Posts Tagged ‘Sassou Nguesso’

Congo-Urgent : deux morts et 6 blessés graves dans une fusillade à la résidence présidentielle de Mpila

novembre 15, 2022

Une fusillade aurait eu lieu à Mpila dans la résidence privée du président de la république. On parle de deux morts et six blessés parmi les militaires de la sécurité présidentielle. Les causes de cette fusillade ne sont pas encore élucidées, mais en interne on parle d’un élément sous l’emprise des stupéfiants qui aurait ouvert le feu sur ses collègues suite à une dispute.

Deux militaires de la sécurité présidentielle en poste à Mpila dans la résidence de Denis Sassou Nguesso auraient trouvé la mort et six autres seraient blessés gravement après une fusillade. Des sources internes, il s’agirait d’un élément sous l’emprise des stupéfiants qui aurait ouvert le feu sur ses collègues après une dispute.

Les officiers supérieurs auraient interdit à quiconque de filmer les deux cadavres et les blessés et intimés l’ordre à ce que l’incident ne soit pas divulgué. l’élément qui aurait tiré sur ses collègues tuant deux et blessés cinq autres avant d’être neutralisé serait originaire d’Oyo.

Denis Sassou Nguesso qui est rentré de sa visite de travail à Pointe-Noire était absent au moment des faits. Un groupe important des militaires de la DGSP ont fait le voyage de Pointe-Noire pour assurer la sécurité du chef de l’État.

Il se dit que le militaire qui aurait ouvert le feu sur ses collègues serait un élément du feu général Adoua, connu pour son goût des stupéfiants.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Congo: Le numéro Airtel de Sassou Nguesso fuite et il reçoit 38 appels bourrés d’insultes

novembre 11, 2022
 Le numéro Airtel de Sassou Nguesso fuite et il reçoit 38 appels bourrés d’insultes

Après la fuite de son numéro Airtel suite à une indiscrétion de l’un de ses neveux, Denis Sassou Nguesso aurait reçu une pluie d’insultes en appels anonymes. Des congolais l’ont traité de tous les noms l’exigeant de laisser le pouvoir. Les services d’intelligence seraient à la manœuvre pour tracer les appels reçus.

Le numéro privé Airtel du chef de l’État aurait fuité suite à une indiscrétion de l’un de ses neveux. Aussitôt récupéré, des inconnus se seraient mis à téléphoner Denis Sassou Nguesso qui décrochait personnellement. Il aurait été insulté et traité de tous les noms.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, Denis Sassou Nguesso se serait résolu à écouter ses insulteurs contrairement aux recommandations de ses proches. Plus de 38 appels en mode inconnus qui auraient déversés toute la colère de la population sur la gestion calamiteuse du pays par son régime.

Refusant de changer son numéro, Denis Sassou Nguesso aurait juste demandé à ses services de sécurité de restreindre les appels entrants des numéros non enregistrés dans son téléphone.

Avec le Congolais.fr

La copine de Drogba affirme que son ex, Vangsy Goma lui a avoué être le fils de Sassou et non son petit-fils

octobre 20, 2022

L’actuelle campagne de l’ancien footballeur Ivoirien Didier Drogba, Gabrielle Lemaire a affirmé que son ex époux, Vangsy Goma lui a avoué être en réalité le fils du président du Congo et non son petit-fils comme on le présente officiellement. Il est né d’une relation incestueuse entre Denis Sassou Nguesso et la fille de son épouse Antoinette Sassou Nguesso au nom de Blandine Malila. Pour brouiller les pistes, le couple présidentiel congolais avait trouvé un bouc-émissaire en la personne du défunt colonel Étienne Goma Kani, alors directeur de l’école des cadets de la révolution.

Quelque soit la longueur de la nuit, le jour finit toujours par apparaître et c’est autant pour la vérité qui triomphe toujours avec le temps. Quand cela est évoqué par les personnes qui maîtrisent le dossier, certains parlent de la vie privée de tout un chef d’État et d’autres de Fake News.

Ce cas n’est malheureusement qu’un de plus dans cette famille où l’inceste et les échanges sexuels se sont installés depuis des années. Chez les Sassou Nguesso, les femmes appartiennent à tous les membres de la famille et le dernier cas est celui impliquant Edgar Nguesso et sa nièce Océane qui a défrayé la chronique ces dernières semaines.

Piètre entrepreneur en Côte d’Ivoire où il est présenté comme le petit-fils de Denis Sassou Nguesso, Vangsy Goma rêve grand et célèbre à grande pompe son mariage avec Gabrielle Lemaire à Abidjan devant les couples présidentiels congolais et ivoiriens.

