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Royaume-Uni: une jeune femme qui avait rejoint l’EI victime de trafic d’êtres humains, selon ses avocats

juin 18, 2021

Shamima Begum, qui avait rejoint adolescente le groupe djihadiste Etat islamique en Syrie à partir du Royaume-Uni et a été déchue de sa nationalité britannique, est une victime de la traite d’être humains, ont plaidé ses avocats lors d’une audience à Londres.

Alors âgée de 15 ans, Shamima Begum avait quitté en 2015 avec deux amies le Royaume-Uni, où elle est née et a grandi, pour la Syrie. Sur place, elle a épousé un djihadiste de l’organisation Etat islamique d’origine néerlandaise, de huit ans son aîné. Détenue par une milice kurde dans le camp de Roj, dans le nord de la Syrie, elle veut revenir dans son pays pour demander à récupérer sa nationalité britannique. Elle en avait été déchue en 2019 pour des raisons de sécurité nationale, un cas devenu emblématique de la situation des «revenants». Mais en février, la Cour suprême britannique a refusé son retour.

Les avocats de la jeune femme âgée aujourd’hui de 21 ans ont déclaré vendredi à un tribunal spécialisé, la Commission spéciale des recours en matière d’immigration (SIAC) que le ministère de l’Intérieur avait l’obligation légale de déterminer si elle avait été victime de trafic d’être humains. «L’unité antiterroriste avait des soupçons de coercition et de contrôle» à l’époque où Shamima Begum a quitté le Royaume-Uni, a déclaré son avocate, Samantha Knights.

Des conditions de détention «catastrophiques»

Les avocats de Shamima Begum ont souligné que le ministère de l’Intérieur n’avait pas examiné si elle était «une enfant qui a été victime de la traite et qui est restée en Syrie à des fins d’exploitation sexuelle et de mariage forcé». La défense du ministère a relevé que, dans ses interviews, Shamima Begum n’avait jamais déclaré avoir «été victime de traite». Shamima Begum souhaite également contester la déchéance de sa citoyenneté britannique au motif qu’elle l’a rendue «apatride de facto» et que la décision était inéquitable sur le plan procédural.

Son avocate, Samantha Knights a qualifié de «catastrophiques» ses conditions de détention dans le camp de Roj et demandé à la SIAC d’examiner de nouveaux motifs d’appel de sa déchéance de nationalité.

En avril, l’ONG de défense des droits Reprieve avait estimé que près des deux tiers des femmes et enfants britanniques détenus dans des camps dans le Nord-Est de la Syrie étaient des victimes de la traite d’êtres humains, et avait dénoncé leur «abandon» par Londres. L’ONG estimait qu’il restait 25 adultes et 34 enfants britanniques dans la région.

Par Le Figaro avec AFP

Royaume-Uni : le déconfinement menacé par le variant Delta

juin 11, 2021

Une étude britannique affirme que ce variant est 60 % plus contagieux. Le nombre de cas et d’hospitalisations est en hausse au Royaume-Uni.

Le nombre de patients hospitalises au Royaume-Uni  vient de repasser au-dessus de 1 000.
Le nombre de patients hospitalisés au Royaume-Uni  vient de repasser au-dessus de 1 000.© LEON NEAL / POOL / AFP

Pionnier en matière de vaccination, le Royaume-Uni devra-t-il repousser son déconfinement total face à la mutation du virus ? Le variant Delta du coronavirus, désormais dominant au Royaume-Uni, est environ 60 % plus contagieux que son prédécesseur et poursuit sa poussée dans le pays, selon une étude publiée vendredi 11 juin, à trois jours de l’annonce de la décision du gouvernement sur la levée des dernières restrictions. Le ministre de la Santé, Matt Hancock, avait récemment évoqué le chiffre de 40 %, par rapport au variant Alpha, lui-même plus transmissible que les souches originales. Selon cette étude des autorités sanitaires britanniques (Public Health England), 42 323 cas (29 892 de plus qu’il y a une semaine) de ce variant identifié en Inde et présent dans une cinquantaine de pays ont été détectés au Royaume-Uni. Il représente plus de 90 % des nouveaux cas.

Après un long confinement et une campagne de vaccination menée tambour battant, le nombre de cas et les hospitalisations avaient fortement diminué au Royaume-Uni au printemps, mais le nombre de cas sur sept jours est désormais en hausse de plus de 60 % et le nombre de patients hospitalisés vient de repasser au-dessus de 1 000.

Le vaccin « atténue l’impact » du variant

Public Health England juge toutefois « encourageant » d’observer que la progression du variant ne s’accompagne pas d’une augmentation des hospitalisations dans les mêmes proportions. Un millier de patients atteints par le coronavirus se trouvent actuellement dans les hôpitaux britanniques. « Les données indiquent que le programme de vaccination continue à atténuer l’impact de ce variant » chez les populations où le nombre de personnes ayant reçu deux doses de vaccin est élevé, souligne l’organisme public. Si « la vaccination », « notre meilleure défense », « réduit le risque de maladie grave, elle ne l’élimine pas », a souligné Jenny Harries, directrice générale de l’agence de sécurité sanitaire britannique.

En Angleterre, l’Office national des statistiques (ONS) estime à 96 800 le nombre de personnes atteintes par le coronavirus la semaine qui s’est achevée le 5 juin, soit 1 personne sur 560. Pays d’Europe le plus durement touché avec près de 128 000 morts, le Royaume-Uni a déployé une campagne de vaccination massive, qui a permis d’administrer deux doses à plus de 77 % des adultes en six mois. Après un long confinement hivernal, le gouvernement a progressivement levé les restrictions, mais la levée des dernières mesures, initialement prévue le 21 juin, est menacée par la récente hausse des contaminations, qui dépasse les 6 000, voire 7 000, nouveaux cas par jour.

Cela concerne notamment la réouverture des discothèques, l’autorisation des mariages à plus de 30 personnes ou encore le service au bar et non seulement à table. Selon le quotidien The Times, le gouvernement de Boris Johnson envisage à présent de reporter cette date de quatre semaines. L’annonce de la décision est attendue lundi 14 juin.

Par Le Point avec AFP

Royaume-Uni: L’Adieu au Prince Philip

avril 17, 2021

Avec France24

Élisabeth II et son royaume ont fait leurs adieux au prince Philippe

avril 17, 2021

La famille royale britannique a fait ses adieux au prince Philippe, qui aura été aux côtés de la reine Élisabeth II pendant 73 ans. Venus se recueillir au sein de la chapelle Saint-Georges, ses proches, réunis en comité restreint, l’ont conduit dans son dernier repos.

Des membres de la Marine royale ont transporté le cercueil du prince Philippe jusqu’à l’intérieur de la chapelle Saint-Georges.

© KIRSTY WIGGLESWORTH/Getty Images Des membres de la Marine royale ont transporté le cercueil du prince Philippe jusqu’à l’intérieur de la chapelle Saint-Georges.

Au terme d’une cérémonie toute en sobriété, le cercueil du prince Philippe a été descendu dans le caveau royal, crypte où il restera jusqu’à ce que la reine l’y rejoigne. Ainsi réunis, les époux auront pour dernière demeure la chapelle du Memorial du roi George VI, père d’Élisabeth II.

Quelques jours avant son 95e anniversaire, la reine a perdu «son roc», celui qui à titre de prince consort détient le record de longévité d’un conjoint de monarque britannique. Il aurait eu 100 ans le 10 juin prochain.

Le doyen de Windsor, le pasteur David Conner, a loué l’«inébranlable loyauté» du prince Philippe envers la reine, son «courage», sa «force d’âme» et sa «foi».

L’archevêque de Canterbury Justin Welby, chef spirituel des anglicans, a donné la bénédiction qui a clos l’office.

La reine Élisabeth II était assise à l'écart du reste de la famille royale, à l'intérieur de la chapelle Saint-Georges.

© WPA Pool/Getty Images La reine Élisabeth II était assise à l’écart du reste de la famille royale, à l’intérieur de la chapelle Saint-Georges.

Tout juste avant que le cercueil soit transporté dans l’enceinte de la chapelle, une minute de silence a été observée à la mémoire du prince.

À sa suite, des membres de la famille royale ont marché solennellement, le silence rompu seulement par les tirs de la Royal Horse Artillery.

Mené par Charles, le prince héritier de la couronne, et sa sœur la princesse royale Anne, le cortège a ainsi suivi le cercueil jusqu’à la chapelle.

Derrière eux ont défilé les enfants de la reine et du prince Philippe, ainsi que leurs petits-fils William et Harry. Entre les deux frères aux relations distendues se trouvait leur cousin Peter Philips, fils de la princesse Anne.

La reine Élisabeth II a pour sa part participé au cortège funéraire à bord de sa Bentley royale.

Des membres de la famille royale composent le cortège funéraire, à la suite du Land Rover transportant le cercueil du prince Philippe.

© WPA Pool/Getty Images Des membres de la famille royale composent le cortège funéraire, à la suite du Land Rover transportant le cercueil du prince Philippe.

Transporté à bord d’un austère Land Rover vert militaire – véhicule que le duc a lui-même contribué à concevoir –, le cercueil, recouvert de l’étendard personnel du prince, de son épée, de sa casquette de la marine et d’une couronne de fleurs, a quitté en fin de matinée le château de Windsor en direction de la chapelle.

À la demande du prince Philippe, la famille royale a délaissé l’idée de tenir des funérailles nationales au profit d’une cérémonie plus intime – plus restreinte encore que le patriarche n’aurait pu l’imaginer, pandémie oblige.

En raison des règles sanitaires en vigueur en Angleterre, seuls 30 proches du duc d’Édimbourg, masqués et distancés, ont pu assister aux obsèques.

Bien que le public a été appelé à ne pas se rassembler devant les résidences royales, de nombreux Britanniques sont venus déposer des gerbes de fleurs aux abords du château de Windsor et faire leurs adieux au prince.

Le Royaume-Uni observe un deuil national depuis la mort du duc d’Édimbourg, le 9 avril dernier.

Les funérailles de prince Philippe n’ont pas manqué de refléter son passé militaire, le cortège étant formé de nombreux membres de la Marine britannique, au sein de laquelle le duc a combattu pendant la Seconde Guerre mondiale.

