Posts Tagged ‘Sassou Nguesso’

Afrique centrale : Félix Tshisekedi succède à Denis Sassou N’Guesso à la présidence de la CEEAC

janvier 19, 2022

Le président  congolais, Denis Sassou N’Guesso, a passé le 19 janvier à Brazzaville le témoin à son homologue de la République démocratique du Congo (RDC), Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à la présidence de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), à l’issue de la 20e  conférence.

A l’ouverture de la conférence, le président Denis Sassou N’Guesso a réitéré son appel à l’application de la contribution communautaire à l’intégration. Il a encouragé le Tchad et la République centrafricaine à persévérer dans la voie de la sagesse pour la recherche des solutions aux différends politiques.

« Les présentes assises marquent la fin du premier mandat de la présidence tournante de notre communauté régionale. Les actions déjà entreprises, en vue de la mise en œuvre de toutes les décisions adoptées, constituent de réels mobiles de satisfaction légitime », a déclaré Denis Sassou N’Guesso.

Il a lancé un appel aux pays membres de la communauté pour apporter un appui financier et matériel au Tchad. « Quelles que soient nos difficultés internes, nous ne pouvons pas demeurer les bras croisés alors que certains partenaires extérieurs concrétisent déjà leurs promesses en faveur du Tchad », a souligné le chef de l’État congolais. 

Au total, quatre chefs d’État ont pris part au sommet de Brazzaville au côté du président Denis Sassou N’Guesso. Il s’agit des présidents de l’Angola, de la République centrafricaine, de la RDC et de la Guinée équatoriale.

Dans son discours, le nouveau président de la CEEAC, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, s’est engagé à promouvoir le capital humain durant son mandat.

Pour lui, l’investissement dans la formation de la population, la santé et la culture, devrait permettre d’accentuer le développement dans la communauté.

Avec Adiac-Congo par Christian Brice Elion

Congo: Fâchés , les Bayakas de Sibiti réclament à Sassou la dépouille mortelle de Clément Mouamba

janvier 8, 2022

Depuis son décès le 29 octobre 2021 à Paris en France, la dépouille mortelle de l’ancien premier ministre Clément Mouamba traîne encore dans une morgue de la région parisienne. Une situation qui fâche ses frères Bayakas de Sibiti qui réclament à Denis Sassou Nguesso le retour dans un bref délai du cadavre de Mouamba.

A Sibiti, les notables Bayakas ne croient plus aux explications fournies par le pouvoir via le traître Thierry Moungala sur les raisons exactes du non retour de la dépouille de Clément Mouamba. Moungala a fait avaler aux Bayakas que c’est le Covid qui empêchait le rapatriement du cadavre de son frère Mouamba.

Mais tout le monde sait que cela est un gros mensonge et que des personnalités africaines mortes de Covid à Paris ont été rapatriées vers leurs pays pour leur inhumation. Ce qui pousse les populations de Sibiti à soupçonner un complot ourdi contre elles par le pouvoir.

A Mpila, on affirme que les gens de Sibiti sont des emmerdeurs qui n’ont jamais réclamé leur bien-être à Mouamba, mais exigent sa dépouille mortelle. Des notables de cette contrée du pays préparent des cérémonies grandioses en l’honneur de leur fils Mouamba dont un rituel de purification et retour à l’envoyeur, si sa mort provient d’une personne ou groupe de personnes.

« Ceux qui ont fait du mal à Clément ont peur de ramener son corps ici à Sibiti de peur des représailles mystiques de notre part » confie un notable Bayaka, bien déterminé à voir clair sur cette mort. Dans leur réclamation, les notables de Sibiti s’opposent à tout cérémonie à Brazzaville et exigent que tout se fasse dans la capitale de la Lékoumou.

L’ancien premier ministre Clément Mouamba, qui a dirigé le gouvernement du Congo-Brazzaville entre 2016 et 2021, sous la présidence de Denis Sassou Nguesso, est décédé vendredi 29 octobre à Paris après son évacuation sanitaire en France, a appris auprès de sa famille et de son parti. Âgé de 78 ans, Clément Mouamba est décédé «à la maison (à Paris) après avoir subi des soins intensifs à l’hôpital. Il a eu plusieurs complications respiratoires: c’est le Covid», a déclaré à l’AFP une source familiale, précisant qu’il avait été évacué le 12 octobre.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Congo: Nominations à la CID

décembre 30, 2021

Par décret n° 2021-573 du 29 décembre 2021, le président de la République a nommé des administrateurs délégués de la Centrale d’intelligence et de la documentation.

