Posts Tagged ‘Robert Mueller’

États-Unis: Trump s’en prend au procureur Mueller avant son audition très attendue au Congrès

juillet 22, 2019

 

Donald Trump a de nouveau accusé ce lundi l’ex-procureur spécial Robert Mueller d’être «extrêmement partial» et a regretté qu’il soit auditionné mercredi au Congrès sur les conclusions de l’enquête russe. «L’extrêmement partial Robert Mueller ne devrait pas pouvoir mordre à nouveau dans la pomme», a tweeté le président américain, dont les deux premières années à la Maison-Blanche ont été empoisonnées par l’enquête russe menée par le procureur spécial.

«A la fin, ça va mal se passer pour lui et pour les démocrates en toc du Congrès», a-t-il poursuivi, en répétant pour la énième fois avoir été totalement blanchi par ses investigations: «PAS DE COLLUSION, PAS D’OBSTRUCTION !»

L’ancien chef du FBI, un homme de 74 ans très respecté, a enquêté pendant 22 mois, dans le plus grand secret, sur les efforts déployés par Moscou pendant la présidentielle de 2016 pour favoriser la campagne de Donald Trump. Dans un rapport publié en mars, il a écrit ne pas avoir trouvé de «preuves» d’une entente entre la Russie et l’entourage du candidat républicain. Mais il s’est dit incapable de blanchir Donald Trump des soupçons d’entrave à la justice et a détaillé une série de pressions troublantes exercées par le locataire de la Maison-Blanche sur ses investigations.

Mercredi, il répondra pour la première fois à des questions sur son enquête lors d’auditions marathon à la Chambre des représentants, que les Américains pourront suivre en direct. Robert Mueller, qui avait souhaité éviter cet exercice périlleux, veut s’en tenir aux conclusions contenues dans son rapport. Mais l’opposition démocrate mise sur l’impact de son témoignage télévisé pour toucher les Américains qui n’ont pas lu ce document juridique, aride et prudent.

«Les gens ne lisent pas un rapport de 448 pages. Je pense que quand ils vont entendre ce qu’il y a dans le rapport Mueller, nous serons en mesure d’engager la responsabilité du président», a déclaré dimanche le démocrate Jerry Nadler, qui préside la commission judiciaire de la Chambre. Donald Trump, soucieux de tourner la page pour se tourner vers sa campagne de réélection, avait assuré vendredi qu’il ne suivrait pas l’audition, dénonçant un «jeu» politique.

Par Le Figaro.fr avec AFP

États-Unis: Trump dit avoir autorisé le personnel de la Maison Blanche à coopérer avec Mueller

août 18, 2018

L’avocat de la Maison blanche Don McGahn, le 22 février 2018 durant une conférence à Oxo Hill (Maryland). / © AFP/Archives / JIM WATSON

Le président Donald Trump a déclaré samedi qu’il avait autorisé l’avocat de la Maison Blanche Don McGahn et d’autres membres du personnel de la présidence à « coopérer entièrement » à l’enquête sur les soupçons de collusion entre sa campagne et la Russie.

L’annonce de M. Trump sur Twitter est intervenue après la publication d’une information du New York Times selon laquelle M. McGahn a « largement coopéré » avec l’enquête menée par le procureur spécial Robert Mueller, lors d’au moins trois entretiens avec des enquêteurs d’une durée totale de 30 heures.

« J’ai permis à l’avocat de la Maison Blanche Don McGahn, et à tous les autres membres du personnel de la Maison Blanche, de coopérer entièrement avec le procureur spécial », a tweeté M. Trump.

« En outre, nous avons livré immédiatement plus d’un million de pages de documents. Ce qu’il y a de plus transparent dans l’Histoire. Pas de Collusion. Pas d’Obstruction. Chasse aux sorcières! », a ajouté le président.

M. Trump nie depuis le début les accusations, portées par ses adversaires, de collusion de son équipe de campagne de 2016 avec des responsables russes et d’obstruction à la justice. Il considère l’enquête du procureur spécial comme une machination contre sa présidence et appelle à ce qu’elle prenne fin.

Selon le New York Times, qui dit s’appuyer sur de nombreuses sources dont des responsables anciens et actuels, M. McGahn a fourni « des comptes rendus détaillés » d’épisodes relatifs à la question de savoir si M. Trump a cherché à faire obstruction à la justice.