Des gens se rassemblent à l'entrée du château de Windsor, dans l'espoir d'apercevoir le cortège menant le prince Philippe vers son dernier repos.

© TOLGA AKMEN/Getty Images Des gens se rassemblent à l’entrée du château de Windsor, dans l’espoir d’apercevoir le cortège menant le prince Philippe vers son dernier repos.

Une première rencontre de famille

Pour les Windsor, ces funérailles sont aussi l’occasion de se réunir après les crises récentes.

C’est la première fois depuis sa mise en retrait tonitruante de la monarchie et son départ outre-Atlantique que le prince Harry retrouve en public la famille royale, marquée par l’ombre des accusations de racisme et d’indifférence que son épouse et lui-même ont portées lors d’une interview retentissante accordée à Oprah Winfrey.

Enceinte de leur deuxième enfant, l’épouse de Harry, Meghan Markle, est restée aux États-Unis sur les conseils de son médecin.

Les princes William et Harry se tenaient près du cercueil du duc d'Édimbourg, séparés par Peter Philipps, fils de la princesse Anne.

© VICTORIA JONES/Getty Images Les princes William et Harry se tenaient près du cercueil du duc d’Édimbourg, séparés par Peter Philipps, fils de la princesse Anne.

Sur le plan vestimentaire néanmoins, la famille royale britannique va présenter un front uni. Tous sont en tenue civile, une manière d’éviter de distinguer les princes Andrew et Harry, tous deux très attachés à l’armée mais en retrait de la monarchie.

L’apparition en uniforme du prince Andrew, deuxième fils de la reine et ex-pilote d’hélicoptère, aurait fait mauvais genre vu son amitié avec le défunt financier Jeffrey Epstein, poursuivi pour trafic de mineures.

Avec CBC/Radio-Canada

Le Portugal lève la suspension des vols avec le Royaume-Uni et le Brésil

avril 16, 2021

Le Portugal a décidé de lever la suspension des vols avec le Royaume-Uni et le Brésil qui était en vigueur depuis la fin janvier, mais les voyages touristiques restent interdits, a annoncé vendredi le gouvernement de Lisbonne.

La suspension des vols en provenance ou à destination du Brésil ou du Royaume-Uni est levée, uniquement pour les voyages essentiels«, a indiqué le ministère de l’Intérieur dans un communiqué. Sont considérés comme voyages essentiels les déplacements réalisés »pour motifs professionnels, d’études, de réunion familiale, pour des raisons de santé ou pour des raisons humanitaires », a-t-il précisé.

Après avoir été frappé par une violente vague de l’épidémie de coronavirus en début d’année, le Portugal entrera lundi dans la troisième étape d’un plan de déconfinement graduel, a confirmé jeudi soir le Premier ministre Antonio Costa.

Une quarantaine de 14 jours pour les Français

Le rétablissement des contrôles à la frontière espagnole sera maintenu pour au moins 15 jours supplémentaires, de même que l’obligation pour les voyageurs arrivant au Portugal de présenter un test négatif, voire d’observer une quarantaine, avait-il déjà expliqué.

Le Portugal continuera donc à exiger aux voyageurs en provenance des pays présentant un taux d’incidence du coronavirus supérieur à 500 cas pour 100.000 habitants qu’ils observent une quarantaine de 14 jours. Parmi ces pays se trouvent le Brésil et l’Afrique du Sud, mais aussi la France ou les Pays-Bas.

Les voyages en provenance de pays avec une incidence supérieure à 150 cas pour 100.000 habitants – tels que l’Espagne, l’Allemagne ou l’Italie – sont également limités aux déplacements jugés essentiels, a détaillé vendredi le ministère de l’Intérieur.

Par ailleurs, tous les passagers arrivant au Portugal par avion, devront toujours présenter un test PCR négatif au coronavirus. A l’exception d’une dizaine de municipalités, le Portugal poursuivra son plan de déconfinement comme prévu, avec la réouverture lundi des restaurants, des centres commerciaux, des salles de spectacle, des lycées et des universités.

Il s’agit de la troisième étape sur quatre d’une levée progressive des restrictions sanitaires entamée à la mi-mars, après deux mois de confinement général pour endiguer la troisième vague de l’épidémie. Le nombre de nouveaux cas de Covid-19 détectés chaque jour au Portugal s’est stabilisé autour des 500 contagions quotidiennes, contre un pic de près de 13.000 à la fin janvier, et le nombre de personnes hospitalisées pour cause de Covid est retombé sous les 500 patients pour la première fois depuis septembre.

Par Le Figaro avec AFP

Royaume-Uni: La reine Elizabeth II affronte désormais seule son destin

avril 14, 2021

Il était sa « force et (son) soutien » : la reine Elizabeth II affronte désormais le crépuscule de son règne sans son époux le prince Philip, alors qu’elle doit continuer sa lourde tâche, tout en dirigeant une remuante famille marquée par les crises.La reine Elizabeth II lors d'une visite du Defence Science and Technology Laboratory (Dstl) à Porton Down, près de Salisbury, dans le sud de l'Angleterre, le 15 octobre 2020

© Ben STANSALL La reine Elizabeth II lors d’une visite du Defence Science and Technology Laboratory (Dstl) à Porton Down, près de Salisbury, dans le sud de l’Angleterre, le 15 octobre 2020

De nombreux observateurs attribuaient au duc d’Édimbourg, qui aurait eu 100 ans en juin, la gestion d’une poigne de fer de la famille royale, aidant la reine à surmonter les scandales secouant le palais. 

