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La fondation Didier Drogba va investir 2,9 millions d’euros dans la construction de plusieurs hôpitaux en Côte d’Ivoire.

juillet 11, 2013

Jamais depuis sa création en 2007 la fondation Didier Drogba n’avait entrepris un si gros projet. L’organisme caritatif, fondé par le célèbre footballeur ivoirien, financera la construction d’au moins cinq centres de santé destinés aux femmes et aux enfants. Les futurs hôpitaux seront situés à Yamoussoukro, Abidjan, San Pedro, Man et Korhogo.

Guy Roland Tanoh, le secrétaire général de la Fondation Didier Drogba, l’a confirmé dans un entretien téléphonique mardi 10 juillet, rapporte [I]Bloomberg[/I]. 80 % des 2,9 millions d’euros qui doivent être mobilisés pour cette initiative ont déjà été levés. Le gala de charité de la fondation, organisé à Londres, permettra en outre de récolter de nouveaux fonds.

Les deux premiers hôpitaux ouvriront à Abidjan et à Yamoussoukro, a affirmé Guy Roland Tanoh. À Abidjan, capitale économique, les travaux ont commencé depuis juin et dureront de 6 à 8 mois. L’architecte libano-ivoirien Pierre Fakhoury, connu pour avoir conçu la basilique de Yamoussoukro, a été chargé de la réalisation des centres, toujours selon le responsable.

À 35 ans, Didier Drogba joue actuellement pour le club turc de Galatasaray. Au cours de sa riche carrière, l’Ivoirien a notamment remporté la Ligue des Champions avec Chelsea en 2012. Il est aussi l’emblématique capitaine des « Éléphants », la sélection nationale ivoirienne.

Jeuneafrique.com

Côte d’Ivoire : des attaques soigneusement préparées ?

septembre 4, 2012
 
Patrouille des FRCI, à Dabou, le 16 août. Patrouille des FRCI, à Dabou, le 16 août. © AFP

Les services de renseignements auraient été informés des attaques en préparation en Côte d’Ivoire avant même que le camp d’Akouédo ne soit pris pour cible, le 5 août… Mais la menace n’a pas été prise au sérieux.

Une tentative de coup d’État, rien que ça… Selon un rapport des services de renseignements ivoiriens daté du 2 août et dont Jeune Afrique a obtenu copie, les attaques des dernières semaines visaient à créer un soulèvement militaire et populaire pour déstabiliser, voire renverser, le président Alassane Ouattara.

Les concepteurs de cette opération Araignée seraient les commandants Kacou Brou et Abehi, les colonels Gouanou et Dadi Tohourou, les commissaires Loba et Gnahoua, dit Kabila. En exil au Ghana, certains de ces militaires pro-Gbagbo étaient déjà les concepteurs de l’opération Faucon rouge (voir J.A. no 2685). Le document identifie plusieurs villes cibles : Abidjan bien sûr, mais aussi Sikensi, Agboville, Adiaké, Abengourou, Niablé, Tabou, San Pedro, Aboisso, Bonoua. L’objectif, à en croire les renseignements ivoiriens, aurait été d’en prendre le contrôle et de tenir les positions pendant quarante-huit heures, de créer une psychose généralisée en faisant le maximum de dégâts, de créer des bases arrière et d’attiser les conflits intercommunautaires en attaquant les campements de Baoulés, de Nordistes et de Burkinabè.

Sous les balles

Parmi les putschistes supposés figureraient plusieurs anciens éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS, forces armées sous Laurent Gbagbo), des leaders estudiantins, des jeunes patriotes, de jeunes combattants originaires des régions favorables à Laurent Gbagbo (des Guérés, des Kroumens, des Attiés, des Abourés et des Adjoukrous), ainsi que des mercenaires libériens et nigérians.

Les renseignements mentionnent également des hommes autrefois proches d’Ibrahim Coulibaly (dit IB, tombé en avril 2011 sous les balles des forces fidèles à Ouattara), ainsi que des membres des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) déçus d’avoir été démobilisés.

Outre les cibles militaires, les assaillants auraient prévu de s’en prendre à la Radio Télévision ivoirienne, à la centrale thermique d’Azito, à l’aéroport d’Abidjan, aux ports de San Pedro et d’Abidjan… Le président de la République, le Premier ministre et « les ministres les plus zélés » auraient également été visés. Le début de l’offensive généralisée était programmé pour le 7 août, date de la fête de l’indépendance, et en cas de succès de l’opération, c’est un conseil militaire, présidé par le colonel Gouanou ou le commandant Abehi, en fonction des résultats obtenus sur le terrain, qui aurait conduit une période de transition militaire.

Jeuneafrique.com par Pascal Airault

San Pedro: des lycéennes se noient après les épreuves physiques du Bac

juillet 7, 2011

Dans la matinée du mardi 5 juillet 2011, deux lycéennes sont mortes noyées dans la mer à San Pedro. Les victimes répondent aux noms de Ouattara Barra Karidja née le 20 août 1991 et Gnabré Mariam née le 20 mars 1991. Elles sont respectivement en classe de Terminale A-1 et Terminale A-3, au lycée municipal de San Pedro.

Selon des témoignages recueillis, les deux jeunes filles, après avoir subi les épreuves physiques du Bac qui ont démarré la veille, ne rentrent pas tout de suite à la maison. Elles décident plutôt, avec leurs camarades des classes de terminale A et D, d’aller se relaxer à la plage. Sur les lieux, les joyeux lurons batifolaient gaiement sur la berge, lorsque Karidja se fait une entaille au pied.

En vue de nettoyer et d’arrêter le sang avec de l’eau salée, elle demande à Mariam de l’accompagner dans la mer. Malheureusement, dans cette entreprise, elles s’enfoncent dans une espèce de creux. Elles ont à peine le temps de réaliser ce qui leur arrive, qu’elles sont surprises et happées par de grosses vagues qui les emportent. Pendant qu’elles crient au secours, leurs camarades, pris de panique, alertent les plongeurs ghanéens sur la plage. Puis, ils informent également par téléphone, certains de leurs professeurs qui se déportent sur les lieux. Sur le champ, les sauveteurs parviennent à remonter Mariam inerte. Après avoir tenté en vain de la réanimer, ils l’évacuent aux urgences du Chr. Malheureusement, elle y décèdera à son arrivée. Quant à Karidja, son corps sans vie, a été retrouvé plus tard aux environs de 16h dans les eaux et transféré à la morgue du même hôpital.

Quant à leurs amis, ils sont sous le choc et pleurent encore les disparues.

Nérou KOUADIO
( A San-Pédro)