Il s’agit de :

Délégation départementale de Brazzaville : colonel de police Ondaye Félix Fulbert

Délégation départementale du Kouilou : colonel de police Atipo Etou Elie

Délégation départementale du Niari : colonel de police Ngakosso Jean Claude

Délégation départementale de la Bouenza : colonel de police Ibata Henri Francis

Délégation de la Lékoumou : colonel de police Abeka Doumas Rock Pépin

Délégation départementale du Pool : colonel de police Awandza Hamed Olivier

Délégation départementale des Plateaux : lieutenant-colonel de police Makamba Guy François

Délégation départementale de la Cuvette : lieutenant-colonel Assangotoua Alfred

Délégation départementale de la Cuvette Ouest : lieutenant-colonel Madounga Mouanda Abdon Germain

Délégation de la Sangha : colonel de police Ndinga Cyrille

Délégation de la Likouala : colonel de police Nzengué Georges

Par décret n° 2021-572 du 29 décembre 2021, le président de la République a nommé les administrateurs principaux à la Centrale d’intelligence et de la documentation

Il s’agit de: 

Département de la documentation et de la sécurité intérieure :  lieutenant-colonel de police Ewango Zingoma Wilfrid

Département de la documentation et de la sécurité extérieure : capitaine de vaisseau Ndombi Grégoire

Département des migrations et du contrôle des étrangers : colonel de police Tondo Louis Marie

Département administration, finances et logistique : colonel de police Kouanga Charles

Département technique : lieutenant-colonel Kouala Belespoir Christian Ange

Avec Les Dépêches de Brazzaville

Congo-RDC : le cardinal Fridolin Ambongo reçu par Denis Sassou N’Guesso

octobre 30, 2021

Le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso, a reçu en audience, le 29 octobre à Brazzaville, l’archevêque de Kinshassa, le cardinal Fridolin Ambongo. Les deux personnalités ont débattu des questions socio-politiques liées à la consolidation du vivre-ensemble et à la paix en République démocratique du Congo.

« En tant qu’archevêque de Kinshasa, je suis venu échanger avec le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, sur des questions socio-politiques concernant notre pays. J’ai voulu bénéficier de ses sages conseils qui pourront nous aider à consolider le vivre-ensemble et la paix sociale dans notre pays », a souligné le cardinal Fridolin Ambongo, à l’issue de l’audience.

En qualité d’archevêque de Kinshasa, le cardinal a profité de l’entrevue pour faire part au chef de l’Etat congolais de la nécessité d’un rapprochement et/ou d’une collaboration plus soutenue entre les missions catholiques des deux Congo. A cet effet, le prélat a confirmé la position de l’Eglise catholique sur le choix de Denis Kadima comme président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

« Notre position sur le choix de Denis Kadima, investi  par l’Assemblée nationale et confirmé par le président de la République comme président de la Céni est claire. Nous sommes contre. La population de Kinshasa étant constituée de 90% des chrétiens catholiques, nous avons dit au président Tshisekedi que sa nomination à la tête de la Céni n’était pas le bon choixCar nous tenons beaucoup à l’indépendance de cette institutionIl n’est pas bon que le président d’une telle institution soit proche du chef de l’Etat », a indiqué le cardinal Fridolin Ambongo.

L’archevêque dit avoir pris acte des déclarations publiées par toutes les parties prenantes de la marche organisée  à Kinshasa mais redoute une éventuelle contestation lors des prochaines élections.

Avec Adiac-Congo par Firmin Oyé

RDC-CHESD : Félix Tshisekedi et Denis Sassou N’Guesso à la clôture de l’année académique 2020-2021

octobre 6, 2021

Le Collège des hautes études de stratégie et de défense (CHESD), situé sur l’avenue des Forces armées à Kinshasa, a connu une effervescence particulière, le 5 octobre, à la faveur de la clôture de l’année académique 2020-2021.

Félix Tshisekedi et Denis Sassou N’Guesso posant avec les heureux lauréats du Chesd

Un trait singulier à la manifestation qui marquait l’ouverture de la nouvelle année académique ; la présence remarquée du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi-Tshilombo, et de son homologue Denis Sassou N’Guesso de la République sœur du Congo Brazzaville et président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Les deux chefs d’État se sont fait le plaisir de remettre aux heureux lauréats (Généraux, colonels, administrateurs militaires, officiers militaires et hauts fonctionnaires civils) les diplômes qui  consacrent la fin de leurs études supérieures au CHESD.

