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Royaume-Uni: les infirmières à nouveau en grève pour des hausses de salaire

janvier 18, 2023
Royaume-Uni: les infirmieres a nouveau en greve pour des hausses de salaire
Royaume-Uni: les infirmières à nouveau en grève pour des hausses de salaire© AFP/CARLOS JASSO

Après une première grève historique en décembre, des milliers d’infirmières ont à nouveau cessé le travail mercredi en Angleterre pour deux jours, réclamant de meilleurs salaires et conditions de travail, dans un Royaume-Uni confronté à une forte inflation.

Près d’un quart des services de santé publics étaient affectés.

Après des années de vaches maigres, les infirmières réclament des augmentations supérieures de 5 % à l’inflation, qui a atteint 10,5 % en décembre, en très légère baisse par rapport à novembre (10,7 %).

Les discussions entre le gouvernement conservateur de Rishi Sunak et le principal syndicat d’infirmières, le Royal College of Nursing (RCN) sont au point mort. Après une première grève de deux jours en décembre, du jamais vu en un siècle d’existence du syndicat, deux autres journées de grève sont annoncées pour les 6 et 7 février, touchant davantage d’hôpitaux.

Alors que les grèves affectent de nombreux autres secteurs, les infirmières seront rejointes par des milliers d’ambulanciers et personnel de ce secteur le 6 février, à l’appel du syndicat GMB qui a annoncé mercredi quatre nouveaux jours de grève, les 6 et 20 février et les 6 et 20 mars.

Les infirmières ne protestent pas seulement pour obtenir de meilleurs salaires, mais aussi contre la dégradations des conditions de travail.

« Si je devais choisir une formation aujourd’hui, je ne serais pas infirmière. C’est un boulot tellement dur en ce moment », explique à l’AFP Orla Dooley, 29 ans dont dix en tant qu’infirmière. « C’est quelque chose que j’aimais, c’est vraiment triste ».

En cette matinée glaciale, elle a rejoint le piquet pour soutenir les grévistes après son service de nuit à l’hôpital Saint-George de Londres.

Il manque souvent « 10, 12 infirmières, soit la moitié de l’effectif », souligne-t-elle. « Les problèmes de sécurité des patients ne surviennent pas que les jours de grève, mais tous les jours ».

Le sort des patients est au centre de leurs préoccupations, assurent les grévistes.

Service minimum

Faire grève est « la dernière chose qu’on veut faire », explique Steven Bedford, qui travaille dans la santé mentale. « On sait que les urgences vont probablement avoir du mal aujourd’hui, mais on doit se faire entendre ».

Le gouvernement, qui veut faire voter une loi instaurant un service minimum dans certains secteurs, dont la santé, dénonce lui les perturbations que vont engendrer ces grèves pour la population en plein hiver.

Avec « 47.000 postes vacants » en Angleterre, « je ne sais pas comment le gouvernement va faire » pour instaurer un service minimum, a déclaré la secrétaire générale du RCN Pat Cullen sur la chaîne ITV. Elle a également appelé le gouvernement à revenir à la table des négociations.

Le ministre de la Santé Steve Barclay a jugé « inabordable » une augmentation de 10 % pour les infirmières, soulignant que cela coûterait 3,6 milliards de livres par an (4,1 milliards d’euros. « Cela enlèverait de l’argent au service des patients », a-t-il ajouté lors de la visite d’un hôpital à Harrow (nord-ouest de Londres).

Selon lui, les deux jours de débrayage des infirmières en décembre avaient entraîné l’annulation de 30.000 opérations et rendez-vous.

Selon la NHS Confederation, qui représente les hôpitaux, cette nouvelle grève pourrait entrainer l’annulation de 4.500 opérations et 25.000 rendez-vous.

« Conflit dommageable »

Son président, Matthew Taylor, a appelé le gouvernement à « faire tout ce qu’il peut pour mettre fin à ce conflit dommageable » pour le service public de santé, le NHS.

« Nous ne pensons pas que c’est la bonne manière d’agir, nous continuons d’appeler les syndicats à quitter les piquets de grève et à continuer les discussions », a affirmé un porte-parole du Premier ministre Rishi Sunak, évoquant aussi la grève à venir des enseignants à partir du 1er février, à laquelle s’ajoutera un nouveau débrayage des cheminots.

Le mouvement des infirmières est le plus populaire de tous ceux qui secouent le Royaume-Uni ces derniers mois, confronté à sa pire crise sociale depuis des décennies.

Selon un sondage Ipsos pour l’agence PA, 57 % des Britanniques estiment que le gouvernement est le plus à blâmer pour la longueur de la grève des infirmières.

82 % des personnes interrogées éprouvent de la sympathie pour les infirmières et 80 % pour les ambulanciers.

Par Le Point avec AFP

Guerre en Ukraine : Londres va livrer des chars d’assaut Challenger 2 à Kiev

janvier 14, 2023

Downing Street a annoncé que le Royaume-Uni allait fournir des chars d’assaut lourds à l’Ukraine, une première depuis le début du conflit.