La mort de Philip a laissé « un énorme vide dans sa vie », a indiqué samedi leur deuxième fils le prince Andrew, soudain sorti de la retraite où l’a relégué son amitié sulfureuse avec le financier pédocriminel américain Jeffrey Epstein.

« La reine est une personne incroyablement stoïque », a-il estimé, ajoutant que la famille royale tout entière « se mobilisait pour être là afin de la soutenir ».

Depuis la semaine dernière, ses principaux membres se succèdent auprès de la reine, notamment ses trois fils. Selon le plus jeune, Edward, Elizabeth II « tient le coup », malgré le choc incommensurable que constitue cette perte. 

-« Servir son pays »-

Après le décès de son époux, certains se demandent si la reine, qui aura 95 ans la semaine prochaine, ne va pas abdiquer et laisser la place à son fils aîné, le prince Charles, déjà âgé de 72 ans. 

D’après le Times, la souveraine a par exemple décidé de ne plus recevoir, pendant les deux semaines que vont durer le deuil royal, les fameuses boites rouges contenant des documents gouvernementaux. 

Mais pour Penny Junor, « il y a zéro chance que la reine abdique ». « A l’âge de 21 ans, elle a promis de servir son pays toute sa vie, qu’elle soit longue ou courte », a rappelé l’experte royale à l’AFP, en référence au célèbre discours du Cap qu’Elizabeth II avait prononcé en 1947, alors qu’elle était encore princesse. 

« Tant qu’elle est en bonne santé physique et mentale, elle poursuivra le travail comme d’habitude », affirme Mme Junor. 

De premiers signes vont en effet dans ce sens: la souveraine a par exemple maintenu son audience avec le Premier ministre Boris Johnson au lendemain du décès de son mari. Et dès mardi, quatre jours après le décès de son époux, elle a tenu son premier engagement officiel pour le départ à la retraite du plus haut fonctionnaire de la Maison royale.

Pour compenser l’absence de Philip, qui avait toujours été à ses côtés depuis son accession au trône en 1952, la monarque devrait s’appuyer davantage lors des événements officiels sur le prince héritier Charles et son épouse Camilla, ainsi que sur son petit-fils William, deuxième dans l’ordre de succession, et sa femme Kate.

 Photo publiée le 18 novembre 2007 de la reine Elizabeth II et son époux, le prince Philip à Broadlands, dans Hampshire, en 2007

© Fiona HANSON Photo publiée le 18 novembre 2007 de la reine Elizabeth II et son époux, le prince Philip à Broadlands, dans Hampshire, en 2007

Charles assumait déjà davantage de tâches ces dernières années, notamment pour représenter la couronne à l’étranger. Il devrait accompagner sa mère pour l’ouverture officielle du Parlement le 11 mai. 

Le Times affirme qu’elle devrait cependant continuer à assumer seule certains engagements. 

L’attitude d’Elizabeth II offre un contraste frappant avec celle de la dernière reine britannique, Victoria, qui, à la mort de son mari Albert en 1861, n’avait pratiquement plus fait d’apparitions publiques, restant drapée de noir pendant quatre décennies. Sa mise en retrait lui avait valu d’être surnommée la « veuve de Windsor », et avait renforcé la popularité du mouvement républicain.

-Défis à venir-

Après le décès de Philip, la sympathie du public à l’égard de la reine, qui a toujours été très populaire, reste très élevée. Sa présence et sa longévité à la tête du Royaume-Uni ont contribué à écarter les velléités républicaines.

Succédant désormais à son père en tant qu’homme le plus âgé de la famille royale, le prince Charles et la monarque devront faire face à la série de problèmes urgents qui agitent la « Firme ». 

La réapparition publique d’Andrew le week-end dernier a provoqué l’indignation dans certains milieux, alors que la justice américaine cherche toujours à l’interroger sur ses liens avec Epstein. 

Le palais doit également faire face aux retombées de la mise en retrait l’année dernière du prince Harry, petit-fils de la reine, et de son épouse Meghan Markle, ainsi qu’à leurs récentes accusations explosives de racisme au sein de la famille royale, dans une interview-choc pour la télévision américaine.

Harry et son frère William seront réunis samedi pour l’enterrement de leur grand-père et le pays se demande si ce deuil partagé pourrait « avoir des conséquences positives »: « la mort du prince Philip permettra peut-être à Harry de se réconcilier avec William et son père », espère l’experte royale. 

Avec AFP par jwp-cdu/fb/slb

Royaume-Uni: Le prince Philippe, partenaire indéfectible de la reine Élisabeth II, n’est plus

avril 9, 2021

Le prince Philippe, duc d’Édimbourg, s’est éteint à l’âge de 99 ans, a annoncé vendredi le palais de Buckingham. Il aura été aux côtés de la reine Élisabeth II pendant 73 ans.

Le prince Philippe a rendu son dernier souffle vendredi matin, au château de Windsor.

© Samir Hussein/ Samir Hussein/WireImage/Getty Images Le prince Philippe a rendu son dernier souffle vendredi matin, au château de Windsor.

«C’est avec un profond chagrin que Sa Majesté la reine annonce le décès de son mari bien-aimé, Son Altesse Royale le Prince Philippe, le duc d’Édimbourg», peut-on lire sur le site du palais de Buckingham.

Le prince a rendu son dernier souffle vendredi matin, au château de Windsor. Il est «décédé paisiblement» indique-t-on encore.

«Nous sommes en deuil avec Sa Majesté la reine et nous lui présentons nos condoléances, à elle et sa famille», a réagi le premier ministre britannique, Boris Johnson, depuis Downing Street.

Le prince aura « gagné l’affectation de plusieurs générations, au Royaume-Uni, au sein du Commonwealth comme dans le reste du monde », a-t-il ajouté.

Pour souligner le départ du duc, le palais de Buckingham a mis en berne son drapeau britannique.

Plus tôt cette année, il avait passé un long séjour d’un mois à l’hôpital pour une infection. L’annonce de son transfert pour traiter des problèmes cardiaques avait ensuite instillé la crainte que son état de santé ne se détériore davantage. Il avait toutefois obtenu son congé de l’hôpital à la mi-mars.

Partenaire de tous les instants de la reine, le prince Philippe aurait célébré en juin prochain son 100e anniversaire; le mois de novembre aurait marqué ses 74 ans de mariage avec Élisabeth II.

Une note annonçant le décès du duc d'Édimbourg a été affichée sur les grilles du palais de Buckingham.

© Matt Dunham/Associated Press Une note annonçant le décès du duc d’Édimbourg a été affichée sur les grilles du palais de Buckingham.

Grandir dans une famille dispersée

Le mari de la reine Élisabeth II est né prince Philippe de Grèce et de Danemark, le 10 juin 1921, sur l’île de Corfou, en Grèce. Sa famille en sera expulsée l’année suivante avec le renversement de la monarchie et de son oncle, le roi Constantin 1er.

Exilée, la famille de Philippe s’installe d’abord en France, en banlieue de Paris. Sa mère, souffrant de dépression, est internée. Son père s’établit dans le sud de la France et garde peu de liens avec son fils. Les quatre sœurs aînées de Philippe épousent des nobles et s’installent en Allemagne.

Le prince Philippe (en haut à gauche), à l’école MacJannet American School à Saint-Cloud, en France.

© – Le prince Philippe (en haut à gauche), à l’école MacJannet American School à Saint-Cloud, en France.

Philippe est envoyé au Royaume-Uni, où il est pris en charge par la famille de sa mère. Il fréquente des pensionnats britanniques, où il est reconnu comme un « leader né ». Il passe une courte période dans une école allemande.

Il est ensuite formé, comme le veut la tradition, dans la Marine royale britannique, où il sert pendant la Seconde Guerre mondiale. Il participe notamment au débarquement des Alliés en Sicile, en 1943.

Épouser une future reine

Après la guerre, Il épouse la princesse Élisabeth – sa cousine au troisième degré –, qu’il a rencontrée alors qu’elle avait 13 ans et avec qui il correspond depuis plusieurs années. Selon les médias britanniques, le prince a séduit la princesse par son attitude indépendante, sa noble prestance et son visage de jeune premier.

La princesse Élisabeth et le prince Philippe, le jour de leur mariage, en 1947.

© /AFP La princesse Élisabeth et le prince Philippe, le jour de leur mariage, en 1947.

Pour pouvoir épouser Élisabeth, il renonce à ses titres royaux grec et danois, obtient la naturalisation britannique, passe d’orthodoxe grec à anglican, et adopte le nom de famille Mountbatten, celui de ses grands-parents maternels (Battenberg) en version anglicisée.

Le couple se marie en 1947 à l’abbaye de Westminster. Philippe reçoit alors les titres de duc d’Édimbourg, comte de Merioneth et baron de Greenwich.

La princesse Élisabeth et le prince Philippe pendant leur lune de miel, en 1947, au Hampshire.

© /AFP La princesse Élisabeth et le prince Philippe pendant leur lune de miel, en 1947, au Hampshire.

Élisabeth tombe rapidement enceinte. Leur premier enfant, le prince Charles, naît le 14 novembre 1948, suivi de la princesse Anne, le 15 août 1950, du prince Andrew, le 19 février 1960, et du prince Edouard, le 10 mars 1964.

Après le mariage, Philippe poursuit sa carrière navale. Le couple s’installe à Malte, où Philippe vient d’être muté. Cependant, l’état de santé du roi George VI se détériore, et il se décharge de plus en plus de ses obligations sur Élisabeth et son mari. Les engagements royaux et les tournées se multipliant, Philippe décide en 1951 de quitter temporairement ses activités militaires.

La mort de George VI, le 6 février 1952, change Élisabeth en reine. Philippe se voit obligé d’abandonner sa carrière navale pour adopter celle de prince consort, un rôle qui consiste à rester en retrait, bien qu’à deux pas derrière la souveraine.

