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Skripal était surveillé depuis au moins 5 ans par les services russes selon Londres

avril 13, 2018

Des enquêteurs britanniques devant la maison de Sergueï Skripal à Salisbury, en Angleterre, le 26 mars 2018 / © AFP/Archives / Geoff CADDICK

L’ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia, empoisonnés début mars en Angleterre par un agent innervant, étaient tous deux surveillés depuis au moins cinq ans par le renseignement russe, a affirmé vendredi le conseiller national à la sécurité britannique.

« Selon nos informations, l’intérêt des services de renseignement russes pour les Skripal remonte au moins à 2013, lorsque des comptes emails appartenant à Ioulia Skripal ont été visés par les cyber-spécialistes du Gru », le service de renseignement militaire russe, souligne Mark Sedwill dans une lettre adressée au secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg et publiée par l’agence de presse britannique Press Association.

Sergueï Skripal et sa fille Ioulia avaient été retrouvés inconscients, le 4 mars, sur un banc à Salisbury (sud de l’Angleterre), où vit l’ex-agent double russe de 66 ans.

La police britannique estime qu’ils sont entrés en contact avec le poison – un agent innervant de la famille Novitchok, selon Londres – au domicile de l’ex-espion, où sa fille était venue lui rendre visite de Russie, une thèse reprise par Mark Sedwill.

Le laboratoire militaire britannique de Porton Down, spécialisé dans les recherches chimiques et biologiques, a déterminé que les « plus fortes concentrations » d’agent innervant avaient été « découvertes sur la poignée de la porte » d’entrée du domicile de M. Skripal, écrit le conseiller britannique dans sa lettre, évoquant un programme russe comportant des similitudes avec l’affaire.

« Au cours des années 2000, dit-il, la Russie a lancé un programme visant à tester les moyens de transport d’agents de guerre chimique et à former le personnel des unités spéciales à l’utilisation de ces armes ».

« Ce programme comprenait par la suite l’étude des moyens d’administrer des agents innervants, y compris par application sur les poignées de porte », souligne-t-il.

« Au cours de la dernière décennie, la Russie a produit et stocké de petites quantités de Novitchok dans le cadre du même programme », assure encore Mark Sedwill.

« Nous continuons donc à juger que seule la Russie dispose des moyens techniques, de l’expérience opérationnelle et du mobile de l’attaque contre les Skripal », conclut le responsable britannique. « Il n’y a pas d’autre explication plausible ».

– ‘Nouvel excès’ –

L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a annoncé jeudi que les analyses en laboratoires « confirment les découvertes du Royaume-Uni quant à l’identité de l’agent chimique toxique utilisé à Salisbury ».

La substance chimique est d’une « grande pureté », a précisé l’organisation, sans toutefois établir de responsabilités dans cette affaire.

S’appuyant sur ces conclusions, Londres a réitéré ses accusations contre Moscou. « Il ne peut y avoir aucun doute sur ce qui a été utilisé », a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, en désignant la Russie.

Moscou, qui clame son innocence, a de son côté annoncé qu’elle ne « croira » aucune conclusion dans l’affaire Skripal tant que « ses experts n’obtiendront pas l’accès aux échantillons des analyses ».

Vendredi, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a accusé Londres de « déformer » les conclusions de l’Organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC).

« Des hommes politiques tels que Boris Johnson tentent une nouvelle fois de déformer la réalité en affirmant que les conclusions de l’OIAC signifient la validation de toutes les thèses de la Grande-Bretagne sans exception », a déclaré M. Lavrov lors d’une conférence de presse. « L’OIAC n’a fait que confirmer la composition de la substance chimique » utilisée contre Sergueï Skripal et sa fille, et non son origine, a-t-il ajouté.

L’ambassadeur russe à Londres Alexandre Iakovenko a annoncé vendredi la publication d’un rapport de 33 pages sur l’affaire. Il a également remis en cause l’affirmation de la diplomatie britannique selon laquelle Ioulia Skripal avait rejeté une proposition d’aide consulaire de la Russie.

« Nous ne pouvons pas être sûrs que le refus de Ioulia de nous voir est authentique. Nous avons toutes les raisons de considérer de telles actions comme l’enlèvement de deux ressortissants russes », a-t-il dit lors d’une conférence de presse.

Romandie.com avec(©AFP / 13 avril 2018 16h00)                

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Skripal: l’OIAC confirme les découvertes de Londres sur l’identité du poison

avril 12, 2018

Londres (Royaume-Uni) – L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a confirmé jeudi les découvertes du gouvernement britannique sur l’identité de l’agent innervant utilisé en Angleterre pour empoisonner l’ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille.