Plusieurs Challenger 2, chars lourds de l'armee britannique, devraient etre livres aux forces ukrainiennes.
Plusieurs Challenger 2, chars lourds de l’armée britannique, devraient être livrés aux forces ukrainiennes. © ADRIAN DENNIS / AFP

Le Royaume-Uni est devenu ce samedi le premier pays à envoyer des chars lourds de facture occidentale pour aider Kiev face à l’invasion russe après avoir annoncé dans un communiqué qu’il allait fournir des chars Challenger 2 à l’Ukraine. Lors d’un entretien avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le Premier ministre britannique Rishi Sunak a souligné « la volonté du Royaume-Uni d’intensifier son soutien à l’Ukraine, notamment en fournissant des chars Challenger 2 et des systèmes d’artillerie supplémentaires », a précisé Downing Street.

Londres ne précise pas combien de chars il compte envoyer à Kiev, ni quand ni comment il compte assurer la formation à l’utilisation et la maintenance des Challenger 2. Mais les deux dirigeants britannique et ukrainien sont d’accord sur la « nécessité de profiter » des récentes victoires ukrainiennes qui ont « repoussé les troupes russes ». Volodymyr Zelensky a remercié le Royaume-Uni sur Twitter pour avoir pris des décisions qui « non seulement [les] renforceront sur le champ de bataille, mais enverront également le bon signal aux autres partenaires ».

Always strong support of the UK is now impenetrable and ready for challenges. In a conversation with the Prime Minister, @RishiSunak, I thanked for the decisions that will not only strengthen us on the battlefield, but also send the right signal to other partners.— Володимир Зеленський (@ZelenskyyUa) January 14, 2023

La diplomatie russe a assuré samedi que l’envoi à l’Ukraine de chars lourds britanniques allait seulement « intensifier » les combats et avait peu chances de renverser la situation sur le front. « L’envoi de chars ne va en rien accélérer la fin des hostilités militaires, mais va seulement les intensifier en provoquant de nouvelles victimes », a indiqué l’ambassade de Russie à Londres dans un communiqué, ajoutant qu’il était « peu probable » que ces chars aident l’armée ukrainienne à « renverser la situation sur le champ de bataille ».

Premiers chars lourds occidentaux

Depuis le début de l’invasion russe, il y a près d’un an, les alliés européens de Kiev ont déjà livré près de 300 chars soviétiques modernisés, mais jamais encore de chars lourds de facture occidentale, malgré les demandes répétées de l’Ukraine. L’annonce britannique intervient après que la Pologne s’est dite prête, mercredi, à livrer 14 chars lourds Leopard 2, un modèle allemand de char d’assaut considéré comme l’un des plus performants au monde.

La semaine passée, France, Allemagne et États-Unis ont promis l’envoi de véhicules blindés transportant de l’infanterie ou de chars de reconnaissance – 40 Marder allemands, 50 Bradley américains et des AMX-10 RC français. De nouvelles annonces pourraient intervenir le 20 janvier, lors de la prochaine réunion des alliés de l’Ukraine à Ramstein (Allemagne).

Par Le Point avec AFP

Avant la sortie de ses mémoires explosifs, Harry nie vouloir blesser sa famille

janvier 9, 2023
Avant la sortie de ses memoires explosifs, Harry nie vouloir blesser sa famille
Avant la sortie de ses mémoires explosifs, Harry nie vouloir blesser sa famille© AFP/Oli SCARFF

Le prince Harry n’a aucune intention de « blesser » sa famille, a-t-il assuré dans une série d’interviews à quelques heures de la parution de ses mémoires, dans lesquels aucun membre de la monarchie britannique ne semble être pourtant épargné.

« Le Suppléant » sera mis en vente à minuit, mardi. Les passages les plus explosifs ont déjà fait le tour du monde depuis que des librairies en Espagne l’ont placé par erreur dans leurs rayons quelques heures jeudi.

Les divisions au sein de la royauté britannique y apparaissent sous un jour très cru, confrontant cette institution à l’influence planétaire à une profonde crise à peine quatre mois après la mort de la très populaire Elizabeth II.

On sait déjà que William, l’héritier du trône, son « frère bien aimé et ennemi juré », est sa principale cible. Mais le roi Charles III, chef d’Etat de 15 pays qui sera couronné le 6 mai, n’est pas non plus épargné. Tout comme Kate, l’épouse de William, et Camilla, la reine consort.

Le prince de 38 ans a donné plusieurs interviews télévisées pour promouvoir et défendre son livre, depuis la Californie où il s’est exilé en 2020 avec son épouse Meghan.

Pourquoi s’exposer ainsi trois ans après avoir pris ses distances avec la monarchie britannique ? « Après 38 ans à voir mon histoire racontée par tant de personnes avec des déformations et des manipulations intentionnelles, cela m’a semblé le bon moment de me réapproprier mon histoire », a-t-il expliqué sur la chaîne britannique ITV.

