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Scandale: le président sud-africain échappe à la destitution

décembre 13, 2022
Scandale: le president sud-africain echappe a la destitution
Scandale: le président sud-africain échappe à la destitution© AFP/GIANLUIGI GUERCIA

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa, embourbé dans un scandale depuis des mois, a échappé mardi à l’ouverture d’une procédure de destitution, le Parlement s’y étant largement opposé à l’issue d’un débat houleux.

L’assemblée a voté contre à 214 voix, pour à 148 voix et deux abstentions. Chacun des députés présents a énoncé clairement son choix, s’exprimant dans les onze langues officielles du pays.

Lors du débat, soutenu, la présidente a appelé au calme, usant parfois du zoulou « Thula ! Thula » (taisez-vous). Si plus de 50 % d’entre eux avaient jugé suffisamment grave l’affaire de cambriolage qui gêne le président, une procédure aurait été lancée pour examiner l’affaire en détail.

M. Ramaphosa, 70 ans, qui a fait fortune dans les affaires avant d’accéder à la fonction suprême, est accusé d’avoir caché à la police et au fisc un cambriolage dans sa propriété de Phala Phala, où il élève des bovins rares.

En février 2020, des intrus étaient repartis avec 580.000 dollars dénichés sous les coussins d’un canapé. Le fruit de la vente de vingt buffles, selon le président. De l’argent sale, selon la plainte déposée en juin par un opposant politique.

M. Ramaphosa, qui a passé mardi la journée entre Pretoria et Johannesburg, n’est pas inculpé, l’enquête de police se poursuivant.

Un rapport parlementaire, rédigé par trois juristes, avait conclu fin novembre que M. Ramaphosa « a pu commettre » des actes contraires à la loi. C’est sur cette base que le Parlement devait se prononcer.

« Nous ne votons pas pour déclarer le président innocent ou coupable », avait tenté lors du débat le chef du principal parti d’opposition (DA), John Steenhuisen, mais pour que le Parlement puisse aller au fond de l’affaire.

Comme un seul homme

« C’est un moment décisif: Le Parlement affirmera aujourd’hui que personne n’est au-dessus de la loi ou que quelques-uns le sont », a déclaré Vuyolwethu Zungula, du petit parti d’opposition ATM à l’origine d’une motion de censure.

Julius Malema, leader de l’EFF (gauche radicale) s’est dit « déçu » par le président, l’accusant même, dans son style cru, de « pisser sur la Constitution ».

« Le rapport place la barre trop bas pour destituer un président en exercice », a contesté le ministre de la Justice, Ronald Lamola. « Il n’y a pas assez d’éléments » pour le justifier, a martelé le fervent soutien du chef de l’Etat alors que l’ANC avait donné consigne claire à ses élus de rejeter une telle procédure.

Ce vote déterminant pour l’avenir immédiat du président, qui reste très populaire en dépit de soupçons d’évasion fiscale ou de blanchiment, intervient trois jours avant une réunion cruciale du Congrès national africain (ANC).

Le parti, au pouvoir depuis la fin de l’apartheid, doit élire en fin de semaine son prochain leader et potentiel futur chef de l’Etat, en cas de victoire aux élections générales de 2024.

Cyril Ramaphosa est candidat à la présidence du parti, qui choisit les chefs d’Etat depuis trente ans, face à son ancien ministre de la Santé.

Les caciques de l’ANC, en l’absence de successeur crédible, lui avaient apporté un soutien officiel pour le sauver, appelant, en dépit de tiraillements, les 230 députés du parti à voter comme un seul homme pour rejeter la procédure de destitution. Seule une poignée d’entre eux ont manqué à l’appel.

Mais l’ANC pourrait faire, sur le long terme, les frais du scandale. En proie à de profondes divisions et entaché par des affaires de corruption à répétition –notamment sous l’ère du président Jacob Zuma (2009-2018) mais aussi depuis, l’ANC faiblit dans les urnes depuis dix ans.

L’an dernier, pour la première fois de son histoire, il a réuni moins de 50 % des suffrages lors d’élections locales.

En 2024, l’ANC « pourrait perdre le pouvoir », estime l’analyste Daniel Silke. Emmenant l’Afrique du Sud, dirigée par l’ANC depuis l’avènement de la démocratie, en terre inconnue.

Par Le Point avec AFP

Destitution: le président sud-africain sous pression après un scandale

décembre 1, 2022
Destitution: le president sud-africain sous pression apres un scandale
Destitution: le président sud-africain sous pression après un scandale© AFP/JUSTIN TALLIS

Les hauts responsables du parti au pouvoir en Afrique du Sud, l’ANC, ont annoncé jeudi se réunir en urgence pour discuter du sort du président Ramaphosa, sous pression avec la menace d’une procédure de destitution planant au-dessus de sa tête après la publication d’un rapport parlementaire accablant.

La réunion au sommet doit avoir lieu vendredi. Le chef d’Etat doit de son côté faire une déclaration dans la journée de jeudi, a déclaré à l’AFP le porte-parole de Cyril Ramaphosa, sans donner plus de précisions.