La reine Élisabeth et le prince Philippe saluent la foule du balcon du palais de Buckingham, tout de suite après le couronnement de la reine, qui a eu lieu à l'abbaye de Westminster, le 2 juin 1953.

© Leslie Priest/AP Photo/La Presse canadienne La reine Élisabeth et le prince Philippe saluent la foule du balcon du palais de Buckingham, tout de suite après le couronnement de la reine, qui a eu lieu à l’abbaye de Westminster, le 2 juin 1953.

De nouvelles responsabilités

Devenu prince de Grande-Bretagne, Philippe prend en main la gestion des propriétés royales, telles que Sandringham et Balmoral.

En plus de suivre la reine dans ses déplacements, il participe à des engagements royaux indépendants, tant au Royaume-Uni qu’ailleurs dans le monde.

Le couple royal en visite au Canada, en 1978.

© /La Presse canadienne Le couple royal en visite au Canada, en 1978.

Il se consacre également à des activités de mécène et de philanthrope, et parraine plus de 800 organismes à travers le monde. Une quarantaine sont situés au Canada, dont l’Institut aéronautique et spatial du Canada et l’Association canadienne de curling.

Ses engagements témoignent généralement de ses champs d’intérêt, soit le bien-être des jeunes, l’environnement, les sports, le domaine militaire et la technologie.

La plus célèbre de ses œuvres philanthropiques est la création du programme du Prix du Duc d’Édimbourg. Créé en 1956, son but est d’encourager les jeunes de 14 à 24 ans à mettre sur pied des initiatives leur permettant de se dépasser et de prendre part à la vie de leur collectivité. Il est implanté dans plus de 140 pays.

La reine Élisabeth et le prince Philippe regardent le lancement du relais du bâton de la reine des Jeux du Commonwealth, au palais de Buckingham, le 9 octobre 2013.

© Lefteris Pitarakis/pool/Reuters La reine Élisabeth et le prince Philippe regardent le lancement du relais du bâton de la reine des Jeux du Commonwealth, au palais de Buckingham, le 9 octobre 2013.

Un prince moderne au langage peu protocolaire

Dès le début du règne d’Élisabeth II, Philippe se forge une réputation de moderniste. Sa volonté de tenir les médias au courant des activités royales afin qu’elles aient plus de visibilité y contribue. Il regrettera plus tard d’avoir trop laissé la presse entrer dans la vie de la famille royale.

Lui-même a plus d’une fois retenu l’attention des médias britanniques et internationaux, en raison de son tempérament fougueux et de ses gaffes.

Ses commentaires lui vaudront parfois des critiques, comme lorsqu’il demande en 2002 à des aborigènes australiens s’ils se lancent encore des flèches, ou lorsqu’il prévient un groupe de Britanniques qui visitent la Chine en 1986 qu’ils risquent de « développer des yeux bridés » s’ils restent trop longtemps dans ce pays.

Selon la BBC, le prince Philippe n’a jamais véritablement conquis le peuple britannique, étant trop « brusque » et « intransigeant ». Mais il a néanmoins gagné leur respect en faisant son devoir de prince consort pendant près de 70 ans.

Un agenda moins rempli depuis peu

Ces dernières années, le duc d’Édimbourg avait ralenti le rythme de ses obligations, qui étaient encore de 300 événements par année en 2005. Il en a délégué plusieurs à la duchesse de Cambridge, Kate Middleton, épouse de son petit-fils William.

Néanmoins, Philippe a participé aux célébrations entourant le jubilé de diamant de la reine en 2012, qui a marqué le 60e anniversaire de l’accession au trône d’Élisabeth II.

Le prince Philipe donne des indications à son petit-fils, le prince Harry, lors du Jubilé de la reine, en 2012.

© John Stillwell/AFP Le prince Philipe donne des indications à son petit-fils, le prince Harry, lors du Jubilé de la reine, en 2012.

Il est celui qui a occupé le plus longtemps le rôle de prince consort au Royaume-Uni et il est le conjoint le plus longtemps marié à un monarque britannique régnant.

D’ailleurs, la reine Élisabeth II a elle-même plus d’une fois témoigné du soutien et de la loyauté dont il a toujours fait preuve dans l’exercice de ses fonctions.

La reine Élizabeth accompagnée de son mari prononce un discours lors de l'ouverture du Parlement, à Londres, le 18 mai 2016.

© Justin Tallis/Pool via AP/La Presse canadienne La reine Élizabeth accompagnée de son mari prononce un discours lors de l’ouverture du Parlement, à Londres, le 18 mai 2016.

Avec CBC/Radio-Canada

Birmanie: l’ambassadeur à Londres évincé, affrontements meurtriers dans le centre du pays

avril 8, 2021
Birmanie: l'ambassadeur a Londres evince, affrontements meurtriers dans le centre du pays
Birmanie: l’ambassadeur à Londres évincé, affrontements meurtriers dans le centre du pays© AFP/Ben STANSALL

La junte en Birmanie a évincé son ambassadeur à Londres favorable à Aung San Suu Kyi, suscitant la condamnation du Royaume-Uni, tandis qu’au moins une dizaine de civils ont été tués lors d’affrontements dans le centre du pays.

