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Pologne: un voilier construit par des sans-abri pourra bientôt prendre le large

juin 14, 2021
Pologne: un voilier construit par des sans-abri pourra bientot prendre le large
Pologne: un voilier construit par des sans-abri pourra bientôt prendre le large© AFP/Wojtek RADWANSKI

Amarré dans le port fluvial de Varsovie, le voilier Ojciec Boguslaw qui vient d’être baptisé du nom d’un prêtre catholique, a permis à des sans-abri qui l’ont construit pendant quatorze ans de redonner un cap à leur vie.

Il a été baptisé samedi du nom du père Boguslaw, de l’ordre des Camilliens, qui en 2006 avait lancé ce projet fou aux yeux de beaucoup. Lui-même était ouvrier naval de Szczecin, une ville portuaire du nord-ouest de la Pologne, avant d’entrer au séminaire. Sa vocation était d’aider les sans-abri à retourner à une vie normale. Le projet devait surtout avoir une fonction thérapeutique.

Le résultat est impressionnant. La goélette fait 17,8 mètres (57 pieds de long) sur 5,2 mètres.

En présence d’anciens sans-abri, de sponsors et de membres du gouvernement, le capitaine Waldemar Rzeznicki qui durant quatorze ans a dirigé sa construction, a hissé le pavillon sur le mât.

Tradition oblige, la marraine -l’épouse du capitaine, Anna Rzeznicka, a brisé une bouteille de prosecco à défaut de vrai champagne, trop cher. Elle s’est brisée seulement au quatrième coup. « On a été puni car au lieu de prendre une boisson sans alcool, on a pris une bouteille d’alcool, alors qu’on lutte contre l’alcoolisme », a déclaré M. Rzeznicki.

« Navigue sur les mers et les océans, vante le nom de ton initiateur et de ceux qui t’ont construit (…). Je te donne pour nom +Ojciec Boguslaw+(le père Boguslaw) », a déclaré la marraine, prononçant la formule traditionnelle.

Sa propre âme

« Enfin on sent vraiment l’eau sous nos pieds. Le bateau vit enfin », se réjouit le capitaine.

« Chaque bateau a sa propre âme, chaque bateau est différent, celui-ci est vraiment unique », ajoute-t-il.

« On n’avait pas les moyens techniques utilisés normalement dans des chantiers navals comme des grues ou des chariots élévateurs », se souvient Slawomir Michalski, 64 ans.

« On avait de simples outils de bricoleur: une torche de soudage pour couper l’acier, des marteaux, des cisailles à tôle ou des meuleuses », se souvient cet homme que l’AFP avait interrogé en 2017 lors des travaux.

Le capitaine Rzeznicki déplore que le constructeur Bogdan Malolepszy, qui a offert le projet du voilier, n’ait pas pu assister à la cérémonie. « Le Covid-19 l’a emporté en automne dernier. »

Une grande partie du matériel, comme le bois pour les mâts, la tôle ou les huit tonnes de plomb pour la quille, ont été offerts par des sponsors. Le moteur diesel provient d’un vieux bateau de pêche. Il faudra encore le réparer.

Après le décès du père Boguslaw Paleczny en 2009, le projet n’avait pas été abandonné. Quelque 300 personnes – des pensionnaires du centre pour sans-abri, mais aussi des scouts et des bénévoles, ont participé à sa construction.

« On a réalisé son testament, c’est comme si c’était son enfant », ajoute M. Michalski.

Rajeuni

« Le projet a changé ma vie de manière radicale, à 180 degrés, j’ai appris que quand je commence quelque chose, je termine ce travail. Avant, c’était tout le contraire », explique Marek Metrak, un des sans-abri qui a participé au projet.

« J’ai gagné une nouvelle vie, comme ce bateau qui a été mis à l’eau et peut naviguer, moi, je suis devenu indépendant. Il y a tout juste deux semaines j’ai reçu de la municipalité les clés de mon logement. J’écris des livres. Je ne bois plus, je ne fume plus. J’ai rajeuni », dit cet homme de 74 ans.

Avant de prendre le large, il reste encore du travail à faire. Trois jours avant la cérémonie du baptême, les voiles ont été livrées, achetées grâce à ses sponsors.

Le bateau doit encore être équipé en système de navigation électrique, gilets et radeaux de sauvetage, avant de mettre le cap sur Gdansk, en mer Baltique.

Par Le Point avec AFP

Tanzanie: au moins cinq morts et 2570 sans-abri après des inondations

mai 17, 2019

 

Au moins cinq personnes ont été tuées depuis le début de la semaine et quelque 2570 sont aujourd’hui sans abri dans un district du sud de la Tanzanie, après des pluies torrentielles, a appris l’AFP vendredi de source administrative.

«Les dégâts causés par les inondations sont énormes», a déclaré à l’AFP Salome Magambo, secrétaire administrative du district de Kyela, dans la région de Mbeya. «Nous déplorons depuis le début de la semaine cinq personne tuées et quelque 2570 sans-abri, dont certains sont actuellement hébergés par des amis ou dans écoles et des églises», a-t-elle poursuivi. «Nous avons déjà commencé à distribuer de la nourriture et à apporter une assistance médicale à ces personnes sinistrées», a-t-elle ajouté, soulignant que les inondations avaient provoqué la fermeture temporaire de plusieurs écoles primaires et secondaires.

Selon la presse locale, de nombreuses familles du district de Kyela se trouvent dans le dénuement total, leurs vêtements, ustensiles, meubles et réserves de nourritures ayant été emportées par les eaux. Les cultures ont aussi été détruites, faisant craindre une disette au cours des prochains mois dans ce district connu pour sa production de riz. Des intempéries frappent également le Mali où des inondations provoquées par une forte pluie ont fait 15 morts jeudi à Bamako et des dégâts matériels importants, selon les autorités maliennes.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Etats-Unis: un sans-abri gagne 500.000 dollars à la loterie

décembre 8, 2015

 

Une somme qui change la vie, c’est ce qu’a gagné Michael Engfors à la loterie américaine. SDF depuis six ans, cet Américain de 60 ans avait sombré dans l’alcoolisme et dans la pauvreté comme le rapporte 9news.

Un ticket acheté à la station-service

loterie
© Fournis par BFMNews
 

Jeremy Kowalis, qui travaille dans le centre d’accueil pour sans-abri que fréquentait Michael Engfors, le décrit comme quelqu’un qui « s’est retrouvé au bord du gouffre ». « La vie l’a bousculé, mais il n’a jamais abandonné, il savait que sa chance tournerait », ajoute Kowalis.

Et la chance a tourné dans une station-service d’Aspen, dans le Colorado. C’est là que Michael Engfors a acheté son ticket gagnant. Après avoir appris qu’il avait gagné le gros lot, il a passé un dernier week-end a dormir dans une église, sur le sol, puis échafaudé ses premiers plans.

Retrouver sa fille, où qu’elle soit

Son premier projet est de recontacter sa fille qu’il n’a plus vue depuis plus de 20 ans. « Il veut la trouver et la rejoindre où qu’elle soit » explique Kowalis, « et je pense que sa première grosse dépense sera un billet d’avion pour la rejoindre ».

Dans la journée de lundi, Michael Engfors a pu récupérer ses gains auprès de l’entreprise qui gère la loterie américaine et jouit désormais d’un capital confortable pour commencer une nouvelle vie.

BFMTV par Paul Aveline