« Les résultats de l’analyse menée par les laboratoires désignés par l’OIAC (…) confirment les découvertes du Royaume-Uni quant à l’identité de l’agent chimique toxique utilisé à Salisbury », indique l’OIAC dans un communiqué publié à Londres, soulignant la « grande pureté » de la substance. Londres a identifié la substance comme un agent innervant de la famille Novitchok et rendu Moscou responsable de l’attaque.

Romandie.com avec(©AFP / 12 avril 2018 13h09)                                            

Tweets de Trump: le Kremlin « ne participe pas à la twitto-diplomatie »

avril 11, 2018

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, à Moscou le 7 décembre 2017 / © POOL/AFP/Archives / SERGEI KARPUKHIN

Le Kremlin a assuré mercredi « ne pas participer à la twitto-diplomatie » et être favorable à des « approches sérieuses » après une série de tweets de Donald Trump sur la Russie, sommée notamment de se « tenir prête » à des frappes américaines en Syrie.

« Nous ne participons pas à la twitto-diplomatie. Nous sommes partisans d’approches sérieuses », a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, cité par les agences russes lui demandant de commenter les derniers messages du président américain.

« Nous estimons toujours qu’il est important de ne pas mener des actions qui pourraient nuire à une situation déjà fragile », a-t-il ajouté.

« Nous sommes convaincus que l’utilisation d’armes chimiques à Douma (ville de la Ghouta orientale en Syrie, NDLR) a été inventée, et ne peut être utilisée comme prétexte pour avoir recours à la force », a-t-il prévenu.

Plus tôt mercredi, M. Peskov avait mis en garde contre tout acte en Syrie pouvant « déstabiliser la situation déjà fragile dans la région », après les menaces de frappes des Occidentaux contre le régime de Damas, accusé d’être responsable d’une attaque chimique.

Donald Trump a averti a Russie, alliée de Bachar al-Assad, que des missiles seraient lancés sur la Syrie après l’attaque chimique présumée imputée au régime syrien.

« La Russie jure d’abattre n’importe quel missile tiré sur la Syrie. Que la Russie se tienne prête, car ils arrivent, beaux, nouveaux et ‘intelligents!’ Vous ne devriez pas vous associer à un Animal qui Tue avec du Gaz, qui tue son peuple et aime cela », a écrit M. Trump dans un tweet.

Mardi, l’ambassadeur russe au Liban Alexandre Zassypkine s’était fait menaçant sur la chaîne Al-Manar, basée au Liban et gérée par le Hezbollah: « En cas de frappe américaine (…) les missiles seront détruits, de même que les équipements d’où ils ont été lancés ».

Romandie.com avec(©AFP / 11 avril 2018 23h52)                

Trump avertit la Russie de frappes imminentes contre la Syrie

avril 11, 2018

De la fumée s’élève au-dessus d’immeubles détruits par des frappes aériennes, le 10 avril 2018 à Saqba, dans la Ghouta orientale / © AFP / STRINGER

Le président américain Donald Trump a averti mercredi matin la Russie de frappes imminentes contre la Syrie, peu après que Moscou eut mis en garde contre tout acte pouvant « déstabiliser la situation déjà fragile dans la région ».

Dans un tweets matinal, Donald Trump s’en est pris à la Russie, soutien indéfectible du régime de Bachar al-Assad, accusé d’être responsable d’une attaque chimique présumée près de Damas.

« La Russie jure d’abattre n’importe quel missile tiré sur la Syrie. Que la Russie se tienne prête, car ils arrivent, beaux, nouveaux et ‘intelligents!’ Vous ne devriez pas vous associer à un Animal qui Tue avec du Gaz, qui tue son peuple et aime cela », a menacé le président américain.

Moscou a opposé mardi son veto au Conseil de sécurité à un projet de résolution américain visant à créer un mécanisme d’enquête indépendant sur le recours aux armes chimiques en Syrie.

Les missiles américains doivent viser « les terroristes » et non « le gouvernement légitime » syrien, a aussitôt répliqué la Russie, qui peu auparavant avait déjà mis en garde contre tout acte en Syrie pouvant « déstabiliser la situation déjà fragile dans la région ».