La répression sanglante des forces de sécurité contre le vent de fronde démocratique qui secoue la Birmanie depuis plus de deux mois ne faiblit pas et la crise n’en finit pas de faire des remous à l’international.

Des diplomates proches de la junte se sont emparés mercredi soir de l’ambassade de Birmanie à Londres et en ont refusé l’accès à l’ambassadeur Kyaw Zwar Minn, soutien d’Aung San Suu Kyi, contraint de passer la nuit dans sa voiture.

L’attaché militaire a pris la direction de la représentation diplomatique, a relevé Kyaw Zwar Minn, dénonçant « une sorte de coup d’État ».

Dans une déclaration lue jeudi en son nom devant l’ambassade, Kyaw Zwar Minn a indiqué que l’équipe de son ambassadeur adjoint, Chit Win, « menace le personnel de l’ambassade de sanctions sévères si ces membres du personnel ne continuent pas à travailler pour la junte militaire ».

« Nous condamnons les actions d’intimidation du régime militaire », a tweeté le chef de la diplomatie britannique, Dominic Rabb.

Jeudi, le ministère britannique des Affaires étrangères a été notifié par les autorités birmanes de la fin de mandat de l’ambassadeur et Londres a indiqué ne pas avoir d’autre choix que d’accepter.

Le porte-parole de la junte, Zaw Min Tun, a confirmé que le ministère birman des Affaires étrangères avait été en contact avec son homologue britannique concernant l’incident.

« Nous avons déjà envoyé une lettre officielle pour Chit Win en tant que chef de misson là-bas. Ils ont accepté », a-t-il déclaré à l’AFP, ajoutant que Kyaw Zwar Minn était quant à lui prié de rentrer en Birmanie.

Parallèlement, le bilan des morts s’est encore alourdi.

Au moins 11 personnes ont été tuées et plusieurs blessées mercredi et jeudi par les forces de sécurité à Taze (centre), d’après des médias locaux, qui font état de trois décès dans les rangs de l’armée, un bilan que l’AFP n’a pu confirmer à ce stade de source indépendante.

Des habitants, munis de fusils de chasse et de bombes incendiaires, ont tenté d’empêcher policiers et militaires de pénétrer dans la ville. Ces derniers ont alors riposté.

Environ 600 civils ont été abattus depuis le coup d’Etat du 1er février, selon l’Association d’assistance aux prisonniers politiques (AAPP).

Le bilan pourrait être plus lourd: plus de 2.800 personnes ont été arrêtées. Beaucoup, sans accès à leurs proches ou à un avocat, sont portées disparues.

Et la traque judiciaire se poursuit. Quelque 120 célébrités du pays – chanteurs, mannequins, journalistes – sont visées par un mandat d’arrêt, accusées d’avoir diffusé des informations susceptibles de provoquer des mutineries dans les forces armées.

« Rendez-nous notre héros »

Parmi elles, Paing Takhon, mannequin, acteur et chanteur très célèbre en Birmanie et en Thaïlande voisine. Le jeune homme de 24 ans a été interpellé jeudi au domicile de sa mère à Rangoun « par une cinquantaine de policiers et de militaires et placé en détention », a indiqué sa soeur aînée Thi Thi Lwin sur Facebook.

Mercredi, dans un de ses derniers messages sur internet, il avait indiqué « ne pas être en bonne santé depuis de nombreux jours ».

« J’ai le coeur brisé », « Rendez-nous notre héros »: les condamnations ont fleuri sur les réseaux sociaux, où Paing Takhon était suivi par un million de fans avant que ses comptes Facebook et Instagram soient fermés.

L’acteur a été l’une des premières personnalités du pays à condamner le putsch.

La mobilisation pro-démocratie ne faiblit pas avec des dizaines de milliers de travailleurs en grève et des secteurs entiers de l’économie paralysés.

Mais les foules sont moins nombreuses à manifester par peur des représailles.

La répression « se concentre désormais dans les zones rurales », relève l’AAPP.

Chaussures et fleurs contre la junte

Dans les villes, les protestataires essayent de trouver des parades pour continuer à se faire entendre.

Jeudi, ils ont déposé des chaussures dans les rues pour symboliser chaque manifestant absent.

A Rangoun, elles ont aussi été installées dans des abribus, certaines décorées de roses rouges en hommage aux « héros tombés sous les balles », d’après des images diffusées sur les réseaux sociaux.

Le coup d’État a provoqué de nombreuses condamnations des capitales occidentales et entraîné la défection de plusieurs diplomates birmans de premier plan, dont l’ambassadeur du pays auprès des Nations unies.

Le Royaume-Uni, les Etats-Unis et l’Union européenne ont sanctionné la junte et son chef, le général Ming Aung Hlaing.

La Chine et la Russie, alliées traditionnelles de l’armée birmane, rejettent, elles, l’idée de mesures coercitives.

En attendant, un groupe de résistance baptisé CRPH (Comité pour représenter le Pyidaungsu Hluttaw, l’organe législatif birman) a entamé des discussions avec des enquêteurs de l’ONU sur des atrocités présumées.