Mais rien « n’a été fait avec l’intention de blesser ou de faire du tort » à son père Charles III, son frère William ou sa famille.

« Une branche d’olivier »

Le prince a martelé vouloir une réconciliation avec la famille. Mais sur la chaîne américaine CBS, il a reconnu que William et lui ne se parlaient pas actuellement et qu’il n’avait pas échangé avec son père « depuis un bon moment ».

Buckingham Palace n’a pas réagi aux déclarations du prince. The Sunday Times a cité des proches du prince William affirmant qu’il est « triste », qu’il « brûle à l’intérieur », mais qu' »il reste silencieux pour le bien de sa famille et du pays ».

Dans un moment marquant sur ITV, Harry a nié avoir accusé la famille royale de racisme, quand il a dit en mars 2021 à la télévision américaine qu’un membre de celle-ci s’était interrogé sur la couleur de peau qu’aurait son fils à naître, comme son épouse est métisse. Cette interview avait relancé un vif débat au Royaume-Uni sur le racisme.

Impopulaires

La presse britannique, en majorité très hostile aux « Sussex », croit y voir « une branche d’olivier » tendue à la famille royale, mais pour les journaux le mal est déjà fait.

Dans son livre, Harry accuse William de l’avoir jeté au sol lors d’une dispute en 2019 concernant Meghan, qu’Harry avait épousée l’année précédente.

Il accuse aussi son frère et son épouse Kate d’avoir eu des « stéréotypes » envers Meghan, actrice américaine métisse, qui ont « créé un obstacle » pour l’accueillir dans la famille.

Harry s’en prend notamment aussi à l’épouse de son père, Camilla, désormais reine consort, affirmant que certains détails de conversations privées publiées dans les médias « ne pouvaient avoir fuité que » par elle.

Pour le tabloïd The Sun, Harry est un homme « troublé, seul ».

Malgré une intense promotion les jours précédents sa diffusion, l’interview sur ITV a été regardée par 4,1 millions de téléspectateurs, doublée par la BBC qui diffusait une série.

Les Britanniques pourraient être lassés par Harry et Meghan, omniprésents dans les médias depuis des semaines. Leur impopularité atteint des records. Selon un sondage YouGov, 64 % des Britanniques ont une image négative de Harry.

Le couple devrait se faire plus discret dans les mois à venir, selon Omid Scobie, un ami et biographe du couple. « Je pense que nous allons assister, pour le reste de l’année, à une sorte de retrait par rapport à ce que nous avons vu au cours des derniers mois », a-t-il déclaré à la BBC.

Par Le Point avec AFP

Royaume-Uni : Meghan Markle ciblée par d’« ignobles » menaces de mort

novembre 30, 2022

L’ancienne actrice américaine et Harry ont décidé en 2020 de prendre leurs distances avec la famille royale et ont déménagé aux États-Unis.

Meghan Markle s'est mariee avec le prince Harry le 19 mai 2018.
Meghan Markle s’est mariée avec le prince Harry le 19 mai 2018. © Alpha Press / MAXPPP / ALPHAPRESS/MAXPPP

Meghan Markle, l’épouse du prince Harry, a reçu d’« ignobles » menaces de mort quand elle et son mari étaient encore des membres actifs de la famille royale britannique, a affirmé un haut responsable de la police. Neil Basu, un haut responsable quittant la police londonienne, a affirmé qu’il avait eu à gérer des menaces de mort jugées crédibles à l’encontre des Sussex venant de militants d’extrême droite quand il était à la tête de la police antiterroriste.

Les affirmations du policier, dans une interview diffusée mardi soir sur la chaîne Channel 4, interviennent alors que le prince Harry a régulièrement exprimé ses craintes pour la sécurité de sa famille quand ils vivaient au Royaume-Uni.

Plusieurs enquêtes ouvertes

Meghan, une actrice américaine métisse, et Harry, fils cadet du roi Charles III, ont décidé en 2020 de prendre leurs distances avec la famille royale et ont déménagé aux États-Unis. Lors d’une interview fracassante en mars 2021, le couple a lancé des accusations de racisme et d’insensibilité de la part de la famille royale. Neil Basu, qui quitte la police londonienne après trente ans de service, a qualifié les menaces reçues par le couple d’« ignobles » et de « vraiment réelles ». « Nous avions des équipes qui enquêtaient, des gens ont été poursuivis pour ces menaces », a-t-il ajouté.

Harry, 38 ans, a attaqué le gouvernement britannique en justice pour obtenir une protection policière quand la famille se déplace au Royaume-Uni. En cessant d’être des membres actifs de la famille royale, Harry et Meghan ont perdu la protection des forces de l’ordre qui leur était accordée aux frais du contribuable. Harry a proposé de prendre en charge les frais et conteste devant la justice le refus qui lui a été opposé par le ministère de l’Intérieur. Par ailleurs, Neil Basu, qui a des origines indiennes, a dénoncé « l’horrible » rhétorique concernant l’immigration de certaines personnalités conservatrices elles-mêmes d’origine étrangère.

