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Affaire Navalny : les États-Unis comptent encore sanctionner la Russie

juin 20, 2021

Le conseiller de Joe Biden à la sécurité nationale a annoncé ce dimanche que les États-Unis « préparaient » de nouvelles sanctions contre Moscou.

Alexei Navalny est incarcere en Russie depuis le mois de janvier.
Alexeï Navalny est incarcéré en Russie depuis le mois de janvier.© VASILY MAXIMOV / AFP

Les échanges constructifs et apaisés (tout du moins en apparence) entre Joe Biden et Vladimir Poutine semblent déjà bien loin. Le 16 juin, les deux chefs d’État n’ont que très peu évoqué le cas de l’opposant au Kremlin Alexeï Navalny. Mais les États-Unis, toujours soucieux de son état de santé et de son avenir, ont annoncé dimanche « préparer » de nouvelles sanctions contre Moscou, qu’ils accusent d’avoir empoisonné Alexeï Navalny, a annoncé Jake Sullivan, conseiller de Joe Biden à la sécurité nationale.

« Nous sommes en train de préparer une autre série de sanctions à appliquer dans cette situation », a-t-il indiqué à la chaîne américaine CNN, quatre jours après le sommet à Genève entre le président américain et son homologue russe Vladimir Poutine.

Biden a mis Poutine en garde

Alexeï Navalny, à la tête de la principale formation d’opposition à Poutine, avait été transféré dans le coma dans un hôpital de Berlin en août 2020 après un empoisonnement en Russie qu’il impute au Kremlin. Il est resté près de six mois en convalescence en Allemagne et a été arrêté à son retour en Russie en janvier. Il est depuis incarcéré et Washington exige sa libération. « Nous avons déjà sanctionné la Russie pour l’empoisonnement d’Alexeï Navalny », a assuré Jake Sullivan dimanche. « Nous ne l’avons pas fait seuls, nous avons rallié nos alliés dans un effort collectif pour (sanctionner) l’utilisation d’un agent chimique contre un de leurs citoyens sur le sol russe. »

Le 2 mars, quelques jours après l’incarcération d’Alexeï Navalny dans une colonie pénitentiaire à l’est de Moscou, Washington avait sanctionné sept hauts responsables russes. Il s’agissait des premières sanctions prises à l’encontre de la Russie par Joe Biden depuis son arrivée à la Maison-Blanche fin janvier.

Juste avant le sommet russo-américain à Genève le 16 juin, le président Joe Biden avait aussi lancé un avertissement au sujet de l’opposant. La mort de Navalny « ne ferait que détériorer les relations avec le reste du monde. Et avec moi », avait-il dit. Lors de leur rencontre mercredi, Joe Biden et Vladimir Poutine ont affiché leur volonté d’apaiser les tensions, tout en restant avares d’annonces concrètes. Sur le sort de l’opposant Alexeï Navalny, Vladimir Poutine a simplement déclaré : « Cet homme savait qu’il violait la loi en vigueur en Russie. »

Par Le Point avec AFP

France-Russie : Paris dénonce la « captation de pouvoir » de Moscou en Centrafrique

juin 18, 2021
Faustin Archange Touadéra et Vladimir Efimovich Titorenko, l’ambassadeur russe à Bangui, le 30 mars 2021 lors de l’investiture duy président centrafricain pour un second mandat.

La Russie a procédé à une « captation de pouvoir » en Centrafrique via les mercenaires de la force Wagner, a déclaré vendredi le chef de la diplomatie française, estimant en revanche improbable une telle menace au Sahel. 

« En République centrafricaine, par les mercenaires russes, il y a une forme de captation de pouvoir, et en particulier de pouvoir militaire, ce que nous combattons et ce qui nous amené à prendre des mesures de retrait d’un certain nombre de nos personnels militaires », a lancé Jean-Yves Le Drian sur la chaîne BFM TV.

La France a gelé son aide budgétaire à la Centrafrique et suspendu sa coopération militaire avec cet Etat d’Afrique centrale, qu’elle juge « complice » d’une campagne antifrançaise téléguidée par la Russie. « En République centrafricaine, les milices sont là, elles encadrent le président [Faustin Archange] Touadéra et elles se servent sur la bête dans les richesses du pays », a accusé le ministre français des Affaires étrangères.

Une campagne antifrançaise au Sahel

Pour autant, le même phénomène n’est pas perceptible au Sahel, selon Paris. « Je ne crois pas que ce soit un danger », a estimé Jean-Yves Le Drian, ajoutant ne pas déceler, « pour l’instant », une « grande pénétration » russe.

Les inquiétudes concernent notamment le colonel Assimi Goïta, chef de file de la junte à l’origine d’un double putsch ces derniers mois au Mali et formé en Russie. « C’est pas parce qu’il a été formé, que certains ont été formés à Moscou qu’ils sont aujourd’hui alignés sur Moscou », a répliqué le chef de la diplomatie française.

La France dénonce en revanche une campagne antifrançaise au Sahel, notamment sur les réseaux sociaux, alimentée en partie selon elle par des groupes se réclamant de la Russie. « Ce qui est certain (…) c’est que les pays membres du G5 Sahel en particulier, ce qu’on appelle aussi la Cedeao, sont extrêmement vigilants sur leur volonté de souveraineté et sur les précautions qu’ils prennent à l’égard de tiers », a poursuivi le ministre. Au Sahel, à la différence de la Centrafrique, « il n’y a pas de diamants, pas de ressources naturelles sur lesquelles on peut financer l’effort de guerre », relève également une source diplomatique.

Par Jeune Afrique avec AFP

Russie: Un variant agressif du coronavirus sévit à Moscou, dit le maire

juin 17, 2021

RUSSIE: UN VARIANT AGRESSIF DU CORONAVIRUS SÉVIT À MOSCOU, DIT LE MAIRE© Reuters/RUSSIAN EMERGENCIES MINISTRY 

MOSCOU (Reuters) – Moscou fait face à un variant du coronavirus plus agressif et plus contagieux, a déclaré jeudi le maire de la capitale russe, où la situation sanitaire, a-t-il ajouté, se dégrade rapidement.

Dimanche dernier, 7.704 nouveaux cas de contamination ont été enregistrés à Moscou, soit un pic quotidien depuis le 24 décembre dernier, et le nombre de nouveaux cas est resté élevé durant la semaine.

Le maire Sergueï Sobianine a dit s’attendre à ce que le seuil des 9.000 nouvelles infections soit franchi vendredi, ce qui serait un record pour Moscou depuis le début de l’épidémie.

Jusqu’à début juin, le nombre quotidien de nouveaux cas dans la métropole était globalement resté sous les 3.000 pendant plusieurs mois.

« Une nouvelle mutation est arrivée, une nouvelle souche est active. Elle est plus agressive, il est plus dur d’en guérir, elle se propage plus rapidement », a-t-il détaillé lors d’une réunion avec des propriétaires de restaurants moscovites, selon des propos rapportés par l’agence de presse RIA.

Dans des commentaires distincts effectués lors d’une réunion gouvernementale retransmise à la télévision, Sergueï Sobianine a déclaré que la ville mettait rapidement à disposition un nombre accru de lits d’hôpital en vue d’un éventuel afflux de patients atteints du COVID-19. Il y a pour le moment suffisamment de lits disponibles, a ajouté le maire de Moscou.

Sergueï Sobianine n’a pas précisé le variant auquel il faisait référence. Il n’a pas annoncé de nouvelles restrictions sanitaires mais n’a pas exclu d’en imposer à court terme.

Par Tom Balmforth et Andrey avec (Andrey Ostroukh et Anton Zverev; version française Jean Terzian)

Joe Biden et Vladmir Poutine arrivent au sommet avec des objectifs divergents

juin 16, 2021

GENÈVE, Suisse — Le président américain ne prendra pas la défense de Moscou face à ses propres agences de renseignement. On ne parlera pas de «remettre à zéro» les relations avec la Russie. Et on doute fortement que quiconque regardera Vladimir Poutine dans les yeux pour lire son âme.

