Posts Tagged ‘Scandale’

Une joueuse au cœur d’un scandale en plein Roland-Garros

juin 4, 2021

Interpellée jeudi soir pour une affaire de paris suspects, la Russe Yana Sizikova a été remise en liberté vendredi, sans poursuite à ce stade.

Une affaire de paris suspects rattrape Yana Sizikova, 26 ans, en plein tournoi de Roland-Garros. La jeune femme a été interpellée, jeudi soir, dans le cadre d’une enquête ouverte le 1er octobre 2020, rapporte Le Parisien. La joueuse de tennis russe a été remise en liberté vendredi en fin de journée sans poursuite à ce stade, a indiqué le parquet de Paris.

La 101e joueuse mondiale au classement WTA en double a été placée en garde à vue dans les locaux du Service central des courses et jeux de la police judiciaire. Yana Sizikova, qui venait de perdre son match de premier tour qui l’opposait avec sa partenaire Ekaterina Alexandrova aux joueuses Ajla Tomljanovic et Storm Sanders, sortait d’une séance de massage. Des perquisitions ont par ailleurs eu lieu dans la chambre d’hôtel de la joueuse russe.

L’enquête, dévoilée en octobre par le journal allemand Die Welt et le quotidien sportif L’Équipe, a été ouverte pour « escroquerie en bande organisée » et pour « corruption sportive active et passive » par le parquet de Paris. Le match dans le viseur des enquêteurs a opposé, le 30 septembre dernier, Yana Sizikova avec la joueuse américaine Madison Brengle aux Roumaines Andreea Mitu et Patricia Maria. Un match qui avait été remporté par les deux Roumaines, alors favorites.

Plusieurs dizaines de milliers d’euros avaient été misés

Mais les soupçons portent plus particulièrement sur le cinquième jeu du deuxième set. Des sommes très importantes ont été misées chez plusieurs opérateurs de paris, au sein de différents pays, sur l’obtention du gain de ce jeu par les tenniswomen roumaines. Alors que plusieurs dizaines de milliers d’euros avaient ainsi été pariés, Yana Sizikova avait commis deux doubles fautes et avait également bâclé un point lors de ce jeu. 

Par Le Point avec AFP

Affaire Sarkozy-Kadhafi : chronique d’un potentiel scandale d’État

octobre 24, 2020
L'ex-président français Nicolas Sarkozy et le défunt Mouammar Kadhafi.

Depuis 2011, l’ancien président français est soupçonné d’avoir usé de fonds libyens pour financer sa campagne présidentielle de 2007. JA résume une affaire aux multiples rebondissements et qui dure depuis presque dix ans.

C’est le dernier épisode en date d’une saga qui dure depuis près de dix ans : le 16 octobre, l’ex-président français Nicolas Sarkozy est mis en examen pour association de malfaiteurs dans le cadre de l’enquête sur un éventuel financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. Retrouvez sur cette page les dernières actualités d’une affaire hors-norme, et qui pourrait déboucher sur un véritable scandale d’État.

17 mars-15 avril 2021 : Dates prévues du procès de Nicolas Sarkozy pour le financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012. Dans le cadre de l’affaire dite Bygmalion, il lui est reproché d’avoir plus que doublé le plafond des dépenses de campagne autorisées, par un système de double comptabilité et de fausses factures via des meetings organisés par le prestataire Bygmalion. Nicolas Sarkozy est soupçonné d’avoir engagé des dépenses supplémentaires en réclamant de nouveaux meetings alors que son budget avait déjà dépassé les limites.

23 novembre-10 décembre 2020 : Date prévue du procès des « écoutes » dans lequel Nicolas Sarkozy doit comparaître avec son avocat, Thierry Herzog.

16 octobre 2020 : Après quatre jours d’audition par le Parquet national financier (PNF), Nicolas Sarkozy est mis en examen pour association de malfaiteurs. Sur les réseaux sociaux l’ex-chef de l’État français évoque une « longue liste d’injustices » et assure : « Mon innocence est à nouveau bafouée ».

13 février 2020 : Ziad Takieddine est condamné à 8 000 euros d’amende et 6 000 euros de dommages et intérêts pour diffamation à l’encontre de Claude Guéant par le tribunal correctionnel de Paris. Il est estimé qu’il n’a pas apporté « une base factuelle suffisante » à ses propos relayés par Mediapart en novembre 2016, et selon lesquels il aurait remis à Claude Guéant des valises d’argent libyen ainsi qu’à Nicolas Sarkozy. Ce dernier a abandonné en juillet 2020 une procédure similaire à celle de Claude Guéant. Les journalistes de Mediapart sont relaxés au titre de la « bonne foi ».

31 janvier 2020 : 

– Mise en examen de Thierry Gaubert, ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy, pour « association de malfaiteurs ». Il est soupçonné d’avoir touché des fonds du régime libyen de Kadhafi susceptibles d’avoir alimenté la campagne du candidat. Les investigations ont été élargies à des faits d’« association de malfaiteurs », ouvrant la voie à une aggravation des poursuites.

– Mise en examen et placement en détention provisoire de l’homme d’affaires franco-algérien Alexandre Djouhri, pour neuf chefs d’accusation dont « corruption active », « faux et usage de faux », « complicité et recel de détournement de fonds publics » et « blanchiment ». Considéré comme proche de Claude Guéant, il apparaît notamment dans l’enquête après la vente d’une villa sur la Côte d’Azur à un fonds libyen géré par Béchir Saleh, ex-dignitaire du régime Kadhafi.

1er août 2019 : Brice Hortefeux, ex-ministre de l’Intérieur et aux Collectivités territoriales, placé sous statut intermédiaire de témoin assisté dans l’enquête sur les accusations de financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy, échappe à une mise en examen. Les soupçons le concernant reposent sur les accusations de Ziad Takieddine et d’Abdallah Senoussi (beau-frère de Mouammar Kadhafi et ex-chef des renseignements militaires libyens).

29 mai 2018 : Mise en examen d’Éric Woerth, ex-ministre du Budget et trésorier de campagne, pour « complicité de financement de campagne ». Il lui est reproché d’avoir versé 11 000 euros aux collaborateurs de Nicolas Sarkozy. Alors qu’il assurait que ces fonds provenaient de dons anonymes par courrier, un rapprochement est fait avec les soupçons de financement libyen.

29 mars 2018 : Nicolas Sarkozy est renvoyé en correctionnelle pour « corruption active et trafic d’influence ».

21 mars 2018 : Mise en examen de Nicolas Sarkozy pour « corruption passive », « financement illégal de campagne électorale » et « recel de fonds publics libyens ».

20 mars 2018 : Placement en garde à vue et mise en examen de Nicolas Sarkozy pour « corruption passive », « recel de fonds libyens » et « financement illégal de campagne ».

6 novembre 2017 : Transmission des résultats préliminaires du rapport du procureur général de Libye aux juges d’instruction français. Après audition d’Abdallah Senoussi, Abdallah Mansour (ex-officier des renseignements intérieurs et neveu du Guide), et Baghdadi Al-Mahmoudi (ancien Premier ministre de Libye), il conclut à un soutien à Nicolas Sarkozy via des fonds transmis par l’entremise de son directeur de campagne Claude Guéant et de l’homme d’affaires Ziad Takieddine.

4 octobre 2017 : Les magistrats du Parquet national financier (PNF) demandent le renvoi en correctionnel de Nicolas Sarkozy et de Thierry Herzog. Ils ont conclu qu’il existait des charges suffisantes à leur encontre concernant les faits de « corruption » et d’ « influence » actifs pour lesquels ils ont été mis en examen.

5 septembre 2017 : L’Office anticorruption de la Police judiciaire dans son premier rapport sur l’affaire des financements libyens de Nicolas Sarkozy met en cause Éric Woerth, trésorier en 2007 et Claude Guéant, ex-directeur de campagne, et établit une circulation importante d’espèces en marge de la campagne de 2007.

9 juillet 2017 : Nicolas Sarkozy abandonne son action en diffamation contre Ziad Takieddine qui avait assuré à Mediapart en 2016 avoir remis des valises d’argent libyen à l’ex-président français. Son avocat, Thierry Herzog, considère que des éléments parus dans la presse démentent déjà les déclarations de l’homme d’affaires.

7 décembre 2016 : Mise en examen de Ziad Takieddine, homme d’affaires franco-libanais, pour complicité de trafic d’influence et de corruption d’agent public par une autorité publique étrangère, dans le cadre de l’enquête sur les soupçons de financement de la campagne de 2007.

15 novembre 2016 : L’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine affirme à Mediapart avoir remis trois valises préparées par le régime libyen contenant cinq millions d’euros à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, et à son directeur de cabinet Claude Guéant, entre fin 2006 et début 2007.

7 mars 2015 : Mise en examen de Claude Guéant, ex-ministre de l’Intérieur et secrétaire général de l’Élysée, pour « blanchiment de fraude fiscale en bande organisée » et « faux et usage de faux ». En cause : un virement de 500 000 euros effectué sur son compte en 2008. Il assure que la somme est issue de la vente de tableaux, mais elle est jugée surévaluée. Il est soupçonné d’avoir perçu cette somme d’Alexandre Djouhri en contrepartie de son intervention auprès d’EADS, afin que l’entreprise aéronautique paie une commission à l’intermédiaire dans le cadre d’une vente d’avions à la Libye.

1er juillet 2014 : Placement en garde à vue de Nicolas Sarkozy par l’office anti-corruption de la Police judiciaire et mise en examen pour « corruption active », « trafic d’influence actif » et « recel de violation du secret professionnel » dans l’affaire dite « des écoutes ».

26 février 2014 : Dans l’enquête sur un possible financement libyen de la campagne de 2007 (voir ci-dessous), l’enregistrement d’une conversation téléphonique entre Nicolas Sarkozy, placé sur écoute, et son avocat a abouti à une information judiciaire, le 26 février 2014, pour trafic d’influence et violation du secret de l’instruction. Ils sont soupçonnés d’avoir tenté d’obtenir du haut magistrat Gilbert Azibert des informations couvertes par le secret de la procédure judiciaire.

19 avril 2013 : Ouverture d’une information judiciaire contre X par le Parquet de Paris pour « corruption active et passive », « trafic d’influence », « faux et usage de faux », « abus de biens sociaux », « blanchiment, complicité et recel de ces délits ».

