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États-Unis: le Chef du FBI rejette les critiques de Trump

décembre 7, 2017

Washington – Le chef du FBI Christopher Wray a défendu jeudi la police fédérale, sous le feu des critiques du président américain Donald Trump qui tente de discréditer une enquête sur l’influence de Moscou durant la campagne de 2016 et la collusion présumée avec son équipe.

Dans un rare coup de boutoir public pour un président américain, M. Trump a violemment critiqué le FBI ce week-end, affirmant que sa réputation était « en lambeaux » et accusant le prédécesseur de M. Wray, James Comey, d’avoir menti. Le président américain a limogé l’ex-chef du FBI en mai, précipitant un témoignage à charge de M. Comey au Sénat.

Interrogé directement sur les propos présidentiels lors d’une audition devant la commission judiciaire de la Chambre des représentants, Christopher Wray les a rejetés: « D’après mon expérience, notre réputation est assez bonne », a-t-il souligné.

« Les agents, analystes et le personnel du FBI sont de grands garçons et de grandes filles. Nous nous attendons à être critiqués de toutes parts. Nous y sommes habitués », a également déclaré ce juriste de formation au ton posé, n’hésitant pas à lâcher un sourire aux élus qui l’interrogeaient.

C’est la révélation ce week-end qu’un enquêteur du FBI avait été écarté des investigations sur l’affaire russe pour avoir échangé des messages anti-Trump et favorables à son ex-opposante démocrate à la présidentielle, Hillary Clinton, qui avait motivé une avalanche de tweets du président américain.

Cet agent, Peter Strzok, spécialiste du contre-espionnage et respecté selon les médias américains, avait également participé à l’enquête sur l’affaire des courriels de Hillary Clinton, qui a secoué la campagne électorale en 2016.

Le FBI avait finalement estimé qu’il n’y avait pas matière à poursuivre Mme Clinton. De quoi pousser Donald Trump, et un choeur de républicains, à mettre en doute l’impartialité des enquêtes menées, selon eux, par des agents en majorité anti-Trump.

« +UN AGENT DU FBI ANTI-TRUMP A MENE L’ENQUETE CLINTON+ Maintenant tout commence à s’expliquer », avait ainsi tweeté Donald Trump dimanche.

Lors de l’audition jeudi, des élus républicains ont affirmé, sur la même ligne, que l’équipe du procureur spécial chargé du dossier russe, Robert Mueller, était formée par une nette majorité d’avocats et d’enquêteurs pro-démocrates.

« Si on expulsait tous ceux qui sont anti-Trump de l’équipe Mueller, je crois qu’il ne resterait plus personne », a asséné Jim Jordan.

Interrogée jeudi sur la réputation « en lambeaux » du FBI, selon Donald Trump, la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, a précisé que le président visait James Comey, nommé sous la présidence Obama, ainsi que les enquêteurs chargés du dossier Clinton.

« Nous avons effectivement ressenti qu’une partie de la direction politique au FBI posait problème. Nous sommes heureux que le directeur Wray soit là. Nous avons l’impression qu’il va nettoyer une partie du bazar qu’a laissé son prédécesseur », a-t-elle dit lors du point de presse de la Maison Blanche.

S’il a refusé de commenter l’affaire Strzok, expliquant qu’elle faisait l’objet d’une enquête « extérieure, indépendante », M. Wray a pour sa part souligné qu’au FBI, la « règle est de suivre les faits avec objectivité » en dépit des opinions personnelles.

Romandie.com avec(©AFP / 07 décembre 2017 23h51)                                            

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Vladimir Poutine candidat pour un 4e mandat en 2018

décembre 6, 2017

Vladimir Poutine prononce un discours lors d’une rencontre avec les ouvriers d’une usine à Nijni Novgorod, sur la Volga, en Russie / © SPUTNIK/AFP / Mikhail KLIMENTYEV

Vladimir Poutine a annoncé mercredi qu’il se présenterait pour un quatrième mandat à l’élection de mars 2018, ce qui en cas de victoire le placerait à la tête du pays jusqu’en 2024 et ferait de lui le dirigeant russe à la plus longue longévité au pouvoir après Joseph Staline.

Cette annonce très attendue met fin à des mois de suspense et de tergiversations du Kremlin sur les intentions de M. Poutine, aux commandes du pays depuis plus de 17 ans et donc en voie de briguer un nouveau mandat de six ans.

« J’annonce ma candidature au poste de président de la Russie », a déclaré M. Poutine, 65 ans, lors d’une rencontre avec les ouvriers d’une usine à Nijni Novgorod, sur la Volga, retransmise en direct à la télévision.

« La Russie va continuer d’aller de l’avant. Et dans ce mouvement en avant, personne ne l’arrêtera jamais », a-t-il lancé, alors que les relations entre Moscou et l’Occident sont au plus bas depuis la fin de la Guerre froide en raison de la crise ukrainienne, du conflit en Syrie et du scandale de dopage institutionnalisé visant les sportifs russes.

Arrivé au pouvoir en 2000 dans un pays au pouvoir instable et à l’économie chancelante, M. Poutine est loué par nombre de ses concitoyens pour avoir été l’homme de la stabilité et d’une nouvelle prospérité, grâce notamment à une manne pétrolière.

Nommé Premier ministre par le président Boris Eltsine en 1999, il a engagé la même année la deuxième guerre de Tchétchénie, à la suite d’une vague d’attentats sanglants.

Cette guerre sera le fondement de sa popularité en Russie et à l’origine de son image d’homme à poigne qui n’a pas peur des décisions difficiles.

– ‘la grande Russie’ –

Il s’est également employé à restaurer l’influence de son pays dans le monde, en endossant les habits de restaurateur de la « grande Russie » avec l’annexion en 2014 de la péninsule ukrainienne de Crimée, vivement dénoncée par l’Occident, et en changeant la donne du conflit syrien avec l’intervention militaire en Syrie en 2015 en soutien aux forces de Bachar al-Assad.

Passionné de sport, le président russe a aussi cherché à imposer son pays comme puissance sportive, au prix là-aussi d’une crise internationale.

La Russie a organisé en 2014 les jeux Olympiques les plus chers de l’histoire dans la station balnéaire de Sotchi et se prépare à accueillir en 2018 l’événement sportif le plus suivi de la planète, le Mondial de football.

Mais les rêves du Kremlin sont assombris par des accusations de dopage institutionnalisé depuis la sortie du rapport McLaren en 2016, qui ont provoqué mardi la suspension de la Russie pour les JO d’hiver-2018 de Pyeongchang, les sportifs russes n’étant autorisés à y participer que sous le drapeau olympique.

Vladimir Poutine « a toujours fait tout son possible pour protéger les gens et le pays pendant les moments les plus durs », souligne le président de la Douma (chambre basse du Parlement), Viatcheslav Volodine.

– ‘un vrai leader national’ –

« C’est un vrai leader national et les gens le respectent beaucoup », assure la présidente du Conseil de la Fédération (chambre haute), Valentina Matvienko.

« La société aujourd’hui est pour que Vladimir Poutine reste président », lui fait écho Mikhaïl Gorbatchev, le dernier dirigeant de l’URSS.

« Je suis toujours avec vous », a répondu plus tôt dans la journée le président Poutine à un bénévole qui l’interrogeait, lors d’un forum à Moscou, pour savoir s’il « serait toujours » avec les Russes l’année prochaine.

« La motivation (pour se représenter à la présidentielle, ndlr) doit venir uniquement de la volonté de rendre la vie meilleure dans ce pays, de le rendre plus puissant, mieux protégé », a estimé M. Poutine, lors de ce forum qui a réuni des milliers de jeunes Russes de diverses ONG.

« Mais on ne peut y arriver qu’à une seule condition: si les gens vous font confiance et vous soutiennent », a-t-il ajouté, avant de demander à la foule si elle le soutiendrait. Celle-ci avait répondu aux cris de « Oui! », sous une pluie d’applaudissements.

Le principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, qui entend défier M. Poutine lors du scrutin dans quatre mois, a pour sa part réagi sur Twitter en ironisant sur la longévité politique du président russe qui va battre, en cas de sa réélection quasi-assurée, le record de Léonid Brejnev, au pouvoir en URSS de 1964 à 1982: « A mon avis, c’est beaucoup. Je propose de nous y opposer ».

A la présidentielle, M. Poutine devrait affronter les traditionnels candidats du Parti communiste et des nationalistes du LDPR, ainsi que la vedette de télévision proche de l’opposition Ksenia Sobtchak, qui espère réunir les Russes mécontents de la situation dans le pays.

Jouissant de 53% d’intentions de votes selon un sondage publié en novembre par le centre indépendant Levada, Vladimir Poutine est de loin le favori de la course présidentielle.

« La véritable intrigue n’est pas le résultat de l’élection mais ce qu’il se passera après 2024 », explique le politologue russe Konstantin Kalatchev, estimant que Vladimir Poutine ne briguera pas de mandat supplémentaire dans le futur en cas de victoire en mars 2018.

Romandie.com avec(©AFP / 06 décembre 2017 19h31

Affaire russe: deux dossiers qui pèsent sur Donald Trump

décembre 4, 2017

Le président américain Donald Trump (G) et son ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn (D) qui a plaidé coupable le 1er décembre d’avoir menti au FBI / © AFP/Archives / Nicholas Kamm, MANDEL NGAN

L’inculpation de Michael Flynn est un coup de fouet pour l’ enquête du procureur spécial Robert Mueller qui tente de déterminer s’il y a eu collusion entre les proches de Donald Trump et la Russie pour influencer le résultat de l’élection présidentielle américaine, et si le président a fait obstruction à la justice.

Les enquêteurs n’ont pour l’instant dévoilé aucune preuve à ces accusations, alors que la Russie dément régulièrement toute ingérence dans la campagne présidentielle.

– Collusion avec la Russie

Donald Trump a régulièrement démenti les accusions de « collusion » avec la Russie, dénonçant une « chasse aux sorcières », malgré un rapport de plusieurs agences de renseignements publié en janvier concluant que le Kremlin avait bien tenté de favoriser la victoire du candidat républicain.

Le général Michael Flynn, conseiller du candidat devenu conseiller à la sécurité nationale du président républicain avant de démissionner, est la première prise de choix du procureur Mueller, nommé en mai après le limogeage du patron du FBI James Comey.

Vendredi, il a plaidé coupable d’avoir menti au FBI sur ses conversations avec l’ambassadeur de Russie aux Etats-Unis, Sergueï Kisliak. M. Flynn a aussi confirmé avoir ponctuellement agi sur les instructions d’un « très haut responsable » de l’équipe de transition qui serait, selon les médias américains, Jared Kushner, gendre et proche conseiller de Donald Trump.

Il a accepté de coopérer avec la justice et pourrait avoir d’autres informations sensibles à fournir aux enquêteurs. L’acte d’accusation stipule en effet que les faits reconnus par M. Flynn lord de son inculpation « ne constituent pas tous les faits connus des parties concernant les charges ». Mais ces faits ont eu lieu après la victoire de Donald Trump. Ils ne confortent pas la thèse d’une concertation avec Moscou, alors que les contacts entre les équipes de transition et les dirigeants étrangers sont légaux.

George Papadopoulos, un obscur conseiller diplomatique du candidat Trump, a aussi plaidé coupable d’avoir menti au FBI sur ses contacts avec des intermédiaires russes, même si certains apparaissent peu fiables. La Maison Blanche a minimisé son rôle et M. Trump l’a qualifié de « jeune volontaire de bas niveau » qui s’est révélé être « un menteur ». L’enquête n’a pas pu déterminer qu’il agissait sur ordre des responsables de la campagne, qui l’avaient encouragé à cultiver ses contacts tout en excluant une rencontre de haut niveau. Lui aussi collabore avec la justice, et pourrait fournir d’autres informations aux services du procureur.

Les enquêteurs s’intéressent également à une rencontre en juin 2016 entre le fils aîné du président, Donald Trump Jr., Jared Kushner et Natalia Veselnitskaya, présentée comme « avocate du gouvernement russe » et capable de fournir des renseignements compromettants sur Hillary Clinton. Mais cette réunion, qui pourrait s’assimiler à une tentative de collusion, n’a finalement rien donné, selon Trump Jr.

