Posts Tagged ‘Sassou Nguesso’

Congo-Disparition : la République rend un dernier hommage à Paul Niamazok

juin 20, 2022

Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, s’est incliné devant la mémoire de l’ancien secrétaire d’Etat, le 20 juin à Brazzaville, en présence des corps constitués nationaux.

Hommage de la République à Paul Niamazok

Paul Niamazok a assumé de hautes responsabilités administratives. Conseiller économique à l’ambassade du Congo en URSS ; secrétaire d’État chargé de la biotechnologie et des industries agroalimentaires (1996/1997) ; secrétaire général au ministère du Développement rural (1987/1993) ; ministre résident, préfet du département de la Sangha (1993/1995), entre autres.

Né en 1942 à Souanké, fils de cultivateur, Paul Niamazok a entamé ses études à l’école officielle de sa localité de naissance, où il obtient le CEPE en 1957. La même année, il est admis au concours d’entrée à l’école militaire préparatoire général Leclerc, où il obtient le BEPC en 1961. Il poursuit son cursus scolaire dans le domaine de l’agronomie, notamment en République centrafricaine, en Algérie puis en géographie humaine en France.

Décédé le 28 mai dernier, à Niort, en France, l’illustre disparu a été inhumé le 20 juin à Brazzaville, au terme de la cérémonie d’adieu ayant permis au président de la République de s’incliner devant sa mémoire après le dépôt de gerbes de fleurs.

Avec Adiac-Congo par Rominique Makaya

Crise RDC-Rwanda : Félix Tshisekedi consulte son homologue Denis Sassou N’Guesso

juin 6, 2022

Le séjour de travail de quarante-huit heures effectué par le président Félix-Antoine Tshisekedi à Oyo, dans le département de la Cuvette, en République du Congo, a été sanctionné le 5 juin par un point de presse au salon d’honneur de l’aéroport d’Ollombo.

Félix Tshisekedi et Denis Sassou N’Guesso s’exprimant devant la presse à Oyo

Tenu conjointement par le président Denis Sassou N’Guesso et son homologue de la République démocratique du Congo (RDC), félix Tshisekedi, l’échange avec la presse des deux pays a permis de lever un coin de voile quant au contenu du tête-à-tête que les deux chefs d’État avaient eu la veille. Se déclarant très affecté par la situation sécuritaire alarmante qui prévaut dans l’est de son pays sur fond d’affrontements entre les Forces armées de la république démocratique du Congo et le Mouvement 23 (M 23) soutenu par le Rwanda, le président Félix Tshisekedi, d’emblée, a tenu à rappeler ses efforts de paix entrepris dans la région depuis son accession à la magistrature suprême avec, à la clé, un message de paix envoyé à ses pairs.

Rappelant également son credo, celui d’ériger « des ponts plutôt que des murs », le cinquième président du Congo indépendant a, néanmoins, mis un bémol. Le fait de vouloir la paix, la fraternité et la solidarité entre peuples de la région n’est pas en soi une faiblesse, a-t-il fait observer.

Pour le chef de l’État de la RDC, la vocation hospitalière ne peut pas être perçue comme une fenêtre d’opportunité par des pays voisins dans leur velléité de déstabilisation de son pays, parce qu’aujourd’hui, a-t-il dit, « il n’y a pas de doute, le Rwanda a soutenu le M23 pour venir agresser la RDC ». Et d’ajouter que la résurgence de ce mouvement armé défait en 2013 avec confiscation de son arsenal militaire ne peut être que le fait du Rwanda dont le soutien lui apporté n’est plus qu’un secret de polichinelle.

Tout en espérant que Kigali reviendra aux bons sentiments, le président Félix-Antoine Tshisekedi a rappellé que la RDC est un havre de paix et qu’elle veut le demeurer, elle qui cherche, par tous les moyens, à balayer la vingtaine d’années de violence, d’exactions et de guerre qu’elle a endurées particulièrement dans sa partie est. « Je réitère la volonté de la RDC de ne plus vivre en se regardant en chiens de faïence avec ses voisins« , a martelé le président Félix Tshisekedi, tout en exprimant le vœu de voir le processus de paix de Nairobi aboutir.