5 septembre 2012 : Lors de son procès en Libye, Abdallah Senoussi – beau-frère de Mouammar Kadhafi et ancien chef des renseignements militaires libyens – déclare que cinq millions d’euros ont été versés pour la campagne de Nicolas Sarkozy par le régime. Il assure avoir personnellement supervisé ce transfert via Brice Hortefeux et Ziad Takieddine.

3 mai 2012 : Via son avocat, Baghdadi al-Mahmoudi, ex-Premier ministre libyen détenu à Tunis, confirme à Mediapart l’existence d’une note rédigée sous son autorité et le déblocage de 50 millions d’euros. Cette déclaration fait suite à celle de Moustapha Abdeljalil, président du Conseil national de transition, qui met en doute l’authenticité d’un document de Mediapart attribué à l’ex-chef des services de renseignements extérieurs de la Libye Moussa Koussa, tendant à prouver un financement de la campagne de 2007 par Kadhafi. Celui-ci évoque également un faux.

28 avril 2012 : Mediapart publie une note officielle datée du 9 décembre 2006 et signée par Moussa Koussa, ex-chef des services secrets extérieurs libyens, dans laquelle la Libye s’engage à financer Nicolas Sarkozy à hauteur de 50 millions d’euros « en soutien » pour sa campagne. Ce dernier attaque le site d’information en justice pour « faux ». L’enquête du Parquet de Paris se solde par un non-lieu. Nicolas Sarkozy se pourvoit en cassation.

16 mars 2012 : Mediapart cite le démenti de Jean-Charles Brisard qui dénonce un montage et assure avoir été associé malgré lui aux révélations du journal. L’article souligne : « Après avoir communiqué des informations à la justice, puis à Mediapart, Jean-Charles Brisard, aujourd’hui sous pression, dément et dénonce un “montage”».

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15 mars 2012 : Les journalistes de Mediapart publient un article assurant que Jean-Charles Brisard leur a confirmé lors d’un entretien avoir enregistré la mention du nom de l’ancien ministre Brice Hortefeux dans sa note concernant l’affaire du financement libyen. Il y confirmerait également un montage financier via la société panaméenne liée à Brice Hortefeux, adossée à une banque suisse.

12 mars 2012 : Mediapart publie une note de synthèse attribuée à Jean-Charles Brisard, ex-membre de l’équipe de campagne d’Édouard Balladur, dirigeant d’une société de renseignement privé, qui a été versée au dossier le 8 octobre 2011. Y figurent les initiales de Nicolas Sarkozy (NS), Brice Hortefeux (BH), Ziad Takkiedine (ZT) et des entretiens avec Seïf al-Islam Kadhafi y sont évoqués. Elle stipule que les « modalités de financement de la campagne » de « NS» ont été « réglées lors de la visite Libye NS + BH » le 6 octobre 2005, avec un financement de 50 millions d’euros et indique un montage financier.

16 mars 2011 : Quelques jours avant l’intervention internationale contre la Libye décidée lors d’un sommet à Paris (à la suite de la décision de fermeture de l’espace aérien par l’ONU), Mouammar Kadhafi affirme au Figaro qu’il a « fourni des fonds » pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Seïf al-Islam Kadhafi, le fils du colonel, assure également sur la chaîne Euronews que le régime libyen a financé la campagne de l’ex-président français.

Avec Jeune Afrique par Camille Lafrance

Le pape admet un scandale de corruption dévoilé en interne

novembre 26, 2019

Le pape François a reconnu mardi l’existence d’un scandale de corruption au sein du Vatican, tout se félicitant du bon fonctionnement des mécanismes d’alertes internes nés de réformes.

Contre toute attente, le pape est entré dans le vif d’un «scandale» qui a conduit début octobre à des perquisitions et à la suspension provisoire de cinq suspects, dont le numéro deux de l’autorité anti-blanchiment (AIF) et un prélat de la Secrétairerie d’Etat, le gouvernement du Vatican. L’enquête menée par la justice vaticane étudie le circuit opaque d’acquisition d’un immeuble de prestige en plein coeur de Londres grâce aux dons faits à l’Eglise, pour traquer de possibles actions de «corruption». «On a fait des choses qui n’étaient pas propres» et «ce n’est pas bien que cela arrive au Vatican», a admis le souverain pontife, au cours d’une conférence de presse dans l’avion le ramenant du Japon. «C’est la première fois qu’au Vatican, une chose est découverte de l’intérieur et non de l’extérieur. C’est arrivé si souvent de l’extérieur, avec beaucoup de honte», a-t-il noté.

«Cela a été mis au jour grâce aux mécanismes internes qui ont commencé à fonctionner et que le pape Benoît XVI avait commencé à mettre en place», s’est félicité le cardinal argentin Jorge Bergoglio, choisi en 2013 pour poursuivre des réformes de transparence des finances vaticanes. «Je rends grâce à Dieu parce que le système de contrôle du Vatican fonctionne bien», a-t-il insisté. Et pour appuyer son propos, le pape a décrit la genèse de la dénonciation. L’affaire, dévoilée par la presse italienne, avait jusqu’alors été commentée à minima par le Vatican. «C’est le réviseur des comptes internes qui a dit: +ici, il y a quelque chose de mauvais+», a raconté le souverain pontife. A ce contrôleur qui lui a livré des noms de suspects, le pape a recommandé de saisir le procureur.

«De cela j’ai été content, parce qu’on voit que l’administration vaticane a maintenant les ressources pour éclaircir les mauvaises choses», a-t-il confié. Le procureur du Vatican tombé sur des éléments «obscurs» lui a ensuite demandé l’autorisation de procéder à des perquisitions dans cinq bureaux. «A ce jour, même si la présomption d’innocence demeure, les capitaux ne sont plus administrés par eux», a stipulé François. Quant aux cinq personnes soupçonnées de corruption, elles seront entendues d’ici un mois. Le pape a laissé entendre que l’acquisition de l’immeuble londonien, en cours d’étude, n’était pas forcément irrégulière.

Investissements moraux

Et il a expliqué qu’il n’y avait rien de répréhensible à faire fructifier les dons des fidèles à travers de bons investissements immobiliers. Les dons abondent le «Denier de Saint-Pierre» qui alimente ensuite des œuvres de charité et le fonctionnement du Saint-Siège. «Les sommes du Denier de Saint-Pierre: qu’en faire? Je les mets au coffre ? Non, ce serait une mauvaise administration. Je cherche à faire un investissement» pour maintenir ou accroître la collecte annuelle, a décrit celui qui pourfend régulièrement la spéculation financière.

Il a noté que les investissements devaient bien sûr être moraux: «investir le Denier de Saint-Pierre sur une usine d’armement, ça ne va pas!». Mais aussi prudents et diversifiés, ce qu’on appelle en Argentine des investissements «de veuve», a-t-il dit. Le scandale a notamment conduit au départ du président de l’autorité anti-blanchiment du Vatican, le Suisse René Brülhart, juste avant le voyage du pape en Asie. Le responsable avait défendu son numéro deux, inscrit dans la liste des suspects. Il semblerait que l’AIF «n’ait pas contrôlé les délits des autres», a glissé le pape, qui va annoncer le nom du nouveau président dans les prochaines jours, «un magistrat de très haut niveau juridique et économique

Par Le Figaro.fr avec AFP

Suède: huis clos au procès d’un Français accusé de viols sur fonds de scandale Nobel

septembre 19, 2018

Le Français Jean-Claude Arnault arrive au tribunal de Stockholm, le 19 septembre 2018 / © TT NEWS AGENCY/AFP / Fredrik SANDBERG

Le procès d’un Français, figure de la scène culturelle suédoise jugé pour deux viols révélés en pleine tempête #MeToo qui ont entraîné le report du Nobel de littérature, s’est ouvert mercredi devant le tribunal de Stockholm.

Accompagné de son avocat, Jean-Claude Arnault est arrivé au tribunal peu après 08H00. Écharpe grise nouée autour du cou, lunettes de vue à monture noire, veste sombre, il n’a fait aucune déclaration.

« Il conteste les accusations », a annoncé devant les juges son conseil, Björn Hurtig, dont le client encourt de deux à six ans de prison.

Comme souvent dans les affaires d’agressions sexuelles, le tribunal a ensuite ordonné le huis clos à la demande de la partie civile et les journalistes ont été priés de sortir.

La victime présumée, dont l’identité n’a pas été dévoilée, est allée déposer après la décision de huis clos, protégeant de ses mains son visage face au mur de caméras et d’appareils photo.

« C’est une journée difficile pour ma cliente, mais elle va bien », a déclaré à la mi-journée son conseil, Elisabeth Massi Fritz, ténor du barreau suédois spécialisée dans la défense des femmes.

Marié à une membre de l’Académie suédoise, qui décerne depuis 1901 le prix Nobel de littérature, Jean-Claude Arnault, 72 ans, fut une personnalité influente de la scène culturelle à Stockholm jusqu’à la déflagration provoquée par l’affaire Weinstein.

Le Tout-Stockholm courait Forum, son club très sélect. Y gravitaient de nombreuses jeunes femmes férues de lettres et rêvant, entre un concert de jazz et une lecture de Proust, d’approcher un éditeur, un écrivain en vue.

Elisabeth Massi Fritz, avocate de la partie civile dans le procès pour viols du Français Jean-Claude Arnault, accusé de viols, le 19 septembre à Stockholm / © AFP / Jonathan NACKSTRAND

Un mois après les révélations en octobre 2017 des viols et abus sexuels commis par le producteur de cinéma américain Harvey Weinstein, le quotidien Dagens Nyheter publiait le témoignage anonyme de 18 femmes affirmant avoir été violentées ou harcelées par Jean-Claude Arnault.

Le scandale a provoqué un cataclysme au sein de l’académie, avec laquelle M. Arnault entretenait des liens étroits.

Une enquête interne a établi que plusieurs académiciennes, conjointes ou filles d’académiciens, avaient elles aussi subi « l’intimité non désirée » et les comportements « inappropriés » de l’accusé.

– « Peur intense » –

Le 5 octobre 2011 dans un appartement stockholmois, Jean-Claude Arnault a contraint la plaignante à un « rapport oral » puis à une pénétration vaginale alors que la jeune femme se trouvait dans un « état de vulnérabilité » et « de peur intense » l’empêchant de se défendre, selon l’acte de mise en accusation consulté par l’AFP.

Les faits se seraient répétés dans la nuit du 2 au 3 décembre 2011, dans le même appartement, tandis que la victime dormait.

