Posts Tagged ‘saints’

Vatican: Le pape François a canonisé sept personnes dimanche

octobre 16, 2016

Le pape François a canonisé dimanche sept personnes, dont deux Français, deux Italiens et un populaire curé argentin ayant dédié sa vie aux exclus. Ces personnalités ont rejoint la liste des milliers de saints reconnus au fil des siècles.

Seule femme parmi les sept nouveaux saints, la Française Elisabeth de la Trinité. Cette carmélite née en 1880 près de Bourges est décédée de maladie à 26 ans. Musicienne de talent, Elisabeth Catez a écrit plusieurs centaines de lettres à ses proches, un journal intime, des poèmes, quatre traités spirituels, ainsi qu’une prière au « Dieu Trinité » aujourd’hui traduite dans une cinquantaine de langues.

Elle doit sa canonisation au miracle touchant une enseignante de religion belge. Elle a a affirmé avoir été subitement guérie d’une maladie orpheline à son arrivée au carmel de Dijon.

Mordue par un serpent
Le Français Salomon Leclercq, également canonisé dimanche, a vécu au 18e siècle. Il avait rejoint les Frères des écoles chrétiennes, une congrégation laïque vouée à la formation des jeunes. Durant la Révolution française (1789-1799), il est massacré à Paris avec 188 autres éclésiastiques. Tous ces martyrs ont été béatifiés en 1926 par le pape Pie XI.

Le Vatican a reconnu dans son dossier le caractère « inexpliqué » de la guérison d’une fillette vénézuélienne de cinq ans. Celle-ci avait été mordue par un serpent.

Les religieux italiens Lodovico Pavoni (1784-1849) et Alfonso Maria Fusco (1839-1910) figurent parmi les nouveaux saints. Ils avaient consacré leurs vies à l’éducation des jeunes indigents et des enfants abandonnés.

« Le curé gaucho »
Le curé José Gabriel Brochero (1840-1914) est devenu le premier saint né et mort en Argentine. Surnommé « le curé gaucho », il circulait à dos de mule dans les montagnes près de Buenos Aires. C’est son portrait sur un âne qui trônait d’ailleurs dimanche sur le parvis de la basilique Saint-Pierre.

Aveugle, mort de la lèpre, « ce pasteur à l’odeur de brebis s’est fait pauvre parmi les pauvres », estime le pape argentin.

Présent à la canonisation, le président argentin Mauricio Macri a été reçu par le pape François samedi pour un entretien privé au Vatican. L’occasion d’aborder des thèmes chers au Souverain pontife comme la lutte contre la pauvreté.

Un Mexicain et un Espagnol
Seul laïc canonisé dimanche: le Mexicain Jose Luis Sanchez del Rio (1913-1928). Ce martyr de la persécution anticatholique a été tué cruellement à l’âge de 14 ans, dans la guerre sanglante des « Christeros » (soulèvement de paysans catholiques contre un nouveau gouvernement anticlérical à la fin des années 20).

Enfin, un évêque espagnol originaire de Séville est devenu saint dimanche: Manuel Gonzales Garcia (1877-1940). Il a notamment créé la Congrégation des Missionnaires eucharistiques de Nazareth.

La « Congrégation pour la cause des saints », chargée au Vatican d’enquêter sur les éventuels futurs saints, a annoncé fin septembre un resserrement des règles de sa commission médicale établies il y a 40 ans. Par exemple, seuls trois groupes d’experts pourront se prononcer sur une guérison miraculeuse, alors que ce nombre était auparavant illimité.

Romandie.com avec(ats / 16.10.2016 12h25)

Mali : des islamistes détruisent le monument de l’indépendance à Tombouctou

octobre 28, 2012
Capture d'écran de la détruction d'un mausolée à Tombouctou, le 1er juillet 2012. Capture d’écran de la détruction d’un mausolée à Tombouctou, le 1er juillet 2012. © AFP

Les islamistes armés qui occupent le nord du Mali ont entrepris samedi de détruire le monument de l’indépendance à Tombouctou où ils ont déjà détruit ces derniers mois des trésors du patrimoine mondial, ont indiqué à l’AFP des habitants de la ville.

Les islamistes armés qui occupent le nord du Mali ont entrepris samedi de détruire le monument de l’indépendance à Tombouctou où ils ont déjà détruit ces derniers mois des trésors du patrimoine mondial, ont indiqué à l’AFP des habitants de la ville.

« A l’aide d’un tracteur, les islamistes sont actuellement en train de détruire le monument de l’indépendance de Tombouctou », situé au centre-ville, a affirmé un habitant contacté par téléphone. Un autre témoin a précisé que « huit islamistes avec un bulldozer » étaient « en train de détruire le monument de l’indépendance de Tombouctou ».

Le 18 octobre, les islamistes armés qui ont pris le contrôle du nord du Mali après le coup d’Etat ayant renversé le président Amadou Toumani Touré le 22 mars, avaient détruit des mausolées à Tombouctou, selon des témoins. Les islamistes d’Ansar Dine (Défenseurs de l’islam), groupe armé qui contrôle Tombouctou avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), avaient déjà procédé à de telles destructions cet été dans cette ville historique.

Mausolés

En juillet, ils avaient suscité un tollé en détruisant des mausolées en terre dans l’enceinte de la plus grande mosquée de la ville, classée patrimoine mondial en péril. Ils s’attaquent aux mausolées – importants lieux de recueillement – car ils considèrent la vénération des saints comme « de l’idolâtrie », contraire à l’unicité de Dieu.

De nombreux habitants avaient assisté, impuissants, à l’opération de destruction, alors que les islamistes promettaient de détruire tous les mausolées de la région. Ils avaient, quelques jours auparavant, déjà détruit sept des seize mausolées de Tombouctou et brisé la porte sacrée de la mosquée Sidi Yahia. Les islamistes armés prônent la charia (loi islamique), dont ils ont une interprétation rigoriste. Ils commettent en son nom de nombreuses exactions (meurtres, lapidations, amputations, coups de fouet en public) avec de plus en plus de brutalité, selon des témoins.

Le 12 octobre, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution préparant le déploiement d’une force militaire internationale de quelque 3.000 hommes au Mali, donnant 45 jours aux pays ouest-africains, qui en constitueront le noyau, pour préciser leurs plans.

L’Union africaine, que le Mali vient de réintégrer, a appelé mercredi à « une finalisation rapide de la préparation conjointe d’une force internationale, menée par l’Afrique, (…) en vue de reprendre le contrôle des territoires occupés du Nord ». Cette force, composée de milliers de soldats de pays membres de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), doit être déployée avec l’aval de l’ONU et le soutien logistique de pays comme la France, ex-puissance coloniale au Mali, et les Etats-Unis.

Jeuneafrique.com avec AFP

Mali : deux mausolées de la mosquée de Djingareyber détruits à Tombouctou

juillet 10, 2012
Djingareyber est l'une des trois principales mosquées de Tombouctou. Djingareyber est l’une des trois principales mosquées de Tombouctou. © AFP

La destruction continue à Tombouctou. Mardi 10 juillet, les islamistes se sont attaqués aux mausolées de saints musulmans situés dans l’enceinte de la plus grande mosquée de la ville, classée patrimoine mondial en péril, tout en promettant de détruire tous les autres mausolées de la région.

Armés de haches, de pioches et de burins, les hommes du groupe armé Ansar Eddine (Défenseurs de l’islam), maîtres de Tombouctou depuis plus de trois mois, se sont acharnés contre deux mausolées en terre de la mosquée de Djingareyber. D’après des témoins, ils ont été « totalement » détruits. Djingareyber est l’une des trois principales mosquées de Tombouctou avec celles de Sidi Yahia et Sankoré, toutes trois classées par l’UNESCO au patrimoine de l’humanité, aujourd’hui en péril.

Les 1er et 2 juillet, Ansar Eddine avait déjà détruit sept des seize mausolées de Tombouctou et brisé la porte sacrée de la mosquée Sidi Yahia, provoquant l’indignation au Mali et à l’étranger. Les destructions avaient été interrompues, mais Ansar Eddine avait promis qu’elles reprendraient. « Actuellement, les islamistes sont en train de détruire deux mausolées de la grande mosquée de Djingareyber de Tombouctou. Ils tirent en l’air pour chasser la foule, pour lui faire peur », a déclaré un des témoins.

« Les deux mausolées jouxtent la partie ouest du mur externe de la grande mosquée et les islamistes ont des houes, des burins, ils tapent fort sur les mausolées qui sont en terre calcaire. Ils disent qu’ils vont tout détruire », a pour sa part affirmé un proche de l’imam de la mosquée.

Selon un autre témoin, les islamistes « s’acharnent sur les mausolées de la mosquée » aux cris d’ « Allah Akbar » (Dieu est grand). Il a ajouté qu’ils sont « nombreux et ont coupé les deux principales routes menant à la mosquée ». Ce témoin a affirmé que les islamistes ont demandé à une équipe de la chaîne de télévision qatarie Al-Jazira, présente à Tombouctou, « de filmer la scène ».

« Il n’y a pas de patrimoine mondial »

En fin de matinée, un des témoins a déclaré: « C’est terminé, les deux mausolées ont été détruits. Les islamistes ont tout cassé, il n’y a plus rien. C’est triste! Ils ont commis un crime ». Un autre habitant a dit avoir vu « des gens pleurer », ajoutant : « Dieu ne va jamais leur pardonner ça ».

Ville mythique aux « 333 saints », ancienne métropole culturelle et intellectuelle du Sahara, Tombouctou abrite également des dizaines de milliers de manuscrits inestimables, dont certains remontent du XIIe siècle à l’ère pré-islamique.

Un proche du porte-parole d’Ansar Eddine à Tombouctou a déclaré que « désormais, dès que les étrangers vont parler de Tombouctou », les islamistes s’attaqueront à tout ce qu’on appelle « patrimoine mondial ».

« Il n’y a pas de patrimoine mondial. ça n’existe pas. C’est pour nous les musulmans. Les cafres (infidèles) ne doivent pas se mêler de nos affaires », a affirmé un djihadiste tunisien membre du « comité média » des islamistes dans le nord du Mali. « Nous allons tout détruire, même si les mausolées sont à l’intérieur des mosquées, et après nous allons détruire les mausolées qui sont dans la région de Tombouctou », a-t-il affirmé. D’autres mausolées sont notamment situés à Araouane et Gassra-Cheick, deux localités de la région de Tombouctou.

Charia

Les trois villes et régions administratives du nord du Mali, Tombouctou, Gao et Kidal, qui représentent plus de la moitié du territoire malien, sont occupées depuis fin mars/début avril par Ansar Eddine et un autre groupe armé islamiste, le Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). Ils sont alliés aux djihadistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Ces groupes, qui ont évincé la rébellion touareg de la région, entendent imposer la charia (loi islamique) dans tout le Mali. Ils ont déjà commencé à le faire dans le Nord du pays, où les femmes doivent porter le voile et où les buveurs d’alcool, les fumeurs et les couples illégitimes sont fouettés régulièrement en public.

Le gouvernement de transition, mis en place à Bamako après le retrait des militaires putschistes, est totalement impuissant face à ces exactions.

Jeuneafrique.com avec AFP

Mali : Tombouctou en alerte rouge, Kidal sous le feu de la rébellion touarègue

mars 29, 2012

La rébellion touarègue a décidé de pousser son avantage dans le  Nord-Mali, profitant de la désorganisation de l’armée malienne qui s’est emparé  du pouvoir par un coup d’État le 22 mars dernier. Un groupe du MNLA menace  Tombouctou tandis qu’une autre partie de ses troupes a pris d’assaut Kidal avec  l’aide du mouvement salafiste Ansar dine de Iyad Ag Ghali.

La tension est à son comble à Tombouctou, que les rebelles du Mouvement de libération national de l’Azawad (MNLA) menacent  de prendre d’assaut. Mardi 27 mars, une délégation de la communauté bérabiche de  la  « cité aux 333 saints » a rencontré des responsables du MNLA dans la  localité de Agouni, à 30 km au nord de la ville, pour leur demander de renoncer  à leur projet. Les rebelles ne leur ont laissé que trois choix.

En substance : soit les membres de la communauté bérabiche font eux-mêmes  déguerpir les soldats maliens, dont beaucoup sont originaire du sud du pays,  soit ils laissent le MNLA s’en charger, ou encore – dernière option – ils se  préparent à une attaque de la rébellion.

Milices armées

« Nous avons choisi la dernière option. Nous nous battrons pour nos richesses  car nous ne voulons pas de pillages comme en 1990. Nous ne soutenons pas la junte non plus, qu’ils viennent se battre ici au lieu de  mettre la pagaille à Bamako ! » s’emporte un notable de la région qui assure que  les milices bérabiches sont « armées » et prêtes à en découdre. Autre hantise  des bérabiches, souvent clairs de peau : être mis par les sudistes dans le même  sac que les rebelles touaregs, dont ils rejetent les objectifs, les accusant de « jeter le Mali  dans la guerre civile entre communautés ».

Les menaces du MNLA sont d’autant plus sérieuses que les rebelles et leurs  alliés salafistes du groupe Ansar dine de Iyad Ag Ghali sont, eux, déjà entrés  en action à 500 kilomètres au nord-est de Tombouctou, à Kidal. « Nous sommes en  train d’être attaqués par les rebelles et des hommes d’Iyad. Nous sommes en  train de nous défendre », a déclaré dans l’après-midi un militaire malien joint  par l’AFP. Une information confirmée par un combattant d’Ansar dine.

Jeuneafrique.com par Baba Ahmed, à Bamako