Tard la veille, la publication du rapport d’une commission indépendante désignée par le Parlement a déclenché une tempête en concluant que « le président a pu commettre » des violations et des fautes, dans le cadre d’un scandale qui gêne ce dernier depuis des mois.

En février 2020, des cambrioleurs se sont introduits dans une de ses luxueuses propriétés dans la nord-est du pays. D’importantes sommes en liquide ont été retrouvées sous les coussins d’un canapé. Une plainte déposée en juin l’accuse de ne pas avoir signalé l’incident, ni à la police, ni au fisc.

M. Ramaphosa nie mais le rapport remis au Parlement met clairement en doute les explications données par le président sur la présence de plus d’un demi-million de dollars chez lui, caché dans du mobilier.

Les conclusions de la commission ouvrent la voie à une procédure en vue d’un éventuel vote pour la destitution du président. Le Parlement se réunit mardi en séance extraordinaire pour débattre, dix jours avant une échéance cruciale pour l’avenir politique du chef d’Etat.

L’ANC se réunit mi-décembre pour désigner son prochain leader. Le vainqueur deviendra chef de l’Etat à l’issue des élections générales de 2024, si toutefois le parti confronté à un désamour grandissant remporte le scrutin.

Démission

Le processus de destitution, s’il est enclenché, a toutefois peu de chances d’aboutir, l’ANC présidé par M. Ramaphosa détenant une confortable majorité au Parlement. Mais le président est affaibli et au cours des dernières heures, les appels à la démission se sont multipliés. Aussi bien de la part de l’opposition que de membres de l’ANC, rongé par des guerres de factions.

Le premier parti d’opposition (DA) a appelé dans un communiqué à des élections générales anticipées, affirmant que le pays est confronté à un « changement sismique ».

Selon une source proche de la présidence, Cyril Ramaphosa est en ce moment « en train d’étudier toutes les possibilités ».

Dans la foulée de la publication du rapport, son bureau avait immédiatement appelé à une « lecture attentive et une considération appropriée » du document, « dans l’intérêt de la stabilité du gouvernement et du pays ».

Mais jeudi, des annulations en cascade ont été annoncées par le gouvernement: un point presse qui devait « aborder les questions d’actualité intéressant le public et les médias », une séance de questions à la chambre haute de l’Assemblée ainsi qu’un discours du vice-président, David Mabuza, qui deviendrait automatiquement chef d’Etat par intérim en cas de démission de Cyril Ramaphosa.

M. Ramaphosa « dément catégoriquement » avoir mal agi. Dans une déclaration officielle à la commission qui a opportunément fuité le jour de la remise du rapport parlementaire et dont l’AFP a eu copie, il expose en détails sa version des faits.

Selon lui, un homme d’affaires soudanais a acheté des buffles dans son domaine à deux heures de route de Pretoria où il élève du gibier et du bétail. « Il a choisi ceux qui lui plaisaient et payé en liquide le montant de 580.000 dollars », explique le président.

L’argent a été caché « sous les coussins d’un canapé d’une chambre peu utilisée », par un employé qui a estimé cette cachette plus sûre que le coffre de la propriété.

Cyril Ramaphosa fait également l’objet d’une enquête pénale de l’unité d’élite de la police sud-africaine, les Hawks.

Par Le Point avec AFP

Congo: Des ossements humains découverts au domicile de l’ancien maire de Pointe-Noire Jean François Kando

novembre 5, 2022

Encore un scandale de plus impliquant l’ancien maire de la ville de Pointe-Noire, Jean François Kando, qualifié du plus pire jamais passé à la tête de la mairie. Des témoignages parlent d’une découverte macabre dans sa résidence privée suite aux dénonciations anonymes. Des ossements humains enterrés dans sa cour et ont été retrouvés.

On soupçonne son féticheur d’avoir vendu la mèche juste après la chute de son client de la tête du conseil municipal de la ville de Pointe-Noire. Ce féticheur reprocherait à Jean François Kando d’être un mauvais payeur et de n’avoir jamais considéré son travail.

Ces ossements humains proviendraient des cadavres abandonnés à la morgue de Pointe-Noire et qui ont servi au féticheur de fortifier le pouvoir mystique de Jean François Kando, qui se croyait éternel à la mairie de la ville.

Depuis toujours un trafic des ossements humains a été dénoncé par les employés de la morgue de Pointe-Noire. Le sort de l’ancien maire de Pointe-Noire a été scellé depuis Brazzaville à cause de son incompétence et surtout son enrichissement illicite a une vitesse irréversible. Jean François Kando, adoubé par ses fétiches chantait partout être le protégé des Mbochis d’Oyo.

Sa chute a créé un choc dans l’entourage de Jean François Kando et le dit féticheur a été traité de tous les noms d’où la colère l’ayant poussé à faire ces révélations contre son ancien client. Tous ces ossements n’ont pas empêché son départ néanmoins et Dieu reste l’unique protection sur terre.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Congo-Brazzaville/Scandale maçonnique au Parlement : deux députés surpris dans les toilettes entrain de se piper

novembre 3, 2022
 Scandale maçonnique au Parlement : deux députés surpris dans les toilettes entrain de se piper

Deux députés congolais fraîchement réélus auraient été surpris dans les toilettes du nouveau siège de l’assemblée nationale dans une position indigne de l’homosexualité. Des menaces auraient été proférées envers ce curieux afin qu’il garde silence. Des pratiques maçonniques adossées à l’homosexualité pratiquées dans la représentation du peuple par des personnes sensées prônées les valeurs bantoues qui incarnent le Congo.

Un employé de l’assemblée nationale congolaise aurait réalisé finalement que tout ce qui se dit dans la rue sur certains députés est bel et bien vrai. De ses propres yeux selon son témoignage très glaçant, il aurait vu dans les toilettes de l’imposant bâtiment deux députés entrain de se piper mutuellement. Une désacralisation honteuse du parlement que dirige un maître fraudeur au nom de Mvouba Isidore.

En cette journée, de mercredi, l’ambiance est normale dans l’enceinte du parlement où les députés viennent passer du temps et attendre approuver toutes les propositions des lois qui viennent directement d’en haut. Les quelques parlementaires de l’opposition réelle se sentent perdus dans cet hémicycle que contrôle totalement le PCT.

Fraîchement élus ou réélus 99 % des députés du pouvoir ne proposent rien et n’interviennent juste pour voter oui. Ils ont été pour la plupart nommés par le pouvoir auquel ils sont aveuglement redevables. Alors les locaux de l’assemblée nationale leurs servent désormais de baisodrome homosexuelle.

« Le plus triste dans cette affaire est que l’un des députés est jeune et l’autre un bon vieux!» relate cet employé qui sait désormais travailler dans un endroit maléfique. Selon son récit, les deux amoureux étaient tellement plongés dans le goût qu’ils se sont rendu compte de sa présence après ses cris d’étonnement: «Oyo boniama nini ?»

Pantalon du costume légèrement rabaissé, le plus jeune se faisait tranquillement piper par le vieux député qui avait même les yeux fermés. Une scène honteuse qui aurait poussé l’employé de manifester son indignation auprès des deux homosexuels. Il lui aurait été exigé de fermer sa bouche au risque de subir des représailles. Mais l’employé qui est un parent d’un puissant député les aurait envoyé se faire balader avec les menaces à deux balles.

Il s’agirait de deux députés de la ville de Brazzaville élus dans les quartiers nord de la ville et membres du PCT.

Avec Le Congolais.fr

Congo-Scandale : un Jet privé avec 320 kg d’Or de Pierre Oba ayant décollé de Maya Maya pour Abu Dhabi portée disparue

février 27, 2022

Ces 320 kg d’Or appartiendraient au ministre des mines Pierre Oba et sa fille qui se sont appropriés de force plusieurs carrés miniers exploités sauvagement par les Chinois. L’avion qui a décollé de l’aéroport de Maya Maya le lundi 21 février dernier devrait selon son plan rejoindre l’aéroport d’Abu Dhabi après une escale technique à Addis Abeba. Non seulement, l’appareil n’est jamais arrivé à destination, mais aurait selon une source modifié son plan de vol dans une grande opération d’arnaque des intermédiaires entre la famille Oba et les acheteurs Émiratis.

Le clan au pouvoir à Brazzaville qui s’est approprié le sous sol du pays de force subit des revers dans le marché mondial des minerais infecté des escrocs. Il n’est plus un secret pour personne que le ministère des mines et énergie réservé exclusivement à Pierre Oba est une récompense pour sa fidélité à Sassou Nguesso. Pierre Oba a joué de beaucoup militairement sur le retour au pouvoir de Denis.

Après le pactole remporté par son neveu Christian Okouna dans l’exploitation de l’or vendu spécialement en Afrique du Sud, Pierre Oba a offert à sa fille les gisements d’or du Kouilou et de la Sangha au mépris de toutes les procédures administrative. C’est leur pouvoir et ils doivent en profiter.

Malgré les tensions suscitées à Sounda et Kakamoeka, où on assiste à une dégradation considérable de l’environnement, Pierre Oba a imposé le début de l’exploitation par sa fille en soudoyant quelques autochtones.

Contactés par des intermédiaires Ouest Africains affirmant avoir des potentiels acheteurs d’Or aux Émirats Arabes Uni, Pierre Oba et sa fille ont été séduit et le plan de vente a été organisé depuis Brazzaville avec les Arabes.

Un jet privé a été affrété par les acheteurs pour ramener la marchandise du Congo aux Émirats. 320 kg d’Or a une valeur incommensurable avec les cours d’or actuels. Des millions en dollars que les intermédiaires et les vendeurs allaient se mettre dans les poches.

Ayant l’assurance de faire de bonnes affaires, Pierre Oba et sa fille ont facilité toutes les autorisations nécessaires d’atterrissage et décollage du Jet Privé affrété par les Émiratis. L’appareil a décollé de Brazzaville le lundi 21 février dans la matinée avec les 320 kg d’Or visiblement volés par les intermédiaires.