Toujours d’après le quotidien, les déclarations de M. McGahn auraient porté sur des tentatives présumées de M. Trump de limoger M. Mueller et sur les déclarations et actions du président lorsqu’il a renvoyé le directeur du FBI James Comey.

Le tweet de M. Trump indiquant qu’il a autorisé M. McGahn à coopérer sans réserve intervient alors que le New York Times doutait que le président soit informé du niveau de coopération de cet avocat. Le journal soulignait qu’il était rare qu’un avocat soit aussi ouvert avec les enquêteurs.

Romandie.com avec(©AFP / (19 août 2018 01h52)

Le procureur spécial, super enquêteur aux États-Unis

octobre 29, 2017

L’ancien grand patron de la police fédérale (FBI) et procureur spécial Robert Mueller, à Washington le 18 juin 2013 / © AFP/Archives / ALEX WONG

Robert Mueller, qui orchestre depuis quelques mois la tentaculaire enquête sur l’affaire russe, est devenu l’un des très rares procureurs spéciaux dans l’histoire des sagas politico-judiciaires aux Etats-Unis. Son rôle ? Celui d’un super enquêteur aux pouvoirs élargis et à l’indépendance renforcée

Cet ancien grand patron de la police fédérale (FBI) est chargé de mener les investigations sur l’ingérence russe dans l’élection présidentielle de 2016 et une possible collusion entre Moscou et des membres de l’équipe de campagne de Donald Trump.

L’Amérique était suspendue dimanche à l’attente de l’officialisation d’une première inculpation par M. Mueller dans cette affaire.

Contrairement à un simple procureur fédéral, un procureur spécial (autrefois appelé « indépendant ») dispose d’une plus grande latitude d’action.

Il est nommé quand des fortes suspicions de conflit d’intérêt gangrènent une enquête touchant à des institutions clés du pouvoir, ou encore quand des « circonstances extraordinaires » le justifient au nom de « l’intérêt du public ».

Par exemple, la ministre de la Justice Janet Reno avait chargé en 1999 le sénateur John Danforth de diriger l’enquête sur le rôle du FBI dans l’assaut mené en 1993 contre la secte des davidiens à Waco au Texas.

Le procureur spécial n’a pas à tenir informé sa hiérarchie de chacune des étapes de son enquête, même s’il demeure théoriquement subordonné au ministre de la Justice et a fortiori au président.

Le ministre de la Justice (ou son adjoint si le ministre s’est comme en l’espèce récusé) n’a pas à justifier ses critères de choix d’un procureur spécial, qu’il est libre de choisir dans le secteur privé s’il le souhaite.

C’est d’ailleurs le cas avec Robert Mueller, qui a quitté un cabinet juridique privé pour se saisir de l’affaire russe.

M. Mueller a été désigné par l’Attorney general adjoint Rod Rosenstein, à qui il rend compte.

Un procureur spécial peut lancer des commissions rogatoires, exiger davantage de moyens d’enquête, mais doit toutefois prévenir le ministre (ou son adjoint) des actions importantes qu’il prévoit de faire.

Le ministre a le droit de s’opposer à un acte d’enquête souhaité par le procureur spécial et peut à tout moment révoquer le procureur spécial qu’il a nommé s’il juge qu’il a commis une faute grave ou qu’il se retrouve en situation de conflit d’intérêt.

L’un des procureurs spéciaux les plus connus reste Archibald Cox, qui enquêtait sur l’espionnage du parti démocrate dans l’immeuble du Watergate à Washington.

Le président Richard Nixon l’avait sèchement limogé lors d’un épisode baptisé le « Massacre du samedi soir » au cours duquel le ministre de la Justice Elliot Richardson et son adjoint William Ruckelshaus avaient démissionné. L’affaire coûta finalement son poste au président Nixon.

Le président Trump a fait savoir récemment que si Robert Mueller s’intéressait de trop près à ses intérêts notamment financiers, cela signifierait qu’il s’écarte de ses prérogatives. Une façon, à demi-mots, de mettre en garde le procureur spécial.

