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Air France: les pilotes du SNPL prêts à « 15 jours de grève » si le futur patron ne négocie pas les salaires

août 12, 2018

Des avions d’Air France àsur le tarmac de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, le 7 août 2018 / © AFP/Archives / JOEL SAGET

Le futur PDG d’Air France-KLM devra reprendre la négociation avortée sur les salaires « ou alors il y aura quinze jours de grève », prévient Philippe Evain, président du premier syndicat de pilotes de la compagnie aérienne française, dans une interview au Parisien dimanche.

Sans patron depuis le départ de Jean-Marc Janaillac début mai, Air-France-KLM a décidé de tripler la rémunération de son futur PDG pour attirer les candidats, au risque de jeter de l’huile sur le feu après l’échec des négociations salariales et les grèves à répétition du printemps.

« C’est un symbole. Surtout si la nouvelle direction n’entend pas négocier. Mais je n’y crois pas. Ou alors, il y aura quinze jours de grève », affirme M. Evain dans cet entretien au Parisien.

Cet avertissement clair du SNPL fait écho à celui de l’intersyndicale d’Air France, dont les dix organisations ont annoncé fin juillet qu' »avec ou sans PDG, dès le mois de septembre (…) le conflit pour les salaires reprendra et seul un accord pourra y mettre fin ».

Un regain de tension estival lié aux atermoiements dans la désignation du successeur de M. Janaillac. En juin, la nomination de Philippe Capron, énarque et directeur financier de Veolia, a tourné au fiasco après avoir été éventée dans la presse.

Cette semaine, des fuites similaires ont révélé que le numéro deux d’Air Canada, Benjamin Smith, était pressenti à la tête du groupe franco-néerlandais. Une hypothèse que M. Evain a qualifié sur Twitter de « grave erreur ».

Philippe Evain, président du premier syndicat de pilotes d’Air France, le 4 novembre 2015 à Paris / © AFP/Archives / Eric PIERMONT

« Nous sommes inquiets. Nous pensons qu’il faut un dirigeant connaissant les spécificités du dialogue social français », a-t-il expliqué au Parisien, affirmant que « deux ou trois talents, des industriels, qui connaissent le marché européen, sont écartés sans aucune raison objective ».

« Des Français ayant un parcours international répondent à ce profil », affirme pour sa part Paul Farges, représentant des pilotes actionnaires au conseil d’administration d’Air France-KLM, dans une tribune publiée par le Journal du dimanche.

Les salariés détiennent 3,9% des actions de la société, loin derrière l’Etat français (14,3%) et les compagnies Delta Airlines et China Eastern, entrées l’an dernier au capital à hauteur de 8,8% chacune.

Pour M. Farges, le choix du canadien Benjamin Smith reviendrait à « placer Air France sous influence nord-américaine » et serait le signe que Paris « aurait renoncé à sa souveraineté aérienne ».

Romandie.com avec(©AFP / (12 août 2018 13h20)

Congo: Litanies des arriérés des travailleurs, grogne dans la population

décembre 2, 2017

 

Pendant qu’ il peaufine son montage avec son fameux terroriste, nous voulons rappeler à au gouvernement les arriérés de salaires suivantes :

– pensionnés de la CRF: 11 mois sans pension
– retraités en attente de prise en charge : 15.000
– agents de la CRF: 7 mois sans salaire
– chu: 4 mois sans salaire
– université Marien Ngouabi : 5 mois sans salaire
– mairie de Brazzaville et de Pointe-Noire: 4 mois sans salaire
– autres mairies de l’intérieur du pays: 15 mois sans salaire
– Onemo: 5 mois sans salaire
– députés et sénateurs de la législature passée: 3 mois d’arriérés de salaire
– nouveaux députés et sénateurs : 2 mois sans émoluments
– Présidence de la république: 4 mois sans salaire
– étudiants: une année sans bourse
– ambassades du Congo à l’étranger: 12 mois de loyer impayé

Complétez la liste et nous ajouterons…

Pas de salaire : Brazzaville et Pointe-Noire seront bientôt assiégées par des miliaires d’ici demain.

Denis Sassou Nguesso prévoit un déploiement important de force de police dans les rues d’ici demain. Le but étant de maîtriser tout débordement de ras-le-bol ou d’énervement car il n’y a pas d’argent pour les salaires des fonctionnaires du mois de Novembre.

