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Obsèques d’Elisabeth II: le chef de l’Etat congolais parmi les invités

septembre 17, 2022

Invité avec d’autres dirigeants du monde, le président Denis Sassou N’Guesso assistera, ce 19 septembre, à Londres, aux funérailles de la reine Elisabeth II décédée le 8 septembre dans sa résidence de Balmoral, en Ecosse, à l’âge de 96 ans. La capitale du Royaume-Uni accueille à l’occasion une centaine de monarques et chefs d’Etat pour ce qui apparaît, mis à part le contexte du deuil, comme un grand moment d’échanges de civilités entre les hommes et les femmes qui nous gouvernent.

Née le 8 avril 1926, Elisabeth Alexandra fut couronnée reine à 26 ans, le 8 février 1952. Son règne ayant duré 70 ans, autant dire qu’elle a vécu les grands bouleversements de l’entre deux siècles et marqué de son empreinte les relations internationales. Aussitôt l’annonce de la disparition de la souveraine, le chef de l’Etat congolais avait, dans une lettre de condoléances adressée à Charles III, nouveau roi, exprimé sa vive émotion notant que le décès d’Elisabeth II représentait une grande perte pour le peuple britannique tant la reine a « pendant 70 ans incarné l’unité de la nation ».

Avec Adiac-Congo par Les Dépêches de Brazzaville

Charles III proclamé roi, funérailles de la reine le 19 septembre

septembre 10, 2022
Charles III proclame roi, funerailles de la reine le 19 septembre
Charles III proclamé roi, funérailles de la reine le 19 septembre© POOL/AFP/Jonathan Brady

Charles III a été officiellement proclamé roi par le Conseil d’accession réuni à Londres samedi, au cours d’une cérémonie historique, deux jours après le décès d’Elizabeth II dont les funérailles ont été annoncées pour le 19 septembre.

Le fils aîné de Charles, le prince William désormais héritier du trône, a dans un hommage poignant à sa grand-mère, affirmé qu’il soutiendrait son père le roi « de toutes les manières possibles » pour honorer la mémoire de sa grand-mère.

En fin d’après-midi, le prince, sa femme Kate, son frère Harry et son épouse Meghan sont apparus ensemble devant les grilles du château de Windsor pour admirer les fleurs déposées par le public, dans un signe symbolique d’apaisement, alors que les deux frères sont en froid depuis des mois.

C’était la première apparition de Meghan depuis la mort de la souveraine, et la première apparition publique des deux frères ensemble avec leurs épouses depuis mars 2020.

Le palais de Buckingham a indiqué que les funérailles d’Elizabeth II, décédée à 96 ans après 70 ans de règne, auraient lieu à l’Abbaye de Westminster le 19 septembre à 11h00 (10h00 GMT).

Des dirigeants du monde entier y sont attendus, et le roi a décrété pour l’occasion un jour férié.

« Je savais que ce jour viendrait, mais il va me falloir du temps pour m’habituer à la réalité de la vie sans Mamie », a regretté William dans un communiqué, saluant la « sagesse » et la « gentillesse » de sa grand-mère.

« Lourdes responsabilités »

« J’honorerai sa mémoire en soutenant mon père, le roi, de toutes les manières possibles », a ajouté le prince, fils aîné de Charles III qui lui a attribué vendredi le titre de Prince de Galles.

Etape après étape, dans la plus grande solennité, Charles III, 73 ans, s’installe comme chef d’Etat avec pour lourde tâche de succéder à une monarque ultra-populaire, respectée pour son sens du devoir et pour avoir préservé la monarchie au fil de son règne historique, le plus long de l’histoire britannique.

« Le prince Charles Philip Arthur George est maintenant, par la mort de notre dame souveraine d’heureuse mémoire, devenu notre Charles III… God save the King (Que Dieu garde le Roi) », a proclamé peu après 09h00 GMT le Conseil d’accession, même si Charles est devenu automatiquement monarque au moment du décès de la reine.

La cérémonie au palais Saint James, en présence de quelque 200 notables, dont la Première ministre Liz Truss et ses six prédécesseurs, a été télévisée, une première. L’accession de Charles III a ensuite été annoncée sur le balcon du palais, lors d’une cérémonie au cérémonial immuable.

« Le règne de ma mère a été inégalé dans sa durée, son dévouement et sa dévotion (…). Je suis profondément conscient de ce grand héritage, des devoirs et des lourdes responsabilités de la souveraineté, qui me sont désormais transmis », a déclaré Charles II.

Les trompettes ont ensuite retenti et des coups de canon ont été tirés dans tout le Royaume-Uni.

Des centaines de personnes s’étaient rassemblées devant Saint James avec l’espoir d’apercevoir le monarque. Ils étaient des milliers aux alentours du palais de Buckingham.

Cercueil attendu à Edimbourg

« La reine a toujours été la reine, toujours la même, pas de drame », a dit à l’AFP devant Saint James Sarah Berdien, 53 ans. « C’est ce qu’on attend de lui (…). On veut de la stabilité », a renchéri son mari Gerard.

La Première ministre Liz Truss et des députés dont le chef de l’opposition Keir Starmer ont prêté allégeance au roi lors d’une rarissime séance à la Chambre des Communes un samedi. Charles III devait ensuite recevoir dans l’après-midi la Première ministre, les principaux ministres et les chefs de l’opposition.

A Balmoral, où s’est éteinte la reine jeudi, les princes Andrew et Edward et la princesse Anne sont allés remercier le public venu rendre hommage à leur mère.

« Merci d’être venus », a dit Andrew après s’être recueilli avec son frère Edward et sa soeur Anne devant les fleurs déposées à l’extérieur de la résidence écossaise. « Nous avons eu le droit à une journée (en privé), maintenant il est temps de la laisser partir », a-t-il ajouté.

Le cercueil d’Elizabeth II sera transféré dimanche à Edimbourg au cours d’une longue procession lors de laquelle le corbillard passera notamment à Aberdeen et à Dundee. Il doit arriver dans la capitale écossaise à 15h00 GMT.