Mais très vite tout s’écroule pour le fils du chef de l’État congolais qui non seulement est quitté par son épouse, mais est poursuivi en justice par les Ivoiriens pour escroquerie. Son entreprise est partie en fumé à l’instar de toutes les autres gérées par un Sassou Nguesso. Une famille dont les membres ne sont pas habiles dans la gestion, mais spécialistes dans le vol des fonds publics.

Entre temps Gabrielle Lemaire retrouve le bonheur tant cherché auprès de l’ancien footballeur Didier Drogba avec lequel il est en couple présentement. C’est dans ses bras abreuvée d’amour et de tendresse qu’elle a affirmé que son ex époux lui a avoué être en réalité le fils de Denis Sassou Nguesso et non son petit-fils. Un aveu qui a déstabilisé en son temps Gabrielle Lemaire qui ne pouvait pas réalisé comment un homme pouvait coucher avec la fille de son épouse.

Le jour du mariage de Vangsy Goma et Gabrielle Lemaire à Abidjan

A partir de cette affirmation, Gabrielle Lemaire a commencé à s’éloigner peu à peu de son époux qu’il croyait capable de porter les germes de son père dans l’inceste et la perversion sexuelle.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Mort d’Elizabeth II : Sassou Nguesso, Kagame, Bongo… Qui assistera aux funérailles de la reine ?

septembre 18, 2022

Les obsèques de la souveraine britannique auront lieu à Londres, dans la matinée du 19 septembre. Et beaucoup de présidents africains seront présents à cet événement mondial.

Un hommage à la reine, le 15 septembre à Kampala. © Luke Dray/Getty Images via AFP

Les funérailles d’État d’Elizabeth II, les premières depuis la mort de Winston Churchill en 1965, auront lieu à 10 h GMT ce 19 septembre à l’abbaye de Westminster, avant que la reine ne soit inhumée lors d’une cérémonie privée à la chapelle Saint-Georges du château de Windsor.

Près de 2 000 invités sont attendus à ces obsèques, retransmises dans le monde entier : des membres de la royauté, mais aussi environ 500 dignitaires étrangers, dont de nombreux présidents et ministres.

Ceux qui feront le déplacement…

Un certain nombre de chefs d’État africains, dont beaucoup ont rendu publics leurs messages de condoléances, seront présents. Parmi eux, selon les informations de Jeune Afrique, Paul Kagame, Denis Sassou-Nguesso, Macky Sall – également président en exercice de l’Union africaine – et Azali Assoumani (lequel sera accompagné de son épouse).

Ali Bongo Ondimba (dont le pays, le Gabon, a intégré fin juin le Commonwealth), Cyril Ramaphosa, Nana Akufo-Addo et William Ruto, tout juste élu à la tête du Kenya, se déplaceront également afin de rendre un dernier hommage à la reine, décédée le 8 septembre en Écosse à l’âge de 96 ans. Des rois ont par ailleurs été invités, dont le souverain des Ashanti, Otumfuo Nana Osei Tutu II, et celui du Lesotho, Letsie III.

… et les grands absents

Parmi les absents : Félix Tshisekedi, Alassane Ouattara, Patrice Talon, Ismaïl Omar Guelleh et Faustin-Archange Touadéra, qui, pour la plupart, se rendront directement à New York pour assister à l’Assemblée générale des Nations unies, dont les débats s’ouvrent le 20 septembre.

La délégation ivoirienne sera conduite par Abdourahmane Cissé, le secrétaire général de la présidence ; Paul Biya et Umaro Sissoco Embaló seront, de leur côté, représentés par leur Premiers ministres respectifs, Joseph Dion Ngute et Nuno Gomes Nabiam ; Félix Tshisekedi par le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso ; Muhammadu Buhari par son vice-président, Yemi Osinbajo, et George Weah par son ambassadrice au Royaume-Uni, Gurly Gibson Schwarz. Le roi Mohammed VI, comme le veut la tradition, devrait envoyer son frère, le prince Moulay Rachid, ou son fils, Moulay El Hassan. Les rois du Maroc n’assistent en effet jamais à des obsèques.

Quant aux chefs d’État des transitions au Mali, en Guinée et au Tchad, il y a très peu de chances qu’ils fassent le voyage. À titre d’exemple, Mamadi Doumbouya n’a pas quitté Conakry depuis le 5 septembre 2021, jour où il a renversé Alpha Condé. Enfin, contrairement à ce qu’énonce une lettre faussement attribuée à Buckingham Palace, selon l’ambassade du Royaume-Uni au Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa a bien été invité aux funérailles. Il sera représenté par son ministre des Affaires étrangères, Frederick Shava.

Par Jeune Afrique

En séjour au Congo, Christiane Vienne, Grand-Maitre de la Loge Mixte refuse de rencontrer Sassou pour incompatibilité de croyances

septembre 12, 2022

Christiane Vienne, Grand Maître de la Loge Mixte qui a séjourné au Congo a refusé de rencontrer ses collègues de la Grand Loge du Congo pour incompatibilité de croyances. Elle reproche aux Congolais la déviation de la franc-maçonnerie et violation des règles avec l’introduction de la sorcellerie et son emprise sur l’État. Pour elle, Denis Sassou Nguesso et Jean Dominique Okemba ne sont pas des vrais francs-maçons.

De passage au Congo où elle a rendu visite à des amis basés à Pointe-Noire dans le département du Kouilou au sud du pays, Christiane Vienne, Grand-Maitre de la Loge Mixte, une branche de la franc-maçonnerie a décliné l’invitation de ses collègues de la Grande Loge du Congo.

Selon les informations en sa possession, Christiane Vienne estime être en incompatibilité totale avec les francs-maçons et une rencontre était inutile. Cette doctrine occidentale qui a pour but principale faire du bien s’est transformée en cauchemar au Congo avec des membres qui vont à l’encontre des règles fondamentales.

C’est au Congo qu’on retrouve des francs-maçons qui prônent les sacrifices humains, l’homosexualité, les détournements publics et surtout l’État-Religion. Une perception que les francs-maçons ont de leurs collègues du Congo dont les deux ailles sont désormais sous l’emprise du clan Sassou Nguesso.

Néanmoins Christiane Vienne n’a pas manqué de rencontrer des vrais francs-maçons qui appartenaient à l’aile qui vient d’être arrachée par Sassou Nguesso qui l’a confié à Philippe Obara, patron de la DGST. Elle les a encouragé à se reconstituer très loin de la GNL.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Le Marabout Tchadien qui a prédit la mort de Sassou après celle de Chirac, Bongo et Dos Santos refuse d’aller au Congo

août 31, 2022

Le Marabout Tchadien CheikToundi aurait décliné plusieurs invitations de la présidence du Congo à se rendre à Oyo dans la Cuvette pour des séances de consultation. C’est le même qui avait prédit le retour au pouvoir de Denis Sassou Nguesso, mais aussi sa mort qui suivra celle de Jacques Chirac, Omar Bongo et Eduardo Dos Santos, les trois qui ont participé activement à son retour au pouvoir. L’entourage du Marabout ne trouve pas l’utilité de déplacement qui a pour unique but de revoir sa prophétie que lui ne peut changer.

La panique est entrain de s’installer peu à peu dans le clan Sassou Nguesso après la réalisation de la prédilection du Marabout Tchadien Cheik Toundi faite en 1997 annonçant le retour au pouvoir de Denis Sassou Nguesso. Dans la foulée, le dit Marabout prédisait aussi le rappel à Dieu du putschiste juste après le départ sur terre des ceux qui l’ont installé au trône.

Le dernier d’entre eux vient d’être inhumé à Luanda en Angola le dimanche 28 août 2022 après son décès dans la même ville que le défunt Omar Bongo Ondimba. Une coïncidence aussi révélée par le Marabout Tchadien à l’époque.

Des trois acteurs majeurs ayant contribué à la réussite du putsch de Denis Sassou Nguesso, c’est le Gabonais Omar Bongo qui est parti en premier avant d’être suivi par le français Jacques Chirac et enfin l’Angolais Eduardo Dos Santos. Le congolais devrait les rejoindre bientôt si la prédilection est exacte.

Pour tenter de contourner cette prophétie, le clan Sassou aurait tout fait pour inviter le Marabout Tchadien à Oyo afin qu’il tente de sauver Denis Sassou Nguesso. Malgré les millions proposés avec un voyage en jet privé, Cheik Toundi aurait refusé poliment de faire le voyage pour ne pas paraître un farceur. « On ne peut revenir sur une révélation ancestrale » justifient ses proches.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Congo-Disparition : dernier hommage de la République à Henri Elende

août 6, 2022

Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, et son épouse se sont inclinés devant la dépouille de l’ancien Haut-commissaire à la Jeunesse et aux Sports, Henri Elende, le 6 août, à Brazzaville en présence des corps constitués nationaux, avant son inhumation dans la capitale.

