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Indonésie: les sauveteurs retrouvent une dizaine de survivants du séisme de Célèbes

janvier 16, 2021

– Au moins 46 personnes sont mortes dans le tremblement de terre de magnitude 6,2.

Les sauveteurs indonésiens ont retrouvé samedi au moins une dizaine de survivants dans les décombres sur l’île de Célèbes, frappée la veille par un fort séisme qui a fait plusieurs dizaines de morts et plus de 10.000 sans abri.

Au moins 46 personnes sont mortes dans le tremblement de terre de magnitude 6,2, selon un porte-parole de l’agence de gestion des catastrophes. Ce séisme a déclenché la panique chez les habitants de l’ouest de l’île de Célèbes, déjà frappée en 2018 par un très fort séisme suivi d’un tsumani dévastateur.

Des dizaines de corps sans vie ont été retirés des décombres de bâtiments effondrés à Mamuju, la capitale provinciale de l’ouest de Célèbes. D’autres victimes ont été retrouvées plus au sud, où une forte réplique s’est faite sentir samedi matin.

Une pénurie d’équipement lourd a ralenti les efforts des sauveteurs pour dégager les victimes, mais ils sont parvenus à extraire des ruines «au moins dix survivants», a annoncé un responsable des services de secours sur place.

Les autorités n’ont pas précisé combien de personnes pourraient encore en être prisonnières.

Ice, un habitant de Mamuju, était bloqué avec sa famille sous les décombres de sa maison quand il a entendu des jeunes qui cherchaient des survivants. «Ils criaient ‘qui est vivant?’ et après avoir répondu ‘oui je suis vivant’, on a pu ramper hors des décombres», avec l’aide des jeunes, raconte à l’AFP l’homme, qui avait le bras cassé.

Des feuilles de cocotiers pour abri

Des avions et des bateaux arrivent avec des vivres et des équipements d’urgence, et la marine a envoyé un bateau médical pour suppléer les hôpitaux encore en fonctionnement, débordés par l’afflux de blessés, selon les médias locaux.

Quelque 190 personnes sont traitées pour des blessures graves, ont précisé les autorités.

Par ailleurs, quelque 15.000 habitants ont gagné des abris temporaires, souvent de fortune comme des tentes et des cabanes de tôles, où il s’abritent des fortes pluies.

Pour éviter la propagation du Covid-19, les autorités ont séparé les groupes à haut risque et à risque plus faible.

«Nous sommes à court de nourriture. Il n’y a pas encore eu d’aide du gouvernement», dit à l’AFP Desti, 24 ans, qui a fui son domicile de Majene, près de l’épicentre du séisme. «Nous avons besoin de couvertures et de matelas. Certains dorment sur des feuilles de cocotier», explique-t-elle.

Ils sont nombreux à ne pouvoir regagner leurs habitations que le séisme a rendu inhabitables, ou par crainte de répliques ou d’un tsunami, note Desti, qui comme de nombreux Indonésiens ne porte qu’un nom.

Par ailleurs, des glissements de terrain qui ont suivi le séisme et les fortes pluies ont coupé l’accès à l’une des principales routes de la province. L’aéroport a aussi été endommagé ainsi qu’un hôtel et le siège du gouverneur alors qu’une partie de la ville reste sans électricité.

L’épicentre du tremblement de terre de magnitude 6,2 a été localisé à 36 km au sud de Mamuju, à une profondeur relativement faible de 18 km, a précisé l’USGS.

Le pape François s’est déclaré vendredi «attristé par le séisme et a fait part de »sa solidarité« à tous ceux qui sont affectés».

Une autre région d’Indonésie, Kalimantan, sur l’île de Bornéo, est frappée depuis quelques jours par de fortes inondations. Elles ont fait cinq morts et plusieurs dizaines d’habitants sont portés disparus, ont rapporté samedi les médias locaux.

L’archipel indonésien, qui se trouve sur la «ceinture de feu» du Pacifique, une zone de forte activité sismique, connaît souvent des tremblements de terre et des éruptions volcaniques.

La région de Palu, plus au nord sur l’île de Célèbes, avait été déjà frappée en septembre 2018 par un très fort tremblement de terre de magnitude 7,5 suivi d’un tsunami. Cette catastrophe avait fait plus de 4300 morts et disparus, et au moins 170.000 déplacés.

Un autre séisme dévastateur de magnitude 9,1 avait frappé au large des côtes de Sumatra en 2004, entraînant un tsunami qui avait tué 220.000 personnes dans la région, dont environ 170.000 en Indonésie

Par Le Figaro avec AFPP

Enfants piégées dans une grotte en Thaïlande: la pluie freine les sauveteurs

juin 27, 2018

Des soldats thaïlandais participent à une opération de secours pour retrouver des enfants pris au piège dans une grotte inondée, le 26 juin 2018 à Chiang Rai / © AFP / Lillian SUWANRUMPHA

Les secouristes peinaient mercredi à évacuer l’eau d’une grotte inondée du nord de la Thaïlande où douze enfants et leur entraîneur de football sont pris au piège depuis quatre jours.