Après une cérémonie à Edimbourg, la dépouille voyagera mardi à Londres et, après une procession dans les rues de la capitale mercredi, il reposera pendant quatre jours au Westminster Hall, plus vieille section des Chambres du Parlement ouverte pour l’occasion 23 heures sur 24 au public.

Vendredi soir, pour la première fois depuis 70 ans, l’hymne britannique « God save the King » avait été chanté à la cathédrale Saint-Paul à Londres. Il remplace « God save the Queen », qui était chanté depuis 1952.

Ovation à Buckingham

Plus tôt, Charles III avait prononcé son premier discours télévisé en tant que souverain, une allocution enregistrée dans laquelle il avait rendu un émouvant hommage à sa « maman chérie », et promis de servir les Britanniques toute sa vie.

Charles III accède au trône dans une période difficile, le Royaume-Uni étant confronté à la pire crise économique de ces 40 dernières années, alors que quatre Premiers ministres se sont succédé en six ans.

A 73 ans, il est le monarque britannique le plus âgé au début de son règne et reste infiniment moins populaire que sa mère, qui avait su maintenir le prestige de la monarchie, ne donnant aucune interview et gardant ses opinions pour elle.

Mais le nouveau roi a été ovationné à son arrivée à Buckingham vendredi après-midi à son retour d’Ecosse. Accompagné de son épouse Camilla, devenue reine consort, il a serré les mains de dizaines de personnes devant le palais.

Des milliers de personnes affluent depuis l’annonce de la disparition d’Elizabeth II pour déposer bouquets de fleurs et mots d’hommage devant les résidences royales.

Le roi a fait savoir que le deuil royal ? qui concerne la famille, le personnel et les représentants de la maison royale – durerait jusqu’à sept jours après les funérailles de la reine.

Le deuil national décrété par le gouvernement doit lui durer jusqu’au jour des funérailles après lesquelles la reine sera inhumée en privé dans une chapelle annexe du château de Windsor.

Avec Radio-Canada

Charles enfin roi, sous le nom de Charles III

septembre 8, 2022
Le prince de Galles.

Après des années d’attente, le prince Charles devient roi sous le nom de Charles III Photo : Getty Images/WPA Pool

Après une vie passée à attendre, le prince Charles, 73 ans, souvent mal aimé et mal compris, est devenu jeudi le roi Charles III après la mort de sa mère Élisabeth II, à un âge généralement plus propice à la retraite qu’aux grandes réformes.

Son accession au trône après 70 ans de patience, un record dans l’histoire de la monarchie britannique, a été immédiate à la mort de la reine, en vertu d’une ancienne maxime latine Rex nunquam moritur (le roi ne meurt jamais).

Il s’appellera Charles III, ont confirmé ses services dans la soirée, peu après que la première ministre Liz Truss eut salué le nouveau monarque.

Aujourd’hui, la Couronne passe, comme elle l’a fait pendant plus de mille ans, à notre nouveau monarque, notre nouveau chef d’État, sa majesté le roi Charles III, a déclaré la toute nouvelle première ministre, que la reine avait reçue mardi au château de Balmoral pour lui demander de former un nouveau gouvernement.

Le couronnement de Charles, cérémonie hors du temps, unique en Europe, devrait intervenir au mieux dans quelques semaines, une fois dépassé le traumatisme du décès de la reine Élisabeth II, souveraine adulée décédée à 96 ans.

Elle-même avait été couronnée en juin 1953, 16 mois après avoir été proclamée reine. C’était le dernier hourra impérial, avec 8250 personnes entassées dans l’abbaye de Westminster, selon Bob Morris, auteur de plusieurs ouvrages sur l’avenir de la monarchie.

Selon lui, Charles devrait préférer un couronnement plus rapide et plus petit, mais tout pourrait dépendre de la date, pour éviter un couronnement au cœur de l’hiver.

Le prince Charles, Camilla et la reine Élisabeth II passent sous une arche végétale dans un parc.

La deuxième épouse de Charles, Camilla, devient reine consort. Photo : AP/Jack Hill

Sa deuxième épouse Camilla deviendra reine consort, un souhait exprimé par la reine en février dernier. Le sujet restait sensible chez les Britanniques. Après son remariage avec le prince Charles en 2005, Camilla avait choisi de ne pas prendre le titre de princesse de Galles, trop associé à la princesse Diana, que Charles avait trompée avec elle pendant de longues années.

Un destin singulier

Étrange destin que celui de ce prince à la personnalité singulière, beaucoup moins populaire que sa mère, dont il attendait la mort pour entrer dans la lumière.

Né le 14 novembre 1948, il était devenu, en tant que fils aîné, l’héritier de la couronne à 3 ans et 3 mois, en février 1952, lorsque la princesse Élisabeth, 25 ans, était devenue reine à la mort de son père George VI.

Photo de famille en noir et blanc. Anne et Charles sont de jeunes enfants.

La famille royale en 1951. De gauche à droite, le prince Charles, le duc d’Édimbourg, Philip, la princesse Anne et la reine Élisabeth II. Photo : Getty Images/AFP

Depuis ses premiers engagements officiels dans les années 1970, le rôle du prince de Galles a été de soutenir Sa Majesté la reine, en tant que point focal de la fierté nationale.

Il a donc accueilli en son nom les dignitaires au Royaume-Uni, participé aux dîners d’État, voyagé dans une centaine de pays, remis des milliers de décorations, couru les inaugurations, honoré des héros, écrit ou enregistré d’innombrables messages d’encouragement ou de félicitations.

Il remplaçait de plus en plus sa mère à la santé déclinante.

En mai, Charles avait prononcé à sa place pour la première fois le discours du Trône au Parlement, l’une de ses fonctions constitutionnelles les plus importantes.

Les Britanniques connaissent surtout de lui le naufrage de son mariage avec la princesse Diana, qui lui a fait un tort considérable dans les années 1990, et son remariage avec Camilla.

Passionné d’urbanisme et de jardinage

Homme de passions, Charles a occupé au mieux cette très longue attente, défenseur avant l’heure de l’environnement, amateur de médecines douces, passionné d’urbanisme durable et jardinier inspiré qui parle à ses arbres. Depuis 2007, il publie son empreinte écologique (total 3133 tonnes de CO2 en 2020 contre 5070 en 2019).