« Nous espérons encore que toutes les parties vont éviter tout acte qui ne serait en réalité en aucun cas justifié », avait déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, jugeant la situation actuelle « très tendue ». « La Russie est favorable à une enquête objective et impartiale avant d’émettre des jugements ».

Mais en face, les Occidentaux, Etats-Unis et France en tête, ont redoublé de détermination.

« La France mettra tout en oeuvre contre l’impunité chimique », a assuré l’ambassadeur français François Delattre. Elle annoncera « dans les prochains jours » la « décision » sur sa riposte, en coordination avec les alliés américain et britannique, a précisé à Paris le président Emmanuel Macron.

S’inscrivant dans cette fièvre diplomatique, Donald Trump et la Première ministre britannique Theresa May sont aussi « tombés d’accord », lors d’une conversation téléphonique, « pour ne pas laisser l’usage d’armes chimiques se poursuivre », selon la Maison Blanche.

Le président américain a annulé un déplacement prévu en fin de semaine au Pérou afin de continuer à gérer le dossier syrien.

Au Conseil de sécurité, deux projets concurrents présentés mardi par les Russes n’ont pas réuni suffisamment de voix pour être adoptés.

L’ambassadeur de Russie aux Nations unies, Vassily Nebenzia, a justifié le 12e veto russe en sept années d’un conflit qui a fait plus de 350.000 morts, par la volonté de « ne pas entrainer le Conseil de sécurité dans des aventures ».

Et la Russie, dont les troupes sont sur le sol syrien, a prévenu qu’une intervention militaire américaine serait « très, très dangereuse ».

– « Etat d’alerte » –

L’Organisation internationale sur les armes chimiques (OIAC), un organisme dont le mandat est d’enquêter sur une attaque présumée mais qui n’a pas la responsabilité d’en identifier les responsables, a annoncé mardi l’envoi « sous peu » d’une équipe en Syrie pour faire la lumière sur ce qui s’est passé à Douma.

Selon les Casques Blancs, les secouristes en zones rebelles, et l’ONG médicale Syrian American Medical Society, plus de 40 personnes ont été tuées samedi dans ce dernier bastion rebelle dans la Ghouta orientale aux portes de Damas, tandis que plus de 500 blessés ont été soignés, notamment pour des « difficultés respiratoires ».

L’OIAC a été invité par Damas, qui, comme Moscou, nie l’existence d’une telle attaque chimique. Selon des diplomates, cela pourrait permettre au pouvoir syrien de retarder d’éventuelles frappes occidentales.

Mais tout en saluant l’envoi d’experts, Washington a tenu à ne pas lier leur enquête à la riposte américaine.

« Les Etats-Unis ont leurs propres mécanismes », « nous savons qu’un produit chimique a été utilisé même si nous ne savons pas avec certitude lequel », a déclaré la porte-parole de la diplomatie américaine Heather Nauert.

Au-delà d’éventuelles frappes contre le régime, les mises en garde de Donald Trump affirmant que Damas, mais aussi ses soutiens, la Russie et l’Iran, devraient « payer le prix fort » ont ravivé le climat de Guerre froide qui s’installe de plus en plus. Moscou et Téhéran accusent Washington de chercher un « prétexte » pour frapper le pouvoir syrien.

Emmanuel Macron a d’ailleurs pris soin de préciser que d’éventuelles frappes françaises viseraient « à s’attaquer aux capacités chimiques détenues par le régime » et non pas aux « alliés » de ce dernier. « Nous ne souhaitons aucune escalade dans la région », a-t-il assuré.

En avril 2017, Donald Trump avait déjà fait bombarder une base militaire syrienne, en riposte à une attaque au gaz sarin imputée au régime, qui avait tué plus de 80 civils à Khan Cheikhoun (nord-ouest).

– « Personne n’a peur » –

Lundi, le destroyer lance-missile USS Donald Cook a quitté le port chypriote de Larnaca, où il faisait escale, et se trouve dans une zone d’où il peut facilement frapper la Syrie.

L’Agence européenne pour la sécurité aérienne (EASA) a émis de son côté mardi après-midi un message de mise en garde invoquant « de possibles frappes aériennes en Syrie (…) dans les 72 heures à venir ».

Face au risque d’attaques, l’armée syrienne a placé ses forces « en état d’alerte » pour les trois jours à venir dans les aéroports et les bases militaires du pays, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Dans les rues de la capitale, des Syriens semblaient rester de marbre face aux menaces.

« Personne n’a peur d’une frappe », lance sur un ton de défi Amal, ingénieure de 27 ans. « On sait que tout ce qu’ils font, c’est pour miner (…) l’engagement de l’armée qui libère les régions » tenues par la rébellion.

A Douma, le dernier groupe insurgé Jaich al-Islam est en train de quitter la ville après plusieurs semaines de bombardements intensifs du régime, qui ont fait plus de 1.700 morts dans les secteurs rebelles de la Ghouta orientale.

Des dizaines de milliers de personnes, combattants de deux autres groupes insurgés et leurs familles, ont déjà été évacués.

Romandie.com avec(©AFP / 11 avril 2018 13h46)                

La présence militaire russe et son arsenal en Syrie

avril 11, 2018

Un bombardier russe Sukhoï Su-35 bomber atterrit à la base militaire de Hmeimim, en Syrie, le 4 mai 2016 / © AFP/Archives / Vasily Maximov

La Russie affirme avoir significativement réduit sa présence militaire et ses opérations en Syrie depuis novembre 2017, mais elle conserve diverses unités sur place, notamment sur les bases de Tartous et de Hmeimim.

– Des liens anciens –

La Syrie était déjà une alliée privilégiée à l’époque soviétique, un lien scellé le 8 octobre 1980 par un « traité d’amitié et de coopération » signé par Léonid Brejnev et Hafez al-Assad.

Après une période de froid après la chute de l’URSS, Vladimir Poutine et Bachar al-Assad se rapprochent dans les années 2000. Dès 2011 et le début d’une révolte populaire en Syrie, Moscou soutient le régime syrien et envoie en janvier 2012 des navires de guerre dans la base russe de Tartous.

Le 30 septembre 2015, la Russie lance une campagne de frappes aériennes en Syrie en soutien au régime de Damas.

– Combien de militaires ?

Le chiffre officiel le plus récent est celui du personnel militaire ayant voté en Syrie lors de la présidentielle du 18 mars: 2.954, à 100% pour Vladimir Poutine.

La grande majorité sont déployés sur la base aérienne de Hmeimim, dans le nord-ouest de la Syrie.

Une partie des soldats russes en Syrie sont des « conseillers » militaires, qui aident sur le terrain l’armée syrienne et ont joué un grand rôle dans ses derniers succès.

A cela, il faut ajouter la police militaire, constituée en majeure partie de bataillons issus des républiques musulmanes du Caucase russe, déployés dans les localités reprises aux rebelles, comme à Alep, et dans les « zones de désescalade » instaurées dans plusieurs régions.

L’expert militaire Pavel Felguenhauer estimait fin 2017 que « jusqu’à un millier de membres des forces spéciales » combattaient aussi aux côtés des troupes du régime.

Vladimir Poutine a révélé en décembre dernier qu’un total de 48.000 militaires russes avaient participé à l’intervention en Syrie depuis son lancement le 30 septembre 2015.

Officiellement, plus de 80 militaires russes ont péri en Syrie depuis le début cette intervention. Mais les pertes parmi les mercenaires russes seraient plus élevées.

– Avions de chasse et bombardiers –

L’aviation est le bras armé de l’intervention militaire russe. Parmi les quelques dizaines d’appareils déployés selon des experts figurent des bombardiers Su-24 ou Su-34, des avions multirôle Su-30 et même des chasseurs Su-35, derniers nés du complexe militaro-industriel russe, ainsi que des hélicoptères de combat.

La Russie a également fait décoller des bombardiers stratégiques Tu-22 et Tu-160 de Russie pour procéder à des frappes au-dessus de la Syrie, ou utilisé des missiles de croisière d’une portée de 4.500 km: une plus-value militaire minime mais un symbole pour une armée russe désireuse d’afficher sa puissance.

– Navires et batteries antiaériennes –

Pour assurer la défense de sa base de Hmeimim, la Russie a installé en novembre 2015 ses très modernes batteries de défense antiaérienne S-400, qu’elle considère comme son fleuron. L’armée a également déployé des moyens mobiles de défense antiaérienne (Pantsir et Tor M1).

A Tartous, où l’armée russe dispose d’installations portuaires depuis plusieurs décennies, des batteries de défense antiaérienne S-300 ont aussi été mises en place. Tout ceci en dépit du fait que ni les rebelles, ni les jihadistes n’ont d’aviation, mais ce qui permet au besoin d’imposer une « zone d’exclusion aérienne » au-dessus de la Syrie.

