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Dieudonné Nzapalainga : « En Centrafrique, la France a ouvert la porte à l’éléphant russe »

décembre 18, 2021
Dieudonné Nzapalainga, alors archevêque, participe à la prise en charge des réfugiés pullo dans un centre pour musulmans déplacés fuyant les milices anti-balaka, à Yaloke, à quelque 200 km à l’est de Bangui, le 4 mai 2014. © ISSOUF SANOGO/AFP

L’ACTU VUE PAR. Chaque samedi, « Jeune Afrique » invite une personnalité à décrypter des sujets d’actualité. À nouveau engagé dans le dialogue de sortie de crise en Centrafrique, le cardinal Dieudonné Nzapalainga espère contrer l’égoïsme des puissants.

Le voilà de nouveau au cœur du chaos. En ce mois de décembre, le cardinal Dieudonné Nzapalainga, ancien archevêque de Bangui nommé au Sacré Collège en 2016 par le pape François, a décidé de reprendre la route. Le 13, le prélat centrafricain de 54 ans va quitter Bangui pour sillonner le pays, à la rencontre de ses évêques, de la population et, aussi, des combattants rebelles qui défient toujours le gouvernement.

Dialoguer, encore. Espérer, surtout, être en mesure d’endiguer la violence et de favoriser cette paix qui semble fuir sa Centrafrique. Garder la foi, enfin, alors que l’espoir d’une élection libre s’est évanoui depuis un an dans une énième reprise des combats et de la violence. « Je dois y croire », explique-t-il à Jeune Afrique, alors que nous le contactons par téléphone à son domicile de Bangui.

Jeune Afrique : Il y a un an, la Centrafrique s’apprêtait à voter pour l’élection présidentielle et espérait mettre la guerre civile derrière elle. Depuis, le pays est retombé une nouvelle fois dans la violence. Est-ce décourageant ?

Cardinal Dieudonné Nzapalainga : Il est vrai qu’il y a eu beaucoup d’espoir. Les Centrafricains espéraient aller aux élections et s’y exprimer librement. Cela n’a pas été le cas, si ce n’est à de rares endroits à Bangui ou dans certaines villes. À la place, nous avons eu la violence et la souffrance. Évidemment, cela peut créer de la déception, amener les gens à se poser des questions. Mais ça ne peut pas être le cas pour quelqu’un qui, comme moi, est un croyant, qui plus est un leader religieux. Je reste persuadé que, dans le cœur de chacun, il y a la puissance nécessaire pour amener le changement. Je dois y croire et être présent pour chercher chez l’homme cette force qui nous permettra de nous construire, de mettre de côté nos égoïsmes et d’arrêter de nous autodétruire.

Les derniers accords de paix ne datent que de février 2019. Comment expliquez-vous que la violence soit revenue aussi rapidement ?

Je crois qu’il y a eu un manque de sincérité. À Khartoum, certains sont venus dialoguer avec des intentions cachées. Ils ont signé pour la paix mais le cœur n’y était pas. Ils ne pensaient pas au développement du pays, à la fin de la souffrance et de la misère. Quand on regarde l’état de délabrement de la Centrafrique, on pourrait s’attendre à ce que cela provoque un sursaut patriotique, mais cela n’est pas le cas.

DANS LE CŒUR DE CHACUN, IL Y A LA PUISSANCE NÉCESSAIRE POUR AMENER LE CHANGEMENT

Dans les deux camps, les intérêts égoïstes continuent de prendre le dessus. On se bat pour des ressources, pour des mines, pour de l’or. On se bat pour la conquête d’un pouvoir, d’un territoire, d’un sous-sol. Quoi qu’on en dise, que ce soit dans le cas de la Séléka il y a des années, ou aujourd’hui de la CPC [Coalition des patriotes pour le changement], il n’y a aucune homogénéité au sein des groupes armés. Ils ne se battent pas pour le peuple. Ils n’ont que des intérêts qui finissent souvent par diverger.

Récemment, Hassan Bouba, ministre issu des groupes armés et suspecté de crimes par la Cour pénale spéciale, a été arrêté puis relâché sans avoir été jugé. Est-ce un mauvais message envoyé aux victimes ?

Dès 2015, au forum de Bangui, nous avons dit : « Non à l’impunité. » Nous avons dit : « Si nous voulons la paix et l’État de droit, il faut une justice indépendante et libre. » Le président actuel était présent et tenait le même discours. Pourtant, dans cette affaire, ce n’est pas cette justice que nous avons vue. Bien sûr, le ministre est présumé innocent. Mais, s’il est suspecté de crimes, pourquoi n’est-il pas resté en détention le temps que la justice détermine, en toute indépendance, s’il est coupable ou non ? Il n’aurait pas dû sortir de prison avant cela.

