Posts Tagged ‘Rupture’

Le Guatemala rompt ses relations diplomatiques avec le gouvernement vénézuélien

janvier 16, 2020

Le nouveau président du Guatemala, Alejandro Giammattei, a annoncé jeudi rompre les relations diplomatiques de son pays avec le gouvernement du président vénézuélien Nicolas Maduro. «Nous rompons définitivement les relations avec le gouvernement du Venezuela», a déclaré le chef de l’Etat à des journalistes, avant une réunion au siège du gouvernement avec le secrétaire général de l’Organisation des Etats américains (OEA), Luis Almagro.

Le nouveau président de droite, entré en fonctions mardi, a souligné que cette rupture était «définitive» et que le ministre des Affaires étrangères, Pedro Brolo, avait reçu des instructions pour que le représentant diplomatique de Nicolas Maduro dans la capitale guatémaltèque quitte le pays.

Après l’annonce de cette mesure, le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Jorge Arreaza a déclaré que Alejandro Giammattei «s’était jeté aux pieds» du président américain Donald Trump. «Son gouvernement va certainement devenir une autre plaisanterie de mauvais goût que nous verrons passer et se dessécher», a écrit Jorge Arreaza sur Twitter.

Lors de son élection en novembre, Alejandro Giammattei avait déjà annoncé qu’il romprait les relations diplomatiques de son pays avec Caracas pour reconnaître le chef de file de l’opposition Juan Guaido comme président par intérim du Venezuela. Son prédécesseur, l’ex-président Jimmy Morales (2016-2020), avait déjà reconnu comme tel Juan Guaido en janvier 2019, mais l’ambassade du Venezuela avait continué de fonctionner sous la direction du chargé d’affaires. Ce dernier avait remplacé l’ambassadrice Alicia Salcedo après que le gouvernement guatémaltèque eut demandé son départ, l’accusant d’ingérence.

Alejandro Giammattei avait tenté en octobre d’entrer au Venezuela pour rencontrer Juan Guaido, mais il avait été refoulé. Les autorités avaient notamment indiqué qu’il n’avait pas d’invitation du gouvernement vénézuélien.

Le Guatemala est un membre actif du Groupe de Lima, une instance composée d’une douzaine de pays d’Amérique latine et du Canada, créé en 2017 pour chercher une issue à la crise au Venezuela. Le Groupe de Lima reconnaît Juan Guaido comme président par intérim du Venezuela.

Par Le Figaro avec AFP

Pourquoi la Somalie a rompu ses relations diplomatiques avec la Guinée

juillet 9, 2019

Muse Bihi Abdi, le président du Somaliland (image d’illustration). © YouTube/ENNTelevision

La Somalie a annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec la Guinée. Cette décision, que Conakry dit avoir apprise par voie de presse, fait suite à une audience accordée à une délégation du Somaliland par le chef de la diplomatie guinéenne.

« Le gouvernement fédéral somalien a décidé de mettre fin à toute relation diplomatique avec la République de Guinée », a annoncé le ministère somalien des Affaires étrangères et de la Coopération dans un communiqué daté du 4 juillet.

Une décision que Conakry aurait apprise par voie de presse, la diplomatie guinéenne n’en ayant pas été notifiée officiellement, selon un conseiller du ministre guinéen des Affaires étrangères. La décision somalienne n’aurait pas obéi « aux procédures de consultation en la matière », a-t-il déclaré à Jeune Afrique.

Ce brusque refroidissement des relations diplomatiques entre la Somalie et la Guinée faisait suite à l’accueil réservé le 2 juillet à Muse Bihi Abdi, le président du Somaliland – « avec un protocole de chef d’État », selon le ministère somalien. Le Somaliland, que Mogadiscio considère comme partie intégrante de son territoire, est une ancienne colonie britannique qui s’est autoproclamée indépendante en 1991.

Mogadiscio et Conakry entretenaient « des relations d’amitié et de coopération sans enjeux politique et économique majeurs. Nous n’avons aucune représentation diplomatique en Somalie et inversement », confie à JA un des conseillers du ministre guinéen des Affaires étrangères, Mamadi Touré. Ce dernier n’a pas souhaité réagir aux sollicitations de Jeune Afrique.

Visite discrète

Cette rupture diplomatique intervient alors que Conakry avait pris des précautions en recevant le « dirigeant séparatiste » loin des médias. Le chef de l’État guinéen, Alpha Condé, s’est notamment tenu à l’écart de la rencontre, laissant son ministre des Affaires étrangères accueillir Muse Bihi Abdi à l’aéroport international de Conakry.

Les deux personnalités ont ensuite rejoint le centre-ville de Kaloum à bord d’un hélicoptère. Muse Bihi Abdi et Mamadi Touré se sont entretenus « en comité restreint » à l’hôtel Primus Kaloum, situé à un jet de pierre du palais présidentiel Sekhoutoureya. Malgré cette proximité, Alpha Condé n’a pas rencontré l’invité, selon notre source au ministère guinéen des Affaires étrangères, qui précise : « On ne reçoit pas le Somaliland en tant qu’État. »

La question du Somaliland à l’UA

Le Somaliland est néanmoins en quête d’une reconnaissance internationale et d’un statut de membre de l’Union africaine (UA). « Le Somaliland a énormément besoin de soutien à tous les niveaux. Ses dirigeants politiques ont besoin de davantage de partenaires, et on ne peut pas refuser d’assister un pays africain », a souligné une autre source au sein du ministère des Affaires étrangères.

Actuellement étudiée par l’UA, la question du Somaliland ne saurait tarder à trouver une issue, selon notre source.

Grande fête à Hargeisa

De leur côté, les Somalilandais n’ont visiblement pas le triomphe modeste. Autant l’accueil réservé à leur président à Conakry irrite Mogadiscio, autant il crée la joie dans les rues de Hargeisa, la capitale du Somaliland, où le tricolore guinéen et les portraits du présidents Condé sont omniprésents, à en croire des images publiées sur les réseaux sociaux.

Une propagande véhiculée aussi bien par le jeune État en quête de reconnaissance internationale que par ses détracteurs. Conséquences : des fake news circulent, comme ce communiqué « d’excuses » du gouvernement guinéen à la Somalie. « C’est un faux grossier. Nous ne sommes pas à l’origine de ce communiqué », dément Mohamed Lamine Solano, conseiller en communication du chef de la diplomatie guinéenne, Mamadi Touré. Affirmant n’avoir pas été informé par la voie diplomatique, Conakry a décidé de ne pas répondre à Mogadiscio.

Hargeisa s’en est chargé à travers un communiqué du 5 juillet. Les autorités du Somaliland y flétrissent la décision de la Somalie de rompre unilatéralement ses relations diplomatiques avec la Guinée. « Le gouvernement de la République du Somaliland est profondément inquiet et blessé par le comportement de la Somalie et de sa campagne d’agression contre une grande liste de nations africaines au moment où les chefs d’État sont réunis à Niamey pour trouver des solutions communes pour la paix, la sécurité et la promotion de l’intégration », indique notamment le communiqué.

 

Par Jeuneafrique.com

Côte d’Ivoire: Henri Konan Bédié rompt avec la coalition présidentielle

août 10, 2018

 

Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, le mercredi 8 août 2018. © DR / Présidence ivoirienne

 

Au lendemain de sa rencontre avec Alassane Ouattara, le président du PDCI annonce sa sortie du projet de parti unifié et met fin à son union avec le parti au pouvoir.

L’heure de la rupture est arrivée entre Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié. Malgré leurs profonds différends, les tensions et les ressentiments, ces derniers mois, les deux hommes avaient eu à cœur de maintenir les apparences de leur union. C’en est désormais terminé. Au lendemain de leur rencontre glaciale et expéditive d’une petite quinzaine de minutes, mercredi 8 août, à la résidence du chef de l’État, à la Riviera, un quartier d’Abidjan, le chef du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), a acté leur divorce dans un communiqué.

« Précipitation »

Dans ce texte ferme et virulent, Henri Konan Bédié dénonce la constitution du parti unifié lors d’une Assemblée générale qui s’est tenue le 16 juillet, auquel il avait refusé de s’associer. Il regrette la forme, estimant que c’était théoriquement à lui, en tant que Président de la conférence des Présidents du Rassemblement des Houphouëtises pour la démocratie et la paix (RHDP), de convoquer ce rendez-vous, mais aussi le moment choisi, dénonçant une « précipitation ».

Henri Konan Bédié annonce ainsi « se retirer du processus de mise en place d’un parti unifié », et « prendre acte » du départ de ses alliés de leur groupement politique commun. Il dit aussi « se réserver le droit de promouvoir » une nouvelle plate-forme. Selon nos informations, l’ancien parti unique travaille en effet activement à la mise sur pied d’une alliance avec d’autres partis politiques, ainsi qu’avec des mouvements de la société civile.

« L’alternance », soit un soutien à son candidat en 2020, est désormais non négociable

Ce projet de parti unifié n’a cessé de renforcer les tensions car, avec lui, ce sont les divergences autour de la prochaine présidentielle ivoirienne qui se sont trouvées exacerbées. Avant toute nouvelle union, Henri Konan Bédié exigeait des gages de la part de son allié. « L’alternance », soit un soutien à son candidat en 2020, est désormais non négociable.

Lui qui estime avoir été « spolié » de plusieurs centaines de milliers de voix en 2010, n’a pas oublié qu’il s’est alors résigné à soutenir Alassane Ouattara. Il ne cesse également de rappeler le sacrifice fait lorsqu’à Daoukro, en 2014, il appelé son parti à se ranger dès le premier tour derrière ADO, renonçant ainsi à présenter un candidat. Et exige aujourd’hui que son allié soit prêt aux mêmes gestes. En vain.

Recomposition

Le président ivoirien a répété à plusieurs reprises qu’il voulait « que tous ceux qui le souhaitent soient candidats », et que soit choisi « le meilleur d’entre nous ». Des positions en apparence irréconciliables, qui ont créé de fortes secousses au sein même du PDCI. Certains cadres de l’ancien parti unique ne cachent pas leur adhésion au projet de parti unique d’Alassane Ouattara.

Pour le Sphinx, c’en est ainsi fini de l’alliance créée en 2005, à Paris, face à Laurent Gbagbo. Ouattara et Bédié, les deux alliés qui depuis 2011, ont conquis et exercé le pouvoir, sont désormais rivaux. Ces deux hommes à l’histoire commune tumultueuse ont vu leur relation se dégrader cette dernière année. Et ces dernières semaines, ils ne se parlaient presque plus.

C’est donc face à face que le PDCI et le RHDP feront campagne dans les prochaines semaines en vue des élections municipales et régionales qui doivent se tenir le 13 octobre prochain. Un scrutin qui sera observé avec un intérêt particulier. Après la libération de Simone Gbagbo, mercredi, le paysage politique ivoirien est en pleine recomposition.

Jeuneafrique.com par

Joyeux Noël de le Rupture au Congo

décembre 24, 2017

 

Autour de la guirlande serpentant le tronc caché de Noël,

Sur la ceinture des branches de ses nombreuses ailes,

Sont alignées pour la consommation des bananes plantains,

Qui attendent leur heure du destin pour le festin,

Aux pieds desquels assises, robustes à la ronde,

Des ignames superposées aux beaux coudes,

Au Congo de nos ancêtres, plongé dans la crise

De la Rupture qui a atteint son degré de misère osseuse.

Iris Mittenaere et Kev Adams: c’est terminé

décembre 23, 2017

Iris Mittenaere et Kev Adams : c'est terminé

Iris Mittenaere et Kev Adams

Selon les informations du magazine « Voici », Iris Mittenaere et Kev Adams se seraient séparés. La décision aurait été prise, très récemment, par le jeune comédien.

Leur romance a été éphémère. Kev Adams et Iris Mittenaere ne sont plus ensemble, ont annoncé jeudi 21 décembre nos confrères de Voici. Après quelques mois d’amour, l’humoriste a décidé de rompre avec l’ex Miss Univers, deux jours avant l’élection Miss France et le sacre de Maëva Coucke, samedi 16 décembre. Difficile pour Iris de ne rien laisser transparaître sur le plateau de TF1 aux côtés de Jean-Paul Gaultier.

« Elle a bu quelques flûtes de cham­pagne après la céré­mo­nie pour évacuer, a révélé un témoin qui précise qu’I­ris n’hésitait pas à raconté à qui voulait l’en­tendre qu’elle avait été plaquée deux jours aupa­ra­vantEn fait, elle avait l’air plus vexée que dévas­tée. Quand on est censée être la plus belle femme du monde, c’est pas commun de se faire larguer… »

Voici révèle dans son dernier numéro les raisons de cette rupture. Le comédien et le top modèle, tous les deux surbookés, n’avaient plus le temps l’un pour l’autre. Kev Adams, accaparé par la sortie du film Tout là-haut et par l’écriture de son nouveau spectacle a estimé qu’il valait mieux mettre un terme à leur relation.

Après avoir longtemps joué le mystère autour de leur idylle, publié des clichés évocateurs et laissé planer le doute, leur rupture est désormais actée. C’est la raison pour laquelle Kev Adams paraissait si gêné sur le plateau de Salut les terriens samedi dernier quand Thierry Ardisson le questionnait au sujet d’Iris.

Purepeople.com

Le Parlement catalan rompt avec l’Espagne

octobre 27, 2017

Des Catalans célèbrent la déclaration d’indépendance proclamée par le Parlement régional, à Barcelone, le 27 octobre 2017 / © AFP / PAU BARRENA

Le Parlement de Catalogne a adopté vendredi une résolution déclarant que la région devient un « Etat indépendant prenant la forme d’une République », une rupture sans précédent en Espagne.

Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a immédiatement réagi sur Twitter en promettant de « restaurer la légalité » en Catalogne.

La résolution a été adoptée en l’absence de l’opposition, qui avait quitté l’hémicycle, par 70 voix pour, dix voix contre et deux abstentions. Les partis séparatistes – allant de l’extrême gauche au centre droit – sont majoritaires en sièges (72 sur 135) au parlement.