© Fournis par La Presse Canadienne

Mais au-delà de ça, on ne sait pas vraiment ce qui se produira mercredi à Genève quand le président américain Joe Biden rencontrera son homologue russe Vladimir Poutine pour la première fois depuis son élection. Les deux camps admettent que leurs relations vont très mal, et ni un ni l’autre n’entretient de grands espoirs d’entente. Chaque homme arrivera quand même à la table avec ses propres objectifs.

Voici ce que chaque président espère accomplir à Genève.

CE QUE VEUT JOE BIDEN

M. Biden et son entourage ont clairement indiqué qu’ils ne suivront pas l’exemple de ses prédécesseurs en essayant de redéfinir radicalement les liens entre les États-Unis et la Russie. L’objectif de la Maison-Blanche est plus modeste, mais tout aussi important: aller en direction d’une relation plus prévisible et tenter d’endiguer les comportements anarchiques de la Russie.

Le premier voyage outre-mer de M. Biden a été soigneusement orchestré pour qu’il rencontre M. Poutine seulement après avoir rencontré ses alliés européens et les leaders de démocraties puissantes pendant plusieurs jours. Il a notamment participé à un sommet de l’OTAN, l’alliance créée il y a des dizaines d’années pour faire échec à l’agressivité russe. M. Biden espérait projeter une image d’unité et de coopération renouvelée après quatre années tumultueuses sous Donald Trump, qui essayait souvent d’amadouer le président russe. 

M. Biden incitera M. Poutine à cesser d’interférer avec les élections démocratiques, à améliorer ses relations avec l’Ukraine et à ne plus protéger les pirates qui lancent des attaques informatiques ou au rançongiciel. Ses proches croient aussi qu’un allègement des tensions entre Washington et Moscou permettrait aux États-Unis de resserrer leurs liens avec les démocraties qui existent dans l’ombre du Kremlin.

Le conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan a dit que M. Biden cherchera des «secteurs où, dans notre intérêt commun, nous pouvons travailler ensemble».

M. Sullivan a ajouté que le message de M. Biden sera plus fort que doux: «Comment envoyons-nous un message clair concernant ces activités nuisibles que nous ne tolérerons pas et auxquelles nous répliquerons?»

Il y a eu de brefs éclairs d’accord. Moscou et Washington ont témoigné d’un intérêt à relancer les discussions sur la stabilité stratégique pour élaborer un successeur à New START, le dernier traité de contrôle des armements entre les deux pays qui a été prolongé de cinq ans en janvier.

M. Biden fera aussi pression sur M. Poutine dans le dossier des droits de la personne, spécialement au sujet de l’empoisonnement et de l’incarcération de l’opposant Alexeï Navalny.

Le président américain sait toutefois qu’il ne sera peut-être pas en mesure de contrôler son rival.

«Rien ne garantit qu’on peut changer le comportement d’un individu ou de son pays. Les autocrates disposent d’énormément de pouvoir et ils ne rendent pas de comptes au public, a dit M. Biden lors d’une conférence de presse en fin de semaine. Et ça se pourrait très bien que si je lui réponds du tac au tac, ce que je ferai, que ça ne le découragera pas et qu’il voudra poursuivre.»

M. Biden ne mâche pas ses mots au sujet de M. Poutine. Il a déclaré lors d’une entrevue plus tôt cette année qu’il est d’accord avec ceux qui le traitent de «tueur» et il a déjà dit que M. Poutine n’a pas d’âme.

CE QUE VEUT VLADIMIR POUTINE

M. Poutine non plus ne s’attendra pas à un réchauffement des relations. Son principal objectif sera d’en arriver à un statu quo tendu pour protéger les intérêts de Moscou.

Le leader russe n’anticipe pas de nouvelle détente pour réparer les dégâts causés par l’annexion de la péninsule criméenne de l’Ukraine en 2014. Il n’anticipe pas non plus un allègement des lourdes sanctions américaines et européennes qui restreignent l’accès de Moscou aux marchés financiers mondiaux et aux technologies occidentales de pointe.