Romandie.com avec(©AFP / 29 octobre 2017 16h13)                

États-Unis: Donald Trump s’en prend au procureur spécial Robert Mueller

juillet 21, 2017

Le président américain Donald Trump, à Washington DC le 19 juillet 2017 / © AFP / SAUL LOEB

Le président américain Donald Trump était accusé vendredi de chercher à contenir l’enquête sur les ingérences russes, qui vise certains de ses proches, et à saper l’autorité du procureur spécial Robert Mueller, nommé en mai pour assurer l’indépendance des investigations.

Le milliardaire s’est publiquement agacé que l’équipe d’enquêteurs de Robert Mueller, un ancien directeur du FBI, s’intéresse à ses propres finances et celles de sa famille, comme cela a été rapporté par plusieurs médias.

« C’est une violation » du mandat de Robert Mueller, a dit le dirigeant au New York Times. Depuis son entrée en politique, il cache jalousement sa feuille d’impôts, contrairement à tous ses prédécesseurs, en insistant qu’il n’avait aucun intérêt financier en Russie.

Selon le quotidien, les avocats personnels et les collaborateurs de Donald Trump ont commencé à fouiller la vie des enquêteurs embauchés par Robert Mueller dans le but de découvrir des conflits d’intérêts qui pourraient permettre de discréditer leur travail, voire de forcer leur éviction ou celle de M. Mueller.

Le ministère de la Justice, dont dépend le procureur spécial, ne peut le limoger que dans certains cas graves, dont le conflit d’intérêt. La décision revient théoriquement au numéro deux, Rod Rosenstein, car le ministre Jeff Sessions s’est récusé dans cette affaire.

Depuis le Bureau ovale, le septuagénaire a de nouveau raconté qu’il avait reçu M. Mueller comme candidat à la direction du FBI en mai, la veille de sa nomination comme procureur spécial par M. Rosenstein. Selon lui, l’ancien directeur était désireux de reprendre les rênes de la police fédérale.

« Il y a de nombreux autres conflits dont je n’ai pas parlé, mais je le ferai un jour », a ajouté Donald Trump.

Deux conseillers présidentiels ont même rapporté au Washington Post qu’une vieille affaire d’adhésion à un golf Trump près de Washington, que M. Mueller a résiliée en 2011, avait été déterrée dans le but de trouver une éventuelle rancune, ce que l’intéressé a nié par un porte-parole.

Quant aux enquêteurs chevronnés recrutés par le procureur, les alliés républicains du président martèlent depuis des semaines que plusieurs ont, dans le passé, fait des dons à des candidats démocrates; ces informations sont publiques aux Etats-Unis.

« Il faut que les gens sachent ce qui motive les gens politiquement », a insisté vendredi Kellyanne Conway, conseillère de la Maison Blanche et ancienne directrice de campagne, sur Fox News. « Ce ne sont pas des petites sommes. Ils voulaient à l’évidence que l’autre camp gagne ».

– Dans le périmètre? –

Enfin, le président aurait commencé à demander à son équipe juridique sous quelles conditions théoriques il pourrait gracier des proches, des membres de sa famille, voire lui-même, selon le Washington Post.

La stratégie juridique de Donald Trump ne semble pas être solidement fixée, comme en témoigne un nouveau remaniement de son équipe d’avocats personnels.

Mark Corallo, qui coordonnait la communication de l’équipe, a indiqué à l’AFP avoir quitté son poste.

Les attaques présumées de la Maison Blanche contre le procureur spécial ont suscité la colère des élus démocrates qui codirigent les enquêtes distinctes menées par des commissions du Congrès.

Le mandat de M. Mueller, défini dans une lettre, est d’enquêter sur « tout lien et/ou coordination entre le gouvernement russe et des individus associés à la campagne du président Donald Trump », mais aussi « tout sujet » découlant « directement » de ces investigations.

Pour l’élu démocrate Adam Schiff, il ne fait aucun doute que M. Mueller a le pouvoir d’enquêter sur les finances de Donald Trump. « Tout fait financier inconvenant entre la Russie et l’organisation Trump, tel que du blanchiment d’argent, pourrait représenter le type même de +Kompromat+ (information compromettante) que la Russie pourrait exploiter pour influencer la politique de l’administration », a-t-il déclaré.

« L’idée que le président envisage des grâces à ce stade préliminaire des investigations est extrêmement troublant », a également averti le démocrate Mark Warner, vice-président de la commission du Renseignement du Sénat.

Romandie.com avec(©AFP / 21 juillet 2017 16h54)