La dynamique ainsi enclenchée, a-t-il indiqué, doit se poursuivre et cela se fera en dehors du M23 traité aujourd’hui au même titre que les forces négatives pour avoir relancé les hostilités. La tension actuelle dans l’est de la RDC n’affecte cependant pas la foi du chef de l’État en la réussite de ces pourparlers. D’où sa demande à tous les intervenants, y compris le Rwanda, de revenir aux bons sentiments pour faire avancer ce processus et ce, avec l’appui du patriarche Denis Sassou N’Guesso dont l’apport est très attendu.

Intervenant à la suite de son homologue de la RDC, le président Denis Sassou N’Guesso a lancé vivement un message de paix, la seule alternative à ses yeux pour faire bouger les lignes dans la région, au regard d’innombrables défis et crises multiformes que connaît le continent. Après avoir mené avec bonheur plusieurs médiations dans la région des Grands Lacs, il s’est dit confiant pour la suite des événements.

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

Paris redoute de plus en plus une disparition inopinée de Denis Sassou Nguesso

février 27, 2022

Quand il est rentré de la Suisse après des semaines de remises en forme sanitaire, Denis Sassou Nguesso cachait à son entourage les véritables résultats de son bilan de santé. La France qui a toujours infiltré les présidences de son pré-carré en Afrique redoute désormais d’une mort inopinée du chef de l’état congolais qui pourrait bouleverser toute la donne dans la sous région. Différents scénarios sont évoqués dont celui d’un retrait volontaire au profil d’un dauphin de consensus.

A Conakry, c’est après son retour du Maroc que les proches d’Alpha Condé ont compris que l’octogénaire ne jouissait plus d’une bonne santé et le rapport des médecins était bien précis. C’est l’une des raisons qui ont poussé son entourage à ne pas s’opposer au coup d’État de Mamadi Doumbouya.

Tous les rapports top secret parvenus à l’Élysée sur l’état de santé de Denis Sassou Nguesso sont alarmants. En propulsant sur le devant de la scène son fils Kiki, Sassou tente de rassurer ses partenaires sur la continuité du système. Mais un décès inopiné pourrait évidement déclencher la guerre du clan avec l’irruption d’une cellule dormante comme ce fut le cas avec Lansana Conté.

Les conseillers français de Sassou Nguesso sont ceux qui lui ont conseillé de désarmer l’armée nationale au profit de sa garde présidentielle comme au Togo. Les derniers mouvements dans les forces armées ont laissé un goût amère parmi la troupe qui a toujours souhaité vivre loin de la politique.

Depuis qu’il a fait son entrée au gouvernement, Denis Christel Sassou Nguesso semble se comporter en super ministre. D’aucuns même parlent de lui comme étant le véritable chef du gouvernement et cela avec le quitus de son père qui lui balise déjà le chemin vers la présidence.

Actuellement, Sassou Nguesso se référant au décès du togolais Eyadema, ne voit personne d’autre qui pourra faire ombrage à son fils. Au Togo, deux des fils du défunt président se sont bousculés pour diriger le pays avant de trouver un terrain d’entente. La crainte est de voir des intrus dormants apparaître.

Avec Lecongolais.fr

Congo: Firmin Ayessa satisfait de l’inhumation du concurrent du dictateur Sassou-Nguesso

janvier 24, 2022
Firmin Ayessa et son beau fils Sassou Dénis

J’interpelle monsieur Firmin Ayessa vice-premier ministre de venir dire sur la place publique ce qu’il sait du décès de l’opposant Brice Parfait Kolélas.

Le peuple congolais a entendu ses propos qu’il a proférés, ses menaces, ses intimidations à l’égard du Président de Yuki dont le « crime » fut de se présenter contre le petit tyran Sassou à l’occasion des présidentielles. Guy Brice Parlait Kolélas est mort la veille du scrutin. Comme par hasard. Officiellement de la Covid 19.

Firmin Ayessa tint publiquement les propos suivants : Avec tout le bien qu’on t’a fait, on t’avait dit de ne pas t’engager aux présidentielles. Tu nous tournes le dos. Mais tu verras ce qui t’arrivera. Tu boiras de l’eau avec une fourchette.