Ils étaient près de deux cents auditeurs et stagiaires de la sixième session ordinaire de la session spéciale du CHESD et de la quatrième promotion de l’Ecole supérieure d’administration militaire (ESAM) à avoir suivi le cursus de formation jusqu’à son terme. Parrain de la sixième session ordinaire du CHESD, le président Denis Sassou N’Guesso s’est réjoui de l’envergure prise par cette institution de formation en Afrique centrale. Le CHESD, a-t-il indiqué, « est le cadre par excellence au sein de la CEEAC où sont formés les cadres qui doivent mettre en œuvre la politique de l’Union aricaine« .

Et d’ajouter :  » L’architecture de paix, de sécurité et de défense de l’Union africaine prévoit que les communautés économiques régionales sont les lieux de base où s’élaborent toutes les stratégies de paix et de sécurité et de défense du continent « . 

Il est à noter que cette sixième session ordinaire du CHESD comprend des lauréats venus du Congo Brazzaville, du Cameroun, de la République centrafricaine et du Burundi. Les modules de formation dispensés ont porté notamment sur la conduite de la guerre, sur les opérations militaires, ainsi que sur les schémas de préparation de la paix.

Quant aux auditeurs de la session spéciale, leur formation a consisté à développer des aptitudes nécessaires pour comprendre les enjeux et les défis auxquels sont confrontés la sous-région d’Afrique centrale, l’Afrique et le monde. Pour leur part, les seize administrateurs militaires de la quatrième promotion de l’ESAM ont été préparés à assumer des fonctions d’État-major au sein de l’armée et de la police. Satisfait de ce dénouement heureux, le chef d’état-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc), le général Célestin Mbala, a eu des mots justes pour aiguiller la conscience des lauréats appelés à «  être des véritables moteurs de recherche des solutions dans le domaine sécuritaire. »

Créé en janvier 2016 dans le contexte de la réforme des Fardc, le CHESD a une vocation sous-régionale. Il est aujourd’hui le plus haut établissement de formation des officiers de l’armée en République démocratique du Congo.

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

Congo Brazzaville: un scénario à la tchadienne pour la succession de Sassou

septembre 5, 2021

Annoncé pour ce week-end, le retour du président congolais Denis Sassou Nguesso à Brazzaville après un séjour hospitalier en Suisse ne devrait pas mettre fin aux bagarres pour sa succession. Son fils Denis Christel pourrait lui succéder, comme l’a fait Mahamat Idriss Déby Itno en avril dernier au Tchad.  

Cette fois, l’alerte sur l’état de santé de Denis Sassou Nugesso, 78 ans dont 37 au pouvoir, qui connaitrait des sérieux moments d’absence, semble plus sérieuse que les précédentes. Le président congolais, qui séjourne à Montreux, en Suisse, pour « une batterie d’examens médicaux » n’est pas apparu en public depuis le 15 août, date de la fête de l’indépendance nationale. La première dame du Congo, Antoinette Sassou Nguesso, était attendue hier vendredi au chevet de son mari, après avoir subi des contrôles médicaux dans des hôpitaux parisiens. Pour rassurer l’opinion, l’entourage de Sassou a annoncé son retour, déjà reporté une première fois, pour ce week-end à Brazzaville.  

Mourir au pays 

Un fin connaisseur du Congo évoquait samedi matin l’hypothèse que le président congolais, que l’on savait souffrant depuis plusieurs années, ait choisi de revenir au pays pour sa fin de vie. Il ne veut surtout pas, selon lui, connaitre le sort de son gendre, le président gabonais Omar Bongo Ondimba, décédé en 2009 à Barcelone, en Espagne, après 41 ans au pouvoir. Dans l’hypothèse d’une disparition prématurée de Sassou, qui a été réélu en mars dernier pour un quatrième mandat, son fils Denis Christel tient aujourd’hui la corde pour lui succéder. Comme au Tchad, rien ne garantit à ce jour qu’au Congo le mécanisme constitutionnel, qui prévoit une période intérimaire suivie d’une présidentielle anticipée, sera respecté. Entré au gouvernement à la faveur du remaniement de mars, Denis Christel, naguère connu pour son appétence pour les revenus pétroliers, est super ministre de la Coopération internationale et des partenariats publics/privés. A 46 ans, « Kiki », de son petit nom, bénéficie d’un important réseau au sein du Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir) dont il est membre du bureau politique. 

Soutien de l’armée 

La clé de la succession de Sassou, en cas de disparition inattendue, devrait être entre les mains de l’armée congolaise. Ce qui devrait profiter à Denis Christel. En 37 années de pouvoir, Sassou, lui-même ancien supérieur officier, a façonné une armée entièrement dévouée à son clan et à son ethnie tant sur les plans du recrutement, de la formation et de la nomination aux postes stratégiques et sensibles. Pour la hiérarchie militaire, Denis Christel offrirait les garanties de la poursuite de la jouissance de ses privilèges mais surtout l’assurance de l’impunité pour les crimes commis lors des années de répression (1998-2005 ; 2016-2017) dans la région du Pool, sud du pays.  