La mission de M. Poutine est modeste: énumérer les principales préoccupations de sécurité de Moscou et rétablir une communication de base pour empêcher une déstabilisation encore plus dangereuse.

La plus grosse ligne rouge du Kremlin est le désir de l’Ukraine de rejoindre les rangs de l’OTAN. Craignant une éventuelle adhésion, M. Poutine a profité de la chute en 2014 du gouvernement prorusse de l’Ukraine pour annexer la Crimée et appuyer une insurrection dans l’est du pays, où le conflit qui dure depuis sept ans a fait quelque 15 000 morts.

Quand la tension a grimpé dans l’est de l’Ukraine plus tôt cette année, la Russie a massé des hommes près de l’Ukraine et prévenu qu’elle répondrait par la force si Kiev tentait de récupérer les régions contrôlées par les rebelles.

Dans une entrevue accordée à la télévision officielle la semaine dernière, M. Poutine a affirmé que le désir de l’Ukraine de joindre l’OTAN représente une menace existentielle pour la Russie, puisque cela permettrait aux missiles de l’alliance de frapper Moscou et d’autres cibles en seulement sept minutes. Il a comparé cela au déploiement de missiles russes au Canada ou au Mexique, près de la frontière avec les États-Unis.

S’il adopte la ligne dure sur l’Ukraine, le leader russe pourrait se montrer plus flexible ailleurs.

Même si Moscou a dénoncé la campagne militaire américaine en Afghanistan, M. Poutine est intéressé à une solution qui empêchera le pays de plonger dans l’anarchie après le départ des soldats américains plus tard cette année, puisque l’instabilité pourrait ensuite se propager à l’Asie centrale anciennement soviétique.

La Russie participe aussi à de pénibles discussions internationales pour réparer l’accord sur le nucléaire iranien déchiré par M. Trump. Elle a également témoigné de son intérêt à collaborer avec les États-Unis pour relancer le processus de paix aux Moyen-Orient.

Le Kremlin pourrait être intéressé par un accord concernant la Syrie, où l’appui militaire russe a permis au gouvernement de Bachar el-Assad de reprendre le contrôle de la quasi-totalité de son pays après une guerre civile catastrophique.

Dans le domaine du contrôle des armements, Moscou serait prête à mettre certaines de ses armes les plus puissantes sur la table, en autant que Washington fasse de même avec ses systèmes de défense antimissile et d’éventuelles armes spatiales.

M. Poutine a aussi réitéré l’intérêt de la Russie à combattre les changements climatiques et la pandémie de coronavirus.

Il a appelé à l’ouverture d’un dialogue sur la cybercriminalité. Sa proposition d’un échange de cybercriminels entre la Russie et les États-Unis a toutefois été accueillie froidement à Washington.

Avec Jonathan Lemire et Vladimir Isachenkov, The Associated Press

Le président centrafricain fait des révélations sur sa coopération avec la Russie

mai 30, 2021

Avec Agence TV

Mali: La pomme de discorde

mai 27, 2021


Une source proche de l’ex-junte a dévoilé que le président de la transition aurait transmis aux autorités françaises des documents relatifs à un contrat d’armement en cours de négociation avec la Russie. Paris aurait exprimé sa vive inquiétude à la Russie et s’est opposée à toute vente d’arme ou échange militaire ou sécuritaire et exhorté Vladimir Poutine à ne pas donner une suite favorable, afin d’éviter la glaciation des relations diplomatiques déjà tendues en Afrique avec l’intervention russe en Centrafrique.

Le vice-président Assimi Goïta, les deux ministres sortants en charge de la Défense et de la Sécurité avaient mobilisé toute leur énergie et leur intelligence à ficeler ce document identifiant les nouveaux besoins d’équipement en armes modernes des Forces armées maliennes(FAMa) en lutte contre les groupes armés terroristes. Un de leur collaborateur associé à la rédaction aurait transmis une copie au président de la transition Bah N’Daw qui lors de son dernier voyage à Paris dans le cadre du Sommet sur le financement des économies africaines l’avait communiqué aux français.

L’ex-junte aurait reproché à Kati au président de la transition d’avoir trahi le secret défense et divulgué des informations classifiées. Entre eux, ils ont discuté de l’opportunité, du bien-fondé politique ou moral de telles révélations et de savoir si ces dernières étaient appropriées.

Mais juridiquement, il serait compliqué de poursuivre le chef de l’Etat. Tout d’abord parce qu’en tant chef de l’exécutif et chef suprême des armées, il détient la prérogative de décider de ce qui est classé secret défense ou pas. Ensuite, parce les documents livrés restent succincts. En revanche, il n’est point paradoxal de l’exonérer de la compromission du secret.

En droit, rien n’est impossible. Mais pour engager des poursuites avec la moindre chance de succès, il faudrait réunir des preuves suffisantes. Le secret absolu couvrant particulièrement ce type d’action fait que cela reste très peu probable.

La tradition voudrait qu’on n’agisse pas contre l’intérêt de son pays. L’aveu d’Emmanuel Macron qui a soutenu avoir obtenu du président Bah N’Daw en quelques mois ce qu’il n’a pas eu avec Ibrahim Boubacar Keïta pendant plusieurs années confortait les analyses relatives à une grande complicité entre les deux hommes.

Cette information de dernière minute à prendre avec beaucoup de précaution expliquerait la mise à l’écart des ministres de la Défense et de la Sécurité, grands artisans de ce document secret.

Georges François Traoré
(Vu sur Opera News)

La Russie veut des bases de données de Facebook et Twitter sur son territoire

mai 26, 2021

LA RUSSIE VEUT DES BASES DE DONNÉES DE FACEBOOK ET TWITTER SUR SON TERRITOIRE

© Reuters/Dado Ruvic 

MOSCOU (Reuters) – Facebook, Twitter et les autres réseaux sociaux doivent disposer d’ici le 1er juillet en Russie de bases de données sur leurs utilisateurs russes, sous peine d’amendes, a déclaré mercredi l’agence fédérale russe de surveillance des communications, Roskomnadzor, citée par l’agence Interfax.

Dans le cadre des efforts plus larges déployés par Moscou pour exercer un contrôle accru sur les grandes entreprises technologiques, la Russie envisage d’adopter une loi qui obligerait les entreprises technologiques étrangères à ouvrir des filiales en Russie sous peine de sanctions telles que des interdictions de publicité.

Google et Facebook ont reçu mardi des amendes pour ne pas avoir supprimé des contenus jugés illégaux par Moscou, tandis que Twitter est la cible depuis mars de mesures visant à ralentir l’accès à son réseau.

Facebook, Twitter et d’autres doivent localiser en Russie leurs bases de données sur les utilisateurs russes d’ici le 1er juillet ou s’exposer à une amende pouvant aller jusqu’à 18 millions de roubles (200.000 euros) pour non-respect de la législation, a déclaré mercredi Milos Wagner, directeur adjoint de Roskomnadzor.

Facebook, Twitter et Roskomnadzor n’ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires.

Facebook et Twitter ont déjà été condamnés en février 2020 à une amende de 4 millions de roubles (45.000 euros) chacun pour avoir enfreint une loi russe de 2015 exigeant que toutes les données concernant les citoyens russes soient stockées dans le pays.

Avec Reuters par (Alexander Marrow etAnastasia Teterevleva, version française Laura Marchioro)

USA-Russie: Premier sommet Biden/Poutine le 16 juin à Genève

mai 25, 2021

Le président américain Joe Biden rencontrera son homologue russe Vladimir Poutine le 16 juin à Genève, en Suisse, dans une période de très vives tensions – sur de multiples fronts – entre Washington et Moscou.