Ces menaces se sont réalisées, Brice Parfait Kolélas est mort à la suite prétendument de pandémie. Ce qui n’a pas été démontré. Vos propos délibérés d’humilier Parfait Kolélas, le léser, blesser, opprimer, envoyer dans la tombe ont eu leurs effets sur le terrain. Tout montre à voir qu’il y a eu « passage à l’acte. »

Guy Brice Parfait Kolélas est décédé quelque mois après vos menaces, monsieur le proche collaborateur de Sassou, de plus son beau-père. Vous êtes donc co-responsable des crimes commis par le tyran congolais depuis son arrivée par effraction au sommet de l’Etat.

De la chronique d’une mort annoncée de Guy Brice Parfait Kolélas, en saviez-vous quelque chose ? Si, animal politique, vous êtes courageux, venez sur la place publique donner votre version. Regrettiez-vous ou non le décès de Guy Brice Parfait Kolélas ? Il est vrai qu’on ne vous a pas vu à ses obsèques vendredi 21 janvier 2022. Mais avez-vous résisté à la volonté d’y envoyer vos espions ? L’assassin rôde toujours sur la scène du crime.

Peu de temps avant, Dominique Okemba, votre frère, se frottait les mains. C’était après les bombardement dans le Pool. Il a dit au cours d’une causerie (c’est-à-dire sur la place publique) : « Le ciel n’est pas tombé ». Autrement dit il ne court aucun châtiment. En fait, l’impunité totale est la sanction de ceux sur qui aucune sanction ne tombe du fait que le pouvoir de juger est entre leurs mains.

Ayessa et Okemba vivent dans l’insouciance quand les autres sont dans la douleur. Sachez que l’horloge judiciaire viendra. L’histoire les reconnaîtra comme étant des coupables. Quel que soit le temps que met le châtiment, il finit par arriver. Les Romains parlaient à juste titre de la « punition au pied boiteux. »

Continuez de faire vos révisions constitutionnelles pour vous pérenniser au pouvoir, viendra un jour où, la sanction vous atteindra, quand bien elle marche en claudicant.

Je vous informe, Monsieur AYESSA, que cette infraction d’intimidation est prévue à l’article 423 du Code criminel – une personne sera coupable d’intimidation si, … sans motif légitime, use de violence ou de menaces de violence…

Les preuves ? Oui, les preuves seront rassemblées, soyez-en sûrs. Vous serez susceptible d’une peine de prison d’un maximum de 2 ans au moins et 1 jour ou de 5 ans. La République vous a à l’œil.

Avec Congo-liberty par Philippe Youlou, avocat au Barreau de Nice

Afrique centrale : Félix Tshisekedi succède à Denis Sassou N’Guesso à la présidence de la CEEAC

janvier 19, 2022

Le président  congolais, Denis Sassou N’Guesso, a passé le 19 janvier à Brazzaville le témoin à son homologue de la République démocratique du Congo (RDC), Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à la présidence de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), à l’issue de la 20e  conférence.

A l’ouverture de la conférence, le président Denis Sassou N’Guesso a réitéré son appel à l’application de la contribution communautaire à l’intégration. Il a encouragé le Tchad et la République centrafricaine à persévérer dans la voie de la sagesse pour la recherche des solutions aux différends politiques.

« Les présentes assises marquent la fin du premier mandat de la présidence tournante de notre communauté régionale. Les actions déjà entreprises, en vue de la mise en œuvre de toutes les décisions adoptées, constituent de réels mobiles de satisfaction légitime », a déclaré Denis Sassou N’Guesso.

Il a lancé un appel aux pays membres de la communauté pour apporter un appui financier et matériel au Tchad. « Quelles que soient nos difficultés internes, nous ne pouvons pas demeurer les bras croisés alors que certains partenaires extérieurs concrétisent déjà leurs promesses en faveur du Tchad », a souligné le chef de l’État congolais. 

Au total, quatre chefs d’État ont pris part au sommet de Brazzaville au côté du président Denis Sassou N’Guesso. Il s’agit des présidents de l’Angola, de la République centrafricaine, de la RDC et de la Guinée équatoriale.

Dans son discours, le nouveau président de la CEEAC, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, s’est engagé à promouvoir le capital humain durant son mandat.

Pour lui, l’investissement dans la formation de la population, la santé et la culture, devrait permettre d’accentuer le développement dans la communauté.

