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La Russie reconnaît avoir détruit un satellite avec un missile

novembre 16, 2021

Les Etats-Unis avaient accusé lundi la Russie d’avoir mené un tir de missile antisatellite « dangereux et irresponsable ». Les astronautes de l’ISS se sont préparés à une éventuelle évacuation d’urgence.

La Station spatiale internationale, le 4 octobre 2018.
La Station spatiale internationale, le 4 octobre 2018. HANDOUT / REUTERS

La Russie a reconnu, mardi 16 novembre, avoir effectué un tir d’essai contre l’un de ses vieux satellites en orbite, confirmant des accusations portées plus tôt par Washington. « Le 15 novembre, le ministère russe de la défense a mené avec succès un test à l’issue duquel l’engin spatial Tselina-D, en orbite depuis 1982 et inactif, a été détruit », a écrit l’armée russe dans un communiqué.

Les Etats-Unis avaient accusé lundi la Russie d’avoir mené un tir de missile antisatellite « dangereux et irresponsable » dans une démonstration de force ayant eu pour conséquence directe de menacer la sécurité des astronautes à bord de la Station spatiale internationale (ISS).

« La Russie a conduit de façon irresponsable un test destructeur de missile antisatellite à ascension directe à l’encontre de l’un de ses propres satellites », avait déclaré le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, dans un communiqué.

« Ce test a jusqu’ici généré plus de 1 500 débris orbitaux traçables, et va probablement générer des centaines de milliers de morceaux plus petits de débris orbitaux. »

Les astronautes préparés à une éventuelle évacuation d’urgence

La Station spatiale passe « à travers ou près du nuage [de débris] toutes les quatre-vingt-dix minutes », avait précisé la NASA dans un communiqué.

Lors des deuxième et troisième passages – entre environ 8 heures du matin (heure de Paris) et 10 heures –, les sept personnes actuellement à bord de l’ISS se sont réfugiées dans leurs vaisseaux amarrés à la station, afin de se préparer à une éventuelle évacuation d’urgence. Il s’agit de quatre astronautes américains, un Allemand et deux cosmonautes russes. Cette mesure a été prise spécifiquement lors de ces passages sur la base d’une évaluation des risques par la NASA.

« Je suis scandalisé par cette action irresponsable et déstabilisatrice, a déclaré dans un communiqué le patron de l’agence spatiale américaine, Bill Nelson. Il est impensable que la Russie mette en danger non seulement les astronautes américains et des partenaires internationaux dans l’ISS, mais aussi ses propres cosmonautes. »

De nombreuses écoutilles restent actuellement fermées entre différents modules par mesure de précaution (mais pas entre le segment russe et américain).

Les astronautes hors de danger, selon Moscou

« Les débris créés par ce test dangereux et irresponsable menaceront désormais pour les décennies à venir les satellites et autres objets spatiaux vitaux pour la sécurité, l’économie, et les intérêts scientifiques d’autres nations », a accusé Antony Blinken. Il a promis que les Etats-Unis allaient « travailler avec [leurs] alliés et partenaires pour chercher à répondre à cet acte irresponsable ».

A quoi le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, a rétorqué mardi : « Déclarer que la Fédération de Russie crée des risques pour l’exploitation à des fins civiles de l’espace est pour le moins hypocrite. Il n’y a aucun fait en ce sens. »

Lundi, l’agence spatiale russe Roscosmos avait déclaré que les astronautes à bord de l’ISS étaient hors de danger, sans faire mention d’un test de missile. « L’orbite de l’objet, qui a forcé l’équipage aujourd’hui à se rendre dans le vaisseau selon les procédures standards, s’est éloignée de l’orbite de l’ISS », avait tweeté Roscosmos. « Les amis, tout est en ordre chez nous. On continue le travail selon notre programme », avait tweeté le cosmonaute russe Anton Shkaplerov. Mardi, dans un communiqué, l’agence spatiale russe a ajouté que « la sécurité de l’équipage » de l’ISS était sa « priorité principale ».

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a dénoncé mardi, à Bruxelles, un « acte irresponsable ». Pour lui, cette destruction est une « source d’inquiétude » car « elle démontre que la Russie développe de nouveaux systèmes d’armement qui peuvent détruire des satellites ainsi que des capacités spatiales utilisées pour des infrastructures de base sur Terre, comme des communications, la navigation ou des systèmes d’alerte de tir de missile ».

Le Pentagone a déclaré travailler « activement pour caractériser le champ de débris ». Il s’agit notamment d’identifier la trajectoire de chacun des objets, afin d’identifier les menaces de collision potentielles. « Nous regardons de près le type de moyens que la Russie semble vouloir développer », a ajouté John Kirby, le porte-parole du Pentagone, précisant que Moscou n’avait pas prévenu Washington à l’avance.

Appels à une plus grande régulation

Des tirs antisatellites ont déjà été menés par seulement quatre nations (Etats-Unis, Chine, Inde et Russie). Ils sont très critiqués à cause des nombreux débris générés, qui deviennent de dangereux projectiles. Ils peuvent alors notamment heurter les milliers d’autres satellites en orbite, sur lesquels les pays comptent pour de très nombreuses activités, par exemple de communication ou encore de localisation. Pouvoir détruire des satellites d’autres pays peut donc se révéler un atout militaire stratégique.

« Des événements de débris causés par des tests antisatellites n’arrivent pas souvent, le dernier était un test indien » en mars 2019, a rappelé l’astronome Jonathan McDowell, interrogé par l’Agence France-Presse. Selon lui, en déduisant les trajectoires de l’ISS et des objets connus, le satellite visé par la Russie pourrait être un satellite nommé Cosmos-1408, qui n’est plus actif depuis les années 1980. « Le détruire n’était absolument pas nécessaire, a jugé le spécialiste. Il s’agit purement d’un test militaire. »

« Nous avons déjà beaucoup trop de débris là-haut pour délibérément en générer d’autres, c’est inexcusable », a-t-il ajouté. Selon lui, certains débris provoqués par ce test se désintégreront en entrant dans l’atmosphère « dans les mois qui viennent », mais d’autres pourraient rester en orbite jusqu’à pendant dix ans.

De nombreux experts réclament une plus grande régulation face à ces risques. « Nous appelons toutes les nations spatiales responsables à nous rejoindre dans nos efforts pour développer des normes de comportement responsables », a appuyé lundi Antony Blinken.

Par Le Monde avec AFP

Le Port de Pointe-Noire, l’invention de l’application de Rose Goyeli et la Tunisie avec son premier satellite

mars 26, 2021

Avec France24

Le Maroc lance son premier satellite d’observation depuis la Guyane

novembre 7, 2017
Le premier satellite marocain est le résultat d’un contrat signé en 2013 entre le Maroc et la France dans le plus grand secret. © YouTube/You-News TV

Le satellite Mohammed VI-A sera mis en orbite ce soir et pourra être suivi en live sur Internet. Un deuxième est annoncé pour 2018.

Ce mercredi 8 novembre, le satellite marocain de télédétection Mohammed VI-A quittera le Centre spatial de Kourou, en Guyane française, accroché à une fusée italienne, Vega. C’est l’opérateur français, Arianespace, qui coordonne les opérations. Et l’envol sera visible sur les écrans au Maroc à 1h42 GMT.

Mohammed VI-A, qui pèse plus d’une tonne, sera placé en orbite à environ 700 kilomètres de la terre. Il sera rejoint en 2018 par un deuxième satellite. Il a en effet vocation à fonctionner en binôme, pour former le système dit « Pléiades », qui peut avoir un usage civil ou militaire. Pléiades, projet conjoint d’Airbus Defence & Space et Thales Alenia Space, peut fournir environ 1 000 photos par jour aux équipes du Centre royal de télédétection spatiale (CRTS) et du Centre royal d’études et de recherches spatiales (CRERS), via une antenne qui serait installée non loin de Rabat.

Usages multiples

Ces deux satellites d’observation ont été construits en France à la suite d’un contrat conclu en 2013 entre Rabat et Paris, d’une valeur de 500 millions d’euros. Leurs usages sont multiples et leur précision permet notamment une utilisation militaire. Grâce à ces nouveaux satellites « espions », le Maroc pourra mieux observer son territoire, notamment ses frontières et lutter contre l’immigration clandestine et la contrebande. Cet technologie lui permettra aussi de suivre l’activité des groupes jihadistes dans le Sahel et celle des pirates du Golfe de Guinée.

Le premier satellite ghanéen vient d’entrer en service

août 8, 2017

La Terre et la lune vues de l’espace. © Arek Socha/CC/Pixabay

Le premier satellite ghanéen, baptisé GhanaSat-1 ,est désormais opérationnel, rapporte le site spécialisé Techcrunch. Il servira à la surveillance des côtes ghanéennes ainsi qu’à la recherche scientifique.

Ce satellite, construit par une équipe d’ingénieurs ghanéens de l’université All Nation, basée à Koforidua, a été livré à la station spatiale internationale en juin, via une fusée SpaceX qui a décollé du Kennedy Space Center, aux États-Unis. Il a été mis sur orbite en juillet, à 420 km d’altitude, et vient d’entrer en service.

Selon Richard Damoah, un professeur ghanéen et assistant de recherche à la Nasa cité par Techcrunch, le satellite servira à assurer la surveillance des côtes ghanéennes. La technologie utilisée sera également enseignée dans certains cursus au lycée.

Un second projet dans les cartons

Si le président ghanéen Nana Akufo-Addo a applaudi le lancement du satellite et salué le travail de l’équipe, le projet n’a pas reçu de soutien officiel du gouvernement ghanéen. C’est l’agence spéciale japonaise Jaxa qui a fourni l’essentiel des ressources pour développer le satellite.

Selon Richard Damoah, le déploiement du GhanaSat-1 pourrait inciter le gouvernement ghanéen à allouer des ressources à un deuxième projet de satellite, coordonné par l’université All Nation et le Science Space and Technology Center. Il serait utilisé pour contrôler l’exploitation illégale des minerais ou la déforestation dans le pays

Avec Jeuneafrique.com

La Côte d’Ivoire veut son satellite

juin 15, 2015

Le gouvernement ivoirien a lancé des études de faisabilité préalables au lancement d’un satellite. Découvrez en exclusivité les raisons de ce choix.

Le président Alassane Ouattara songe à doter son pays d’un satellite, qui pourrait être lancé au cours des trois prochaines années. Loin d’être une opération de prestige, il s’agit dans l’esprit de ses promoteurs d’un engagement stratégique face aux périls sécuritaires.

La Côte d’Ivoire souhaite par ce moyen assurer la surveillance de ses frontières en tant réel, combattre la piraterie maritime au large de ses côtes, mais aussi faciliter le flux de télécommunications que vont susciter les 7000 kilomètres de fibre optique en cours d’installation.

Études

Piloté par Bruno Koné, le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, et Lacina Koné, le conseiller TIC de la présidence, le projet en est au stade des études.

C’est le cabinet français Sat Conseil qui a été chargé d’en évaluer la faisabilité. Son travail sera communiqué au chef de l’État au plus tard au mois d’août. Plusieurs multinationales sont sur les rangs, mais le gouvernement n’a encore pris aucune décision.

Jeuneafrique.com

Un satellite français a détecté la présence d’objets dans la zone de recherche du Boeing

mars 23, 2014

KUALA LUMPUR – La Malaisie a annoncé dimanche avoir reçu des données satellitaires de la France ayant détecté la présence de débris flottants dans la principale zone de recherche du Boeing disparu de Malaysia Airlines, au large de l’Australie.

Selon le ministère malaisien des Transports, on voit ce qui ressemble à des objets à proximité du couloir sud, zone possible d’une chute de l’avion dans l’océan Indien où ont actuellement lieu des recherches d’envergure, a-t-il dit dans un communiqué.

Ces images, selon la Malaisie, ont été transmises à l’Australie qui coordonne désormais les recherches et le ministère n’a pas fourni de précisions sur la taille, le nombre ni la localisation de ces objets flottants.

Le ministère français des Affaires étrangères a toutefois indiqué qu’un satellite français avait détecté des échos radar réalisés par un satellite, précisant qu’il n’y avait pas encore d’images de ces débris.

Dans le cadre des recherches effectuées par la France à la suite de la disparition de l’avion de Malaysian Airlines, des échos radar réalisés par un satellite ont permis de repérer des débris flottant dans une zone de l’Océan indien située à environ 2 300 kilomètres de Perth en Australie, selon un communiqué du ministère.

Ces éléments ont été immédiatement transmis aux autorités malaisiennes qui sont en charge de la coordination des recherches, ajoute le Quai d’Orsay, qui précise que Paris a mobilisé des moyens satellitaires supplémentaires susceptibles de permettre d’obtenir des images.

Des objets avaient déjà été détectés par satellite les 16 et 18 mars entre la pointe sud-ouest de l’Australie et l’Antarctique, une vaste zone dans laquelle se concentrent les recherches par air et par mer, à 2.000-2.500 km au sud-ouest de Perth.

Il est encore trop tôt pour être certains, mais de toute évidence nous avons maintenant des signes très crédibles et il y a un espoir croissant (…) que nous sommes proches de savoir ce qu’il est advenu de l’avion, avait déclaré un peu plus tôt dimanche le Premier ministre australien Tony Abbott.

L’appareil qui assurait le vol MH370 entre Kuala Lumpur et Pékin s’est volatilisé peu après son décollage le samedi 8 mars avec 239 personnes à son bord, dont deux tiers de Chinois et quatre Français.

A mi-chemin entre la Malaisie et le Vietnam, l’avion a changé de cap, vers l’ouest, à l’opposé de son plan de vol, et ses systèmes de communication ont été désactivés de manière délibérée, selon les autorités malaisiennes. L’appareil a probablement volé plusieurs heures avant d’épuiser ses réserves de carburant.

Romandie.com avec(©AFP / 23 mars 2014 14h22)

Nasa: le satellite est tombé sur Terre

septembre 24, 2011

Le satellite UARS de la Nasa est retombé sur Terre ce samedi matin, mais l’agence spatiale américaine n’a pas pu déterminer dans l’immédiat son point d’impact. Le satellite est retombé entre 23h23 vendredi et 01h09 samedi heure de Washington (03h23-05h09 GMT samedi), alors qu’il survolait une partie du Canada et de l’Afrique, ainsi qu’une grande part des océans Pacifique, Atlantique et Indien », a précisé la NASA. Les chances sont grandes qu’il se soit abîmé en pleine mer.

Le satellite (nommé « Upper Atmosphere Research Satellite » (UARS)) faisait la taille d’un petit bus, et la vingtaine de débris, d’un poids de un à 158 kg, ayant survécu à la rentrée dans l’atmosphère devaient s’éparpiller sur une distance d’environ 750 km, selon la Nasa. La Nasa comme les experts sont toujours restés rassurants quant au danger éventuel. Selon eux, le risque qu’un de ces débris blesse une personne ou provoque des dégâts matériels est « extrêmement faible ». Il y a une chance sur 3200 que quelqu’un, quelque part dans le monde, soit touché par un de ces débris –ce qui, sur une planète peuplée de sept milliards d’habitants et dont 90% de la surface est inhabitée revient à une probabilité de 0,03%.

L’UARS est le plus gros satellite de la Nasa à plonger dans l’atmosphère depuis 1979 quand Skylab, 90 tonnes, était retombé dans l’Ouest de l’Australie. Selon l’agence spatiale, des objets d’une taille comparable à l’UARS retombent vers la Terre environ une fois par an. En revanche, « des débris de taille diverse entrent dans l’atmosphère chaque jour », a souligné un expert de la Nasa, Mark Matney. « Et en plus de 50 ans d’histoire spatiale, personne n’a jamais été blessé par un débris venu de l’espace ».

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