Posts Tagged ‘Sassou Nguesso’

Elections au Congo: le vieux président face aux attentes de la jeunesse

mars 18, 2021

Le président du Congo-Brazzaville Denis Sassou Nguesso, 77 ans dont 36 au total au pouvoir, a placé au cœur de sa campagne les attentes d’une jeunesse qui hésite entre la peur de l’avenir et le rejet de son régime, à la veille de l’élection présidentielle du 21 mars.

Des supporters du président congolais Denis Sassou Nguesso célèbrent sa victoire à la présidentielle, à Brazzaville le 24 mars 2016

© Eduardo Soteras Des supporters du président congolais Denis Sassou Nguesso célèbrent sa victoire à la présidentielle, à Brazzaville le 24 mars 2016

Un supporter de Denis Sassou Nguesso lors d'un meeting électoral de la campagne présidentielle de 2016 à Brazzaville

© Eduardo Soteras Un supporter de Denis Sassou Nguesso lors d’un meeting électoral de la campagne présidentielle de 2016 à Brazzaville

Candidat à sa propre succession face à six adversaires, le président sortant a annoncé « une consultation des jeunes sur les réseaux sociaux ».

« Plus de 600.000 jeunes se sont connectés sur les trois réseaux (Facebook, Instagram et Twitter) », avancent les communicants français chargés de sa stratégie, dont Frank Tapiro qui avait peaufiné des slogans de campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

« Loin d’un coup de com, le président-candidat a d’abord voulu écouter les thèmes qu’ils ont sélectionnés », ajoutent les Français, qui citent « l’eau, l’électricité et la santé pour tous », « la diversification économique », la protection de l’environnement…

Les jeunes de moins de 25 ans, majoritaires parmi les quelque cinq millions d’habitants du pays, n’ont connu que le vieux président au pouvoir, comme leurs parents depuis 1979, à l’exception d’une parenthèse entre 1992 et 1997.

« Ça ne servira à rien » d’aller voter, soupire à Brazzaville Francesc, un étudiant en droit de 25 ans. « Les dés sont pipés ».

« En 2016, il y avait de l’espoir d’un changement de régime », ajoute-t-il en référence à la dernière élection présidentielle, qui s’est soldée par la réélection contestée de « DSN » et la condamnation en 2018 à 20 ans de prison de deux candidats – le général Jean-Marie Mokoko et André Okombi Salissa -pour « atteinte à la sûreté de l’État ».

Le président congolais Denis Sassou Nguesso à Brazzaville le 29 avril 2018

© Laudes Martial MBON Le président congolais Denis Sassou Nguesso à Brazzaville le 29 avril 2018

Désabusé, Francesc veut quitter son pays pour poursuivre son master à Dakar. « Au Congo, il est improbable de faire une année normale, sans grève. Le volume horaire des cours n’est pas respecté ».

Le Sénégal est aussi un pays où l’alternance politique fonctionne, observe-t-il. « C’est une maturité que le Congo n’a pas ». 

« Il y aura un taux d’abstention record. Les jeunes n’iront pas voter. Ils pensent que la politique est un théâtre », avance l’activiste Franck Nzila, qui annonce une campagne contre l’achat du vote des jeunes par le régime (une pratique connue sous le nom de « je vous achète la bière »).Carte de la République du Congo© Aude GENET Carte de la République du Congo

« Allez voter pour l’alternance, contre les candidats qui n’ont rien fait depuis 30 ans », lance aux jeunes M. Nzila, qui fera le choix de l’opposant Guy-Brice Parfait Kolelas.

– « Sassou nous met la paix » –

A Pointe-Noire, l’autre grande ville du pays, Christophe, 25 ans, se promène avec la vingtaine de cartes d’électeurs de ses coéquipiers d’une équipe de football locale.

« On va bien voter nous tous », sourit ce membre du Rassemblement pour la démocratie et le progrès social (RDPS), un allié du PCT au pouvoir. « Tous nos coéquipiers vont voter pour Sassou Nguesso. C’est un homme bien ».

« Le président nous a promis du boulot. Je crois qu’en 2022 il y aura du travail », avance-t-il.

« Je n’ai pas besoin qu’on puisse me payer pour voter pour le président de la République », assure-t-il, en s’apprêtant à redistribuer les cartes d’électeurs le jour du vote.

Le cœur de Mariela, 19 ans, élève en classe de Terminale, bat également pour le président sortant.

« Même s’il y a la galère, il n’y pas la guerre comme dans les autres pays. Vaut mieux rester avec Sassou qui nous met la paix dans le pays, au moins ça c’est bon », analyse la jeune fille au son du roulis des vagues sur la plage de Pointe-Noire, où des jeunes prennent du bon temps à l’heure du soleil couchant.

« Je ne voterai pas. Je pense que ce n’est pas utile », ajoute son camarade de terminale scientifique Bill.

« Sassou a fait du bon boulot mais ce n’est pas suffisant », juge Bill qui s’imagine pilote de l’air, mais pas au Congo. « J’aimerais aller aux États-Unis, au Canada, mais pas finir ma vie au Congo, où les conditions de vie ne sont pas forcément bonnes ».

En 2015 les Congolais s’étaient soulevés contre la réforme de la Constitution permettant au président de se représenter après deux mandats.

Parmi les activistes à Pointe-Noire, il y avait Céleste Lemvo Maléla, 25 ans à l’époque, cuisinier dans un hôtel de prestige.

« J’ai mobilisé, c’est ce qui a occasionné mon licenciement. D’après eux j’étais radical, parce qu’il y a une fiche (de renseignements) qui a été montée », constate le jeune homme, sans emploi depuis. « Partout là où je passe on me dit: c’est Céleste? On vous rappelle plus tard ».

Avec AFP par lmm-st/bmb/jhd 

Congo-Diplomatie : l’ambassadeur de la Namibie fait ses adieux au président Denis Sassou N’Guesso

novembre 19, 2020

Arrivé au terme de son mandat, le représentant diplomatique namibien en République du Congo, Vilio Hifindaka, a fait ses adieux au chef de l’Etat congolais le 19 novembre à Brazzaville.

Le diplomate namibien s’est réjoui de l’excellence des relations de coopération entre son pays et le Congo. « Je rentre en Namibie avec de très bons souvenirs du peuple congolais », a-t-il déclaré.

Vilio Hifindaka répondant à la presse

Vilio Hifindaka a, en outre, souligné le soutien du gouvernement congolais dans l’établissement de l’ambassade de Namibie à Brazzaville.

« Je rentre en homme heureux parce que j’ai accompli la mission pour laquelle j’avais été envoyé au Congo, celle d’implanter l’ambassade de la Namibie auprès du Congo. Ce qui représente un pont entre les deux nations », a-t-il indiqué.

S’agissant de la coopération entre les deux pays dans le domaine de la formation, il a évoqué la création de l’école inter-Etats de Loudima dans le département de la Bouenza.

« L’école inter-Etats de Loudima est le symbole de l’amitié entre les deux peuples. Le site de cette école polytechnique n’est autre que l’ancien camp de la South west african peoples’s organisation (Swapo) où s’organisaient les combattants de libération de la Namibie et de l’Afrique australe. L’école de formation de Loudima est tout à fait unique en Afrique. Ici, anglophones et francophones suivent une formation technique et professionnelle », a expliqué Vilio Hifinkada.

Avec Adiac-Congo par La Rédaction

Congo-ONU : François Louceny Fall reçu à Brazzaville

novembre 19, 2020

Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, François Louceny Fall, a été reçu le 18 novembre par le président Denis Sassou N’Guesso. Les deux personnalités ont échangé sur un certain nombre de questions liées à la situation politique nationale et sous-régionale.

Denis Sassou N’Guesso et François Louceny Fall lors de l’audience

L’émissaire onusien a précisé à l’issue de l’audience que leur entrevue a porté sur « les entretiens que nous avons eus avec les différentes composantes politiques concernant la tenue de la prochaine élection présidentielle, surtout aussi des consultations politiques qui seront organisées à Madingou ».

Hormis la présidentielle de 2021, le peuple congolais est également tenu d’aller aux urnes en 2022 dans le cadre des élections législatives.

« Nous avons reçu du chef de l’Etat des informations utiles qui nous rassurent que les élections vont se dérouler de manière apaisée », a déclaré François Louceny Fall.

Il a salué l’élection du chef de l’Etat congolais à la présidence tournante de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC). Le président Denis Sassou N’Guesso va ainsi succéder à son homologue gabonais Ali Bongo Ondimba, à l’issue du sommet des chefs d’Etat de la communauté, prévu le 27 novembre à Libreville.

« Nous nous félicitons d’avance de la présidence congolaise en la personne du président Denis Sassou N’Guesso, qui a déjà donné beaucoup pour les réformes de la CEEAC, aussi du rôle particulier qu’il joue dans la résolution des crises dans la région des grands lacs, mais aussi en Centrafrique et en Libye », a indiqué François Louceny fall.

Avec Adiac-Congo par La Rédaction

Congo/Université Denis Sassou-N’Guesso : la rentrée académique 2020-2021 se précise

octobre 13, 2020

Reçu en audience le 13 octobre par le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, le coordonnateur du comité de pilotage de l’Université Denis Sassou-N’Guesso (UDSN) de Kintelé, le Pr Théophile Obenga, a indiqué que la structure était prête à environ 95%.

Isidore Mvouba s’entretenant avec Théophile Obenga/Dho

La rentrée académique 2020-2021 au niveau de la deuxième université publique du Congo est envisagée pour le début de l’année prochaine. Coordonnateur du comité de pilotage mis en place pour préparer cette rentrée, le Pr Théophile Obenga a informé Isidore Mvouba du niveau d’exécution des travaux de construction de cette université, notamment les aspects administratifs et règlementaires.

« Je crois que nous sommes presque prêts à 95%. Donc, si on fait des efforts, les uns et les autres, nous allons donner cette belle structure à la jeunesse congolaise et africaine. Le président de la République a construit cette université pour offrir à la jeunesse un enseignement supérieur de très haute qualité », a-t-il expliqué à la presse.

S’agissant de la réception des premiers étudiants, Théophile Obenga a annoncé que cela pourrait avoir lieu tel que prévu d’autant plus que les textes élaborés n’attendent plus que d’être examinés et approuvés en conseil des ministres. Après, s’en suivra la nomination des responsables devant gérer cet établissement.

« Je crois que tout est possible, il suffit de travailler, de s’appliquer. Il faut le dévouement, la rigueur et au bout du compte vous avez le succès. Le peuple congolais a toujours montré des qualités héroïques dans le passé. Nous avons fait de belles choses dans ce pays, il n’y a pas de raison de ne pas réussir une université », a-t-il assuré, précisant que la structure a été largement équipée.

Les défis à venir étant énormes et complexes, Théophile Obenga, a souligné la nécessité de former des jeunes capables de les affronter. Notons que dans un communiqué rendu public le 12 octobre, le coordonnateur du comité de pilotage de cette université a dévoilé le calendrier de dépôt des dossiers pour les étudiants désireux de s’inscrire. Ce calendrier couvre la période allant du 15 au 21 octobre 2020.

Avec Adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama et Oslie Eone Gaiko (Stagiaire) 

Congo: Jean-Marie Michel Mokoko entre la vie et Sassou

juillet 6, 2020

Les populations du Congo-Brazzaville qui avaient voté massivement pour le général Jean Marie Michel Mokoko lors de l’élection présidentielle de 2016 au point d’envisager un second tour Guy Brice Parfait Kolelas-Jean-Marie Michel Mokoko, n’eût été la tricherie de Sassou Nguesso et Henri Bouka, trépinent d’impatience et ont les yeux rivés sur le khalife d’Oyo Denis Sassou Nguesso. L’état de santé du général Mokoko qui croupit en prison suscite des inquiétudes. La même prison d’où était sorti le colonell Marcel Ntsourou les pieds devant. Jean-Marie Michel Mokoko échappera-t-il à ce funeste destin ? Denis Sassou Nguesso accordera-t-il le pardon à son frère d’arme de la Cuvette ? Donnera-t-il le quitus pour une évacuation sanitaire du saint-cyrien Mokoko ? Ou le laissera-t-il crever du covid 19 dans les structures sanitaires mal équipées du Congo-Brazzaville ?

Comparaison n’est pas raison

La vie du saint-cyrien Mokoko est entre les mains de Sassou qui peut en disposer à sa guise tels les croyants cédent et confie la leur  entre les mains du Bon Dieu. »Que sa volonté soit faite… ».

La vie de l’ancien chef d’Etat major des forces armées congolaises (FAC) testé positif au coronavirus (covid 19) dépend de la décision du fils de « Mama Mouébara » qui en a broyé bien d’autres tels Marien Ngouabi, Cardinal Emile Biayenda, Alphonse Massamba débat, Pierre Anga, Barthélémy Kikadidi, Ndoudi Nganga, Samba dia Nkoumbi, Marcel Ntsourou…

Denis Sassou Nguesso signifie par  cette épreuve qu’il joue désormais son va-tout, qu’il prend en main toutes les commandes, et incarnera, à lui seul ou presque, les décisions qui seront prises dans les  jours qui viennent : le droit de vie ou de mort. Et, par-delà le marché, le sort médical qui sera réservé au natif de Makoua.

Appel

Jean-Marie Michel Mokoko est un homme seul abandonné par les siens, civils et militaires, qui l’avaient encouragé à croiser le fer avec Denis Sassou Nguesso, son frère du septentrion.  C’était le pêché de lèse-majesté. L’appel du saint-cyrien Jean-Marie Michel Mokoko à ses frères d’armes réputés redoutables « guerriers » était un pétard mouillé (Cf la vidéo de Jean-Marie Michel Mokoko trafiquée par le trublion Tony Moudilou) : «  A mes frères d’armes de la force publique, souvenez-vous de nos engagements de la Conférence Nationale Souveraine. Nous sommes une force publique et républicaine au service du peuple, envers lequel nous avons des devoirs et des obligations  ». Malheureusement, l’appel du général Mokoko n’a pas eu d’écho. Il a fait flope. Il n’a pas été suivi d’effets. Trop d’adversaires d’arme au sein des FAC à cause des dérives tribaliques du commandement militaire,dirait Henri Lopes (Lire l’article de Serge Armand Zanzala, in congopage.com, 4 juillet 2020). 

Denis Sassou Nguesso est resté sourd aux appels à la libération de Jean-Marie Michel Mokoko lancé par Jean-Yves Le drian (septembre 2019) , Hervé Zebrowski et Louis Alliot, le maire de Perpignan «Pour l’honneur de Saint-Cyr, demande d’évacuation sanitaire de JMM Mokoko). Denis Sassou Nguesso est un psycho-rigide. Jean-Marie Michel Mokoko  se trouve entre le marteau et l’enclume. le marteau Sassou Nguesso et l’enclume  le covid 19. Le destin de Jean-Marie Michel Mokoko est accroché au bon vouloir de l’homme d’Edou-Penda. Cette  surdité et cette rigidité réduisent pratiquement à néant l’hypothèse d’un «tournant», « il a changé »  dans le quinquennat de Denis Sassou Nguesso, à propos duquel, au Congo-Brazzaville, on a beurré d’innombrables tartines. 


Avec Congomfoa par Benjamin BILOMBOT BITADYS

 

Congo : une vague d’arrestation des prétendus putschistes contre Sassou en préparation

avril 27, 2020

L’introduction du couvre-feu dans la déclaration de l’État d’urgence sanitaire n’est que l’arbre qui cache la forêt. Le pouvoir de Brazzaville a déjà planifié une vague d’arrestation qui sera concrétisée dans les jours à venir. Les deux camps qui croient que le Congo est leur bien privé affûtent chacun les couteaux. Jean Dominique Okemba est un gros morceau dont la neutralisation ne sera pas facile. Il détient le secret de la faiblesse mystique de Sassou Nguesso.

« …Ils ont des armes, j’en ai aussi, ils ont des hommes, j’en ai aussi.. » est la déclaration de JDO qui a poussé le clan opposé à préparer minutieusement son arrestation afin de banaliser la voie à Denis Christel Sassou Nguesso. En Afrique, quand on veut neutraliser un adversaire politique, on l’accuse juste de déstabilisation des institutions. C’est ce que subit actuellement Okemba.

Depuis un moment, les congolais ont bien compris que le couvre-feu n’était qu’une fallacieuse décision qui masquait une guerre de succession entre le camp Jean Dominique Okemba et le clan Denis Christel Sassou Nguesso, incarné par le Général Nianga Mbouala.

On sait d’ores et déjà que dans certaines officines, on parle d’arrestations de certains hommes politiques et leaders d’opinion. Pour cela, le pouvoir a pris le soin de se rassurer du nombre des militaires en sa faveur avant de lancer l’opération de neutralisation.

Mais, dans l’armée, des voix discordantes se font entendre et une riposte fatale serait envisagée au point de rompre tous les ponts entre les frères d’hier devenus ennemis. Le clan de Kiki et Nianga Mbouala accusent celui de JDO d’avoir déjà introduit sur le sol congolais des mercenaires de la RDC pour leur prêter main forte.

De son côté JDO dément toute velléité putschiste et accuse Nianga Mbouala et Kiki de vouloir juste le neutraliser dans leur volonté de conserver le pouvoir dans la famille Sassou Nguesso.

Entre temps, la ville de Pointe-Noire est en train d’être militarisée alors qu’on fait juste face à un virus invisible. Pourquoi autant de militaires déployés et fouille des véhicules ? Comme qui dirait cette chanson de la RDC.

« tala bango na bango ba komi ko bunda ! Eyi Mabé ! »

Avec Sacer-infos par Stany Franck

 

Les congolais sont fatigués de la galère et de Sassou

juin 2, 2019



Le mot galère n’a jamais aussi bien été conjugué à Brazzaville, chacun veut à tous prix vendre quelque chose pour s’en sortir, même les étudiants veulent vendre quelque chose. Les études sont relégués au second plan.

Tous les trottoirs sont encombré par les vendeurs, on y trouve tout et n’importe quoi, de la tisane anti-constipation à l’électronique bon marché en passant des racines qui vous redonne la vigueur sexuelle (une sorte de viagra du pauvre), sauf personne n’achète.

Dans les marchés les vendeurs se plaignent, les rares acheteurs redoublent de vigueurs pour marchander, les négociations deviennent interminables, chacun convoque ses dieux ou ses ancêtres pour ne pas se faire rouler dans la farine.

Assis dans un bus à l’arrêt des coasters du marché Total, les voyageurs attendent stoïques que le chauffeurs veuillent bien les ramener. Ils ont fait des kilomètres, traversé toute la ville pour acheter à vil prix au marché réservé pour les grossistes.

Le chauffeur de bus ne démarrera pas tant qu’il n’aura pas fait le plein. alors tout le monde attend. Dieu merci les grandes chaleurs sont passé, nous sommes fin mai, début juin, les températures sont clémentes.

Le gros manioc de 500 Fcfa très prisé par les congolais n’est plus d’actualité, trop onéreux. Tout le monde se rabat sur les petits manioc de 100 Fcfa qui viennent de faire leur apparition sur les étables. Les congolais qui ne mangeaient pas déjà à leur faim sont en train d’expérimenter la mal-nutrition. tout le monde à faim, la question ne se pose même plus, la misère et les problèmes se voient au simple coup d’œil. Certains ne répondent même plus au téléphone pour ne pas gérer les difficultés des autres. La technique d’aller rendre visite au cousin aux heures de repas pour en définitive profiter de sa générosité, ne fonctionne plus. Certaines familles mangent dans la rue avec femmes et enfants car préparer un repas pour toute la famille devient de plus en plus onéreux.

Et pourtant chaque congolais a une solution pour sortir le pays de la faillite généralisée qui ne se cache plus. Tout le monde boit avec indifférence les mensonges des autorités qui ne cessent de calmer le jeu en faisant espérer une sortie prochaine d’une crise fabriquée par la mauvaise gouvernance de ces mêmes autorités. Des campagnes télévisées sont même lancées à travers tout le pays pour endiguer les velléités de violence de certains. A la moindre alerte on envoie un bataillon armé d’armes de guerre pour impressionner les téméraires.

Le Congo va mal, on ne compte plus le nombre de décès ou d’enterrements par jour, les cimetières sont pleins et on en ouvre d’autres (cimetières) régulièrement. La morgue est en train de devenir la seule entreprise rentable du pays, il faudra penser à la faire cotée en bourse même s’il n’y a pas de place financière dans la pays. Les rares billets de banque échangés dans les marchés et chez les commerçants sont fatigués, noircit d’être passé de main en main, certains billets ont une odeur indéfinissable, repoussante même. Même les distributeurs de banque vous donne des billets de banque d’un autre âge.

Les agents des sociétés étrangères ayant acquis des permis d’exploitation font tout à leur guise. Comme à Kakamoeka, où il est signalé qu’une société ne s’est pas empêchée d’aller creuser dans les cimetières pour y suivre un hypothétique filon d’or. Les cambriolages dans les quartiers se multiplient, avant les cambrioleurs cherchaient une faille dans la sécurité, maintenant ils n’hésitent plus à défoncer les murs, à tabasser les gardiens pour se servir, c’est la politique du désespoir.

On ne compte plus le nombre d’entreprises ou de sociétés qui mettent la clé sous le paillasson, Même la boulangerie qui était au pied de la Tour Nabemba (endroit le plus huppé de Brazzaville) a fermé. Idem pour la boulangerie flambant neuve située à côté de l’ambassade de France. Les restaurateurs vous servent des plats qu’on aurait servi à un enfant de 8 ans, ils ont des charges incompressibles, vous répondent-ils, ne pouvant plus baissé continuellement les prix des repas, ils ont fini par allégé le contenu de l’assiette Les commerçants sont à leur énième baisse de prix, rien ne marche, chaque commerce se retrouve avec des recettes minables qui ne couvrent même pas les charges. Les détenteurs de chambres froides croulent sous le poids des contrôles à force de conserver les aliments périmés. Même la bière est devenue hors délai de consommation.

Le Congo va mal, ce drôles de pays est en train de mourir comme une personne en phase terminale dont le respirateur poussif n’inspire plus confiance. Deux ans déjà qu’on négocie avec le FMI sans résultat probant. Le pays aurait même un PND sur cinq ans qu’on a pas encore mis en route depuis deux ans faute de financement. Peut on être fatigué de vivre ? Au Congo la réponse est oui.

Sacer-infos.com par Pascal Nguie

RDC: Arrivée de Maman Marthe, Sassou Nguesso, de Félix Tshisekedi et du cercueil d’Étienne Tshisekedi au Mausolée de la N’Sele

juin 1, 2019

 

Publiée le 1er juin 2019 par Ma Mission TV

Congo: comment JDO et Sassou ont mis en veille les ambitions présidentielles de son fils Kiki

août 29, 2018

Denis Christel Sassou Nguesso dit Kiki

Dans une interview accordée au média La Tribune Afrique, Denis Christel Sas sou Nguesso se rétractait dans son rêve de se présenter aux présidentielles de 2021 pour succéder à son père. Des fortes pressions venant du PCT, avec le feu vert de Denis Sassou Nguesso, ont eu raison pour le moment de l’acharnement de Kiki. Mais comment en est-on arriver là ?

La nouvelle est tombée comme une bombe dans les états majors des partis politiques, avec un effet boomerang sur la diaspora et la population : «  Kiki ne sera plus candidat en 2021 ». Est-ce Pierre Ngolo et la machine PCT qui ont eu raison de Kiki ?

Selon un cacique du PCT qui a requis l’anonymat, Pierre Ngolo ne pouvait s’affronter à Kiki sans l’aval de son père, Denis Sassou Nguesso. Sassou a vite compris la mauvaise tournure que prenait le rêve de Kiki et a décidé d’agir afin d’épargner à son fils des coups bas en préparation.

Lors d’une session de contrôle au parlement, le chef de l’opposition Pascal Tsaty Mabiala, pourtant boudé par les siens, s’était interrogé sur la provenance des fonds de Kiki, qui avait décidé de supplanter l’État en menant des actions philanthropiques hors de sa circonscription électorale, lui, qui n’est qu’un simple député.

Dans la population, ce discours de Tsaty Mabiala avait bien calé, et dans ses moments de crise économique, le fils du chef de l’État est pointé du doigt par tous comme l’un des principaux pillard des fonds publics.

Au PCT, les origines Kinoises de Kiki dérangent et personne ne rêve de le voir diriger le Congo. Par ailleurs, son rêve de lancer une OPA sur le PCT ne lui a créée que des ennemis.

Les mauvaises compagnies de Kiki lui ont aussi valu une mise en garde de son père. Kiki s’est entouré des flatteurs, incompétents et trop rêveurs, qui se sont mis à fuiter les informations sur leurs ambitions dont la plus importante serait la neutralisation du PCT et la mise à la retraite de tous ses caciques.

Une succession des faits qui ont poussé le très écouté et puissant JDO d’intervenir directement auprès de son oncle Denis Sas sou Nguesso afin de refroidir Kiki. Les ambitions divisant de plus en plus la famille en deux bandes ; d’un côté Edgar Nguesso et les Dirat et de l’autre Kiki et Claudia, ont facilité la tâche au père Sassou qui s’est servi des caciques du PCT contre son fils.

Mais un autre cacique du PCT voit en cette démarche de Sassou Nguesso, une occasion de donner un visage à ses ennemis internes. Ceux qui se sont opposés farouchement à l’idée d’une candidature de Kiki se sont d’une manière exposés, et pourraient en subir des conséquences dans le futur. « Il est fort probable que dans deux ans, on reparle encore de Kiki Sassou » conclut-il.

Sacer-infos.com par Stany Franck

JDO: Jean-Dominique Okemba

Denis Sassou Nguesso:  » Le Congo est bien loin de la banqueroute »

août 15, 2018

 

Le président congolais, Denis Sassou-Nguesso, en 2012. © Maxim Shipenkov/AP/SIPA

Alors que l’examen de la situation économique du pays par le FMI a été reporté sine die, début août, le président congolais s’est voulu rassurant dans son message à la nation, diffusé mardi 14 août à la veille de la fête nationale.

Le Congo-Brazzaville « est bien loin de la banqueroute » a déclaré son président Denis Sassou Nguesso à l’occasion de la fête nationale mercredi. « Nous négocions avec le Fonds monétaire international dans la confiance et l’observation stricte des procédures », a-t-il affirmé dans son message à la nation, diffusé mardi soir à la veille du 58e anniversaire de l’indépendance.

« Nous espérons parvenir à un accord qui contribuera sensiblement à améliorer la situation de nos finances publiques », a-t-il ajouté, affirmant que la République du Congo « tient ses engagements autant que ses ressources le lui permettent ».

Report de l’examen

Il y a un an, le FMI avait annoncé avoir découvert que Brazzaville avait caché une partie de sa dette. Celle-ci s’élève à 9,5 milliards de dollars. Le FMI et le Congo, qui peine à mobiliser les recettes publiques prévues par son Budget 2018, sont actuellement en discussion en vue d’un éventuel accord sur le modèle de celui signé il y a un an entre l’institution de Bretton Woods et le Gabon.

Mais l’examen de la situation économique du pays a été plusieurs repoussée par le Conseil d’administration du FMI. L’examen fixé au 3 août a été reporté à nouveau, sans qu’aucune date à venir ne soit fixée.

En avril dernier, la mission du FMI dépêchée à Brazzaville avait conclu un accord avec le gouvernement sur le contour d’un programme de réformes.

« Les autorités devront entreprendre des réformes audacieuses et immédiates dans le domaine de la gouvernance pour traduire en action la rupture avec les politiques et pratiques du passé proclamée par le gouvernement », précisait alors le FMI, en indiquant notamment qu’une « participation forte de la société civile sera cruciale pour le succès des réformes de gouvernance ».

Par ailleurs, dans son message à la nation, Denis Sassou Nguesso a salué l’accord de cessez-le-feu du 23 décembre entre l’armée et les rebelles dans le département du Pool au sud de Brazzaville : « Il nous faut à présent réussir la phase de désarmement, démobilisation et réintégration des ex-combattants ».

Par Jeune Afrique avec AFP