Le couple présidentiel déposant la gerbe de fleurs devant la dépouille de l’illustre disparu

Né le 13 novembre 1941 à Brazzaville, Henri Elendé est décédé le 23 juin. La République lui a rendu un ultime hommage le 6 août. « Sur le plan professionnel, il a capitalisé une riche expérience, en assumant les plus hautes fonctions de l’administration publique dans le secteur des sports. Le courage et la persévérance, voilà l’héritage qu’il a légué à la nouvelle génération », a indiqué le ministre de la Jeunesse et des Sports, de l’Education physique, de la Formation qualifiante et de l’Emploi, Hugues Ngouélondelé, donnant lecture de l’oraison funèbre.

Henri Elendé détient jusqu’à ce jour le record national en saut en hauteur. Il avait porté haut le drapeau congolais en remportant la médaille d’or du concours de saut en hauteur aux Jeux de l’amitié de 1961 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, et de 1963 à Dakar, au Sénégal. Sa participation aux Jeux olympiques d’été de 1964 à Tokyo, au Japon, faisait de lui l’athlète congolais le plus attendu aux Jeux africains de Brazzaville de 1965, dont il avait eu l’honneur de prononcer le serment à la cérémonie d’ouverture. Juste après le baccalauréat, il avait été envoyé en France pour la préparation olympique assimilée à l’équipe de France. Les trois mois passés lui avaient permis de poursuivre ses études dans ce pays alors que sa préparation aux Jeux africains prenait un coup.

Avant le tout dernier hommage rendu par le président de la République le 6 août 2022 à Henri Elende, la nation reconnaissante lui avait de son vivant rendu un bel hommage en attribuant son nom au gymnase situé à proximité du stade Alphonse-Massamba-Débat.

Avec Adiac-Congo par Rominique Makaya

Congo: Roga Roga réclame la paternité de l’un des enfants que Sassou a eu avec Belinda Ayessa

juillet 26, 2022

Trop c’est trop ! Le chanteur Roga Roga veut récupérer son enfant que sa maman Belinda Ayessa a attribué au chef de l’État Denis Sassou Nguesso. La fille de Firmin Ayessa qui est aussi la maîtresse de son ami Denis Sassou Nguesso a deux enfants qui sont officiellement de lui, mais Roga Roga réclame la paternité de l’un d’eux et veut rentrer dans ses droits de géniteur. «Vrai papa ya mwana eza nga, Ndengues aza kaka papa mobokoli »

Roga Roga lance la bataille de la récupération de son enfant qui a été attribué à Denis Sassou Nguesso pour des intérêts égoïstes et lucratifs par sa mère, Bélinda Ayessa. L’artiste entretient discrètement depuis une relation sentimentale avec la fille de Firmin Ayessa. Par ailleurs, elle fréquente aussi le chef de l’État.

Alors que tout le monde croyait que les deux enfants de Bélinda Ayessa sont de Sassou Nguesso, Roga Roga vient de sortir de son licence en réclamant la paternité de l’un d’eux. L’artiste serait un bon tireur d’élite à l’instar du chef de l’État qui tire sur tout ce qui bouge même dans sa propre famille.

Au Congo, on dit souvent que seule la mère connaît le vrai père de ses enfants et il revient que Bélinda a toujours demandé à Roga Roga de garder le secret pour ne pas froisser Denis Sassou Nguesso qui a reconnu les deux enfants et s’en occupe.

Rappelons que Belinda Ayessa est actuellement la directrice du Mausolée DeBrazza de Brazzaville, temple de la franc-maçonnerie. Roga Roga affirme coucher avec elle de temps en temps jusqu’à ce jour. Entre temps, le prisonnier Norbert Dabira est aussi l’un des amants de Belinda Ayessa, d’où la haine de Sassou Nguesso envers lui.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Congo-Disparition : la République rend un dernier hommage à Paul Niamazok

juin 20, 2022

Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, s’est incliné devant la mémoire de l’ancien secrétaire d’Etat, le 20 juin à Brazzaville, en présence des corps constitués nationaux.

Hommage de la République à Paul Niamazok

Paul Niamazok a assumé de hautes responsabilités administratives. Conseiller économique à l’ambassade du Congo en URSS ; secrétaire d’État chargé de la biotechnologie et des industries agroalimentaires (1996/1997) ; secrétaire général au ministère du Développement rural (1987/1993) ; ministre résident, préfet du département de la Sangha (1993/1995), entre autres.

Né en 1942 à Souanké, fils de cultivateur, Paul Niamazok a entamé ses études à l’école officielle de sa localité de naissance, où il obtient le CEPE en 1957. La même année, il est admis au concours d’entrée à l’école militaire préparatoire général Leclerc, où il obtient le BEPC en 1961. Il poursuit son cursus scolaire dans le domaine de l’agronomie, notamment en République centrafricaine, en Algérie puis en géographie humaine en France.

Décédé le 28 mai dernier, à Niort, en France, l’illustre disparu a été inhumé le 20 juin à Brazzaville, au terme de la cérémonie d’adieu ayant permis au président de la République de s’incliner devant sa mémoire après le dépôt de gerbes de fleurs.

Avec Adiac-Congo par Rominique Makaya

Crise RDC-Rwanda : Félix Tshisekedi consulte son homologue Denis Sassou N’Guesso

juin 6, 2022

Le séjour de travail de quarante-huit heures effectué par le président Félix-Antoine Tshisekedi à Oyo, dans le département de la Cuvette, en République du Congo, a été sanctionné le 5 juin par un point de presse au salon d’honneur de l’aéroport d’Ollombo.

Félix Tshisekedi et Denis Sassou N’Guesso s’exprimant devant la presse à Oyo

Tenu conjointement par le président Denis Sassou N’Guesso et son homologue de la République démocratique du Congo (RDC), félix Tshisekedi, l’échange avec la presse des deux pays a permis de lever un coin de voile quant au contenu du tête-à-tête que les deux chefs d’État avaient eu la veille. Se déclarant très affecté par la situation sécuritaire alarmante qui prévaut dans l’est de son pays sur fond d’affrontements entre les Forces armées de la république démocratique du Congo et le Mouvement 23 (M 23) soutenu par le Rwanda, le président Félix Tshisekedi, d’emblée, a tenu à rappeler ses efforts de paix entrepris dans la région depuis son accession à la magistrature suprême avec, à la clé, un message de paix envoyé à ses pairs.

Rappelant également son credo, celui d’ériger « des ponts plutôt que des murs », le cinquième président du Congo indépendant a, néanmoins, mis un bémol. Le fait de vouloir la paix, la fraternité et la solidarité entre peuples de la région n’est pas en soi une faiblesse, a-t-il fait observer.

Pour le chef de l’État de la RDC, la vocation hospitalière ne peut pas être perçue comme une fenêtre d’opportunité par des pays voisins dans leur velléité de déstabilisation de son pays, parce qu’aujourd’hui, a-t-il dit, « il n’y a pas de doute, le Rwanda a soutenu le M23 pour venir agresser la RDC ». Et d’ajouter que la résurgence de ce mouvement armé défait en 2013 avec confiscation de son arsenal militaire ne peut être que le fait du Rwanda dont le soutien lui apporté n’est plus qu’un secret de polichinelle.

Tout en espérant que Kigali reviendra aux bons sentiments, le président Félix-Antoine Tshisekedi a rappellé que la RDC est un havre de paix et qu’elle veut le demeurer, elle qui cherche, par tous les moyens, à balayer la vingtaine d’années de violence, d’exactions et de guerre qu’elle a endurées particulièrement dans sa partie est. « Je réitère la volonté de la RDC de ne plus vivre en se regardant en chiens de faïence avec ses voisins« , a martelé le président Félix Tshisekedi, tout en exprimant le vœu de voir le processus de paix de Nairobi aboutir.

La dynamique ainsi enclenchée, a-t-il indiqué, doit se poursuivre et cela se fera en dehors du M23 traité aujourd’hui au même titre que les forces négatives pour avoir relancé les hostilités. La tension actuelle dans l’est de la RDC n’affecte cependant pas la foi du chef de l’État en la réussite de ces pourparlers. D’où sa demande à tous les intervenants, y compris le Rwanda, de revenir aux bons sentiments pour faire avancer ce processus et ce, avec l’appui du patriarche Denis Sassou N’Guesso dont l’apport est très attendu.

Intervenant à la suite de son homologue de la RDC, le président Denis Sassou N’Guesso a lancé vivement un message de paix, la seule alternative à ses yeux pour faire bouger les lignes dans la région, au regard d’innombrables défis et crises multiformes que connaît le continent. Après avoir mené avec bonheur plusieurs médiations dans la région des Grands Lacs, il s’est dit confiant pour la suite des événements.

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso