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Centrafrique : les mercenaires russes accusés d’atrocités sur des civils

juin 16, 2021

Un rapport alarmant, publié le 14 juin par CNN et l’ONG The Sentry, dénonce les atrocités commises en Centrafrique par les mercenaires russes pour contrôler les mines d’or et de diamant.

Le rapport fait ainsi état « de massacres, d’exécutions extrajudiciaires, de cas de torture, de pillage, d’enlèvements pour rançon, d’incendies de villages et de viols collectifs » perpétrés par le groupe Wagner, une société militaire russe ayant des liens avec le Kremlin, en alliance avec des forces armées loyales favorables au président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra.

Les enquêtes menées par CNN et The Sentry leur ont permis de rassembler des preuves et témoignages sur plusieurs cas de violations de droits humains, dont sont victimes les civils centrafricains qui se trouvent au milieu de la lutte entre les forces armées nationales soutenues par les mercenaires russes et les rebelles connus sous le nom de Seleka.

CNN et The Sentry ont cité un rapport compilé par la force de maintien de la paix de l’ONU en Centrafrique (Minusca) qui corrobore les accusations. Ce rapport indique que « les Faca et les forces bilatérales, en particulier les Russes et des éléments supposés être syriens, pourraient avoir commis des crimes de guerre, notamment en exécutant des civils et d’autres individus qui ne participaient pas aux hostilités ».

Plus de 2000 formateurs russes

Ce nouveau rapport dénonce une croissance de la présence de militaires russes en Centrafrique. La plupart des mercenaires sont présentés comme des formateurs venus de la Russie pour entraîner l’armée locale. Seulement, apprend-on, si en 2017, le nombre de ces formateurs pour l’armée centrafricaine était au nombre de 170, en 2021, il s’élève à 2300.

Selon les auteurs du document, cette croissance sert des objectifs multiples, y compris le contrôle des zones riches en minérais. Près de Bambari, par exemple, il existe d’importants gisements d’or à Ndassima. En 2020, le gouvernement aurait révoqué la licence d’une société canadienne dans cette zone et l’aurait accordée à une autre dénommée Midas resources répertoriée comme une entité russe. Des témoins affirment aussi que ces mercenaires russes expulsent les habitants des zones minières.

« Tout ce qui est minier est leur priorité […]. A Bambari, dans les quartiers de Bornou et d’Adji, ils pillent à la recherche d’or et de diamants », déclare un témoin.

Pour John Prendergast, cofondateur de Sentry, « Ce nouveau mode de pillage très lucratif constitue une menace grandissante, semant la mort et la dévastation, et mettant en danger la paix et la sécurité non seulement en République centrafricaine, mais également dans diverses autres zones sensibles de par le monde. Des mesures urgentes sont requises de la part de la communauté internationale ».

The Sentry et CNN ne sont en réalité pas les premiers à s’inquiéter de l’escalade de violences en Centrafrique. Dans un communiqué publié le 31 mars, l’ONU a émis des inquiétudes sur la présence de mercenaires russes en République centrafricaine. Trois organisations russes ont été pointées du doigt par l’institution dans son rapport. Il s’agit en l’occurrence de: Sewa security services; Lobaye invest SARLU et le fameux groupe Wagner, déjà connu pour être impliqué dans la guerre civile libyenne.

D’après les Nations unies, il est essentiel de clarifier les rôles de tous les partenaires internationaux de la RCA et de distinguer les actions des forces de la Minusca, de celles des organisations militaires privées. Dans leur rapport publié le 14 juin, CNN et The Sentry ont également fait un certain nombre de recommandations aux gouvernements et institutions financières internationales pour l’arrêt des atrocités en Centrafrique.

Face à l’urgence de la situation, l’heure ne devrait normalement plus être aux dénonciations, aux expressions d’inquiétude, ou aux recommandations, mais plutôt à une prise de conscience de la gravité des incidents en RCA. Il faut pour la communauté internationale agir pour mettre fin à ces cas de violations des droits humains, dont plusieurs pays africains riches en ressources minières font l’objet. Plusieurs ONG ont par le passé dénoncé comment des conflits sont entretenus sur des années en Afrique centrale (RDC, Rwanda, Ouganda, Burundi) avec pour but le pillage des ressources minières.

Avec Adiac-Congo par Josiane Mambou Loukoula et Ecofin

Les Russes boivent de moins en moins d’alcool

octobre 2, 2019

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Les Russes consomment désormais près de deux fois moins qu’en 1970 (21,5 litres). DMITRY KOSTYUKOV/AFP

Selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la consommation d’alcool en Russie a chuté de 43% entre 2003 et 2016, contribuant à une augmentation de l’espérance de vie, surtout chez les hommes. Russes et Français sont désormais à égalité avec 11,7 litres d’alcool par an.