Restera, après le soutien de l’armée et du PCT, à Denis Christel de faire passer la pilule de la succession dynastique à la communauté internationale.  A ce niveau, les exemples du Mali et du Tchad montrent que tout se joue au rapport de forces.  Si la communauté internationale s’est accommodée d’une transition militaire dirigée au Tchad le général Mahamat Idriss Déby, d’une autre transition militaire conduite au Mali par le colonel Assimi Goïta, elle pourrait, à priori, plus facilement s’en remettre à une transition militaro-civile dirigée au Congo par Denis Christel. En tout cas, ce n’est pas la moribonde Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) qui pourrait s’y opposer. A l’échelle internationale, Denis Christel pourra alors compter sur le soutien de la Chine, premier partenaire économique du Congo, et de la Russie dont son père s’est fortement rapproché ces dernières années. 

Avec Mondafrique par Francis Sahel

Congo: Discours du président Sassou Nguesso à l’occasion du 61e anniversaire de l’indépendance

août 14, 2021

Avec Agences

Congo-RDC/Nord-Kivu: le président Denis Sassou N’Guesso octroie 84 tonnes de vivres aux sinistrés de Goma

juin 21, 2021

Après le Kenya, c’est au tour du Congo Brazzaville de voler au secours des sinistrés  de l’éruption volcanique de Goma. La ministre des Affaires sociales, Irène Marie-Cécile Mboukou, a fait, le 20 juin, le déplacement de Goma en République démocratique du Congo (RDC) pour porter assistance aux sinistrés de l’éruption volcanique.

Le 20 juin dans la soirée, le directeur de cabinet adjoint du chef  de l’Etat, Olivier Mondonge, et le conseiller spécial du chef de l’Etat chargé de la couverture maladie universelle, Dr Roger Kamba, ont accueilli à Goma Mme Irène Marie-Cécile Mboukou, ministre des Affaires sociales et actions humanitaires du Congo Brazzaville qui a accompagné la deuxième cargaison des vivres, révèle un bulletin de la cellule de communication de la Présidence RD-congolaise publié le même jour.

Dépêchée par le gouvernement  pour accompagner la deuxième cargaison de vivres, Irène Marie-Cécile Mboukou a été accueillie par le directeur de Cabinet adjoint du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Olivier Mondonge et le Conseiller spécial du chef de l’Etat chargé de la Couverture maladie universelle, Roger Kamba.

Après le Kenya, le Congo vole au secours des sinistrés de l’éruption volcanique de Goma. « La République du Congo et la RD Congo sont des frères, ce qui touche à l’un, affecte l’autre », a souligné la ministre des Affaires sociales, porteuse d’un message personnel du président à son homologue.

L’avion-cargo affrété par le gouvernement de la République du Congo a atterri en fin de journée à l’aéroport de Goma. Après la remise symbolique de ce don aux autorités congolaises, Mme Mboukou  a déclaré : « La République  du Congo  et la République Démocratique  du Congo sont des pays frères, ce qui touche à l’un affecte l’autre ». Et d’ajouter : «  Par ce geste, le président Denis Sassou N’Guesso a voulu manifester sa solidarité envers le peuple frère de la RDC  et soutenir son homologue et frère, Félix-Antoine Tshisekedi ».

Présent à Goma dans le cadre de sa tournée humanitaire et sécuritaire, le président Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a dépêché Olivier Mondonge et Dr Roger Kamba. Ce dernier a exprimé toute sa gratitude au président Denis Sassou N’Guesso pour sa sollicitude paternelle. La ministre Irène Marie-Cécile a été aussi porteuse d’un message personnel du président Sassou N’Guesso à son frère et homologue, le président Félix Tshisekedi.

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

Congo : la justice française entérine la saisie du jet-privé de l’Etat congolais

juin 5, 2021

La justice française vient de décider de saisir l’avion appartenant à l’Etat congolais et mis à disposition de son président, Denis Sassou N’Guesso. Il s’agit d’un jet privé -Falcon 7X.  La partie congolaise annonce un pourvoi en cassation.

L’appareil a été immobilisé en juin 2020, à l’aéroport de Bordeaux dans le cadre du conflit qui oppose le patron de la société Commisimpex, l’homme d’affaires libanais Mohsen Hojeij à l’Etat congolais et non à Denis Sassou N’Guesso. Les avocats congolais contestent la décision de la justice française considérant l’appareil comme un bien diplomatique, donc « insaisissable », protégé à ce titre par la Convention de Vienne.