Les élus ont ensuite entonné l’hymne nationaliste et crié « Vive la Catalogne! ».

A l’extérieur du parlement, plusieurs dizaines de milliers de manifestants indépendantistes ont salué par des clameurs de joie l’annonce du résultat.

« Oui, nous avons gagné la liberté de construire un nouveau pays », a tweeté le vice-président catalan Oriol Junqueras.

Cette résolution constitue « la République catalane, comme Etat indépendant et souverain, de droit, démocratique et social ».

Dans ses attendus, elle demande à l’exécutif catalan de négocier sa reconnaissance à l’étranger, alors qu’aucun Etat n’a manifesté son soutien aux indépendantistes.

Avant ce vote, l’opposition avait quitté l’hémicycle, laissant derrière elle des drapeaux de Catalogne et de l’Espagne, côte à côte sur les sièges du parlement.

Brandissant la résolution, Carlos Carrizosa, du parti anti-indépendantiste Ciudadanos, avait déclaré: « Ce papier que vous avez rédigé détruit ce qu’il y a de plus sacré, la coexistence » en Catalogne.

« Comment a-t-on pu en arriver là? », s’est demandé Alejandro Fernandez du Parti populaire (conservateur) de Mariano Rajoy, évoquant « un jour noir pour la démocratie ».

– ‘Etat catalan’ –

La Catalogne n’en est pas à ses premières tentatives d’éloignement du gouvernement central. Mais son exécutif n’était jamais allé aussi loin. Et le dernier épisode remonte à plus de 80 ans.

C’était en 1934. Le 6 octobre, le président du gouvernement autonome de Catalogne, Lluis Companys, proclamait un « Etat catalan dans le cadre d’une République fédérale d’Espagne ».

« Catalans! » s’écriait-il alors depuis le balcon du siège du gouvernement catalan. « En cette heure solennelle, au nom du peuple et du Parlement, le gouvernement que je préside assume tous les pouvoirs en Catalogne, proclame l’Etat catalan de la République fédérale espagnole ».

La réponse du gouvernement ne s’était pas fait attendre: Le commandant militaire en Catalogne avait proclamé l’état de guerre. Les affrontements avaient fait entre 46 et 80 morts, selon les historiens.

Alors que la région menaçait depuis des semaines de faire sécession, le gouvernement de Mariano Rajoy a demandé aux sénateurs l’autorisation de déclencher l’article 155 de la Constitution – jamais appliqué jusqu’alors – qui permet de suspendre de facto l’autonomie de la région.

Il devait obtenir le feu vert du Sénat dans l’après-midi.

Les conséquences de la déclaration d’indépendance comme de la mise sous tutelle de la région par l’Etat sont incalculables.

Inquiètées par l’insécurité juridique, plus de 1.600 sociétés ont déjà décidé de transférer leur siège social hors de Catalogne, agitée depuis des semaines par des manifestations pour et contre l’indépendance.

Elle avait aussi inquiété l’Europe qui, il y a à peine une semaine, a voulu exprimer son soutien au gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, en dépêchant le trio qui incarne ses institutions à Oviedo (nord-ouest), pour recevoir un prix de la Concorde: Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, Antonio Tajani, président du parlement européen et Donald Tusk, président du Conseil européen.

« N’élevons pas de frontières entre Européens. (…) Trop souvent par le passé, la perspective de changer les frontières a été présentée comme une panacée divine et s’est transformée en un chaos infernal », avait déclaré M. Tajani.

– ‘Mandat’ –

La déclaration d’indépendance va pourtant à l’encontre des souhaits d’une grande partie des Catalans, au moins la moitié selon les sondages, qui veulent rester dans le royaume d’Espagne.

Lors des dernières régionales, en 2015, les indépendantistes avaient obtenu 47,8% des suffrages.

Les partis séparatistes présentent comme un « mandat » les résultats – invérifiables – du référendum d’autodétermination interdit du 1er octobre, qui avait été émaillé de violences policières: 90% de « oui » à la sécession, avec 43% de participation.

L’article 155 est une mesure délicate à appliquer.

Pour la Catalogne, il suppose un recul important, qui rappellerait la dictature de Francisco Franco (1939-1975) pendant laquelle elle avait été privée de cette autonomie.

Le gouvernement espagnol affirme cependant qu’il veut uniquement en faire usage pour « restaurer l’ordre constitutionnel », pendant six mois, face aux menaces de sécession des indépendantistes. Il promet d’y organiser des élections au plus vite, dans un délai de six mois maximum.

Mais la mesure choque d’autant plus localement que c’est justement autour du débat sur les compétences de la Catalogne, meurtrie par l’annulation partielle en 2010 par la justice d’un statut lui conférant de très larges pouvoirs, que s’est nouée la crise actuelle.