Il est au total président ou bienfaiteur de plus de 420 organisations caritatives, dont la principale, le Prince’s Trust, a aidé depuis sa création en 1976 plus d’un million de jeunes en difficulté.

Justin Trudeau et le prince Charles.

Le prince Charles et son épouse Camilla ont visité le Canada en mai 2022. Photo : La Presse Canadienne/Paul Chiasson

Mais ce vieil aristocrate dandy qui aime les costumes croisés est nettement moins populaire que sa mère, entièrement dévouée à son rôle pendant 70 ans, et d’une neutralité absolue.

Est-ce son âge, sa gaucherie ou ses passions trop bavardes jugées parfois à la limite de l’ingérence politique? Il n’était qu’à 56 % d’opinions favorables dans un récent sondage YouGov en mai, loin derrière la reine (81 %), son fils le prince William (77 %) sa belle-fille Kate Middleton ou sa sœur la princesse Anne. Camilla plafonnait à 48 % d’opinions positives.

Depuis le décès de son père, le prince Philippe au printemps 2021, et alors que la reine se faisait moins présente, Charles a resserré le cercle royal, autour de lui, Camilla, son fils aîné William, son plus jeune frère Edward.

Il prend les rênes d’une institution au rôle amoindri dans le monde, à une époque et à un âge qui sont un double défi.

Nul ne sait encore comment Charles Philip Arthur George saura l’incarner, mais une chose est déjà sûre : ses années de règne lui sont comptées.

Radio-Canada avec Agence France-Presse

Élisabeth II s’éteint à 96 ans au terme d’un règne de sept décennies

septembre 8, 2022
Élisabeth II, souriante, salue de sa main gantée.

La reine Élisabeth II s’est éteinte jeudi entourée des siens dans son château de Balmoral, en Écosse. Sur cette photo, datant du 23 mars 2012, la souveraine quittait l’hôtel de ville de Manchester, dans le nord de l’Angleterre. Photo: Reuters/Phil Noble

Son règne aura été le plus long qu’aura connu le Royaume-Uni : Élisabeth II a rendu l’âme jeudi, entourée des membres de sa famille, dans sa résidence écossaise de Balmoral. Elle avait 96 ans. Avec son décès, une ère incertaine s’amorce pour la couronne britannique à laquelle elle a consacré sa vie.

Signe des temps, c’est sur Internet que la famille royale prévient le monde entier. En provenance du palais de Buckingham, la nouvelle tombe à 18 h 30, heure locale : La reine est morte paisiblement à Balmoral cet après-midi.

Les drapeaux sont mis en berne pendant que, sur les ondes de la BBC, on joue God Save the Queen.

Sa mort propulse sur-le-champ Charles, son fils aîné, sur le trône. Nous pleurons profondément la disparition d’une souveraine chérie et d’une mère bien-aimée, déclare celui qui porte désormais le nom de Charles III.

La journée avait commencé dans l’incertitude. C’est que, la veille, le palais avait annoncé que la reine avait reporté une réunion en ligne, ses médecins lui ayant conseillé de se reposer.

Jeudi midi, au Parlement, la première ministre Liz Truss venait d’annoncer un programme d’aide aux ménages pour pallier la hausse des coûts de l’énergie lorsque son ministre des Affaires intergouvernementales lui a tendu une note. Elle a quitté sans un mot la Chambre des communes, suivie peu après par son chef de l’opposition, ouvrant la porte à mille spéculations.

Sur Twitter, Liz Truss publie peu après que tout le pays est préoccupé par l’état de santé d’Élisabeth II.

Au chevet de la reine, la famille royale accourt. Ses enfants Charles, Anne, Andrew et Edward; ses petits enfants dont William et Harry…

Et puis tombe la confirmation en début de soirée : le long règne d’Élisabeth II vient de prendre fin.

La reine Élisabeth II n’est plusLa reine Élisabeth II.

La reine Élisabeth II sourit lors d’une visite pour l’ouverture officielle du nouveau bâtiment du Thames Hospice, le 15 juillet 2022 à Maidenhead, en Angleterre. Photo : Getty Images/WPA Pool

Après l’annonce du décès, la première ministre prononce une allocution devant le 10 Downing Street, saluant une reine aimée et admirée à travers le monde.

À la suite du décès d’Élisabeth II, les hommages affluent de la part de chefs d’État et de gouvernements. La Maison-Blanche publie la déclaration du président Joe Biden pour qui Sa Majesté la reine Élisabeth II était plus qu’une souveraine. Elle a défini une époque.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau affirme qu’elle a été notre reine pendant presque la moitié de l’existence du Canada et elle avait une affection évidente et profonde pour tous les Canadiens.

Pour le président français Emmanuel Macron, Élisabeth II a été une amie de la France, une reine de cœur ayant marqué à jamais son pays et son siècle.

Le prince William est au volant d'une voiture Range Rover qui conduit les princes William et Edward et de la conjointe de ce dernier.

Les princes William, Andrew et Edward ainsi que la femme de ce dernier sont arrivés au château de Balmoral jeudi pour se rendre au chevet de la reine Élisabeth II. Photo : Getty Images/Jeff J Mitchell

La souveraine avait limité ses apparitions depuis qu’elle a passé une nuit à l’hôpital, il y a près d’un an. Depuis des mois, elle déléguait une part croissante de ses fonctions à son fils Charles. Il a notamment prononcé en mai à sa place le discours du Trône au Parlement pour la première fois, l’une de ses fonctions constitutionnelles essentielles.

Début juin, les Britanniques avaient célébré pendant quatre jours les 70 ans de règne d’Élisabeth II. Elle est restée quasi absente de ce jubilé de platine, ne se montrant qu’à deux brèves reprises au balcon du palais de Buckingham devant des dizaines de milliers de personnes.

Quelques semaines plus tard, en revanche, elle s’est montrée plusieurs fois pour des apparitions publiques en Écosse, apparaissant souriante et avec une canne lors d’un défilé des forces armées à Édimbourg fin juin.

