Posts Tagged ‘ROYAUME-UNI’

Covid-19 : le Royaume-Uni impose une quarantaine à l’hôtel pour les arrivées de pays à risque

janvier 27, 2021

Sont concernés par cet isolement à l’hôtel les Britanniques et résidents au Royaume-Uni arrivant depuis une «liste rouge» de 22 pays très affectés par les variants du Covid-19.Par Arnaud De La GrangePublié il y a 3 heures, mis à jour à l’instant

L’île se barricade. Peut-être un peu vexée d’avoir été montrée du doigt pour son « variant anglais », la Grande-Bretagne verrouille un peu plus ses frontières. A son tour, elle entend se protéger des mutations de virus apparues ici ou là. Désormais, les voyageurs arrivant au Royaume-Uni depuis un certain nombre de pays à risques devront observer une quarantaine dans des hôtels dédiés.

Ce dispositif «à la chinoise» ou «à l’australienne» a été annoncé au lendemain du franchissement par le pays du sinistre seuil de 100.000 morts du coronavirus. Il renforce les mesures déjà en vigueur, soit un test PCR négatif et une quarantaine de dix jours. Sont concernés par cet isolement à l’hôtel les Britanniques et résidents au Royaume-Uni arrivant depuis une «liste rouge» de 22 pays très affectés par les variants du Covid-19. Parmi ceux-ci, de nombreux états d’Amérique du Sud, l’Afrique du Sud ou le Portugal. Les arrivées de non-Britanniques ou non-résidents étaient déjà interdites. «Nous demanderons à tous les arrivants à qui l’entrée ne peut pas être refusée de s’isoler dans des logements fournis par le gouvernement, comme des hôtels, pendant dix jours sans exception» a déclaré Boris Johnson à la Chambre des Communes. Cette quarantaine se fera à leurs frais, l’hébergement et les trois repas quotidiens pouvant être facturés jusqu’à 1 500 livres (1 700 euros).

La mesure va moins loin que la quarantaine à l’hôtel pour tous les arrivants que certains membres du gouvernement envisageaient et que l’opposition réclamait. La ministre de l’Intérieur Priti Patel plaidait même pour une fermeture totale des frontières. «Il est clair qu’il y a encore trop de gens qui entrent et sortent de notre pays chaque jour» a-t-elle insisté. Les contrôles seront donc aussi renforcés dans le sens de la sortie. Ceux qui souhaitent quitter le pays devront pouvoir justifier de «raisons exceptionnelles». Le secteur britannique du voyage a déploré des mesures qui vont le plomber un peu plus.

Boris Johnson a aussi déclaré que le troisième confinement, mis en place le 5 janvier, ne prendrait pas fin avant le début mars. Les écoles ne rouvriront ainsi pas après les vacances de février mais au mieux le 8 mars. L’opposition travailliste demande que les enseignants soient vaccinés durant cette pause. Selon les chiffres de l’épidémie à ce moment-là, les autres restrictions économiques et sociales pourront alors commencer à être levées. Alors que le pays a encore déploré 1 725 morts ces dernières vingt-quatre heures, le gouvernement met tous ses espoirs dans la campagne de vaccination massive, plus de 7 millions de Britanniques ayant déjà reçu une première dose.

Avec Le Figaro le correspondant à Londres

Canada: Un premier cas de la variante circulant au R-U a été détecté au Québec

décembre 29, 2020

QUÉBEC — Un premier cas de la variante de coronavirus circulant au Royaume-Uni a été détecté au Québec, a confirmé mardi le ministère de la Santé.

© Fournis par La Presse Canadienne

La personne infectée par la «variante S» avait été en contact avec un proche qui revenait du Royaume-Uni le 11 décembre dernier, a précisé le ministère dans un communiqué. 

Cette personne a reçu un diagnostic positif à la COVID-19 le 13 décembre. 

Le voyageur qui revenait du Royaume-Uni a eu des contacts prolongés avec trois membres de sa famille, qui ont tous reçu des résultats positifs à la COVID-19. La variante circulant au Royaume-Uni n’a été détectée que chez une personne. 

La nouvelle souche a été identifiée par le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) et confirmée par le Laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ). 

Selon le ministère, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) est en train de mettre sur pied un laboratoire de surveillance pour déceler rapidement les nouvelles variantes du coronavirus.