La très à droite ministre britannique de l’Intérieur Suella Braverman, d’origine indienne, a par exemple parlé d’« invasion » migratoire ou exprimé son « rêve » de voir expulsés au Rwanda les demandeurs d’asile arrivés illégalement au Royaume-Uni, un projet pour l’instant au point mort après une intervention de la justice européenne. Pour Neil Basu, ce discours est « inexplicable ». « C’est incroyable d’entendre de puissants responsables politiques parler un langage qui ferait remonter les souvenirs de mon père en 1968 », a-t-il dit en référence à un discours du député conservateur Enoch Powell sur une prétendue guerre raciale au Royaume-Uni à cause de l’immigration.

Par Le Point avec AFP

Royaume-Uni : un membre de la maison royale démissionne après un incident raciste

novembre 30, 2022

Un proche de la monarchie britannique a démissionné après avoir posé des questions insistantes sur ses origines à une militante féministe noire.

L'incident s'est deroule lors d'une reception organisee par la reine consort Camilla a Buckingham. (Photo d'illustration).
L’incident s’est déroulé lors d’une réception organisée par la reine consort Camilla à Buckingham. (Photo d’illustration).© HERVE CHATEL / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Une personne appartenant à l’entourage de la monarchie britannique a démissionné après avoir posé des questions insistantes sur ses origines à une militante féministe noire lors d’une réception organisée par la reine consort Camilla à Buckingham, a indiqué mercredi le palais. Ngozi Fulani, directrice de l’association Sistah Space qui soutient les victimes de violences domestiques, a affirmé sur Twitter qu’un membre des services qui entourent les membres de la monarchie lui avait demandé avec insistance « d’où elle venait vraiment » lors d’une réception mardi au palais royal.

Dans un communiqué, le palais de Buckingham a déclaré prendre l’incident « extrêmement au sérieux ». « Des commentaires inacceptables et vraiment regrettables ont été faits », a déclaré le palais. « La personne concernée aimerait exprimer ses profondes excuses pour le mal causé et a quitté son rôle honorifique avec effet immédiat. » La réception organisée à Buckingham par la reine consort Camilla avait pour thème la lutte contre les violences à l’égard des femmes.

Des questions embarrassantes

Dans un tweet, Ngozi Fulani raconte avoir été interpellée dix minutes après son arrivée par une personne qu’elle désigne comme « Lady SH », qui lui a « touché les cheveux pour voir (son) nom sur (son) badge », explique-t-elle. Elle ajoute qu’après avoir expliqué qu’elle était là comme représentante de son association basée à Londres, son interlocutrice lui a demandé : « Non, mais d’où venez-vous en Afrique ? » et a continué d’insister quand Ngozi Fulani lui a répondu être britannique. « Non, mais d’où venez-vous vraiment ? D’où est-ce que les gens comme vous viennent ? » aurait-elle insisté.

Ngozi Fulani explique n’avoir pas su que répondre ni que faire. « Je ne pouvais pas le dire à la reine consort, et c’était un choc pour moi comme pour les deux autres femmes (à mes côtés), nous sommes restées abasourdies et muettes. » « Nous ne souhaitons pas révéler l’identité de la personne concernée, c’est le système qui doit évoluer », a insisté Sistah Space. L’incident intervient après que la famille royale britannique a été accusée de racisme l’année dernière par le prince Harry – fils cadet du roi Charles III – et son épouse Meghan, une Américaine métisse. Le couple, qui vit désormais aux États-Unis, assure notamment qu’un membre de la famille royale s’était interrogé avant sa naissance sur la couleur de peau qu’aurait leur fils Archie. Seulement 8,5 % des employés de la famille royale font partie de minorités ethniques, contre 13 % de la population britannique, avait révélé l’année dernière la famille royale en se fixant un objectif de 10 % pour 2022

Par Le Point avec AFP

Rishi Sunak succède à Liz Truss à la tête des conservateurs britanniques

octobre 24, 2022
Rishi Sunak devant la porte de sa résidence

L’ex-ministre britannique des Finances, Rishi Sunak, est devenu lundi matin le nouveau chef du Parti conservateur et prochain premier ministre du Royaume-Uni à la suite de la démission, jeudi dernier, de Liz Truss. Photo : Reuters/Maja Smiejkowska

L’ancien ministre des Finances Rishi Sunak a été désigné chef du Parti conservateur et devrait succéder sous peu à Liz Truss comme premier ministre du Royaume-Uni.

L’ancien ministre britannique des Finances a été désigné à la tête du Parti conservateur après le retrait de la course de sa seule rivale, Penny Mordaunt, a annoncé lundi le président du comité de 1922 du parti.

Je peux confirmer que nous n’avons reçu qu’une candidature valide, a déclaré le responsable de l’organisation du scrutin, Graham Brady, Rishi Sunak est ainsi élu chef du Parti conservateur.

Cette course à la direction du parti avait été lancée à la hâte jeudi dernier après la démission de la première ministre Liz Truss, emportée par une vague de contestation au sein de son propre parti seulement 45 jours après avoir accédé aux commandes du gouvernement britannique en lieu et place de Boris Johnson, qui avait lui aussi été poussé vers la sortie en juillet à la suite du scandale du Partygate.

Des hommes en vestion cravate posent pour la postérité.

Les membres du « Comité 1922 » du Parti conservateur, chargés de diriger la course à la succession du parti, en compagnie de Rishi Sunak, (au centre). Photo: AP/Stefan Rousseau

Petit-fils d’immigrés d’origine indienne au parcours classique de l’élite britannique, Rishi Sunak, richissime ancien banquier, est la première personne issue des minorités visibles à diriger le gouvernement britannique.

Je veux redresser notre économie, unir notre parti et agir pour notre pays, a-t-il déclaré dimanche en annonçant sa candidature sur Twitter lors d’un intense week-end de tractations. Voulant marquer sa différence par rapport à Boris Johnson, il a promis intégrité, professionnalisme et responsabilité.

Rishi Sunak était le seul candidat à avoir franchi le cap des 100 signatures au sein des députés conservateurs; principale condition requise pour accéder à la course à la succession de Liz Truss.

La seule autre candidate dans la course, la ministre des Relations avec le Parlement, Penny Mordaunt, a retiré sa candidature lundi matin, faute d’avoir pu recueillir les 100 signatures requises, ouvrant du même coup la porte à la direction du Parti conservateur et du gouvernement à son collègue.

Quant à lui, l’ex-premier ministre Boris Johnson, qui réfléchissait à la possibilité de tenter de nouveau sa chance, a annoncé dimanche soir qu’il renonçait à se présenter en raison des divisions au sein de la majorité.

M. Sunak ayant été proclamé vainqueur de facto, les 170 000 membres du Parti conservateur ne seront pas obligés de voter pour désigner leur nouveau chef. Ce vote était prévu pour vendredi.

Un défi de taille

M. Sunak avait régulièrement dénoncé cet été le plan économique de Liz Truss qui a récemment semé la panique sur les marchés financiers du pays. Son approche est jugée plus rassurante pour les marchés ébranlés par une inflation record et une grave crise énergétique sur fond de tensions importantes dans l’est de l’Europe.

Le Parti conservateur étant majoritaire à la Chambre des communes, M. Sunak devient ainsi premier ministre, avec le défi de s’attaquer à une profonde crise sociale qui mine le pays et de tenter d’unifier une majorité que certains jugent ingérable après 12 ans au pouvoir.

Le nouveau roi Charles III devrait donc convoquer sous peu Rishi Sunak afin de lui demander de former un nouveau gouvernement, comme le veut la tradition britannique.

L’opposition travailliste, qui est quant à elle largement en avance dans les sondages, réclame à grands cris le déclenchement d’élections législatives anticipées.

Par Radio-Canada avec les informations de Agence France-Presse et Reuters

Royaume-Uni : la retraite dorée de Liz Truss fait grincer des dents

octobre 22, 2022

Malgré ses 44 jours au 10 Downing Street, Liz Truss pourrait toucher 130 000 euros par an en tant qu’ancienne Première ministre, rapporte « Le Figaro ».

La Premiere ministre britannique Liz Truss, qui a demissione apres seulement 44 jours au pouvoir, pourrait beneficier d'une indemnite financiere de 130 000 euros par an durant toute sa vie.
La Première ministre britannique Liz Truss, qui a démissioné après seulement 44 jours au pouvoir, pourrait bénéficier d’une indemnité financière de 130 000 euros par an durant toute sa vie.© Carlos Jasso / POOL / Bloomberg POOL / EPA

Un mandat express qui pourrait se révéler très lucratif. Comme le décrypte Le Figaro, Liz Truss, qui a démissionné après seulement 44 jours de son poste de Première ministre britannique, peut prétendre auprès du PDCA (Public Duty Costs Allowance) à toucher une indemnité annuelle de 115 000 livres, soit 130 000 euros, prévue pour les anciens titulaires du poste, conformément aux directives régissant l’organisation du gouvernement britannique.

Plusieurs députés s’opposent à une telle indemnité à l’attention de celle qui est devenue la dirigeante du plus court mandat de l’histoire britannique. Cette coquette somme avait été introduite en 1991, au moment du départ de Margaret Tatcher. Quelle que soit la durée du mandat des locataires du 10 Downing Street, elle peut être touchée dans son entièreté. En plus de cette indemnité, les anciens Premiers ministres peuvent demander une allocation de retraite, d’un montant maximal équivalent à 10 % de l’indemnité.