La reine Élisabeth II salue ses sujets à la fin du spectacle du jubilé de platine depuis le palais de Buckingham, à Londres.

Aux côtés du prince Charles et de Camilla, duchesse de Cornouailles, la reine Élisabeth II salue ses sujets à la fin du spectacle du jubilé de platine depuis le palais de Buckingham, à Londres.

PHOTO : ASSOCIATED PRESS / CHRIS JACKSON

Élisabeth II est veuve depuis la mort de son mari Philippe en avril 2021, peu avant ses 100 ans.

Son décès relance de plus belle les questions sur l’avenir de la monarchie. L’institution a été ébranlée par une série de scandales ces derniers mois : accusations d’agressions sexuelles aux États-Unis contre son fils Andrew, qui y a mis fin en déboursant des millions de dollars, ainsi que des allégations de racisme visant la famille royale, de la part de son petit-fils Harry et de son épouse Meghan Markle, désormais installés en Californie et en froid avec le reste de la famille.

L’après-Élisabeth II s’annonce plus compliqué avec Charles, à la popularité bien plus faible. Les Britanniques lui préfèrent le prince William et son épouse Kate.

Très croyante, Élisabeth II était aussi la cheffe de l’Église anglicane. Avec sa disparition s’ouvre une période de deuil national. Ses funérailles seront célébrées dans une dizaine de jours.

Radio-Canada avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, BBC et New York Times

Une ex-ambassadrice du Royaume-Uni en Birmanie et son mari arrêtés à Rangoun

août 25, 2022
Une ex-ambassadrice du Royaume-Uni en Birmanie et son mari arretes a Rangoun
Une ex-ambassadrice du Royaume-Uni en Birmanie et son mari arrêtés à Rangoun© AFP/Archives/ROMEO GACAD

Une ancienne ambassadrice du Royaume-Uni en Birmanie et son mari, un artiste passé par la prison en raison de son engagement politique, ont été arrêtés à Rangoun.

Vicky Bowman, en poste entre 2002 et 2006, a été arrêtée mercredi pour avoir omis de déclarer qu’elle ne vivait plus à l’adresse sous laquelle elle était officiellement enregistrée en tant qu’étrangère, a annoncé jeudi la junte au pouvoir dans un communiqué.

Son époux, l’artiste birman Htein Lin, ancien prisonnier politique entre 1998 et 2004, a également été interpellé, pour avoir aidé sa femme à résider à une adresse autre que celle sous laquelle elle était enregistrée, toujours selon le communiqué officiel.

Le couple, accusé d’avoir ainsi enfreint le code de l’immigration – une infraction passible d’un maximum e cinq ans de prison, a été transféré à la prison d’Insein à Rangoun, selon une source bien informée, qui a ajouté qu’une audience était prévue devant un tribunal pour le 6 septembre.

Le pays est en proie à un violent conflit depuis le coup d’Etat du 1er février 2021, et les arrestations se comptent par milliers. Les relations entre la Birmanie et la Grande-Bretagne, ancien pouvoir colonial, se sont nettement détériorées après la prise de pouvoir par la junte.

« Nous sommes inquiets de l’arrestation d’une Britannique en Birmanie », a déclaré à l’AFP un porte-parole de l’ambassade britannique, sans citer nommément Mme Bowman.

« Nous sommes en contact avec les autorités locales et nous fournissons l’assistance consulaire » nécessaire, a-t-il poursuivi.

Interrogé sur le sujet, un porte-parole de la junte n’a pas répondu aux sollicitations de l’AFP.

Une provocation

« C’est une provocation de la part du régime. Vicky et Htein Lin sont des personnalités très respectées qui ont beaucoup contribué pour la Birmanie pendant des décennies. Le fait que Vicky soit une ancienne ambassadrice ajoute à la gravité de l’affaire », a réagi auprès de l’AFP Richard Horsey, expert de la Birmanie auprès de l’International Crisis Group (ICG).

Vicky Bowman dirige le Centre pour l’économie responsable au Myanmar (MCRB) depuis juillet 2013. Elle a également occupé le poste de second secrétaire à l’ambassade britannique en Birmanie entre 1990 et 1993, avant de devenir ambassadrice. Elle parle couramment birman.

Elle a épousé en 2006 Htein Lin, dont les oeuvres réalisées en prison, avec du matériel entré en douce, avaient capté l’attention de l’ambassadrice.

Le peintre avait été détenu en raison de son opposition à la junte de l’époque. Etudiant, il avait également pris part au soulèvement d’août 1988.

Depuis le coup d’Etat qui a renversé la dirigeante civile Aung San Suu Kyi, l’armée au pouvoir mène une répression sanglante contre ses opposants, avec plus de 2.100 civils tués et près de 15.000 arrêtés, selon une ONG locale.

Les relations entre la Birmanie et le Royaume-Uni se sont dégradées depuis le putsch militaire.

La junte a qualifié en début d’année d' »inacceptable » la réorganisation de la représentation diplomatique en Birmanie du Royaume-Uni, qui n’envoie plus d’ambassadeur à Rangoun, mais un chargé d’affaire provisoire – auquel les autorités ont barré l’accès au pays.

Londres a annoncé jeudi, jour du cinquième anniversaire du début des exactions sanglantes de l’armée visant les Rohingyas, de nouvelles sanctions envers plusieurs entreprises et personnes liées à la junte.

Plusieurs étrangers sont détenus en Birmanie, parmi lesquels le Japonais Toru Kubota, le cinquième journaliste à avoir arrêté depuis le coup d’Etat – les autres ont tous ont fini par être libérés et expulsés du pays.

Par Le Point avec AFP

Royaume-Uni : les interminables vacances de Boris Johnson

août 15, 2022

Pour la deuxième fois en deux semaines, le Premier ministre démissionnaire est en congé, alors que les Britanniques subissent plusieurs crises.