– Obstruction à la justice

Donald Trump aurait-il limogé en mai le directeur du FBI James Comey après lui avoir personnellement demandé, sans succès, d’enterrer l’enquête visant Michael Flynn alors qu’il savait que son conseiller à la sécurité nationale avait menti aux enquêteurs ? Il a renforcé ces soupçons en commentant l’inculpation du général Flynn dans un message publié samedi sur le compte officiel du président:

« J’ai dû limoger le général Flynn parce qu’il a menti au vice-président et au FBI. Il a plaidé coupable de ces mensonges. C’est triste parce que ses actions pendant la transition étaient légales. Il n’y avait rien à cacher! ». L’avocat personnel de Donald Trump, John Dowd, a ensuite tenté de dédouaner le président en assurant que c’est lui qui avait rédigé ce message. Le président a surenchéri sur Twitter: « Je n’ai jamais demandé à Comey d’abandonner l’enquête sur Flynn. Encore de fausses informations couvrant un autre mensonge de Comey ».

Selon M. Dowd, le président américain ne peut être déclaré coupable d’entrave à la justice « car il dirige l’application de loi (selon la Constitution) et a le droit d’exprimer son point de vue dans n’importe quelle affaire ». Pourtant, les anciens présidents Bill Clinton et Richard Nixon ont fait face à cette accusation dans le cadre d’une procédure de destitution.

Romandie.com avec(©AFP / 04 décembre 2017 20h17)                

La Cour suprême remet en vigueur le décret anti-immigration de Donald Trump

décembre 4, 2017

Vue de la Cour suprême américaine à Washington le 15 juin 2017 / © AFP/Archives / JIM WATSON

La Cour suprême des Etats-Unis a autorisé lundi l’application dans sa totalité du décret anti-immigration signé par Donald Trump, en attendant l’examen sur le fond de cette mesure bloquant l’arrivée de citoyens de sept pays, en majorité musulmans.

La troisième version de ce décret très controversé avait été suspendue par un juge de Hawaï, estimant que le texte peinait à démontrer en quoi l’entrée autorisée à plus de 150 millions de ressortissants étrangers des pays visés « nuirait aux intérêts des Etats-Unis ».

Romandie.com avec(©AFP / 04 décembre 2017 22h47)                

États-Unis: l’enquête du FBI se rapproche de la Maison Blanche, Trump contre-attaque

décembre 3, 2017

James Comey, le 8 septembre 2016 à Washington et Donald Trump, photographié le 13 janvier 2017 à New York / © AFP/Archives / Drew Angerer, Jim WATSON

Donald Trump a lancé dimanche une violente contre-attaque contre le FBI, après son faux pas de la veille laissant entendre qu’il savait de longue date que son ancien conseiller à la sécurité nationale, inculpé dans l’affaire russe, avait menti à la police fédérale.

« Je n’ai jamais demandé à Comey d’abandonner l’enquête sur Flynn. Encore de fausses informations couvrant un autre mensonge de Comey », s’est défendu Donald Trump au petit matin, dans le premier d’une salve de tweets critiquant la police fédérale avec une virulence inédite pour un président américain.

Lors d’une audition sous serment début juin devant le Sénat, l’ancien directeur du FBI James Comey –brutalement limogé par le président– avait affirmé que Donald Trump lui avait personnellement demandé d’enterrer l’enquête visant Michael Flynn.

Ce dernier a plaidé coupable vendredi d’avoir notamment menti aux enquêteurs, plongeant le premier cercle de l’entourage de Donald Trump au coeur de l’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l’ingérence de Moscou dans la présidentielle américaine de 2016 et une possible entente entre l’équipe de l’homme d’affaires et le Kremlin.

Or dans un tweet qui a fait sensation, le président a écrit samedi: « J’ai dû limoger le général Flynn parce qu’il a menti au vice-président et au FBI », laissant entendre par cette formulation qu’il était au courant des mensonges quand il avait demandé, selon James Comey, au patron du FBI d’abandonner l’enquête.

L’avocat personnel de Donald Trump, John Dowd, a ensuite affirmé aux médias que c’est lui qui avait rédigé ce message pour dédouaner le président. La Maison Blanche a par le passé souligné que les tweets de Donald Trump avaient valeur de communiqués officiels.

La sénatrice démocrate Dianne Feinstein, membre de la puissante commission du Renseignement au coeur de l’enquête russe, n’a pas été convaincue par ces arguments: « Je pense que ce qui est en train de se dessiner est un cas d’entrave à la justice », a-t-elle affirmé sur la chaîne NBC.