«Les analyses sur les caractéristiques de cette nouvelle souche sont toujours en cours dans plusieurs pays et pour l’instant, il n’y a pas lieu de modifier les recommandations de santé publique», écrit-on dans le communiqué.

Les scientifiques indiquent que la variante d’abord identifiée en sol britannique comporte 17 différences génétiques importantes comparativement au SRAS-CoV-2. Elle pourrait être jusqu’à 70 % plus contagieuse, mais rien ne permet de croire pour le moment que les vaccins existants ne seraient pas efficaces pour la combattre.

Depuis le 21 décembre, les vols du Royaume-Uni vers le Canada sont suspendus. Le gouvernement Trudeau, qui avait d’abord adopté cette mesure pour 72 heures, l’a prolongée au moins jusqu’au 6 janvier.

Même si ce n’est pas interdit, le premier ministre Justin Trudeau et son homologue du Québec, François Legault, ont dissuadé les Canadiens et Québécois à voyager alors que le pays traverse difficilement une deuxième vague d’infections.

Avec La Presse Canadienne

Covid-19 : le variant détecté au Royaume-Uni est bien «50% à 74%» plus contagieux, selon une étude

décembre 24, 2020

Selon une étude britannique publiée jeudi, le variant du virus baptisé VOC 202012/01 serait bien plus contagieux. Ses auteurs préconisent une accélération de la campagne de vaccination pour éviter un rebond épidémique.Par Le Figaro avec AFPPublié à l’instant

Le nouveau variant du coronavirus détecté au Royaume-Uni est bien «50% à 74%» plus contagieux, selon une étude mise en ligne jeudi 24 décembre, qui s’inquiète des conséquences possibles pour le nombre de décès et d’hospitalisations liées au Covid-19 outre-Manche.

«Sur la base des données préliminaires disponibles», l’étude conclut que le variant du Sars-Cov-2 soupçonné d’être à l’origine de la forte augmentation du nombre de cas dans le Sud-Est de l’Angleterre ces dernières semaines «pourrait être 50% à 74% plus transmissible» (56% en moyenne sur les trois régions concernées) que les souches jusqu’ici en circulation, résume l’un des auteurs, Nick Davies, biologiste à la London School of Hygiene and Tropical Medicine (LSHTM).

Cette estimation, qui n’a pas encore été publiée dans une revue scientifique ni analysée par des experts indépendants, est cohérente avec celle de «50% à 70%» présentée lundi lors d’une conférence de presse par d’autres chercheurs, membres du groupe qui conseille le gouvernement britannique sur les virus respiratoires émergents, le NERVTAG.

Le Premier ministre du Royaume-Uni, Boris Johnson, avait évoqué dès le week-end dernier une contagiosité supérieure de 70%, et les autorités britanniques ont transmis à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) l’estimation d’une transmission accrue de 40% à 70%, sur la base de données préliminaires issues du séquençage du génome de virus prélevés à Londres et dans le sud-est du pays.

Détecté pour la première fois en septembre en Grande-Bretagne, ce variant baptisé VOC 202012/01 présente 22 mutations sur son génome. L’une en particulier, nommée N501Y, se situe au niveau de la protéine Spike (spicule) du coronavirus, une pointe à sa surface qui lui permet de s’attacher aux cellules humaines pour les pénétrer, jouant donc un rôle clé dans l’infection virale.

Un quart des nouvelles infections détectées en novembre dans les zones concernées étaient liées à ce variant début novembre, un chiffre passé à plus de 60% début décembre. Et «si la tendance actuelle se prolonge, le nouveau variant pourrait représenter 90% des cas d’ici mi-janvier», selon Nick Davies.

Les chercheurs de la LSHTM «n’ont pas pour le moment trouvé d’éléments indiquant que les individus qui contractent le nouveau variant présentent un risque accru d’hospitalisation ou de décès». Mais même à risque constant, la probable «forte augmentation» du nombre de cas provoquée par cette mutation pourrait avoir d’importantes conséquences sur le bilan de l’épidémie, estiment-ils.