Le gouvernement centrafricain travaille à l’organisation d’un dialogue national. Qu’en attendez-vous et quel rôle pourrez-vous y jouer ?

Notre rôle est toujours le même : celui de la médiation. Nous avons un représentant dans l’équipe de préparation du dialogue. Sa mission est d’aider les autres parties et de les guider au-delà de leurs intérêts personnels et politiciens. Ce dialogue doit absolument être celui de la remise en question, de la sincérité. En Centrafrique, nos enfants sont nés dans la guerre et ont grandi dans la guerre. Est-ce que nous allons les laisser mourir dans la guerre ? C’est la seule question qui doit être à l’esprit des parties présentes au dialogue. Le rôle de notre Église est de leur rappeler.

Quel est le message que vous adresseriez au président et à son gouvernement avant ce dialogue ?

Je leur demanderais d’oublier leurs intérêts personnels, de tendre la main à ceux qu’ils considèrent comme leurs adversaires. Jésus a tendu la main. Jésus a donné une nouvelle chance à ceux qui s’étaient égarés. C’est le jusqu’au-boutisme qui nous a conduit à la situation dans laquelle nous sommes.

PARLER AUX REBELLES EST UNE TÂCHE DIFFICILE CAR IL FAUT ABSORBER L’AGRESSIVITÉ ET LA TRANSFORMER EN DIALOGUE

Parlez-vous également avec les groupes rebelles de la CPC ?

Oui. D’ailleurs, quand ils ont attaqué Bangui, en décembre 2020, nous sommes allés les voir. Nous leur avons expliqué que les victimes de leur attaque étaient des frères, des sœurs, des mères. Nous parlons à tout le monde pour faire cesser les violences. C’est une tâche difficile car il faut absorber l’agressivité et la transformer en dialogue. Il faut toucher le cœur des rebelles mais aussi consoler les victimes, leur expliquer qu’il ne faut pas tomber dans la vengeance et faire confiance à la justice. C’est le seul chemin.

À la tête de la CPC se trouve officiellement François Bozizé, ancien président de la République et fervent chrétien. Comprenez-vous son choix de reprendre les armes et vous a-t-il déçu ?

La question est toujours la même : nos hommes politiques sont-ils capables de dépasser leurs intérêts personnels égoïstes pour vraiment travailler au vivre ensemble ? Dans le cas de l’ancien président François Bozizé, la réponse a été claire. Il a choisi le chaos. Il est désormais face à sa conscience. Comment le vit-il ? Si vous voyez l’intéressé, vous pourrez lui poser la question. Ce que je sais pour ma part, c’est que la Bible dit : « Tu ne tueras point. » Elle dit aussi de s’aimer les uns les autres. Aujourd’hui, en Centrafrique, nous en sommes loin.

Votre pays est au cœur des interrogations sur la place et l’influence prises par la Russie en Afrique. Que pensez-vous de cette polémique ?

Je crois qu’il faut revenir un peu aux origines : les Russes se sont engouffrés dans une ouverture qui avait été faite par la France. Quand la France a passé un accord à l’ONU avec Moscou pour permettre de livrer en Centrafrique des armes saisies en Somalie, elle a entrouvert une porte pour que l’éléphant russe entre dans notre maison. Maintenant, il est à l’intérieur et il s’est installé. Il est d’autant plus à l’aise que, sans lui, le président Touadéra et son gouvernement auraient sans doute été renversés en décembre 2020. Ce ne devait être que quelques armes et des instructeurs, mais quand les Russes sont arrivés, ils ont vu l’état de chaos dans lequel est notre pays et se sont dit qu’ils pouvaient aussi faire des affaires, implanter des entreprises, acheter des matières premières, exploiter des mines… Ils sont venus. Ils ont vu. Ils ont profité.

Comment l’Église doit-elle réagir face à cette situation ?

Nous devons réagir, condamner, tout faire pour empêcher les exactions qui touchent les populations civiles. En réalité, la question qui se pose en Centrafrique avec Wagner, c’est celle, plus vaste, de la guerre privée. Elle se pose et s’est posée ailleurs dans le monde. Comme en Irak il y a quelques années avec les Américains, nous avons aujourd’hui des mercenaires envoyés en Centrafrique avec l’aval de la Fédération de Russie. Ce ne sont pas des enfants de chœur. Oui, ils ont sauvé le gouvernement et ont rétabli un semblant de libre circulation à certains endroits. Mais cessons de dire que ces mercenaires se battent pour protéger le peuple. C’est faux : ils se battent pour des intérêts économiques égoïstes. Sur notre territoire se déroule un conflit de superpuissances qui a pour conséquence de prendre la population en otage. La Centrafrique n’est pas une jungle ou un far west pour les grandes puissances. Les droits de l’homme, ce n’est pas uniquement pour l’Europe, c’est aussi pour nous.

