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Russie: Poutine maintient le suspense sur une nouvelle candidature

juin 15, 2017

Le président russe Vladimir Poutine, le 15 juin 2017 à Moscou / © AFP / Kirill KUDRYAVTSEV

Pauvreté, prix des médicaments ou art d’être grand-père: Vladimir Poutine a longuement répondu jeudi à la télévision aux doléances de Russes en détresse après deux ans de crise, tout en maintenant le suspense sur ses intentions pour la présidentielle de mars prochain.

Pendant près de quatre heures, cet exercice très rodé a donné comme chaque année l’occasion au chef du Kremlin, au pouvoir depuis 17 ans, de s’exprimer sur les tracas quotidiens des Russes, les relations avec les Etats-Unis ou sa vie privée avec la naissance de ses petits-enfants et des problèmes de dos qu’avait eu son père.

A neuf mois de la présidentielle, M. Poutine a en revanche soigneusement éludé les questions sur une éventuelle candidature pour un quatrième mandat et n’a qu’implicitement été interrogé sur les manifestations organisées deux fois en trois mois par son premier opposant Alexeï Navalny, marquées encore lundi par plus de 1.700 arrestations.

« Je suis prêt à dialoguer avec tout ceux qui désirent améliorer la vie des gens, à régler les problèmes, et non pas à utiliser les difficultés existantes pour leur propre communication politique », a martelé M. Poutine.

Des questions inhabituellement directes, voire malveillantes, ont été posées par l’intermédiaire de SMS affichés dans un cadre dans un coin de l’écran: « Trois mandats présidentiels, c’est assez! », « Quand cesserez-vous de violer la Constitution? », « Quand rendrez-vous le pouvoir aux communistes? »

Le président n’a pas eu à y répondre et la grande majorité des doléances ont porté cette année sur les difficultés économiques rencontrées par les habitants à travers le vaste pays, notamment en province: salaires minuscules, amateurisme des responsables locaux et inefficacité de l’administration, désastres écologiques et infrastructures inexistantes.

« Aidez-nous, Vladimir Vladimirovitch! Nous voulons vivre et non plus survivre », a notamment interpellé une jeune femme de la région de Mourmansk (nord) malade du cancer, devant un hôpital dont la construction n’a jamais été terminée.

Plusieurs années de crise économique, aggravée par la chute des prix du pétrole et les sanctions occidentales liées à la crise ukrainienne, ont fait plonger le pouvoir d’achat et les revenus de la population.

« La récession est terminée », a insisté M. Poutine, reconnaissant néanmoins que le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté avait augmenté de manière « préoccupante » dans le pays et promettant de travailler à l’amélioration du niveau de vie.

Le nombre de Russes vivant sous le seuil de pauvreté a approché l’an dernier 20 millions, plus de trois millions et demi de plus qu’en 2014. Un bond en arrière de dix ans en termes d’amélioration du niveau de vie après d’importants progrès au début des années 2000.

– « Asile » pour Comey –

Ces doléances interviennent au lendemain de l’adoption de nouvelles sanctions contre la Russie par le Sénat américain, décision vivement critiquée par M. Poutine et qui relève selon lui d’une politique d' »endiguement » de Washington à l’égard de Moscou.

« A chaque fois que nos partenaires dans le monde ont senti que la Russie était un concurrent important, ils ont adopté des restrictions sous différents prétextes », a-t-il affirmé.

M. Poutine a néanmoins appelé les Etats-Unis à coopérer avec la Russie sur les principaux problèmes internationaux. « Nous ne considérons pas l’Amérique comme notre ennemi », a-t-il affirmé.

Interrogé sur l’ancien chef du FBI James Comey, limogé par Donald Trump en plein coeur d’une tempête politique sur une ingérence présumée du Kremlin dans la campagne présidentielle américaine, M. Poutine a répondu par la plaisanterie en comparant M. Comey à Edward Snowden, réfugié en Russie après ses révélations sur la surveillance de la NSA.

« Si des poursuites judiciaires sont lancées contre lui, nous sommes prêts à lui donner l’asile politique en Russie. Il faut qu’il le sache », a lancé le président russe, qualifiant sa déposition devant le Sénat américain d' »étrange ».

Le président a également évoqué pour la première fois ses petits-enfants et dit souhaiter qu’ils vivent « normalement », révélant pour la première fois leur existence à la télévision russe.

Romandie.com avec(©AFP / 15 juin 2017 16h31)                

Le procureur spécial sur l’affaire russe enquête désormais sur Trump (média)

juin 14, 2017

Washington – Donald Trump a-t-il fait obstruction à la justice dans l’affaire russe? Cette question fait désormais partie de l’enquête du procureur spécial qui chapeaute l’investigation sur l’ingérence présumée de Moscou dans la présidentielle américaine, affirme mercredi le Washington Post.

Le procureur indépendant Robert Mueller, ancien chef du FBI, interroge actuellement de hauts responsables du renseignement pour déterminer si le président américain a tenté de freiner ou bloquer l’enquête qui s’intéressait jusqu’ici à cette ingérence ainsi qu’à une possible collusion entre les proches de Donald Trump et la Russie, selon le quotidien qui cite des sources anonymes.

Le fait d’élargir ainsi le champ de l’enquête représente « un tournant majeur », souligne le Washington Post, qui affirme par ailleurs que les enquêteurs sont à la recherche de potentiels délits financiers chez les collaborateurs du milliardaire républicain.

« La fuite d’information du FBI concernant le président est scandaleuse, inexcusable et illégale », a réagi l’avocat de Donald Trump, Marc Kasowitz, sans se prononcer sur le fond.

Le procureur Mueller aurait sollicité des entretiens avec cinq pontes du renseignement, dont trois ont accepté d’être entendus. Il s’agit de Daniel Coats, directeur du Renseignement, Mike Rogers, directeur de l’agence d’espionnage NSA, ainsi que de son ancien adjoint, Richard Ledgett.

Ces entretiens pourraient se tenir dès cette semaine, selon le Post.

« Je reconnais que nous avons eu une rencontre avec le procureur spécial », a par ailleurs confirmé le sénateur démocrate de la commission du Renseignement, Mark Warner, confirmant que M. Mueller a rendu compte aux sénateurs de son travail.

Donald Trump, dont la jeune présidence est empoisonnée par l’ombre de cette affaire, s’était félicité la semaine dernière des déclarations de James Comey, ancien chef du FBI qu’il a limogé début mai. Ce dernier a affirmé lors d’un témoignage très à charge que le président américain ne faisait pas l’objet d’une enquête de la police fédérale dans le cadre de l’affaire russe à l’époque où il était en place.

Selon les sources du quotidien, « l’enquête sur le président pour obstruction à la justice a commencé quelques jours après que Comey a été limogé le 9 mai ». Robert Mueller avait été nommé procureur spécial pour garantir l’indépendance de l’enquête la semaine suivante, le 17 mai.

Le procureur Mueller s’intéresserait notamment à un événement survenu le 22 mars dernier, lorsque Daniel Coats a affirmé à des associés que Donald Trump, qui nie toute ingérence, lui a demandé d’intervenir auprès de James Comey pour qu’il cesse de cibler son ancien conseiller Michael Flynn, personnage central de ce dossier.

Romandie.com avec(©AFP / 15 juin 2017 01h48)                                            

Affaire russe: Poutine dit à peine connaître un ancien conseiller de Trump

juin 4, 2017

Le président russe Vladimir Poutine à Saint-Petersbourg le 2 juin 2017 / © AFP / Olga MALTSEVA

Le président russe Vladimir Poutine a assuré dimanche qu’il connaissait à peine l’ancien conseiller de son homologue américain Donald Trump, Michael Flynn, au coeur de l’affaire de la collusion supposée entre Moscou et l’entourage du président des Etats-Unis.

« Vous et moi, vous et moi personnellement, nous avons une relation plus étroite que celle que j’ai avec M. Flynn », a déclaré M. Poutine à la présentatrice de NBC Megyn Kelly qui l’a interviewé en fin de semaine dernière à Saint-Pétersbourg et dont l’entretien complet a été diffusé dimanche soir aux Etats-Unis.

Le président russe était interrogé sur ses liens avec l’éphémère conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche Michael Flynn qui avait dû démissionner mi-février après trois semaines de mandat, accusé d’avoir menti sur ses relations avec des responsables russes.

Lors d’un dîner de gala à Moscou en décembre 2015 pour la chaîne de télévision Russia Today (RT), M. Flynn, un proche de M. Trump, avait prononcé un discours et était assis juste à côté de M. Poutine.

« Lorsque je me suis rendu à cet événement pour notre société, Russia Today, et que je me suis assis à la table, il y avait un gentleman assis à côté », a raconté le chef de l’Etat russe, dont les propos ont été traduits en anglais sur NBC.

« J’ai fait mon discours. Puis on a parlé d’autres sujets. Et puis je me suis levé et suis parti. Après cela, on m’a dit +vous savez, il y avait un gentleman américain, il a été impliqué dans certaines choses. Il a été dans les services de sécurité+ (…). C’est tout. Je ne lui ai pas vraiment parlé (…). C’est le niveau de connaissance que j’ai de M. Flynn », a affirmé Vladimir Poutine.

– « Absurde » –

Le président russe a également affirmé ne pas avoir eu vent d’une proposition qui aurait été faite par le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, pour établir un canal secret de communication avec le Kremlin.

Selon le Washington Post, Jared Kushner a fait cette proposition au cours d’une rencontre avec l’ambassadeur russe à Washington, Sergueï Kisliak, en décembre à la Trump Tower de New York.

« Je ne suis pas au courant de cette proposition. Aucune proposition de ce type ne m’est parvenue », a déclaré M. Poutine.

Il a ajouté que si une proposition avait été faite et jugée intéressante par les Russes, son ministre des Affaires étrangères l’aurait tenu informé.

M. Poutine a également démenti que la Russie ait eu des informations sur Donald Trump qui aurait pu permettre de l’influencer, jugeant cette allégation « absurde ».

Le président russe a aussi assuré ne pas savoir si l’ambassadeur russe à Washington a été en contact avec l’équipe de campagne de Donald Trump avant l’élection américaine de novembre.

« Est-ce que vous pensez que, depuis le monde entier et les Etats-Unis, l’ambassadeur me tient au courant chaque jour de qui il rencontre et avec qui il mange », a-t-il ironisé.

La présidence américaine est empêtrée depuis des semaines dans l’affaire tentaculaire de la collusion supposée entre des responsables russes et l’entourage de M. Trump durant la campagne présidentielle de 2016.

L’ancien directeur du FBI James Comey, limogé avec fracas le 9 mai par M. Trump, témoignera le 8 juin au Sénat sur ces éventuelles ingérences russes. Le président américain a nié toute intervention et pression contre le FBI, ainsi que toute collusion avec la Russie.

Vladimir Poutine a aussi plusieurs fois balayé ces accusations.

« Il n’y a rien de concret, il n’y a que des suppositions et des conclusions fondées sur ces suppositions. C’est tout », a-t-il encore lancé vendredi.

Romandie.com avec(©AFP / 05 juin 2017 04h36)                

Russie: Poutine fustige la « russophobie » occidentale

juin 1, 2017

Vladimir Poutine a fustigé jeudi la « russophobie contreproductive » des Occidentaux à l’ouverture du rendez-vous annuel des milieux d’affaires russes, vitrine pour le Kremlin d’une économie qui va mieux et attire les investisseurs du monde entier.

Le Premier ministre indien Narendra Modi est l’invité d’honneur du président russe, qui devait le recevoir jeudi après-midi en marge du Forum économique international de Saint-Pétersbourg (nord-ouest).

L’événement se tient dans un contexte de reprise après deux ans de récession causée par le plongeon des prix du pétrole et les sanctions dues à la crise ukrainienne. Mais sans que l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche ni la présidentielle en France ne permette le réchauffement diplomatique espéré.