Boris Johnson a ete apercu en Grece avec son epouse.
Boris Johnson a été aperçu en Grèce avec son épouse.© MATEUSZ WLODARCZYK / NurPhoto / NurPhoto via AFP

Au moment où le Royaume-Uni subit plusieurs crises, en particulier une inflation record, le Premier ministre sortant Boris Johnson a entamé une semaine de vacances, son deuxième repos en 15 jours, a confirmé, lundi, son bureau. « Le Premier ministre est en vacances cette semaine », a indiqué un porte-parole de Downing Street, en soulignant que les chefs de gouvernement, même absents, restent « informés de tous les dossiers urgents et prennent des décisions, particulièrement en matière de sécurité nationale ».

Ce porte-parole n’a pas précisé où Boris Johnson se trouvait, mais, selon le quotidien The Times, il s’est rendu avec son épouse Carrie en Grèce, où il a été photographié dans un supermarché d’une banlieue d’Athènes. Cette escapade à l’étranger intervient une semaine après que Boris Johnson, qui a démissionné début juillet après des mois de scandale, a passé quelques jours en Slovénie pour une « lune de miel » avec sa femme, de 24 ans sa cadette et épousée il y a un an, la troisième union pour le dirigeant politique.

Ce dernier a promis de rester aux affaires jusqu’à la désignation d’un nouveau chef du Parti conservateur. Seuls deux candidats restent en lice, la cheffe de la diplomatie Liz Truss et l’ancien ministre des Finances Rishi Sunak. Le résultat de l’élection interne à la formation politique est attendu le 5 septembre.

Le Royaume-Uni confronté à l’inflation et à la sécheresse

Les nouvelles vacances de Boris Johnson interviennent alors que des voix se sont élevées dans la classe politique britannique pour lui reprocher d’être aux abonnés absents au moment où ses compatriotes souffrent d’une très forte augmentation du coût de la vie, avec en particulier une explosion des prix de l’électricité. Downing Street avait affirmé la semaine dernière qu’il reviendrait « au futur Premier ministre » d’agir face à cette crise, et non à Boris Johnson, censé expédier les affaires courantes.

Le pays fait également face à une sécheresse historique qui frappe de plein fouet le secteur agricole et a rendu nécessaire la mise en place de restrictions d’arrosage dans plusieurs régions. Selon The Times, Boris Johnson a l’intention de se lancer dans « une série de visites et de discours » après son retour le week-end prochain, afin d’inciter son successeur à continuer à défendre ses priorités, notamment le soutien du Royaume-Uni à l’Ukraine face à l’invasion russe.

Avec Le Point avec AFP

Canicule en Europe : le Royaume-Uni dépasse les 40°C, un record historique

juillet 19, 2022
Des gens se rafraîchissent, les pieds dans l'eau de la fontaines de Trafalgar Square, dans le centre de Londres, le 17 juin 2022.

Le mercure a dépassé mardi le record jamais atteint au Royaume-Uni avec 40,2 °C à l’aéroport Heathrow. Photo: AFP via Getty Images/Carlos Jasso

La température a dépassé mardi le seuil des 40 °C au Royaume-Uni, une première dans ce pays frappé comme le reste de l’Europe occidentale par une canicule qui occasionne des feux de forêt dévastateurs, notamment en France.

Il s’agit du deuxième phénomène de chaleur intense en à peine un mois en Europe. Cette multiplication est une conséquence directe de la crise climatique, selon les scientifiques, les émissions de gaz à effet de serre augmentant à la fois leur intensité, leur durée et leur fréquence.

Le mercure a dépassé un niveau jamais atteint au Royaume-Uni avec 40,2 °C à 11 h 50, heure locale, à l’aéroport d’Heathrow, dans l’ouest de Londres, a annoncé l’agence météo Met Office.

Le record historique de températures – qui datait de juillet 2019 avec 38,7 degrés – avait déjà été battu dans la matinée avec plus de 39 °C recensés au sud de Londres.

C’est sûr que les Anglais ne sont pas habitués à ça. C’est dur d’être dehors, même à l’ombre c’est étouffant, a déclaré à l’AFP Emily Nixon, 34 ans, qui lundi a trouvé refuge dans une piscine municipale de la capitale britannique.

Après avoir vécu lundi la journée la plus chaude de l’année, les Britanniques ont passé la nuit la plus chaude jamais enregistrée dans le pays avec des températures qui par endroits ne sont pas descendues sous les 25 °C.

Le ministre des Transports Grant Schapps a souligné sur la BBC que non, les transports publics du pays datant de l’époque victorienne n’étaient pas en mesure de gérer de telles chaleurs.

Tous les trains sont annulés à cause de la chaleur. Je ne comprends pas. Ils ont des trains en Australie. Qui fonctionnent. Quel est le problème ici?, s’est agacé Ashley Meeloo, un usager de 62 ans à Londres.

Le gouvernement a été accusé de prendre le phénomène à la légère. Le premier ministre démissionnaire Boris Johnson a séché une réunion d’urgence sur la crise dimanche, préférant assister à un pot de départ, et le vice-premier ministre Dominic Raab a dit aux Britanniques de profiter du soleil.

Un panneau routier avertissant les automobilistes des prévisions de canicule pour les 18 et 19 juillet.

L’agence météorologique britannique annonce que les températures pourraient dépasser mardi la barre des 40 degrés dans le sud-est du pays. Photo : Getty Images/AFP/Damien Meyer

Des militants écologistes du groupe Extinction Rebellion ont brisé mardi matin des vitres de News UK, qui édite notamment le tabloïd The Sun, pour protester contre le traitement de la canicule dans certains médias.

The Sun a choisi de mettre en une des images de femmes en bikinis, de plages et d’enfants heureux avec des glaces, a dénoncé le groupe. Un autre tabloïd a titré lundi Ce n’est pas la fin du monde, stay cool and carry on [restez au frais et continuez].

Léger répit en France

Ailleurs en Europe, les Pays-Bas, qui ont enregistré lundi leur jour le plus chaud de l’année avec 35,4 °C, étaient confrontés déjà à des températures de 33 degrés vers 9 h 20 GMT. Quelque 39 °C sont attendus dans l’après-midi.

La Belgique redoute des records, le thermomètre pouvant grimper par endroits jusqu’à 40 °C. Exceptionnellement, les grands musées gérés par l’État fédéral sont accessibles gratuitement aux plus de 65 ans, qui peuvent y trouver de la fraîcheur.

En France, la température devrait baisser mardi sur la façade atlantique après une nuit compliquée en Gironde sur le front des deux incendies géants qui ont déjà ravagé 17 000 hectares de forêt.

Lundi, les records ont été battus dans plusieurs villes : 39,3 °C à Brest [nord-ouest], 42 °C à Nantes [centre ouest] ou 42,6 °C à Biscarosse [sud-ouest], selon Météo France. Le record absolu dans le pays, 46 °C, remonte au 28 juin 2019 à Vérargues [sud].

Quelque 16 000 personnes ont dû être évacuées lundi sous plus de 40 °C en raison des feux dans la région de Bordeaux.

En Bretagne, région généralement peu touchée par les feux de forêt, près de 1400 hectares de végétation sont partis en fumée dans le Finistère et 500 personnes ont été évacuées, 260 sapeurs-pompiers étant encore à pied d’œuvre mardi matin.

Une femme est assise près d'une fontaine à Paris.

En France, les températures devraient baisser un peu, mais les autorités du pays ont appelé à la prudence. Photo : Getty Images/AFP/Stefano Rellandini

Ça brûle toujours en Espagne et au Portugal

En Espagne, où la vague de chaleur extrême sévit depuis près de dix jours, les feux de forêt continuaient de faire rage mardi matin, notamment dans la province de Zamora [nord-ouest]. Selon les autorités régionales, près de 6000 personnes ont dû être évacuées à cause des flammes qui ont détruit plusieurs milliers d’hectares de prairies et de forêts.

Un léger répit était annoncé côté températures par l’agence météorologique nationale, alors que le mercure a allègrement dépassé les 40 degrés ces derniers jours.

Le changement climatique tue des personnes […], mais aussi notre écosystème, notre biodiversité, a réagi lundi le président du gouvernement Pedro Sanchez.

Au Portugal, plus de 1400 pompiers continuaient de lutter mardi matin contre les incendies dans le centre et le nord du pays.

Les deux feux de forêt les plus préoccupants à l’extrême nord du pays. L’un d’entre eux mobilisait mardi près de 700 pompiers et a conduit dans la soirée de lundi à l’évacuation de 300 personnes.

Un couple de septuagénaires a trouvé la mort lundi dans la zone après être sorti de la route alors qu’il tentait d’échapper aux flammes.

Une nouvelle hausse des températures est prévue dès mercredi dans le pays.

Un avion Canadair qui éteint le feu.

Au Portugal, les feux font toujours rage. Photo : Getty Images

Toute l’Allemagne est aussi confrontée à cette vague de chaleur, mais en Basse-Saxe [nord-ouest], les températures pourraient atteindre aujourd’hui les 40 degrés et donc s’approcher du maximum de 42,6 degrés enregistré dans cette région en juillet 2019 par le service météorologique allemand (DWD).

Environ la moitié du territoire de l’UE est actuellement confrontée à un risque de sécheresse à cause de l’absence prolongée de précipitations, qui expose des pays comme France, la Roumanie, l’Espagne, le Portugal et l’Italie à une probable baisse de rendement des cultures, selon la Commission européenne.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

L’Europe occidentale brûle toujours sous les effets de la canicule

juillet 16, 2022
L'Europe occidentale brule toujours sous les effets de la canicule
L’Europe occidentale brûle toujours sous les effets de la canicule© AFP/PATRICIA DE MELO MOREIRA

Une partie de l’Europe occidentale continuait de lutter samedi contre des feux de forêt dévastateurs, conséquence d’une vague de chaleur, selon les prévisionnistes, qui pourrait faire tomber plusieurs records de température au début de la semaine prochaine.

Dans le sud-ouest de la France, la mobilisation des pompiers ne faiblissait pas samedi pour fixer les incendies, particulièrement en Gironde où près de 10.000 hectares de forêt sont partis en fumée depuis mardi, dans un contexte de canicule généralisée où les températures pourraient atteindre 40°C localement, selon Météo-France.

Dans le touristique bassin d’Arcachon, en bord d’océan atlantique, les efforts déployés ont permis de ralentir la progression du feu. « Nous sommes toujours, et c’est une satisfaction, à 3.150 hectares brûlés, mais le feu n’est toujours pas maîtrisé », a déclaré à la presse un représentant de l’Etat, en saluant « l’énorme intensité et mobilisation » des pompiers.

Des reprises ont eu lieu ces dernières heures du côté de plages proches.

Plus dans les terres, le feu continue de progresser dans deux petites communes, avec désormais « plus de 7.000 hectares » brûlés, selon les autorités.

Ces feux, qui mobilisent plus d’un millier de pompiers, ont entraîné depuis mardi l’évacuation de plus de 12.000 personnes.

Accalmie en péninsule ibérique

Le Portugal connaissait une relative accalmie, avec un seul incendie important encore actif samedi, dans le nord du pays.

« Nous prévoyons de circonscrire ce feu dans la journée », a déclaré le commandant de la protection civile André Fernandes.

Ce feu semblait perdre en intensité en début d’après-midi, ont témoigné sur place des journalistes de l’AFP. Si la colline boisée d’où s’échappait de la fumée blanche était inaccessible aux pompiers, l’action d’un hélicoptère anti-incendie parvenait à ce stade à limiter la progression des flammes.

La veille, un avion bombardier d’eau qui combattait un feu de forêt dans la région de Guarda (nord) s’est écrasé, provoquant la mort du pilote, son unique occupant.

Selon un bilan de la protection civile portugaise, les incendies de la dernière semaine ont fait deux morts et une soixantaine de blessés. D’après ses estimations, ces feux ont ravagé, depuis le début de la canicule, entre 12.000 et 15.000 hectares de forêt et de broussailles.

En Espagne, des dizaines d’incendies faisaient toujours rage du nord au sud du pays. Dans la région d’Estrémadure, limitrophe du Portugal, un tronçon de l’autoroute A5, reliant Madrid à la frontière portugaise, a pu être rouvert à la circulation après avoir été fermé pendant plus de douze heures en raison d’un brasier.

A l’extrême sud, en Andalousie, un feu près de Malaga a obligé à l’évacuation préventive de plus de 3.000 personnes, selon les services de secours andalous.

En Grèce, les pompiers continuaient de combattre un foyer qui s’était déclaré vendredi matin, provoquant l’évacuation préventive de sept villages dans une zone rurale de la préfecture de Rethymno, sur l’île de Crête.

L’Agence météorologique espagnole a maintenu pratiquement tout le pays sous différents niveaux d’alerte aux températures élevées samedi, avec des valeurs supérieures à 40ºC dans de nombreuses régions et jusqu’à 44ºC par endroits.

Au Portugal, seule la région de l’Algarve au sud ne se trouvait pas en alerte à la chaleur. Dans le reste du pays, l’Institut météo prévoit samedi des températures pouvant atteindre les 42°C par endroits.

Alerte rouge au Royaume-Uni

Plus au nord de l’Europe, au Royaume-Uni, un comité de crise composé de ministres du gouvernement britannique devait se réunir dans la journée de samedi après que l’agence météorologique nationale a émis la toute première alerte « rouge » pour chaleur extrême, mettant en garde contre un « risque pour la vie ».

Le Met Office a déclaré que dans le sud de l’Angleterre, les températures pourraient dépasser les 40°C pour la première fois lundi ou mardi, pouvant ainsi battre le record de 38,7°C datant de 2019.

Le maire de Londres, Sadiq Khan, a conseillé aux Londoniens de n’utiliser les transports publics ces jours-là qu’en cas de « nécessité absolue ». Les compagnies ferroviaires ont également invité les passagers à éviter de voyager.

Certaines écoles du sud de l’Angleterre ont annoncé aux parents qu’elles resteraient fermées en début de semaine prochaine.

Cette vague de chaleur est la deuxième en à peine un mois en Europe. La multiplication de ces phénomènes est une conséquence directe du réchauffement climatique selon les scientifiques, les émissions de gaz à effet de serre augmentant à la fois leur intensité, leur durée et leur fréquence.

Par Le Point avec AFP

Royaume-Uni : la liste des candidats à la succession de Johnson se précise

juillet 13, 2022

Après un premier vote au Parlement britannique, mercredi 13 juillet, six prétendants au poste de Premier ministre restent encore dans la course.

La succession de Boris Johnson a Downing Street bat son plein au Royaume-Uni.
La succession de Boris Johnson à Downing Street bat son plein au Royaume-Uni. © STEFAN ROUSSEAU / POOL / AFP

La succession de Boris Johnson à Downing Street bat son plein au Royaume-Uni. Le nombre de candidats en lice s’est réduit à six, mercredi 13 juillet. Au terme d’un premier tour de scrutin, réservé aux députés conservateurs, l’ex-ministre des Finances Rishi Sunak est arrivé en tête avec 88 votes, devant Penny Mordaunt avec 67 votes.

Quasi inconnue du grand public au Royaume-Uni la semaine dernière, la secrétaire d’État au Commerce extérieur fait une ascension fulgurante. Avec un slogan « PM4PM », jouant sur ses initiales et celles du titre de Premier ministre, Penny Mordaunt, 49 ans, a lancé mercredi sa campagne en se définissant comme la « meilleure chance de gagner » pour les conservateurs aux prochaines élections, car elle serait « la candidate que les travaillistes craignent le plus ». La fibre patriotique de cette réserviste de la Royal Navy, qui pose fièrement devant l’Union Jack sur sa photo de campagne, semble parler à la base du parti, à qui il reviendra de départager les deux finalistes lors d’un vote par correspondance dont le résultat est attendu le 5 septembre.

Favorite dans les sondages

Un sondage YouGov réalisé les 12 et 13 juillet auprès de plus de 800 adhérents du parti la donne largement favorite : elle obtient 27 %, loin devant la secrétaire d’État à l’Égalité Kemi Badenoch (15 %) et l’ex-ministre des Finances Rishi Sunak, ex-aequo avec la cheffe de la diplomatie Liz Truss, avec 13 %. En finale, elle l’emporterait haut la main quel que soit son adversaire. En revanche, seuls 11 % des Britanniques (16 % chez les conservateurs) sont capables de la nommer en voyant son visage, selon une autre étude (Savanta ComRes).

Ancienne ministre de la Défense – première femme à ce poste –, elle joue la carte du sérieux et du renouveau. L’un de ses mots d’ordre est qu’il est temps de parler plus du navire que du capitaine.

« Sérieux défis »

Elle a aussi pour elle le fait d’avoir fait campagne pour le Brexit dès 2016, positionnement important pour toute une frange du parti qui conserve une certaine fidélité à Boris Johnson et entend faire barrage à Rishi Sunak. « Faible taux d’imposition, État réduit, responsabilité personnelle. Nous devons revenir à cela, car nous avons de sérieux défis à relever », a-t-elle lancé dans un premier discours de campagne mercredi matin, où elle s’est montrée confiante et tout à son aise.

Un récent sondage du site Conservative Home, auprès d’un panel de plus de 800 membres du parti, la donne également en tête. Considérée par la communauté LGBTQ + comme l’un de ses rares alliés chez les conservateurs, Penny Mordaunt a été accusée par le site spécialisé PinkNews d’avoir « capitulé » face à « l’aile anti-trans » du parti, après avoir déclaré après sa candidature que les femmes trans ne sont pas des femmes biologiques.

Née le 4 mars 1973 à Torquay, dans le sud-ouest de l’Angleterre, Penny Mordaunt est la fille d’un parachutiste et d’une enseignante. Elle a deux frères, dont un jumeau, et a perdu sa mère, emportée d’un cancer du sein, quand elle avait 15 ans. Pour payer sa scolarité, elle multiplie les petits boulots, travaille à l’usine, devient l’assistante d’un magicien pour aider sa famille avant d’étudier la philosophie à l’université de Reading.