Des efforts seront faits pour payer le mois de novembre et décembre mais avec une grande difficulté afin de permettre aux gens de passer quand même les fêtes.

Le salaire du mois de novembre risque d’être renvoyé en arriéré de salaire, donc pour ceux qui ont quelques économies veillez gérer à bon escient car ce sera difficile.

Selon une autre source au trésor, le mois de novembre sera payé la semaine prochaine.

Avec Brazzanes.fr

Le salaire au Congo-Brazzaville risque de ne pas être payé avant le 30 Juin 2017 : le Congo, un désastre pointe à l’horizon

juin 26, 2017

 

Les Congolais le savent: la 3e mission du FMI de ce mois de juin 2017, s’est achevée par un fiasco, le Congo n’est pas en mesure de fournir des éléments pouvant dégager une perspective d’un accord avec le FMI et partant de là, d’une aide de cette institution. La gestion par le gouvernement congolais des affaires publiques est jugée non seulement arbitraire, mais surtout véritablement opaque. Comme on peut l’imaginer, cette gestion fait courir au pays le risque d’une banqueroute, si on n’y est pas déjà. Le gouvernement jongle et n’a toujours pas mis à la disposition de la mission du FMI, des informations qui permettent d’éclairer les nombreux coulages et camouflages.

Les salaires, de salariés de l’Etat pas avant le 30 Juin

Alors tant pis, la banqueroute est inévitable malgré les petites jongleries auxquelles se livre le pouvoir . Faute de liquidités pour faire face aux impératifs ou échéances incontournables des paiements courants, par exemple les salaires dont le Ministre des finances vient d’appeler les salariés de l’Etat à ne pas se présenter devant les guichets des banques le 25 juin, mais d’attendre plutôt le 30 juin et encore !
Mais qu’en est-il des plusieurs mois d’arriérés de de salaires de fonctionnaires déjà enregistrés, à quand le paiement ?

D’où viendrait l’argent du fameux Emprunt obligatoire de 1000 milliards !

Toujours dans la manipulation et dans un parfum de gros mensonge qui le caractérise, le pouvoir déverse dans cette confusion et dans l’opinion des énormités comme l’éventuelle émission d’un emprunt obligataire de 1000 milliards de FCFA. !!!

Mais vraiment, même avec la bonne volonté, dans un pays illiquide dans tous les secteurs, quels en seront les souscripteurs à cet Emprunt?? Même si l’envie existe, d’ou viendra l’argent??? Le pouvoir peut nous dire d’où subitement et par quel miracle, l’argent va t il sortir la nuit quand le pays est endormi ?? De quel que trou, de quelle cachette, dites-le nous ! Ahhh…. Certainement des Trous ou Caves privées comme lors de la première émission de 190 milliards de FCFA. Ainsi, la preuve faite, ce sera la confirmation des détournements massifs opérés par les mêmes acteurs au pouvoir. Mais bien sérieusement, à ce rythme-là qu’adviendra-t-il à l’épuisement de ces Trous d’argent des bords de l’Alima , de ces cachettes ou Caves spéciales privées ? Probablement, ce sera le tour des paradis fiscaux (….); allons-y seulement car, en Afrique , il est dit que: « quand on ne peut pas arrêter la pluie de tomber, on ne peut pas monter au ciel … »

Une communication de désespoir, lamentable

Comme sur France 24 et Tv5, démarches volontaires du pouvoir et chèrement négociées, le pouvoir du Congo tente de sortir de l’isolement et de la situation inconfortable où il se trouve plongé de par la crise généralisée et particulièrement la crise dans le département du Pool. Si hier il n’y avait pas crise dans le Pool, aujourd’hui le pouvoir admet qu’il y a bien crise. Dans ces balbutiements, le pouvoir du Congo tellement empêtré dans l’Arbitraire et ses propres contradictions, ne peut convaincre personne. Il tourne en rond mais jusqu’à quand ? Il a beau jongler, balbutier mais attention car son propre poison est toujours notre propre Ennemi sur cette Terre où Seul Dieu est Puissant.

Par Joséphine NGONK avec Brazzanews.fr

Les Norvégiens trop grassement payés, selon le FMI

mai 24, 2017

Oslo – Les Norvégiens restent trop bien payés pour garantir la compétitivité du pays qui se remet tout juste de la baisse du prix du pétrole, a estimé le FMI mercredi.

