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France-Affaire Naomi Musenga : la thèse de l’intoxication au paracétamol écartée

novembre 23, 2021

Une nouvelle expertise a infirmé la possibilité que Naomi Musenga, qui n’avait pas été prise au sérieux par le Samu, soit décédée d’une intoxication au paracétamol.

Le frere de Naomi Musenga, Gloire Musenga, brandissant le portrait de sa soeur, lors d'une marche silencieuse en son honneur en mai 2018.
Le frère de Naomi Musenga, Gloire Musenga, brandissant le portrait de sa sœur, lors d’une marche silencieuse en son honneur en mai 2018.© FREDERICK FLORIN / AFP

Son appel de détresse, diffusé par la suite sur les réseaux sociaux, avait ému les Français. Le décès de la Strasbourgeoise Naomi Musenga, survenu en 2017 après qu’elle a été rembarrée par une opératrice du Samu, serait dû à une hémorragie abdominale, selon les dernières conclusions d’une expertise, qui écarte la possibilité d’une intoxication au paracétamol, évoquée dans un premier rapport.

« Les éléments de gravité évidents sont en faveur de l’hypothèse (…) d’un choc multifactoriel avec une composante hémorragique évidente avec retentissement circulatoire et métabolique », indique dans ses conclusions, consultées mardi par l’AFP, cette nouvelle expertise réalisée dans le cadre de l’information judiciaire ouverte en juillet 2018 pour « non-assistance à personne en péril » et « homicide involontaire », visant notamment l’opératrice.

Le Samu mis en cause

L’appel de Naomi, traité avec mépris par une régulatrice du Samu, avait soulevé une énorme vague d’indignation en France après la diffusion de la bande sonore de leur échange dans les médias et sur les réseaux sociaux.

« Le décès de madame Naomi Musenga est lié à l’évolution dramatique d’un état de choc d’origine abdominale », estiment les experts, selon lesquels « il faut écarter le diagnostic d’hépatite fulminante au paracétamol », combattu par la famille de la jeune femme.

Cette dernière a été victime d’un « accident vasculaire digestif » qui a entraîné une hémorragie, a résumé le professeur Christian Marescaux, ancien chef de l’unité neuro-vasculaire aux hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS), qui était présent aux côtés des proches de Naomi lors de leur conférence de presse au début de l’affaire.

« On en a marre (qu’elle) soit incriminée »

« C’est une première victoire », a réagi Louange Musenga, la sœur de Naomi. « On en a marre (qu’elle) soit incriminée pour s’être tuée elle-même (…) par automédication, ce qui est totalement faux », a-t-elle poursuivi, expliquant que les proches de Naomi avaient également financé une expertise privée qui balaie aussi la thèse du paracétamol.

Le rapport judiciaire, obtenu par la famille auprès de la cour d’appel de Colmar, ne relève aucune « carence « ou « anomalie » dans la prise en charge de Naomi mais contredit les conclusions d’un premier rapport remis quelques mois après la mort de la jeune femme, décédée le 29 décembre 2017. Selon les conclusions de cette première expertise, elle était décédée d’une « intoxication au paracétamol absorbé par automédication sur plusieurs jours ».

Par Le Point avec AFP

France/Verglas: 250 fractures en deux heures dans la métropole lilloise

janvier 3, 2017

La vigilance verglas et neige pour le département du Nord a été levée lundi matin.

La vigilance verglas et neige pour le département du Nord a été levée lundi matin.REUTERS/Pascal Rossignol

En deux heures, le Samu a réalisé samedi 250 interventions pour des fractures du poignet, de l’épaule ou du col du fémur et l’hôpital d’Armentières a dû déclencher son plan blanc. En cause: le verglas dans les rues pavées de Lille.

C’est une situation exceptionnelle. La métropole lilloise a connu un pic de fractures dues au verglas lors du passage à la nouvelle année, ont indiqué ce lundi des sources concordantes.

 « En l’espace d’un peu plus de deux heures samedi entre 8h et 10h30, on a eu au niveau du Samu 250 interventions pour des fractures, ce qui nous a mis en difficulté, notamment pour amener les gens à l’hôpital », a déclaré le chef des urgences au CHRU de Lille, Patrick Goldstein.

« Je n’avais jamais connu ça »

« Ce qui est très particulier c’est la soudaineté de l’événement et la densité très importante de fractures à opérer dans un espace temps très limité. En 40 ans de vie professionnelle, je n’avais jamais connu ça », a confié Patrick Goldstein, précisant que « tous les hôpitaux » avaient dû rappeler du personnel. Beaucoup d’habitants ont été surpris par le verglas tenace qui s’était déposé samedi matin dans une agglomération qui compte de nombreuses rues pavées, renforçant les risques de glissades et de fractures.

Plusieurs hôpitaux de la métropole lilloise se sont déclarés « en tension ». L’hôpital d’Armentières a même dû activer samedi à 18h le « plan blanc« , un dispositif de mobilisation maximale prévu pour les situations sanitaire d’urgence et de crise, « car il y avait 35 patients victimes de fractures en attente », a indiqué la direction de la communication de l’hôpital.

La vigilance verglas et neige levée

Ce plan permet notamment de déprogrammer des activités non indispensables, d’ouvrir des lits supplémentaires ou de renforcer les équipes de professionnels de santé.

Au CHRU de Lille, certains patients, qui étaient blessés samedi, souvent pour des fractures du poignet, de l’épaule ou du col du fémur, ont été opérés dimanche ou lundi matin. L’épisode de surcharge est désormais « terminé », a indiqué lundi vers 10h Patrick Goldstein. La vigilance verglas et neige pour le département du Nord a été levée lundi matin, selon Météo-France.

Lexpress.fr avec AFP