John Major (6 ans, 5 mois et 4 jours) et Tony Blair (10 ans, 10 mois et 25 jours) avaient, par exemple, demandé l’allocation maximale. Gordon Brown (2 ans, 10 mois et 14 jours) s’est contenté de 114 712 livres tandis que David Cameron (6 ans, 2 mois et 2 jours) touche 113 423 livres et Theresa May (3 ans et 11 jours) 57 832 livres.

«Il est grotesque que Liz Truss puisse repartir avec 115 000 livres »

« Les frais sont un remboursement des dépenses engagées pour les frais de bureau nécessaires et les frais de secrétariat découlant de leur position particulière dans la vie publique », précise le site du gouvernement britannique. Cette indemnité ne peut donc pas être employée pour des dépenses privées. En outre, dans le cas où un ancien Premier ministre accepte une nomination publique, le niveau de son indemnité est revu en fonction de la rémunération que lui accorde cette nomination.

Sur la scène publique britannique, de nombreuses voix s’élèvent pour que Liz Truss renonce à toucher ses 115 000 livres. « Elle devrait refuser. Je pense que c’est la bonne chose à faire », a déclaré ce vendredi sur ITV son opposant Keir Starmer, le patron du Parti travailliste. « Elle a fait 44 jours de mandat, elle n’y a pas vraiment droit, elle devrait le refuser et ne pas le prendre », a-t-il ajouté. Le chef du Parti des libéraux-démocrates, Ed Davey, a également estimé que l’ex-Première ministre britannique ne devrait pas faire valoir son droit.

La déclaration de Mark Serwotka, secrétaire général d’un syndicat de fonctionnaires, va aussi dans le même sens : « À une époque où un fonctionnaire sur cinq utilise les banques alimentaires et où 35 % d’entre eux sautent des repas parce qu’ils n’ont pas de nourriture, il est grotesque que Liz Truss puisse repartir avec (…) 115 000 livres ».

Par Le Point

Royaume-Uni: un retour de Boris Johnson ? Vraiment ?

octobre 21, 2022
Royaume-Uni: un retour de Boris Johnson ? Vraiment ?
Royaume-Uni: un retour de Boris Johnson ? Vraiment ?© AFP/Daniel LEAL

Certains l’adorent, d’autres sont prêts à démissionner s’il revient à Downing Street. Dans un nouveau coup de théâtre, Boris Johnson cherche vendredi à obtenir les parrainages nécessaires pour tenter de redevenir Premier ministre britannique.

En vacances aux Caraïbes, il n’est pas encore candidat, pas plus que Rishi Sunak, l’ancien ministre des Finances avec lequel il est à couteaux tirés. Mais les deux hommes semblent les mieux placés dans cette élection accélérée, interne au parti conservateur, qui doit accoucher d’un nouveau Premier ministre en une semaine maximum, après la démission de Liz Truss, dirigeante éphémère pendant 44 jours.

Alors que le pays aspire à la stabilité après plusieurs mois d’un très mauvais feuilleton politique mettant en scène dissensions, trahisons et incompétence, Boris Johnson, 58 ans, l’ancien héros charismatique du Brexit qui avait démissionné il y a trois mois et demi, désavoué après une série de scandales, préparerait son retour.

« Boris Johnson dit aux conservateurs: je peux sauver le parti de l’anéantissement politique », a titré sur toute sa Une le quotidien conservateur The Daily Telegraph. « Boris contre Rishi, le combat pour l’âme des Tories », titre le Daily Mail, très pro-Johnson.

Un décompte officieux réalisé par le site Guido à la mi-journée comptait 58 députés pour Rishi Sunak, 54 pour Boris Johnson et 20 pour Penny Mordaunt, ministre des relations avec le Parlement. Il faut 100 parrainages d’ici lundi 14h00 pour pouvoir être candidat, sur 357 députés conservateurs.

Week-end sanglant

Les tractations en coulisses vont bon train. Boris Johnson s’apprêterait à rentrer à Londres et le week-end promet d’être sanglant. Car « Boris », les Britanniques généralement n’utilisent que son prénom tant il leur est familier, divise profondément.

Pour ses partisans, il est le seul à être légitime, ayant offert une majorité historique aux conservateurs lors des législatives de 2019. Formidable orateur, il a aussi gardé son aura auprès de milliers de membres du parti, qui pourraient avoir à se prononcer la semaine prochaine.

« Boris ou la faillite » a déclaré vendredi le secrétaire d’État à l’énergie Jacob Rees-Mogg. Le ministre de la Défense Ben Wallace, très populaire au sein de la base, a aussi dit « pencher » vers Boris, dans ce drame aux accents de plus en plus shakespeariens.

Mais de nombreux députés conservateurs ont en mémoire les fêtes arrosées à Downing Street durant les confinements anti-Covid, ses mensonges à répétition et son manque de discipline qui avaient sapé la confiance, conduisant à des dizaines de démissions au sein du gouvernement et à la sienne le 7 juillet.