– ‘Réputation en lambeaux’ –

S’appuyant ensuite sur la nouvelle, tombée samedi, qu’un des principaux enquêteurs du FBI chargés du dossier russe –et précédemment de l’enquête sur les courriels de Hillary Clinton, classée sans suite– avait été écarté du dossier après des messages le critiquant, Donald Trump a lancé plusieurs violents coups de boutoir contre la police fédérale.

« Après des années de Comey, avec l’enquête bidon et malhonnête sur Clinton (et plus), à la tête du FBI, sa réputation est en lambeaux – la pire de l’Histoire! Mais n’ayez crainte, nous lui rendrons sa grandeur », a poursuivi le président américain.

L’enquête sur les courriels de Hillary Clinton avait secoué la campagne présidentielle de 2016, motivant Donald Trump et ses supporteurs, dont Michael Flynn, à demander, aux cris de « Enfermez-la », qu’elle soit condamnée et emprisonnée. En vain.

« +UN AGENT DU FBI ANTI-TRUMP A MENE L’ENQUETE CLINTON+ Maintenant tout commence à s’expliquer », a encore asséné le président, à propos de cet enquêteur, Peter Strzok, l’un des plus expérimentés dans les services de contre-espionnage du FBI et qui a été, cet été, réassigné aux ressources humaines, selon le New York Times.

– ‘Très haut responsable’ –

Washington avait été secoué vendredi matin par la nouvelle que Michael Flynn avait plaidé coupable notamment d’avoir menti sur ses conversations avec l’ambassadeur de Russie aux Etats-Unis puis accepté de coopérer avec la justice.

M. Flynn a surtout confirmé à l’accusation avoir ponctuellement agi sur les instructions d’un « très haut responsable » de l’équipe de transition présidentielle qui n’est autre, selon plusieurs médias américain, que Jared Kushner, gendre et proche conseiller de Donald Trump.

Puisqu’ils sont intervenus après la victoire de l’homme d’affaires en novembre 2016, ces contacts avec l’ambassadeur de Russie ne confortent pas la thèse d’une concertation entre Moscou et l’entourage du candidat pour influencer le scrutin.

Mais Michael Flynn pourrait fournir de nouvelles informations aux enquêteurs. Et si Robert Mueller parvenait à prouver une collusion avec la Russie ou une entrave à la justice –comme le laisse entendre le témoignage de James Comey– une procédure de destitution ne pourrait être exclue pour le 45e président des Etats-Unis.

– Réforme fiscale éclipsée –

Samedi, Donald Trump avait toutefois assuré n’être pas inquiet de ce que pourrait révéler Michael Flynn et réaffirmé qu’il n’y avait eu « aucune collusion » de son équipe de campagne avec la Russie lorsqu’il briguait la Maison Blanche.

Il avait alors bien tenté de maintenir l’attention sur la réforme fiscale adoptée la veille au Sénat, première grande victoire législative républicaine depuis son arrivée à la Maison Blanche, à même de faire oublier l’échec cuisant de la réforme de la santé.

Mais ses déclarations et l’avalanche de tweets éclipsaient largement dimanche cette refonte historique du code des impôts.

Romandie.com avec(©AFP / 03 décembre 2017 16h49)

États-Unis: un enquêteur du FBI écarté du dossier russe après des messages anti-Trump

décembre 2, 2017

 

Washington – Un des agents les plus expérimentés du FBI, soupçonné d’avoir écrit des messages critiquant Donald Trump, a été écarté de l’enquête sensible sur l’ingérence de Moscou dans la présidentielle américaine, a déclaré samedi le bureau du procureur spécial chargé de l’affaire russe.

Chef adjoint du contre-espionnage au sein de la police fédérale, Peter Strzok était jusqu’à cet été en première ligne dans l’enquête menée par le procureur spécial Robert Mueller sur l’ingérence de la Russie et des soupçons d’entente entre des membres de l’équipe de campagne de Donald Trump et le Kremlin, selon le Washington Post et le New York Times.

 « Immédiatement après avoir appris ces accusations, le bureau du procureur spécial a écarté Peter Strzok de l’enquête », a confirmé à l’AFP un porte-parole des services de Robert Mueller, Peter Carr.

Cette révélation survient à un moment délicat pour l’enquête, au lendemain de l’annonce de l’inculpation de l’ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, Michael Flynn, qui a reconnu avoir menti aux agents du FBI et accepté de coopérer avec la justice.