Exécutions extrajudiciaires, tortures, détentions illégales: le CRPH assure avoir déjà rassemblé quelque 270.000 éléments prouvant des violations des droits humains « de grande ampleur ».

Par Le Point avec AFP

Le Royaume-Uni veut vacciner tous les adultes avant de partager les vaccins avec d’autres pays

mars 30, 2021

LE ROYAUME-UNI VEUT VACCINER TOUS LES ADULTES AVANT DE PARTAGER LES VACCINS AVEC D'AUTRES PAYS

© Reuters/CLODAGH KILCOYNE 

LONDRES (Reuters) – La Grande-Bretagne se concentrera sur la vaccination contre le COVID-19 de l’ensemble de sa population adulte avant de distribuer son excédent de doses à d’autres pays, comme l’Irlande voisine, a déclaré mardi le ministre britannique des Entreprises Kwasi Kwarteng.

« Aujourd’hui, nous sommes confrontés à une crise, et il est tout à fait normal que nous nous concentrions sur la gestion de cette crise dans notre propre pays et sur la sécurité de nos concitoyens, afin que nous puissions retrouver un mode de vie normal », a déclaré Kwasi Kwarteng sur Sky News.

La Grande-Bretagne s’est retrouvée dans un conflit avec l’Union européenne sur les livraisons de vaccin contre le COVID-19, ce qui a conduit Bruxelles à durcir la semaine dernière ses règles sur l’exportation des vaccins.

« Je pense que nous devons nous concentrer sur la sécurité de la Grande-Bretagne, nous voulons également coopérer avec d’autres pays, mais la principale priorité est de déployer le vaccin », a dit le ministre britannique des Entreprises.

Il a ajouté que la Grande-Bretagne travaillait avec les pays européens pour s’assurer que leurs citoyens étaient vaccinés et qu’il ne s’agissait pas d’une compétition avec l’UE.

Cependant, lorsqu’on lui a demandé si la Grande-Bretagne pouvait aider l’Irlande, Kwasi Kwarteng a répondu : « S’il y a des doses de vaccin excédentaires, alors nous pouvons les partager, mais il n’y a pas d’excédents pour le moment, nous avons toujours une énorme quantité de gens à vacciner. »

Plus de 30 millions de Britanniques ont reçu une première dose de vaccin contre le COVID-19 dans le cadre de la campagne vaccinale la plus avancée en Europe, qui a pour objectif de vacciner tous les adultes d’ici la fin du mois de juillet.

Avec Reuters par (Guy Faulconbridge et Michael Holden, version française Anait Miridzhanian, édité par Blandine Hénault)

Après le Brexit, le Royaume-Uni durcit sa politique d’asile

mars 24, 2021

 APRÈS LE BREXIT, LE ROYAUME-UNI DURCIT SA POLITIQUE D'ASILE

© Reuters/POOL APRÈS LE BREXIT, LE ROYAUME-UNI DURCIT SA POLITIQUE D’ASILE

LONDRES (Reuters) – Le Royaume-Uni va instaurer de nouvelles règles pour les demandeurs d’asile, rendant plus difficile le séjour des réfugiés entrés illégalement dans le pays, a annoncé mercredi la ministre de l’Intérieur Priti Patel, qualifiant cette mesure de ferme mais juste.

Ce « nouveau plan pour l’immigration » (« New Plan for Immigration »), que le gouvernement britannique présente comme la plus grande réforme du système d’asile depuis des décennies, prévoit de réinstaller plus rapidement les réfugiés en situation de risque urgent tout en rendant la tâche plus difficile à ceux qui arrivent clandestinement.

« Dans le cadre de notre nouveau plan (…), les gens arrivent illégalement (…) n’auront plus les mêmes droits que ceux qui arrivent légalement, et il sera plus difficile pour eux de rester », a déclaré Priti Patel dans un communiqué.

Les passeurs seront quant à eux passibles d’une peine maximale de réclusion à perpétuité, a-t-elle ajouté. « Cela ne vaudra plus la peine de profiter de l’immigration illégale vers la Grande-Bretagne », a commenté Priti Patel.

« Je ne m’excuse pas de la fermeté de ces mesures, mais comme elles permettront également de sauver des vies et de cibler les passeurs de clandestins, elles sont aussi indéniablement justes », a-t-elle estimé.

La ministre a ajouté que les personnes arrivant après avoir transité par un pays sûr comme la France ne seraient pas automatiquement intégrées dans le système, et que le gouvernement « empêcherait les personnes les moins scrupuleuses d’abuser du système en se faisant passer pour des enfants ».

Réduire l’immigration était une promesse des partisans du Brexit réunis dans l’organisation Vote Leave, dont l’actuel Premier ministre Boris Johnson était une figure emblématique, lors du référendum de 2016 sur l’appartenance à l’UE.

Les organisations caritatives ont critiqué ces propositions, affirmant qu’elles créeraient un système injuste à deux vitesses. « C’est inhumain », a estimé Mike Adamson, directeur général de la Croix-Rouge britannique.Avec

Avec Reuters par (Elizabeth Piper, version française Dagmarah Mackos, édité par Jean-Stéphane Brosse)