« Il fait actuellement l’objet d’une enquête d’une commission parlementaire (…), il est presque 100 % certain que la commission des privilèges conviendra qu’il a trompé le Parlement », a rappelé le député conservateur Richard Graham sur Times Radio.

Ce retour renverrait son parti « directement dans le pétrin dans lequel nous étions lorsqu’il était au pouvoir », a commenté un autre élu.

« Gagner le soutien des députés est très loin d’être acquis, mais s’il y arrive, il sera presque très certainement Premier ministre », selon The Times.

La base du parti est restée largement fidèle à Boris Johnson. Selon un sondage YouGov, 42 % des membres du parti pensent qu’il peut être « un très bon » remplaçant de Liz Truss, et 21 % un « assez bon » remplaçant. Rishi Sunak, qui avait perdu contre Liz Truss cet été, parfois considéré comme le traître ayant conduit au départ de Boris Johnson, est à 29 % et 31 %, Penny Mordaunt est à 20 % et 34 %.

Dans un contexte de crise économique et sociale, l’opposition travailliste, largement en tête dans les sondages, demande des élections législatives anticipées. Le parti centriste des libéraux-démocrates (« lib-dems ») veut bloquer la candidature de Boris Johnson, soulignant qu’il avait été reconnu coupable d’avoir enfreint la loi durant le « partygate ».

« Boris Johnson est le Berlusconi anglais », a dénoncé Daisy Cooper, chef adjointe des « lib-dems ».

« Hasta la vista » avait conclu Boris Johnson en juillet, lors de sa dernière séance de questions au Parlement. « Mission largement accomplie, pour le moment », avait-il ajouté.

Il rêve probablement de marcher dans les traces de son héros Winston Churchill, revenu au pouvoir en 1939. Mais Churchill avait attendu 10 ans, pas six semaines.

Par Le Point avec AFP

Obsèques d’Elisabeth II: le chef de l’Etat congolais parmi les invités

septembre 17, 2022

Invité avec d’autres dirigeants du monde, le président Denis Sassou N’Guesso assistera, ce 19 septembre, à Londres, aux funérailles de la reine Elisabeth II décédée le 8 septembre dans sa résidence de Balmoral, en Ecosse, à l’âge de 96 ans. La capitale du Royaume-Uni accueille à l’occasion une centaine de monarques et chefs d’Etat pour ce qui apparaît, mis à part le contexte du deuil, comme un grand moment d’échanges de civilités entre les hommes et les femmes qui nous gouvernent.

Née le 8 avril 1926, Elisabeth Alexandra fut couronnée reine à 26 ans, le 8 février 1952. Son règne ayant duré 70 ans, autant dire qu’elle a vécu les grands bouleversements de l’entre deux siècles et marqué de son empreinte les relations internationales. Aussitôt l’annonce de la disparition de la souveraine, le chef de l’Etat congolais avait, dans une lettre de condoléances adressée à Charles III, nouveau roi, exprimé sa vive émotion notant que le décès d’Elisabeth II représentait une grande perte pour le peuple britannique tant la reine a « pendant 70 ans incarné l’unité de la nation ».

Avec Adiac-Congo par Les Dépêches de Brazzaville

Charles III proclamé roi, funérailles de la reine le 19 septembre

septembre 10, 2022
Charles III proclame roi, funerailles de la reine le 19 septembre
Charles III proclamé roi, funérailles de la reine le 19 septembre© POOL/AFP/Jonathan Brady

Charles III a été officiellement proclamé roi par le Conseil d’accession réuni à Londres samedi, au cours d’une cérémonie historique, deux jours après le décès d’Elizabeth II dont les funérailles ont été annoncées pour le 19 septembre.

Le fils aîné de Charles, le prince William désormais héritier du trône, a dans un hommage poignant à sa grand-mère, affirmé qu’il soutiendrait son père le roi « de toutes les manières possibles » pour honorer la mémoire de sa grand-mère.

En fin d’après-midi, le prince, sa femme Kate, son frère Harry et son épouse Meghan sont apparus ensemble devant les grilles du château de Windsor pour admirer les fleurs déposées par le public, dans un signe symbolique d’apaisement, alors que les deux frères sont en froid depuis des mois.

C’était la première apparition de Meghan depuis la mort de la souveraine, et la première apparition publique des deux frères ensemble avec leurs épouses depuis mars 2020.

Le palais de Buckingham a indiqué que les funérailles d’Elizabeth II, décédée à 96 ans après 70 ans de règne, auraient lieu à l’Abbaye de Westminster le 19 septembre à 11h00 (10h00 GMT).

Des dirigeants du monde entier y sont attendus, et le roi a décrété pour l’occasion un jour férié.

« Je savais que ce jour viendrait, mais il va me falloir du temps pour m’habituer à la réalité de la vie sans Mamie », a regretté William dans un communiqué, saluant la « sagesse » et la « gentillesse » de sa grand-mère.

