Compaoré a demandé l’ouverture d’une enquête de la justice burkinabè. Ouagadougou a rejeté des accusations « grotesques ».

À plusieurs reprises, Bourgi a affirmé que Nicolas Sarkozy, dont il s’est rapproché en 2005, a mis un terme à cette pratique. Mais dans l’ouvrage de Pierre Péan, « La République des mallettes », l’ancien « M. Afrique » de Jacques Chirac, le diplomate Michel de Bonnecorse, accuse Bourgi d’avoir remis en 2006 une valise avec de l’argent d’Omar Bongo et de Denis Sassou Nguesso « aux pieds du ministre de l’Intérieur » de l’époque, Nicolas Sarkozy. Accusations « scandaleuses », a réagi l’ancien secrétaire général de l’Elysée et actuel ministre de l’Intérieur Claude Guéant qui reconnaît des rencontres fréquentes avec Bourgi, « tous les mois » lorsqu’il était à l’Elysée, mais uniquement parce que l’avocat est « un bon connaisseur de l’Afrique ». En revanche, « il n’a jamais été autorisé à parler au nom du président de la République et du gouvernement français ».

« Arrêtons les boules puantes », a-t-il lancé en marge d’une visite à Meaux (Seine-et-Marne), à propos des fonds occultes africains et des autres affaires qui empoisonnent le pouvoir à sept mois de l’élection présidentielle. Refusant de commenter le développement des affaires, le ministre de l’Intérieur a dénoncé les « amalgames, affirmations, approximations » qu’il « faut faire cesser ».

Lefigaro.fr avec AFP

Affaire Bourgi : Compaoré et le cas Gbagbo

septembre 22, 2011

Si le chef de l’État burkinabè, Blaise Compaoré, n’entend pas répondre publiquement aux allégations de Robert Bourgi, il confie volontiers, en privé, s’être « toujours méfié de ce personnage amer qui règle ses comptes ».

Robert Bourgi est dépeint par le président burkinabè Blaise Compaoré comme « un homme qui faisait le siège des hôtels où les chefs d’État africains descendaient pour les harceler et obtenir une audience, et qui profère des accusations ridicules, en confondant visiblement le Burkina avec un État pétrolier ». Compaoré avoue cependant l’avoir reçu à plusieurs reprises, à Ouaga ou dans sa résidence française de la Celle-Saint-Cloud, parce qu’il « comptait visiblement et connaissait tout le monde ».

Il se souvient en particulier d’une discussion. En 1998, alors qu’ils devisaient sur la présidentielle ivoirienne de 2000 [à laquelle, finalement, ni Bédié ni Ouattara ne se sont présentés, NDLR], Robert Bourgi a pronostiqué une victoire d’Henri Konan Bédié, alors que Compaoré, lui, pensait qu’Alassane Ouattara, fort de son alliance avec Laurent Gbagbo au sein du Front républicain, l’emporterait au second tour.

« C’est un menteur »

Bourgi lui aurait alors affirmé que Gbagbo ne jouerait pas le jeu puisqu’il lui avait confié que « jamais il ne soutiendrait un Dioula pour diriger la Côte d’Ivoire ». Conséquence de cette conversation : Compaoré s’est tenu à distance de Gbagbo, après l’avoir longtemps soutenu, et a commencé à s’en méfier. Quand, en 2002, après les accords de Linas-Marcoussis, Laurent Gbagbo a demandé à Compaoré pourquoi il refusait de le voir depuis son élection, ce dernier lui a raconté sa conversation avec Bourgi, proche du leader du FPI. Réponse de Gbagbo : « c’est un menteur »…

Jeuneafrique.com

Bourgi, lumière sur la face noire de la politique

septembre 15, 2011

Des mallettes pleine d’argent, un chef d’Etat africain appelé «papa» (Omar Bongo), un avocat franco-libanais à la voix sucrée, des accusations dévastatrices, des démentis de principe, la justice saisie… Et puis, Chirac, Villepin, Le Pen et Sarkozy. La confession dimanche de Robert Bourgi, porteur de valises de la françafrique, est proprement stupéfiante. Les plus hauts responsables de l’Etat y palpent des billets comme des malfrats après un casse. Les lois et la morale sont bafouées. Les citoyens abasourdis. C’est du polar, de la politique fiction…

C’est surtout la face la plus noire de la politique. Celle qui apparaît si rarement au grand jour, faute de preuves ou de témoignages crédibles. Les rares à briser le silence auraient souvent préféré continuer à se taire. Qu’ils soient promoteurs, secrétaires, petits élus, chauffeurs ou même policiers, ils décident de parler un jour par rancoeur, pour une trahison de trop, le besoin de se protéger ou de ne pas porter le chapeau pour les autres. Personnages de l’ombre, seconds couteaux, «petites mains» des partis, ils sont les chevilles ouvrières de la vie politique. Jamais des élus de premier plan, encore moins des hommes dits «d’Etat». Chez ceux-là, l’omerta est une règle de vie.

Les méthodes comme les chiffres alignés dimanche par Bourgi sont si extravagants que l’on est tenté de ne pas y croire. Les accusés, comme Dominique de Villepin, récusent en bloc avec des mots choisis pour faire écran: «fariboles». L’enquête – si elle aboutit – prendra des années. Où sont les preuves? Le délai de prescription est-il atteint? Faire parler Bongo fils, pour son père décédé? Selon toute vraisemblance, les paroles de Bourgi resteront inconséquentes.

Les dernières révélations d’une ampleur comparable remontent à plus de 10 ans: la fameuse cassette Méry, du nom de ce promoteur immobilier, membre du RPR et faux facturier pour le compte du parti gaulliste. Où l’on retrouvait déjà Chirac en première ligne, accusé de s’être fait remettre des valises de billets en son hôtel de Ville de Paris. Avec en toile de fond des comptes en Suisse, des sociétés écrans, des entreprises rackettées pour se voir attribuer des marchés et priées de gonfler les factures pour reverser des dessous de table.

«Abracadabrantesque»! «Pschittt…»! Chirac et son souffleur de mots magiques, Villepin, ont survécu. Pas de poursuites, pas de procès. Le premier a été réélu président de la République en 2002 et a maintenu les juges hors de l’Elysée avec son immunité. Et dans une autre affaire (vieille de plus de quinze ans…) jugée ces jours-ci de financement illégal et d’emplois fictifs, l’ancien chef de l’Etat a trouvé la parade avec son «anosognosie». Ce qui ne l’a pas empêché de retrouver un zeste mémoire pour porter plainte contre Bourgi.

Liberation.fr par ANTOINE GUIRAL

Accusations de Robert Bourgi: Ouattara se dit « surpris »

septembre 13, 2011

PARIS – Le président ivoirien Alassane Ouattara s`est dit « surpris » des affirmations de Robert Bourgi, conseiller officieux pour l`Afrique des présidents français, selon lesquelles des mallettes de billets auraient financé des campagnes électorales de Jacques Chirac.

« J`étais dans l`opposition. Ceci étant, je suis surpris, parce que Laurent Gbagbo disait être un nationaliste soucieux de l`utilisation des deniers publics dans l`intérêt des Ivoiriens », a-t-il déclaré mardi au quotidien Le Figaro.

Son prédécesseur, Laurent Gbagbo, en dépit de rapports orageux avec la France, a été cité par Robert Bourgi parmi cinq chefs d`Etat africains qui lui auraient confié des mallettes de billets pour l`ancien président Jacques Chirac et son Premier ministre Dominique de Villepin.

« Je note cependant que les chefs d`Etat cités ont tous démenti et que le président Chirac et M. de Villepin vont porter plainte. C`est une affaire qui ne nous concerne pas », a estimé Alassane Ouattara.

L`ex-numéro 2 du régime du président Laurent Gbagbo en Côte d`Ivoire avait cependant affirmé dimanche à l`AFP que quelque trois millions d`euros avaient bien été transférés d`Abidjan à Paris pour financer la campagne électorale de Jacques Chirac en 2002.

« Robert Bourgi a parfaitement raison, il y a eu un transfert d`argent entre Laurent Gbagbo (2000-2011) et Jacques Chirac, en 2002 », avait déclaré Mamadou Koulibaly, actuel président de l`Assemblée nationale ivoirienne.

AFP