Posts Tagged ‘Saisie’

Saisie en Belgique de 679 kg de cocaïne en provenance de Bolivie

juin 5, 2019

 

Plus de 679 kilos de cocaïne en provenance de Bolivie ont été saisis en Belgique, lors d’opérations conjointes menées par les deux pays, a annoncé mercredi la police bolivienne.

«Nous avons pu nous coordonner avec la police belge (…) et réaliser une +livraison surveillée+. La Belgique a été alertée que des conteneurs transportant du bois allaient entrer» avec de la cocaïne cachée à l’intérieur, a déclaré en conférence de presse Maximiliano Davila, le chef de la police antidrogue bolivienne.

Le 30 avril, 289,5 kilos ont été saisis, puis 390 kilos le 19 mai, soit un «total de 679,5 kg», a précisé M. Davila.

Cinq entreprises et trois aciéries ont été perquisitionnées ces derniers jours en Bolivie et 10 personnes arrêtées dans le cadre de l’enquête, a ajouté le responsable bolivien.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Saisie de 7,4 tonnes de cannabis par les Douanes en Méditerranée

mai 26, 2019

 

Les Douanes, appuyées par la Marine nationale, ont annoncé samedi la saisie de 7,4 tonnes de cannabis sur un bateau rapide, jeudi lors d’une opération en pleine mer Méditerranée, à une centaine de kilomètres des côtes algériennes.

L’opération a permis l’arrestation de trois trafiquants qui se trouvaient à bord. Ils ont été conduits, ainsi que leur embarcation et la drogue, à Toulon, où ils ont été remis à la justice samedi.

Les trois hommes ont été placés en garde à vue.

La drogue, empaquetée dans quelque 230 colis, représente un montant estimé à 52 millions d’euros à la revente. Les enquêteurs étaient samedi en train de constituer les scellés sur les colis de drogue.

Jeudi matin, un avion de surveillance des douanes a repéré l’embarcation suspecte, une vedette bleu foncée difficilement détectable, qui croisait dans les eaux internationales.

Grâce à ses caméras, l’avion a suivi l’embarcation à haute altitude, hors de vue des trafiquants, pour éviter qu’ils ne se sabordent ou qu’ils ne mettent le feu à leur embarcation.

Deux patrouilleurs de la Marine nationale et de la Douane se sont rendus sur les lieux, et dans l’après-midi, l’assaut a été donné par une équipe de 12 militaires et 8 douaniers à bord de canaux pneumatiques rapides.

Les trafiquants, détenteurs de passeports turcs, ont spontanément reconnu transporter de la drogue dans leur embarcation, semble-t-il un ancien bateau de course. «Ils n’étaient pas armés et n’ont pas opposé de résistance», a précisé lors d’une conférence de presse Max Ballarin, directeur des services de garde-côtes des douanes en Méditerranée.

«Cette saisie traduit l’importance du trafic de cannabis», qui «inonde le marché» européen et notamment les cités marseillaises, a souligné le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux, lors de ce point presse à la base navale de Toulon.

Son parquet et ses magistrats spécialisés de la JIRS (juridiction interrégionale spécialisée) ont été chargés de l’enquête, ouverte initialement à Toulon.

Selon les enquêteurs, le bateau, avec 14.000 litres de carburants dans les réservoirs, faisait probablement route sur un axe qui va des régions de production, au Maroc, à des zones livrées au chaos en Libye, zones dites de «rebond» et qui permettent ensuite de la réexporter vers l’Europe.

«Cette route orientale est plus complexe pour les autorités françaises» qui luttent contre le trafic de stupéfiants, a commenté M. Ballarin.

Cette saisie, rare, se distingue de celles faites sur des navires plus petits, des semi-rigides limités à des distances plus courtes, ou des voiliers, dans la mer d’Alboran entre Maroc et Espagne, a-t-il souligné.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Turquie: saisie d’une cargaison de 50 millions d’euros en faux billets à destination de Pointe-Noire

octobre 4, 2018


Les autorités douanières du port turque d’Izmir, ont saisi une importante cargaison à destination du port de Pointe-Noire au Congo -Brazzaville, contenant de faux billets d’euros et dollars. Selon une source portuaire, il s’agirait de la plus grande saisie jamais réalisée par la douane de ce port, non loin de la Bulgarie, d’où, provenait le contenu frauduleux. On parle de plus 50 millions en monnaie européenne et américaine, et une enquête a été ouverte par les turques.

Les propriétaires de la cargaison avait déclaré transporté de la friperie et tapis de luxe à destination de Pointe-Noire au Congo Brazzaville. Mais, une fouille minutieuse, a permis aux douaniers de découvrir une marchandise beaucoup plus importante. Plus de 40 millions de faux dollars et 10 millions d’euros étaient enfuis dans les ballons de friperie.

Un turque et un bulgare ont été interpellés par la police, qui déjà soupçonne la mafia bulgare de tirer les ficelles de cette fraude. Selon les premiers éléments de l’enquête, les détenus auraient des complices au sein du pouvoir de cet État pétrolier, lesquels auraient facilité la transaction.

Le 25 septembre dernier, les deux détenus ont été transférés vers Ankara pour être entendus par les services intelligence turque. La Bulgarie qui fait frontière avec la Turquie est réputée abriter des meilleurs falsificateurs de monnaie qui circule dans l’UE.

Les enquêteurs turques, croient être en face d’un grand trafic de ce genre entre la Bulgarie et le Congo-Brazzaville. Le 3 juillet dernier un bateau a quitté le même port d’Izmir à destination de Pointe-Noire, transportant officiellement de la friperie. Mais pour les turques, il est évident que la marchandise déclarée cachait bien de la fausse monnaie.

Pour le moment, les turques refusent l’injonction de l’UE dans l’enquête et entendent bien percer l’abcès et traquer les véritables bénéficiaires de ce trafic.

Le Congo traverse actuellement une crise financière qui lui a jeté dans les mains du FMI. Des rumeurs ont toujours circulé sur la présence des faux billets dans le pays, parrainée par les autorités.

Sacer-infos.com par Stany Franck

Malaisie: saisie record de cornes de rhinocéros

août 20, 2018

Saisie record de cornes de rhinocéros pour une valeur estimée de 12 millions de dollars à l’aéroport de Kuala Lumpur / © AFP / Manan VATSYAYANA

Une saisie record de cornes de rhinocéros, d’une valeur estimée à 12 millions de dollars, a été faite à l’aéroport de Kuala Lumpur, ont annoncé lundi les autorités malaisiennes, selon lesquelles ce chargement était en route vers le Vietnam.

Les 50 cornes de l’animal pesaient 116 kilos et ont été découvertes le 13 août dans des boîtes en carton au terminal fret de l’aéroport, a précisé le responsable du département malaisien pour la faune sauvage, Abdul Kadir Abu Hashim.

Cette saisie « est la plus importante dans l’histoire (de la Malaisie) en ce qui concerne le nombre des cornes et leur valeur », a ajouté le responsable à l’AFP.

La corne de rhinocéros est très prisée au Vietnam, beaucoup lui attribuant des vertus médicinales dans la classe moyenne qui est en voie d’expansion.

Le trafic de cornes de rhinocéros a été interdit en 1977 au niveau mondial par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites).

Mais les braconniers continuent de décimer les populations de rhinocéros pour répondre à une demande persistante en Asie de l’Est.

Beaucoup dans cette région du monde considèrent la corne de rhinocéros comme un moyen de lutter contre le cancer. Un seul kilo peut valoir jusqu’à plusieurs dizaines de milliers de dollars.

Toutes les espèces de rhinocéros sont menacées d’extinction, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN).

Abdul Kadir Abu Hashim n’a pas été en mesure de fournir l’origine de ces cornes qui généralement, dans ce type d’affaire, proviennent d’Afrique.

Les responsables de l’aéroport de Kuala Lumpur ont découvert dans le même chargement une importante quantité d’os d’animaux, qui seraient ceux de tigres et de léopards.

Aucune arrestation n’a eu lieu pour l’instant das le cadre de cette affaire.

Elizabeth John, de Traffic, une organisation de défense de la faune sauvage, a qualifié la saisie d' »impressionnante » et a pressé les autorités de retrouver les responsables du réseau.

Romandie.com avec(©AFP / (20 août 2018 19h01)

Inquiétude aux États-Unis après la saisie des correspondances d’une journaliste

juin 8, 2018

Washington – Les organisations de défense des médias se sont inquiétées vendredi des risques pour la liberté de la presse après la saisie par la justice de correspondances d’une journaliste dans le cadre d’une enquête sur des fuites d’informations sensibles.

Le ministère de la Justice a annoncé jeudi soir l’inculpation de James Wolfe, un employé du Congrès qui travaille pour la commission sénatoriale du Renseignement. Agé de 57 ans, il est accusé d’avoir menti aux enquêteurs du FBI sur ses contacts avec trois journalistes. Interrogé fin 2017, il avait notamment nié vivre depuis trois ans une relation amoureuse avec la journaliste Ali Watkins, embauchée l’année dernière au New York Times comme spécialiste des questions de sécurité nationale.

Pour les besoins de l’enquête, la justice a saisi des correspondances provenant de deux comptes de messagerie électronique et du téléphone portable d’Ali Watkins et portant sur plusieurs années, a indiqué le quotidien.

Cette affaire suscite des inquiétudes concernant les menaces sur la liberté de la presse et la protection des sources, et pose en même temps une question d’éthique sur les relations entre un journaliste et une source. Elle intervient également alors que le président américain Donald Trump a mis en garde ceux qui, au sein de son équipe, organisent des fuites vers la presse, les traitant de « traîtres ».

La saisie est « un dangereux précédent » de la part du gouvernement, a mis en garde la directrice du Comité pour la protection des journalistes, Alexandra Ellerbeck.

L’Institut sur la liberté de la presse a pour sa part estimé sur Twitter que la saisie de documents est « une violation des libertés du premier amendement » de la Constitution.

« La liberté de la presse est le fondement de la démocratie et nous pensons que les communications entre les journalistes et leurs sources doivent être protégées », a renchéri la porte-parole du New York Times Eileen Murphy.

La saisie de données « va mettre en danger la capacité des journalistes de promettre la confidentialité à leurs sources et, au bout du compte, la capacité de la presse libre de faire la lumière nécessaire sur les actions du gouvernement », a-t-elle ajouté.

Cela « aura un effet dissuasif sur le travail des journalistes d’investigation », a pour sa part déploré le représentant de l’OCSE pour la liberté des médias, le Français Harlem Désir.

Selon Stephen Ward, fondateur du Centre d’éthique du journalisme au sein de l’université du Wisconsin, cette relation intime « crée un conflit d’intérêts et toutes sortes de problèmes quand elle est rendue publique », notamment sur l’intégrité des journalistes.

Sous l’administration Obama, un journaliste du New York Times avait déjà été inculpé pour son refus de révéler la source d’une information, mais les charges avaient finalement été abandonnées.

Romandie.com avec (©AFP / 08 juin 2018 19h34)                                                        

Une importante cargaison d’armes et équipements militaires du Congo saisie au Brésil

décembre 22, 2017

L’ordre a été donné par le département d’État Américain aux autorités brésiliennes qui l’ont exécuté à la lettre et fait saisir, une importante cargaison d’armes à destination de Pointe-Noire via le port de Luanda. Joao Pereira, le marchand d’armes au centre de l’opération a été entendu pendant des heures par la police.

Tout commence lors du salon de la défense à Rio Janeiro où le Brésil a exhibé son savoir-faire de ses fabricants d’armes en quête de nouveaux marchés dans un monde ravagé par des guerres. Les 150 entreprises brésiliennes qui exposent alors à ce salon baptisé LAAD pressentent des offres variées allant des avions-cargos eux balles traçantes.

Dans le stand du fabriquant d’armes Taurus, les intéressés empoignent des fusils d’assaut dernier cri pour les inspecter sur toutes les coutures, les pointant vers des cibles imaginaires. Et parmi eux figurent trois officiers de la direction générale de la sécurité présidentielle du Congo Brazzaville qui tombent sous le charme des armes brésiliennes.

Joao Pereira qui est présent joue son va-tout et capte les officiers Congolais fascinés par sa connaissance de l’Afrique. Le marchand d’armes a notamment opéré en Angola, Mozambique et Guinée Bissau où il a armé les narco-militaires de ce petite pays lusophone d’Afrique de l’Ouest.

Alors qu’il rencontre les officiers Congolais dans ses locaux dans la banlieue de Rio, la CIA qui le suit s’intéresse et alerte les services secrets brésiliens qui procèdent à une filature exhaustive. Les Congolais optent pour les armes du fabricant Taurus, des gilets pare-balle du fabricant Glagio do Brasil, des bateaux pneumatiques munis d’armes automatiques de la firme DGS Défense.

Les officiers Congolais concluent avec le marchand brésilien une juteuse affaire d’un coût de 3 millions de dollars, mais demandent au brésilien de surfacturer à 4 millions. Prête à être envoyée au Congo via l’Angola pour brouiller les pistes, la cargaison a été saisie par la police brésilienne sur demande des USA qui ont fait parvenir à Sao Paulo, un rapport qui accable les autorités de Brazzaville.

Sacer-infos.com par Stany Franck

Sous pression de Trump, la Colombie annonce une saisie historique de 12 tonnes de cocaïne

novembre 8, 2017

Bogota – Le président colombien Juan Manuel Santos a annoncé mercredi la saisie d’une cargaison de 12 tonnes de cocaïne, un record historique pour ce pays, premier producteur et exportateur mondial de cette drogue mais soumis à une forte pression des Etats-Unis.

Cette saisie, d’une valeur estimée à 360 millions de dollars, intervient peu après que le président américain Donald Trump a réitéré sa « préoccupation », dans une lettre envoyée fin octobre à son homologue colombien, « face à l’extraordinaire expansion » en Colombie des plantations de coca, l’ingrédient de base de la cocaïne.

« Jamais auparavant, depuis que nous avons commencé il y a plus de 40 ans à lutter contre le narcotrafic, nous n’avions effectué une saisie de cette ampleur », a fait valoir mercredi Juan Manuel Santos devant les journalistes.

Entre 2014 et 2016, les cultures de coca sont passées de 69.000 à 146.000 hectares, selon les Nations unies, qui considèrent la Colombie comme le premier producteur et exportateur mondial de cette drogue.

Dans le même temps, les saisies ont augmenté. « Avec cette saisie nous dépassons le chiffre des saisies de l’an dernier: cela fait 362 tonnes cette année », contre 317 en 2016, a souligné le président Santos.

– 5 M USD de récompense –

La cargaison saisie appartenait au chef du Clan del Golfo, Dairo Antonio Usuga, alias Otoniel, qui est actuellement l’homme le plus recherché en Colombie. Les Etats-Unis ont offert une récompense de cinq millions de dollars pour son arrestation.

La drogue a été saisie dans une zone de production de bananes du département d’Antioquia (nord-ouest).

Dans un communiqué, la police a expliqué qu’environ 400 agents de lutte anti-drogue avaient lancé une opération contre quatre propriétés des villes de Chigorodo et Carepa et y avait trouvait la drogue, cachée sous terre.

Le gang, formé par d’ex-paramilitaires de milices armées d’extrême droite démobilisés en 2016, avait annoncé début septembre qu’il était prêt à se rendre aux autorités après presque deux ans de lutte intensive menée par la police.

L’organisation a compté jusqu’à 4.000 membres, mais après une vaste offensive lancée par le gouvernement, il compterait aujourd’hui environ 1.800 hommes, selon le ministère de la Défense.

Cette saisie constitue « un résultat très important et significatif, mais les réclamations des Etats-Unis ne visent pas les saisies » mais plutôt l’extension de la production de coca, a expliqué à l’AFP Jeremy McDermott, directeur de InSight Crime, un centre de recherche sur le crime organisé.

Dans sa lettre en octobre, Donald Trump appelait Bogota à « diminuer la production et le trafic de drogue en Colombie ».

« J’ai exprimé ces préoccupations car j’ai promis au peuple des Etats-Unis que nous empêcherions que les drogues traversent nos frontières et j’ai besoin de votre aide », a-t-il écrit.

En novembre, le gouvernement de Juan Manuel Santos et les Farc ont signé un accord de paix mettant un terme à 53 ans de conflit armé entre cette guérilla marxiste, les paramilitaires d’extrême droite et les agents de l’Etat. Ce conflit a fait près de 260.000 morts, 60.000 disparus et 7,1 millions de déplacés, selon les chiffres officiels.

Par cet accord, Bogota a dit espérer éradiquer cette année 100.000 hectares de cultures illégales de coca, le trafic de drogue ayant permis d’alimenter certains groupes des Farc.

Romandie.com avec(©AFP / 09 novembre 2017 01h50)

Brésil: la justice saisit des biens de l’ex-président Lula

juillet 19, 2017

L’ancien président brésilien Luiz Inacio Lula Da Silva à Sao Paulo, le 13 juillet 2017 / © AFP/Archives / Miguel SCHINCARIOL

Le juge qui a condamné Lula à près de dix ans de prison la semaine dernière a ordonné mercredi le gel de comptes bancaires et la saisie de plusieurs biens, immobiliers notamment, appartenant à l’ex-chef de l’Etat brésilien désireux de se présenter à la présidentielle de 2018.

Plus de 600.000 réais (165.000 euros) ont été bloqués dans des comptes de Lula et trois appartements saisis, une semaine après sa condamnation pour corruption, dont il a fait appel.

L’icône de la gauche latino-américaine, qui a présidé le Brésil de 2003 à 2010, restera en liberté en attendant le jugement en appel, probablement dans de nombreux mois.

La saisie des biens de Lula a été ordonnée la veille de manifestations en sa faveur convoquées dans tout le pays par le Parti des Travailleurs (PT) que Lula avait fondé au début des années 80.

La justice a aussi ordonné la saisie de deux voitures et d’un terrain appartenant à l’ex-président, selon la décision de justice obtenue par l’AFP.

Sergio Moro, le juge de première instance chargé de l’enquête tentaculaire « Lavage-Express », a pris cette mesure à titre de « réparation des dommages causés ».

Lula, 71 ans, a été condamné à neuf ans et six mois de prison par ce magistrat pour avoir bénéficié de largesses à hauteur de 3,7 millions de réais (1,06 million d’euros) en vue d’intercéder en faveur du groupe de BTP OAS dans l’obtention de contrats de la compagnie pétrolière publique Petrobras.

Il est notamment accusé d’avoir reçu un triplex dans une station balnéaire en guise de pot-de-vin.

Le juge Moro a évalué à 13,7 millions de réais (près de 3,8 millions d’euros) le montant total des sommes devant être restituées pour réparer les préjudices causés à Petrobras par les détournements de fonds.

Lula, qui est visé par quatre autres procédures judiciaires, a toujours nié les accusations dont il fait l’objet, arguant qu’elles ne reposaient sur aucune preuve concrète.

S’il est condamné en deuxième instance, il ira en prison et ne pourra pas se présenter à la présidentielle prévue pour octobre 2018 et pour laquelle il est en tête des intentions de vote.

– Lula contre le ‘Tsar’ –

Le lendemain de sa condamnation, Lula s’est montré combatif, clamant haut et fort être « toujours dans le jeu » et a exprimé sa ferme intention de se présenter à ce scrutin.

L’ex-président affirme notamment qu’il est victime d’un procès politique destiné à l’empêcher de revenir au pouvoir.

« Le juge Moro ne peut pas continuer à se comporter comme un tsar. Il fait ce qu’il veut, sans respecter le droit démocratique, sans respecter la Constitution », a affirmé Lula mardi dans un entretien avec la Radio Capital.

Cette virulence a toutefois été tempérée par une vidéo diffusée mercredi sur son compte Twitter, dans laquelle il apparaît en train de faire du sport pour tenter de montrer une certaine sérénité.

« Je conseille à tout le monde de bouger, marcher un peu. Pas pour être beau et musclé, mais pour être en bonne santé », a-t-il expliqué.

Ancien ouvrier métallurgiste, Lula avait atteint des niveaux de popularité record au terme de son second mandat, notamment grâce à d’ambitieux programmes sociaux qui ont permis à 30 millions de Brésiliens de sortir de la misère.

Mais il a fini par être rattrapé par la persévérance du juge Moro, qui a fait du cas Lula l’un de ses grands combats.

Romandie.com avec(©AFP / 19 juillet 2017 22h33)                

En plein procès des « biens mal acquis », un avion équato-guinéen cloué au sol à Genève

juin 22, 2017
Teodoro Obiang Nguema Mbasogo à Abuja, au Nigeria, le 29 mai 2015. © Sunday Alamba/AP/SIPA

Pour la deuxième fois en huit mois, un avion immatriculé en Guinée équatoriale est cloué au sol du fait d’un litige entre l’opérateur de téléphonie Orange et l’État équato-guinéen.

On pensait le litige entre l’opérateur Orange et la Guinée équatoriale clos. Il n’en est rien : mercredi, l’opérateur a fait immobiliser à l’aéroport de Genève-Cointrin un Boeing 737 immatriculé en Guinée équatoriale, obligeant la première dame équato-guinéenne, Constancia Mangue Nsue Oko, et des membres du gouvernement qui devaient l’emprunter, a un départ précipité à bord d’un second appareil, lui aussi présent à Genève. Le groupe continue de réclamer le paiement de l’amende, partiellement honorée, à laquelle l’État équato-guinéen avait été condamné en 2014.

Celle-ci s’élevait à 132 millions d’euros, par décision de la Chambre de commerce internationale de Paris, pour régler un contentieux datant de 2011. La somme correspond au rachat par l’État équato-guinéen des 40% de l’opérateur semi-public Getesa dont le français souhaitait se séparer — sans parvenir à exercer le droit de sortie dont il disposait.

Une amende − relevée à 150 millions d’euros avec les intérêts − que Malabo avait finalement choisi d’honorer en octobre 2016, sous la pression d’Orange. L’opérateur avait alors eu recours à une première immobilisation d’avion. Le 1er octobre, apprenant qu’un avion de la compagnie nationale Ceiba international devait se poser à Lyon, l’opérateur avait obtenu la saisie du Boeing par la justice française, provoquant un mini-incident diplomatique puisqu’il transportait le chef de l’État lui-même.

Malabo a changé d’avis

Alors pourquoi cette nouvelle immobilisation à Genève ? Selon les informations de Jeune Afrique, Malabo a payé une partie de sa créance à Orange (environ 40 millions d’euros) mais sa position a changé. Les résultats d’un audit tiers mandaté par Malabo auraient démontré que les opérations d’Orange ont été défavorables à la Guinée équatoriale, de quoi convaincre les autorités du pays de ne plus honorer l’accord passé avec Orange.

Dans un courrier daté de décembre – que la Tribune de Genève a pu consulter – Orange regrette que malgré un paiement symbolique suite à la saisie de l’avion à Lyon, Malabo n’ait rien déboursé par la suite. Le groupe insiste pour que l’État s’acquitte de deux factures, de 45 millions d’euros chacune.

Jeuneafrique.com par

Colombie: saisie record de six tonnes de cocaïne

avril 2, 2017

 

La police anti-drogue colombienne présente une saisie de plus de 6 tonnes de cocaïne, le 2 avril 2017 à Barranquilla / © Colombian National Police/AFP / HO

La police colombienne a mis la main sur plus de six tonnes de cocaïne destinées à l’Espagne, au cours de l’une des plus importantes saisies de l’histoire de la Colombie, premier producteur mondial de cette drogue, ont annoncé dimanche les autorités.

« La Police nationale (…) a porté un nouveau coup au crime organisé en saisissant 6.134 kilos de cocaïne à Barranquilla, qui avaient pour destination finale le port d’Algésiras (Espagne) », selon un communiqué.

Le ministre de la Défense, Luis Carlos Villegas, qui s’est rendu à Barranquilla, port de la côte caraïbe colombienne (nord), a déclaré qu’il s’agissait de la troisième plus importante saisie effectuée par la police sur le territoire.

« Cette drogue appartenait au Clan du Golfe », principal gang criminel du pays, « et à d’autres organisations qui opèrent dans le nord et l’est du pays », a déclaré M. Villegas lors d’une conférence de presse, précisant que la valeur du chargement saisi était estimée à « plus de 200 millions d’euros » en Espagne.

Au cours de l’opération, menée vendredi soir, des policiers de la brigade anti-stupéfiants de Barranquilla « ont découvert un conteneur rempli de 20 palettes ou caisses de ferraille et d’acier, avec des paquets rectangulaires qui se sont révélés être du chlorhydrate de cocaïne », précise le communiqué de la police.

Le ministre de la Défense a ajouté que l’entreprise exportatrice avaient déjà effectué des expéditions vers l’Espagne, mais qu’aucun envoi n’a jusqu’à révélé la présence de cocaïne à l’arrivée dans les ports de destination.

M. Villegas a cependant ajouté qu' »il y a une enquête en cours sur une exportation récente par cette entreprise, qui se trouve actuellement en haute mer ».

Depuis janvier, la police colombienne a saisi 70 tonnes de chlorhydrate de cocaïne sur le territoire national, dont 15,8 tonnes dans les Caraïbes, selon la même source.

Le Clan du Golfe, dirigé par Dairo Antonio Usuga alias « Otoniel », criminel le plus recherché de Colombie, a été formé par des paramilitaires d’extrême droite démobilisés entre 2003 et 2006, sous l’ex-président Alvaro Uribe.

La Colombie est le premier producteur mondial de feuille de coca, composant de base de la cocaïne, avec 96.000 hectares de plantations, et le premier producteur de cette drogue avec 646 tonnes en 2015, selon l’ONU.

Romandie.com avec(©AFP / 02 avril 2017 20h09)