Une autre source confirme que Pierre Oba et sa fille ont été bel et bien roulé dans la farine par ces intermédiaires Ouest Africains qui auraient modifié le plan de vol et ont atterri dans un autre pays. Un voleur volé par la grande méthode !

Avec Lecongolais.fr

Gabon : le pays abrite-t-il le plus grand scandale de pédophilie de l’histoire du football ?

décembre 17, 2021
Patrick Assoumou Eyi, ancien entraîneur de l’équipe des moins de 17 ans du Gabon, est aujourd’hui directeur technique de la première ligue du pays. © DR

Une enquête du quotidien britannique « The Guardian » révèle des accusations de viol à l’encontre de Patrick Assoumou Eyi, ex-sélectionneur de l’équipe gabonaise des moins de 17 ans. Plusieurs centaines d’enfants auraient été abusés et des personnalités de la Fédération gabonaise de football seraient impliquées.

L’enquête n’en est encore qu’à ses prémices. Mais, selon l’un de ses auteurs, le journaliste Romain Molina, ce pourrait être « la plus grosse affaire de pédophilie de l’histoire du football ». D’après les témoignages recueillis par The Guardian, qui a publié le récit le 16 décembre, Patrick Assoumou Eyi est accusé d’avoir « violé, formé et exploité » de nombreux garçons, alors qu’il était sélectionneur des moins de 17 ans du Gabon, jusqu’en 2017, puis directeur technique de la Ligue de l’Estuaire, poste qu’il occupait encore avant la parution de l’enquête.

Une victime présumée résume les accusations : « Il m’a forcé à avoir des relations sexuelles avec lui. C’était la condition pour rester dans l’équipe nationale. […] “Capello” [son surnom] a violé tant de garçons qu’il allait parfois à la campagne pour en trouver de nouveaux. Il profitait de leur pauvreté. […] C’est la réalité du football gabonais depuis des décennies, mais personne ne peut arrêter le système. Les prédateurs sont trop nombreux… »

La Fegafoot impliquée ?

Deux autres victimes présumées ont également affirmé que Patrick Assoumou Eyi les avait maltraitées alors qu’elles avaient moins de 18 ans et fréquentaient l’Académie Club de Libreville, située à Akanda, entre 2017 et 2019. Un ancien joueur a quant à lui déclaré que l’entraîneur attirait les jeunes garçons chez lui et qu’il avait rebaptisé son domicile le « jardin d’Eden ».

La Fédération gabonaise de football (Fegafoot) était-elle au courant des soupçons pesant sur l’ancien sélectionneur ? Toujours dans The Guardian, un ancien responsable de la Fegafoot a affirmé qu’il avait tenté de faire part de ses préoccupations concernant des allégations d’abus sexuels lors d’une réunion du conseil d’administration en 2019. Il assure avoir ensuite été démis de ses fonctions. La Fegafoot nie cette version des faits et a précisé dans un communiqué n’avoir « jamais enregistré de plaintes relatives à un acte de cette nature ».

Une enquête ouverte par le ministère des Sports

Les victimes présumées ont quant à elles expliqué ne pas avoir contacté la police au Gabon par manque de confiance à l’égard des autorités. En revanche, une plainte a été déposée par la Fédération internationale des associations de footballeurs professionnels (Fifpro), le syndicat mondial des joueurs. « Nos enquêtes préliminaires ont donné des preuves cohérentes de témoins crédibles qui parlent tous d’une pratique continue et bien ancrée consistant à forcer les jeunes joueurs à avoir des relations sexuelles comme condition préalable aux opportunités de football », écrit le syndicat dans cette plainte consultée par The Guardian.

« On parle de plusieurs centaines de jeunes joueurs abusés, a expliqué Romain Molina sur Twitter. Patrick Assoumou Eyi n’est que le premier de la liste. Nous publierons un prochain volet des abus sexuels sur jeunes footballeurs au Gabon avec le nom d’autres prédateurs impliqués dans les hautes sphères du football gabonais. » Ce 17 décembre, le ministre des Sports a annoncé la suspension provisoire de Patrick Assoumou Eyi et l’ouverture d’une enquête à la suite des témoignages révélés par le quotidien britannique.

Avec Jeune Afrique par Mathieu Olivier

Cameroun – Scandale de la « sextape » : Martin Camus Mimb demande pardon

juin 25, 2021

Martin Camus Mimb en février 2021.

Plus d’une semaine après la diffusion d’une « sextape » enregistrée dans son bureau, Martin Camus Mimb a demandé « pardon » à la principale victime et aux personnes heurtées par cette scabreuse affaire. Un début de rédemption ?

« Devant Dieu et les hommes, je regrette cette situation malheureuse ». C’est au cours d’un point presse marqué par une déclaration laconique que Martin Camus Mimb, le journaliste au cœur du scandale à la « sextape » qui secoue actuellement le Cameroun, s’est de nouveau exprimé sur le sujet. Martin Camus Mimb a finalement choisi de faire profil bas face à la déferlante de critiques.

