Posts Tagged ‘Sang’

Quand les Européens mangeaient des humains

août 4, 2019

MEC

Alors que les Européens partaient à la conquête de ce qui est aujourd’hui le continent américain, les conquistadors et autres explorateurs revenaient chez eux avec de terribles récits sur le cannibalisme, pratique de certaines tribus en Amazonie par exemple (Tupinamba et Wari). Les choses n’étaient cependant pas très différentes en Europe à l’époque. Les Européens, surtout aux XVIe et XVIIe siècles, avaient également un goût prononcé pour l’Homme, notamment sous forme d’os, de graisse et de sang!

L’Histoire de la médecine est entachée de pratiques bizarres. Par conséquent, bien que cela ne soit pas une surprise, le cannibalisme était en réalité beaucoup plus répandu en Europe que vous ne le pensez. Cela soulève la question: les Européens étaient-ils des cannibales? Au sens strict du terme, oui, semble-t-il.

Médecine et cannibalisme

Le recours aux membres du corps humains en tant que remèdes médicinaux fut particulièrement populaire en Europe durant la période de la Renaissance

M1C

Médecine et cannibalisme

Aux 16e et 17e siècles en particulier, les Européens ont commencé à utiliser le sang humain, les os et les graisses en tant qu’ingrédients essentiels pour la guérison de nombreuses maladies

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Moyen Âge

Mais la relation entre le cannibalisme et l’Europe est ancienne, les famines du Moyen Âge ayant été un facteur déterminant. Les croisés affamés étaient également connus pour manger leurs ennemis une fois morts. Et en Égypte, pour citer un autre exemple, la chair humaine était même marinée et mise en conserve.

MA

 

Par Stars Insider

Du désert à la mer

novembre 25, 2017

 
Du sang sur la mer du sang sur les lames
La mer bleue la mer de sang bleu s’est vêtue
La mer bleue arrimée au rouge qui s’écoule
La mer arrimée à l’âme qui s’envole
Vers l’éternité incontournable des âges
Un corps noir flotte et s’échoue sur le rivage
La mer lourde de rouge bien étrange
La mer bleue rugit d’une voix déchirée
D’une voix déchirante qui s’éteint sur le sable
Je suis la mer porteuse des bruits du désert
La bouche tordue les yeux fous exorbités
Le sang rigoles silencieuses retrace la détresse
D’une chair meurtrie éclatée fourbue brûlée
Scène brutale de l’horrible choquante traversée
La solidarité africaine sonne glas étrange brutal
Quand le vent doux et frais respire le large
Du sang sur la mer du sang sur les lames
Un corps noir flotte et s’échoue sur le rivage
Racine noire des griffes du renard du désert survit
Aux fouets aux coups aux insultes aux flammes
Aux machettes aux bourreaux aux armes
Qui lancent des grains étranges durs tranchants
Qui écharpent les corps qui tombent tombent
Dans le vent qui assèche la pluie qui fait verdir
La rose des vents qui tresse ses fleurs de sable
La solidarité-à-fric se délecte étrange silencieuse
Plus vicieuse que les macoutes de Kunta Kinté dans la brise
Du sud au milieu d’interminables blues douloureux
Des champs blancs de coton gorgés de soleil
Insaisissable Afrique étrange et amère solidarité
Indéfinissable Afrique étrange et amère solidarité
Incomparable Afrique étrange et amère solidarité
Increvable Afrique étrange et amère solidarité!

 
Marie Léontine Tsibinda Bilombo

Ne plus voir

juin 14, 2017

 