La « russophobie » des Occidentaux, a déclaré Vladimir Poutine lors d’une rencontre avec des responsables de médias, est « évidente » et « dépasse les bornes ». Mais « elle ne durera pas éternellement, ne serait-ce que parce qu’il y doit y avoir une prise de conscience, qu’elle est contreproductive et porte préjudice à tout le monde », a-t-il ajouté.

Selon le président russe, cette politique est liée à l’émergence d’un monde multipolaire, notamment grâce aux efforts de la Russie, ce qui ne plait pas à certains qui imposent à Moscou « des restrictions économiques, dont l’effet est absolument nul ».

La présence de Narendra Modi symbolise les liens que le Kremlin veut renforcer avec des pays émergents sur fond de tensions avec les Occidentaux.

Mais les relations entre les deux puissances se sont distendues ces dernières années. New Delhi, allié militaire de l’URSS pendant la Guerre froide, s’est tourné vers les Etats-Unis et la France pour diversifier ses achats d’armement. Et a peu apprécié de voir Moscou se rapprocher de ses rivaux que sont le Pakistan et la Chine.

Après leur entretien et la signature de contrats notamment dans l’énergie, Vladimir Poutine et Narendra Modi doivent s’exprimer vendredi devant le public du forum.

Sont aussi annoncés le chancelier autrichien Christian Kern et le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.

Les autorités russes mettent en avant l’affluence prévue comme un signe de l’intérêt des investisseurs internationaux pour la Russie.

Plus de 8.000 participants sont attendus dans l’ancienne capitale impériale, dont des dirigeants de multinationales françaises (Total, Engie…) et mêmes américaines (Chevron, Boeing) à qui Washington avait déconseillé de participer au Forum après l’annexion de la Crimée.

– Présidentielle en ligne de mire –

Le président russe doit également participer à une table ronde réunissant représentants des milieux d’affaires russes et américains, une première en trois ans.

« Le message que veut envoyer l’administration présidentielle, c’est que la Russie reste ouverte pour faire des affaires, avec des compagnies publiques qui travaillent avec l’Inde, l’Arabie saoudite et des fonds souverains », estime Charles Robertson, chef économiste de la banque Renaissance Capital.

Les autorités russes assurent que l’économie du pays s’est désormais adaptée à la faiblesse des prix des hydrocarbures et aux sanctions qui entravent le financement de secteurs entiers sur les marchés internationaux.

Elles reconnaissent cependant que, faute de réformes, les perspectives de croissance restent modestes à moyen terme, bien loin en tout cas de l’expansion spectaculaire ayant marqué les deux premiers mandats de Vladimir Poutine (2000-2008) sur fond d’envolée des cours du pétrole.

« Des transformations structurelles sont nécessaires, mais les mettre en oeuvre n’est pas facile », a reconnu jeudi le ministre des Finances Anton Silouanov à l’ouverture du Forum.

Très probable candidat à la présidentielle prévue en mars prochain, le président russe a demandé au gouvernement ainsi qu’à plusieurs centres de réflexion des pistes pour accélérer la tendance.

Ces propositions occupaient l’essentiel des débats au premier jour du Forum. Les sujets cruciaux abordés concernent la compétitivité de l’économie russe, avec un rebond du rouble qui inquiète les exportateurs, et l’idée controversée d’une baisse des cotisations sociales financées par une hausse de TVA. Le système des retraites constitue un autre sujet sensible, un relèvement de l’âge de départ (55 ans pour les femmes, 60 ans pour les hommes) semblant de plus en plus probable face au déclin de la population active.

Romandie.com avec(©AFP / 01 juin 2017 13h37)                                            

Hillary Clinton dénonce une collusion entre Russes et Américains contre elle

mai 31, 2017

Hillary Clinton à la Georgetown University à Washington, le 31 mars 2017 / © AFP/Archives / Brendan Smialowski

Hillary Clinton est allée mercredi plus loin qu’auparavant dans l’interprétation de sa défaite contre Donald Trump en affirmant que les Russes s’étaient probablement coordonnés dans leurs attaques informatiques avec des Américains, voire avec l’équipe du président républicain.

La candidate démocrate malheureuse à la présidentielle de novembre dernier est longuement revenue, lors d’une conférence, sur la campagne de désinformation et de piratage attribuée par Washington à la Russie et dont elle a été la cible dans les mois précédant le scrutin.

« Les Russes, à mon avis (…) n’auraient pas su comment transformer ces informations en armes sans l’aide d’Américains », a-t-elle déclaré lors de la conférence technologique organisée par Recode à Rancho Palos Verde en Californie, se référant aux fausses informations diffusées sur internet, aux robots Twitter et aux messages piratés. En particulier, a-t-elle dit, « des gens qui avaient des données de sondages ».

Qui guidait les Russes? « Nous obtenons de plus en plus d’informations sur les contacts entre des responsables de la campagne Trump et des proches de Trump avec les Russes avant, pendant et après l’élection », a-t-elle répondu.

Vous penchez pour Trump? l’a relancé la journaliste. « Oui. Oui, je penche pour Trump. Il est difficile de ne pas le faire ».

Selon la démocrate, qui a exclu de se représenter, le meilleur exemple de cette coordination a eu lieu un mois avant l’élection, quand des messages piratés de la boîte Gmail du président de son équipe de campagne John Podesta ont été diffusés par Wikileaks dans l’heure ayant suivi la divulgation dans la presse d’une vidéo de Donald Trump tenant des propos obscènes.

« Ils étaient forcément prêts, ils avaient un plan. Ils ont dû recevoir un feu vert, +ok cela pourrait être la fin de la campagne Trump, diffusez-les maintenant+ », a-t-elle dit, en s’en remettant à l’enquête des autorités américaines pour faire toute la lumière sur les ingérences russes.

Comme elle l’avait fait précédemment, Hillary Clinton a également mis sa défaite sur le compte de l’ex-directeur du FBI James Comey, qui a brièvement rouvert le dossier de ses emails quelques jours avant l’élection.

« Il balance cela et je commence tout de suite à chuter », a-t-elle affirmé, toujours réticente à se lancer dans une véritable auto-critique de sa campagne.

« J’ai gagné trois millions de voix de plus que l’autre », a-t-elle ainsi répété, bien qu’elle ait perdu l’élection en raison du mode de scrutin indirect américain.

Romandie.com avec(©AFP / 31 mai 2017 23h47)                

Russie: Tempête à Moscou: treize morts

mai 29, 2017

Moscou – Treize personnes ont été tuées et plusieurs dizaines d’autres blessées lundi en raison d’une tempête qui a brièvement frappé Moscou et sa région, déracinant des centaines d’arbres, ont annoncé les autorités de la capitale russe.

« Plus de 50 personnes ont dû recourir à une aide médicale, parmi lesquelles figurent des enfants. Onze personnes ont été tuées », a indiqué à l’AFP le département de la Santé de la ville.

Le Comité d’enquête russe a ajouté que deux autres personnes ont trouvé la mort dans la région de Moscou: une fille de 11 ans et un homme de 57 ans, tués respectivement par la chute d’un arbre et d’une clôture.

« Les blessés affluent vers 10 établissements médicaux » de la capitale, a précisé le département municipal de la Santé, en précisant que le bilan était encore provisoire.

Un précédant bilan faisait état de six morts et d’une quarantaine de blessés.

« Un ouragan destructeur a abattu plusieurs centaines d’arbres. Nous prenons toutes les mesures nécessaires », a pour sa part twitté le maire de Moscou, Sergueï Sobianine.

Ces vents atteignant près de 22 mètres par seconde, accompagnés d’une forte pluie, ont aussi provoqué des retards dans les aéroports de Moscou et le train express reliant celui de Vnoukovo a dû interrompre son service à cause d’un arbre tombé sur la voie.

Le directeur des services météorologiques, Roman Vilfand, a indiqué à l’antenne de la radio Ekho Moskvy qu’une nouvelle tempête pouvaient s’abattre sur la capitale dans la soirée ou dans la nuit de lundi à mardi.

Romandie.com avec(©AFP / 29 mai 2017 18h25)                                            

Russie: Premier vol du moyen-courrier russe MC-21, futur concurrent d’Airbus et Boeing

mai 28, 2017

Un avion survole Paris, le 5 décembre 2016 / © AFP/Archives / FRANCK FIFE

Le premier prototype du futur moyen-courrier russe Irkout MC-21, destiné à concurrencer les puissants avionneurs Airbus et Boeing, a effectué dimanche son premier vol d’essai dans le ciel d’Irkoutsk, en Sibérie.

Le vol de cet avion de ligne, qui doit symboliser la renaissance de l’industrie aéronautique russe a duré 30 minutes, durant lesquelles l’appareil est monté à 1.000 mètres d’altitude pour s’y maintenir à 300 km/h selon l’entreprise publique Irkout, qui construit le MC-21.

« Nous volons », s’est félicité sur Twitter le vice-Premier ministre russe Dmitri Rogozine, présent sur place et postant plusieurs photographies de l’appareil en vol et de l’équipage porté en triomphe par des techniciens, après leur atterrissage.

« Le président Vladimir Poutine a appelé le président d’Irkout, Oleg Demtchenko, et l’a félicité ainsi que le personnel de l’entreprise et tous les travailleurs du secteur pour cet évènement mémorable », a indiqué le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, cité par les agences russes.

« Le vol s’est déroulé normalement. Aucune observation qui pourrait faire obstacle à la suite du programme n’a été découverte », a pour sa part déclaré le pilote d’essai de l’appareil, Oleg Kononeko, cité par l’agence de presse Interfax.

La Russie avait présenté en juin 2016 l’Irkout MC-21, appareil moyen-courrier transportant selon les versions de 132 à 211 passagers. Il doit concurrencer les « best-seller » des avionneurs européen Airbus et américain Boeing, l’A320 et le 737, qui dominent leur créneau.

Irkout affirme avoir enregistré 175 commandes de compagnies russes et d’une compagnie kirghize, parmi lesquelles la numéro un russe Aeroflot, pour cet appareil dont la mise en service doit intervenir en 2019.

Un premier avion de ligne russe, le Soukhoï Superjet 100, a été mis en service en 2011 mais cet appareil régional a connu des problèmes techniques à répétition. En janvier, Soukhoï Aviation Civile (SCA) a ainsi indiqué qu’un SSJ-100 sur cinq était cloué au sol en raison d’un défaut technique.

Romandie.com avec(©AFP / 28 mai 2017 16h55)

Trump rentre à Washington où l’affaire russe touche son premier cercle

mai 27, 2017

Le président américain Donald Trump et son épouse Melania, le 27 mai 2017 près de Taormina (Italie) / © AFP / MANDEL NGAN

Après plus d’une semaine au Moyen-Orient et en Europe, Donald Trump rentre à Washington dans une Maison Blanche en crise, où l’enquête sur les liens avec la Russie touche désormais l’un de ses plus proches conseillers, son gendre Jared Kushner.

Plusieurs médias américains rapportent que Jared Kushner a voulu établir un canal secret de communication avec le Kremlin, pendant la période de transition avant l’entrée en fonctions du président élu, cherchant à contourner les voies de communications traditionnelles entre les deux pays.

Selon le Washington Post, Jared Kushner a fait cette proposition au cours d’une rencontre avec l’ambassadeur russe à Washington, Sergueï Kisliak, le 1er ou le 2 décembre à la Trump Tower de New York.

Jared Kushner est allé jusqu’à suggérer d’utiliser des bâtiments diplomatiques russes afin de « protéger ces discussions pré-investiture de toute surveillance » par le gouvernement américain, assurait vendredi le quotidien, mentionnant des conversations entre Moscou et son ambassadeur interceptées par les services de renseignement américains.

« Nous avons des canaux informels de communication avec de nombreux pays. Cela nous permet de communiquer de manière discrète », a défendu samedi le général H.R. McMaster, le patron du Conseil de sécurité nationale (NSC) américain, au cours d’une conférence de presse téléphonique en marge du sommet G7 en Italie.

« Cela ne m’inquiète pas », a-t-il ajouté.

Donald Trump est attendu dans la soirée de samedi à Washington après son premier voyage à l’étranger, qui l’a mené en Arabie saoudite, en Israël, au Vatican, en Italie et à Bruxelles.

– Cellule de crise –

Selon le New York Times, la Maison Blanche met en place une cellule de « communication de crise » pour tenter de distancer l’administration Trump de l’ampleur grandissante du scandale.

Le président américain espérait que ce déplacement lui apporterait un répit, mais les révélations concernant l’affaire russe se sont intensifiées dans la presse américaine depuis son départ.

La mise en cause de Jared Kushner fragilise un peu plus le républicain, qui a déjà dû se séparer de son précédent conseiller à la Sécurité nationale, Michael Flynn, et voit plusieurs membres de son équipe de campagne – en particulier son ancien directeur de campagne Paul Manafort – ciblés par l’enquête du FBI.

« Si un officier du renseignement américain avait fait quelque chose comme ça, nous l’aurions considéré comme de l’espionnage », a réagi l’ancien directeur de la CIA sous la présidence de George W. Bush, John McLaughlan, sur la chaîne MSNBC, résumant le sentiment de stupeur à Washington.

L’ancien directeur de l’agence de renseignement américaine NSA, Michael Hayden, voit de son côté une dangereuse ignorance dans l’attitude prêtée à Jared Kushner .

« Quel degré d’ignorance, de chaos, d’arrogance, de suspicion, de mépris faut-il avoir pour penser que faire cela avec l’ambassadeur russe est une bonne idée ? » s’est-il interrogé sur la chaîne CNN.

– Influence considérable –

Homme d’affaires devenu conseiller du président en politique étrangère, M. Kushner, 36 ans, est le mari d’Ivanka Trump, la fille la plus en vue de Donald Trump et elle-même conseillère à la Maison Blanche.

Jared Kushner est considéré comme faisant partie de la garde rapprochée du président américain et bénéficie d’un large portefeuille de responsabilités et d’une influence considérable à la Maison Blanche.

Il est notamment un intermédiaire central en matière de politique étrangère.

Son avocat, Jamie Gorelick, a indiqué que M. Kushner « s’était déjà volontairement proposé de partager avec le Congrès ce qu’il sait de ces rencontres. Il en fera de même pour toute autre enquête ».

Mais l’enquête du FBI, désormais dirigée par un procureur indépendant, Robert Mueller, sur une possible « coordination » entre l’équipe de campagne de Donald Trump et des responsables russes, semble se resserrer autour du président.

Donald Trump lui-même est soupçonné d’avoir fait pression sur plusieurs responsables du renseignement américain pour l’aider à contrer cette enquête.

Les choses pourraient encore se compliquer pour l’exécutif américain avec le témoignage très attendu la semaine prochaine de l’ancien directeur du FBI limogé par Donald Trump, James Comey, devant le Congrès.

James Comey a conservé des notes dans lesquelles il a consigné, selon la presse, une conversation avec le président américain lui demandant de « laisser tomber » l’enquête visant Michael Flynn.

Aucune date ni confirmation n’a toutefois été donnée pour ce témoignage.

Outre l’enquête du FBI, deux autres enquêtes parlementaires sont en cours par les commissions du Renseignement du Sénat et de la Chambre des représentants.

Toujours selon le New York Times, la commission du Renseignement du Sénat a demandé à l’équipe politique de M. Trump de « rassembler et fournir tous les documents, courriels et enregistrements téléphoniques liés à la Russie depuis le lancement de sa campagne en juin 2015 ».

Romandie.com avec(©AFP / 27 mai 2017 22h42)                

États-Unis: Un procureur spécial nommé dans l’enquête Trump-Russie

mai 17, 2017

Washington – Le ministère américain de la Justice a nommé mercredi un procureur spécial pour mener l’enquête explosive sur l’ingérence russe dans l’élection présidentielle de 2016 et une possible collusion entre Moscou et des membres de l’équipe de campagne de Donald Trump.

« Ma décision ne signifie pas que des délits ont été commis ou que des poursuites sont nécessaires », a souligné le numéro deux de la Justice, Rod Rosenstein, dans un communiqué pour annoncer la nomination de l’ancien directeur du FBI, Robert Mueller, 72 ans, à cette fonction.

« Compte tenu des circonstances actuelles particulières, j’ai estimé que l’intérêt public demande de placer cette enquête sous l’autorité d’une personne qui exerce un degré d’indépendance vis-à-vis de la hiérarchie habituelle », a-t-il ajouté.

Cette annonce survient un peu plus d’une semaine après le limogeage choc par Donald Trump du chef du FBI James Comey et au moment où le président américain est accusé d’avoir cherché à entraver cette enquête.

Depuis le renvoi de James Comey, l’opposition démocrate réclamait la nomination d’un procureur spécial, plus indépendant du pouvoir, pour superviser l’enquête en cours du FBI.

Un procureur spécial a autorité pour mener son enquête plus indépendamment de la hiérarchie du ministère de la Justice. Il n’a pas à informer le ministre de la Justice ou ses adjoints des avancées de son enquête. Il est en outre autorisé à lancer des poursuites si nécessaire.

Donald Trump avait d’abord justifié le limogeage de James Comey par sa gestion de l’affaire des emails d’Hillary Clinton avant d’admettre qu’il avait depuis longtemps décidé de se débarrasser du haut policier, dont le mandat courait jusqu’en 2023.

Mardi soir, des révélations de la presse américaine ont ébranlé la Maison Blanche, affirmant que le président américain avait demandé en février à M. Comey de classer l’enquête sur Michael Flynn, son éphémère conseiller à la sécurité nationale accusé de contacts suspects avec la Russie. M. Comey aurait consigné cette tentative d’étouffer une enquête dans des notes dont plusieurs médias américains ont fait état.

Romandie.com avec(©AFP / 18 mai 2017 01h02)                                            

États-Unis: Trump assure avoir « le droit » de partager des informations avec la Russie

mai 16, 2017

Washington – Le président américain Donald Trump a affirmé mardi sur Twitter avoir eu « absolument le droit » de partager des informations concernant « le terrorisme et la sécurité aérienne » avec Moscou, après avoir été accusé d’avoir divulgué des données classifiées au chef de la diplomatie russe.

« En tant que président, je voulais partager avec la Russie, comme j’en ai absolument le droit, des faits concernant (…) le terrorisme et la sécurité aérienne », a-t-il écrit sur le réseau social.

Il a expliqué l’avoir fait « pour des raisons humanitaires » et vouloir « en plus que la Russie renforce nettement sa lutte contre l’EI (groupe Etat islamique, ndlr) et le terrorisme ».

Selon le Washington Post, M. Trump a, lors d’une rencontre récente dans le Bureau ovale avec Sergueï Lavrov, évoqué des renseignements concernant une opération du groupe Etat islamique en préparation. Ces informations avaient été communiquées par un partenaire des Etats-Unis qui n’avait pas donné l’autorisation à Washington de les partager avec Moscou. Leur divulgation pourrait donner des indications sur la façon dont elles ont été collectées, et pourrait par ailleurs mettre en difficulté des sources, selon le journal.

Le général H.R. McMaster, qui dirige le Conseil de sécurité nationale et a assisté à la réunion, a démenti que des sources ou des méthodes de renseignement aient été évoquées lors de cette conversation, sans toutefois explicitement contester que des informations classifiées aient été divulguées par le président américain. « L’histoire, telle qu’elle a été rédigée, est fausse », a-t-il affirmé lundi.

De son côté, le Kremlin a qualifié mardi de « n’importe quoi » cette affaire. Et « nous n’avons ni à démentir ni à confirmer », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, à des journalistes.

Romandie.com avec(©AFP / 16 mai 2017 13h50)