Posts Tagged ‘Roi Salmane’

Arabie saoudite: le roi quitte l’hôpital après l’ablation de sa vésicule biliaire

juillet 30, 2020

 

Le roi Salmane d’Arabie saoudite, âgé de 84 ans, a quitté jeudi l’hôpital après y avoir passé 10 jours pendant lesquels il a subi une ablation de la vésicule biliaire, ont annoncé les autorités et les médias officiels. «Le Gardien des deux Mosquées Saintes, le roi Salmane, quittant l’hôpital où Dieu lui a donné la santé et le bien-être», ont écrit les médias officiels en légende sous des photos le montrant en train de quitter le bâtiment.

Le ministère des Affaires étrangères a quant à lui diffusé sur Twitter une vidéo dans laquelle on voit le roi quitter l’hôpital, marchant avec une canne et accompagné d’un cortège dans lequel se trouve son fils, le prince héritier Mohammed ben Salmane. Il y a une semaine, le cabinet royal avait annoncé que le monarque avait subi une opération par laparoscopie pour lui ôter sa vésicule biliaire à l’hôpital King Faisal à Ryad. Il est rare que l’Arabie saoudite communique sur l’état de santé du monarque qui dirige depuis 2015 le royaume, le premier exportateur de pétrole brut du monde et la plus grande économie du monde arabe.

Depuis le début de la crise sanitaire provoquée par la pandémie de Covid-19, le souverain saoudien, l’un des dirigeants les plus âgés de la région, est rarement apparu en public. Mais il a continué à présider, en visioconférence, les réunions hebdomadaires du Conseil des ministres. Son hospitalisation a provoqué le report d’une visite à Ryad du premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi.

Sous le règne du roi Salmane, le royaume ultraconservateur qui applique une version rigoriste de l’islam a entamé des réformes économiques pour l’après-pétrole. Il a également opté pour une politique étrangère plus affirmée et est entré en guerre contre les rebelles yéménites, soutenus par l’Iran, son rival régional. L’Arabie saoudite a été confrontée à une série de controverses depuis que le fils du roi Salmane a été nommé prince héritier en juin 2017, en particulier après l’assassinat en octobre 2018 du journaliste saoudien et critique du pouvoir à Ryad, Jamal Khashoggi, au consulat de son pays à Istanbul.

Par Le Figaro avec AFP

Don saoudien de 150 millions de dollars au profit de Jérusalem-Est (roi Salmane)

avril 15, 2018

Dhahran (Arabie saoudite) – Le roi Salmane d’Arabie saoudite a annoncé dimanche, lors du 29e sommet arabe, un don saoudien de 150 millions de dollars au profit de l’administration des biens religieux musulmans à Jérusalem-Est.

« L’Arabie saoudite annonce un don de 150 millions de dollars pour soutenir l’administration des biens islamiques de Jérusalem », a dit le souverain en qualifiant la réunion des dirigeants arabes de « sommet de Jérusalem ».

« Je nomme ce sommet de Dhahran sommet de Jérusalem pour que tout le monde sache que la Palestine et son peuple restent au cœur des préoccupations des Arabes », a-t-il dit.

Le roi Salmane a par ailleurs annoncé un don saoudien de 50 millions de dollars au profit de l’Unrwa, l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens.

Cette organisation, qui apporte son aide à plus de trois millions de personnes, traverse de sérieuses difficultés financières.

Elle a déclaré à la mi-mars ne disposer des fonds nécessaires que jusqu’à l’été, après la décision de Washington de ne plus la financer.

Pierre Krähenbühl, commissaire général de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (Unrwa), a récemment expliqué que l’agence cherchait 441 millions de dollars (361 millions d’euros) pour poursuivre ses activités mais que seulement 100 millions de dollars avaient été promis par les donateurs.

Romandie.com avec(©AFP / 15 avril 2018 13h32)                                            

Arabie: le roi Salmane reçoit le patriarche maronite libanais, une première

novembre 14, 2017

Le patriarche maronite libanais Bechara Rai (G) rencontre le roi Salmane d’Arabie saoudite (D) lors de sa visite à Ryad, le 14 novembre 2017 / © AFP / Fayez Nureldine

Le roi Salmane a reçu mardi le patriarche maronite libanais, le cardinal Bechara Raï, une première historique en Arabie saoudite qui intervient notamment au moment où Ryad accentue la pression sur le Liban pour tenter d’isoler le Hezbollah, formation pro-iranienne membre du gouvernement.

Arrivé lundi à Ryad, Mgr Bechara Raï a ainsi également rencontré le Premier ministre libanais Saad Hariri, qui a annoncé il y a dix jours sa démission soudaine depuis la capitale saoudienne et dont le sort fait l’objet d’intenses spéculations.

Il s’agit de la première visite en Arabie saoudite d’un haut responsable libanais depuis cette annonce. Le 4 novembre, M. Hariri avait dénoncé, en annonçant sa démission sur une chaîne saoudienne, la mainmise sur son pays de l’Iran et du Hezbollah, formation libanaise alliée de l’Iran, rival régional de l’Arabie saoudite.

Le patriarche et le roi ont « évoqué les relations fraternelles entre le royaume et le Liban et confirmé l’importance du rôle des différentes religions et cultures pour promouvoir la tolérance et renoncer à la violence », a rapporté l’agence officielle saoudienne SPA.

Le dignitaire religieux libanais s’est également entretenu avec le puissant jeune prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane.

La visite de Mgr Raï est la première d’un patriarche maronite en Arabie saoudite, a souligné le patriarcat dans un communiqué. Elle marque un rare moment d’échange interreligieux dans le royaume ultraconservateur, qui abrite les lieux les plus saints de l’islam.

Cette visite « illustre l’approche du royaume en faveur de la coexistence pacifique, de la proximité et de l’ouverture à toutes les parties de la population arabe », a écrit sur Twitter le ministre saoudien en charge des relations avec les pays du Golfe, Thamer al-Sabhane.

La démission de M. Hariri, qui a plongé le Liban dans la crise, est survenue alors que la tension monte entre Ryad et Téhéran qui soutiennent des parties opposées dans des conflits comme ceux que connaissent notamment la Syrie et le Yémen.

La classe politique libanaise estime que M. Hariri est détenu contre son gré en Arabie saoudite, bien qu’il ait assuré dimanche qu’il rentrait « très bientôt » dans son pays.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a fait savoir que la France était « préoccupée de la situation au Liban », appelant à la « non-ingérence » au pays du Cèdre. Il doit se rendre jeudi à Ryad, où le président Emmanuel Macron s’est déjà rendu une semaine plus tôt.

Romandie.com avec(©AFP / 14 novembre 2017 13h54)                

Le fils du roi d’Arabie saoudite propulsé prince héritier à 31 ans

juin 21, 2017

Mohammed ben Salmane, le fils du roi d’Arabie saoudite, le 11 avril 2017 à Ryad / © Saudi Royal Palace/AFP/Archives / BANDAR AL-JALOUD

Le roi Salmane d’Arabie saoudite a propulsé mercredi son jeune fils Mohammed prince héritier, confirmant son ascension fulgurante dans un contexte de crise ouverte avec le Qatar et d’enlisement du conflit au Yémen.

Selon un décret royal, le souverain a évincé son neveu le prince héritier Mohammed ben Nayef, 57 ans, pour le remplacer par son fils âgé de 31 ans.

Il a ainsi confirmé une volonté d’ouvrir à la deuxième génération de la dynastie Al-Saoud les portes du pouvoir suprême dans ce pays ultraconservateur du Golfe et première puissance pétrolière mondiale.

Ministre de la Défense depuis deux ans, le prince Mohammed, qui vient aussi d’être nommé vice-Premier ministre, est devenu l’homme fort du pays après l’accession de son père au trône en janvier 2015.

En revanche, le prince Mohammed ben Nayef a été évincé de toutes ses fonctions -prince héritier, vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur. Il a été remplacé à l’Intérieur par le prince Abdel Aziz ben Saoud.

Pour l’analyste Riad Kahwaji, la décision de nommer le nouveau prince héritier « était attendue depuis longtemps » et est plus motivée par des facteurs internes que par des facteurs de politique étrangère.

– ‘Confiance, soutien’ –

La famille royale a dû sentir que « le prince Mohammed a acquis assez de confiance et de soutien pour assumer » sa nouvelle charge, a souligné M. Kahwaji à l’AFP.

Selon un haut responsable saoudien, l’ancien prince héritier a cautionné la nomination de son successeur dans une lettre écrite au roi.

La télévision d’Etat a diffusé des images montrant les deux hommes s’embrasser à la suite de l’annonce.

« Je vais me reposer maintenant. Que Dieu t’aide », a lancé le prince Mohammed ben Nayef, auquel son successeur lui a répondu: « Que Dieu vous aide. Je ne me passerai jamais de vos conseils ».

Le très influent comité des grands oulémas saoudien a salué un « bon choix » du roi Salmane, alors que la Bourse saoudienne a bondi de plus de 4% à l’ouverture.

Plusieurs chefs d’Etat arabes ont félicité le nouveau prince héritier.

Le souverain saoudien a invité les membres de la famille royale, les responsables et les citoyens à venir mercredi soir dans son palais de la Mecque (ouest), pour faire allégeance au nouveau prince héritier.

Ailleurs, les autorités ont demandé aux Saoudiens de le faire auprès des princes des différentes régions.

Ayant la réputation d’un réformateur, Mohammed ben Salmane est aussi conseiller spécial du souverain et, surtout, il préside le Conseil des affaires économiques et de développement, organe qui supervise Saudi Aramco, la première compagnie productrice de pétrole au monde.

Sa nomination « suscite l’espoir et donne confiance en l’avenir du pays », a dit un homme d’affaires saoudien, Salmane al-Assemi, 33 ans, en rappelant qu’il était l’inspirateur d’un vaste programme de réformes économiques.

– Coup de jeune –

« Tout le monde va lui faire allégeance », a renchéri un autre Saoudien, Khaled al-Moutaïri, en saluant le coup de jeune représenté par cette nomination dans un pays qui a toujours été dirigé par de vieux rois.

Le roi Salmane a décidé à l’occasion de rétablir, avec effet rétroactif, toutes les primes et avantages supprimés aux fonctionnaires depuis près d’un an dans la cadre d’un programme d’austérité.

La nomination du prince Mohammed a été approuvée par 31 des 34 membres du « Conseil d’allégeance », chargé de régler les successions, selon les médias d’Etat.

L’instance a été revigorée par le roi Abdallah, disparu en 2015, pour éviter les conflits lors des successions entre les fils vieillissants du roi Abdel Aziz ben Saoud, fondateur du royaume.

Avec la précédente nomination de Mohammed ben Nayef, le roi Salmane, 81 ans, avait déjà modifié l’ordre de succession, jusque-là réservé aux fils directs du fondateur du royaume pour l’élargir aux petits-fils de ce dernier.

Ce développement intervient sur fond d’une profonde crise dans le Golfe, après la rupture le 5 juin par l’Arabie saoudite et plusieurs de ses alliés des liens avec le Qatar accusé de soutenir « le terrorisme » et de se rapprocher de l’Iran chiite, rival régional du royaume saoudien.

La mise au ban du Qatar, associant les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte, met en avant le nouveau prince héritier, appelé à contribuer à la gestion de cette crise inédite.

En tant que ministre de la Défense, le prince Mohammed supervise déjà le dossier de la guerre au Yémen, qui s’enlise plus de deux ans après l’intervention d’une coalition arabe sous commandement saoudien. Ryad appuie le président Abd Rabbo Mansour Hadi face aux rebelles chiites soutenus par l’Iran.

Régi par une version rigoriste de l’islam, le royaume impose de nombreuses restrictions aux femmes qui ne sont pas autorisées à conduire et est accusé de violations des droits de l’Homme par des ONG internationales.

Romandie.com avec(©AFP / 21 juin 2017 14h30)                

Le roi Salmane d’Arabie saoudite, dirigeant le plus retweeté devant Trump

mai 31, 2017

Le roi Salmane d’Arabie saoudite (d) et le président américain Donald Trump (g), le 20 mai 2017 à Ryad / © AFP/Archives / MANDEL NGAN

Le dirigeant dont les tweets sont les plus répliqués est le roi Salmane d’Arabie saoudite, loin devant le président américain Donald Trump, qui vient encore de créer le buzz après un tweet énigmatique, selon une étude publiée mercredi par le cabinet de conseil Burson-Marsteller à Genève.

L’étude, appelée « Twiplomacy », analyse chaque année (de début avril à fin mai) l’utilisation des comptes Twitter par les dirigeants et autorités nationales.

Il en ressort que chacun des tweets du président américain publié durant cette période a été répliqué 13.000 fois en moyenne.

Donald Trump (@RealDonaldTrump) est connu pour ses tweets à toute heure du jour et de la nuit allant du commentaire sur une performance à la télévision de l’acteur Arnold Schwarzenegger au « déficit commercial ENORME avec l’Allemagne ». Mardi soir, il a glissé dans un tweet un drôle de mot, « covfefe », devenu très vite le sujet numéro un des conversations sur les réseaux sociaux.

Le roi Salmane (@KingSalman) utilise en revanche Twitter avec une extrême parcimonie, avec seulement 10 tweets. Mais ses écrits sur le réseau social sont répliqués près de 150.000 fois en moyenne.

Les analystes de Burson-Marsteller révèlent par ailleurs que depuis que Barack Obama, dirigeant dont le compte Twitter était le plus suivi, a quitté la Maison Blanche, c’est le Pape François (@Pontifex, 33,7 millions d’abonnés) qui a pris la tête du classement, devant le compte personnel de Donald Trump, avec 30,1 millions d’abonnés, et le compte personnel du Premier ministre indien Narendra Modi (@NarendraModi), avec 30 millions d’abonnés.

Parmi les dirigeants les plus suivis figurent également le président turc Recep Tayyip Erdogan (@RT_Erdogan, 10,3 millions d’abonnés), et la responsable de la diplomatie indienne Sushma Swaraj (@SushmaSwaraj, 8 millions d’abonnés).

Pour cette étude, Burson-Marsteller déclare avoir analysé 856 comptes officiels et personnels de chefs d’Etat, de gouvernement et de diplomatie dans 178 pays.

Au sein du G7, la chancelière allemande Angela Merkel est le seul dirigeant à ne pas tweeter.

En Europe, le compte officiel du Premier ministre britannique (@Number10gov, 5,1 millions d’abonnés) est le plus suivi. Quant au compte du nouveau président français Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron, plus d’un million d’abonnés), il est entré à la 5e place du classement des dirigeants européens, aux côtés du chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy.

Romandie.com avec(©AFP / 31 mai 2017 14h19)                

L’Iran « fer de lance du terrorisme mondial », selon le roi Salmane d’Arabie saoudite

mai 21, 2017

Le roi Salmane d’Arabie saoudite, à l’aéroport international de Ryad le 20 mai 2017 / © AFP / MANDEL NGAN

Le roi Salmane d’Arabie saoudite s’est livré dimanche, à l’ouverture d’un sommet entre pays musulmans et Etats-Unis, à une attaque sans précédent contre l’Iran qu’il a qualifié de « fer de lance du terrorisme mondial ».

Il s’est dit en même temps déterminé à « éliminer le groupe Etat islamique (EI) et toutes les organisations terroristes, quelle que soit leur religion, leur confession ou leur idéologie ».

« Le régime iranien est le fer de lance du terrorisme depuis l’avènement de la révolution de (l’ayatollah Rouhollah) Khomeiny », a déclaré le roi devant le président américain Donald Trump et les représentants d’une cinquantaine de nations musulmanes, dont 37 chefs d’Etat ou de gouvernement.

« Le régime iranien soutient les groupes et les mouvements terroristes comme le (mouvement chiite libanais) Hezbollah, les Houthis (rebelles chiites yéménites), ainsi que Daech (acronyme arabe de l’EI), Al-Qaïda et d’autres », a ajouté le souverain saoudien.

A propos de la lutte contre les groupes extrémistes, le roi Salmane a déclaré: « Nous sommes unis pour lutter contre les forces du mal et de l’extrémisme (…), agir contre le terrorisme sous toutes ses formes et assécher ses sources de financement ».

Le royaume sunnite d’Arabie saoudite sunnite est le grand rival de l’Iran chiite dans la région.

Les groupes EI et Al-Qaïda sont des groupes radicaux sunnites.

Romandie.com avec(©AFP / 21 mai 2017 17h09)                

Arabie Saoudite/Trump à Ryad: un premier voyage sous tension

mai 20, 2017

Le président américain Donald Trump (g) et le roi Salmane à Ryad, le 20 mai 2017 / © Saudi Royal Palace/AFP / BANDAR AL-JALOUD

Le président américain Donald Trump a entamé samedi en Arabie saoudite, où il doit prononcer un discours attendu sur l’islam, son premier déplacement à l’étranger, espérant un répit après une semaine de révélations accablantes à Washington.

Air Force One a atterri peu avant 10H00 (07H00 GMT) dans la capitale saoudienne où M. Trump, accompagné notamment de son épouse Melania et de sa fille aînée Ivanka, a été accueilli en grande pompe par le roi Salmane sur le tapis rouge.

Quelques heures plus tôt, à peine Air Force One avait-il décollé de la banlieue de Washington que de nouveaux développements sur l’enquête russe étaient révélés. Facteur d’inquiétude supplémentaire pour la Maison Blanche: le Sénat annonçait que l’ex-chef du FBI James Comey, silencieux depuis son limogeage brutal il y a dix jours, avait accepté de témoigner.

Si ses prédécesseurs réservaient traditionnellement leur premier déplacement à leur voisin direct – Mexique ou Canada -, l’ex-magnat de l’immobilier a, lui, choisi la monarchie pétrolière saoudienne, première étape d’un long périple qui s’achèvera en Europe.

La méfiance des pays sunnites du Golfe vis-a-vis de Barack Obama était notoire. A l’instar d’Israël, l’Arabie saoudite et ses alliés ont salué chaleureusement l’élection de M. Trump.

Le roi Salmane, avec lequel le président républicain doit se réunir en début d’après-midi, a appelé à « un nouveau partenariat » entre les Etats-Unis et les pays musulmans, dont nombre de dirigeants seront présents dimanche à Ryad.

« Il aura un message plus dur sur l’Iran (le grand rival chiite, NDLR), il ne leur fera pas la leçon sur la démocratie et les droits de l’Homme et il sera applaudi », résume Philip Gordon, du Council on Foreign Relations. « Mais la véritable question est de savoir ce qu’il leur demandera et ce qu’il peut espérer obtenir ».

Contrats d’armement

La Maison Blanche appelle de ses voeux une implication plus forte des pays du Golfe dans la lutte contre ceux que Donald Trump qualifie de « terroristes islamiques radicaux ».

Dimanche, toujours à Ryad, le président américain prononcera devant une cinquantaine de dirigeants de pays musulmans un discours soulignant ses « espoirs » pour une « vision pacifique » de l’islam.

Ce sommet a été « béni » par l’imam de La Mecque qui a rappelé que le royaume saoudien était « porteur de la bannière de l’islam »,.

« J’exprimerai la position du peuple américain de manière franche et claire », a promis M. Trump dans son allocution hebdomadaire diffusée vendredi soir.

Il y a huit ans, son prédécesseur Barack Obama avait, depuis Le Caire, appelé à un « nouveau départ » entre les Etats-Unis et les musulmans à travers le monde, « un départ fondé sur l’intérêt mutuel et le respect mutuel ».

La visite de Donald Trump devrait aussi donner lieu à des annonces de contrats d’armement chargés de promesse pour l’industrie américaine.

« L’énorme point d’interrogation à garder en tête, si l’Arabie saoudite signe des contrats pour un total de 100 milliards de dollars, est de savoir comment ils pourront régler la facture, avec les prix actuels du pétrole », tempère Bruce Riedel, ancien de la CIA aujourd’hui analyste à la Brookings Institution.

Vendredi soir, la défense aérienne saoudienne a annoncé avoir « intercepté » à 180 km au sud-ouest de Ryad un missile tiré par les rebelles Houthis depuis le Yémen voisin, ravagé par la guerre depuis plus de deux ans.

Une coalition militaire arabe sous commandement saoudien intervient depuis mars 2015 au Yémen en soutien au gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi contre les Houthis, alliés à des unités de l’armée restées fidèles à l’ex-président Ali Abdallah Saleh. Les rebelles contrôlent la capitale Sanaa depuis 2014 et restent maîtres de vastes régions du pays.

Tweets matinaux ?

Malgré cet incident, l’Arabie saoudite, où Donald Trump passera deux jours, pourrait en définitive être l’étape la plus aisée du voyage du nouveau locataire de la Maison Blanche, qui peine à prendre ses marques.

Son périple le mènera également en Israël, dans les Territoires palestiniens, au Vatican, à Bruxelles et en Sicile pour les sommets de l’Otan et du G7 où les alliés européens de Washington seront en quête d’engagements clairs.

Au-delà de ses orientations diplomatiques, le comportement de l’exubérant président septuagénaire sera observé à la loupe.

Durant ses huit jours loin des Etats-Unis, partagera-t-il chaque matin sur Twitter ses exaspérations, comme il a pris l’habitude de le faire depuis son arrivée au pouvoir le 20 janvier?

Son équipe, secouée par une séquence tumultueuse qui a poussé certains élus républicains à exprimer leurs réserves, s’efforce pour l’heure de mettre en avant la dimension « historique » de ce déplacement au cours duquel le 45e président américain ira à la rencontre des trois grandes religions monothéistes.

Romandie.com avec(©AFP / 20 mai 2017 13h16)