Des Russes fréquemment ivres et grands consommateurs de vodka et d’autres boissons fortes plus ou moins frelatées: ces clichés qui, non sans raison, ont longtemps eu la vie dure méritent d’être relativisés. Si le pays est loin d’être devenu sobre, un rapport de l’Organisation mondiale de la santé publié mardi indique que les Russes ont réduit leur consommation d’alcool de 43% en moins de quinze ans (entre 2003 et 2016 précisément). Une baisse que l’OMS explique notamment par la vigoureuse politique mise en place par les autorités et qui a favorisé la hausse de l’espérance de vie, en particulier chez les hommes, dans un pays en proie à un sérieux déficit démographique.

En 2016, l’OMS constatait que la consommation individuelle d’alcool en Russie avait diminué de 17,6 à 11,7 litres en dix ans. Des chiffres différents des statistiques officielles russes qui évoquent une chute de 18 à 9,3 litres par personne depuis 2012. Quoi qu’il en soit, cette évolution place désormais la Russie à des niveaux de consommation comparables, voire parfois inférieurs, à ceux observés dans l’Union européenne. Selon l’OMS, les plus gros buveurs au sein de l’UE sont les Lituaniens (18,2 litres par personne et par an), les Roumains et les Tchèques (13,6 litres), suivis par les Croates et les Bulgares (13,6 litres). À égalité avec les Russes, les Français ont consommé, eux, 11,7 litres d’alcool en 2016, soit près de deux fois moins qu’en 1970 (21,5 litres).

«La Fédération de Russie a longtemps été considérée comme l’un des pays où l’on boit le plus au monde», relève un rapport de l’OMS qui rappelle que l’alcool a fortement contribué à la surmortalité depuis les années 1990 et à la crise démographique qui a suivi la chute de l’URSS. «Ces dernières années, ces tendances ont été inversées», souligne l’OMS.

Les modes de consommation ont changé

Dans un pays qui compte 146,5 millions d’habitants – soit cinq millions de moins qu’en 1991-, la baisse de la consommation d’alcool a contribué à la hausse de l’espérance de vie, qui a atteint un niveau record en 2018, pour s’établir à 78 ans pour les femmes et 68 ans pour les hommes. Ces chiffres s’établissaient, début des années 1990, à 57 ans pour les hommes et 71 ans pour les femmes, selon les statistiques officielles.

Au milieu des années 1980, Mikhaïl Gorbatchev avait lancé une campagne très impopulaire contre l’alcoolisme. Toutefois, après la chute de l’URSS, en 1991, la consommation a explosé, ne cessant n’a cessé d’augmenter jusqu’au début des années 2000. Une époque dont restent notamment les images de Boris Eltsine apparaissant pris de boisson devant les caméras. En 2003, les Russes ont consommé en moyenne 20,3 litres d’alcool.

Peaufinant son image de sportif menant une vie saine, Vladimir Poutine, a ensuite décidé d’introduire des restrictions visant les spiritueux, en particulier la vodka, et l’interdiction de vente des boissons les plus alcoolisées dans les magasins après 23 heures. Depuis 2011, la Russie a mis en place une série de mesures préconisées par l’OMS. À la mi-septembre, une loi votée en première lecture à la mi-septembre prévoit la fermeture des petits débits de boissons, installés au rez-de-chaussée de nombreux immeubles d’habitation et qui permettent de contourner les limitations imposées à la vente d’alcool. Le prix minimum de vente au détail des alcools forts a aussi drastiquement augmenté, tandis que la publicité a été bannie et l’interdiction de vente aux mineurs très strictement appliquée.

«À quoi faut-il s’attendre si les Russes examinent la situation sans avoir bu ?»

Boris Bronstein dans Novaïa Gazeta.

Les modes de consommation se sont également modifiés. Si comme dans la plupart des pays nordiques, la bière reste très prisée – à Moscou, la moindre supérette de quartier en propose une invraisemblable variété -, la consommation de vodka a reculé l’an dernier et, dans une moins mesure, celle du vin.

Reste néanmoins un penchant, qui serait enraciné dans la culture et que certains justifient par la rudesse des conditions de vie et du climat. Les éditorialistes se sont emparés de l’affaire avec un humour parfois mordant. «À quoi faut-il s’attendre si les Russes examinent la situation sans avoir bu?», ironisait la semaine Boris Bronstein dans Novaïa Gazeta. «Les citoyens remarqueront que notre économie n’est pas si bonne que nous le souhaiterions. (…). Et celui qui aura repoussé son verre constatera, à son grand étonnement, l’ampleur de la corruption domestique…».

Par Le Figaro.fr par Alain Barluet Correspondant à Moscou

Russie: la confiance en Vladimir Poutine chute fortement (sondage)

octobre 8, 2018

Le président russe Vladimir Poutine lors d’une rencontre avec le chancelier autrichien, à Saint-Pétersbourg le 3 octobre 2018 / © POOL/AFP/Archives / Dmitri Lovetsky

La confiance envers le président russe Vladimir Poutine est passée sous la barre des 40%, une première depuis l’annexion de la Crimée dans un contexte de grogne sociale contre une impopulaire réforme des retraites, selon un sondage publié lundi.

Seuls 39% des Russes interrogés en septembre ont affirmé avoir confiance en Vladimir Poutine, une baisse de 9 points par rapport au mois de juin, selon un sondage du centre indépendant Levada.

C’est le plus faible résultat de Vladimir Poutine depuis février 2014, lorsque sa cote de confiance avait atteint 36%. Cette dernière avait ensuite bondi à 51% après l’annexion de la Crimée en mars 2014.

La semaine dernière, le président russe a promulgué une réforme prévoyant le relèvement de 5 ans de l’âge de la retraite. Cette mesure a provoqué un vif mécontentement en Russie, poussé des milliers de personnes à protester dans la rue et provoqué des revers électoraux inattendus du parti au pouvoir en septembre lors d’élections régionales.

La nouvelle loi fait passer l’âge de départ à la retraite à 65 ans contre 60 aujourd’hui pour les hommes et à 60 ans contre 55 actuellement pour les femmes. Ces seuils de départ à la retraite avaient été fixés en 1932, à l’époque soviétique, et n’avaient pas été touchés depuis.

Confronté à une fronde inhabituelle, M. Poutine avait proposé lors d’une rare adresse télévisée à la nation en août d’assouplir la réforme, ce que les députés n’avaient pas tardé à faire en amendant le projet.

Selon l’enquête de l’institut Levada, les cotes de confiance du ministre de la Défense Sergueï Choïgou et des Affaires étrangères Sergueï Lavrov chutent également, passant respectivement de 19 à 15 points et de 14 à 10 points.

Romandie.com avec(©AFP / (08 octobre 2018 13h12)

Trois Russes porteurs de cartes de presse assassinés en Centrafrique

juillet 31, 2018

Bangui – Trois Russes porteurs de cartes de presse ont été assassinés dans la nuit de lundi à mardi près de Sibut, dans le centre de la Centrafrique, ont déclaré des sources centrafricaines et les autorités russes.

« Selon des informations reçues de la République centrafricaine, le 30 juillet, non loin de la ville de Sibut – à 300 km au nord de la capitale Bangui – trois personnes ont été tuées qui portaient des cartes de presse émises aux noms de Kirill Radtchenko, Alexandre Rastorgouïev et Orkhan Djemal », a déclaré le ministère des Affaires étrangères russes dans un communiqué.

« Leurs corps sont déjà parvenus à Bangui », selon cette même déclaration.

Les trois hommes morts « ont été retrouvés à 23 km de Sibut, ils ont été assassinés par des hommes armés non identifiés », avait déclaré auparavant à l’AFP une source judiciaire centrafricaine, précisant qu’ils auraient été tués à un barrage dressé sur une route. Leur chauffeur est porté disparu, selon des sources concordantes.

« Ils rentraient de Kaga Bandoro (nord) par la route », a précisé une source religieuse de Sibut.

« L’ambassade de Russie en Centrafrique n’a malheureusement pas été informée de la présence de journalistes russes dans le pays », indique le communiqué du ministère des Affaires étrangères, ajoutant que Moscou veut « déterminer les circonstances exactes de la mort des citoyens russes et organiser le retour de leurs corps dans leur pays. »

Les autorités fédérales russes ont également déclaré avoir lancé une enquête criminelle sur ces meurtres survenu dans un pays en proie à l’anarchie depuis plusieurs années.

Depuis début 2018, la Russie a déployé des formateurs militaires à Bangui, livré des armes à l’armée nationale et assure la sécurité du président Faustin-Archange Touadéra, dont le conseiller à la sécurité est un Russe.

Moscou avait réussi à obtenir une exemption afin de vendre des armes au gouvernement centrafricain.

En décembre 2017, la Russie a ainsi livré un important stock d’armes, incluant des armes de poing, des fusils d’assaut, des mitrailleuses et des lance-roquettes. La Russie a également obtenu l’autorisation de l’ONU pour dispenser une formation militaire à deux bataillons – environ 1.300 hommes – des Forces armées centrafricaines.

Neuf avions se sont posés à Bangui fin janvier et début février chargés d’armes et de munitions russes, qui ont été distribuées aux soldats centrafricains formés par l’Union européenne dans le cadre des efforts pour restaurer la stabilité dans le pays.

La livraison d’armes par la Russie à l’armée centrafricaine a déclenché une course à l’armement chez les rebelles de l’ancienne alliance pro-musulmane Séléka, qui se tournent vers les trafiquants au Soudan pour s’approvisionner, selon un rapport d’experts des Nations unies publié mardi.

« L’acquisition récente d’armements par le gouvernement a incité les factions ex-Séléka à opérer un réarmement actif », souligne le rapport, constatant un « durcissement des positions » de ces groupes.

Les groupes armés ont indiqué au groupe d’experts que puisque le gouvernement avait choisi l’option militaire (formation, réarmement et offensive) au lieu du processus politique, les groupes armés devaient se préparer », poursuit le document.

Officiellement, le programme russe vise à renforcer une armée en grande difficulté dans un pays où la majeure partie du territoire est contrôlé par des groupes armés.

Mais par cette mission, Moscou vise également à renforcer son influence dans un État stratégique, riche en ressources telles que les diamants, l’or, l’uranium et le bois.

La Russie a vainement tenté d’organiser début juillet une rencontre entre le gouvernement centrafricain et des groupes armés dans la capitale soudanaise Khartoum.

Romandie.com avec(©AFP / 31 juillet 2018 20h59)                                                        

Washington sanctionne des « oligarques russes » proches de Poutine

avril 6, 2018

Vladimir Poutine le 17 décembre 2015 à Moscou et Donald Trump le 23 mars 2018 à Washington / © AFP/Archives / NATALIA KOLESNIKOVA, Nicholas Kamm

Accusée de faiblesse face à la Russie, l’administration américaine de Donald Trump a annoncé vendredi pour la première fois des sanctions contre des « oligarques » proches du Kremlin, notamment pour les « attaques » de Moscou contre « les démocraties occidentales ».

Ces nouvelles mesures punitives sont parmi les plus sévères depuis l’arrivée à la Maison Blanche début 2017 du président républicain, incapable de réconcilier Américains et Russes malgré ses promesses mais qui s’abstient toujours de critiquer frontalement son homologue Vladimir Poutine.

Elles ont été prises sur la base d’une loi voulue par le Congrès pour punir la Russie notamment pour son ingérence dans les élections américaines de 2016 et son attitude en Ukraine, promulguée l’été dernier à contre-coeur par Donald Trump.

Les nouvelles sanctions visent en tout 38 personnes et entités qui s’ajoutent aux 19 personnes et cinq entités déjà ciblées mi-mars en réponse à ces accusations d’ingérence électorale et à plusieurs cyberattaques. A l’époque, la décision américaine avait été jugée trop timorée par les démocrates.

Sept « oligarques » ainsi que douze entreprises qu’ils possèdent ou contrôlent font partie de la nouvelle liste. Parmi eux figurent Oleg Deripaska, propriétaire du géant de l’aluminium Rusal, Igor Rotenberg et Viktor Vekselberg, acteurs importants du secteur énergétique tout comme Kirill Chamalov, présenté comme le gendre du président Poutine.

Dix-sept « hauts responsables gouvernementaux » russes sont aussi visés, dont le patron de l’entreprise publique Gazprom Alexeï Miller, et Andreï Kostine, celui de la deuxième banque russe, VTB, également détenue par l’Etat. Le ministre de l’Intérieur Vladimir Kolokoltsev, Viktor Zolotov qui dirige la Garde nationale et le secrétaire général du Conseil de sécurité russe Nikolaï Patrouchev figurent sur la liste.

Plusieurs entreprises sont enfin sanctionnées, dont Rusal et Rosoboronoexport, chargée des exportations d’armements.

« Les Etats-Unis prennent ces mesures en réponse à l’ensemble des attitudes éhontées et des activités néfastes du gouvernement russe, qui se poursuivent à travers le monde », a déclaré un haut responsable de l’administration Trump à la presse.