«L’augmentation récente du nombre d’infections» dans plusieurs régions «pourrait continuer et se propager à toutes les régions du Royaume-Uni sans mesures rapides», avertissent-ils. En s’en tenant aux mesures restrictives en place avant le 19 décembre, leurs modélisations concluent que «le nombre d’hospitalisations et de décès dûs au Covid-19 atteindront des niveaux plus élevés en 2021 que ceux observés en 2020»

Les autorités britanniques ont déjà décidé le week-end dernier des mesures supplémentaires, avec le reconfinement de Londres et d’une partie du pays. Mais selon les auteurs de l’étude, il faudrait que la campagne de vaccination «s’accélère sensiblement» et que les écoles ferment durant janvier pour «réduire de façon substantielle le bilan» sanitaire.

Avec Le Figaro

Plusieurs Canadiens se retrouvent bloqués au Royaume-Uni, avec la variante du virus

décembre 22, 2020

MONTRÉAL — Mark Sultana a accueilli comme «une bombe» la décision d’Ottawa, dimanche, de suspendre la plupart des vols en provenance du Royaume-Uni, où une variante du virus de la COVID-19 a été découverte.

© Fournis par La Presse Canadienne

L’entrepreneur canadien de 52 ans, qui vit la plupart du temps à Londres depuis près de vingt ans, indique que l’annonce de dimanche soir a particulièrement étonné les Canadiens qui prévoyaient rendre visite à leur famille et leurs amis pendant les vacances des Fêtes.

«Nous ne pouvons aller nulle part — aucun d’entre nous», a déclaré en entrevue lundi celui qui est aussi administrateur du groupe «Canadiens à Londres» sur Facebook. «Nous sommes tous confinés sur cette île — et beaucoup de Canadiens sont touchés.» 

Originaire de la région de Toronto, M. Sultana soutient que plusieurs membres du groupe Facebook, qui compte 6800 abonnés, ont signalé que leur vol avait été annulé. «Ils étaient prêts à se mettre en quarantaine et à faire ce qu’il fallait pour rentrer chez eux, mais là, ils sont complètement bloqués.»

À la suite d’autres pays, le Canada a annoncé dimanche soir la suspension pendant trois jours — pour l’instant du moins — des vols de passagers en provenance du Royaume-Uni, afin d’empêcher l’importation d’une variante du virus SRAS-CoV-2 découverte par les responsables britanniques, qui pourrait être 70 % plus contagieuse que la première. 

Le premier ministre britannique, Boris Johnson, a aussi annoncé samedi que Londres et le sud-est de l’Angleterre seraient soumis à des restrictions plus strictes, de «niveau 4», en raison d’une augmentation des cas et des préoccupations concernant la variante du SRAS-CoV-2. 

Et le Brexit avec ça!

Mais ce n’est pas la première fois que Londres est «confinée», rappelle Julien Gagnon, originaire de Saint-Lambert, qui vit au Royaume-Uni depuis 10 ans, dont près de cinq dans la capitale. Le Québécois de 32 ans précise qu’après des semaines de semi-confinement à Londres, le plus grand impact des restrictions de «niveau 4» se fera sentir dans les prochains jours, alors que les rassemblements des Fêtes entre des personnes de ménages différents sont désormais interdits.

«Nous ne pouvons rien faire. Nous devons rester à l’intérieur. Nous ne pouvons pas voir d’amis, nous ne pouvons pas voir la famille, nous ne pouvons pas fêter Noël», déplore M. Gagnon, qui sait pertinemment, toutefois, que la situation sera identique au Québec. 

Le Torontois d’origine Bobby Demers, qui vit au Royaume-Uni depuis 1988, a indiqué que beaucoup de gens ont envahi les magasins à Londres lundi, craignant notamment une pénurie de produits frais à cause de la fermeture des frontières. «Je suis allé au supermarché local ce matin (…) et la file de voitures débordait du stationnement du centre commercial», dit-il.

Pour ne rien arranger, le Royaume-Uni est à moins de deux semaines de la dernière étape de sa sortie de l’Union européenne, et le gouvernement britannique n’a pas encore conclu d’accord commercial avec le bloc de 27 pays membres.

«Ce qu’on vit, c’est presque comme un précurseur de ce qui va se passer dans deux semaines, lorsque les camions et les avions ne pourront plus faire des allers-retours très facilement entre l’Angleterre et l’Europe», laisse tomber M. Demers.