Si pour la défense c’est parole contre parole, Me Massi Fritz souligne au contraire « les éléments de preuve » et la « crédibilité » du récit de sa cliente, « soutenu par sept témoins » appelés à la barre jeudi.

Stockholm: procès de Jean-Claude Arnault, jugé pour viols / © AFP /

Une partie de l’enquête préliminaire ouverte contre le Français pour d’autres viols et agressions sexuelles présumés commis entre 2013 et avril 2015 a été classée sans suite, frappée par la prescription ou faute de preuves.

– Académie en ruine –

Selon une enquête du quotidien Svenska Dagbladet, Jean-Claude Arnault est né en 1946 à Marseille de parents réfugiés russes. Il serait arrivé en Suède à la fin des années 1960 pour étudier la photographie.

Dans un entretien donné à Dagens Nyheter en 2006, il affirmait être monté sur les barricades parisiennes en mai 1968 contre « la direction réactionnaire de l’université ». « L’étincelle a été l’interdiction faite aux étudiants de partager les chambres des étudiantes », se souvenait-il.

Il se vantait d’être le « 19e membre » de l’Académie. Selon des témoins, il soufflait le nom des futurs lauréats Nobel à ses amis.

L’affaire a mis au jour le fonctionnement opaque de l’Académie, riche institution privée fondée en 1786 sur le modèle de son homologue française, ses conflits d’intérêt, ses jeux d’influence et la « culture du silence » qui y régnait.

Huit académiciens se sont mis en congé provisoire ou définitif, dont la secrétaire perpétuelle Sara Danius. L’attribution du Nobel de littérature 2018 a été reportée à 2019, et le prestigieux conclave, en ruines, s’efforce depuis de se reconstruire.

L’Académie doit élire dans les mois à venir de nouveaux membres, qui devront lire des dizaines d’auteurs parmi lesquels ils désigneront deux lauréats Nobel, 2018 et 2019.

Romandie.com avec(©AFP / (19 septembre 2018 13h27)

Malaisie: l’ex-Premier ministre Najib Razak arrêté dans le cadre du scandale 1MDB

septembre 19, 2018

L’ex-Premier ministre malaisien Najib Razak à Kuala Lumpur, le 10 août 2018 / © AFP/Archives / Mohd RASFAN

L’ex-Premier ministre malaisien Najib Razak a été arrêté mercredi et va être mis en examen dans le cadre d’une enquête sur des soupçons d’appropriation illicite de 628 millions de dollars du fonds d’investissement public 1MDB, lié à un vaste scandale qui secoue le pays depuis trois ans.

La Commission anti-corruption malaisienne a indiqué avoir obtenu le placement en détention de Najib Razak dans son enquête sur des détournements de fonds présumés de 1MDB et « l’arrivée de 2,6 milliards de ringgits (628 millions de dollars) sur son compte personnel », selon un communiqué.

Ce scandale et les soupçons de détournement de vastes sommes de ce fonds d’investissement par l’ex-Premier ministre et ses alliés ont joué un rôle clé dans la défaite aux élections de mai de la coalition qu’il dirigeait face à l’alliance réformiste de Mahathir Mohamad.

L’actuel Premier ministre de 93 ans a fait son retour au pouvoir en se présentant contre son ex-protegé Najib Razak et a rouvert les enquêtes liées au fonds 1MDB qui avaient été étouffées par le précédent gouvernement.

Le nouveau gouvernement a annoncé qu’il souhaitait récupérer les fonds détournés de la société publique 1Malaysia Development Berhad (1MDB), créée initialement pour moderniser le pays.

Depuis qu’il a perdu le pouvoir, Najib Razak a déjà été placé en détention brièvement et mis en examen pour plusieurs chefs d’accusation liés au détournement présumé de quelque 10 millions de dollars d’une ancienne entité du fonds 1MDB.

Mais son arrestation mercredi est directement liée à l’une des accusations les plus graves à son encontre dans ce vaste scandale, à savoir le transfert d’importantes sommes vers son compte en banque avant les élections de 2013.

Après une première enquête sur ces faits, il avait été blanchi en 2015, le procureur ayant alors affirmé que les fonds étaient un don personnel de la famille royale saoudienne.

Alors que les accusations se multipliaient à son égard, Najib Razak avait pris un tournant plus autoritaire, évinçant les critiques du gouvernement et faisant voter des lois destinées, selon les analystes, à réduire au silence toute opposition.

Najib Razak va être présenté à la justice jeudi et sera mis en examen sur la base de ces accusations, a annoncé la Commission anti-corruption.

– 4,5 milliards de dollars détournés –

L’ex-Premier ministre et ses proches sont accusés d’avoir utilisé les fonds détournés pour acheter une grande quantité de biens, comme des oeuvres d’art, des sacs à main de luxe, des montres ou des propriétés aux Etats-Unis.

Le département d’Etat américain à la Justice, qui cherche à récupérer des biens acquis illégalement, estime que 4,5 milliards de dollars au total ont été détournés de ce fonds.

Pour James Chin, expert de la Malaisie de l’Université de Tasmanie, cette mise en détention est « plus significative » que les précédentes.