Avec Adiac-Congo par Christian Brice Elion

Congo: Fâchés , les Bayakas de Sibiti réclament à Sassou la dépouille mortelle de Clément Mouamba

janvier 8, 2022

Depuis son décès le 29 octobre 2021 à Paris en France, la dépouille mortelle de l’ancien premier ministre Clément Mouamba traîne encore dans une morgue de la région parisienne. Une situation qui fâche ses frères Bayakas de Sibiti qui réclament à Denis Sassou Nguesso le retour dans un bref délai du cadavre de Mouamba.

A Sibiti, les notables Bayakas ne croient plus aux explications fournies par le pouvoir via le traître Thierry Moungala sur les raisons exactes du non retour de la dépouille de Clément Mouamba. Moungala a fait avaler aux Bayakas que c’est le Covid qui empêchait le rapatriement du cadavre de son frère Mouamba.

Mais tout le monde sait que cela est un gros mensonge et que des personnalités africaines mortes de Covid à Paris ont été rapatriées vers leurs pays pour leur inhumation. Ce qui pousse les populations de Sibiti à soupçonner un complot ourdi contre elles par le pouvoir.

A Mpila, on affirme que les gens de Sibiti sont des emmerdeurs qui n’ont jamais réclamé leur bien-être à Mouamba, mais exigent sa dépouille mortelle. Des notables de cette contrée du pays préparent des cérémonies grandioses en l’honneur de leur fils Mouamba dont un rituel de purification et retour à l’envoyeur, si sa mort provient d’une personne ou groupe de personnes.

« Ceux qui ont fait du mal à Clément ont peur de ramener son corps ici à Sibiti de peur des représailles mystiques de notre part » confie un notable Bayaka, bien déterminé à voir clair sur cette mort. Dans leur réclamation, les notables de Sibiti s’opposent à tout cérémonie à Brazzaville et exigent que tout se fasse dans la capitale de la Lékoumou.

L’ancien premier ministre Clément Mouamba, qui a dirigé le gouvernement du Congo-Brazzaville entre 2016 et 2021, sous la présidence de Denis Sassou Nguesso, est décédé vendredi 29 octobre à Paris après son évacuation sanitaire en France, a appris auprès de sa famille et de son parti. Âgé de 78 ans, Clément Mouamba est décédé «à la maison (à Paris) après avoir subi des soins intensifs à l’hôpital. Il a eu plusieurs complications respiratoires: c’est le Covid», a déclaré à l’AFP une source familiale, précisant qu’il avait été évacué le 12 octobre.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Congo: Nominations à la CID

décembre 30, 2021

Par décret n° 2021-573 du 29 décembre 2021, le président de la République a nommé des administrateurs délégués de la Centrale d’intelligence et de la documentation.

Il s’agit de :

Délégation départementale de Brazzaville : colonel de police Ondaye Félix Fulbert

Délégation départementale du Kouilou : colonel de police Atipo Etou Elie

Délégation départementale du Niari : colonel de police Ngakosso Jean Claude

Délégation départementale de la Bouenza : colonel de police Ibata Henri Francis

Délégation de la Lékoumou : colonel de police Abeka Doumas Rock Pépin

Délégation départementale du Pool : colonel de police Awandza Hamed Olivier

Délégation départementale des Plateaux : lieutenant-colonel de police Makamba Guy François

Délégation départementale de la Cuvette : lieutenant-colonel Assangotoua Alfred

Délégation départementale de la Cuvette Ouest : lieutenant-colonel Madounga Mouanda Abdon Germain

Délégation de la Sangha : colonel de police Ndinga Cyrille

Délégation de la Likouala : colonel de police Nzengué Georges

Par décret n° 2021-572 du 29 décembre 2021, le président de la République a nommé les administrateurs principaux à la Centrale d’intelligence et de la documentation

Il s’agit de: 

Département de la documentation et de la sécurité intérieure :  lieutenant-colonel de police Ewango Zingoma Wilfrid

Département de la documentation et de la sécurité extérieure : capitaine de vaisseau Ndombi Grégoire

Département des migrations et du contrôle des étrangers : colonel de police Tondo Louis Marie

Département administration, finances et logistique : colonel de police Kouanga Charles

Département technique : lieutenant-colonel Kouala Belespoir Christian Ange

Avec Les Dépêches de Brazzaville

Congo-RDC : le cardinal Fridolin Ambongo reçu par Denis Sassou N’Guesso

octobre 30, 2021

Le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso, a reçu en audience, le 29 octobre à Brazzaville, l’archevêque de Kinshassa, le cardinal Fridolin Ambongo. Les deux personnalités ont débattu des questions socio-politiques liées à la consolidation du vivre-ensemble et à la paix en République démocratique du Congo.