Saut périlleux arrière

Elle fait ensuite carrière dans les relations publiques, et a conseillé William Hague quand il dirigeait le parti conservateur (1997-2001) alors dans l’opposition sous Tony Blair. Elle a aussi travaillé aux États-Unis pour la campagne présidentielle de George W. Bush. « J’ai appris qu’avec de la détermination, on peut à peu près tout faire », disait-elle dans une interview en 2021 dans le magazine The House.

Longtemps bénévole, Penny Mordaunt a notamment œuvré dans des hôpitaux et des orphelinats en Roumanie. Après un premier échec en 2005, elle est élue députée depuis 2010, avec une majorité de plus en plus importante à chaque scrutin. Elle décroche son premier poste gouvernemental en 2014 puis enchaîne plusieurs ministères (Forces armées, Personnes handicapées, Développement international, Femmes et égalité).

Hors politique, elle s’est illustrée en participant à la télévision à un concours de plongeon caritatif en 2014, dont elle a été éliminée après avoir échoué sur un saut périlleux arrière depuis le plongeoir de 7,5 mètres. La même année, elle attire l’attention publique lors d’un discours sur le bien-être des volailles, truffé de termes à double sens, défi qui lui avait été lancé lors de son entraînement en tant que réserviste.

Avec Le Point

Royaume-Uni : Boris Johnson démissionne de la tête du Parti conservateur

juillet 7, 2022

Fin de « party » chez les torys. Le Premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé, jeudi 7 juillet, sa démission du Parti conservateur mais indiqué qu’il resterait au pouvoir jusqu’à ce que soit désigné son successeur. Trois ans après son accession à Downing Street, Boris Johnson, 58 ans, s’est trouvé poussé vers la sortie par une avalanche de démissions au sein de son gouvernement après une succession de scandales. Au total, une soixantaine de départs ont été annoncés au sein du gouvernement depuis mardi, dont cinq ministres, un exode d’une rapidité sans précédent dans l’histoire politique britannique.

Lors de sa brève allocution, « BoJo » s’est montré « fier des réalisations de ce gouvernement », pour lesquelles il s’est « battu ». « C’est clairement la volonté du Parti conservateur qu’il y ait un nouveau leader et donc un nouveau Premier ministre », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse devant Downing Street, se disant « triste de démissionner du meilleur poste du monde ». Il a ajouté que le calendrier pour l’élection d’un nouveau leader conservateur serait précisé la semaine prochaine.

The Prime Minister @BorisJohnson makes a statement. https://t.co/EfgXuyazjw— UK Prime Minister (@10DowningStreet) July 7, 2022

« Mes amis, en politique, personne n’est indispensable. J’ai foi en ce système politique, qui élira un nouveau dirigeant. À ce nouveau dirigeant, homme ou femme, sachez que je vous soutiendrai autant que possible », a-t-il indiqué devant un parterre de journalistes.

La cheffe de la diplomatie britannique Liz Truss a appelé « au calme et à l’unité » après la démission de Boris Johnson de chef du Parti conservateur. « Le Premier ministre a pris la bonne décision. (…) Nous avons besoin de calme et d’unité maintenant et de continuer à gouverner jusqu’à ce qu’un nouveau chef du parti soit désigné », a-t-elle déclaré dans un tweet envoyé depuis Bali, en Indonésie, où elle doit assister à une réunion ministérielle du G20 vendredi.

À la suite de cette annonce, la présidence ukrainienne a remercié le Premier ministre britannique pour son soutien. « Merci à Boris Johnson pour avoir compris la menace du monstre russe, avoir toujours été à l’avant-garde du soutien à l’Ukraine » et avoir « pris ses responsabilités dans les moments les plus difficiles », a écrit sur Twitter le conseiller de la présidence Mykhaïlo Podoliak. « Nous tous avons accueilli cette nouvelle avec tristesse. Pas seulement moi, mais aussi toute la société ukrainienne qui sympathise beaucoup avec vous », a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui a joint Boris Johnson par téléphone.

« Bye Boris »

Toute la journée mercredi, les démissions s’étaient succédé. La séance hebdomadaire de questions à la Chambre avait été particulièrement houleuse pour Boris Johnson, avec de nouveaux appels à la démission dans son propre camp, des rires témoignant de sa perte d’autorité, et un « bye Boris » à la fin de la séance.

Mercredi soir, plusieurs ministres s’étaient rendus à Downing Street pour essayer, en vain, de convaincre Boris Johnson qu’ayant perdu la confiance du Parti conservateur, il devait démissionner, dans son intérêt et celui du pays. Le Premier ministre de 58 ans, qui affirme qu’il a un « mandat colossal » à accomplir, a riposté en limogeant par téléphone mercredi soir le ministre qui avait été le premier à venir lui conseiller de démissionner plus tôt dans la journée, Michael Gove, chargé du rééquilibrage territorial. Selon la BBC, Downing Street aurait qualifié Michael Gove de « serpent » indigne de la confiance de Boris Johnson.

Le mécontentement couvait depuis des mois, nourri notamment par le scandale des fêtes illégales à Downing Street pendant le confinement anti-Covid, alors que les Britanniques devaient respecter des règles très strictes. Boris Johnson, connu pour ne pas être à un mensonge près, avait varié dans ses explications, provoquant frustration puis colère des élus conservateurs, dans un pays confronté à une inflation record de 9 % et à des mouvements sociaux. Sa cote de popularité avait plongé, et près de 70 % des Britanniques souhaitent désormais son départ, selon deux sondages cette semaine.

La démission mardi soir du ministre des Finances Rishi Sunak et du ministre de la Santé Sajid Javid avait sonné l’hallali pour le Premier ministre, après un nouveau scandale sexuel impliquant le « whip » adjoint, chargé de la discipline des députés conservateurs, que M. Johnson avait nommé en février, « oubliant » des accusations passées de même type. Boris Johnson avait échappé le mois dernier à un vote de défiance, 40 % des députés conservateurs refusant cependant de lui accorder leur confiance.

Par Le oint avec AFP