Ave Jeune Afrique par Mathieu Olivier

Les quatre années de calvaire d’un Français harcelé par une Russe

août 21, 2021

Un artiste français est devenu la victime d’une Russe érotomane. Depuis près de quatre ans, elle le poursuit et le persécute, rapporte « Le Parisien ».

Les interpellations s'enchainent - une cinquantaine selon Guillaume - mais a chaque fois, elle est liberee. (Photo d'illustration)
Les interpellations s’enchaînent – une cinquantaine selon Guillaume – mais à chaque fois, elle est libérée. (Photo d’illustration)© BERTRAND GUAY / AFP

Un harcèlement hors-norme. L’histoire commence en 2018. Guillaume Chenier met alors en scène un spectacle à Goa, en Inde. Il va très rapidement devenir l’obsession d’une Russe prénommée Jiulia, rapporte Le Parisien. Pour cette femme, atteinte d’érotomanie, une pathologie psychiatrique délirante, Guillaume est l’homme de sa vie. Une psychose qui a transformé la vie du Français en véritable cauchemar. Et qui pourrait lui coûter la vie.

D’abord, ce ne sont que des messages sur Facebook. Puis, une semaine plus tard, le début d’une traque. Alors que Guillaume rejoint le Rajasthan, Jiulia le poursuit. En retournant en France pour s’illustrer dans des festivals, le trentenaire va s’apercevoir qu’à chaque ville où il pose ses bagages, la ressortissante russe est présente. Cette chasse dure désormais depuis près de quatre ans.

« Je n’arrête pas de me demander lequel de nous deux mourra en premier »

Plus les années passent, plus Jiulia, 36 ans, devient insistante et agressive. En raison de son métier, Guillaume partage ses destinations sur les réseaux sociaux. Une aubaine pour la Russe, pour qui la traque est facilitée. Sur Internet, elle le harcèle, ajoute ses amis, crée de multiples faux comptes, lui envoie des centaines de mails. Et elle ne s’arrête pas là : elle contacte également ses proches, ment pour leur soutirer des renseignements.

La pathologie de la jeune femme empire. Alors que Guillaume séjourne au Rajasthan, Jiulia va jusqu’à fouiller ses poubelles, dans l’espoir de trouver des préservatifs usagers pour s’inséminer. Les interpellations s’enchaînent – une cinquantaine selon Guillaume –, mais, à chaque fois, elle est libérée. Jusqu’au printemps 2020, où les gendarmes prennent pour la première fois l’affaire au sérieux. La trentenaire est internée en psychiatrie à Rennes. Mais le harcèlement ne s’arrête pas et les agressions continuent. « Tous mes lieux de vie sont comme profanés par elle. Ça me bouffe de l’intérieur. C’est comme un viol. Un viol psychique », avoue Guillaume à nos confrères du Parisien.

Jusqu’à la dernière apparition de Jiulia, plus violente et inquiétante que toutes les autres. Le 14 juillet 2021, alors qu’il vit à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, avec sa compagne, la ressortissante russe tente de le tuer en le poussant dans les escaliers. Son amie filme la scène. Guillaume réussit finalement à la maîtriser et Jiulia est prise en charge par les pompiers, puis hospitalisée. La police intervient. « J’ai peur que ça finisse très mal. Je n’arrête pas de me demander lequel de nous deux mourra en premier, elle ou moi parce que j’aurai tenté de défendre ma vie », confie-t-il.

Par Le Point

Un Russe porte plainte contre Apple pour l’avoir «rendu gay»

octobre 3, 2019

 

Un Russe, accusant Apple de l’avoir rendu homosexuel par le biais d’une application téléchargée sur sa plateforme, a porté plainte pour «préjudice moral», selon une copie de la plainte.

L’homme, qui souhaite garder l’anonymat, réclame un million de roubles (14.000 euros) de dommages et intérêts à la firme à la pomme. Selon le site des tribunaux de Moscou, une audience pour cette affaire est prévue le 17 octobre. Le plaignant affirme avoir téléchargé une application de cryptomonnaies sur l’Apple Store et avoir reçu un virement de 69 «GayCoins» au lieu des bitcoins qu’il avait commandés. Le virement était accompagné d’un message en anglais disant «Ne juge pas avant d’avoir essayé». «J’ai pensé qu’en effet, comment juger quelque chose sans essayer», déclare t-il dans sa plainte. «Et j’ai décidé d’essayer les relations homosexuelles. Deux mois plus tard, je suis plongé dans une relation intime avec une personne de mon sexe et je ne peux pas revenir en arrière». «J’ai un petit copain stable et je ne sais pas comment expliquer tout cela à mes parents. Ma vie a changé pour le pire et ne redeviendra jamais normale», ajoute-t-il.