« Je pense que les Malaisiens vont êter très, très contents. Certains se plaignaient que le gouvernement n’avançait pas assez rapidement sur l’affaire 1MDB », a-t-il expliqué à l’AFP.

Romandie.com avec(©AFP / (19 septembre 2018 13h29)

Le pape hausse le ton après le scandale de pédophilie aux USA

août 20, 2018

Le pape François lors de la prière de l’angelus le 19 août 2018 au Vatican / © AFP / Filippo MONTEFORTE

L’énorme scandale de pédophilie, révélé la semaine dernière au sein du clergé catholique aux États-Unis, a une nouvelle fois contraint le pape François à hausser le ton face à ce fléau qui n’en finit pas d’ébranler l’Église.

Une enquête des services du procureur de Pennsylvanie publiée la semaine dernière a mis au jour des abus sexuels, couverts par l’église catholique de cet Etat américain, perpétrés par plus de 300 « prêtres prédateurs » dont ont été victimes au moins mille enfants.

« Bien qu’on puisse dire que la majorité des cas appartient au passé (…) nous pouvons constater que les blessures infligées ne disparaissent jamais, ce qui nous oblige à condamner avec force ces atrocités », a affirmé le pape dans une lettre au « Peuple de dieu », donc à tous, diffusée lundi par le Vatican.

« Il est urgent de réaffirmer une fois encore notre engagement pour garantir la protection des mineurs et des adultes vulnérables », a souligné le pape argentin.

Il y a trois jours, le Vatican avait exprimé déjà sa « honte » et sa « douleur » à la suite de l’enquête américaine, mais lundi le pape François a évoqué les responsabilités passées et futures de l’Église catholique.

« Considérant le passé, ce que l’on peut faire pour demander pardon et réparer du dommage causé ne sera jamais suffisant. Considérant l’avenir, rien ne doit être négligé pour promouvoir une culture capable non seulement de faire en sorte que de telles situations ne se reproduisent pas mais encore que celles-ci ne puissent trouver de terrains propices pour être dissimulées et perpétuées », assure le pape.

Il est essentiel, ajoute-t-il, que toute la communauté des fidèles, et pas seulement le clergé, se mobilise, écrit-il ainsi dans cette lettre en forme de mea culpa, et publiée en sept langues.

– « un crime pas un péché » –

Dans un message audio accompagnant la lettre du pape, Greg Burke, porte-parole du Vatican, souligne le fait que François considère les abus pédophiles comme des « crimes ».

« Il est significatif que le pape qualifie ces abus de crimes et pas seulement de péchés et qu’il demande pardon », a-t-il dit.

Le porte-parole a également insisté sur l’universalité du message du pape.

Cette lettre concerne « l’Irlande, les Etats-Unis, le Chili, mais pas seulement », dit-il. « Le pape François a écrit au Peuple de Dieu ce qui veut dire à tout le monde », a ajouté M. Burke.

Le pape est attendu les 25 et 26 août en Irlande, où il sera confronté à l’histoire des scandales liés à des sévices commis au sein de l’Eglise qui ont détourné nombre d’Irlandais de la religion catholique. Il devrait discrètement y rencontrer des victimes.

Ce message a toutefois été jugé insuffisant dans une première réaction des victimes.

« Le Vatican et le pape devraient cesser de nous dire combien les abus sont terribles (…). Au lieu de cela ils devraient nous dire ce qu’ils entendent faire pour que les coupables rendent des comptes sur leurs actions. C’est ce que nous voulons entendre », a écrit sur Twitter l’Irlandaise Marie Collins, âgée de 71 ans et victime à 13 ans d’abus sexuels perpétrés par un prêtre.

Elle avait préféré claquer la porte en mars 2017 de la commission anti-pédophilie du Vatican, jugeant que les actes ne suivaient pas les paroles de fermeté tenues par le pape.

Ce n’est pas la première fois que le pape François, élu en 2013, se prononce sur les affaires de pédophilie dans l’Eglise catholique.

Au cours des derniers mois, il a accepté les démissions du cardinal Theodore McCarrick, archevêque émérite de Washington accusé d’abus sexuels sur un adolescent, et de cinq évêques chiliens accusés d’avoir couvert des prêtres pédophiles.

Plusieurs autres hauts prélats ont été contraints de démissionner pour avoir fermé les yeux, dont les cardinaux Roger Mahony (Los Angeles) et Bernard Law (Boston), décédé fin 2017.

Romandie.com avec(©AFP / (20 août 2018 17h16)

Scandale de vaccins en Chine: « odieux », dénonce le président Xi

juillet 23, 2018

Le président chinois Xi Jinping a appelé lundi à la « sévérité » contre une compagnie pharmaceutique aux pratiques « odieuses », après un nouveau scandale de vaccins de mauvaise qualité qui provoque un tollé dans le pays.

L’autorité chinoise de régulation des médicaments et des aliments (CFDA) a annoncé dimanche avoir fait stopper la production d’un vaccin contre la rage d’une grande entreprise, Changchun Changsheng, après avoir découvert des données falsifiées et d’autres problèmes au cours d’une inspection.

« Cette violation des lois et règlements dans la production de vaccins est odieuse et choquante », a réagi Xi Jinping depuis l’Afrique où il est actuellement en tournée, selon des propos rapportés par la télévision d’Etat CCTV.

« Les autorités et les services concernés doivent attacher la plus grande importance à cette affaire et immédiatement mener une enquête afin d’établir les faits. Elle devra aller jusqu’au bout et établir les responsabilités de chacun. Tout cela doit être traité avec sévérité, conformément à la loi. »

Cinq hauts responsables de la compagnie pharmaceutique, dont la PDG, ont par ailleurs été interpellés pour être interrogés, a annoncé lundi la police de Changchun (nord-est), ville où est basée la firme incriminée.

Dimanche soir, le Premier ministre Li Keqiang avait déjà appelé à la « tolérance zéro », assurant que l’entreprise avait « franchi la ligne rouge de l’éthique ».

L’affaire a provoqué une avalanche d’articles et de commentaires sur les réseaux sociaux, la plupart éreintant une industrie pharmaceutique nationale jugée peu fiable.

Elle s’inscrit dans une longue série de scandales en Chine qui ont alimenté les craintes et la colère de l’opinion publique sur la sécurité de l’alimentation et des médicaments.

Les actions des principaux producteurs chinois de vaccins ont chuté lundi. A la Bourse de Shenzhen (sud), trois d’entre eux ont vu leur titre plonger de 10% (la limite maximale autorisée): Walvax Biotechnology, Shenzhen Kangtai et Chongqing Zhifei.

La maison mère de Changchun Changsheng, l’entreprise au coeur du scandale, a également vu son titre s’écrouler de 10%. C’est le deuxième plus gros producteur de vaccins antirabique en Chine.

La CFDA a annoncé que les doses incriminées n’avaient pas quitté l’usine de l’entreprise. Mais des médias d’Etat ont affirmé le contraire. Et les parents étaient inquiets quant à une éventuelle administration de vaccins non conformes à leurs enfants.

La province du Hebei (nord) a par ailleurs annoncé lundi que près de 150.000 personnes avaient reçu un vaccin diphtérie-tétanos-coqueluche de qualité inférieure, produit par une autre entreprise.

Le quotidien Global Times, proche du pouvoir, s’est demandé dans un éditorial comment des produits suspects pouvaient toujours être sur le marché après tous les scandales passés.

« Les gens ne comprennent pas pourquoi le pays n’a pas empêché la production d’un vaccin de qualité inférieure », s’interroge le journal, pointant des « contrôles laxistes et des sanctions trop légères ».

Romandie.com avec(©AFP / 23 juillet 2018 15h39)                                                        

Merkel mise en cause dans un scandale sur les migrants en Allemagne

juin 3, 2018

Angela Merkel et son gouvernement ont été mis en cause dimanche dans un vaste scandale qui secoue depuis des semaines l’office chargé de gérer les centaines de milliers de migrants arrivés en Allemagne depuis 2015.

« L’échec se situe dans l’inaction (du gouvernement) dès lors que les défis auxquels l’Allemagne allait être confrontée avec l’arrivée des réfugiés étaient clairs », a déclaré l’ancien président de l’Office national des migrants et réfugiés (Bamf), Frank-Jürgen Weise, à l’hebdomadaire Der Spiegel.

« La crise aurait pu être évitée », a-t-il ajouté. Il a indiqué avoir personnellement informé Angela Merkel à deux reprises des problèmes en 2017, sans que des mesures soient prises.

Un rapport confidentiel établi par ses soins, dans lequel il s’en prend durement au gouvernement, a également fuité dans les médias.

Depuis plusieurs semaines, le gouvernement de la chancelière Angela Merkel est sous pression, à la suite de la découverte d’une affaire de corruption présumée dans une des antennes à Brême du Bamf, un organisme dépendant du ministère de l’Intérieur.

La responsable de l’antenne, des avocats et interprètes ont été mis en examen pour corruption notamment.

L’antenne est accusée d’avoir validé au moins 1.200 demandes d’asile par des migrants, en échange de divers avantages. Sa responsable conteste les accusations et affirme qu’elle était juste débordée.

Depuis, le gouvernement vérifie plusieurs milliers d’autres dossiers, pour voir si le scandale n’est pas plus étendu.

Il doit surtout se défendre d’accusations d’avoir au mieux ignoré des mises en garde en interne sur les malversations et problèmes qui étaient en cours, voire de les avoir étouffés.

Le partenaire social-démocrate de la coalition gouvernementale d’Angela Merkel demande désormais des « explications » à la chancelière.

« C’est tout simplement un échec de la chancelière », a dénoncé dimanche un des dirigeants sociaux-démocrates, Ralf Stegner, au quotidien Tagesspiegel.

« On ne peut pas dire aux gens +On va y arriver+ (le slogan de Merkel lors de l’arrivée des migrants en 2015, ndlr) et ensuite rester les bras croisés quand l’organisme chargé du dossier échoue faute de moyens », a-t-il ajouté.

Romandie.com avec (©AFP / 03 juin 2018 15h47)                                                        

Scandale de corruption autour du droit d’asile en Allemagne

avril 20, 2018

Berlin – La justice allemande a annoncé vendredi enquêter sur des soupçons de corruption contre une cadre de l’organisme national de l’immigration, soupçonnée d’avoir favorisé plus de 1.200 demandes d’asile principalement de la minorité yézidie.

L’enquête qui vise six personnes au total a été ouverte à la fois pour « corruption » et pour « dépôt en bande organisée de demandes d’asile abusives », a indiqué à l’AFP la porte-parole du parquet de Brême, Claudia Kück, en charge des investigations

Cette enquête dure depuis plusieurs mois mais n’a été révélée que vendredi, à la suite de nouvelles perquisitions cette semaine et de fuites dans la presse. Elle intervient alors que la chancelière Angela Merkel est régulièrement critiquée dans l’opinion pour avoir fait entrer plus d’un million de demandeurs d’asile dans le pays depuis l’été 2015.

Le porte-parole de la chancelière, Steffen Seibert, a parlé de « soupçons sérieux » visant principalement la directrice de l’antenne locale de Brême, dans le nord du pays, de l’Office fédéral allemand chargé de l’immigration et des réfugiés (BamF).

Il a aussi promis que « des conséquences seront tirées » le cas échéant au terme de l’enquête.

Parmi les autres personnes visées figurent au moins trois avocats spécialisés dans le droit d’asile, un interprète et ce que le parquet a qualifié d' »intermédiaire » entre les avocats et la fonctionnaire de l’Office de l’immigration, qui dépend du ministère allemand de l’Intérieur.

« Nous partons du principe que 1.200 dossiers » d’octroi abusif de droits de séjour à des demandeurs d’asile sont concernés par cette affaire, a précisé la porte-parole du parquet.

Mais la chaîne de télévision publique ARD et le quotidien Süddeutsche Zeitung affirment que le nombre pourrait atteindre au final environ 2.000 pour la période 2013 à 2017.

Sur ces dossiers, seulement 98 relevaient en réalité du ressort de la juridiction de Brême, la plupart des autres arrivaient d’autres régions. Les avocats soupçonnés dans cette affaire envoyaient donc directement leurs demandes, notamment mais pas exclusivement pour des Yézidis, à la directrice de l’antenne locale de l’Office de l’immigration.

La justice enquête pour savoir si la fonctionnaire a reçu en échange « de l’argent ou des invitations » au restaurant notamment, a souligné le parquet.

Elle aurait travaillé avec trois avocats qui lui envoyaient systématiquement les dossiers de demandeurs d’asile, principalement des Yézidis, venant de toute l’Allemagne.

« Des avantages auraient été octroyés mais l’enquête devra préciser leur nature », a expliqué la porte-parole du parquet de Brême.

Les Yézidis, minorité kurdophone d’Irak et de Syrie, ont fui en masse après avoir été persécutés par le groupe Etat islamique lorsqu’il a envahi en 2014 de larges pans de ces pays.

Cette minorité est adepte d’une religion pré-islamique, en partie issue du zoroastrisme. Ses membres ne sont ni arabes ni musulmans.

Le scandale n’est que le dernier d’une longue série pour l’office de l’immigration. Ce dernier a fait l’objet de nombreuses critiques pour sa gestion jugée chaotique de l’afflux de réfugiés dans le pays.

Il a dû passer au crible l’an dernier des dizaines de milliers de titres de séjour accordés à des demandeurs d’asile, après qu’un soldat allemand soupçonné de préparer un attentat eut réussi à se faire passer pour un réfugié syrien.

Romandie.com avec(©AFP / 20 avril 2018 12h42)                                            

La famille de Kate Middleton dans la tourmente, David Matthews le beau-père de Pippa face à une 2nde plainte pour viol

avril 5, 2018

La tante de George et Char­lotte face au scan­dale

David Matthews, beau-père de Pippa Midd­le­ton, a été mis en examen pour viol sur mineure après qu’une plainte a été dépo­sée. Une deuxième victime s’est mani­fes­tée, selon des infor­ma­tions du Sun.

Scan­dale dans la famille Midd­le­ton. David Matthews, père de James et beau-père de Pippa, a été mis en examen pour « viol sur une mineure par une personne ayant auto­­­rité sur la victime ». L’aris­to­crate de 74 ans a été inter­­­­­pellé à l’aéro­port d’Orly près de Paris mardi 27 mars par la police française, puis placé en garde à vue. Il a été entendu par les enquê­­­teurs durant 48 heures et placé sous contrôle judi­­ciaire. Les faits remontent il y a près de vingt ans : le multi-million­naire aurait abusé d’une personne mineure à deux reprises, d’abord en 1998 sur l’île de Saint-Barth dans les Caraïbes, puis une seconde fois, l’année suivante, à Paris. Pour l’instant, l’accusé nie les faits.

On apprend désor­mais, selon des infor­ma­tions du Sun mercredi 4 avril, qu’une deuxième plainte pour viol a été dépo­sée contre David Matthews. Une Britan­nique accuse le magnat d’avoir abusé d’elle en Grande-Bretagne dans les années 1980.

Des révé­la­tions qui entachent l’image de la tante de George, Char­lotte et du troi­sième enfant à venir du prince William et de Kate Midd­le­ton. L’accou­che­ment de cette dernière est en effet immi­nent. Preuve en est : les balus­trades situées à l’exté­­­rieur de la zone où l’on devrait voir Kate Midd­­le­­ton et le prince William peu après la nais­sance ont déjà été repeintes pour l’occa­­­sion. Une nais­sance qui appor­tera de la joie au sein de la famille dans la tour­mente.

Gala.fr par Anne-Yasmine Machet