« Notre première demande de pardon, nous l’adressons à Malika, toi dont la dignité et l’honneur ont été bafoués, a-t-il affirmé, citant la jeune fille dont le visage apparaissait dans les images controversées. En tant qu’homme, grand-frère et père, je te demande pardon. Je prie le Seigneur de te fortifier et de te permettre de traverser cette étape tout en gardant la foi et confiance en la vie ».

« Pardon »

Martin Camus Mimb a ensuite étendu sa demande de pardon à la famille de la jeune femme « qui s’est brusquement retrouvée sous les feux des projecteurs sans son consentement, aux femmes et aux hommes « que [ses] différentes sorties ont pu choquer », aux « handicapés » dont il est l’un des porte-voix au Cameroun, à sa « maison d’édition », et enfin à sa femme et à ses enfants présents dans la salle.

« Oui, notre vie actuelle est devenue un enfer. Je ne le souhaite à personne », a-t-il ajouté en écho à la vague d’indignation qui avait suivi la diffusion de ces photos et vidéos violant l’intimité et la nudité d’une jeune Camerounaise. Avant cette sortie, le gouvernement, par le biais de la ministre de la Promotion de la femme et de la famille, avait donné une nouvelle tournure à l’affaire en dénonçant « un acte odieux » et en appelant à « une synergie d’action pour qu’une lutte sans merci soit menée contre les auteurs ».

Des suites judiciaires ?

Le jeudi 24 avril, une citation directe avait ainsi été déposée par le collectif d’avocats défendant les intérêts de la jeune Bayemi Malika auprès du tribunal de première instance de Douala, afin de confronter les personnes impliquées dans cette affaire.

Martin Camus Mimb a annoncé qu’il se retirait momentanément des réseaux sociaux sur lesquels le scandale avait été révélé et pris de l’ampleur. Première étape d’un processus de rédemption du journaliste auprès de l’opinion ? « Je me tourne humblement vers Dieu, je me mets à genoux et je prie : ‘si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité’ », a-t-il conclu.

Avec Jeune Afrique par Franck Foute – à Yaoundé

Une joueuse au cœur d’un scandale en plein Roland-Garros

juin 4, 2021

Interpellée jeudi soir pour une affaire de paris suspects, la Russe Yana Sizikova a été remise en liberté vendredi, sans poursuite à ce stade.

Une affaire de paris suspects rattrape Yana Sizikova, 26 ans, en plein tournoi de Roland-Garros. La jeune femme a été interpellée, jeudi soir, dans le cadre d’une enquête ouverte le 1er octobre 2020, rapporte Le Parisien. La joueuse de tennis russe a été remise en liberté vendredi en fin de journée sans poursuite à ce stade, a indiqué le parquet de Paris.

La 101e joueuse mondiale au classement WTA en double a été placée en garde à vue dans les locaux du Service central des courses et jeux de la police judiciaire. Yana Sizikova, qui venait de perdre son match de premier tour qui l’opposait avec sa partenaire Ekaterina Alexandrova aux joueuses Ajla Tomljanovic et Storm Sanders, sortait d’une séance de massage. Des perquisitions ont par ailleurs eu lieu dans la chambre d’hôtel de la joueuse russe.

L’enquête, dévoilée en octobre par le journal allemand Die Welt et le quotidien sportif L’Équipe, a été ouverte pour « escroquerie en bande organisée » et pour « corruption sportive active et passive » par le parquet de Paris. Le match dans le viseur des enquêteurs a opposé, le 30 septembre dernier, Yana Sizikova avec la joueuse américaine Madison Brengle aux Roumaines Andreea Mitu et Patricia Maria. Un match qui avait été remporté par les deux Roumaines, alors favorites.

Plusieurs dizaines de milliers d’euros avaient été misés

Mais les soupçons portent plus particulièrement sur le cinquième jeu du deuxième set. Des sommes très importantes ont été misées chez plusieurs opérateurs de paris, au sein de différents pays, sur l’obtention du gain de ce jeu par les tenniswomen roumaines. Alors que plusieurs dizaines de milliers d’euros avaient ainsi été pariés, Yana Sizikova avait commis deux doubles fautes et avait également bâclé un point lors de ce jeu. 

Par Le Point avec AFP

Affaire Sarkozy-Kadhafi : chronique d’un potentiel scandale d’État

octobre 24, 2020
L'ex-président français Nicolas Sarkozy et le défunt Mouammar Kadhafi.

Depuis 2011, l’ancien président français est soupçonné d’avoir usé de fonds libyens pour financer sa campagne présidentielle de 2007. JA résume une affaire aux multiples rebondissements et qui dure depuis presque dix ans.

C’est le dernier épisode en date d’une saga qui dure depuis près de dix ans : le 16 octobre, l’ex-président français Nicolas Sarkozy est mis en examen pour association de malfaiteurs dans le cadre de l’enquête sur un éventuel financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. Retrouvez sur cette page les dernières actualités d’une affaire hors-norme, et qui pourrait déboucher sur un véritable scandale d’État.

17 mars-15 avril 2021 : Dates prévues du procès de Nicolas Sarkozy pour le financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012. Dans le cadre de l’affaire dite Bygmalion, il lui est reproché d’avoir plus que doublé le plafond des dépenses de campagne autorisées, par un système de double comptabilité et de fausses factures via des meetings organisés par le prestataire Bygmalion. Nicolas Sarkozy est soupçonné d’avoir engagé des dépenses supplémentaires en réclamant de nouveaux meetings alors que son budget avait déjà dépassé les limites.

23 novembre-10 décembre 2020 : Date prévue du procès des « écoutes » dans lequel Nicolas Sarkozy doit comparaître avec son avocat, Thierry Herzog.

16 octobre 2020 : Après quatre jours d’audition par le Parquet national financier (PNF), Nicolas Sarkozy est mis en examen pour association de malfaiteurs. Sur les réseaux sociaux l’ex-chef de l’État français évoque une « longue liste d’injustices » et assure : « Mon innocence est à nouveau bafouée ».

13 février 2020 : Ziad Takieddine est condamné à 8 000 euros d’amende et 6 000 euros de dommages et intérêts pour diffamation à l’encontre de Claude Guéant par le tribunal correctionnel de Paris. Il est estimé qu’il n’a pas apporté « une base factuelle suffisante » à ses propos relayés par Mediapart en novembre 2016, et selon lesquels il aurait remis à Claude Guéant des valises d’argent libyen ainsi qu’à Nicolas Sarkozy. Ce dernier a abandonné en juillet 2020 une procédure similaire à celle de Claude Guéant. Les journalistes de Mediapart sont relaxés au titre de la « bonne foi ».

31 janvier 2020 : 

– Mise en examen de Thierry Gaubert, ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy, pour « association de malfaiteurs ». Il est soupçonné d’avoir touché des fonds du régime libyen de Kadhafi susceptibles d’avoir alimenté la campagne du candidat. Les investigations ont été élargies à des faits d’« association de malfaiteurs », ouvrant la voie à une aggravation des poursuites.

– Mise en examen et placement en détention provisoire de l’homme d’affaires franco-algérien Alexandre Djouhri, pour neuf chefs d’accusation dont « corruption active », « faux et usage de faux », « complicité et recel de détournement de fonds publics » et « blanchiment ». Considéré comme proche de Claude Guéant, il apparaît notamment dans l’enquête après la vente d’une villa sur la Côte d’Azur à un fonds libyen géré par Béchir Saleh, ex-dignitaire du régime Kadhafi.

1er août 2019 : Brice Hortefeux, ex-ministre de l’Intérieur et aux Collectivités territoriales, placé sous statut intermédiaire de témoin assisté dans l’enquête sur les accusations de financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy, échappe à une mise en examen. Les soupçons le concernant reposent sur les accusations de Ziad Takieddine et d’Abdallah Senoussi (beau-frère de Mouammar Kadhafi et ex-chef des renseignements militaires libyens).

29 mai 2018 : Mise en examen d’Éric Woerth, ex-ministre du Budget et trésorier de campagne, pour « complicité de financement de campagne ». Il lui est reproché d’avoir versé 11 000 euros aux collaborateurs de Nicolas Sarkozy. Alors qu’il assurait que ces fonds provenaient de dons anonymes par courrier, un rapprochement est fait avec les soupçons de financement libyen.

29 mars 2018 : Nicolas Sarkozy est renvoyé en correctionnelle pour « corruption active et trafic d’influence ».

21 mars 2018 : Mise en examen de Nicolas Sarkozy pour « corruption passive », « financement illégal de campagne électorale » et « recel de fonds publics libyens ».

20 mars 2018 : Placement en garde à vue et mise en examen de Nicolas Sarkozy pour « corruption passive », « recel de fonds libyens » et « financement illégal de campagne ».

6 novembre 2017 : Transmission des résultats préliminaires du rapport du procureur général de Libye aux juges d’instruction français. Après audition d’Abdallah Senoussi, Abdallah Mansour (ex-officier des renseignements intérieurs et neveu du Guide), et Baghdadi Al-Mahmoudi (ancien Premier ministre de Libye), il conclut à un soutien à Nicolas Sarkozy via des fonds transmis par l’entremise de son directeur de campagne Claude Guéant et de l’homme d’affaires Ziad Takieddine.

4 octobre 2017 : Les magistrats du Parquet national financier (PNF) demandent le renvoi en correctionnel de Nicolas Sarkozy et de Thierry Herzog. Ils ont conclu qu’il existait des charges suffisantes à leur encontre concernant les faits de « corruption » et d’ « influence » actifs pour lesquels ils ont été mis en examen.

5 septembre 2017 : L’Office anticorruption de la Police judiciaire dans son premier rapport sur l’affaire des financements libyens de Nicolas Sarkozy met en cause Éric Woerth, trésorier en 2007 et Claude Guéant, ex-directeur de campagne, et établit une circulation importante d’espèces en marge de la campagne de 2007.

9 juillet 2017 : Nicolas Sarkozy abandonne son action en diffamation contre Ziad Takieddine qui avait assuré à Mediapart en 2016 avoir remis des valises d’argent libyen à l’ex-président français. Son avocat, Thierry Herzog, considère que des éléments parus dans la presse démentent déjà les déclarations de l’homme d’affaires.

7 décembre 2016 : Mise en examen de Ziad Takieddine, homme d’affaires franco-libanais, pour complicité de trafic d’influence et de corruption d’agent public par une autorité publique étrangère, dans le cadre de l’enquête sur les soupçons de financement de la campagne de 2007.

15 novembre 2016 : L’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine affirme à Mediapart avoir remis trois valises préparées par le régime libyen contenant cinq millions d’euros à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, et à son directeur de cabinet Claude Guéant, entre fin 2006 et début 2007.

7 mars 2015 : Mise en examen de Claude Guéant, ex-ministre de l’Intérieur et secrétaire général de l’Élysée, pour « blanchiment de fraude fiscale en bande organisée » et « faux et usage de faux ». En cause : un virement de 500 000 euros effectué sur son compte en 2008. Il assure que la somme est issue de la vente de tableaux, mais elle est jugée surévaluée. Il est soupçonné d’avoir perçu cette somme d’Alexandre Djouhri en contrepartie de son intervention auprès d’EADS, afin que l’entreprise aéronautique paie une commission à l’intermédiaire dans le cadre d’une vente d’avions à la Libye.

1er juillet 2014 : Placement en garde à vue de Nicolas Sarkozy par l’office anti-corruption de la Police judiciaire et mise en examen pour « corruption active », « trafic d’influence actif » et « recel de violation du secret professionnel » dans l’affaire dite « des écoutes ».

26 février 2014 : Dans l’enquête sur un possible financement libyen de la campagne de 2007 (voir ci-dessous), l’enregistrement d’une conversation téléphonique entre Nicolas Sarkozy, placé sur écoute, et son avocat a abouti à une information judiciaire, le 26 février 2014, pour trafic d’influence et violation du secret de l’instruction. Ils sont soupçonnés d’avoir tenté d’obtenir du haut magistrat Gilbert Azibert des informations couvertes par le secret de la procédure judiciaire.

19 avril 2013 : Ouverture d’une information judiciaire contre X par le Parquet de Paris pour « corruption active et passive », « trafic d’influence », « faux et usage de faux », « abus de biens sociaux », « blanchiment, complicité et recel de ces délits ».

5 septembre 2012 : Lors de son procès en Libye, Abdallah Senoussi – beau-frère de Mouammar Kadhafi et ancien chef des renseignements militaires libyens – déclare que cinq millions d’euros ont été versés pour la campagne de Nicolas Sarkozy par le régime. Il assure avoir personnellement supervisé ce transfert via Brice Hortefeux et Ziad Takieddine.

3 mai 2012 : Via son avocat, Baghdadi al-Mahmoudi, ex-Premier ministre libyen détenu à Tunis, confirme à Mediapart l’existence d’une note rédigée sous son autorité et le déblocage de 50 millions d’euros. Cette déclaration fait suite à celle de Moustapha Abdeljalil, président du Conseil national de transition, qui met en doute l’authenticité d’un document de Mediapart attribué à l’ex-chef des services de renseignements extérieurs de la Libye Moussa Koussa, tendant à prouver un financement de la campagne de 2007 par Kadhafi. Celui-ci évoque également un faux.

28 avril 2012 : Mediapart publie une note officielle datée du 9 décembre 2006 et signée par Moussa Koussa, ex-chef des services secrets extérieurs libyens, dans laquelle la Libye s’engage à financer Nicolas Sarkozy à hauteur de 50 millions d’euros « en soutien » pour sa campagne. Ce dernier attaque le site d’information en justice pour « faux ». L’enquête du Parquet de Paris se solde par un non-lieu. Nicolas Sarkozy se pourvoit en cassation.

16 mars 2012 : Mediapart cite le démenti de Jean-Charles Brisard qui dénonce un montage et assure avoir été associé malgré lui aux révélations du journal. L’article souligne : « Après avoir communiqué des informations à la justice, puis à Mediapart, Jean-Charles Brisard, aujourd’hui sous pression, dément et dénonce un “montage”».

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15 mars 2012 : Les journalistes de Mediapart publient un article assurant que Jean-Charles Brisard leur a confirmé lors d’un entretien avoir enregistré la mention du nom de l’ancien ministre Brice Hortefeux dans sa note concernant l’affaire du financement libyen. Il y confirmerait également un montage financier via la société panaméenne liée à Brice Hortefeux, adossée à une banque suisse.

12 mars 2012 : Mediapart publie une note de synthèse attribuée à Jean-Charles Brisard, ex-membre de l’équipe de campagne d’Édouard Balladur, dirigeant d’une société de renseignement privé, qui a été versée au dossier le 8 octobre 2011. Y figurent les initiales de Nicolas Sarkozy (NS), Brice Hortefeux (BH), Ziad Takkiedine (ZT) et des entretiens avec Seïf al-Islam Kadhafi y sont évoqués. Elle stipule que les « modalités de financement de la campagne » de « NS» ont été « réglées lors de la visite Libye NS + BH » le 6 octobre 2005, avec un financement de 50 millions d’euros et indique un montage financier.

16 mars 2011 : Quelques jours avant l’intervention internationale contre la Libye décidée lors d’un sommet à Paris (à la suite de la décision de fermeture de l’espace aérien par l’ONU), Mouammar Kadhafi affirme au Figaro qu’il a « fourni des fonds » pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Seïf al-Islam Kadhafi, le fils du colonel, assure également sur la chaîne Euronews que le régime libyen a financé la campagne de l’ex-président français.

Avec Jeune Afrique par Camille Lafrance

Le pape admet un scandale de corruption dévoilé en interne

novembre 26, 2019

Le pape François a reconnu mardi l’existence d’un scandale de corruption au sein du Vatican, tout se félicitant du bon fonctionnement des mécanismes d’alertes internes nés de réformes.

Contre toute attente, le pape est entré dans le vif d’un «scandale» qui a conduit début octobre à des perquisitions et à la suspension provisoire de cinq suspects, dont le numéro deux de l’autorité anti-blanchiment (AIF) et un prélat de la Secrétairerie d’Etat, le gouvernement du Vatican. L’enquête menée par la justice vaticane étudie le circuit opaque d’acquisition d’un immeuble de prestige en plein coeur de Londres grâce aux dons faits à l’Eglise, pour traquer de possibles actions de «corruption». «On a fait des choses qui n’étaient pas propres» et «ce n’est pas bien que cela arrive au Vatican», a admis le souverain pontife, au cours d’une conférence de presse dans l’avion le ramenant du Japon. «C’est la première fois qu’au Vatican, une chose est découverte de l’intérieur et non de l’extérieur. C’est arrivé si souvent de l’extérieur, avec beaucoup de honte», a-t-il noté.

«Cela a été mis au jour grâce aux mécanismes internes qui ont commencé à fonctionner et que le pape Benoît XVI avait commencé à mettre en place», s’est félicité le cardinal argentin Jorge Bergoglio, choisi en 2013 pour poursuivre des réformes de transparence des finances vaticanes. «Je rends grâce à Dieu parce que le système de contrôle du Vatican fonctionne bien», a-t-il insisté. Et pour appuyer son propos, le pape a décrit la genèse de la dénonciation. L’affaire, dévoilée par la presse italienne, avait jusqu’alors été commentée à minima par le Vatican. «C’est le réviseur des comptes internes qui a dit: +ici, il y a quelque chose de mauvais+», a raconté le souverain pontife. A ce contrôleur qui lui a livré des noms de suspects, le pape a recommandé de saisir le procureur.

«De cela j’ai été content, parce qu’on voit que l’administration vaticane a maintenant les ressources pour éclaircir les mauvaises choses», a-t-il confié. Le procureur du Vatican tombé sur des éléments «obscurs» lui a ensuite demandé l’autorisation de procéder à des perquisitions dans cinq bureaux. «A ce jour, même si la présomption d’innocence demeure, les capitaux ne sont plus administrés par eux», a stipulé François. Quant aux cinq personnes soupçonnées de corruption, elles seront entendues d’ici un mois. Le pape a laissé entendre que l’acquisition de l’immeuble londonien, en cours d’étude, n’était pas forcément irrégulière.

Investissements moraux

Et il a expliqué qu’il n’y avait rien de répréhensible à faire fructifier les dons des fidèles à travers de bons investissements immobiliers. Les dons abondent le «Denier de Saint-Pierre» qui alimente ensuite des œuvres de charité et le fonctionnement du Saint-Siège. «Les sommes du Denier de Saint-Pierre: qu’en faire? Je les mets au coffre ? Non, ce serait une mauvaise administration. Je cherche à faire un investissement» pour maintenir ou accroître la collecte annuelle, a décrit celui qui pourfend régulièrement la spéculation financière.

Il a noté que les investissements devaient bien sûr être moraux: «investir le Denier de Saint-Pierre sur une usine d’armement, ça ne va pas!». Mais aussi prudents et diversifiés, ce qu’on appelle en Argentine des investissements «de veuve», a-t-il dit. Le scandale a notamment conduit au départ du président de l’autorité anti-blanchiment du Vatican, le Suisse René Brülhart, juste avant le voyage du pape en Asie. Le responsable avait défendu son numéro deux, inscrit dans la liste des suspects. Il semblerait que l’AIF «n’ait pas contrôlé les délits des autres», a glissé le pape, qui va annoncer le nom du nouveau président dans les prochaines jours, «un magistrat de très haut niveau juridique et économique

Par Le Figaro.fr avec AFP