Quant aux navires, ils se sont succédé en Méditerranée et ont procédé à plusieurs séries de frappes très médiatisées. Après des missions au large de la Syrie, l’Amiral Kouznetsov, unique porte-avions de la Marine russe, est actuellement modernisé dans une cale sèche de l’Arctique russe.

– Une présence sur la durée –

Malgré deux retraits d’une partie « significative » du contingent russe en Syrie, annoncés en mars 2016 et novembre 2017, la Russie conserve un large éventail de possibilités pour agir.

La base militaire de Hmeimim, aménagée à la hâte en marge d’un aéroport civil à l’été 2015 pour accueillir les avions russes, est devenue une base permanente de l’armée russe en janvier 2017, après un accord entre Damas et Moscou, passant sous juridiction russe.

Même chose à Tartous: ce qui était jusque là une installation portuaire destinée à la marine russe est devenu « une base navale russe permanente ».

Aux forces officielles s’ajoute également tout un contingent de mercenaires russes qui combattent aux côtés des forces pro-régime, notamment pour une société militaire privée appelée le « Groupe Wagner ».

En qualité d’alliée de Damas, Moscou devrait rafler la part du lion dans le processus de reconstruction du pays ravagé, et de nombreux projets d’investissements ont déjà été évoqués dans l’énergie notamment.

Romandie.com avec (©AFP / 11 avril 2018 15h00)                

Sanctions américaines: la Russie promet une « réponse dure »

avril 6, 2018

Moscou – La Russie a promis vendredi une « réponse dure » aux nouvelles sanctions américaines adoptées à l’encontre d’une série d’hommes d’affaires, d’entreprises et de hauts responsables russes.

« Nous ne laisserons pas l’attaque actuelle ou n’importe quelle nouvelle attaque antirusse sans une réponse dure », a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

« N’ayant obtenu aucun résultat avec les 50 séries de sanctions précédentes, Washington continue de faire peur avec des refus de visas américains, menace le business russe de gel d’actifs et d’avoirs, mais oublie que la réquisition de propriété privée et de l’argent d’autrui, cela s’appelle un vol », a poursuivi la diplomatie russe.

Selon Moscou, les sanctions américaines font entrer les Etats-Unis dans la catégorie des pays « ennemis de l’économie de marché et de la concurrence honnête et libre », puisqu’ils « utilisent des méthodes administratives pour éliminer des concurrents sur les marchés étrangers ».

« Aucune pression ne fera dévier la Russie du chemin qu’elle a choisi. Elle ne fera que démontrer l’incapacité des Etats-Unis d’arriver à ses fins, et consolider la société russe », a affirmé la diplomatie russe.

« Nous conseillons à Washington de se débarrasser au plus vite de l’illusion qu’il est possible de discuter avec nous en employant le langage des sanctions », a-t-elle ajouté.

Les nouvelles sanctions américaines visent 38 personnes et entreprises qui s’ajoutent aux 24 déjà ciblées mi-mars en réponse à une ingérence électorale et à plusieurs cyberattaques dont est accusée la Russie.

Parmi les personnes ciblées figurent des « oligarques » proches du Kremlin et leurs entreprises, de hauts responsables russes et la société chargée des exportations d’armements de Moscou, Rosoboronexport.

Romandie.com avec(©AFP / 06 avril 2018 20h34)                                            

Ioulia Skripal sort de son silence, Moscou exige des réponses à l’ONU

avril 5, 2018

Photo du banc ont été retrouvés Ioulia Skripal et son père le 4 mars 2018 à Salisbury / © AFP/Archives / Ben STANSALL

Ioulia Skripal est sortie jeudi de son silence pour dire qu’elle allait « de mieux en mieux » après avoir été empoisonnée en Angleterre avec son père, un ex-espion russe, à quelques heures d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée à cette affaire.

La Russie, accusée par Londres d’être responsable de cet empoisonnement à l’origine de l’une des plus graves crises diplomatiques entre Moscou et les Occidentaux depuis la Guerre froide, a averti le Royaume-Uni que ses « questions légitimes » ne pourraient être ignorées.

« Je me suis réveillée il y a maintenant plus d’une semaine et je suis heureuse de dire que je me sens de mieux en mieux chaque jour », a déclaré Ioulia, 33 ans, citée dans un communiqué de la police britannique.

Peu avant, la télévision publique russe avait diffusé un enregistrement audio présenté comme une conversation téléphonique entre Ioulia Skripal et sa cousine Viktoria, qui réside en Russie.