Peter Strzok « est considéré comme l’un des enquêteurs les plus expérimentés et fiables du contre-espionnage du FBI », écrit le New York Times. Il a également participé à l’enquête sur les courriels de Hillary Clinton, durant la campagne présidentielle de 2016.

Or Peter Strzok entretenait à cette époque une liaison avec une avocate du FBI, selon le Washington Post. Tous deux auraient alors échangé des textos dénotant un parti pris contre Donald Trump et d’autres apparemment favorables à propos de son adversaire démocrate Hillary Clinton.

« M. Strzok a été réassigné cet été, passant de l’enquête de M. Mueller au service des ressources humaines du FBI, où il est resté depuis », précise le New York Times.

Les deux grands quotidiens s’appuient chacun sur plusieurs sources anonymes.

Romandie.com avec(©AFP / 02 décembre 2017 20h24)                                            

La Russie reconnaît être à l’origine d’une pollution radioactive

novembre 20, 2017

Moscou – L’agence russe de météorologie Rosguidromet a reconnu lundi qu’une concentration « extrêmement élevée » de ruthénium-106 avait été détectée fin septembre dans plusieurs régions de Russie, confirmant les rapports de plusieurs réseaux européens de surveillance de la radioactivité.

« Le radio-isotope Ru-106 a été détecté par les stations d’observation d’Arguaïach et de Novogorny » entre le 25 septembre et le 1er octobre, précise Rosguidromet dans un communiqué.

Selon la même source, le taux le plus élevé a été enregistré dans la station d’Arguaïach, un village proche de Tcheliabinsk, dans le sud de l’Oural, où « une concentration extrêmement élevée » de ruthénium-106 « excédant de 986 fois » les concentrations enregistrées le mois précédent a été détectée.

L’agence russe précise que le ruthénium-106 a ensuite été détecté au Tatarstan puis dans le sud de la Russie, avant qu’il ne se fixe à partir du 29 septembre « dans tous les pays européens, à partir de l’Italie et vers le nord de l’Europe ».

Rosguidromet ne donne pas d’indication sur la source potentielle de la pollution mais Arguaïach est située à 30 kilomètres du complexe nucléaire Maïak, touché par un des pires accidents nucléaires de l’histoire en 1957.

Maïak est aujourd’hui un site de retraitement de combustible nucléaire usé.

Fin septembre, plusieurs réseaux européens de surveillance de la radioactivité dans l’atmosphère avaient repéré du ruthénium-106 dans l’atmosphère.

L’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français avait indiqué après une enquête que « la zone de rejet la plus plausible se situe entre la Volga et l’Oural », sans être en mesure de préciser la localisation exacte du point de rejet.

L’IRSN précisait que la source de la pollution ne pouvait provenir d’un réacteur nucléaire, car d’autres éléments radioactifs auraient été détectés, et faisait « l’hypothèse d’un rejet issu d’une installation » liée au cycle du combustible nucléaire ou de fabrication de sources radioactives ».

Le ruthénium-106 est un produit de fission issu de l’industrie nucléaire, par ailleurs utilisé pour des traitements médicaux.

« Les niveaux de concentration dans l’air en ruthénium-106 qui ont été relevés en Europe et a fortiori en France sont sans conséquence tant pour la santé humaine que pour l’environnement », a noté l’IRSN.

Romandie.com avec(©AFP / 20 novembre 2017 18h51)                                            

Le Venezuela, « au bord du précipice », dépend plus que jamais de la Russie et de la Chine

novembre 14, 2017

Paris – Le sort du Venezuela, en défaut partiel et coincé par les sanctions américaines, dépend plus que jamais de ses alliés russes et chinois, au lendemain de la réunion sans accord avec ses créanciers, ont estimé mardi des économistes interrogés par l’AFP.

« Aujourd’hui, le défaut paraît presque inévitable », analyse pour l’AFP Ludovic Subran, chef économiste chez l’assureur-crédit Euler Hermes, après une réunion à Caracas entre le gouvernement et les créanciers internationaux qui a duré une demi-heure et s’est achevée sur la promesse d’une prochaine rencontre.

Dans la foulée, l’agence de notation SP Global Ratings a déclaré le Venezuela en « défaut partiel » sur le remboursement de sa dette, devant l’incapacité du pays à rembourser 200 millions de dollars, à l’issue d’une période de grâce de 30 jours sur le paiement de deux obligations.