À l’issue d’une visite dans le pays, les économistes du Fonds monétaire international décernent un satisfecit à l’économie du pays scandinave, plus gros producteur de brut d’Europe de l’Ouest, qui « s’est montrée résiliente et bien équipée pour faire face au ralentissement économique ayant suivi la baisse du prix du pétrole ».

Pour l’année en cours, l’institution dit s’attendre à une croissance (hors production d’hydrocarbures et transport maritime) de 1,75%, puis de 2,25% en 2018.

« Mais il y a des risques à la baisse et la croissance à moyen terme dépend d’une transition réussie d’une croissance axée sur le pétrole et le gaz naturel vers une autre plus équilibrée », précise-t-elle.

C’est là que le bât blesse: malgré l’affaiblissement de la couronne norvégienne et une modération salariale ces dernières années, la compétitivité norvégienne reste plombée par des coûts du travail trop élevés par rapport aux pays concurrents, estime le FMI.

Le boom pétrolier observé jusqu’à l’été 2014 a provoqué une envolée des salaires dans le secteur pétrolier, obligeant les autres secteurs à s’aligner pour attirer les travailleurs.

« La poursuite de la modération salariale et des réformes pour soutenir la hausse de la productivité au travail sont essentielles pour améliorer la compétitivité des secteurs non pétroliers et faciliter la transition économique », souligne le FMI.

Une enquête publiée le même jour par la banque centrale norvégienne montre que les partenaires sociaux, syndicats et patronat, tablent sur une augmentation moyenne des salaires de 2,5% cette année.

Romandie.com avec(©AFP / 24 mai 2017 15h07)                                            

Congo : trois journées « université morte » à Brazzaville

avril 13, 2017

Sur le campus de l’Université Marien Ngouabi en mars 2008. © Vincent Fournier pour JA

Enseignants et agents de l’Université publique du Congo à Brazzaville observent depuis mercredi et jusqu’à vendredi, trois journées « université morte » pour essayer de faire entendre leurs revendications salariales, a-t-on appris dans un communiqué publié par leur intersyndicale.

« Le collège intersyndical décide de l’observation de trois journées université morte les 12, 13 et 14 avril pour marquer l’indignation de la communauté universitaire face au traitement dont elle est l’objet de la part de la tutelle », indique la déclaration des syndicats d’enseignants et d’agents publiée mardi 11 avril et relayée par l’AFP.

Parmi les points de contestation, les syndicats dénoncent notamment le décalage des dates de paiement des salaires des agents de l’université par rapport à celles des employés de la fonction publique et le retard dans l’exécution du budget de fonctionnement de l’Université, qui s’élève officiellement à 900 millions de francs CFA (plus d’1,3 million d’euros) par trimestre.

Heures supplémentaires

Par ailleurs, le personnel enseignant réclame le paiement des heures supplémentaires − au-delà des heures statutaires de cours − ainsi que celles effectuées pendant la surveillance des examens par  le personnel non-enseignant.

Aucun cours n’a été dispensé et les administrations de l’université sont restées également fermées mercredi à l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville, la seule université publique du Congo, fondée en 1971. L’an dernier déjà, l’établissement avait connu un long épisode de grève, pour les mêmes motifs.

Jeuneafrique.com

Niger : 7 millions d’euros payés par an à des enseignants « fictifs »

avril 9, 2017

Des élèves en salle de classe dans une école primaire de Zinder, le 1er juin 2012 au Niger. © AFP

L’Etat nigérien verse chaque année plus de 4,789 milliards de FCFA (environ 7,3 millions d’euros) à quelque 3.000 enseignants dont les autorités ne retrouvent pas la trace, a révélé samedi le ministre nigérien de l’Education.

« Par an, du fait des enseignants qu’on n’arrive pas à retrouver sur les listes, l’Etat perd 4.789.200.000 FCFA », a affirmé le ministre nigérien de l’Education, Daouda Mamadou Marthé devant les députés.

Ces enseignants sont composés de « contractuels » qui « n’existent pas du tout sur les listes officielles d’émargement », a expliqué le ministre. Il exposait aux parlementaires les résultats d’une enquête menée en 2016 par la Haute autorité de lutte contre la corruption et infractions assimilées (Halcia-organe gouvernemental).

L’enquête a été menée « école par école » par des gendarmes et des civils, selon la Halcia.

Les agents « contractuels » représentent environ « 80% » du corps des enseignants du pays. Faute de budgets conséquents pour recruter des enseignants titulaires, les autorités font appel depuis une dizaine d’années à des « contractuels », souvent sans aucune formation, pour dispenser des cours dans le primaire, le secondaire et dans les écoles professionnelles.

A titre de rémunération, un « contractuel » reçoit « un pécule mensuel de 75.000 à 100.000 FCFA » (114 à 152 euros), d’après la Halcia.

Jeuneafrique.com avec AFP

Burundi : Pierre Nkurunziza rapatrie ses soldats de Somalie

janvier 16, 2017

Les salaires de l’Amisom sont financés par l’Union européenne (UE), mais, cette dernière ne verse plus depuis des mois, à Bujumbura, les 5 millions d’euros mensuels destinés à payer les soldats burundais en Somalie (notre photo).

Elle souhaite trouver un moyen de payer ces soldats, directement, pour empêcher le gouvernement de ce pays en crise, asphyxié, économiquement, par des sanctions internationales, d’utiliser cet argent à d’autres fins. Aucun accord n’a, encore, été trouvé à cet effet.

« Nous avons décidé de lancer la procédure, comme on l’avait, déjà, annoncé depuis longtemps, car nos troupes engagées au sein de l’Amisom ne peuvent continuer à travailler sans être rémunérées », a déclaré le premier vice-président, Gaston Sindimwo, rappelant que Bujumbura avait menacé en décembre d’un tel retrait.

Avec 5.400 soldats, le Burundi représente le deuxième contingent de l’Amisom, après l’Ouganda. Déployée pour lutter contre les islamistes shebab ayant juré la perte du gouvernement central somalien, celle-ci est forte de plus de 22.000 hommes.

« Nous aimerions continuer de soutenir et de sécuriser la Somalie mais nous sommes obligés de mettre en marche les mécanismes de retrait », a expliqué M. Sindimwo, selon lequel « les soldats burundais engagés dans l’Amisom sont entrés dans leur 12e mois sans être payés ».

Le Burundi est plongé dans une grave crise depuis l’annonce, en avril 2015, de la candidature de M. Nkurunziza à un troisième mandat controversé et son élection, en juillet, de la même année. Les violences ont fait plus de 500 morts et poussé plus de 300.000 personnes à quitter le pays.

La décision de l’UE de suspendre le paiement des soldats burundais via Bujumbura a pour but d’accentuer sa pression sur un pouvoir qui refuse tout dialogue avec l’opposition. En mars 2016, l’UE, premier donateur du Burundi (430 millions d’euros pour la période 2015-2020), avait, déjà, suspendu son aide directe au régime.

La présidence burundaise rappelle que les modalités de paiement de ses soldats en Somalie sont prévues par un accord signé avec l’Union africaine (UA). L’organisation continentale organisera son prochain Sommet, les 30 et 31 janvier, à Addis Abeba.

En novembre, l’UA avait rejeté « fermement » la décision de l’UE de suspendre le paiement des salaires des soldats burundais en Somalie, notant « les conséquences lourdes et négatives sur les opérations de l’Amisom, ainsi que, sur les avancées sécuritaires réalisées en Somalie ».

Afriqueeducation.com avec AFP

Laurent Dela­housse, Jean-Pierre Pernaut, David Puja­das…­com­bien gagnent-ils ?

janvier 3, 2017

 

De gros écarts entre chaînes publiques et privées

Outre-Atlan­tique les salaires de certains jour­na­listes vedettes peuvent atteindre des millions de dollars annuel­le­ment. En France, bien que n’at­tei­gnant pas des sommes extra­va­gantes, les rému­né­ra­tions des présen­ta­teurs de nos jour­naux télé­vi­sés sont, elles aussi, très confor­tables. Décou­vrez combien touchent les stars de l’info !

