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Congo-RDC/Nord-Kivu: le président Denis Sassou N’Guesso octroie 84 tonnes de vivres aux sinistrés de Goma

juin 21, 2021

Après le Kenya, c’est au tour du Congo Brazzaville de voler au secours des sinistrés  de l’éruption volcanique de Goma. La ministre des Affaires sociales, Irène Marie-Cécile Mboukou, a fait, le 20 juin, le déplacement de Goma en République démocratique du Congo (RDC) pour porter assistance aux sinistrés de l’éruption volcanique.

Le 20 juin dans la soirée, le directeur de cabinet adjoint du chef  de l’Etat, Olivier Mondonge, et le conseiller spécial du chef de l’Etat chargé de la couverture maladie universelle, Dr Roger Kamba, ont accueilli à Goma Mme Irène Marie-Cécile Mboukou, ministre des Affaires sociales et actions humanitaires du Congo Brazzaville qui a accompagné la deuxième cargaison des vivres, révèle un bulletin de la cellule de communication de la Présidence RD-congolaise publié le même jour.

Dépêchée par le gouvernement  pour accompagner la deuxième cargaison de vivres, Irène Marie-Cécile Mboukou a été accueillie par le directeur de Cabinet adjoint du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Olivier Mondonge et le Conseiller spécial du chef de l’Etat chargé de la Couverture maladie universelle, Roger Kamba.

Après le Kenya, le Congo vole au secours des sinistrés de l’éruption volcanique de Goma. « La République du Congo et la RD Congo sont des frères, ce qui touche à l’un, affecte l’autre », a souligné la ministre des Affaires sociales, porteuse d’un message personnel du président à son homologue.

L’avion-cargo affrété par le gouvernement de la République du Congo a atterri en fin de journée à l’aéroport de Goma. Après la remise symbolique de ce don aux autorités congolaises, Mme Mboukou  a déclaré : « La République  du Congo  et la République Démocratique  du Congo sont des pays frères, ce qui touche à l’un affecte l’autre ». Et d’ajouter : «  Par ce geste, le président Denis Sassou N’Guesso a voulu manifester sa solidarité envers le peuple frère de la RDC  et soutenir son homologue et frère, Félix-Antoine Tshisekedi ».

Présent à Goma dans le cadre de sa tournée humanitaire et sécuritaire, le président Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a dépêché Olivier Mondonge et Dr Roger Kamba. Ce dernier a exprimé toute sa gratitude au président Denis Sassou N’Guesso pour sa sollicitude paternelle. La ministre Irène Marie-Cécile a été aussi porteuse d’un message personnel du président Sassou N’Guesso à son frère et homologue, le président Félix Tshisekedi.

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

Congo : la justice française entérine la saisie du jet-privé de l’Etat congolais

juin 5, 2021

La justice française vient de décider de saisir l’avion appartenant à l’Etat congolais et mis à disposition de son président, Denis Sassou N’Guesso. Il s’agit d’un jet privé -Falcon 7X.  La partie congolaise annonce un pourvoi en cassation.

L’appareil a été immobilisé en juin 2020, à l’aéroport de Bordeaux dans le cadre du conflit qui oppose le patron de la société Commisimpex, l’homme d’affaires libanais Mohsen Hojeij à l’Etat congolais et non à Denis Sassou N’Guesso. Les avocats congolais contestent la décision de la justice française considérant l’appareil comme un bien diplomatique, donc « insaisissable », protégé à ce titre par la Convention de Vienne.

La justice française rejette l’argument de la partie congolaise. Pour la Cour d’appel de Paris, il s’agit d’un traité international et ne protège que des biens affectés à une représentation diplomatique, donc à l’ambassade du Congo. Ce qui ne serait pas le cas du jet privé -Falcon 7X, d’après la justice française. Et d’ajouter : « son utilisation [avion] n’est reliée à aucune activité diplomatique établie », peut-on lire dans la décision rendue en première instance en juin 2020.

Des arguments et raisonnements juridiques qualifiés de « bas de gamme » par Me Kevin Grossman, avocat de l’Etat congolais. « Tout ce que protège la Convention de Vienne s’applique par nature et par essence à la plus haute représentation diplomatique, c’est-à-dire le chef de l’Etat », selon lui, et fait montre de détermination dans ce dossier : « la République du Congo se battra pour que ses droits soient reconnus ». Puis il annonce un pourvoi en cassation- qui n’est pas suspensif.

La vente du bien aux enchères n’est pas exclu, avant ce pourvoi en cassation. La société Commisimpex rêve de récupérer au moins 1,2 milliard de dollars. Elle aurait déjà saisi certains actifs de la SNPC, la Société nationale des pétroles du Congo. La justice française aurait autorisé la société de Mohsen Hojeij  de saisir tout actif de l’Etat-congolais, à l’exception «  des biens utilisés ou destinés à être utilisés dans l’exercice de ses fonctions diplomatiques ».

Serein et déterminé et sûr de sa stratégie, Me Kevin Grossman fait des confidences. Il annonce que d’autres procédures seraient en cours au-delà de la Cour de cassation, pour que « cet avion ne bouge pas ». 

Avec Adiac-Congo par Noël Ndong

Congo-France/Sommet de Paris : Denis Sassou N’Guesso multiplie les audiences

mai 20, 2021

En marge du sommet de Paris, le chef de l’État congolais a reçu des personnalités politiques et du monde économique.

Série des audiences du Chef de l'Etat Denis Sassou N'Guesso en marge du sommet de Paris du 18 mai 2021

Photo : Série des audiences du chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso, en marge du sommet de Paris du 18 mai 2021 Crédit photo : Roland Mbongo / Presse présidentielle

Mercredi 19 mai, au lendemain du sommet sur le financement des économies africaines qui s’est déroulé le 18 mai à Paris, le président Denis Sassou N’Guesso a commencé ses audiences en recevant son homologue togolais, Faure Gnassigbé.

Les deux hommes se rencontraient pour la seconde fois, en peu de temps, dans le cadre de consultations régulières sur les questions d’intérêt commun entre le Congo et le Togo, y compris les sujets d’actualité africaine.

Cette fréquence de rencontres, au haut niveau, dénote de la bonne tenue des liens d’amitié et de coopération entre les deux pays.

Audrey Azoulay, directrice de l’Unesco, a été ensuite reçue. Par cette entrevue, la directrice de l’institution onusienne, en campagne pour sa réélection, est venue solliciter auprès du président Denis Sassou N’Guesso l’obtention du soutien du groupe africain à l’Unesco, en sachant que le Congo intégrerait son conseil, cette année.

A l’issue de cette consultation, cette dernière a évoqué la série de projets envisagés comme possibles à réaliser au Congo.

Ensuite, le chef de l’État a reçu Rachida Dati, maire du septième arrondissement de Paris, personnalité connue des Congolais. Elle a soutenu la création des écoles d’excellence au Congo. A l’issue de l’audience, elle a exprimé sa volonté de s’impliquer dans le rayonnement de la jeunesse congolaise.

A l’issue de son entretien avec le chef de l’État congolais, Cyrille Bolloré, président du groupeéponyme a confié à la presse la ferme volonté de son groupe de continuer l’extension du port de Pointe-Noire en eau profonde et de placer ce complexe portuaire au rang du plus grand en Afrique.

Dans le cadre de la coopération bilatérale entre le Congo et la France, Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de la République française est venu à la rencontre de président Denis Sassou N’Guesso.

Pour clore ce ballet diplomatique, politique et économique, Moussa Faaki Mahamat, président de la Commission de l’Union Africaine est venu s’enquérir également sur l’actualité des dossiers du moment à repasser en revue avec le président congolais.

Rappelons que le 18 mai, en fin de journée, Patrick Pouyané a été reçu. Le président du groupe Total a exprimé le souhait de son groupe de conserver sa position de leader des investisseurs au Congo.

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

Congo : qui est Anatole Collinet Makosso, le nouveau Premier ministre de Denis Sassou Nguesso ?

mai 13, 2021
Anatole Collinet Makosso, à Paris, le 25 mai 2012.

Le chef de l’État congolais a nommé mercredi soir un nouveau Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, ministre de l’Enseignement dans le gouvernement sortant. 

« Anatole Collinet Makosso est nommé Premier ministre », en remplacement de Clément Mouamba, en poste depuis 2016, selon un décret lu mercredi soir à la télévision publique par le directeur de cabinet du président Denis Sassou Nguesso, le général Florent Ntsiba. Clément Mouamba avait démissionné le 5 mai suite à la prestation de serment le 16 avril de Sassou Nguesso, réélu début avril pour un cinquième mandat de cinq ans.

Proche de la première dame

Né en 1965 dans la capitale économique Pointe-Noire, Anatole Collinet Makosso a débuté sa carrière politique dès 1990. Il a été tour à tour conseiller et directeur de cabinet du préfet du Kouilou, avant de devenir conseiller du président Sassou Nguesso à partir de 1998, puis directeur de cabinet d’Antoinette Sassou Nguesso, la première dame, dont il a toujours été proche.

Titulaire d’un doctorat en droit de l’université de Paris 2, cet ancien magistrat auteur d’une dizaine d’ouvrages (dont une monographie sur le Parti congolais du travail) fait son entrée au gouvernement comme ministre de la Jeunesse et de l’Instruction civique en 2011. Depuis 2016, il occupait le poste de ministre de l’Enseignement primaire et secondaire, en charge de l’alphabétisation.

Nombreuses promesses

Anatole Collinet Makosso a été directeur de campagne adjoint du candidat Sassou Nguesso lors de la dernière présidentielle. Le nouveau Premier ministre a désormais la lourde mission de former un nouveau gouvernement devant lutter contre la corruption, améliorer les conditions d’accès à l’eau et à l’électricité, et faire face aux problèmes sociaux tel le paiement des arriérés des pensions de retraite. Il devra également mettre en œuvre les nombreuses promesses de campagne de Denis Sassou Nguesso en faveur de la jeunesse du pays.

Décrit comme convivial et travailleur, très actif sur le terrain, ce Vili de 56 ans succède à un économiste vingt ans plus âgé que lui. Ce qui peut s’interpréter comme un signe de rajeunissement d’une classe politique congolaise en déficit de renouvellement. À noter que l’équilibre géopolitique du pays veut que, le chef de l’Etat étant originaire du Nord, son Premier ministre provienne de la partie Sud – ce qui est le cas.

La composition du nouveau gouvernement devrait être connue « dans des délais raisonnables » a précisé Florent Ntsiba.

Par Jeune Afrique avec AFP

Congo/Vivien Romain Manangou : « Le chef de l’Etat devrait affecter des ministères clés aux technocrates »

mai 5, 2021

Enseignant chercheur à la faculté de droits de l’Université Marien-Ngouabi, Vivien Romain Manangou a fait l’évaluation du programme de société du président de la République: « Ensemble, poursuivons la marche », lors d’un échange avec la presse.

Selon Vivien Romain Manangou, Denis Sassou N’Guesso devrait tenir compte des critères de moralité et de compétence dans la formation de la nouvelle équipe gouvernementale. Pour lui, le programme de société sur la base duquel le chef de l’Etat a été réélu est ambitieux. « Lorsque que vous lisez son programme, le président de la République commence par expliquer pourquoi il n’a pas pu réaliser la ‘’Marche vers le développement’’ dans un premier temps, et pour quelle raison il propose aux Congolais de la poursuivre », a-t-il commenté, estimant que deux sortes de problèmes ont empêché sa mise en œuvre effective.  

Il s’agit, selon lui, des problèmes d’ordre exogène et endogène. « Le chef de l’Etat, en tant que décideur, a le pouvoir de régler les problèmes endogènes du Congo. Cela passera sans doute par une nouvelle forme de gouvernance. Il faudrait, peut-être, revoir le personnel politique, en liant l’expérience à la nouveauté. Je crois que sur ce plan, le président dispose d’instruments nécessaires pour  y faire face », a indiqué Vivien Romain Manangou.

Au plan exogène par contre, il pense que la solution ne viendrait pas du président de la République, d’autant plus que des questions comme celles du prix du baril du pétrole et de l’intransigeance du Fonds monétaire international (FMI) ne dépendent pas de lui. « Le président parle d’une gouvernance attractive, cela peut permettre aussi de faire fléchir le Fonds monétaire international (FMI), c’est-à-dire que l’élan réformateur de notre pays sur le plan endogène peut régler les problèmes sur le plan exogène », analyse-t-il.

Passer de l’économie pétrolière à une économie agricole

Dans son nouveau contrat social, le chef de l’Etat met un accent sur le développement de l’agriculture. L’enseignant chercheur estime que le développement agricole que prône le chef de l’Etat est un projet noble. Il devrait, a-t-il déclaré, structurer l’économie congolaise pour les années à venir. « L’agriculture pourra être ce qu’a été le pétrole dans les années passées, c’est-à-dire le principal levier des politiques économiques de l’Etat. Il faut expliquer aux Congolais que ce n’est pas demain que l’on va réduire la balance commerciale. Il y a tout un travail pédagogique et de recherche à faire. Il nous faut au moins une décennie d’investissements sérieux, de travail pédagogique pour pouvoir passer de l’économie pétrolière à une économie agricole », a-t-il poursuivi.

Vivien Romain Manangou a été directeur de campagne du défunt Guy Brice Parfait Kolélas à l’élection présidentielle de 2016. Il s’était séparé du président de l’Union des démocrates humanitaires (UDH-Yuki) pour des raisons de « convenance personnelle ».

Avec Adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama

Congo: Le Président Denis Sassou face à la République et la presse

avril 18, 2021

Avec Bob Ebaka

Congo : Denis Sassou Nguesso a prêté serment pour son 4ème mandat

avril 16, 2021

Denis Sassou Nguesso a prêté serment pour son 4ème mandat à Brazzaville. Cérémonie en présence de nombreux chefs d’état dont certains admirent sa longévité ; 37 ans de pouvoir cumulés. Mais d’autres dénoncent une kleptocratie.

Avec France24

Congo-Politique nationale : Guy Romain Kinfoussia veut accompagner Denis Sassou N’Guesso

avril 10, 2021

Présentant, à l’occasion d’une conférence de presse le 10 avril à Brazzaville, le mode opératoire du dialogue de bonne intelligence, le président de l’Union pour la démocratie et la République (Udr-Mwinda), Guy Romain Kinfoussia, a relevé que son plaidoyer correspond aux propositions faites par le candidat Denis Sassou N’Guesso dans son projet de société intitulé : « Ensemble, poursuivons la marche ».

Guy Romain Kinfoussia délivrant son mot liminaire

Nous avons découvert avec satisfaction la primauté du vivre-ensemble dans le projet du président de la République, a-t-il déclaré dès l’entame de sa conférence de presse. Ce projet doté de neuf axes, a-t-il poursuivi, a comme clef de voûte le premier intitulé : « la consolidation des fondements du vivre-ensemble » qui conditionne la réussite des huit autres axes.

« C’est ici l’occasion de féliciter le président de la République pour sa nouvelle démarche qui remet le souverain primaire au cœur du développement de notre pays. Ce qui rejoint nos préoccupations contenues dans notre plaidoyer du dialogue de bonne intelligence. Nous voici donc au pied du mur pour bâtir le nouvel édifice congolais dont le socle reposera sur le vivre-ensemble en paix qui a comme instrument le dialogue de bonne intelligence », a noté Guy Romain Kinfoussia.

A la question de savoir si le dialogue de bonne intelligence qui promeut la démocratie participative va mettre fin à la démocratie représentative, Guy Romain Kinfoussia a indiqué que les deux modes de fonctionnement de l’Etat vont coexister. Selon lui, le peuple souverain est consulté pour des questions de santé, d’éducation, du sport, d’environnement, de culture, d’agriculture, de l’élevage, d’érection des passerelles et autres. L’Etat, quant à lui, garde son monopole dans les réalisations structurantes, c’est-à-dire les grands travaux.

Par ailleurs, le conférencier a évoqué la nécessité de former des délégués capables de mener des campagnes de sensibilisation au dialogue de bonne intelligence. A propos de la question sur la date exacte du début de ces consultations, Guy Romain Kinfoussia a indiqué qu’il ne formule que des propositions au chef de l’Etat, seul maître du calendrier national et unique personne habilitée par la Constitution à décider de l’organisation d’un tel dialogue.

En outre, il a rendu un hommage mérité au candidat à l’élection présidentielle des 17 et 21 mars, Guy Brice Parfait Kolelas, décédé au lendemain du scrutin. « Cet excellent virtuose de la politique pour qui j’avais une affection paternelle s’en est allé précocement au moment où sa famille, ses amis et son parti politique étaient pleins d’espoir pour le combat qu’il menait », a-t-il conclu.

Avec Adiac-Congo par Roger Ngombé

CONGO-BRAZZAVILLE : Selon Nathalie Kolelas, Sassou a fait tuer son mari dans l’avion (au Bourget)

avril 5, 2021

Alors que l’autopsie (déjà effectuée) se fait toujours attendre, une lettre envoyée par quatre députés français lève le voile sur les conditions du décès de celui qui a, réellement, gagné l’élection présidentielle au Congo-Brazzaville. Il s’agit de Bertrand Pancher (Meuse), de Sébastien Nadot (Haute-Garonne), de Jean-Michel Clément (Vienne) et de Frédéric Dumas (Hauts-de-Seine), tous membres du Groupe « Libertés et Territoires » à l’Assemblée nationale française.

Dans cette lettre à Emmanuel Macron, datée 3 avril et dont copie nous a été envoyée à Afrique Education, les quatre députés écrivent ceci noir sur blanc : « Les conditions d’arrivée de M. Kolelas sur le sol français sont entourées d’importantes zones d’ombres. A son atterrissage à l’aéroport du Bourget, un médecin dépêché par le gouvernement congolais, depuis Brazzaville, a exigé que Mme Kolelas sorte de l’appareil. Elle finit par obtempérer. Son mari est vivant. Cinq minutes plus tard, le médecin ressort : son mari est décédé ».

Ce témoignage poignant qui fait froid au dos a été recueilli par le député, Sébastien Nadot, lors du long échange, par téléphone, qu’il a eu avec celle qui est désormais appelée « Veuve » Nathalie Kolelas.

Toujours dans leur courrier (qui est une véritable bombe) qu’ils envoient au président, Emmanuel Macron, les quatre députés précisent : « A l’heure où nous écrivons ce courrier, la famille du défunt attend toujours les conclusions détaillées de l’autopsie effectuée par l’Institut médico-légal de Paris. Mme Kolelas, comme la grande majorité des Congolais, soupçonne un empoisonnement et ne croit pas dans la théorie officielle d’un décès dû à la Covid-19. A la suite de ces événements, le parquet de Bobigny a d’ailleurs annoncé l’ouverture d’une enquête criminelle ».

Pour terminer, les quatre députés assomment Emmanuel Macron en lui demandant de faire ce qu’il redoute depuis plusieurs jours : « Dans l’attente des conclusions de cette enquête, et dans le respect du principe de séparation des pouvoirs, nous vous demandons, au regard des nombreux liens d’amitiés qui unissent les peuples français et congolais, d’oeuvrer pour que toute la lumière soit faite sur les causes du décès de M. Kolelas. Ce dernier disposait de la double nationalité congolaise et française » (fin du courrier envoyé à Emmanuel Macron).

Autrement dit, ils demandent au président de la République de rien cacher au nom des liens de la Françafrique qui l’unit au président congolais, et de tout faire pour que tout soit su. C’est-à-dire livrer Sassou à la justice française (même s’il bénéficie d’une immunité) dont c’est le énième assassinat impuni dans son pays.

Il y va du bien du président français lui-même. Car à l’allure où vont les choses, alors que l’autopsie traînerait sur sa table dans le seul souci de protéger le tueur de Kolelas, il n’est pas exclu que ce dossier (explosif) soit exploité, dans les prochains jours, par les amis du défunt qui se recrutent dans les états majors de certaines grandes formations politiques françaises. L’affaire deviendrait alors nationale. Ce qui d’ailleurs ne serait pas plus mal.

Cela dit, au même moment, certains députés LREM souhaitent (vivement) que leur chef coupe (définitivement) le cordon ombilical et les liens incestueuses qu’il entretient, actuellement, avec le dictateur 5 étoiles de Brazzaville, s’il veut une préparation sereine, c’est-à-dire, non tumultueuse, de l’élection présidentielle de 2022.

Avec Afriqueeducation, publié le Lundi 5 avril 2021 à 16:11

Congo/Denis Sassou N’Guesso : « Mes premières pensées vont vers Guy Brice Parfait Kolelas qui a été rappelé à Dieu »

mars 24, 2021

Réélu à 88,57% des suffrages exprimés selon les résultats provisoires rendus publics le 23 mars par le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Zéphirin Mboulou, le président Denis Sassou N’Guesso a, au cours d’une conférence de presse, rendu hommage à Guy Brice Parfait Kolelas qui est arrivé en deuxième position mais décédé le 22 mars dernier.

« Au moment où nous nous retrouvons au bout de cette marche, mes premières pensées vont vers Guy Brice Parfait Kolelas qui a été rappelé à Dieu. Là où il se trouve, il sait que je l’ai toujours considéré comme mon fils. Ses frères et ses sœurs le savent aussi. Bien évidemment, il a poursuivi son combat jusqu’au dernier souffle. Il n’y a pas de doute qu’il a toujours recherché le développement de ce pays et le bonheur de son peuple. Croyez-moi, au-delà des divergences politiques et peut-être même idéologiques, la perte de ce fils me bouleverse profondément », a déclaré Denis Sassou N’Guesso dans la foulée de sa réélection, observant une minute de silence en sa mémoire.

Le président sortant a aussi exprimé sa reconnaissance à l’endroit du peuple congolais qu’il a profondément remercié. « C’est aussi un sentiment de grande responsabilité surtout à l’endroit de la jeunesse que j’ai vue fortement mobiliser au cours des tournées que j’ai effectuées dans tous les douze départements. Je remercie le peuple qui, par le suffrage, vient d’approuver l’orientation que nous voulons donner à notre pays à un moment délicat de son histoire. Par ce suffrage, le peuple dans sa majorité a répondu et dit que nous avons la capacité de rebondir, de redresser notre économie et d’aller vers le développement », a-t-il poursuivi, soulignant la nécessité de conjuguer les énergies pour atteindre le but escompté.

Denis Sassou N’Guesso a rassuré les Congolais même ceux qui n’ont pas voté pour lui qu’il ne laissera personne sur le bord de la route. Ainsi, il restera toujours le président du peuple tout entier. Il a, par ailleurs, tendu la main aux candidats malheureux qui, d’après lui, sont des Congolais et parties prenantes du processus de développement du pays. « Pendant la campagne électorale, ils se sont déclarés comme amis du peuple et désireux d’obtenir son bonheur. Nous allons travailler ensemble, il faut que tous nous disons qu’après tout c’est le Congo d’abord. Je pense qu’ils répondront à cet appel aussitôt pour l’avenir du Congo qui est notre bien commun », espère le chef de l’Etat.

Interrogé sur ses priorités, Denis Sassou N’Guesso a rappelé que les actions sont déclinées dans son projet de société : « Ensemble, poursuivons la marche » qu’il a présenté à la population au cours de la campagne électorale. « Globalement, nous devons tout mettre en œuvre pour le redressement de l’économie nationale. Au cours de ma campagne, j’ai beaucoup insisté sur le développement de l’agriculture au sens large. Nous pensons qu’en développant l’agriculture nous irons aussi vers l’agro-industrie, vers la création de nombreux emplois pour la jeunesse. Dans ma campagne, j’ai rencontré de nombreux jeunes qui ont déjà adhéré à cette vision et qui sont sur le terrain », a-t-il poursuivi.

 Outre la modernisation de l’agriculture considérée comme l’axe principal, Denis Sassou N’Guesso entend également poursuivre la construction des infrastructures ainsi que les actions engagées dans les zones économiques spéciales et développer le tourisme.      

Avec Adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama