Posts Tagged ‘route nationale’

juin 26, 2013

Le corps sans vie d’un ancien commandant de la marine guinéenne a été retrouvé en état de putréfaction à Dubréka, ville située à 50 kilomètres de Conakry, a-t-on appris mercredi.

Selon des témoins, le corps a été retrouvé précisément au quartier Kagbelen Village situé dans la commune urbaine de Dubréka, gisant au bord d’une petite rivière que coupe la route nationale Boffa- Conakry.

Interrogée, l’épouse de Léno Bernard Niouma a déclaré que ce dernier avait quitté le domicile vendredi vers midi avec en poche 30 mille francs CFA et n’était plus revenu à la maison.

Pour sa part, l’inspecteur principal de la police locale, qui a constaté le drame, a indiqué que la victime avait sur elle des traces d’arme blanche, laissant présager une attaque criminelle.

Le commandant Leno Bernard Gnouma, soixante ans environ, était à la retraite, polygame et père de 7 enfants. Il était domicilié à Katoko village dans la commune de Dubréka.

APA-Conakry (Guinée)

Congo: Département des Plateaux : 438 milliards de francs Cfa, pour la municipalisation accélérée

mai 13, 2013
Jean-Jacques Bouya.

Le président de la République, Denis Sassou Nguesso, a procédé, dimanche 5 mai 2013, au lancement officiel de la municipalisation accélérée du département des Plateaux, au cours d’une cérémonie solennelle à Djambala (voir notre précédente édition). Programme s’exécutant sur trois, voire quatre ans, la municipalisation accélérée est couplée à la célébration de la fête de l’indépendance, dans le chef-lieu du département en bénéficiant. Ainsi, le 53ème anniversaire de l’indépendance nationale sera célébré à Djambala, le 15 août prochain.

 

Pour cela, l’accent est mis, cette année, sur les infrastructures devant concourir à la tenue de cet événement et dont les travaux ont déjà commencé, depuis des mois. Dans le discours de circonstance qu’il a prononcé, Jean-Jacques Bouya, ministre à la présidence de la République, chargé de l’aménagement du territoire et de la délégation générale aux grands travaux, a indiqué que «le coût prévisionnel de ce vaste programme est de 438 milliards de francs Cfa». Il a présenté les projets qui seront réalisés. En voici l’extrait.

«Au titre des grands travaux:
– l’aménagement et le bitumage des voiries urbaines de Djambala;
– l’aménagement et le bitumage des chaussées aéronautiques de l’aéroport de Djambala, la construction du pavillon présidentiel et de l’aérogare;
– la construction du palais présidentiel, à Djambala;
– la construction du stade de Djambala;
– la réhabilitation de la route Ngo-Djambala-Lékana, longue de 165 Km;
– l’aménagement et le bitumage de la route Ngo-Mpouya, longue de 57 Km;
– l’aménagement et le bitumage de la route Ollombo-Abala, longue de 51 Km;
– la réhabilitation et l’élargissement de la route nationale n°2, tronçons Etsouali-Ngo, 60 Km; et Gamboma-Ollombo, 70 Km;
– la construction des hôtels de ville de Djambala, de Ngo, d’Ollombo, d’Ongogni, d’Abala et de Lékana;
– la construction du siège du Conseil départemental;
– la construction des sièges des sous-préfectures de Djambala, de Gamboma, de Lékana, de Mpouya, de Ngo, d’Ollombo, d’Ongogni, d’Abala, d’Allembé, de Makotipoko et de Mbon;
– la construction et l’équipement de la gare routière de Djambala;
– la construction des logements sociaux, à Djambala;
– la construction, à Djambala et Gamboma, des marchés modernes à étage, pour emprunter l’expression chère au Ministre d’Etat Pierre Moussa, cet autre aîné qui a su conduire, avec brio, le comité technique de la municipalisation accélérée. Lui au moins a su, avec sagesse, concilier nos différences, ayant compris que les divergences de point de vue sur un projet demeurent techniques et ne sauraient, en aucun cas, refléter des clivages entre générations.

Le président de la République construira, également, dans les Plateaux:
– l’hôpital général de Djambala;
– l’hôpital de référence de Gamboma;
– l’hôtel de police, le Tribunal de grande instance et la Maison d’arrêt de Djambala;
– l’hôtel du plan et de l’aménagement du territoire, à Djambala;
– les casernes militaires de Djambala;
– les logements de tous les administrateurs-maires et sous-préfets, à travers tout le département.

La Maison de la femme de Djambala sera réhabilitée et équipée, de même que l’Ecole nationale des sous-officiers de Gamboma et le système d’adduction d’eau potable de Djambala. Projets que complètera, toujours au titre des grands travaux, l’électrification des villes de Djambala, Lékana, Ngo, Mpouya, Mbon, Makotipoko, Ollombo, Gamboma, Ongogni, Allembé et Abala.     

A la faveur de la municipalisation accélérée des Plateaux, qui débute, officiellement, ce jour, seront, parallèlement exécutés, dans les onze districts du département, d’autres nombreux projets dits «non grands travaux». Sont ainsi désignés:
– la construction et l’équipement des résidences de fonction des autorités locales;
– la construction, la réhabilitation ou l’extension et l’équipement des établissements d’enseignement primaire et secondaire, assortis des logements du personnel;
– la construction, la réhabilitation ou l’extension et l’équipement des centres de santé intégrés dans les chefs-lieux de districts, avec des logements du personnel;
– la construction et l’équipement des logements des magistrats;
– la construction et l’équipement des commissariats de police, assortis de logements de fonction;
– la construction et l’équipement de la légion et des brigades de gendarmerie, avec des logements de fonction;
– la réhabilitation des bureaux de poste;
– la réhabilitation des logements des directions départementales de l’économie, du plan et de la statistique;
– la construction et l’équipement des logements de la Direction départementale de l’aménagement du territoire et du développement local;
– les aménagements des sites touristiques;
– la réhabilitation, l’extension et l’équipement de la Direction départementale de la culture et de la Maison de la culture de Djambala,
– la réhabilitation des logements administratifs.

D’autres projets de développement et d’aménagement du territoire, notamment les routes interurbaines, non inscrites à l’enveloppe de la municipalisation, vont participer activement au désenclavement de cette partie du pays. Ils ont pour noms:
– la réhabilitation de la route Ngo-Djambala-Lékana, longue de 165 Km;
– l’aménagement et le bitumage de la route Ngo-Mpouya, longue de 57 Km;
– l’aménagement et le bitumage de la route Ollombo-Abala, longue de 51 Km;
– la réhabilitation et l’élargissement de la route nationale n°2, tronçons Etsouali-Ngo, 60 Km; et Gamboma-Ollombo, 70 Km.

Le coût prévisionnel de ce vaste programme est de 438 milliards de francs Cfa.

Lasemaineafricaine.com propos recueillis par Pascal Ngalibo-Yala

Cameroun: Dabanga, village sous tension après l’enlèvement des Français

mars 2, 2013
Cameroun: Dabanga, village sous tension après l'enlèvement des Français Cameroun: Dabanga, village sous tension après l’enlèvement des Français © AFP

« Que Dieu fasse qu’ils soient libérés », affirme une habitante de Dabanga, petit village camerounais sur la frontière nigériane où a été enlevée le 19 février la famille de sept Français dont quatre enfants par des éléments se réclamant du groupe islamiste Boko Haram.

« C’est mal. On est inquiet. On espère qu’ils seront retrouvés avec les enfants. On n’aime jamais voir souffrir des enfants », poursuit cette jeune mère de six enfants qui préfère ne pas dévoiler son nom.

Elle est une des rares habitantes à accepter de parler. Les dizaines d’hommes interrogés auparavant préfèrent faire semblant de ne pas comprendre le Français avant de refuser, tête baissée, toute conversation une fois un interprète trouvé.

« Il faut les comprendre, souligne une source sécuritaire sur place. Le Nigeria est là, à l’antenne téléphonique (située de l’autre côté d’un petit cours d’eau à une centaine de mètres à peine). L’année dernière, près d’ici, au Nigeria, 17 personnes ont été tuées (dans une attaque de Boko Haram). Tout le village d’en face a voulu traverser. . . les gens ont peur ».

« Ils savent que Boko Haram est tout près. Certains se faufilent certainement parmi eux », affirme une autre source sécuritaire.

Le petit village de 500 à 1. 000 habitants s’articule autour du poste de douanes et de la barrière érigée sur la route. Les commerces de boissons, d’alimentation, de téléphones ou de pièces détachées sont de chaque côté de la voie. En plus de la douane, le village compte aussi un commissariat et une gendarmerie. .

C’est pourtant à moins de deux kilomètres de là, au nord, sur la route nationale 1 que la famille française a été enlevée par des hommes à moto, qui visiblement les attendaient.

Une petite route en terre. 500 m à peine. Un petit gué et on est au Nigeria. Le gué porte encore les traces aujourd’hui sèches des roues de la voiture de la famille qui s’est embourbée. La voiture, un 4×4 japonais de couleur foncée, est devant la gendarmerie, sous bonne garde.

Son intérieur témoigne de la vie interrompue de la famille. Derrière le conducteur, une casquette et une énorme boite contenant toutes sortes de médicaments et du matériel de premiers soins. La preuve que la famille était responsable et ne s’est pas aventurée au nord du Cameroun sans réfléchir. A l’avant, entre le conducteur et le passager, un livre rouge: les Evangiles. Sur le siège passager, du papier absorbant et des CD de musique africaine. A l’arrière du 4×4, un chapeau de paille et +Le livre de la jungle+, version junior.

Selon les autorités camerounaises, les sept Français, qui visitaient un parc national quand ils ont été kidnappés, auraient été transportés dans le nord-est du Nigeria voisin. Des sources sécuritaires parlent aussi de la zone du lac Tchad aussi bien au Nigeria, au Cameroun qu’au Tchad.

Tanguy Moulin-Fournier, sa femme Albane et leurs quatre fils vivent à Yaoundé, depuis l’automne 2011. Son frère, Cyril Moulin-Fournier, qui les accompagnait, vit à Barcelone.

Depuis l’enlèvement, des hommes du Bataillon d’intervention rapide (BIR), une des forces d’élite du Cameroun, sont déployés dans toute la région. Gendarmes et militaires sillonnent aussi les principales routes et obligent désormais tout étranger à circuler avec une escorte. « La zone est sécurisée », assurent les autorités.

A l’abri des regards indiscrets et la peur dans le regard, un commerçant accepte finalement de parler: « Tout le village est inquiet. Notamment pour les enfants. Nous sommes musulmans mais pas pour Boko Haram. Ce sont des gens méchants », explique-t-il.

« Mais, nous avons peur. Entre nous, on parle souvent de l’enlèvement, de la peur. . . Boko Haram, ce n’est pas Camerounais, c’est Nigérian mais ils sont là, tout près », ajoute-t-il.

Jeuneafrique.com avec AFP

Maroc : 42 morts dans un accident de la route entre Marrakech et Ouarzazate

septembre 4, 2012
Un accident de bus, en septembre 2010, dans le nord du Maroc. Un accident de bus, en septembre 2010, dans le nord du Maroc. © AFP

Dans la nuit du lundi 3 au mardi 4 août, 42 personnes ont été tuées et 24 autres blessés après la chute de leur autocar dans un ravin sur la route reliant Zagora à Marrakech, dans le sud du pays.

Le bilan est extrêmement lourd. Dans la nuit de lundi à mardi, 42 personnes sont mortes 24 autres ont été blessées dans l’accident de leur autocar survenu dans la province d’Al-Haouz, dans le sud du Maroc. L’accident a eu lieu vers 2 heures du matin, au niveau de la commune rurale de Zerkten, sur la route nationale reliant Zagora à Marrakech.

Le drame est survenu alors que le bus descendait de nuit vers la ville ocre , après avoir franchi le col de Tizi-n-Tichka, le plus haut du Maroc, qui culmine à près de 2 300 mètres. Le véhicule s’est renversé dans un ravin de 150 mètres de profondeur, laissant peu de chances de survie à ses passagers.

D’après un responsable local, ce terrible accident aurait fait 24 blessés, dont quatre grièvement. Ils ont été transférés dans différents hôpitaux de la région.

Vingt et un blessés ont été évacués aux urgences de l’hôpital Ibn Tofaïl de Marrakech. Quatre sont décédés peu après leur arrivée et deux ont été envoyés directement en service de réanimation. Leur état est relativement stable pour le moment. Trois autres blessés de l’accident ont été évacués à l’hôpital provincial de Ouarzazate.

Identifications en cours

La plupart des passagers seraient des Marocains mais les nationalités des autres victimes restent à déterminer, les corps étant toujours en cours d’identification. D’après Hicham Nejmi, directeur de l’hôpital de Marrakech, la totalité des blessés admis cette nuit dans ses services sont marocains.

Les corps des 42 personnes décédées ont été transférés à la morgue du principal hôpital de Marrakech. Selon un responsable de la préfecture du Haouz, les causes de l’accident ne sont pas encore connues, mais une commission d’enquête ainsi qu’une cellule de crise ont été mises sur pied.

Le gouverneur de la province, Younès El Bathaoui, s’est rendu sur place pour superviser les opérations de secours.

Il s’agit du plus grave accident d’autobus jamais enregistré au Maroc, où les accidents de la route sont très fréquents. En novembre 2010, un car transportant des ouvriers avait chuté dans un oued à Bouznika, près de Rabat, provoquant la mort de 24 personnes par noyade. Fin août, un camion s’était renversé sur la route, toujours dans la province du Haouz, et huit personnes avaient trouvé la mort tandis que 15 autres avaient été blessées, dont cinq grièvement.

Jeuneafrique.com par Benjamin Roger, avec agences

Congo/ Nationale n°1 : Le tronçon Dolisie-Brazzaville se construit

août 25, 2012

Le chantier de la route nationale n°1, notamment le tronçon Dolisie/Brazzaville (385km) évolue suivant le calendrier contractuel. Lancés en décembre dernier, les travaux de cette route sont estimés à plus de 765 milliards de francs CFA et exécutés par la société China state construction engineering corporation LTD (CSCEC) qui a également construit le premier segment reliant Pointe-Noire à Dolisie (160km).

Nationale n°1 : Le tronçon Dolisie-Brazzaville se construit
Le chantier avance à un rythme remarquable malgré quelques difficultés du parcours. Au troisième trimestre de cette année sur 359km de terrassements, 217km ont été effectués, 243 dalots sur 432, 8 ponts en construction, 123km d’assainissement sur 358km, 101km de fondation sur 359km.

Il est prévu en plus d’ouvrages d’art, des postes de péage/pesage, la construction des écoles et des centres de santé intégrés (CSI) le long du tracé qui fera la jonction avec la nationale n°2 (Brazzaville-Ouesso) au village Yié. Le tronçon accueillera une classe de trafic de 3000 véhicules poids lourd par jour avec une charge à l’essieu de 13 tonnes, une vitesse de référence de 80km en rase campagne et 60km en zone urbaine.

Le contrôle des travaux de cette route dite lourde est assuré par le cabinet conseil Egis International. Le chantier est scindé en cinq modules à savoir Dolisie-Nkayi (78km), Nkayi-Loutété (76km), Loutété-Mindouli (54km), Mindouli-Mienanzambi (76km), Mienanzambi-Yié (75km) Kintélé-Brazzaville (20km).

L’entreprise en charge des travaux entend mettre à profit la saison actuelle pour répandre les enrobées sur la bretelle Dolisie-Nkayi. Après avoir vaincu l’axe le plus délicat, notamment la région forestière et montagneuse du Mayombe, la CSCEC ne souhaite plus qu’atteindre Brazzaville.

Le chantier du tronçon Dolisie-Brazzaville mobilise 1800 techniciens et ingénieurs chinois et quelque 6000 nationaux. Malgré la présence du chantier, cette route ne cesse d’être sollicitée par les usagers qui rallient les deux villes congolaises les plus peuplées, Pointe-Noire et Brazzaville.

Certains importateurs de véhicules n’acheminent plus leurs marchandises destinées au nord Congo sur le Chemin de fer Congo océan (CFCO) depuis la fin des travaux de la bretelle Pointe-Noire/Dolisie.

L’aménagement et le bitumage de la zone du Mayombe ont réduit les distances, favorisant l’écoulement sur le marché de Pointe-Noire des produits vivriers provenant des localités des départements du Kouilou, Niari, Bouenza et Lékoumou.