« Lourdes responsabilités »

« J’honorerai sa mémoire en soutenant mon père, le roi, de toutes les manières possibles », a ajouté le prince, fils aîné de Charles III qui lui a attribué vendredi le titre de Prince de Galles.

Etape après étape, dans la plus grande solennité, Charles III, 73 ans, s’installe comme chef d’Etat avec pour lourde tâche de succéder à une monarque ultra-populaire, respectée pour son sens du devoir et pour avoir préservé la monarchie au fil de son règne historique, le plus long de l’histoire britannique.

« Le prince Charles Philip Arthur George est maintenant, par la mort de notre dame souveraine d’heureuse mémoire, devenu notre Charles III… God save the King (Que Dieu garde le Roi) », a proclamé peu après 09h00 GMT le Conseil d’accession, même si Charles est devenu automatiquement monarque au moment du décès de la reine.

La cérémonie au palais Saint James, en présence de quelque 200 notables, dont la Première ministre Liz Truss et ses six prédécesseurs, a été télévisée, une première. L’accession de Charles III a ensuite été annoncée sur le balcon du palais, lors d’une cérémonie au cérémonial immuable.

« Le règne de ma mère a été inégalé dans sa durée, son dévouement et sa dévotion (…). Je suis profondément conscient de ce grand héritage, des devoirs et des lourdes responsabilités de la souveraineté, qui me sont désormais transmis », a déclaré Charles II.

Les trompettes ont ensuite retenti et des coups de canon ont été tirés dans tout le Royaume-Uni.

Des centaines de personnes s’étaient rassemblées devant Saint James avec l’espoir d’apercevoir le monarque. Ils étaient des milliers aux alentours du palais de Buckingham.

Cercueil attendu à Edimbourg

« La reine a toujours été la reine, toujours la même, pas de drame », a dit à l’AFP devant Saint James Sarah Berdien, 53 ans. « C’est ce qu’on attend de lui (…). On veut de la stabilité », a renchéri son mari Gerard.

La Première ministre Liz Truss et des députés dont le chef de l’opposition Keir Starmer ont prêté allégeance au roi lors d’une rarissime séance à la Chambre des Communes un samedi. Charles III devait ensuite recevoir dans l’après-midi la Première ministre, les principaux ministres et les chefs de l’opposition.

A Balmoral, où s’est éteinte la reine jeudi, les princes Andrew et Edward et la princesse Anne sont allés remercier le public venu rendre hommage à leur mère.

« Merci d’être venus », a dit Andrew après s’être recueilli avec son frère Edward et sa soeur Anne devant les fleurs déposées à l’extérieur de la résidence écossaise. « Nous avons eu le droit à une journée (en privé), maintenant il est temps de la laisser partir », a-t-il ajouté.

Le cercueil d’Elizabeth II sera transféré dimanche à Edimbourg au cours d’une longue procession lors de laquelle le corbillard passera notamment à Aberdeen et à Dundee. Il doit arriver dans la capitale écossaise à 15h00 GMT.

Après une cérémonie à Edimbourg, la dépouille voyagera mardi à Londres et, après une procession dans les rues de la capitale mercredi, il reposera pendant quatre jours au Westminster Hall, plus vieille section des Chambres du Parlement ouverte pour l’occasion 23 heures sur 24 au public.

Vendredi soir, pour la première fois depuis 70 ans, l’hymne britannique « God save the King » avait été chanté à la cathédrale Saint-Paul à Londres. Il remplace « God save the Queen », qui était chanté depuis 1952.

Ovation à Buckingham

Plus tôt, Charles III avait prononcé son premier discours télévisé en tant que souverain, une allocution enregistrée dans laquelle il avait rendu un émouvant hommage à sa « maman chérie », et promis de servir les Britanniques toute sa vie.

Charles III accède au trône dans une période difficile, le Royaume-Uni étant confronté à la pire crise économique de ces 40 dernières années, alors que quatre Premiers ministres se sont succédé en six ans.

A 73 ans, il est le monarque britannique le plus âgé au début de son règne et reste infiniment moins populaire que sa mère, qui avait su maintenir le prestige de la monarchie, ne donnant aucune interview et gardant ses opinions pour elle.

Mais le nouveau roi a été ovationné à son arrivée à Buckingham vendredi après-midi à son retour d’Ecosse. Accompagné de son épouse Camilla, devenue reine consort, il a serré les mains de dizaines de personnes devant le palais.

Des milliers de personnes affluent depuis l’annonce de la disparition d’Elizabeth II pour déposer bouquets de fleurs et mots d’hommage devant les résidences royales.

Le roi a fait savoir que le deuil royal ? qui concerne la famille, le personnel et les représentants de la maison royale – durerait jusqu’à sept jours après les funérailles de la reine.

Le deuil national décrété par le gouvernement doit lui durer jusqu’au jour des funérailles après lesquelles la reine sera inhumée en privé dans une chapelle annexe du château de Windsor.

Avec Radio-Canada