«Apple, en me manipulant, m’a poussé à l’homosexualité», affirme l’homme dans une plainte consultée par et transmise par son avocate, indiquant subir «des souffrances morales et des dommages psychologiques». Sapijat Gousnieva, l’avocate du plaignant, a assuré que cette plainte est «sérieuse», précisant que son client est «effrayé» et «souffre». «Apple est responsable de ses programmes, de ce qu’ils offrent», a-t-elle ajouté, indiquant que son client «était auparavant dans une relation stable avec une femme». La représentation d’Apple en Russie n’a pas donné suite dans l’immédiat aux sollicitations de l’AFP. En 2016, cette avocate s’était déjà attaquée à un géant américain, en défendant un étudiant qui avait déposé une plainte contre McDonald’s après avoir eu la joue transpercée par une arête de poisson en mangeant un plat acheté dans le fast-food.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Syrie: hausse des attaques de drones contre une base russe

août 24, 2018

Des rebelles et jihadistes en Syrie ont multiplié ces deux derniers mois les attaques de drones contre la principale base militaire russe dans le pays en guerre, mais celles-ci ont quasiment été toutes mises en échec, selon une ONG et des responsables russes.

Sur cette base, l’aéroport militaire de Hmeimim situé dans la province de Lattaquié (nord-ouest), sont stationnées des forces russes intervenues fin 2015 dans le conflit syrien au côté du régime de Bachar al-Assad, alors en mauvaise passe face aux rebelles et jihadistes.

« Ces derniers temps, les attaques de drone contre Hmeimim ont augmenté », même si elles ne représentent pas une réelle menace, a indiqué vendredi le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, qui a fait état de 18 « attaques » depuis le début juillet.

« La majorité des drones sont abattus par la défense aérienne russe ou syrienne », a-t-il dit à l’AFP, indiquant que ces appareils étaient envoyés par des jihadistes ou des rebelles islamistes de la province voisine d’Idleb.

Ultime grand bastion insurgé en Syrie, Idleb est dominée par Hayat Tahrir al-Cham, organisation jihadiste formée par l’ex-branche locale d’Al-Qaïda, mais elle accueille aussi une multitude de groupes rebelles.

Au total depuis janvier, l’OSDH a comptabilisé 23 « attaques au drone » contre Hmeimim. En janvier, dix drones chargés d’explosifs avaient visé la base, sans faire de victimes ou de dégâts selon l’armée russe.

Jeudi à Moscou, la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a accusé des « terroristes », allusion aux rebelles et jihadistes, d’envoyer ces engins. « Les attaques de drones sont devenues régulières contre la base de Hmeimim. Nos défenses antiaériennes ont abattu 45 appareils de ce type ».

A la mi-août, un porte-parole de l’armée russe, le général Igor Konachenkov, a évoqué cette hausse. « Au cours du mois précédent, nous avons observé une hausse des tentatives d’attaques par des drones. Notre taux d’élimination est de 100% ».

Le pouvoir syrien et son allié russe pourraient lancer prochainement une offensive pour reconquérir certains secteurs périphériques de la province d’Idleb, notamment la région de Jisr al-Choughour.

« Les Russes sont convaincus que les drones (…) sont envoyés des alentours de Jisr al-Choughour », selon Sam Heller, analyste à l’International Crisis Group.

Depuis l’intervention russe, le régime a accumulé les victoires, jusqu’à reprendre près de deux tiers du territoire.

La guerre en Syrie a démarré en 2011 après la répression de manifestations prodémocratie par le régime. Elle s’est complexifiée avec l’implication de puissances étrangères et de groupes jihadistes et a fait plus de 350.000 morts.

Romandie.com avec(©AFP / (24 août 2018 13h57)                                                        

Allemagne: arrestation d’un Russe suspecté d’un projet d’attentat

août 22, 2018

Berlin – La justice allemande a annoncé mercredi l’arrestation d’un islamiste russe présumé, soupçonné d’avoir préparé en 2016 un attentat dans le pays avec un complice français, Clément Baur, déjà en détention dans une autre affaire à Marseille.

L’homme de 31 ans, identifié comme Magomed-Ali C., a été interpellé à Berlin par les forces spéciales de la police allemande et son logement perquisitionné.

Il est soupçonné d’avoir « préparé un attentat à la bombe » en 2016 avec son complice présumé français, interpellé lui en avril 2017 à Marseille.