Administrateur d’un autre groupe Facebook, «Canadiens au Royaume-Uni», qui compte 5300 abonnés, M. Demers explique que dans cette période d’incertitude, les gens se regroupent et offrent des mots de soutien. «L’empathie que les Canadiens ont les uns pour les autres s’est vraiment manifestée», a-t-il déclaré. «Les gens ont cette vision de Londres comme (un endroit où) les gens ne se parlent pas, les gens évitent le contact visuel, mais quand les choses se compliquent et en cas d’urgence, les gens ici ont tendance à se rassembler.»

Avec Jillian Kestler-D’Amours, La Presse Canadienne

L’Europe isole le Royaume-Uni sur fond d’une nouvelle variante de la COVID-19

décembre 20, 2020

Les Pays-Bas, l’Italie et la Belgique suspendent les vols provenant du Royaume-Uni. La France, l’Allemagne et l’Autriche y songent également, après les déclarations du premier ministre britannique sur une nouvelle variante plus contagieuse du coronavirus SARS-CoV-2, qui serait « hors de contrôle ».

Les voyageurs britanniques seront vraisemblablement coincés chez eux, avec l'isolement rapide du pays par les autres nations européennes.

© Niklas Halle’n/afp via getty images Les voyageurs britanniques seront vraisemblablement coincés chez eux, avec l’isolement rapide du pays par les autres nations européennes.

Quant à l’Espagne, elle demande une réponse « coordonnée » de l’Union européenne. «L’objectif est de protéger les droits des citoyens européens à travers la coordination et en évitant des mesures unilatérales», a déclaré le gouvernement dans un communiqué.

Les autorités britanniques ont annoncé samedi dans la soirée un reconfinement de Londres, du sud-est de l’Angleterre et d’une partie de l’est du pays. Cette mesure contraint plus de 16 millions d’habitants à rester chez eux et à renoncer aux retrouvailles de Noël.

Le reconfinement interdit l’ouverture des commerces non essentiels et tous les déplacements en dehors de ces zones, placées sous le niveau d’alerte 4, le plus élevé décrété au pays.Les restaurants et bars y étaient déjà fermés depuis mercredi.

Plus contagieux

Le premier ministre Johnson a indiqué que le Royaume-Uni avait informé l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de la propagation plus rapide de la nouvelle souche, «jusqu’à 70 %», a-t-il précisé.

De précédentes mutations du SARS-CoV-2 ont déjà été observées et signalées dans le monde.

Les observations des experts sur cette souche apparue mi-septembre à Londres ou dans le Kent n’ont rien de rassurant. Le conseiller scientifique du gouvernement, Patrick Vallance, a déclaré samedi que cette nouvelle variante, en plus de se propager rapidement, devenait aussi la forme «dominante», ayant entraîné «une très forte hausse» des hospitalisations en décembre.

Le nombre de cas de COVID-19 ne cesse d’augmenter partout sur la planète, mais quelques pays semblent avoir réussi à se mettre à l’abri de la pandémie. La plupart de ceux qui peuvent se vanter de ce haut fait sont des petites nations insulaires isolées dans le Pacifique, pour qui la géographie est devenue un atout incommensurable durant la pandémie. Voici une liste de dix pays qui n’ont pas eu de cas de COVID-19.

Samedi, le premier ministre Johnson expliquait que rien n’indiquait que cette nouvelle souche de virus était plus mortelle, qu’elle cause une forme plus grave de la maladie, ou qu’elle réduit l’efficacité des vaccins.

Des mutations sous observation

Cette mutation du coronavirus a poussé l’OMS à demander à ses membres européens de «renforcer leurs procédures de contrôle et de prévention» de la COVID-19.

Au niveau mondial, l’OMS recommande «à tous les pays d’accroître leurs capacités de séquençage du virus Sars-Cov-2 quand c’est possible et de partager les données au niveau international, notamment si les mêmes mutations problématiques sont identifiées».

Selon l’OMS, outre «des signes préliminaires que la variante pourrait être plus contagieuse», la variante «pourrait aussi affecter l’efficacité de certaines méthodes de diagnostic», là aussi selon «des informations préliminaires». L’organisation affirme qu’il n’y a en revanche «aucune preuve d’un changement de la gravité de la maladie», même si ce point fait aussi l’objet de recherches.

Hors du territoire britannique, neuf cas causés par cette nouvelle souche ont été rapportés au Danemark, ainsi qu’un aux Pays-Bas et un en Australie, note l’OMS.