« En tant qu’archevêque de Kinshasa, je suis venu échanger avec le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, sur des questions socio-politiques concernant notre pays. J’ai voulu bénéficier de ses sages conseils qui pourront nous aider à consolider le vivre-ensemble et la paix sociale dans notre pays », a souligné le cardinal Fridolin Ambongo, à l’issue de l’audience.

En qualité d’archevêque de Kinshasa, le cardinal a profité de l’entrevue pour faire part au chef de l’Etat congolais de la nécessité d’un rapprochement et/ou d’une collaboration plus soutenue entre les missions catholiques des deux Congo. A cet effet, le prélat a confirmé la position de l’Eglise catholique sur le choix de Denis Kadima comme président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

« Notre position sur le choix de Denis Kadima, investi  par l’Assemblée nationale et confirmé par le président de la République comme président de la Céni est claire. Nous sommes contre. La population de Kinshasa étant constituée de 90% des chrétiens catholiques, nous avons dit au président Tshisekedi que sa nomination à la tête de la Céni n’était pas le bon choixCar nous tenons beaucoup à l’indépendance de cette institutionIl n’est pas bon que le président d’une telle institution soit proche du chef de l’Etat », a indiqué le cardinal Fridolin Ambongo.

L’archevêque dit avoir pris acte des déclarations publiées par toutes les parties prenantes de la marche organisée  à Kinshasa mais redoute une éventuelle contestation lors des prochaines élections.

Avec Adiac-Congo par Firmin Oyé

RDC-CHESD : Félix Tshisekedi et Denis Sassou N’Guesso à la clôture de l’année académique 2020-2021

octobre 6, 2021

Le Collège des hautes études de stratégie et de défense (CHESD), situé sur l’avenue des Forces armées à Kinshasa, a connu une effervescence particulière, le 5 octobre, à la faveur de la clôture de l’année académique 2020-2021.

Félix Tshisekedi et Denis Sassou N’Guesso posant avec les heureux lauréats du Chesd

Un trait singulier à la manifestation qui marquait l’ouverture de la nouvelle année académique ; la présence remarquée du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi-Tshilombo, et de son homologue Denis Sassou N’Guesso de la République sœur du Congo Brazzaville et président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Les deux chefs d’État se sont fait le plaisir de remettre aux heureux lauréats (Généraux, colonels, administrateurs militaires, officiers militaires et hauts fonctionnaires civils) les diplômes qui  consacrent la fin de leurs études supérieures au CHESD.

Ils étaient près de deux cents auditeurs et stagiaires de la sixième session ordinaire de la session spéciale du CHESD et de la quatrième promotion de l’Ecole supérieure d’administration militaire (ESAM) à avoir suivi le cursus de formation jusqu’à son terme. Parrain de la sixième session ordinaire du CHESD, le président Denis Sassou N’Guesso s’est réjoui de l’envergure prise par cette institution de formation en Afrique centrale. Le CHESD, a-t-il indiqué, « est le cadre par excellence au sein de la CEEAC où sont formés les cadres qui doivent mettre en œuvre la politique de l’Union aricaine« .

Et d’ajouter :  » L’architecture de paix, de sécurité et de défense de l’Union africaine prévoit que les communautés économiques régionales sont les lieux de base où s’élaborent toutes les stratégies de paix et de sécurité et de défense du continent « . 

Il est à noter que cette sixième session ordinaire du CHESD comprend des lauréats venus du Congo Brazzaville, du Cameroun, de la République centrafricaine et du Burundi. Les modules de formation dispensés ont porté notamment sur la conduite de la guerre, sur les opérations militaires, ainsi que sur les schémas de préparation de la paix.

Quant aux auditeurs de la session spéciale, leur formation a consisté à développer des aptitudes nécessaires pour comprendre les enjeux et les défis auxquels sont confrontés la sous-région d’Afrique centrale, l’Afrique et le monde. Pour leur part, les seize administrateurs militaires de la quatrième promotion de l’ESAM ont été préparés à assumer des fonctions d’État-major au sein de l’armée et de la police. Satisfait de ce dénouement heureux, le chef d’état-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc), le général Célestin Mbala, a eu des mots justes pour aiguiller la conscience des lauréats appelés à «  être des véritables moteurs de recherche des solutions dans le domaine sécuritaire. »

Créé en janvier 2016 dans le contexte de la réforme des Fardc, le CHESD a une vocation sous-régionale. Il est aujourd’hui le plus haut établissement de formation des officiers de l’armée en République démocratique du Congo.

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

Congo Brazzaville: un scénario à la tchadienne pour la succession de Sassou

septembre 5, 2021

Annoncé pour ce week-end, le retour du président congolais Denis Sassou Nguesso à Brazzaville après un séjour hospitalier en Suisse ne devrait pas mettre fin aux bagarres pour sa succession. Son fils Denis Christel pourrait lui succéder, comme l’a fait Mahamat Idriss Déby Itno en avril dernier au Tchad.  

Cette fois, l’alerte sur l’état de santé de Denis Sassou Nugesso, 78 ans dont 37 au pouvoir, qui connaitrait des sérieux moments d’absence, semble plus sérieuse que les précédentes. Le président congolais, qui séjourne à Montreux, en Suisse, pour « une batterie d’examens médicaux » n’est pas apparu en public depuis le 15 août, date de la fête de l’indépendance nationale. La première dame du Congo, Antoinette Sassou Nguesso, était attendue hier vendredi au chevet de son mari, après avoir subi des contrôles médicaux dans des hôpitaux parisiens. Pour rassurer l’opinion, l’entourage de Sassou a annoncé son retour, déjà reporté une première fois, pour ce week-end à Brazzaville.  

Mourir au pays 

Un fin connaisseur du Congo évoquait samedi matin l’hypothèse que le président congolais, que l’on savait souffrant depuis plusieurs années, ait choisi de revenir au pays pour sa fin de vie. Il ne veut surtout pas, selon lui, connaitre le sort de son gendre, le président gabonais Omar Bongo Ondimba, décédé en 2009 à Barcelone, en Espagne, après 41 ans au pouvoir. Dans l’hypothèse d’une disparition prématurée de Sassou, qui a été réélu en mars dernier pour un quatrième mandat, son fils Denis Christel tient aujourd’hui la corde pour lui succéder. Comme au Tchad, rien ne garantit à ce jour qu’au Congo le mécanisme constitutionnel, qui prévoit une période intérimaire suivie d’une présidentielle anticipée, sera respecté. Entré au gouvernement à la faveur du remaniement de mars, Denis Christel, naguère connu pour son appétence pour les revenus pétroliers, est super ministre de la Coopération internationale et des partenariats publics/privés. A 46 ans, « Kiki », de son petit nom, bénéficie d’un important réseau au sein du Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir) dont il est membre du bureau politique. 

Soutien de l’armée 

La clé de la succession de Sassou, en cas de disparition inattendue, devrait être entre les mains de l’armée congolaise. Ce qui devrait profiter à Denis Christel. En 37 années de pouvoir, Sassou, lui-même ancien supérieur officier, a façonné une armée entièrement dévouée à son clan et à son ethnie tant sur les plans du recrutement, de la formation et de la nomination aux postes stratégiques et sensibles. Pour la hiérarchie militaire, Denis Christel offrirait les garanties de la poursuite de la jouissance de ses privilèges mais surtout l’assurance de l’impunité pour les crimes commis lors des années de répression (1998-2005 ; 2016-2017) dans la région du Pool, sud du pays.  

Restera, après le soutien de l’armée et du PCT, à Denis Christel de faire passer la pilule de la succession dynastique à la communauté internationale.  A ce niveau, les exemples du Mali et du Tchad montrent que tout se joue au rapport de forces.  Si la communauté internationale s’est accommodée d’une transition militaire dirigée au Tchad le général Mahamat Idriss Déby, d’une autre transition militaire conduite au Mali par le colonel Assimi Goïta, elle pourrait, à priori, plus facilement s’en remettre à une transition militaro-civile dirigée au Congo par Denis Christel. En tout cas, ce n’est pas la moribonde Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) qui pourrait s’y opposer. A l’échelle internationale, Denis Christel pourra alors compter sur le soutien de la Chine, premier partenaire économique du Congo, et de la Russie dont son père s’est fortement rapproché ces dernières années. 

Avec Mondafrique par Francis Sahel