Magomed-Ali C. avait entreposé à l’époque dans son appartement de Berlin « une quantité considérable de TATP », ou Tripéroxyde de triacétone, un explosif artisanal notamment utilisé dans les attentats commis à Paris le 13 novembre 2015 et à Bruxelles en mars 2016, a indiqué le parquet anti-terroriste allemand dans un communiqué.

Lors de son arrestation mercredi, aucun explosif n’a en revanche été trouvé, a précisé la porte-parole du Parquet, Frauke Köhler, lors d’un point presse.

« L’accusé, membre de la mouvance islamiste radicale, voulait fabriquer un explosif avec son complice actuellement détenu en France » et l’utiliser en Allemagne, sur un lieu qui n’a pas été identifié, « avec l’objectif de tuer le plus grand nombre possible de personnes », selon le parquet.

A l’époque, la police berlinoise avait eu connaissance de ces préparatifs et perquisitionné le logement le 26 octobre 2016 puis saisi les substances explosives. Mais les deux suspects n’avaient pas été immédiatement inquiétés.

Clément Baur s’était alors rendu en France et son complice présumé russe était resté à Berlin.

Les avancées de l’enquête ont à présent permis de concrétiser les soupçons de préparatifs d’attentat en Allemagne.

En parallèle, Clément Baur fait l’objet en France d’une enquête distincte similaire suite à son arrestation à Marseille en avril 2017, cinq jours avant le premier tour de l’élection présidentielle.

Ce jeune homme de 23 ans et un autre Français, Mahiedine Merabet, 29 ans, avaient été arrêtés en possession d’armes et d’une importante quantité d’explosifs.

Ils se préparaient à « une action violente » imminente, selon la justice française.

Aucune cible précise n’a été pour l’heure identifiée. Clément Baur et Mahiedine Merabet avaient effectué des recherches notamment en lien avec des meetings de partis politiques.

Baur est connu pour être un proche d’islamistes tchétchènes au contact desquels il s’était converti à l’islam en 2007 à Nice.

Selon le parquet allemand, les projets d’attentats en Allemagne et en France étaient menés « en parallèle » par Clément Baur.

L’enquête a d’ailleurs révélé des liens de ce dernier avec Anis Amri, l’auteur de l’attentat sur un marché de Noël à Berlin en décembre 2016 qui a fait 12 morts.

Un numéro de téléphone enregistré sous un pseudonyme dans le téléphone portable du Tunisien a pu être identifié comme étant celui de Clément Baur, a souligné Frauke Köhler, ce qui prouve qu’ils étaient « en contact ».

Par ailleurs aussi bien Amri que Baur et Magomed-Ali C. fréquentaient la même mosquée radicale à Berlin, Fussilet, entretemps fermée. Il est donc « possible qu’ils s’y soient rencontrés », a-t-elle ajouté.

Selon elle, le parquet ne dispose toutefois pas d’éléments indiquant que Baur et Magomed-Ali C. ont participé à l’attentat de Berlin, ni qu’Anis Amri était impliqué dans la préparation des autres projets d’attentat.

Romandie.com avec(©AFP / 22 août 2018 15h27)                                                        

Enquête russe: Donald Trump crie au « Maccarthysme »

août 19, 2018

Donald Trump, le 17 août 2018, s’exprime devant la presse avant d’embarquer dans l’hélicoptère Marine One, à la Maison Blanche / © AFP/Archives / NICHOLAS KAMM

Donald Trump, en froid avec le monde de l’espionnage après avoir révoqué l’habilitation secret défense d’un ex-chef de la CIA, s’est emporté dimanche contre l’enquête russe, la qualifiant de « Maccarthysme de la PIRE espèce ».

« Etudiez feu Joseph McCarthy parce que nous sommes en ce moment dans une période avec Mueller et son gang qui fait passer Joseph McCarthy pour un débutant. Chasse aux Sorcières Truquée », a tweeté le locataire de la Maison Blanche.

Sa salve de messages matinaux ne cachant guère son irritation a été postée au lendemain d’une information du New York Times selon laquelle un avocat de la Maison Blanche, Don McGahn, a « largement coopéré » avec l’enquête menée par l’équipe du procureur spécial Robert Mueller sur les soupçons de collusion entre l’équipe de campagne du républicain et la Russie.

« Je l’ai autorisé ainsi que tous les autres à témoigner – Je n’avais pas à le faire », affirme M. Trump, qui avait déjà posté un message en ce sens la veille.

« Je n’ai rien à cacher et j’ai exigé la transparence pour que la Chasse aux Sorcières Truquée et Abominable puisse prendre fin », poursuit-il. « Maccarthysme de la PIRE espèce ».

– « Liste d’ennemis » –

Dans les années 50 en pleine guerre froide, les Etats-Unis, plongés dans une période de paranoïa que l’on désigna comme la « peur rouge », le sénateur républicain du Wisconsin Joseph McCarthy lança une campagne visant toute personne soupçonnée d’être communiste ou d’éprouver des sympathies pour le régime embrassé par Moscou, la « chasse aux sorcières ».

La comparaison au McCarthysme était d’actualité ce dimanche outre-Atlantique, utilisée également pour condamner le retrait par Donald Trump de l’habilitation secret défense de l’ancien directeur de la CIA John Brennan et ses menaces de la retirer à d’autres anciens haut responsables.

Mike Mullen, un ancien chef d’état-major américain, a confié à la chaîne Fox News que cette pratique lui rappelait notamment « l’ère McCarthy quand l’administration commença à dresser des listes d’individus qui n’étaient pas en accord avec eux ».

« Historiquement, cela s’est bien évidemment révélé très problématique pour le pays », a-t-il poursuivi, renvoyant à la « liste d’ennemis sous le président Nixon », en référence à une pratique controversée de ce président républicain révélée par le scandale du Watergate.

La décision de M. Trump cette semaine de révoquer l’habilitation de John Brennan, dernier patron de la CIA sous le président Obama, a créé un véritable tollé. D’anciens patrons de l’agence de renseignement ainsi qu’une demi-douzaine d’espions de haut rang l’ont dénoncée dans une lettre ouverte et la polémique était encore vive dimanche.

« Notre inquiétude est maintenant que l’habilitation secret défense soit utilisée comme un instrument politique pour s’en prendre aux personnes qui ne sont pas d’accord avec le président », a noté Leon Panetta, un autre ex-patron de la CIA.

John Brennan, ancien directeur de la CIA, le 23 mai 2017, auditionné par le Congrès à Washington / © AFP/Archives / SAUL LOEB

« Le président exercice certainement » le droit à la liberté d’expression, a ajouté M. Panetta, qui a aussi été ministre de la Défense de Barack Obama. « Et je pense que nous avons tous le droit de l’exercer ».

M. Brennan a pour sa part appelé le parti républicain, qui contrôle le Congrès, à empêcher davantage d’anciens responsables du renseignement de voir leur habilitation remise en cause par Donald Trump. « Il est temps pour les membres du Congrès de se réveiller », a-t-il estimé sur NBC.

« J’ai qualifié son comportement de trahison et je m’y tiens », a-t-il ajouté. M. Brennan avait formulé cette accusation pour la première fois après la conférence de presse de Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine à l’issue de leur sommet d’Helsinki, marquée par la posture conciliante du président américain vis-à-vis du maître du Kremlin.

– Prudence des républicains –

Mais du côté des élus républicains, la prudence était de mise sur la question des révocations d’habilitations secret-défense.

« Je ne veux pas que ça devienne une routine. Je ne veux pas voir ça être politisé », a réagi le sénateur Ron Johnson, chef de la commission du Sénat sur la Sécurité intérieure, estimant que rien ne montrait que ces responsables aient utilisé à mauvais escient leurs habilitations.

Mais l’élu républicain a également estimé que M. Brennan avait « dépassé les bornes » en allant à la télévision pour accuser le président de « trahison ».

Au sein de l’administration, l’heure est aux attaques contre M. Brennan.

La décision de lui retirer son habilitation était « certainement appropriée », a déclaré le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche John Bolton sur ABC. Il est « totalement dérangé », a affirmé l’avocat de Donald Trump Rudy Giuliani sur NBC.

Romandie.com avec(©AFP / (19 août 2018 18h27)

L’opposant russe Oudaltsov, en grève de la faim, hospitalisé

août 19, 2018

L’opposant russe d’extrême gauche Sergueï Oudaltsov, à Moscou, le 8 mai 2018 à l’occasion d’une rencontre avec le dirigeant de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon / © AFP/Archives / Alexander NEMENOV

L’opposant russe d’extrême gauche Sergueï Oudaltsov, qui a entamé une grève de la faim après avoir été emprisonné pour une peine de 30 jours, a été hospitalisé, a indiqué dimanche un militant russe des droits de l’Homme.

M. Oudaltsov, qui a été condamné pour avoir brûlé des portraits de dirigeants russes lors d’une manifestation contre le relèvement de l’âge de la retraite, « a été hospitalisé pour des raisons médicales », a indiqué le militant Ivan Melnikov, cité par l’agence officielle TASS.

« Un médecin lui a mesuré la tension en notre présence, fait une analyse de sang (…) et a décidé de l’hospitaliser d’urgence », a précisé M. Melnikov, membre d’une commission publique de surveillance des prisons, qui a pu rendre visite à l’opposant dimanche dans sa cellule.