Romandie.com avec(©AFP / 27 octobre 2017 16h03)                

Hissein Brahim Taha, ministre tchadien des Affaires étrangères : « Le Qatar doit cesser de soutenir Timan Erdimi »

août 25, 2017

Hissein Brahim Taha, le chef de la diplomatie tchadienne, lors d’une conférence à Oslo, en Norvège, en février 2017. © Haakon Mosvold Larsen/AP/SIPA

Le ministre des Affaires étrangères du Tchad précise à Jeune Afrique les raisons de la rupture des relations diplomatiques avec le Qatar.

Le Tchad a annoncé mercredi 23 août la fermeture de l’ambassade du Qatar à N’djamena en raison des « tentatives (de l’émirat) de déstabilisation du Tchad à partir de la Libye », selon un communiqué des Affaires étrangères. La décision a été signifiée à l’ambassadeur du Qatar le même jour. Ce dernier a dix jours pour quitter le pays avec l’ensemble du personnel diplomatique qatari.

Les autorités tchadiennes ont par la suite précisé leurs motivations : selon elles, le Qatar soutient le rebelle Timan Erdimi de l’Union des forces de la résistance (UFR), qui réside à Doha. Le mouvement a pour sa part nié être soutenu par le Qatar. Le ministre tchadien des Affaires étrangères, Hissein Brahim Taha, précise son point de vue à Jeune Afrique.

Des militants de l’Union des forces de la résistance (UFR) ont assuré que leur leader Timan Erdimi n’était pas soutenu par le Qatar. Qu’en dites-vous ?

C’est de bonne guerre. Personne n’aime reconnaître un soutien étranger. Encore moins du Qatar j’imagine par les temps qui courent. Pourtant les faits sont là : Erdimi est hébergé à Doha depuis sept ou huit ans, il y vit dans un grand hôtel. Et il y a plusieurs semaines, il a clairement démontré qu’il était bien le leader d’un mouvement qui appelle à se réorganiser en vue de mener une lutte armée. Il ne le cache pas. Partant de là, je crois que nous sommes en droit de prendre les mesures que nous jugeons adéquates.

Vous parlez d’incursion depuis la Libye. Selon vous, la situation dans ce pays représente un danger pour la sécurité du Tchad ?

La situation libyenne représente un danger pour tous les pays de la région, en premier lieu pour notre pays qui dispose d’une frontière commune avec la Libye. Il y a une dizaine de jours, une opération d’infiltration de notre territoire a été menée depuis la Libye et selon nos renseignements, les personnes qui ont mené cette attaque répondent à Erdimi. Dans ce pays par ailleurs, notamment dans les régions et Misrata et Tripoli, le Qatar compte de solides alliés et dispose d’une réelle assise.

Il y a quelques jours, le président Idriss Déby Itno a reçu des représentants tribaux libyens. Cela fait partie d’un processus en vue d’assurer la sécurité du Tchad ?

Non, il s’agit de montrer que le Tchad est un acteur qui compte dans la recherche d’une paix, qui lui sera profitable bien sûr, mais également à tous. Nous sommes prêts à parler avec ceux qui œuvrent à la paix et nous pensons avoir un rôle à jouer, car nous connaissons très bien la Libye. Les chefs tribaux sont à l’aise avec nous, sûrement plus qu’avec des partenaires plus éloignés culturellement. Cette réunion a été un premier pas. Nous avons pu écouter des idées, des doléances, identifier des personnes… C’est un début.

Votre geste de rappeler votre ambassadeur à Doha et de fermer l’ambassade du Qatar au Tchad n’est-il pas lié à la brouille entre ce pays, d’un côté, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis de l’autre ?

Je l’ai dit et je le répète : notre décision concerne nos relations bilatérales avec le Qatar. Cette décision ne s’inscrit pas dans la crise diplomatique qui frappe le Golfe. J’ai d’ailleurs pu le préciser à l’ambassadeur du Qatar lorsque je lui ai signifié notre décision. Nous n’avons pas d’autre exigence que cesse les efforts de déstabilisation contre notre pays. Nous n’avons jamais demandé par le passé que Erdimi, condamné par contumace, soit extradé. Mais là, nous devons dire stop. Il faut que le Qatar cesse de soutenir Erdimi dont mouvement cherche à déstabiliser le pays. Les Qataris savent maintenant ce que nous attendons, ce que nous demandons et ce qu’ils doivent faire pour revenir à de meilleurs sentiments.

Jeuneafrique.com par

Crise dans le Golfe: l’Arabie et ses alliés rompent avec le Qatar

juin 5, 2017

COMBO de photos réalisées le 5 juin 2017, (de G à D) l’Emir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi, le roi Salman d’Arabie saoudite, le Premier ministre de l’UAE Cheikh Mohammed ben Rachid al-Maktoum et le roi de Barhein Hamad ben Issa al-Khalifa / © AFP/Archives / Mandel NGAN, Fayez Nureldine, Khaled DESOUKI, Lucas JACKSON

L’Arabie saoudite et ses alliés ont rompu lundi leurs relations avec le Qatar, provoquant une crise diplomatique majeure au Moyen-Orient quinze jours après un appel de Donald Trump à l’unité des pays arabes face au terrorisme.

Le Qatar a réagi avec colère à cette décision annoncée à l’aube en accusant ses voisins du Golfe de vouloir le mettre « sous tutelle » et de l’étouffer économiquement.

La Bourse de Doha a chuté de 8% à l’ouverture des transactions avant de clôturer en baisse de 7,58%.

Des habitants de la capitale qatarie se sont rués sur les produits alimentaires, vidant des rayons entiers de supermarchés, a rapporté le site en ligne Doha News.

La rupture des relations avec le Qatar intervient 15 jours après une visite à Ryad du président des Etats-Unis qui avait exhorté les pays musulmans à se mobiliser contre l’extrémisme.

Elle a provoqué une réaction mesurée de Washington qui a invité les pays du Golfe à rester « unis ».

Cette crise diplomatique est la plus grave depuis la création en 1981 du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui regroupe l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, le Koweït, Oman et le Qatar.

Ce dernier y a toujours occupé une place à part, poursuivant sa propre politique régionale et affirmant son influence par le sport, grâce notamment à l’organisation du Mondial-2022 de football.

Ryad, Abou Dhabi et Manama ont justifié la rupture avec Doha par son « soutien au terrorisme », y compris Al-Qaïda, le groupe Etat islamique (EI) et les Frères musulmans, confrérie classée « terroriste » par l’Egypte et des pays du Golfe.

Selon l’Arabie, Doha soutient aussi « les activités de groupes terroristes soutenus par l’Iran dans la province de Qatif (est) », où se concentre la minorité chiite du royaume saoudien, ainsi qu’à Bahreïn, secoué depuis plusieurs années par des troubles animés par la majorité chiite de ce pays.

Ryad et Téhéran ont rompu leurs relations diplomatiques en janvier 2016 à la suite de l’exécution d’un chef chiite en Arabie.

Le Qatar a également été exclu de la coalition militaire arabe qui combat des rebelles pro-iraniens au Yémen. Une décision saluée par le gouvernement du président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi qui a aussi rompu avec Doha en l’accusant de soutenir –malgré sa participation à la coalition arabe– ses adversaires, les rebelles Houthis.

– ‘sans fondement’ –

Le Qatar a qualifié d' »injustifiée » et « sans fondement » la décision de certains pays du Golfe, prise « en coordination avec l’Egypte ». Elle a un « objectif clair: placer l’Etat (du Qatar) sous tutelle, ce qui marque une violation de sa souveraineté » et est « totalement inacceptable », a affirmé le ministère des Affaires étrangères à Doha.

Le Qatar, dirigé par le jeune émir cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, « n’interfère pas dans les affaires d’autrui » et « lutte contre le terrorisme et l’extrémisme », a-t-il assuré.

Outre la rupture des relations et le rappel des diplomates, les trois pays du Golfe ont pris des mesures de rétorsion sans précédent: fermeture des espaces aériens, des accès terrestres et maritimes, interdiction de voyager au Qatar et d’entrée pour les ressortissants du Qatar.

La suspension des vols avec le Qatar a été annoncée par les grandes compagnies aériennes Emirates (Dubaï) et Etihad (Abou Dhabi).

L’Egypte a pour sa part décidé de fermer ses frontières « aériennes et maritimes » avec le Qatar qui, selon son ministère des Affaires étrangères, « insiste à adopter un comportement hostile vis-à-vis » du Caire.

– Appel de Trump –

Cette crise intervient alors que les autorités qataries ont affirmé la semaine dernière avoir été victimes de « hackers » ayant publié sur le site internet de l’agence de presse officielle QNA de faux propos attribués à l’émir Tamim.

Ces propos controversés rompaient avec le consensus régional sur plusieurs sujets sensibles, notamment l’Iran, vu comme un allié stratégique alors qu’il vient d’être accusé par l’Arabie saoudite d’être « le fer de lance du terrorisme ».

Ils contenaient aussi des commentaires négatifs sur les relations entre l’administration Trump et le Qatar, pourtant un proche allié des Etats-Unis.

La visite du président Trump à Ryad, son premier déplacement à l’étranger, avait été couronnée par la signature d’un accord sur « une vision stratégique » pour renforcer les relations économiques et de défense entre le royaume saoudien et les Etats-Unis.

Dans un discours le 21 mai à Ryad devant des dirigeants du monde musulman, M. Trump avait appelé à « chasser » les extrémistes et « les terroristes », en référence aux groupes jihadistes, auteurs d’attaques dans plusieurs pays. Il avait aussi demandé à la communauté internationale « d’isoler » l’Iran.

Le Qatar s’est plaint d’être victime d’une campagne hostile concernant un soutien présumé aux groupes islamistes.

La dernière crise ouverte dans le Golfe remonte à 2014 lorsque trois pays du CCG (Arabie, Bahreïn et Emirats) avaient rappelé leur ambassadeur à Doha pour protester contre le soutien présumé du Qatar aux Frères musulmans.

Contrairement à l’Arabie, aux Emirats et à Bahreïn, les deux autres pays du Golfe –le Koweït et le sultanat d’Oman– ont observé lundi un silence total sur la crise avec le Qatar.

Romandie.com avec(©AFP / 05 juin 2017 12h55)                

Coopération militaire RDC – Belgique : les raisons de la rupture

avril 14, 2017

Parade des Forces armées de RDC à Kinshasa, lors du 54e anniversaire de l’indépendance de la Belgique, le 30 juin 2014. © John Bompengo/AP/SIPA

Kinshasa a été « amené à suspendre sa coopération militaire avec la Belgique » suite « aux déclarations du ministre belge des Affaires étrangères [Didier] Reynders », a confirmé le ministre congolais de la Défense Crispin Atama Tabe à Jeune Afrique.

« Il a fait des critiques comme si nous étions une province de la Belgique, a pointé le ministre congolais. La RDC doit être reconnue comme un état souverain. Nous avions prévenu que nous ne pouvions pas travailler dans ce climat de méfiance. Nous sommes patients, mais on en arrive à prendre des mesures. »

Le samedi 8 avril, dans un communiqué, le vice-Premier ministre belge et ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, avait notamment critiqué la nomination au poste de Premier ministre de Bruno Tshibala, un transfuge de l’opposition. Cette nomination « s’écarte de la lettre et de l’esprit de l’Accord de la Saint-Sylvestre » avait-il notamment estimé. « La Belgique est préoccupée par le fait que les autorités de transition ne disposent pas du large soutien nécessaire », avait-il ajouté.

Première suspension en 13 ans

La suspension de la coopération militaire a été notifiée par Kinshasa dans un courrier remis à l’attaché de Défense de l’ambassade de Belgique à Kinshasa, le mercredi 12 avril.

Des accords de coopérations entre la Belgique et la RDC avaient été signés en 2004 − lorsque l’actuel président congolais, Joseph Kabila, était encore un jeune chef d’État de transition − et n’avaient jamais été suspendus depuis. Ils concernaient principalement la formation de militaires congolais, et notamment de deux bataillons de réaction rapides. De nombreux officiers congolais sont par ailleurs formés à l’École royale militaire de Bruxelles.

« Nous sommes en train de faire un inventaire de ce que ce cette coopération recouvrait » a expliqué à Jeune Afrique Laurence Mortier, porte-parole du ministère belge de la Défense.

Selon une source diplomatique à Kinshasa, les officiers belges encore sur le terrain pourraient commencer à quitter la RDC d’ici la fin du mois d’avril.

Coopération « très étroite » avec la France

« Nous avons suffisamment de militaires formés, et allons poursuivre nous-mêmes la formation », a affirmé Crispin Atama Tabe.

La Belgique s’interrogeait aussi, de son côté, sur l’opportunité de maintenir ces accords. Le collectif d’ONG flamandes 11.11.11 avait réclamé la suspension de la coopération militaire avec la RDC le mois dernier. À l’époque, le ministère belge de la Défense avait estimé que « la situation au Congo ne changera[it] pas ou ne s’améliorera[it] pas si [les militaires belges] sont absents ».

La RDC maintient en revanche sa coopération militaire avec la France, qualifiée de « très étroite » par le ministre congolais de la Défense. Elle porte notamment sur l’équipement d’instituts de formation et de forces navales.

La RDC dispose aussi d’accords de coopération, plus modeste, avec les États-Unis, qui portent principalement sur la traque l’Armée de résistance du seigneur (LRA), rébellion ougandaise qui se joue des frontières. La nouvelle administration du président américain Donald Trump s’est toutefois interrogée à plusieurs reprises sur l’opportunité de poursuivre cette traque.

Jeuneafrique.com par

UE-Turquie: le référendum turc, dernier acte avant la rupture?

avril 13, 2017

Le drapeau turc (G) et européen (D) lors d’un sommet entre l’UE et la Turquie le 29 novembre 2015 à Bruxelles / © AFP/Archives / THIERRY CHARLIER

La relation turco-européenne a toujours été tourmentée, mais la défiance a atteint ces dernières semaines un niveau inédit. Au point qu’une rupture semble désormais possible, surtout si le président turc renforce ses pouvoirs dimanche grâce à un référendum, selon des experts.

Recep Tayyip Erdogan l’a encore promis récemment: « La question de l’UE sera de nouveau sur la table » après ce référendum qui, selon le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, pourrait mener la Turquie vers une dictature.

Le président turc veut-il vraiment enterrer les négociations d’adhésion de son pays, enlisées depuis des années, mais qu’aucune des deux parties ne s’est résignée à abandonner formellement? Ou n’est-ce qu’une nouvelle rodomontade d’un dirigeant coutumier des saillies menaçantes?

La relation UE-Turquie « n’a jamais été un long fleuve tranquille », observe Jean Marcou, professeur à Sciences Po Grenoble en France et spécialiste de la Turquie, mais elle a atteint « une intensité verbale et une détérioration sans précédent ».

« On ne peut plus être sûrs qu’elle va survivre dans les prochains mois », estime le chercheur, jugeant « très symptomatique » que la Turquie « ait refusé de se rendre à la conférence sur la Syrie » début avril à Bruxelles.

Les accusations de comportement « nazi » proférées par l’homme fort de la Turquie à l’encontre de dirigeants européens, après l’annulation dans plusieurs pays de l’UE de meetings de campagne pro-Erdogan, semblent avoir marqué un tournant.

« C’est l’outrage de trop », estime Marc Pierini, du centre de réflexion Carnegie Europe, car « raviver cette blessure est la pire chose qu’on peut faire aux Européens ». « On a brûlé un pont concernant les relations personnelles », estime cet ex-ambassadeur de l’UE en Turquie.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan (D) et son épouse Emine Erdogan (G) à un meeting le 12 avril 2017 à Istanbul / © AFP/Archives / Ozan KOSE

Pourtant, les intérêts communs qui conduisaient les deux parties à surmonter les précédentes poussées de fièvre n’ont pas disparu.

La Turquie, membre de l’Otan, reste un partenaire militaire incontournable. Et malgré son rapprochement « ambigu » avec la Russie, « on peut difficilement imaginer une politique étrangère turque qui s’éloignerait par trop de l’Europe », estime Jean Marcou.

– Droits de l’Homme –

Même si Ankara a menacé plusieurs fois de rompre le pacte migratoire conclu en 2016 avec l’UE, l’accord n’a jamais cessé de porter ses fruits, avec des arrivées en Grèce par la mer Egée nettement moins nombreuses qu’au plus fort de l’afflux de 2015.

« La Turquie trouve aussi un intérêt dans cet accord », explique M. Marcou, soulignant les problèmes générés sur les territoires turcs par les flux migratoires vers l’Europe, ainsi que l’aide financière substantielle apportée par l’UE.

« La partie économique de la relation est très substantielle des deux côtés », souligne par ailleurs M. Pierini, rappelant que la Commission européenne avait proposé fin 2016 de moderniser l’Union douanière entre les deux partenaires, dont la valeur des échanges bilatéraux de marchandises a plus que quadruplé depuis 1996.

Des tentes sur le port turc d’Izmir, prêtes à accueillir des réfugiés, le 3 avril 2016 / © AFP/Archives / OZAN KOSE

Entre tension exacerbée et intérêts convergents, le résultat du référendum pourrait être déterminant.

En cas de victoire du oui, la rupture pourrait devenir inéluctable. « On aura un système unipersonnel sans beaucoup d’Etat de droit et de contrepouvoirs, autoritaire et bien évidemment en contradiction avec les critères politiques européens », anticipe M. Pierini.

« Le scénario optimiste serait qu’une victoire du non – ou même potentiellement une victoire serrée du oui – conduise le président turc à reconsidérer son attitude combative face à l’Europe et essaye de réparer leur relation », avance Asli Aydintasbas, expert au Conseil européen des relations internationales.

« Cela demanderait des progrès dans la terrible situation des droits de l’Homme en Turquie », encore dégradée par les vagues de répression après le coup d’Etat raté de juillet 2016. « Mais Erdogan est connu pour montrer un pragmatisme surprenant au moment le moins attendu », constatait-elle récemment.

Au fond, selon Jean Marcou, la Turquie « a parfaitement compris qu’elle n’entrerait pas dans l’UE ». La question est donc pour elle de savoir si elle doit quand même maintenir son « éternelle candidature » ou si « elle jugera à un moment qu’il est plus rentable de rompre avec l’UE ».

« C’est quelque chose qui paraissait plus aberrant il y a quelques années », selon le chercheur, « mais aujourd’hui, à plus forte raison avec le Brexit, ça ne l’est plus: on peut continuer à être dans le jeu européen tout en n’étant pas candidat ».

Romandie.com avec(©AFP / 13 avril 2017 14h33)