La justice française rejette l’argument de la partie congolaise. Pour la Cour d’appel de Paris, il s’agit d’un traité international et ne protège que des biens affectés à une représentation diplomatique, donc à l’ambassade du Congo. Ce qui ne serait pas le cas du jet privé -Falcon 7X, d’après la justice française. Et d’ajouter : « son utilisation [avion] n’est reliée à aucune activité diplomatique établie », peut-on lire dans la décision rendue en première instance en juin 2020.

Des arguments et raisonnements juridiques qualifiés de « bas de gamme » par Me Kevin Grossman, avocat de l’Etat congolais. « Tout ce que protège la Convention de Vienne s’applique par nature et par essence à la plus haute représentation diplomatique, c’est-à-dire le chef de l’Etat », selon lui, et fait montre de détermination dans ce dossier : « la République du Congo se battra pour que ses droits soient reconnus ». Puis il annonce un pourvoi en cassation- qui n’est pas suspensif.

La vente du bien aux enchères n’est pas exclu, avant ce pourvoi en cassation. La société Commisimpex rêve de récupérer au moins 1,2 milliard de dollars. Elle aurait déjà saisi certains actifs de la SNPC, la Société nationale des pétroles du Congo. La justice française aurait autorisé la société de Mohsen Hojeij  de saisir tout actif de l’Etat-congolais, à l’exception «  des biens utilisés ou destinés à être utilisés dans l’exercice de ses fonctions diplomatiques ».

Serein et déterminé et sûr de sa stratégie, Me Kevin Grossman fait des confidences. Il annonce que d’autres procédures seraient en cours au-delà de la Cour de cassation, pour que « cet avion ne bouge pas ». 

Avec Adiac-Congo par Noël Ndong

Congo-France/Sommet de Paris : Denis Sassou N’Guesso multiplie les audiences

mai 20, 2021

En marge du sommet de Paris, le chef de l’État congolais a reçu des personnalités politiques et du monde économique.

Série des audiences du Chef de l'Etat Denis Sassou N'Guesso en marge du sommet de Paris du 18 mai 2021

Photo : Série des audiences du chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso, en marge du sommet de Paris du 18 mai 2021 Crédit photo : Roland Mbongo / Presse présidentielle

Mercredi 19 mai, au lendemain du sommet sur le financement des économies africaines qui s’est déroulé le 18 mai à Paris, le président Denis Sassou N’Guesso a commencé ses audiences en recevant son homologue togolais, Faure Gnassigbé.

Les deux hommes se rencontraient pour la seconde fois, en peu de temps, dans le cadre de consultations régulières sur les questions d’intérêt commun entre le Congo et le Togo, y compris les sujets d’actualité africaine.

Cette fréquence de rencontres, au haut niveau, dénote de la bonne tenue des liens d’amitié et de coopération entre les deux pays.

Audrey Azoulay, directrice de l’Unesco, a été ensuite reçue. Par cette entrevue, la directrice de l’institution onusienne, en campagne pour sa réélection, est venue solliciter auprès du président Denis Sassou N’Guesso l’obtention du soutien du groupe africain à l’Unesco, en sachant que le Congo intégrerait son conseil, cette année.

A l’issue de cette consultation, cette dernière a évoqué la série de projets envisagés comme possibles à réaliser au Congo.

Ensuite, le chef de l’État a reçu Rachida Dati, maire du septième arrondissement de Paris, personnalité connue des Congolais. Elle a soutenu la création des écoles d’excellence au Congo. A l’issue de l’audience, elle a exprimé sa volonté de s’impliquer dans le rayonnement de la jeunesse congolaise.

A l’issue de son entretien avec le chef de l’État congolais, Cyrille Bolloré, président du groupeéponyme a confié à la presse la ferme volonté de son groupe de continuer l’extension du port de Pointe-Noire en eau profonde et de placer ce complexe portuaire au rang du plus grand en Afrique.

Dans le cadre de la coopération bilatérale entre le Congo et la France, Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de la République française est venu à la rencontre de président Denis Sassou N’Guesso.

Pour clore ce ballet diplomatique, politique et économique, Moussa Faaki Mahamat, président de la Commission de l’Union Africaine est venu s’enquérir également sur l’actualité des dossiers du moment à repasser en revue avec le président congolais.

Rappelons que le 18 mai, en fin de journée, Patrick Pouyané a été reçu. Le président du groupe Total a exprimé le souhait de son groupe de conserver sa position de leader des investisseurs au Congo.

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma