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Egypte: L’état d’urgence décrété pour un mois

août 14, 2013

LE CAIRE (Qahirah) – L’état d’urgence a été décrété mercredi pour un mois en Egypte par le pouvoir mis en place par l’armée, après l’intervention sanglante des forces de l’ordre pour déloger les manifestants islamistes pro-Morsi de deux places du Caire, a annoncé la présidence.

Au moins 124 manifestants ont été tués sur la seule place Rabaa al-Adawiya, selon le décompte d’un journaliste de l’AFP sur place, et les partisans du président Mohamed Morsi destitué par l’armée le 3 juillet multiplient les manifestations dans toute la capitale et d’autres grandes villes du pays.

L’état d’urgence est entré en vigueur à 16h00 locales (14h00 GMT), a annoncé la présidence dans un communiqué lu sur une chaîne de la télévision publique.

Le président par intérim, Adly Mansour, nommé par les militaires après la destitution et l’arrestation de M. Morsi, a donné pour mission aux forces armées, en coopération avec la police, de prendre toutes les mesures nécessaires pour maintenir la sécurité et l’ordre ainsi que pour protéger les biens publics et privés et les vies des citoyens, selon le communiqué.

La sécurité et l’ordre dans la Nation sont en danger en raison d’actes de sabotage délibérés, d’attaques visant des bâtiments publics et privés et de la perte de vies humaines, des actes perpétrés par des groupes extrémistes, selon la présidence.

Romandie.com avec (©AFP / 14 août 2013 16h23)

Yémen: cinq soldats tués dans une attaque d’Al-Qaïda

août 11, 2013

ADEN – Cinq soldats yéménites ont été tués dimanche dans une attaque menée par des éléments d’Al-Qaïda près du terminal gazier de Balhaf, dans le sud-est du Yémen, a-t-on appris de source militaire.

Les assaillants sont arrivés en voiture au niveau d’un point de contrôle de l’armée proche du terminal de Balhaf. Ils ont ouvert le feu à l’arme automatique, tuant cinq soldats avant de prendre la fuite, a déclaré cette source à l’AFP sous couvert d’anonymat.

Les soldats tués appartiennent à une unité de l’armée chargée de protéger les installations du terminal situé dans la province de Chabwa, et détenu en partie par le français Total.

Mercredi, les autorités yéménites avaient affirmé avoir déjoué un plan d’Al-Qaïda consistant à s’emparer de villes et d’installations pétrolières et à prendre en otage des étrangers.

Selon les informations donnés par les autorités yéménites, Al-Qaïda avait l’intention d’attaquer les installations pétrolières de Moukalla, capitale de la province de Hadramout, et de prendre le contrôle de la ville de Moukalla et de la localité voisine de Gil Bawazir, et à défaut de prendre en otages des étrangers travaillant sur les installations pétrolières de la deuxième ville.

Le terminal de Balhaf, par lequel transite l’essentiel des exportations de gaz du Yémen, n’était pas visé par cette attaque, mais le plan prévoyait un sabotage du gazoduc qui alimente le terminal, selon les autorités.

Le 1er août, Washington avait annoncé la fermeture de plus d’une vingtaine de ses consulats et ambassades au Moyen-Orient et en Afrique en raison d’une menace d’attentats.

Les consulats et ambassades fermées doivent reprendre leurs activités dimanche, premier jour de la semaine dans la plupart des pays musulmans, a indiqué Jennifer Psaki, la porte-parole du département d’Etat dans un communiqué publié vendredi soir.

En revanche, l’ambassade de Sanaa n’est pas concernée par la mesure car subsiste, selon la diplomatie américaine, un faisceau de menaces d’une éventuelle attaque terroriste émanant d’Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa), que Washington considère comme la branche la plus active de la nébuleuse extrémiste.

Depuis le 28 juillet, une vague d’attaques de drones visant les membres du réseau extrémiste au Yémen a fait 38 morts.

Romandie.com (©AFP / 11 août 2013 11h19)

Mali : les jihadistes dynamitent un pont stratégique, la force franco-malienne progresse vers Gao et Tombouctou

janvier 25, 2013
Des jihadistes en août, à Gao, dans le Nord-Mali. Des jihadistes en août, à Gao, dans le Nord-Mali. © Reuters

Pour tenter de freiner la force africaine en cours de déploiement au Nord-Mali, des jihadistes on dynamité le pont de Tassiga, à la frontière nigérienne, dans la nuit de jeudi à vendredi 25 janvier. Ils pourraient tenter de s’en prendre à d’autres infrastructures de même nature, alors que la force franco-malienne progresse vers Gao et Tombouctou.

Mis à jour à 15h18.

Dans toute guerre, même asymétrique, les infrastructures sont des points particulièrement sensibles pour les armées les mieux équipées. Ce qu’ont très bien compris les jihadistes qui viennent de dynamiter dans la nuit de jeudi à vendredi le pont stratégique de Tassiga, à 60 kilomètres de la frontière nigérienne. « Personne ne peut plus passer pour aller au Niger, ou venir vers Gao », a déclaré Abdou Maïga, propriétaire de camions de transports. Un témoignage confirmé par une source nigérienne de sécurité.

Le sabotage a pour but de ralentir les soldats tchadiens et nigériens de la force africaine en cours de déploiement à la frontière nigérienne, en visant une des routes qu’ils pourraient emprunter vers le Nord-Mali. Les islamistes pourraient continuer leurs sabotages, ce qui serait une calamité pour l’économie de la région. « Après le pont de Tassiga, j’ai une crainte, que les islamistes détruisent le pont de Wabaria de Gao [Inauguré en 2006, NDLR]. Ils sont fous, et ils peuvent le faire », a commenté un élu de la région. La destruction du pont de tassiga pourrait aussi constituer des représailles de la part des jihadistes. Dans la nuit de mercredi à jeudi, l’aviation française a bombardé des positions islamistes à Ansongo, à 40 km de Tassiga, sur la route menant à Gao.

Hombori reprise

Dans le même temps, la force franco-malienne poursuit sa progression vers le nord du pays. Selon des sources concordantes, la ville de Hombori a été reprise. « Les militaires maliens et français sont à Hombori. Ils assurent la sécurité de Hombori. Il n’y a plus d’islamistes sur place », a expliqué un enseignant de la ville, située à 920 km de Bamako.

« Après leur patrouille dans la région, les Maliens et les Français assurent actuellement la sécurité de la ville. Nous sommes vraiment en paix maintenant », a témoigné un autre habitant. Selon une source malienne de sécurité, les soldats français et maliens doivent désormais poursuivre leur progression vers Gao, à un peu plus de 200 km à l’ouest. « Nos objectifs sont respectés. Nous contrôlons désormais Hombori. Les troupes présentes à Hombori visent maintenant Gao », a-t-elle indiqué.

Parallèlement, la force de l’opération Serval, qui a repris lundi la ville de Diabali (400 km à l’ouest de Bamako) aux islamistes, vont se diriger vers Léré, plus au nord, dans le but de prendre le contrôle de Tombouctou, selon cette même source de sécurité.

Jeuneafrique.com avec AFP