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Canada-Québec: L’hôpital de Trois-Rivières “au bord de la limite” dit François Legault

décembre 1, 2020

Le premier ministre François Legault a cité le CHAUR dans la liste des hôpitaux “au bord de la limite” lors de son point de presse quotidien. La région compte actuellement 50 hospitalisations dans ses unités COVID à Trois-Rivières et Drummondville. Sept de ces patients sont aux soins intensifs. La capacité maximale combinée des deux hôpitaux est de 56 lits pour les patients atteints de la COVID-19 et 10 aux soins intensifs.

Le CHAUR fait lui-même face à cinq éclosions de COVID-19.

© /Radio-Canada Le CHAUR fait lui-même face à cinq éclosions de COVID-19.

Les hospitalisations combinées à la douzaine d’éclosions en cours dans des résidences privées pour aînés forcent la direction régionale de la santé à accentuer le délestage. Depuis quelques jours, les activités de l’unité de courte durée de gériatrie (UCDG) du centre Christ-Roi à Nicolet sont suspendues. Une partie du personnel a été dépêché au centre L’Assomption à Saint-Léonard-D’Aston.

De plus, les chirurgies non urgentes sont reportées et des infirmières praticiennes spécialisées de première ligne (IPSPL) de plusieurs groupes de médecine familiale ont été déployées à l’École nationale de police de Nicolet et dans les milieux en éclosion. Le ministre de la Santé, Christian Dubé, affirme que les chirurgies ont été maintenues à 80% pendant la deuxième vague. «Si la situation continue d’être difficile dans certaines RPA, il va falloir faire plus de délestage», affirme le ministre, puisque le personnel hospitalier est appelé en renfort.

La pression sur le système de santé est telle que les fêtes de fin d’années sont remises en cause. Le premier ministre promet une décision le 11 décembre. «On va regarder de très près la situation dans les hôpitaux. Ça va être le critère peut-être le plus important dans notre décision finale», précise François Legault.

Les employés de la santé fatigués

Ce sont 6542 employés de la santé dans la province qui sont soit en congé de maladie, soit en retrait préventif, un nombre qui augmente chaque jour. «C’est un épuisement de plus en plus important de nos ressources», s’inquiète la présidente par intérim du syndicat des professionnelles en soins de la Mauricie et du Centre-du-Québec, Jacynthe Bruneau.

Un comité a été formé pour trouver des solutions au manque de personnel sur le terrain en fonction des besoins. Selon le syndicat des professionnelles en soins de la région, l’ensemble des départements sont maintenant touchés par le manque de personnel. La présidente Jacynthe Bruneau affirme que la fin de semaine prochaine, 30 quarts de travail ne sont pas comblés seulement aux soins intensifs de l’hôpital Trois-Rivières.

Jacynthe Bruneau affirme que la situation est préoccupante et estime que les rassemblement à Noël risquent de compromettre les soins à la population. «Entre ce qu’on a envie et ce qu’il est nécessaire de faire, un moment donné, il faut prendre une décision. Je pense que le plus sage, serait d’éviter les rassemblements dans le temps des fêtes», affirme madame Bruneau.

Du renfort dans les résidences pour personnes âgées

Alors que le centre l’Assomption de St-Léonard-d’Aston est en tête des résidences les plus touchées de la province, une seule nouvelle infection au sein du personnel a été rapportée mardi.

À la résidence pour aînés Les Jardins du parc linéaire de Victoriaville 69 résidents et 23 employés ont été infectés. La directrice générale, Sylvie Bergeron, également touchée par le virus, affirme que deux résidents ont succombé à la maladie depuis 24 heures. Même si elle affirme recevoir le soutien de la Santé publique, la pression demeure importante sur le personnel en place dans ce complexe de 270 résidents.

«Ce dont nous avons besoin actuellement c’est des préposés aux bénéficiaires parce que mes employés ont quitté eux aussi pour une quarantaine. Graduellement, les employés reviennent à tour de rôle», explique Sylvie Bergeron.

CBC/Radio-Canada avec les informations d’Amélie Desmarais et Jean-François Dumas

Pakistan : 100.000 cas de coronavirus, les hôpitaux commencent à manquer de place

juin 8, 2020

Certains hôpitaux ont dû refuser d’accueillir des patients.

Le Pakistan a dépassé officiellement le cap des 100.000 malades du nouveau coronavirus, ont annoncé les autorités lundi 8 juin, un chiffre bien en-deçà de la réalité, alors que les hôpitaux commencent à être saturés dans le pays.

Lundi matin, le gouvernement faisait état de 103.671 cas positifs au Covid-19. Il avait annoncé dimanche que la pandémie avait franchi la barre des 2000 morts dans le pays. Le nombre de personnes infectées est toutefois largement sous-estimé, faute d’un dépistage suffisant. Fin mai, le ministre de la Santé du Khyber-Pakhtunkhwa avait indiqué à l’AFP que le niveau de contamination était dix fois supérieur aux chiffres officiels dans cette province du Nord-Ouest.

Début juin, un rapport des autorités de la province du Pendjab (Est) avait fuité dans les médias, estimant que plus de 670.000 malades vivaient à Lahore, ville de plus de 11 millions d’habitants. Officiellement, le nombre de cas positifs n’était alors que de 72.000 personnes pour tout le Pakistan, qui compte plus de 200 millions d’habitants. La létalité de la maladie, en forte accélération, reste toutefois faible dans ce pays aux infrastructures sanitaires en déshérence. Mais alors que sont désormais recensés près de 1400 patients dans un état critique, nombre d’hôpitaux arrivent à saturation.

Les hôpitaux refusent des patients

«Les hôpitaux manquent de lits. Il n’y a pas assez de respirateurs artificiels», s’est inquiété Khizer Hayat, le président de l’Association des jeunes médecins du Pendjab, interrogé par l’AFP. «Alors que les cas augmentent, un nombre croissant de travailleurs de santé sont aussi victimes du virus», a déploré le Dr Farooq Sahil, médecin hospitalier à Lahore.

À Karachi (Sud), les hôpitaux ont commencé à refuser les patients. Devant l’hôpital Indus, une banderole exprimait «les regrets» de la direction de l’établissement car le centre dédié au Covid-19 est «complètement saturé». «La crise se développe maintenant que nous avons cessé d’observer les mesures d’isolement», a déclaré à l’AFP Sikander Ali Memon, a en charge de la lutte contre le nouveau coronavirus pour la province du Sindh, dont Karachi est la capitale.

Le Premier ministre Imran Khan s’est depuis le début de la pandémie opposé à un confinement des villes qui, selon lui, permet de «sauver les gens du coronavirus, mais les fait mourir de faim». Début juin, il a annoncé la levée complète du confinement entamé fin mars au Pakistan.

Par Le Figaro avec AFP