Posts Tagged ‘Sagesse’

Dernier regard sur mon corps

septembre 23, 2021

Mon corps inerte amas de glace

Sur lequel ont poussé des ronces

Devenu objet de curiosité amis

Sujet de dispute de mes ennemis

Mon corps source de convoitise

Allongé dans l’institut de la bêtise

Hante, dérange et ronge la conscience

De tous ceux qui manquent de sagesse

Mon corps controverse honteuse

D’une mort à la semence douteuse

Attend la juste décision de vérité

Sous l’œil vigilant des éprouvés

Bernard NKOUNKOU BOUESSO

Congo/Conférence scientifique : débat autour de la « Sagesse et sorcellerie chez les Angungwel : un héritage ancestral »

novembre 9, 2020

La conférence animée par le Pr Krishna Amen Ndounia, maître-assistant CAMES de l’Université Marien-Ngouabi, a eu lieu le 7 novembre dans les jardins du Mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza.

Photo 1 : L’assistance suivant la conférence (crédit photo/ ADIAC)

La thématique de l’exposé « Sagesse et sorcellerie : un héritage ancestral chez A’ngbœ-ngbœl » est une réflexion critique suscitée par l’exploration de quelques ouvrages publiés par certains chercheurs africains…, a souligné, d’entrée de jeu, le Pr Krishna Amen Ndounia.

Pour explorer ce thème, le conférencier s’est servi de quelques interrogations préalables d’orientation, à savoir : Qui sont A’ngbœ-ngbœl ? Quelle représentation ce peuple avait-il de l’être humain et du monde dans leur existence ancestrale ? Quel est le fondement ontologique ou métaphysique de la « sorcellerie » et de la « sagesse » chez A’ngbœ-ngbœl ? Or, si la sorcellerie est quelque chose de négatif, la sagesse l’est assurément de positif. Quelles possibilités la tradition A’ngbœ-ngbœl disposait-elle alors pour juguler le phénomène de sorcellerie et cultiver la sagesse ?

Partant de ces différentes interrogations, et en se servant de l’herméneutique et de l’historicisme comme méthodes d’étude, il a construit sa réflexion critique en trois moments essentiels : La structure de l’être humain selon la tradition A’ngbœ-ngbœl ; Sagesse et sorcellerie comme prédispositions et pratiques ancestrales ; Des mécanismes de lutte contre la sorcellerie et d’ouverture à la sagesse.

La sagesse et la sorcellerie d’après le Pr Krishna Amen Ndounia sont des prédispositions de sang, donc héréditaires.

Pour le conférencier, la tradition ngbœ-ngbœl préconise un certain nombre de mécanismes pour combattre la sorcellerie et cultiver la sagesse. Le plus fondamental de ces mécanismes est l’éducation. Celle-ci est fondée non seulement sur les contes mythiques et la conversion à la religion E’nk’ri en tant que célébration des mystères de Nk’ri, mais aussi sur la pratique de la justice traditionnelle sur le plan visible et les « pièges invisibles » comme Okwo-onh sur le plan invisible. Mais d’un point de vue moderne, la sorcellerie peut aussi être combattue par l’éducation intellectuelle ou scientifique, mais aussi par le développement socioéconomique, le développement de la technologie, l’amélioration des conditions de vie, bref le bien-être social.

Photo 2 : Le conférencier (habillé en noir) et le modérateur (crédit photo/ ADIAC)

Bien auparavant, la directrice générale du Mémorial Pierre-Savorgnan- de- Brazza, Belinda Ayessa, a, dans son mot introductif, félicité le Pr Krishna Amen Ndounia d’avoir abordé un sujet si complexe qui touche aux rationalités africaines sur ce qu’on nomme les phénomènes paranormaux. Comment repenser « sagesse » et « sorcellerie » à travers une alliance de mots qui soulagerait de la fibre redoutable de l’une et l’ombre redoutée de l’autre ? s’est-elle interrogée.

« Pour notre rencontre de ce matin, relier « sagesse et sorcellerie » ne relève pas simplement d’un fonctionnalisme de cette pratique. De manière générale, une telle approche vise à contextualiser le phénomène de sorcellerie sans forcément forger un nouveau paradigme. C’est dans cette perspective que ce phénomène est une forme de « sagesse », certes nocive, mais réelle dont certains peuvent se prévaloir de détenir », a déclaré Belinda Ayessa.

Ajoutant que la conférence du Pr Krishna Amen Ndounia est une opportunité d’élargir les vues sur le croyable, ou sur les croyances possibles qui dépendent forcément des situations historiques et sociales. « J’énonce là ce que l’homme du commun peut aisément esquisser puisque nous avons, nous-mêmes, d’innombrables récits entendus sur la sorcellerie. Chacune, chacun de nous sait combien l’imaginaire des peuples de nos contrées est habité par l’omniprésence de la croyance à la sorcellerie », a-t-elle laissé entendre.

Avec Adiac-Congo par Bruno Okokana

       

Le dernier cri du roitelet

décembre 18, 2019

  

Rongé par des mandats interminables

Il dort comme un cochon lamentable

Aux ronflements dérangeant le peuple

Qui lui demande de partir avec ses demoiselles

 

Fatigué de ses discours aux vaines promesses

Il a planqué dans les fonds vautours les richesses

D’un pays portant la corde au cou avec un couperet

Suspendu au-dessus de la tête inconsciente du roitelet

 

Fervent et brillant militant d’absence de conscience

Âme orgueilleuse et paresseuse sans brin de sagesse

Il applaudit sans sanctionner les fossoyeurs de l’économie

Devant un parterre de diplomates abusés et aguerris

 

Bernard NKOUNKOU

 

Jérusalem: le pape renouvelle son appel à la « sagesse »

décembre 10, 2017

Le pape François, le 10 décembre 2017 au Vatican / © AFP / Andreas SOLARO

Le pape François a renouvelé dimanche, dans un communiqué, son appel à la « sagesse » et à la « prudence de tous » après la décision controversée des Etats-Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

« Le Saint Père renouvelle son appel à la sagesse et la prudence de tous et forme de ferventes prières afin que les responsables des nations, dans ce moment particulièrement grave, s’engagent à prévenir une nouvelle spirale de violence », a précisé ce communiqué du Vatican.

Le pape François avait déjà manifesté sa préoccupation en appelant mercredi au « respect du statu quo » en conformité avec les résolutions des Nations unies.

Le Vatican indique dimanche suivre avec « grande attention » la situation au Moyen-Orient, et en particulier à Jérusalem, « ville sacrée pour les juifs, les chrétiens et les musulmans du monde entier ».

Jorge Bergoglio demande également que les responsables internationaux « répondent avec des actes et des paroles aux désirs de paix, de justice et de sécurité des populations de ces terres martyrisées ».

Et avant l’ouverture de réunions convoquées par la Ligue arabe et l’Organisation pour la coopération islamique, le Vatican « rappelle sa position bien connue en ce qui concerne le caractère unique de la Ville Sainte (Jérusalem) et la nécessité absolue de respecter le statu quo, en conformité avec les décisions de la communauté internationale ».

Le Saint-Siège rappelle également que « seule une solution négociée entre Israéliens et Palestiniens peut apporter une paix stable et durable et garantir une co-existence pacifique entre deux Etats à l’intérieur de frontières reconnues internationalement ».

La décision unilatérale mercredi de M. Trump de déclarer Jérusalem capitale d’Israël a provoqué des condamnations internationales. Des heurts ont eu lieu samedi dans les Territoires palestiniens pour le troisième jour consécutif.

Le pape François a fait part à cet égard de sa « douleur » après ces affrontements.

Romandie.com avec(©AFP / 10 décembre 2017 15h02)                

Le temps du pouvoir

octobre 2, 2011

Ne fais pas du fauteuil présidentiel ton champ de pets car d’autres viendront s’installer et cultiver le destin du pays. Quand tu as goûté au pouvoir, ne cherche pas d’être rassasié, lève-toi et dégage! Abandonne tes intérêts de gloutonnerie, tes ambitions démesurées, égoïstes et égocentriques de la tribu et des amis. Le pouvoir de la nation a besoin de toutes les filles et de tous les fils car dans l’usure tu ne peux plus opérer des miracles. Ni ta jeunesse, ni ta vieillesse ne peuvent plus apporter des solutions remèdes au développement de la République.

Un mandat peut suffire et deux est le maximum pour réaliser son projet de société. Ce n’est pas en cherchant à obtenir une rallonge du pouvoir que l’on peut encore satisfaire aux besoins d’une population, d’un peuple qui aspire au bien-être et au mieux-être.

La leçon du pouvoir d’un État consiste à mieux se préparer pour bien assumer ses charges difficiles; quand on est pas prêt, il faut éviter l’aventure politique car la République est un concentré d’institutions nobles qui nécessitent un brin de connaissance et de sagesse.

Bernard NKOUNKOU