Dans cet enregistrement dont l’authenticité n’a pas été démontrée, celle qui est présentée comme Ioulia Skripal affirme qu’elle et son père sont en phase de rétablissement et qu’elle pourra bientôt quitter l’hôpital.

Après l’échec de la Russie à convaincre l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) de l’inclure dans son enquête, le nouveau face à face diplomatique prévu dans l’enceinte de l’ONU à New York, à partir de 19H00 GMT, s’annonce tendu.

L’empoisonnement le 4 mars sur le sol britannique de Sergueï Skripal et de sa fille a suscité depuis le 14 mars une vague historique d’expulsions croisées de la Russie et des pays occidentaux, concernant au total environ 300 diplomates.

Les 60 diplomates américains en poste en Russie expulsés par Moscou ont plié bagage jeudi au petit matin, embarquant avec leurs familles dans trois autocars et plusieurs minibus, avec valises et animaux domestiques.

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a affirmé que la situation actuelle autour de l’affaire Skripal « créait une menace pour la paix et la sécurité dans le monde »: « Le Conseil de Sécurité doit examiner cette question sous tous les aspects et de manière objective ».

Le Conseil de sécurité avait déjà tenu le 14 mars une réunion d’urgence sur ce dossier, cette fois à l’initiative du Royaume-Uni.

« Nous insistons pour que soit menée une enquête substantielle et responsable », a martelé M. Lavrov. « Il ne sera pas possible d’ignorer les questions légitimes que nous posons ».

– ‘Enquête transparente’ –

La Russie avait convoqué mercredi les Etats membres de l’OIAC à La Haye, sans parvenir à les convaincre de l’inclure dans l’enquête, ce qu’elle réclame instamment depuis la mi-mars.

M. Lavrov a assuré jeudi que la Russie « accepterait les résultats de n’importe quelle enquête à condition qu’elle soit transparente et que nous puissions y participer de manière équitable ».

Moscou nie catégoriquement toute implication dans l’empoisonnement des Skripal et dénonce « une provocation » occidentale et « une campagne antirusse ».

– Laboratoire –

Devant l’OIAC, Moscou avait proposé en vain que la Russie mène une enquête conjointe avec la Grande-Bretagne, avec la médiation de cette organisation internationale.

La proposition russe, présentée conjointement avec l’Iran et la Chine, avait d’emblée été qualifiée de « perverse » et de « tentative de diversion » par la délégation britannique, et rejetée lors du vote de l’OIAC.

La Grande-Bretagne a en revanche maintenu ses accusations contre la Russie, qu’elle tient pour responsable de l’attaque commise à l’aide d’un agent neurotoxique à Salisbury, dans le sud-ouest de l’Angleterre.

La Russie s’estime confortée par les déclarations du laboratoire spécialisé britannique ayant analysé la substance utilisée contre l’ex-espion, qui l’a identifiée comme étant du Novitchok, un agent innervant de type militaire de conception soviétique.

Mais il a reconnu ne pas avoir de preuve que la substance utilisée contre les Skripal ait été fabriquée en Russie, alors que le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson avait paru dire le contraire.

Selon les médias britanniques, les services de Londres ont réussi à déterminer la localisation du laboratoire russe où cet agent innervant a été fabriqué, qui serait sous la supervision des services de renseignement extérieurs de Moscou.

Vladimir Poutine a affirmé qu’une substance comme celle utilisée à Salisbury pouvait être fabriquée « dans une vingtaine de pays du monde ».

Romandie.com avec(©AFP / 05 avril 2018 16h16)

L’empoisonnement de Skirpal pouvait être « dans l’intérêt » de Londres

avril 2, 2018

La bannière étoilée flotte à l’entrée de l’ambassade américaine de Moscou, le 2 avril 2018

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a affirmé lundi que l’empoisonnement de l’ex-agent double Sergueï Skripal au Royaume-Uni pouvait être « dans l’intérêt » de Londres pour détourner l’attention du Brexit au sein de la population britannique.

L’empoisonnement « pouvait être dans l’intérêt du gouvernement britannique, qui s’est trouvé dans une position inconfortable en étant dans l’incapacité de remplir ses promesses faites aux électeurs sur les conditions du Brexit », a déclaré M. Lavrov lors d’une conférence de presse.

« Cela pouvait aussi être dans l’intérêt des services spéciaux britanniques, qui sont connus pour leur capacité à agir avec permis de tuer », a-t-il poursuivi.

Selon lui, Moscou n’avait aucune raison à la veille de la présidentielle et à quelques mois de la Coupe du monde de football organisée en Russie d’empoisonner son ex-espion, qui avait été condamné pour trahison avant de faire l’objet d’un échange de prisonniers en 2010.