– « Bonne relation » –

Cela inclut « leur occupation de la Crimée, l’incitation à la violence dans l’est de l’Ukraine, le soutien au régime de Bachar al-Assad en Syrie » et « les cyberactivités malveillantes ».

« Mais, avant tout, c’est une réponse aux attaques continues de la Russie pour subvertir les démocraties occidentales », a-t-il ajouté. Moscou « a choisi d’interférer de manière répétée dans les processus démocratiques », a renchéri un autre responsable américain, assurant que les personnes sanctionnées « soutiennent » cette stratégie.

Les relations, déjà glaciales, se sont de fait encore tendues entre les deux grandes puissances rivales après l’empoisonnement début mars au Royaume-Uni de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal, imputé par Londres à Moscou.

Par solidarité avec les Britanniques, Washington a expulsé 60 diplomates russes accusés d’être des « espions », en coordination avec les alliés européens qui en ont déclaré plusieurs autres persona non grata. La Russie a aussitôt riposté par des expulsions similaires.

Selon les services de renseignement américains, le pouvoir russe a mené une opération concertée et planifiée pour influencer l’élection présidentielle en faveur du milliardaire républicain, notamment à travers l’utilisation des réseaux sociaux et la diffusion de « fausses nouvelles », ce que Moscou a toujours contesté. Et les responsables du renseignement américain préviennent déjà que la Russie va réutiliser les mêmes méthodes pour tenter d’influencer les élections parlementaires de novembre.

La loi adoptée l’été dernier par le Congrès était une réponse à ces accusations: un grand nombre de parlementaires américains réclamaient des mesures punitives notamment contre les oligarques. Mais le Trésor américain s’était borné, fin janvier, à publier une liste de 210 hommes d’affaires et responsables politiques russes, sans prendre de sanctions immédiates.

Face au mécontentement de plusieurs élus, l’administration Trump avait dû promettre que les sanctions viendraient dans un second temps.

« Personne n’a été aussi ferme face à la Russie que moi », a même tonné cette semaine Donald Trump, tout en réaffirmant qu’il aimerait avoir une « bonne relation » avec Vladimir Poutine.

« La porte du dialogue reste ouverte », a assuré vendredi un haut responsable américain. « Nous voulons avoir de meilleures relations avec la Russie », mais cela ne peut arriver que « si elle change d’attitude ».

Juste avant de quitter ses fonctions, le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump a estimé cette semaine que les Etats-Unis n’avaient « pas réussi », jusqu’ici, à « imposer des coûts suffisants » à Moscou. « M. Poutine pense sûrement qu’il est en train de gagner ce nouveau type de guerre », a ajouté H.R. McMaster, qui sera remplacé lundi par John Bolton, considéré comme un « faucon » face à la Russie.

Romandie.com avec(©AFP / 06 avril 2018 15h49)                

Affaire Skripal: 30 expulsions de diplomates russes annoncées lundi par 14 pays de l’UE (décompte AFP)

mars 26, 2018

Bruxelles – Trente diplomates russes vont être expulsés par quatorze pays de l’Union européenne à la suite de l’empoisonnement en Grande-Bretagne de l’ex-espion russe Sergueï Skripal, selon un comptage effectué par l’AFP sur la base des annonces faites lundi par les différents gouvernements.

Les annonces ont été concertées et coordonnées entre les Etats membres et d’autres pays devraient annoncer leurs décisions dans les prochains jours, a expliqué le président du Conseil européen, Donald Tusk, de Varna en Bulgarie, où il participe à une réunion entre les dirigeants de l’UE et le président turc Recip Tayyip Erdogan.

« De manière concertée, 14 pays de l’UE ont décidé d’expulser des diplomates russes », a déclaré M. Tusk, ajoutant que « des mesures supplémentaires, incluant de nouvelles expulsions, ne sont pas exclues dans les prochains jours et (les prochaines) semaines ».

D’autres pays de l’UE vont se joindre aux 14 dans les prochains jours, a assuré à l’AFP une source européenne.

Le gouvernement belge doit notamment se réunir mardi pour prendre sa décision, a-t-on appris de source belge.

Les diplomates russes expulsés ont « une semaine » pour quitter le territoire avec leurs familles, précisent les communiqués publiés par les gouvernements européens. La République Tchèque a ordonné leur départ « pour le 1er avril », la France leur a donné « une semaine » pour partir.

La Grande-Bretagne a pour sa part expulsé 23 diplomates russes.

La mesure avait été décidée par les chefs d’Etat ou de gouvernement réunis en sommet jeudi dernier à Bruxelles après l’adoption d’une déclaration incriminant la Russie dans l’empoisonnement de l’ancien agent double russe et de sa fille Yulia le 4 mars à Salisbury.

Les dirigeants européens ont dans un premier temps voulu expulser des diplomates en poste dans les représentations de la Russie auprès de l’Union européenne, mais ces derniers sont officiellement accrédités auprès du Royaume de Belgique, puisque les institutions, entités non-étatiques, sont situées sur le territoire belge. La décision de les expulser aurait incombé aux autorités belges, ce que le Premier ministre belge Charles Michel a refusé de faire, a raconté à l’AFP un des participants à la réunion.

Les dirigeants européens ont alors demandé le rappel du chef de la délégation de l’UE à Moscou pour consultations, la première mesure annoncée pendant le sommet, renvoyant à ce lundi des mesures nationales coordonnées.

L’Allemagne a annoncé quatre expulsions, la France quatre, la Pologne quatre, la République Tchèque et la Lituanie trois, l’Italie, le Danemark et les Pays-Bas deux, l’Estonie, la Lettonie, la Finlande, la Roumanie, la Suède et la Croatie une, soit un total de 30.

Les Etats-Unis ont pour leur part expulsé 60 « espions » russes, tandis que l’Ukraine et le Canada ont respectivement procédé à 13 et quatre expulsions.

Romandie.com avec(©AFP / 26 mars 2018 15h54)                                            

Affaire Skripal: Danemark, Pays-Bas et Finlande expulsent des diplomates russes

mars 26, 2018

Copenhague – Le Danemark, les Pays-Bas et la Finlande ont annoncé lundi l’expulsion de cinq diplomates russes au total après l’empoisonnement au gaz innervant d’un ex-agent russe et de sa fille en Grande-Bretagne dont ils accusent Moscou.

Le Danemark et les Pays-Bas ont chacun annoncé l’expulsion de deux diplomates vers Moscou, la Finlande d’un diplomate russe en poste à Helsinki.

« Notre solidarité envers la Grande-Bretagne est univoque », a indiqué lors d’une conférence de presse Anders Samuelsen, ministre des Affaires étrangères du pays nordique, le seul de la région membre à la fois de l’Union européenne et de l’Otan.

Le ministre n’a précisé ni la fonction ni l’identité des deux diplomates visés mais a souligné qu’ils disposaient d’une semaine pour quitter le territoire danois.

« Il est très probable que la Russie soit responsable » de l’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal. « Il n’y a pas d’autre explication plausible », a ajouté le ministre, exhortant la Russie à « changer de trajectoire ».

De son côté, le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a fait savoir sur son compte Twitter que le gouvernement néerlandais avait « décidé, en étroite concertation avec d’autres pays, que deux collaborateurs des services du renseignement russes n’étaient plus les bienvenus dans notre pays ».

« Ils ont deux semaines pour quitter les Pays-Bas », a-t-il ajouté.

Grand-Duché russe jusqu’à la révolution bolchevique en 1917, la Finlande a également annoncé lundi l’expulsion d’un diplomate russe après l’empoisonnement M. Skripal, acte qualifié par Helsinki de « menace grave contre la sécurité de toute l’Europe ».

Douze autres pays de l’UE ont décidé, en solidarité avec Londres, le renvoi de diplomates russes. Au même moment, les États-Unis ont annoncé l’expulsion de 60 « espions » russes.

Romandie.com avec (©AFP / 26 mars 2018 14h16)                                            

Affaire Skripal: plusieurs pays d’Europe centrale et de l’Est expulsent des diplomates russes

mars 26, 2018

Varsovie – Plusieurs pays ayant fait partie de l’ancien bloc soviétique, la Pologne, l’Ukraine, la République tchèque, les trois pays baltes ont annoncé lundi l’expulsion de diplomates russes, rejoignant plusieurs autres pays européens dans un geste de solidarité avec Londres après l’empoisonnement d’un ex-espion.

En revanche, la Slovaquie a décidé d’étudier « les mesures à venir ».

L’Ukraine a annoncé lundi l’expulsion de 13 diplomates russes, décision prise « dans un esprit de solidarité avec nos partenaires britanniques et nos alliés transatlantiques et en coordination avec les pays de l’UE », a déclaré le président ukrainien Petro Porochenko cité par son service de presse.

La Pologne a déclaré persona non grata quatre diplomates russes, tandis que la République Tchèque et la Lituanie ont en fait partir trois chacune.

« La date du départ de Pologne des quatre diplomates russes a été fixée au 3 avril à minuit. La note avec les quatre noms a été remise à l’ambassadeur de Russie », a déclaré à la presse le chef de la diplomatie polonaise Jacek Czaputowicz.

Son homologue lituanien Linas Linkevicius a précisé à l’AFP que les trois personnes expulsées l’étaient « pour des activités incompatibles » avec leur statut diplomatique.

« Une arme chimique a été utilisée contre des civils pour la première fois depuis la Deuxième guerre mondiale. La situation est particulière et elle appelle une réponse particulière », a-t-il déclaré.

La Lituanie ajoutera également 21 noms de citoyens russes à une liste de personnes indésirables et interdites d’entrée, établie l’année dernière. Il s’agit de la « liste Magnitsky », du nom d’un juriste russe mort en prison après avoir découvert une importante affaire de corruption présumée impliquant de hauts responsables russes.

La Lettonie a expulsé un diplomate, un deuxième secrétaire de l’ambassade de Russie à Riga, a fait savoir le ministère des Affaires étrangères. L’Estonie a décidé d’en faire partir un également et il s’agit de l’attaché militaire, a rapporté l’agence de presse BNS.

Quant à la Slovaquie, son ministère des Affaires étrangères a déclaré « étudier les mesures à venir ». « Il y a plus d’une option dans ce cas », a-t-il ajouté.

Romandie.com avec(©AFP / 26 mars 2018 13h49)                                            

Ex-espion russe: la Lettonie expulsera « au moins un diplomate » russe

mars 23, 2018

Riga – La Lettonie prévoit d’expulser « un ou plusieurs » diplomates de l’ambassade russe à Riga impliqués dans des activités d’espionnage, en réaction à l’affaire Skripal, a annoncé vendredi le ministère des Affaires étrangères du pays balte.

« Un ou plusieurs Russes impliqués dans les activités d’espionnage, alors qu’ils séjournent en Lettonie avec des passeports diplomatiques, seront expulsés de notre pays. Leur nombre exact fait l’objet actuellement de discussions avec nos partenaires européen et sera annoncé lundi », a indiqué le porte-parole de la diplomatie de Riga, Gints Jegermanis.

La Lettonie devient ainsi le premier pays après le Royaume-Uni à annoncer une mesure d’expulsion, alors que plusieurs pays de l’UE ont annoncé vendredi à Bruxelles qu’ils pourraient prendre des mesures similaires à la suite de l’empoisonnement de l’ancien espion russe Sergueï Skripal sur le sol britannique.

« Par solidarité avec le Royaume-Uni et d’autres pays de l’UE, a déclaré M. Jegermanis, la Lettonie discute actuellement avec eux pour savoir comment coordonner une réponse appropriée aux activités de la Russie dans le contexte de l’attaque chimique contre Sergueï Skripal à Salisbury », a ajouté le porte-parole.

Il n’a pas été en mesure de dire combien de pays peuvent se joindre à cette action de solidarité avec Londres.

Les services de sécurité de Riga relèvent fréquemment dans leurs communications publiques que les activités des services russes de renseignements et de sécurité représentent la plus grande menace pour la Lettonie, a rappelé l’agence BNS.

Le 8 mars dernier, le chef du Bureau de protection de la Constitution Janizs Miztis a indiqué aux journalistes que son service a expulsé plusieurs personnes, pour la plupart vers la Russie, sans en informer l’opinion publique.

Romandie.com avec(©AFP / 23 mars 2018 13h11)                                            

Londres expulse 23 diplomates russes et gèle les contrats bilatéraux

mars 14, 2018

La Première ministre britannique Theresa May a annoncé le 14 mars 2018 le gel de toute relation bilatérale avec Moscou et l’expulsion de 23 diplomates russes. Capture d’écran du système de retransmission du Parlement britannique PRU.n / © PRU/AFP / HO

La Première ministre britannique Theresa May a annoncé mercredi une série de sanctions contre la Russie, dont l’expulsion de 23 diplomates et le gel des contacts bilatéraux, jugeant Moscou « coupable » de l’empoisonnement d’un ex-espion russe sur son sol.

L’ambassade de Russie à Londres a immédiatement dénoncé la réaction britannique, la qualifiant d' »hostile, inacceptable et injustifiée », dans un communiqué.

Theresa May a dénoncé devant le Parlement « un usage illégal de la force par l’État russe contre le Royaume-Uni » et jugé « tragique » la « voie choisie » par le président russe Vladimir Poutine, qui n’a pas répondu à sa demande d’explication sur cette affaire.

Elle s’exprimait dix jours après l’empoisonnement d’un ex-espion, Sergueï Skripal, 66 ans, et de sa fille Ioulia, 33 ans, victimes d’une attaque avec un agent innervant militaire de fabrication russe à Salisbury, dans le sud-ouest de l’Angleterre.

L’escalade des tensions entre les deux pays intervient à quelques jours de l’élection présidentielle en Russie, dimanche, dont le président Vladimir Poutine est le grand favori, et à quelques mois de la Coupe du monde de football en Russie.

Theresa May a précisé à ce propos que Londres n’enverrait aucun représentant, diplomate ou membre de la famille royale, pour assister à la compétition.

La Russie disposait jusqu’ici de 59 diplomates accrédités au Royaume-Uni. Les 23 diplomates expulsés ont « une semaine » pour quitter le territoire, a indiqué Theresa May.

Ajoutant qu’elle suspendait « tous les contacts bilatéraux de haut niveau prévus » et « la révocation de l’invitation faite au ministre des Affaires étrangères (Sergueï Lavrov) de visiter » le Royaume-Uni, elle a toutefois dit « continue(r) de croire que ce n’est pas dans notre intérêt national de couper tout dialogue ».

Tentant de réunir le soutien de ses alliés et de la communauté internationale, au moment où le pays s’apprête à quitter l’Union européenne, la cheffe du gouvernement britannique a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, qui se tiendra ce mercredi à 19H00 GMT, a annoncé la présidence néerlandaise en exercice de la plus haute instance de l’ONU.

Le Royaume-Uni y « informera » le Conseil sur l’empoisonnement de l’ex-espion russe.

Le Kremlin a clamé de nouveau mercredi matin, peu avant l’annonce de ces sanctions, son innocence en soulignant qu’il « n’admet pas » les accusations « sans preuves » et les ultimatums de Londres. Son porte-parole Dmitri Peskov a espéré « que le bon sens l’emportera ». « La Russie n’a aucun rapport avec ce qui s’est passé au Royaume-Uni », a-t-il réaffirmé.

– ‘Attaque inacceptable’ –

Londres avait fixé un ultimatum pour que la Russie fournisse des explications à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) sur l’agent innervant militaire utilisé, qui a expiré mardi à minuit.

Les principaux alliés du Royaume-Uni, France, Union européenne, Allemagne, Etats-Unis, ont apporté leur soutien aux Britanniques.

Le président du Conseil européen Donald Tusk a estimé mercredi à Helsinki que la Russie était « très probablement » derrière cette « attaque brutale » et annoncé qu’il allait demander à mettre le sujet à l’agenda du sommet européen prévu la semaine prochaine.

L’Otan a de son côté sommé la Russie de répondre aux questions posées par le Royaume-Uni et dénoncé mercredi l’empoisonnement de Skripal comme « une violation flagrante des normes et accords internationaux » sur les armes chimiques.

A l’issue d’une conversation téléphonique avec Mme May, le président américain Donald Trump avait estimé mardi que la Russie devait apporter des réponses « sans ambiguïté » sur cet empoisonnement, selon la Maison Blanche.

« Les deux dirigeants estiment qu’il doit y avoir des conséquences pour ceux qui usent de ces armes odieuses en violation flagrante des normes internationales », a ajouté la présidence américaine.

– ‘Novitchok’ –

Retrouvés inconscients le 4 mars sur un banc à Salisbury, Sergueï Skripal et sa fille, sont hospitalisés depuis dans un état « critique ». Un policier qui était intervenu sur place reste lui aussi dans un état « grave » mais fait de « bons progrès », selon la police.

Selon Theresa May, la substance utilisée appartient au groupe des agents toxiques « Novitchok », mis au point par la Russie à l’époque soviétique.

L’un des « pères » des « Novitchok », Vil Mirzaïanov, qui vit désormais aux États-Unis, a affirmé que la Russie était le seul pays capable de produire et déployer un agent innervant aussi puissant.

L’affaire a rappelé le cas de Litvinenko, ancien agent secret russe empoisonné au polonium-210 et mort à Londres en 2006, où la responsabilité russe avait été établie par un juge britannique.

Dans ce contexte, le décès inexpliqué, lundi à son domicile à Londres, d’un autre Russe, Nikolaï Glouchkov, ancien partenaire en affaires du milliardaire et opposant au Kremlin Boris Berezovksi, décédé en 2013, a attiré l’attention des médias.

Berezovski avait été retrouvé pendu à son domicile.

Romandie.com avec(©AFP / 14 mars 2018 15h24)