« Il a été aussitôt emmené par une ambulance », a-t-il ajouté.

M. Oudaltsov, déjà emprisonné de 2012 à 2016 à la suite de manifestations anti-Poutine, a été interpellé mardi puis jugé et condamné à 30 jours de détention.

L’opposant, qui a qualifié d' »arbitraires » les poursuites à son encontre, a ensuite entamé une grève de la faim, en refusant de manger et de boire.

Les faits reprochés à Sergueï Oudaltsov remontent au 28 juillet, quand des dizaines de milliers de Russes ont manifesté dans toute la Russie à l’appel du Parti communiste contre un projet de hausse de l’âge du départ à la retraite.

Sergueï Oudaltsov a été libéré en août 2017 après avoir purgé une peine de quatre ans et demi de prison pour avoir organisé des « troubles massifs » lors des manifestations du 6 mai 2012, à la veille de l’investiture de Vladimir Poutine pour un troisième mandat présidentiel.

Sa formation, le Front de gauche, peine à se faire entendre au sein de l’opposition ces dernières années. Celle-ci a notamment soutenu l’annexion de la Crimée par la Russie.

Romandie.com avec(©AFP / (19 août 2018 17h36)

Centrafrique: la garde rapprochée russe du président Touadéra

avril 16, 2018

 

Faustin Archange Touadéra, président centrafricain, ici en janvier 2012. © Photo de Vincent Fournier/Jeune Afrique

Une quarantaine d’éléments des forces spéciales russes ont été affectés à la garde rapprochée du président Faustin-Archange Touadéra. Ils font partie des militaires russes déployés en Centrafrique pour une « mission de formation et de sécurisation » dans le cadre d’une livraison d’armes en janvier 2018.

Depuis la mi-mars, des militaires russes assurent la protection rapprochée du président Centrafricain. Il s’agit d’une section de forces spéciales russes assurant la « première ceinture » de la garde rapprochée de Faustin-Archange Touadera. « Nous avons jugé nécessaire de renforcer la sécurité autour du président et les Russes, avec qui nous entamons une coopération militaire, sont les mieux placés », précise une source proche du président.

L’information est confirmée par le directeur de cabinet du président centrafricain, Firmin Ngrebada qui ajoute que « ce dispositif vise à renforcer la capacité des forces armées centrafricaines à protéger le président ». Considéré par plusieurs diplomates en poste à Bangui comme « la main qui a finalisé l’arrivée des Russes dans le pays », Firmin Ngrabada assure à Jeune Afrique que « les décisions viennent du président ».

Les Russes devant la Minusca

Les soldats russes ont fait leur première apparition officielle aux côtés du président centrafricain le 30 mars, lors de la célébration des deux années de son quinquennat organisée dans le grand stade de football de Bangui. Depuis la transition avec Catherine Samba-Panza, la sécurité présidentielle était confiée aux Casques bleus rwandais déployés dans le cadre de la Minusca. Désormais, lors des déplacements présidentiels, ce sont les éléments des forces spéciales russes qui ouvrent la voie, devant les Rwandais et les forces centrafricaines.

« Ils travaillent à tous les niveaux et ils sont là pour observer et former la garde présidentielle centrafricaine dans cette tâche », a déclaré à Jeune Afrique Albert Yaloké-Mokpem, porte-parole de la présidence, qui insiste sur le fait que ce dispositif « fait partie du package de la formation à l’endroit des forces centrafricaines ».

Mi-décembre, après de longues négociations avec le Conseil de sécurité de l’ONU, la Russie avait été autorisée à livrer un stock d’armement à la Centrafrique. Les autorités russes avaient alors obtenu une exemption à l’embargo sur les armes imposé au pays depuis le début de la crise, en 2013. La première cargaison a été livrée fin janvier.

Craintes de coup d’État

En faisant appel à la Russie pour assurer sa sécurité, Touadéra serait en outre « conscient des choses qui se manigancent contre lui depuis l’accord militaire avec la Russie », commente un autre conseiller du président, qui pense que « des occidentaux sont capables d’organiser la chute de Touadéra ».

Dans la nuit du 8 au 9 avril, l’attaque qui a visé le camp Fidel – une base des Casques bleus située à quelques mètres de la résidence présidentielle – a renforcé les craintes de coup d’État, largement relayées sur les réseaux sociaux.

Signe de la nervosité qui s’est emparée alors de Bangui, au lendemain de l’attaque, plusieurs riverains ont assuré à Jeune Afrique avoir vu une colonne de véhicules remplis d’éléments de la garde présidentielle patrouiller dans les environs du palais et de la résidence de Touadéra. Selon nos sources à la présidence, d’autres éléments des forces spéciales russes sont attendus dans les prochains jours en vue de renforcer la sécurité autour du président.

Jeuneafrique.com par

Prague extrade vers les États-Unis un hacker russe soupçonné de cyberattaques

mars 30, 2018

La République tchèque a extradé vers les Etats-Unis un citoyen russe soupçonné par Washington d’avoir commis des cyberattaques contre des cibles américaines / © AFP/Archives / Kirill KUDRYAVTSEV

La République tchèque a extradé vers les Etats-Unis un citoyen russe arrêté à Prague en 2016 et soupçonné par Washington d’avoir commis des cyberattaques contre des cibles américaines, a annoncé vendredi le ministère tchèque de la Justice.

Le ministère « confirme l’extradition du citoyen russe E. Nikouline vers les Etats-Unis », a indiqué la porte-parole du ministère, Tereza Schejbalova, sur Twitter.

L’opération d’extradition « a été réalisée dans la nuit », a-t-elle ajouté, sans fournir d’autres détails.

Evguéni Nikouline, 29 ans, a quitté Prague à destination des Etats-Unis dans la nuit de jeudi à vendredi, selon plusieurs média tchèques, dont la radio publique Radiozurnal et le site http://www.respekt.

Un avion du ministère américain de la Justice de type Gulfstream, a quitté Prague peu après minuit, pour atterrir après neuf heures de vol à Manassas, près de Washington, selon le site flightaware.com.

Nikouline avait été arrêté à Prague par la police tchèque et le FBI en octobre 2016 après que Washington a accusé la Russie d’avoir orchestré de vastes piratages informatiques pour influencer la campagne présidentielle aux Etats-Unis.

Moscou avait immédiatement accusé Washington de poursuivre ses citoyens. Elle a lancé par la suite à son tour un mandat d’arrêt, accusant le hacker de fraude sur internet et d’avoir volé de l’argent du système WebMoney.

L’avocat de M. Nikouline avait à l’époque déclaré à l’AFP que le FBI avait interrogé son client à deux reprises, en novembre 2016 et en février 2017, et essayé de le convaincre d’avouer des attaques contre le Parti démocratique.

Le tribunal municipal de Prague a annoncé en mai 2017 que ce citoyen russe pouvait être extradé vers les Etats-Unis ou vers la Russie, la décision définitive appartenait au ministre de la Justice, Robert Pelikan.

Romandie.com avec(©AFP / 30 mars 2018 17h21)                

Grande-Bretagne: décès à Londres du baryton russe Dmitri Hvorostosky

novembre 22, 2017

Vienne – Le baryton russe Dmitri Hvorostovsky, interprète de certains des rôles les plus prestigieux du répertoire, s’est éteint mercredi à 55 ans près de Londres des suites d’une cancer du cerveau, selon des communiqués de sa page Facebook et du Staatsoper de Vienne.

« C’est un jour très triste pour le Staatsoper de Vienne. Nous avons perdu en Dmitri Hvorostovsky un chanteur exceptionnel et un vrai ami », a déclaré l’opéra, soulignant que le baryton était mort « entouré de ses proches ».

« Après deux et ans et demi de lutte contre un cancer du cerveau, il est mort paisiblement ce matin du 22 novembre, entouré de sa famille, dans sa maison près de Londres », a précisé son entourage sur sa page Facebook.

Dmitri Hvorostovsky avait annoncé en juin 2015 l’annulation de tous ses concerts d’été après le diagnostic d’une tumeur cérébrale.

Il était cependant remonté sur scène en mai dernier pour une apparition surprise sur la scène de Lincoln Center, à l’occasion d’une soirée de gala pour les 50 ans Metropolitan Opera de New York, où il avait été longuement ovationné.

Né en 1962 en Sibérie, le baryton avait fait ses débuts à l’opéra de Krasnoïarsk avant de s’imposer parmi les plus grands en remportant le prestigieux prix BBC Cardiff Singer of the World.

Il est par la suite devenu un habitué des plus grandes scènes du monde, du Met à la Scala de Milan en passant par le Royal Opera de Londres, le Festival de Salzbourg ou encore le Staatsoper de Vienne, où il a notamment tenu les rôles de Iago, d’Eugène Onéguine et de Rigoletto.

« Nous nous souviendrons de lui comme d’un artiste d’exception, qui s’est toujours donné à 100% », a indiqué le directeur du Staatsoper, Dominique Meyer.

« Tout le Royal Opera est attristé d’apprendre la mort de notre ami et collègue Dmitri Hvorostovsky », a tweeté de son côté l’institution londonienne.

Le baryton à la chevelure cendrée était marié et avait quatre enfants.

Romandie.com avec(©AFP / 22 novembre 2017 12h55)