Combinaison de photos du président américain Joe Biden (g) le 17 mars 2021 à la Maison Blanche à Washington, et du président russe Vladimir Poutine (d), le 5 mars 2020 au Kremlin à Moscou

© Eric BARADAT Combinaison de photos du président américain Joe Biden (g) le 17 mars 2021 à la Maison Blanche à Washington, et du président russe Vladimir Poutine (d), le 5 mars 2020 au Kremlin à Moscou

Ce premier tête-à-tête entre les deux hommes depuis l’arrivée de Joe Biden au pouvoir aura lieu dans la foulée des réunions des dirigeants du G7 et de l’Otan, au Royaume-Uni et en Belgique, qui feront la part belle à l’affichage d’un front commun anti-Moscou.

Le président américain Joe Biden lors d'un discours depuis la Maison Blanche le 10 février 2020

© SAUL LOEB Le président américain Joe Biden lors d’un discours depuis la Maison Blanche le 10 février 2020

Le Kremlin a confirmé la tenue du tête-à-tête en mettant en avant les discussions sur la lutte contre la pandémie de coronavirus et « le règlement des conflits régionaux ».

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à droite) et le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken tiennent une conférence de presse conjointe à Jérusalem le 25 mai 2021, quelques jours après une trêve négociée par l’Egypte qui a mis fin aux combats entre l’armée israélienne et le Hamas à Gaza

© Menahem KAHANA Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à droite) et le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken tiennent une conférence de presse conjointe à Jérusalem le 25 mai 2021, quelques jours après une trêve négociée par l’Egypte qui a mis fin aux combats entre l’armée israélienne et le Hamas à Gaza

Du côté de la Maison Blanche, on souligne qu’aucune percée de taille n’est attendue et que l’objectif est avant tout des rendre les relations entre les deux pays plus « stables et prévisibles ».

Joe Biden affiche, depuis son arrivée au pouvoir le 20 janvier, une grande fermeté à l’égard de la Russie, désireux de marquer la rupture avec son prédécesseur Donald Trump, accusé de complaisance à l’égard du maître du Kremlin.

Mais le président démocrate martèle aussi sa volonté de dialogue. S’il promet de punir à nouveau la Russie « si elle continue d’interférer dans notre démocratie », il assure ne pas vouloir « déclencher un cycle d’escalade et de conflit ».

L’annonce de ce sommet intervient le jour même où l’opposant russe emprisonné Alexeï Navalny a dit être visé par trois enquêtes criminelles, la pression s’accentuant depuis plusieurs semaines contre son mouvement et ses partisans.

De source américaine, on insiste sur le fait qu’une rencontre avec Vladimir Poutine n’est en aucun cas une récompense pour ce dernier mais la façon la plus efficace de gérer les relations entre les deux pays, qui sont difficiles et devraient le rester.

A l’occasion de cette rencontre, Joe Biden entend en particulier évoquer le régime d’Alexandre Loukachenko au Belarus, dont Moscou est le principal soutien.

Le pays est de plus en plus isolé avec l’entrée en vigueur de restrictions contre son espace aérien, en représailles contre Minsk, accusé d’avoir détourné un avion de ligne européen pour arrêter un opposant à bord.

Au pouvoir depuis 1994, le régime d’Alexandre Loukachenko est déjà ciblé par de multiples sanctions occidentales pour avoir durement réprimé un mouvement de contestation inédit qui a vu des dizaines de milliers de personnes défiler dans les rues en 2020 suite à la présidentielle d’août, jugée « truquée » par les Européens.Portrait du président du Bélarus Alexandre Loukachenko© Vincent LEFAI Portrait du président du Bélarus Alexandre Loukachenko

Toujours de source américaine, on précise que la question du contrôle des armes nucléaires figurera en bonne place dans les discussions. Début février, les Etats-Unis et la Russie ont prolongé le traité de désarmement New Start pour cinq ans. 

L’Ukraine, les programmes nucléaire de l’Iran et de la Corée du Nord, l’Arctique, le changement climatique ou encore la Syrie feront également partie des discussions lors de ce sommet.

La semaine dernière, les ministres américain et russe des Affaires étrangères, Antony Blinken et Sergueï Lavrov ont affiché en Islande leur volonté d’apaisement. Côté américain, on a évoqué une discussion « productive », « constructive », « respectueuse » et « honnête ».

Fait notable: devant la presse, l’échange est resté courtois — bien loin du grand déballage qui avait opposé Antony Blinken à son homologue chinois pour leur première rencontre en mars en Alaska.

Le président suisse Guy Parmelin s’est dit « très heureux » que la Suisse accueille ce sommet. « Je forme le voeu que les discussions soient fructueuses pour les deux pays et la communauté internationale », a-t-il tweeté.

La ville de Genève avait accueilli, en 1985, un sommet entre le président américain Ronald Reagan et le dirigeant soviétique Mikhail Gorbachev.

Avec Reuters par jca/cjc

La Russie classe les États-Unis et la République tchèque sur une liste de pays «inamicaux»

mai 14, 2021

La Russie a annoncé vendredi 14 mai avoir classé la République tchèque et les États-Unis sur une liste de pays «inamicaux», dans une période de tensions persistantes entre Moscou et les pays occidentaux.

Selon un décret gouvernemental signé jeudi mais publié vendredi sur le portail officiel russe, les deux pays sont déclarés «inamicaux» avec comme conséquence une forte limitation pour la République tchèque et une interdiction totale pour les États-Unis d’employer du personnel russe dans leurs ambassades de Moscou. La signature de ce décret intervient à quelques jours de la première rencontre du secrétaire d’État américain Antony Blinken et du chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov. L’ambassade américaine avait déjà annoncé cette semaine suspendre l’essentiel de ses services consulaires à cause des sanctions russes, l’ayant forcé à se séparer de l’ensemble de son personnel local et à réduire «sa main-d’œuvre de 75%».

Le président russe Vladimir Poutine avait ordonné fin avril 2021 au ministère des Affaires étrangères d’établir une liste de «pays inamicaux» dans le but de «protéger les intérêts et la sécurité» de la Russie. «Moscou a toujours souligné sa volonté de dialogue», a commenté vendredi le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, cité par l’agence de presse TASS, soulignant que seuls ces deux pays étaient inclus à la liste alors que les médias russes évoquaient une dizaine de pays au total, dont le Royaume-Uni.

Les relations américano-russes n’ont cessé de se dégrader sur fond d’accusations par Washington d’ingérence dans l’élection présidentielle américaine de 2020, d’espionnage et de cyberattaques. L’administration de Joe Biden a ordonné en avril de nouvelles sanctions contre des entités liées à la Russie, l’expulsion de dix diplomates et une interdiction faite aux banques américaines d’acheter directement de la dette émise par la Russie.

Parallèlement, plusieurs capitales occidentales, notamment en Europe orientale, ont multiplié ces dernières semaines les expulsions de diplomates russes. Prague a pris la tête de ce mouvement, après que le gouvernent tchèque a accusé les services secrets russes d’avoir fait sauter un dépôt d’armes. Moscou a elle pris des mesures de représailles et expulsé des diplomates des pays concernés.

Par Le Figaro avec AFP

Russie: Dans son discours annuel, Poutine met en garde l’Occident

avril 21, 2021
Dans son discours annuel, Poutine met en garde l'Occident
Dans son discours annuel, Poutine met en garde l’Occident© AFP/Alexander NEMENOV

Vladimir Poutine a promis mercredi à ses rivaux étrangers une riposte « dure » s’ils tentaient de s’en prendre à la Russie, sur fond de tensions croissantes avec l’Occident autour de l’Ukraine et du sort de l’opposant incarcéré Alexeï Navalny.

Parallèlement des milliers de personnes ont manifesté en Russie en soutien au détracteur du Kremlin, en grève de la faim depuis trois semaines, mais la mobilisation apparaissait moindre qu’en janvier et février, quand son arrestation avait poussé des dizaines de milliers de Russes dans la rue, des rassemblements durement réprimés.closevolume_off

Le président russe, dans son grand discours annuel, a adressé une mise en garde à ses adversaires étrangers avec lesquels il croise le fer sur de multiples dossiers, notamment l’emprisonnement de M. Navalny.

« Les organisateurs de provocations menaçant notre sécurité le regretteront comme jamais ils n’ont eu à regretter quelque chose », a-t-il prévenu.

« J’espère que personne n’aura l’idée de franchir une ligne rouge », a-t-il encore dit, promettant une riposte « asymétrique, rapide et dure ».

La Russie, du fait du conflit en Ukraine, de la répression de l’opposition, d’accusations de cyberattaques et d’ingérences est sous le coup de multiples sanctions occidentales.

Mais le seul dossier international précis abordé par M. Poutine est celui d’une tentative « de coup d’État et d’assassinat du président du Bélarus », dénoncée le week-end dernier par les services de sécurité des deux pays qui y ont vu la main d’opposants soutenus par les Etats-Unis.

Crise et Covid

M. Poutine a critiqué le silence occidental, à la veille d’une rencontre à Moscou avec son homologue Alexandre Loukachenko, honni en Occident du fait de la répression brutale d’un mouvement de contestation depuis août 2020.

Et il n’a pas répondu aux appels occidentaux à retirer les dizaines de milliers de troupes russes déployées aux frontières de l’Ukraine, nourrissant la crainte d’un conflit d’ampleur.

La crise économique et sanitaire due au Covid-19 a figuré en bonne place du discours, d’autant que des législatives sont prévues en septembre.

Il a promis « d’assurer la croissance des revenus des citoyens » qui sont en berne depuis des années, sous l’effet des sanctions et désormais aussi de la pandémie.

A l’approche des élections, Vladimir Poutine reste populaire, mais son parti, réputé corrompu, ne l’est guère. Chose sur laquelle M. Navalny comptait s’appuyer durant la campagne.

Mobilisation en berne

Sans surprise, M. Poutine n’a pas évoqué l’opposant, qui a cessé de s’alimenter le 31 mars pour protester contre ses conditions de détention.

L’Occident réclame sa libération et la vérité sur son empoisonnement en août 2020 et dans lequel les services spéciaux seraient impliqués.

Des experts de l’ONU ont dit mercredi craindre pour sa vie et réclamé « de lui permettre d’être évacué à l’étranger pour un traitement médical urgent », alors que ses proches veulent une hospitalisation à Moscou, estimant qu’il pourrait mourir d’un jour à l’autre.

Ses partisans ont organisé des manifestations dans une centaine de villes mercredi, mais la mobilisation semblait en berne.

Des milliers de personnes ont néanmoins manifesté de la capitale à l’Extrême-Orient en passant par l’Oural et la Sibérie, scandant des slogans tels que « Poutine tueur », « Libérez-le » ou « Liberté ».

A Moscou quelques milliers de personnes étaient rassemblées en début de soirée aux abords du Kremlin, selon des journalistes de l’AFP.

« Je veux au mieux que Navalny soit libéré, ou au moins qu’il ait accès à des soins », a expliqué une manifestante de 54 ans, Olga Elaguina.

A Saint-Pétersbourg, où un millier de personnes manifestaient selon une journaliste de l’AFP, certains ne cachaient pas leur morosité. « Je ne pense pas que nos sorties puissent changer quoi que ce soit, je ne sais pas quoi faire, mais on ne peut se taire », dit Anna Kossiakova, 57 ans.

La police était déployée en nombre dans ces deux villes mercredi soir. Vers 16H45 GMT, l’ONG OVD-Info avait dénombré au moins 400 interpellations à travers la Russie, bien moins qu’en janvier et février, lorsqu’au total 10.000 personnes avaient été arrêtées.

Les autorités russes se montrent déterminées à mettre fin au mouvement pro-Navalny. La semaine prochaine, la justice doit examiner une demande de classer ses organisations comme « extrémistes », ce qui exposerait ses militants à des peines de prison.

Par Le Point avec AFP