Le président Nicolas Maduro avait convoqué les créanciers après avoir annoncé sa volonté de restructurer sa dette extérieure, estimée à 150 milliards de dollars, car il ne dispose plus que de 9,7 milliards de réserves et doit rembourser au moins 1,47 milliard d’ici la fin de l’année, puis 8 milliards en 2018.

Selon des participants à la réunion de Caracas, qualifiée de « succès retentissant » par le gouvernement vénézuélien, ce dernier souhaite former des groupes de travail pour évaluer les propositions de renégociation de la dette à court et moyen terme.

« Le compte n’y est pas. Les créanciers ont de bonnes raisons de s’alarmer », explique à l’AFP l’économiste vénézuélien Orlando Ochoa.

« Le Venezuela se trouve paradoxalement au bord d’un précipice financier, quand bien même il dispose des ressources (pétrolières) pour mener un changement d’orientation économique qui lui permettrait de mettre sur pied un plan de redressement », affirme-t-il.

– restructuration compliquée –

« Une restructuration, ce n’est jamais simple. Mais avec les sanctions fixées par les Américains, ça l’est encore moins », prévient un spécialiste du marché de la dette, sous couvert d’anonymat.

A la fin août, Washington a interdit à ses banques et à ses citoyens d’acheter de nouvelles obligations ou de négocier des accords avec le gouvernement vénézuélien.

De toute façon, « c’est un peu tard pour restructurer la dette », souligne M. Subran qui ne croit pas non plus à la vente d’actifs, comme des raffineries pétrolières, pour régler la situation financière du Venezuela.

« Quand un pays est au pied du mur, il vend ses bijoux pas cher. Et de toute façon, qui serait prêt à acheter dans le contexte actuel? », s’interroge-t-il.

Pour contourner les sanctions américaines, M. Maduro compte sur la Russie et la Chine, deux alliés auxquels Caracas doit respectivement 8 et 28 milliards de dollars.

« Il est vrai que des créanciers comme ces deux pays peuvent intervenir », reconnaît le spécialiste des marchés de la dette.

– Des spéculations

La question est de savoir s’ils sont encore disposés à maintenir leur soutien financier au pays pétrolier.

Pour l’instant, rien ne laisse supposer le contraire: Pékin a déclaré mardi que sa coopération avec Caracas dans ce dossier « se déroule normalement » et Moscou devrait signer mercredi un accord pour restructurer pour trois milliards de dollars de créances vénézuéliennes, selon des sources concordantes.

Mais pour M. Ochoa, tout cela est de l’ordre de la « spéculation ». « Ces deux pays sont apparemment arrivés au bout de ce qu’ils peuvent faire », estime-t-il.

« Politiquement, bien sûr que la Russie a intérêt à aider le Venezuela », admet M. Subran. « Mais le problème ne serait que repoussé », les marchés ayant identifié le pays pétrolier comme le plus gros risque actuel pour des investissements.

Le danger pour le Venezuela, autrefois le plus riche d’Amérique latine, est de se retrouver coupé des marchés, tout comme son groupe pétrolier PDVSA, et de devoir affronter des poursuites et la saisie d’actifs et de filiales à l’étranger.

Pour se sortir de cette situation, Caracas pourrait se permettre « un petit subterfuge », devine M. Subran, qui « croit beaucoup à la théorie » que le pays sud-américain « pourrait faire défaut uniquement sur la partie souveraine, mais protéger PDVSA ».

« Si PDVSA fait défaut, les actifs pourraient être saisis et du coup il n’y aurait plus de revenus du pétrole, donc plus possible de financer le compte courant », ajoute-t-il.

« Cela fait sens », confirme M. Ochoa. « Les obligations de l’Etat sont plus facilement négociables que les titres de PDVSA », reconnaît-il.

Romandie.com avec(©AFP / 14 novembre 2017 14h59)                                            

Russie: Poutine dénonce une « attaque » sur RT aux USA, promet une « riposte »

novembre 11, 2017

Danang (Vietnam) – Le président russe Vladimir Poutine a qualifié samedi d' »attaque contre la liberté d’expression » l’obligation faite à la chaîne de télévision russe RT de s’enregistrer comme « agent de l’étranger » aux Etats-Unis, promettant une « riposte ».

« L’attaque contre nos médias est une attaque contre la liberté d’expression », a déclaré M. Poutine, lors d’une conférence de presse à Danang au Vietnam, à l’issue du forum de l’Asie-Pacifique (Apec).

« Nous devrons absolument riposter, et ce sera une riposte similaire », a-t-il assuré.

Les autorités américaines ont souvent accusé RT et l’agence de presse Sputnik, contrôlées par l’Etat russe et qui émettent en plusieurs langues, de relayer la propagande du Kremlin et les soupçonnent d’avoir tenté d’influer sur la campagne pour l’élection présidentielle de 2016.

Jeudi, RT a fait savoir qu’elle allait s’enregistrer en tant qu' »agent de l’étranger » aux Etats-Unis, se soumettant à la loi dite FARA (Foreign agents registration act) qui oblige toute société représentant un pays ou une organisation étrangère à rendre régulièrement des comptes aux autorités américaines concernant ses relations avec cet Etat ou cette institution sous peine de voir ses comptes gelés.

« Il n’y a aucune preuve confirmant une ingérence de nos médias dans la campagne électorale » aux Etats-Unis, a insisté Vladimir Poutine.

« Les médias ne font que donner leur point de vue (…), on peut contester ce point de vue, mais non pas en ordonnant la dissolution de ces médias ou en créant des conditions qui rendent impossibles leurs activités », a souligné le président russe, en accusant les Etats-Unis d’avoir « choisi l’option de la dissolution ».

« La riposte sera adéquate, similaire », a-t-il réitéré.

Moscou a dénoncé à plusieurs reprises la « pression inédite » subie par les médias russes aux Etats-Unis, menaçant les médias américains opérant en Russie d’y imposer en retour de nouvelles restrictions à leurs activités. Seraient notamment concernés Voice of America et Radio Free Europe/Radio Liberty, deux radios financées par le Congrès américain.

Romandie.com avec(©AFP / 11 novembre 2017 12h51)                                            

Les trolls russes avaient aussi infiltré Instagram avant l’élection américaine

novembre 1, 2017

Les trolls russes avaient aussi infiltré Instagram avant l'élection américaine

@ Josh Edelson / AFP
150 millions d’utilisateurs de Facebook et d’Instagram ont vu des contenus créés par des opérateurs russes pour influencer l’élection présidentielle américaine de 2016.

Facebook a révélé mercredi qu’environ 20 millions d’utilisateurs d’Instagram aux Etats-Unis avaient également vu des contenus créés par des opérateurs russes pour influencer l’élection présidentielle américaine de 2016.

Audition devant le Sénat.

Au total, environ 150 millions d’utilisateurs de Facebook et d’Instagram ont vu de tels contenus russes en 2015 et 2016, a dit le directeur juridique de Facebook, Colin Stretch, lors d’une audition devant la commission du Renseignement du Sénat américain, la deuxième audition parlementaire consacrée au rôle des réseaux sociaux dans la campagne de désinformation russe en deux jours.

150 millions d’utilisateurs touchés par la désinformation russe.

Sur Instagram, qui appartient à Facebook, environ 120.000 publications ont été créées par des opérateurs identifiés comme russes. Elles ont été vues par 16 millions d’utilisateurs après octobre 2016, et environ 4 millions avant cette date, selon Colin Stretch. Il a prévenu que les données avant octobre 2016 étaient moins précises. Ils s’ajoutent aux 126 millions d’utilisateurs de Facebook ayant vu sur leur fil d’actualité des articles créés par la société russe Internet Research Agency, liée au renseignement russe, pour influencer l’élection. Au total, selon le responsable, environ 150 millions de personnes ont donc été touchées par la désinformation russe sur les deux plateformes.

Des réponses un an après l’élection.

Twitter et Google participaient également à cette audition, devant des sénateurs furieux de ce qu’ils considèrent être une réponse tardive des géants d’internet pour lutter contre les faux comptes et les robots opérés par la Russie ou potentiellement d’autres pays. Près d’un an après l’élection présidentielle américaine, les sociétés commencent à fournir des données sur ces campagnes d’influence. Twitter et Facebook soulignent cependant que ces contenus ne représentaient qu’une infime proportion de tous les contenus publiés.

Europe1.fr