M. Lavrov a également critiqué la décision de pays occidentaux d’expulser des diplomates russes de leur territoire, ce qui a provoqué une riposte symétrique de Moscou.

« Lorsqu’on a pas de preuves (de l’implication de Moscou dans l’empoisonnement, ndlr), alors on se venge sur les diplomates », a-t-il déclaré, ajoutant que la Russie allait continuer à appliquer le « principe de réciprocité » dans ses relations avec les Occidentaux.

Le chef de la diplomatie russe a également accusé la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et leurs alliés d’avoir « perdu toute décence » et de « recourir à des mensonges et de la désinformation purs et simples ».

M. Lavrov a ajouté que la Russie avait « de nombreuses questions » concernant cette affaire et que « l’incapacité de la Grande-Bretagne à y répondre signifiera que tout cela n’est qu’une invention et plus concrètement une provocation flagrante ».

L’empoisonnement avec un agent innervant le 4 mars sur le sol britannique de l’ex-espion russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia suscite depuis mi-mars une vague historique d’expulsions croisées de diplomates – au total environ 300 – entre la Russie et des pays occidentaux.

Londres impute la responsabilité de cet empoisonnement à Moscou qui nie toute implication.

Romandie.com avec(©AFP / 02 avril 2018 15h05)                

Moscou accueille ses diplomates expulsés et met en garde contre les voyages en Grande-Bretagne

avril 1, 2018

L’avion russe Il-96 qui a rapatrié 46 diplomates russes expulsés des Etats-Unis ainsi que leurs familles photographié à l’aéroport moscovite de Vnukovo, le 1er avril 2018 / © AFP / Vasily MAXIMOV

Des diplomates russes expulsés par Washington sont rentrés dimanche en Russie sur fond de tensions croissantes entre Moscou et les Occidentaux dans le sillage de l’affaire Skripal.

La Russie a averti samedi ses ressortissants, leur conseillant de réfléchir avant de voyager en Grande-Bretagne, assurant qu’ils y risquaient un harcèlement des autorités.

Elle a également recommandé aux supporters du CSKA Moscou qui se rendront à Londres pour un match de football contre Arsenal jeudi d’être extrêmement prudents en raison d’une « campagne antirusse » de Londres.

Et dimanche l’Australie a fait part à ses citoyens d’un risque de « sentiment de harcèlement antioccidental » en Russie, en raison d’une « intensification des tensions politiques », à moins de trois mois de déplacements anticipés de supporters dans ce pays pour la Coupe du monde de football (14 juin-15 juillet).

Le ministère australien des Affaires étrangères a toutefois précisé n’avoir pas connaissance de « quelconques difficultés accrues pour les Australiens voyageant en Russie en ce moment ».

L’empoisonnement avec un agent innervant le 4 mars sur le sol britannique de l’ex-espion russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia suscite depuis mi-mars une vague historique d’expulsions croisées de diplomates – au total environ 300 – entre la Russie et des pays occidentaux.

Londres impute la responsabilité de cet empoisonnement à Moscou qui nie toute implication.

Deux avions transportants les 60 diplomates russes expulsés des Etats-Unis et leurs familles ont atterri dimanche à l’aéroport moscovite de Vnoukovo, selon des images de la télévision russe.

Au total, 171 personnes – en comptant leurs familles – devaient quitter les Etats-Unis à bord de deux appareils fournis par le gouvernement russe.

Washington avait annoncé le 26 mars l’expulsion de 48 diplomates russes attachés à l’ambassade de Russie à Washington et de 12 autres travaillant à la mission russe à l’ONU, les qualifiant d' »espions », ainsi que la fermeture du consulat russe à Seattle (nord-ouest).

En représailles, Moscou avait ordonné jeudi l’expulsion de 60 diplomates américains et la fermeture du consulat des Etats-Unis à Saint-Pétersbourg.

Washington a toutefois précisé que le personnel expulsé pouvait être remplacé.

– ‘Actions provocatrices’ –

Au total, le Royaume-Uni et ses alliés, notamment de l’Union européenne et de l’Otan, ont annoncé plus de 150 expulsions de diplomates russes.

La Russie a riposté par des mesures identiques envers un nombre équivalent de diplomates de ces États et a convoqué vendredi les ambassadeurs de 23 pays pour les leur signifier.

Parmi les diplomates expulsés par Moscou figurent quatre Allemands, mais Berlin s’est dit dimanche « ouvert au dialogue » avec Moscou et a déclaré espérer « rebâtir la confiance » malgré la montée des tensions.

L’ambassadeur britannique en Russie, Laurie Bristow, dont le pays a expulsé le 14 mars 23 diplomates russes et suspendu les contacts à haut niveau, s’est vu remettre une note de protestation en lien avec « les actions provocatrices et infondées de la partie britannique qui a été l’instigatrice de l’expulsion injustifiée de diplomates russes par divers États », selon le ministère russe des Affaires étrangères.

Après avoir expulsé le 17 mars 23 diplomates britanniques et fermé le consulat britannique à Saint-Pétersbourg ainsi que le British Council en Russie, Moscou a demandé samedi à Londres de réduire son personnel diplomatique de plus de 50 personnes pour revenir à une « parité » des missions diplomatiques.

Samedi, le Royaume-Uni a confirmé une perquisition à bord d’un avion de la compagnie aérienne russe Aeroflot à l’aéroport d’Heathrow, dénoncée la veille par l’ambassade de Russie à Londres, qui a parlé de « nouvelle provocation flagrante ».

Rajoutant encore aux tensions, cette ambassade a mis en garde samedi les Russes désireux de voyager en Grande-Bretagne ou d’y envoyer leurs enfants en séjours d’été, car ils pourraient, a-t-elle dit, devenir la cible d’un harcèlement des autorités, y compris de la police, et en raison de « la politique antirusse et (d’)une escalade de rhétorique menaçante du côté britannique ».

Londres a annoncé samedi étudier la demande de la Russie d’obtenir un accès consulaire à Ioulia Skripal, 33 ans, dont l’état de santé s’améliore « rapidement », selon l’hôpital de Salisbury (sud-ouest de l’Angleterre) où elle est soignée. Son père Sergueï, 66 ans, reste dans un état critique mais stable.

Romandie.com avec (©AFP / 01 avril 2018 16h23)                

Départ samedi des diplomates russes expulsés des États-Unis, selon l’ambassadeur

mars 31, 2018

Un employé du consulat américain de Saint Pétersbourg fixe la bannière étoilée sur le balcon du consulat, le 31 mars 2018 / © AFP / OLGA MALTSEVA

Les 60 diplomates russes expulsés par les États-Unis après l’empoisonnement au Royaume-Uni d’un ex-agent double vont regagner la Russie samedi, a annoncé l’ambassadeur russe à Washington Anatoli Antonov, cité par l’agence étatique TASS.

« Le 31 mars, tous les diplomates qui ont été déclarés +persona non grata+ vont retourner chez eux en avion avec leurs familles », a déclaré l’ambassadeur aux journalistes.

Au total, 171 personnes vont quitter le pays et le gouvernement russe a fourni deux avions pour leur transport dont l’un fera une brève escale à New York pour y récupérer 14 familles, a-t-il ajouté.

Les États-Unis et leurs alliés ont annoncé cette semaine l’expulsion de plus de 150 diplomates russes dans le cadre d’une riposte concertée après l’empoisonnement au gaz innervant le 4 mars au Royaume-Uni de l’ex-espion Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia. En représailles, Moscou a pris des mesures identiques devant toucher plus de 140 diplomates.

Washington a qualifié d' »espions » les diplomates expulsés, dont 48 attachés à l’ambassade de Russie à Washington et 12 autres travaillant à la mission russe à l’ONU, et décrété la fermeture du consulat russe à Seattle (nord-ouest).

Les diplomates russes, dont Moscou a démenti qu’ils soient des espions, avaient jusqu’à lundi pour quitter le territoire des États-Unis.

Toutefois, le personnel expulsé peut être remplacé, ont précisé les autorités américaines. « Le gouvernement russe reste libre de solliciter des accréditations pour les postes désormais vacants à la mission bilatérale », a expliqué vendredi un responsable du département d’État à l’AFP.

La Russie a répliqué jeudi à Washington en annonçant le renvoi de 60 diplomates américains et la fermeture du consulat de Saint-Pétersbourg mais n’a pas non plus exigé de réduction du personnel diplomatique.

Londres impute à la Russie l’empoisonnement de l’ex-espion et sa fille malgré les démentis de Moscou qui clame son innocence et a demandé la convocation d’une « session extraordinaire » du Conseil exécutif de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC).

Romandie.com avec(©AFP / 31 mars 2018 14h36)