Ne plus voir dis-tu
Détonations et folie
Écoutez : sans tam-tam
Les phalènes voltigent
Les hirondelles de mer
Arc musical attisent
Le feu de brousse qui cuit
Ce fruit si doux de l’arbre à pain
D’une lettre de pygmée à un bantou
Le dialogue des plateaux s’installe
Sur la braise des agonies fument encore
La vie et demie gicle en torrents de sang
Que ne peut contenir l’état honteux
Cœur d’Aryenne raconte l’impétuosité du fleuve
Qui charrie la légende de Mpfoumou ma mazono
Sous l’œil guilleret de Moni-Mambou
Qui fait bouillir la marmite de Koka-Mbala
Les sandales retournées « pour longtemps en vérité »
Redisent encore la mer hors la nuit hors folie
Les brûleurs d’ombre de l’envers du décor
Les témoignages les feux de la planète
De la palabre stérile des polygamiques
Vous êtes bien de ce pays dis-tu
Quand j’étais nu pour le premier baiser de ma mère
L’or des femmes invité au mariage de la fille du roi lion
Chantait la sonate de bridge water soufflée par lady boomerang
Dans un foutu monde pour un blanchisseur trop honnête
Madame gentil sous les signes du silence
Feuillette sirène des sables à la recherche
De la rue des histoires de l’exil ou la tombe
Quel coup de vieux pour Antoine m’a vendu son destin
Hein verre cassé la chambre noire livre ses secrets
La parenthèse de sang coule comme un torrent
Mes pensées pour un album des fleurs de vie
Scandent demain s’appelle liberté malgré l’impasse
Le serpent austral dans la tradition du songe
Cherche un oiseau sans arme que chante
Thaliane et les mystères du fleuve…

 

Marie Léontine Tsibinda Bilombo

Une tourterelle s’est couchée à jamais

mai 23, 2017

 

Une tourterelle s’est couchée à jamais
Sa vie un zéphyr de doux et léger duvet
De colombe qui roucoule de rire boréal
Innocent comme le moineau qui pépie
Le coup partit et ne fut même pas un chant
Ni une tendre comptine pour l’endormir
Il éclata comme un tonnerre de mars
Déchira le ciel éclaté de Mouyondzi
Le cœur d’une mère en lambeaux
Elle croit serrer son bonheur sa colombe
Sa tourterelle s’en est allée s’en est allée
Une giboulée qui essuie le ciel incendié
Un pan de l’innocence déchiré comme
Le voile du temple pour porter nos péchés
Infâmes sur ce Congo toujours meurtri
Toujours détruit pour combien de temps encore
Nos vies un étrange duo de sang et de mentir
Douloureux duel d’espérance et de cris
Qui fracassent orageusement les portes du ciel
Qui sera la gardienne de cette colombe
De cette tourterelle habillée couleur de sang étal
Sur la marche froide d’un perron quelconque
Kimpa Vita-Munari-Mukaya-Nzinga-Tchitoula
Les bras de la mère bouleversée s’ouvrent
Infâme croix-silhouette-amputée pour la vie
Que le soleil illumine boule de sang lourde boule de sang
Ma tendre tourterelle ma chère prunelle ma tourterelle chérie
Mon unique amour victime d’un si cruel destin
D’un si cruel éclat dites-moi armes fatales
Pour qui sonnez-vous le glas pourquoi crépitez-vous
Vous mes yeux retiendrez-vous mes larmes
Qui ne peuvent laver ces armes fatales
Ma tourterelle ma tendre tourterelle
Mon unique tourterelle voici que je te porte encore
Pour une longue accablante désespérante saison de douleur
Répétant tes mots d’enfant comme un oiseau brisé
Comme les tresses de ta poupée-matiiti-racines
Que tu ne tresseras plus jamais mon bel amour
Il est déjà trop tard je ne peux ramasser ton sang
Qui grondera dans les nuits sombres de toute
Mon inutile existence frissonnante secousse
Remuée comme un leitmotiv de malaria sans fin
Quand retentira ton rire cristallin dans mon esprit
Dans les grumeaux de mes sanglots infiniment profonds
De mon cœur toujours assoiffé de ton amour
Mon cœur délire gémit hurle sans cesse
Sur les pentes salées de mes torrents
Il dévale tremble tressaute s’arrête abasourdi
Déchirée mère déchirée ma tourterelle envolée
A la meute des bêtes livrée l’âme de ma tourterelle
Pleure O Sud d’éclat de magnificence
Pleure O Sud mon incorruptible
Mon indomptable fol amour
Pleure O Sud mon incorrigible bien-aimé
Pleure O profond Sud mon Congo-espérance !
Marie-Léontine Tsibinda