Par ailleurs, plusieurs autres pays ont signalé à l’OMS d’autres variantes qui portent certains des changements génétiques de la variante britannique.

L’Afrique du Sud, qui a également signalé une variante problématique vendredi, considère que cette mutation est à l’origine d’un plus grand nombre de contagions et note une évolution du paysage épidémiologique, notamment avec davantage de patients plus jeunes, sans comorbidités, qui développent des formes graves de la maladie.

Le pays «mène des recherches supplémentaires pour mieux comprendre le lien», indique l’OMS.

Avec CBC/Radio-Canada

Le Royaume-Uni lance son programme de vaccination contre la COVID-19

décembre 8, 2020

LONDRES — Les autorités sanitaires britanniques ont commencé à offrir, mardi, les premières doses d’un vaccin contre la COVID-19 testé et analysé de manière indépendante, lançant un programme mondial de vaccination qui devrait prendre de l’ampleur à mesure que de plus en plus de vaccins seront approuvés.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le premier vaccin a été donné à Margaret Keenan — qui fêtera ses 91 ans la semaine prochaine — à l’hôpital universitaire de Coventry, l’un des nombreux hôpitaux du Royaume-Uni qui gèrent la phase initiale du programme.

«Je me sens tellement privilégiée d’être la première personne vaccinée contre la COVID-19», a déclaré l’ancienne employée d’une bijouterie, qui portait un masque chirurgical et un t-shirt bleu décoré d’un pingouin portant un bonnet de Noël et une écharpe rouge. «C’est le meilleur cadeau d’anniversaire que je pouvais espérer, car cela signifie que je peux enfin penser à passer du temps avec ma famille et mes amis au cours de la nouvelle année, après avoir été seule pendant la majeure partie de l’année.»

Les 800 000 premières doses du vaccin sont destinées aux personnes de plus de 80 ans qui sont soit hospitalisées ou qui ont déjà des rendez-vous prévus à l’hôpital, ainsi qu’aux travailleurs des maisons de retraite. Les autres devront attendre leur tour.

Les responsables de la santé publique ont demandé au public d’être patient, car seules les personnes les plus exposées au virus seront vaccinées rapidement. Le personnel médical contactera les gens pour prendre des rendez-vous, et la plupart devront attendre l’année prochaine avant qu’il y ait suffisamment de vaccins pour élargir le programme.

Stephen Powis, directeur médical national du National Health Service d’Angleterre, a déclaré que la première injection de ce vaccin en dehors d’un essai clinique était un moment émouvant.

«Cela ressemble vraiment au début de la fin», a dit M. Powis. «Ce fut une année vraiment terrible, 2020. Toutes ces choses auxquelles nous sommes si habitués, rencontrer des amis et de la famille, aller au cinéma, ont été perturbées. Nous pouvons les retrouver. Pas demain. Pas la semaine prochaine. Pas le mois prochain. Mais dans les mois à venir.»

Le palais de Buckingham a refusé de commenter les informations selon lesquelles la reine Elizabeth II, 94 ans, et son mari de 99 ans, le prince Philip, seraient vaccinés afin de démontrer publiquement la sécurité de l’injection.

Les responsables de la santé publique d’autres pays observent le déploiement en Grande-Bretagne alors qu’ils se préparent à la tâche sans précédent de vacciner des milliards de personnes pour mettre fin à une pandémie qui a tué plus de 1,5 million de personnes dans le monde. Bien que le Royaume-Uni dispose d’une infrastructure bien développée pour la distribution des vaccins, elle est conçue pour les administrer à des groupes tels que les écoliers ou les femmes enceintes, et non à l’ensemble de la population.

Le Royaume-Uni prend une longueur d’avance sur le projet après que les régulateurs britanniques eurent donné, le 2 décembre, une autorisation d’urgence au vaccin produit par le fabricant de médicaments américain Pfizer et l’allemande BioNTech. Les autorités américaines et européennes examinent également le vaccin, ainsi que des produits concurrents développés par la société de biotechnologie Moderna et par une collaboration entre l’Université d’Oxford et le fabricant de médicaments AstraZeneca.

Samedi, la Russie a commencé à vacciner des milliers de médecins, d’enseignants et d’autres personnes dans des dizaines de centres à Moscou, avec son vaccin Spoutnik V. Ce programme est perçu différemment parce que la Russie a autorisé l’utilisation du vaccin l’été dernier après qu’il eut été testé sur seulement quelques dizaines de personnes.

Les premières expéditions du vaccin Pfizer-BioNTech ont été livrées dimanche à un groupe d’hôpitaux britanniques.

Le Royaume-Uni compte plus de 61 000 décès liés à la COVID-19, plus que tout autre pays n’en a signalé en Europe. Il a aussi rapporté plus de 1,7 million de cas.

– Par Danica Kirka, The Associated Press

Avec La Presse Canadienne

Royaume-Uni: un chat testé positif au nouveau coronavirus pour la première fois

juillet 27, 2020

La directrice médicale de la santé publique en Angleterre a estimé que «cela ne devrait pas être une source d’inquiétude».

Un chat testé positif au nouveau coronavirus est devenu le tout premier animal domestique contaminé au Royaume-Uni, ont annoncé lundi 27 juillet les autorités sanitaires, soulignant qu’il n’y avait «pas de preuve» qu’il puisse transmettre la maladie aux êtres humains.

Des tests effectués la semaine dernière par l’Agence de la santé animale et végétale (Apha) dans son laboratoire de Surrey, près de Londres, ont confirmé la contamination du félin, a annoncé Christine Middlemiss, vétérinaire en chef britannique. «Il s’agit du premier cas au Royaume-Uni de chat domestique testé positif au Covid-19, mais ça ne devrait pas être une source d’inquiétude», a réagi Yvonne Doyle, directrice médicale de la santé publique en Angleterre, soulignant qu’«il n’y avait pas de preuve que les animaux peuvent transmettre la maladie aux êtres humains».

Une contamination du maître vers le chat

Selon les premiers éléments de l’enquête sanitaire, «la contamination a eu lieu du maître vers le chat», a-t-elle ajouté. Le matou avait d’abord été diagnostiqué par un vétérinaire comme souffrant d’herpès virus félin, mais un échantillon testé par la suite au Covid-19 s’est révélé positif.

Quelques cas de contamination chez les animaux de compagnie ont déjà été confirmés ailleurs en Europe, aux États-Unis et en Asie. «C’est un événement très rare et les animaux contaminés à ce jour ne présentent que des signes cliniques bénins, puis se rétablissent en quelques jours», a rassuré Christine Middlemiss.

Par Le Figaro avec AFP

Royaume-Uni: les transgenres deux fois plus susceptibles d’être victimes d’un crime ou délit

juillet 17, 2020

 

Dans une étude parue ce vendredi, L’ONS révèle que 28% des personnes transgenres ont déjà été victimes d’un délit en Grande-Bretagne.

Les personnes transgenres sont «deux fois plus susceptibles» d’être victimes d’un crime ou d’un délit au Royaume-Uni que celles qui ne le sont pas, a indiqué, ce vendredi 17 juillet, l’Office national des statistiques. Chaque année, l’ONS sonde environ 50.000 personnes en Angleterre et au Pays de Galles sur des crimes et délits dont elles ont été victimes et qu’elles n’ont pas signalés à la police, une méthode d’enquête reconnue pour être révélatrice des tendances sur le long terme.

Pour la première fois cette année, l’organisme a analysé les résultats de cette enquête sous le prisme de l’identité de genre. Épluchant les données recueillies entre le 1er octobre 2019 et le 18 mars 2020, l’ONS en a conclu que les personnes transgenres avaient été «deux fois plus susceptibles» que les autres d’être victimes d’un crime ou d’un délit (hors fraude)« au cours de cette période.

«Plus d’une personne transgenre sur quatre (28%) a été victime d’un crime ou délit», quand ce n’est le cas que pour «14% de ceux dont l’identité de genre est la même que celle assignée à la naissance (appelées personnes cisgenres)», détaille le rapport de l’ONS.

Un Britannique trans sur huit a déjà été physiquement agressé au travail

Le bureau des statistiques s’est aussi intéressé à l’impact de l’orientation sexuelle ou des origines ethniques sur le risque d’être agressé. Elle souligne ainsi que les personnes «d’origine ethnique mixte» sont «les plus susceptibles d’être victimes d’un crime ou d’un délit» (20%), devant les personnes asiatiques (15%) et les personnes blanches (13%).

Les gays, lesbiennes ou bisexuels sont 21% à rapporter avoir été victime d’un crime ou délit sur la période, contre 14% pour les personnes hétérosexuelles. Selon une étude YouGov commandée par l’association LGBT Stonewall, deux personnes trans sur cinq ont été victimes d’un incident ou crime de haine en 2019. Un Britannique trans sur huit a déjà été physiquement agressé par un collègue ou un client, c’est pourquoi 40% d’entre eux décident de cacher leur transidentité sur leur lieu de travail.

Par Le Figaro avec AFP

 

Royaume-Uni : plusieurs personnes poignardées à Reading, un homme arrêté

juin 20, 2020

Plusieurs personnes ont été hospitalisées et un homme est actuellement en garde à vue, selon la police locale.

Plusieurs personnes ont été poignardées samedi soir dans un parc à Reading, à l’ouest de Londres, et transportées à l’hôpital, selon la police. Un homme a été arrêté et est actuellement en garde à vue, précise la police locale dans un communiqué.

La police et les secours sont intervenus sur place après avoir été appelés en début de soirée pour un incident dans lequel plusieurs personnes avaient été poignardées à Forbury Gardens vers 19H00 locales (18H00 GMT), selon la même source. Un périmètre de sécurité a été mis en place sur les lieux, la police appelant le public à «éviter la zone».

The Telegraph évoque trois personnes décédées et deux personnes hospitalisées, mais la police ne confirme pas. L’incident se serait produit dans les jardins de Forbury.

«Mes pensées vont vers ceux qui ont été touché par cet épouvantable incident à Reading et mes remerciements vont aux services d’urgences sur place», a réagi le premier ministre Boris Johnson dans un tweet.

Sur Twitter, la ministre de l’Intérieur Priti Patel s’est dite pour sa part «profondément inquiète».

Plus tôt dans la journée, plusieurs manifestants du mouvement antiraciste Black Lives Matter s’étaient rassemblé à Reading. Certains participants de cette manifestation s’inquiètent d’ores et déjà, sur Twitter, que cette attaque leur soit attribuée.

Nieema Hassan, organisatrice de la manifestation aux jardins de Forbury, indique dans une vidéo relayée sur le réseau social que cet incident n’a aucun lien avec la manifestation.

Par Le Figaro avec Reuters

Royaume-Uni/Déconfinement : Londres réfléchit à assouplir ses règles de quarantaine

juin 14, 2020

Le gouvernement britannique étudie actuellement les options dont il dispose pour faire évoluer les règles de la quarantaine de deux semaines qu’il impose aux voyageurs entrant au Royaume-Uni, a déclaré dimanche le ministre britannique des Finances Rishi Sunak à la BBC.

«Nous voulons tous voir les déplacements s’ouvrir à nouveau, bien entendu, et comme partout ailleurs nous voulons nous assurer que nous avons les bonnes mesures au bon moment, informés par la science et par tout ce qu’il nous faut prendre en compte», a-t-il dit. «Nous regardons actuellement toutes les options pour garantir que ce soit possible et il y a des suggestions sur la manière dont nous serions capable d’ouvrir avec le temps certains corridors de déplacements. Le secrétariat aux Transports regarde activement toutes ces options».

Le gouvernement britannique est sous la pression de plusieurs secteurs de l’économie, notamment les transports et le tourisme, à cause de la politique de quarantaine qu’il a introduite la semaine dernière. Selon les compagnies aériennes, ces restrictions vont détruire de nombreux emplois.

Rishi Sunak a également annoncé que le gouvernement réexaminerait sa règle de distanciation sociale très stricte de deux mètres comme mesure d’urgence pour aider à redresser l’économie du pays, qui a plongé de 25% depuis le début de la crise du coronavirus.

La règle des deux mètres signifie que les employeurs auront plus de difficulté à retrouver une activité normale après le déconfinement, a-t-il expliqué.

Selon le dernier bilan mondial dressé par Reuters, plus de 7,79 millions de personnes à travers le monde ont contracté le Covid-19 et 429.109​ personnes en sont mortes. Au Royaume-Uni, 26 décès supplémentaires ont été enregistrés en l’espace de 24 heures, portant à 46.698 le nombre de morts officiellement liés au coronavirus. Cette hausse est la plus faible depuis le 22 mars, date de l’instauration du confinement en Grande-Bretagne.

Par Le Figaro avec Reuters