Des moines bouddhistes ont été dépêchés sur les lieux pour prier en faveur d’un dénouement heureux alors que les familles s’accrochaient toujours à l’espoir qu’ils seraient secourus rapidement.

Les 12 garçons âgés de 11 à 16 ans et leur coach de 25 ans étaient entrés dans la grotte de Tham Luang, située près de la frontière avec la Birmanie et le Laos, après leur entraînement de football samedi. Mais les pluies de mousson ont bloqué l’entrée principale de la grotte, réseau souterrain complexe et long de plusieurs kilomètres.

Des centaines de secouristes travaillaient d’arrache-pied pour installer des pompes afin de tenter de faire baisser le niveau de l’eau inondant la cave. Mais la bataille était rude car la pluie continuait de tomber dans la région.

« Les opérations sont bien plus difficiles aujourd’hui », a déclaré le gouverneur de la province de Chiang Rai, Narongsak Ossttanakorn, lors d’un point presse devant la grotte. « On s’efforce d’évacuer l’eau mais le niveau monte encore ».

Les 200 secouristes dépêchés dans les galeries de la cavité pour tenter de retrouver les disparus n’avaient pas non plus la tâche facile.

Thaïlande / © AFP / Gal ROMA

« L’eau à l’intérieur de la grotte est très boueuse et il y a peu d’oxygène », a expliqué le gouverneur. « Chaque seconde compte pour ces enfants », a-t-il poursuivi, précisant que trois plongeurs étrangers spécialisés étaient attendus sur place dans la soirée.

« La montée du niveau de l’eau est un obstacle majeur pour l’opération de sauvetage, et il y a eu de fortes pluies cette nuit », a renchéri pour l’AFP Khanchit Chomphudaeng, un des responsables des efforts de sauvetage.

Selon la marine thaïlandaise, très impliquée dans cette vaste opération, le niveau de l’eau a augmenté de 15 centimètres dans la nuit. Et une troisième zone du réseau souterrain est désormais inondée.

– Espérer du « fond du coeur » –

Dans le même temps, des moines bouddhistes, en robe safran traditionnelle, sont arrivés sur les lieux pour chanter des prières devant la grotte, avec les familles des jeunes footballeurs, qui campent pour certaines depuis plusieurs jours sur place.

Un moine bouddhiste prie devant l’entrée de la grotte de Tham Luang où sont pris au piège 12 enfants et leur entraîneur, le 26 juin 2018 à Chiang Rai, en Thaïlande / © AFP / Lillian SUWANRUMPHA

« J’espère qu’aujourd’hui, avec l’aide de toutes les équipes, il sera sauvé », confie Pean Kamlue, mère d’un adolescent de 16 ans coincé. « J’en suis certaine au fond de mon coeur. »

En parallèle des efforts pour retrouver les enfants par l’entrée principale, les chercheurs tentaient de débusquer des entrées alternatives au réseau souterrain, par le sommet de la cavité, en explorant la montagne.

Les premières journées de recherche n’ont pas permis de découvrir la moindre trace du groupe à l’intérieur de la cavité. Les autorités pensent qu’ils pourraient avoir trouvé refuge un peu plus loin dans la grotte où ils se seraient rendus pour d’échapper à la montée des eaux.

A l’entrée de la grotte, un panneau prévient les visiteurs de ne pas y entrer durant la saison des pluies, entre juillet et novembre.

C’est une mère de famille qui a donné l’alerte, ne voyant pas revenir son fils samedi soir. Les affaires des enfants- vélos et chaussures – ont été retrouvées quelques heures plus tard juste à l’entrée de la grotte, située dans un grand parc.

Thaïlande: la pluie freine les opérations de secours / © AFP / Sippachai Kunnuwong, Lillian Suwanrampha, Farid Addala

L’équipe de football, baptisée « les sangliers », et leur entraîneur connaissent bien l’endroit, ont fait valoir les autorités.

Le Premier ministre adjoint Prawit Wongsuwan s’est déclaré optimiste.

« J’ai les plus grands espoirs qu’on va retrouver ces 13 personnes, trop de jours se sont écoulés », a-t-il dit à la presse.

En 2007, six touristes étrangers et leurs deux guides thaïlandais ont été tués après avoir été emportés par des inondations éclair dans une grotte du parc national de Khao Sok, dans le sud de la Thaïlande.

Romandie.com avec(©AFP / 27 juin 2018 14h54)