Il pleut dans mon cœur

octobre 22, 2016

 

 

Il pleut dans mon cœur les larmes du peuple Kongo

Il coule dans mes veines le sang royal des Kongo

Le sang de Mabiala Ma Nganga, Mâ Ngunga,

Mais aussi celui de la décapitation de Boueta Bongo

Le sang invincible de l’inexpugnable Tchimpa Vita

Le sang de la sueur du bagne de Matsoua

Le sang des disparus qui croupissent au fond du fleuve Congo

Le sang des martyrs, des suppliciés et des indignés

Le sang de ceux qui ont eu les yeux crevés

De ceux qui ont été brûlés vivants avec des sachets

De ceux qui ont eu le sexe coupé pour la jalousie

De ceux qui ont eu le dos labouré de plaies béantes

Qui resteront avec des sillons de cicatrices intactes

Des cicatrices taillées et marquées sur la peau de la vie

De tous ces amputés avant la mort douloureuse

Alors qu’ils menaient une existence peu heureuse.

 

Il tombe en cascades dans mon esprit

Ces images meurtrières de la barbarie

De la félonie, de l’incurie et de la folie,

Exercée sur les paisibles citoyens

Sur les enfants broyés sans moyens

Dans les marches pacifiques de référendum

Clamant leur colère comme le tam-tam

Mais aussi torturés et tués à la suite des urnes

De pseudo élections à la fraude criarde

Et à la sauce pestilentielle et nauséabonde

Aux résultats déjà apprêtés dans les officines.

 

Il pleut au carrefour de ma mémoire

Le triste constat amer de la République

Une République qui écrit au sang son histoire

Perdant sa raison, sa sagesse et son éthique

Pour avoir perdu son âme

Et sa flamme de bonne femme

Devenant une dictature honteuse et crasseuse

Une dictature qui triche dans la ruche des urnes

Son vote à la tombée de la nuit malheureuse

Devenant Reine avec des royalties détournées sans bornes.

 

Bernard NKOUNKOU

Côte d’Ivoire/Chu de Treichville : Un vaste réseau de trafic de sang découvert, Un vigile et des médecins arrêtés.

août 12, 2016

 

Chu de Treichville : Un vaste réseau de trafic de sang découvert, Un vigile et des médecins arrêtés.

 

Un scandale secoue actuellement, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, le centre hospitalier universitaire (Chu) de Treichville et le centre national de transfusion sanguine (Cnts). C’est qu’un trafic de poches et de produits sanguins longtemps dissimilés, vient d’être découvert.Un vigile et des médecins arrêtés.

De sources sécuritaires, tout serait parti d’un employé du chu, cerveau de l’opération, Tah Lucien, vigile de son état (le nom a été changé pour les besoins de l’enquête).

Cette énième opération qui a permis de mettre le grappin sur le vigile, remonte à fin juillet 2016. Elle est donc bien ficelée par le vigile qui surveille pratiquement les parents de patients ayant besoin de sang ou de produits sanguins. Il leur propose de leur trouver ce dont ils ont besoin. D’ailleurs, il sort l’argument selon lequel, les parents ne doivent plus se rendre au Cnts pour l’acquisition de sang, et que seule une ambulance en a le droit. Toute cette péripétie et son coût qu’il évoque, finissent par convaincre les parents en détresse qui tombent dans le piège du vigile. Dès lors, il actionne ses complices médecins ou agents de santé. Ils réussissent à détourner plusieurs poches de sang, qu’ils mettent à la disposition de leurs « clients ».

Ce trafic qui dure depuis quelques mois, est découvert par le nouveau responsable des vigiles, qui exerce également à la Direction générale. Il mène ses enquêtes, et tombe nez à nez avec le vigile en question, qui ne dément pas le trafic illicite. D’ailleurs, il propose vingt mille (20.000) Francs Cfa à « son chef hiérarchique », afin qu’il ferme les yeux sur ledit trafic. La raison qu’il avance, ce sont des arriérés de salaire de plusieurs mois, et que c’est la seule alternative pour lui, de subvenir au besoin de sa famille. Son chef reste inflexible, et le dénonce.

Les forces de l’ordre sont alertées. Il est arrêté. Très prolixe, il cite ses complices que sont des médecins qui sont, à leur tour, interpellés par les forces de l’ordre. La dernière poche détournée en sa possession au Chu de Treichville, est censée servir un patient à l’hôpital général de Koumassi, qui a attendu en vain, croyant avoir affaire à une rupture de stock.

Jusqu’au vendredi 5 août 2016, le vigile était encore entre les mains des éléments de la Police, qui tentent de remonter toute la « filière » qui semble impliquer de grands bonnets.


 linfodrome.com

Attentat au marché

mars 1, 2016

 

 

Je marche avec mon panier

Soudain éclate la bombe

Qui me prépare pour la tombe

De ce corps réduit en quartier

 

Mon sang répandu sur le tarmac

A formé à l’ endroit un immense lac

Entouré de mes doigts de banane

Qui me regardent avec gêne

 

Un peu plus loin, mes sandales

Ôtées de mes pieds emportés

Assistent à ce sale scandale

De mon corps déchiqueté

 

Les photographes filment la scène

De cette cruauté qui n’est pas obscène

Mais bien plutôt odieuse et macabre

De ces barbus criminels non glabres

 

Bernard NKOUNKOU

Halte à la démocratie du sang !

novembre 5, 2015

Honte à la démocratie du sang

Qui tue ses citoyens innocents

Avec les armes du même peuple

Revendiquant l’alternance présidentielle

Au Ghana, au Sénégal et en Namibie

Au Benin, en Tanzanie et en Zambie

Les mandats présidentiels sont respectés

Mais chez nous, ils sont malgré tout piétinés

Par la volonté de fer d’un timonier altier

Écrasant violemment la contestation sans pitié

D’une opposition réclamant la bonne gouvernance

Devant un peuple soumis et voué à l’indigence

Assistant impuissant les nouveaux riches

Qui se remplissent à tour de bras leurs poches

Affamant au plaisir et à loisir le souverain primaire

En lui jetant de maigres miettes de gains secondaires

Bernard NKOUNKOU

A nos martyrs de Pointe-Noire

novembre 4, 2015

Ô martyrs de Mpaka et de Loussala

De Saint Jean-Bosco et de Bissongo

De 7/7 de Dany, Tchiniambi et de Tchimagni

Votre sang versé pour la démocratie

Devant le vaste champ de l’incurie

Est un grand sacrifice de la liberté

Un riche trésor sans prix pour la vérité

Qui ne doit pas tomber dans l’oubli

Chaque jour et chaque année dans le pays

Car vous êtes assassinés les mains nues

Versant dans la ville océane votre sang dans les rues

Les membres morcelés, la tête éclatée

La peau déchiquetée, votre être ensanglanté

Dans une démocratie escroquée et confisquée

Par des promesses en contreplaquées

Assemblées dans des discours démagogiques

Pour votre vie ôtée dans la république.

Bernard NKOUNKOU

Pour nos martyrs, nous vaincrons!

novembre 3, 2015

Le sang de notre martyre

Le sang de notre martyre et de la démocratie opprimée

Pour le sang de nos martyrs, nous vaincrons

Congolais debout, nous triompherons

Le sang de nos martyrs est un lourd tribut

Le Congo n’est pas une simple minable tribu

Mais une véritable et grande nation

Capitale de la France-libre à la persécution

Contre l’Occupation et l’asservissement

Le Congo refuse les balles assassines du musellement

Aujourd’hui et demain, les Congolais seront libres

Pour savourer leur victoire au sommet de l’arbre

D’un Congo porteur des fruits de la liberté

Dans un monde de fossoyeurs et de cruauté

Où règnent l’hypocrisie et l’absence de sincérité

Quand le verbe lève le chapeau à la médiocrité

 

Bernard NKOUNKOU