Dans son dernier numéro le maga­zine Télé 2 semaines révèle les salaires des présen­ta­teurs des JT. Un dossier qui met en lumière les dispa­ri­tés sala­riales qui existent entre les chaînes publiques et privées. Ainsi TF1 paye­rait ses anima­teurs stars, Gilles Bouleau, Anne-Claire Coudrayet Jean-Pierre Pernaut entre 30 000  et 40 000 euros par mois. Le maga­zine rappelle que Claire Chazal et Laurence Ferrari gagnaient 50 000 euros par mois et PPDA émar­geait, lui, à 71 500 euros par mois

Chez France 2 les présen­ta­teurs sont un peu moins gâtés. Laurent Dela­housse perce­vrait 15 000 euros par mois, un montant qui ne prend pas en compte la présen­ta­tion des maga­zines parmi lesquels Un jour, un destin. Le contrat de David Puja­das mention­ne­rait les mêmes condi­tions sala­riales.

Carole Gaess­ler qui offi­cie sur France 3 gagne­rait, elle, plus de 10 000 euros par mois. Passée par France 2, la jour­na­liste avait un salaire plus élevé que la moyenne de France 3, salaire qu’elle a gardé en arri­vant sur la chaîne des régions. Son confrère, Fran­cis Letel­lier à la tête du Grand Soir 3 empo­che­rait quant à lui 6 000 euros par mois.

Du côté de la chaîne privée BFMTV – à l’ex­cep­tion de Ruth Elkrief sa jour­na­liste vedette émar­geant à 15 000 euros par mois – les rému­né­ra­tions sont moins attrac­tives que celles perçues sur France Télé­vi­sions. En géné­ral, les salaires des présen­ta­teurs travaillant pour cette chaîne sont compris dans une four­chette allant de 5000 à 6000 euros mensuels.

Cet écart sala­rial entre BFMTV et la société qui gère les acti­vi­tés de la télé­vi­sion publique en France est ample­ment justi­fié, eu égard au budget de fonc­tion­ne­ment alloué à ces deux grandes chaînes d’in­for­ma­tions. Des salaires qui ne s’adressent évidem­ment pas aux repor­ters ou aux jour­na­listes offi­ciant dans les coulisses de ces grandes chaines.

Gala.fr Mathieu BonisMathieu Bonis

Ce que coûtent les ex-présidents africains

novembre 8, 2016

Le Béninois Boni Yayi ne s’est pas représenté au terme de son second mandat présidentiel. © Loic Venance/AP/SIPA

Les anciens chefs d’État du continent ne sont pas tous logés à la même enseigne. Tour d’horizon des avantages dont ils bénéficient.

Algérie

Aucun texte sur le sujet n’a été rendu public, mais Liamine Zéroual, le seul ancien président encore en vie, bénéficie à ce titre des avantages suivants : salaire d’ancien chef d’État, gardes du corps, véhicule blindé et soins médicaux gratuits. Il réside dans sa villa privée, à Batna.

Bénin

La loi leur octroie une pension égale aux émoluments du président de la Cour constitutionnelle et une allocation annuelle de représentation correspondant à 50 % du montant des fonds spéciaux alloués au président de l’Assemblée nationale. Elle leur accorde aussi deux gardes du corps, deux véhicules, un service de secrétariat, des domestiques et deux chauffeurs, ainsi qu’une assurance maladie.

Burkina Faso

Depuis 2009, la loi prévoit une pension de 4 millions de F CFA (6 100 euros) par trimestre ainsi que d’autres avantages, comme l’affectation d’un véhicule avec chauffeur et un service de sécurité.

 

Cameroun

Au Cameroun, les anciens présidents sont de droit membres à vie du Conseil constitutionnel. Sauf que, bien que prévu par la Constitution depuis 1996, le Conseil constitutionnel n’a jamais été mis en place…

Congo

La Constitution promulguée fin 2015 détermine le « statut des anciens dirigeants ». Elle leur garantit la protection « tant en leur personne qu’en leurs biens ». Une allocation viagère, dont le montant n’est pas précisé, est prévue.

Une loi définissant les autres avantages qui leur sont accordés et les modalités de cette protection doit être promulguée.

Côte d’Ivoire

Les anciens présidents touchent une allocation viagère mensuelle de 9,6 millions de F CFA, et leurs frais de téléphone, d’eau et d’électricité, de carburant et de logement sont couverts (à hauteur de 7,5 millions de F CFA au total). Ils disposent également d’un cabinet (cinq personnes), de domestiques (six personnes), d’un service de sécurité (10 agents, placés sous l’autorité d’un aide de camp), de trois véhicules et sont médicalement couverts, tout comme leur conjoint et leurs enfants mineurs. Ils sont en outre membres de droit et à vie du Conseil constitutionnel.

Gabon

Les anciens présidents sont membres de droit de la Cour constitutionnelle.

Mali

Ils bénéficient d’une pension trimestrielle « dont le montant est égal à sept fois la moyenne du traitement brut le plus élevé des fonctionnaires de catégorie A » (soit environ 2 millions de F CFA) et d’une indemnité mensuelle de représentation d’environ 1,5 million de F CFA. La loi leur octroie aussi un logement, deux véhicules et un peloton de sécurité. Sont également prises en charge leurs consommations d’eau, d’électricité et de téléphone, ainsi que le personnel affecté à leur résidence.

Enfin, l’État met à leur disposition un bureau (dont les frais de fonctionnement sont couverts) et finance leurs déplacements à l’étranger, ainsi que ceux de leur conjoint et de leurs enfants mineurs.

Mauritanie

Un décret de 2009 stipule que les anciens chefs d’État touchent une dotation annuelle de 8 400 000 ouguiyas (21 000 euros environ), une allocation annuelle de 1 440 000 ouguiyas, une prime de première installation renouvelable tous les cinq ans de 2 740 000 ouguiyas et une indemnité compensatrice de 81 000 ouguiyas.

S’y ajoutent des avantages en nature : logement, véhicule, un chauffeur, deux domestiques et deux agents de sécurité.

RD Congo

L’article 104 de la Constitution dispose que les ex-présidents « élus sont, de droit, sénateurs à vie ». En avril 2015, Modeste Mutinga, rapporteur du Sénat, a soumis une proposition de loi pour sécuriser « matériellement et politiquement » les anciens chefs d’État. Le texte n’a pas encore été adopté.

Rwanda

Un ancien chef d’État perçoit à vie l’équivalent de 80 % du salaire alloué au président de la République en exercice, soit environ 5 000 euros par mois, et dispose d’une résidence équipée (ou perçoit une indemnité de logement), de moyens de transport et de communication, de frais de représentation, d’un service de garde. Sa consommation d’eau et d’électricité est également prise en charge, tout comme un voyage privé à l’étranger par an, sachant que ce séjour n’est couvert que s’il n’excède pas quinze jours.

La Constitution précise qu’un ancien président ne peut bénéficier de ce dispositif que s’il réside au Rwanda et « qu’il n’a pas été condamné pour un crime de haute trahison ou pour violation grave et délibérée de la Constitution ».

Sénégal

Le décret 2013-125 attribue aux anciens présidents un salaire mensuel de 5 millions de F CFA (7 600 euros), accompagné d’une assurance maladie étendue au conjoint. Deux véhicules, un téléphone fixe, un logement meublé et du personnel (dont deux agents de sécurité, deux assistantes, un standardiste, un cuisinier, une lingère, un jardinier, deux chauffeurs) leur sont également octroyés. En cas de renoncement au logement affecté, les textes prévoient une indemnité compensatrice de 4,5 millions de F CFA par mois.

Chaque année, il est également prévu dans le budget national une enveloppe de 40 millions de F CFA pour prendre en charge le coût de leurs billets d’avion et de ceux de leurs conjointes. L’État met aussi à la disposition de ceux qui choisiraient de vivre hors du pays quatre collaborateurs de leur choix.

Togo

Il est prévu que les anciens présidents aient rang de président d’institution et bénéficient des mêmes avantages : une indemnité mensuelle de 4 millions de F CFA (6 100 euros) et du personnel mis à disposition par l’État (notamment un chauffeur et un agent de sécurité).

Tunisie

Un ancien président bénéficie d’une rente mensuelle de 30 000 dinars (environ 12 100 euros), équivalente au salaire d’un président de la République en exercice, mais aussi d’avantages en nature : un logement meublé, avec les frais d’entretien, de téléphone, la consommation d’eau, de gaz et d’électricité pris en charge ; des agents de sécurité, des moyens de transport et des chauffeurs ; des soins médicaux étendus au conjoint et aux enfants jusqu’à l’âge de 25 ans.

Un projet de loi en cours d’examen prévoit qu’un ex-président ne bénéficie plus que du tiers du salaire d’un président en exercice, d’une seule voiture, d’un seul chauffeur, de 500 litres d’essence et d’une prime de logement.

Jeuneafrique.com

Congo Brazaville: Sassou Nguesso n’a plus d’argent pour les salaires…

août 10, 2016

 

Congo Brazaville: Sassou Nguesso n’a plus d’argent pour les salaires…
 

Selon nos confrères de Congo Austria News, au début de ce mois de juillet 2016, Denis Sassou Nguesso était parti en fanfare pour une énième visite d’Etat à la Chine, sa terre promise : celle des contrats faramineux, des barrages hydroélectriques inadaptés, des routes accidentogènes à deux voies, des palaces perdus dans des villages de pêcheurs et des aéroports condamnés à rester vides comme celui d’Olombo ; ou fermés comme celui de Pointe Noire qu’il vient d’inaugurer. Ce bon client crédule et peu regardant méritait son tapis rouge. Il fut très épais comme le matelas de réserves financières, à son nom propre ou à celui du Congo bananier, qui venait de lui être confisqué ; pour non-remboursement des énormes crédits qui lui avaient été consentis. Des milliards de dollars dépensés à sa guise… !

Le kleptocrate en chef n’avait pu faire mieux que ses précédents émissaires (Kiki, Ondongo, Bouya) et n’était rentré de ce voyage qu’avec des broutilles destinées à amuser la galerie… Pour preuve le pays est encore totalement à sec ! Les entreprises locales qui espéraient encore des règlements hypothétiques ferment les unes après les autres. Les licenciements s’accélèrent dans le secteur privé et les salaires des fonctionnaires ne seront pas encore payés cette fin de mois de Juillet. Certains cumuleraient des arriérés de 4 ou 5 mois… Les seuls commerces qui prospèrent sont ceux des armes et des jets privés à l’usage du petit clan familial ; et toujours pas d’un Bokamba Yangouma de service 1990, version 2016, pour lancer un mot d’ordre de grève générale pour des travailleurs qui pointent encore au boulot sans contrepartie financière ; esclavage modernisé au Congo des Nguesso …

Jamais deux sans trois. Le tyran avait conduit le Congo une première fois à la quasi-faillite, à la fin des années 1980. Ce qui amena au début 1991 la Conférence Nationale. La ruine et la destruction apparurent avec sa guerre civile déclenchée le 5 juin 1997 au matin, au prétexte que des chars l’avaient dérangé dans son sommeil. Aujourd’hui, nous y sommes pour une troisième fois ! Trente mille milliards de FCFA (30.000 milliards de FCFA), convertibles ou pas en Yuan, ont disparu dans les poches des rejetons, neveux et gendres. Ce pays riche de pétrole, de forêts et de minerais a été poussé à la ruine complète et à la cessation de paiements pour avoir enrichi un petit clan de très grands voleurs qui n’ont laissé que des dettes !

Dans le tintamarre des accords conclus à Pékin, les Dépêches de Brazzaville, très provocantes comme à leur habitude, avaient fait leurs choux gras de la convertibilité du Yuan en FCFA. Elles titraient : « Denis Sassou N’Guesso met le yuan chinois au centre des transactions dans la zone Franc ». Réponse du berger-putschiste à la France-bergère qui tardait à reconnaître sa réélection… ? Ou bien, l’instituteur Sassou Nguesso n’avait pas bien retenu les leçons particulières d’économie délivrées à domicile par le professeur Dominique Strauss Kahn ?

«… Prenant de court Paris et la réunion de la zone Franc qui concourent à la prise de décisions entre la France et ses ex-colonies entérine(sic). Nous sommes aux prémices d’une nouvelle culture monétaire en Afrique centrale. L’éclaireur Denis Sassou N’Guesso devrait convaincre ses homologues… »

Bien entendu le tyran, qui n’avait jamais éclairé quiconque, n’a convaincu personne ; et Pigasse-Pravda, devenu censeur fort à propos, a effacé toute trace de cet article-pamphlet de son « journal officiel ». L’initiative visait tout autant à dynamiter la zone franc Afrique qu’à contourner les contrôles du Trésor Public français, du FMI et la Banque Mondiale.

Imatin.net