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Suède: huis clos au procès d’un Français accusé de viols sur fonds de scandale Nobel

septembre 19, 2018

Le Français Jean-Claude Arnault arrive au tribunal de Stockholm, le 19 septembre 2018 / © TT NEWS AGENCY/AFP / Fredrik SANDBERG

Le procès d’un Français, figure de la scène culturelle suédoise jugé pour deux viols révélés en pleine tempête #MeToo qui ont entraîné le report du Nobel de littérature, s’est ouvert mercredi devant le tribunal de Stockholm.

Accompagné de son avocat, Jean-Claude Arnault est arrivé au tribunal peu après 08H00. Écharpe grise nouée autour du cou, lunettes de vue à monture noire, veste sombre, il n’a fait aucune déclaration.

« Il conteste les accusations », a annoncé devant les juges son conseil, Björn Hurtig, dont le client encourt de deux à six ans de prison.

Comme souvent dans les affaires d’agressions sexuelles, le tribunal a ensuite ordonné le huis clos à la demande de la partie civile et les journalistes ont été priés de sortir.

La victime présumée, dont l’identité n’a pas été dévoilée, est allée déposer après la décision de huis clos, protégeant de ses mains son visage face au mur de caméras et d’appareils photo.

« C’est une journée difficile pour ma cliente, mais elle va bien », a déclaré à la mi-journée son conseil, Elisabeth Massi Fritz, ténor du barreau suédois spécialisée dans la défense des femmes.

Marié à une membre de l’Académie suédoise, qui décerne depuis 1901 le prix Nobel de littérature, Jean-Claude Arnault, 72 ans, fut une personnalité influente de la scène culturelle à Stockholm jusqu’à la déflagration provoquée par l’affaire Weinstein.

Le Tout-Stockholm courait Forum, son club très sélect. Y gravitaient de nombreuses jeunes femmes férues de lettres et rêvant, entre un concert de jazz et une lecture de Proust, d’approcher un éditeur, un écrivain en vue.

Elisabeth Massi Fritz, avocate de la partie civile dans le procès pour viols du Français Jean-Claude Arnault, accusé de viols, le 19 septembre à Stockholm / © AFP / Jonathan NACKSTRAND

Un mois après les révélations en octobre 2017 des viols et abus sexuels commis par le producteur de cinéma américain Harvey Weinstein, le quotidien Dagens Nyheter publiait le témoignage anonyme de 18 femmes affirmant avoir été violentées ou harcelées par Jean-Claude Arnault.

Le scandale a provoqué un cataclysme au sein de l’académie, avec laquelle M. Arnault entretenait des liens étroits.

Une enquête interne a établi que plusieurs académiciennes, conjointes ou filles d’académiciens, avaient elles aussi subi « l’intimité non désirée » et les comportements « inappropriés » de l’accusé.

– « Peur intense » –

Le 5 octobre 2011 dans un appartement stockholmois, Jean-Claude Arnault a contraint la plaignante à un « rapport oral » puis à une pénétration vaginale alors que la jeune femme se trouvait dans un « état de vulnérabilité » et « de peur intense » l’empêchant de se défendre, selon l’acte de mise en accusation consulté par l’AFP.

Les faits se seraient répétés dans la nuit du 2 au 3 décembre 2011, dans le même appartement, tandis que la victime dormait.

Si pour la défense c’est parole contre parole, Me Massi Fritz souligne au contraire « les éléments de preuve » et la « crédibilité » du récit de sa cliente, « soutenu par sept témoins » appelés à la barre jeudi.

Stockholm: procès de Jean-Claude Arnault, jugé pour viols / © AFP /

Une partie de l’enquête préliminaire ouverte contre le Français pour d’autres viols et agressions sexuelles présumés commis entre 2013 et avril 2015 a été classée sans suite, frappée par la prescription ou faute de preuves.

– Académie en ruine –

Selon une enquête du quotidien Svenska Dagbladet, Jean-Claude Arnault est né en 1946 à Marseille de parents réfugiés russes. Il serait arrivé en Suède à la fin des années 1960 pour étudier la photographie.

Dans un entretien donné à Dagens Nyheter en 2006, il affirmait être monté sur les barricades parisiennes en mai 1968 contre « la direction réactionnaire de l’université ». « L’étincelle a été l’interdiction faite aux étudiants de partager les chambres des étudiantes », se souvenait-il.

Il se vantait d’être le « 19e membre » de l’Académie. Selon des témoins, il soufflait le nom des futurs lauréats Nobel à ses amis.

L’affaire a mis au jour le fonctionnement opaque de l’Académie, riche institution privée fondée en 1786 sur le modèle de son homologue française, ses conflits d’intérêt, ses jeux d’influence et la « culture du silence » qui y régnait.

Huit académiciens se sont mis en congé provisoire ou définitif, dont la secrétaire perpétuelle Sara Danius. L’attribution du Nobel de littérature 2018 a été reportée à 2019, et le prestigieux conclave, en ruines, s’efforce depuis de se reconstruire.

L’Académie doit élire dans les mois à venir de nouveaux membres, qui devront lire des dizaines d’auteurs parmi lesquels ils désigneront deux lauréats Nobel, 2018 et 2019.

Romandie.com avec(©AFP / (19 septembre 2018 13h27)

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Malaisie: l’ex-Premier ministre Najib Razak arrêté dans le cadre du scandale 1MDB

septembre 19, 2018

L’ex-Premier ministre malaisien Najib Razak à Kuala Lumpur, le 10 août 2018 / © AFP/Archives / Mohd RASFAN

L’ex-Premier ministre malaisien Najib Razak a été arrêté mercredi et va être mis en examen dans le cadre d’une enquête sur des soupçons d’appropriation illicite de 628 millions de dollars du fonds d’investissement public 1MDB, lié à un vaste scandale qui secoue le pays depuis trois ans.

La Commission anti-corruption malaisienne a indiqué avoir obtenu le placement en détention de Najib Razak dans son enquête sur des détournements de fonds présumés de 1MDB et « l’arrivée de 2,6 milliards de ringgits (628 millions de dollars) sur son compte personnel », selon un communiqué.

Ce scandale et les soupçons de détournement de vastes sommes de ce fonds d’investissement par l’ex-Premier ministre et ses alliés ont joué un rôle clé dans la défaite aux élections de mai de la coalition qu’il dirigeait face à l’alliance réformiste de Mahathir Mohamad.

L’actuel Premier ministre de 93 ans a fait son retour au pouvoir en se présentant contre son ex-protegé Najib Razak et a rouvert les enquêtes liées au fonds 1MDB qui avaient été étouffées par le précédent gouvernement.

Le nouveau gouvernement a annoncé qu’il souhaitait récupérer les fonds détournés de la société publique 1Malaysia Development Berhad (1MDB), créée initialement pour moderniser le pays.

Depuis qu’il a perdu le pouvoir, Najib Razak a déjà été placé en détention brièvement et mis en examen pour plusieurs chefs d’accusation liés au détournement présumé de quelque 10 millions de dollars d’une ancienne entité du fonds 1MDB.

Mais son arrestation mercredi est directement liée à l’une des accusations les plus graves à son encontre dans ce vaste scandale, à savoir le transfert d’importantes sommes vers son compte en banque avant les élections de 2013.

Après une première enquête sur ces faits, il avait été blanchi en 2015, le procureur ayant alors affirmé que les fonds étaient un don personnel de la famille royale saoudienne.

Alors que les accusations se multipliaient à son égard, Najib Razak avait pris un tournant plus autoritaire, évinçant les critiques du gouvernement et faisant voter des lois destinées, selon les analystes, à réduire au silence toute opposition.

Najib Razak va être présenté à la justice jeudi et sera mis en examen sur la base de ces accusations, a annoncé la Commission anti-corruption.

– 4,5 milliards de dollars détournés –

L’ex-Premier ministre et ses proches sont accusés d’avoir utilisé les fonds détournés pour acheter une grande quantité de biens, comme des oeuvres d’art, des sacs à main de luxe, des montres ou des propriétés aux Etats-Unis.

Le département d’Etat américain à la Justice, qui cherche à récupérer des biens acquis illégalement, estime que 4,5 milliards de dollars au total ont été détournés de ce fonds.

Pour James Chin, expert de la Malaisie de l’Université de Tasmanie, cette mise en détention est « plus significative » que les précédentes.

« Je pense que les Malaisiens vont êter très, très contents. Certains se plaignaient que le gouvernement n’avançait pas assez rapidement sur l’affaire 1MDB », a-t-il expliqué à l’AFP.

Romandie.com avec(©AFP / (19 septembre 2018 13h29)

Le pape hausse le ton après le scandale de pédophilie aux USA

août 20, 2018

Le pape François lors de la prière de l’angelus le 19 août 2018 au Vatican / © AFP / Filippo MONTEFORTE

L’énorme scandale de pédophilie, révélé la semaine dernière au sein du clergé catholique aux États-Unis, a une nouvelle fois contraint le pape François à hausser le ton face à ce fléau qui n’en finit pas d’ébranler l’Église.

Une enquête des services du procureur de Pennsylvanie publiée la semaine dernière a mis au jour des abus sexuels, couverts par l’église catholique de cet Etat américain, perpétrés par plus de 300 « prêtres prédateurs » dont ont été victimes au moins mille enfants.

« Bien qu’on puisse dire que la majorité des cas appartient au passé (…) nous pouvons constater que les blessures infligées ne disparaissent jamais, ce qui nous oblige à condamner avec force ces atrocités », a affirmé le pape dans une lettre au « Peuple de dieu », donc à tous, diffusée lundi par le Vatican.

« Il est urgent de réaffirmer une fois encore notre engagement pour garantir la protection des mineurs et des adultes vulnérables », a souligné le pape argentin.

Il y a trois jours, le Vatican avait exprimé déjà sa « honte » et sa « douleur » à la suite de l’enquête américaine, mais lundi le pape François a évoqué les responsabilités passées et futures de l’Église catholique.

« Considérant le passé, ce que l’on peut faire pour demander pardon et réparer du dommage causé ne sera jamais suffisant. Considérant l’avenir, rien ne doit être négligé pour promouvoir une culture capable non seulement de faire en sorte que de telles situations ne se reproduisent pas mais encore que celles-ci ne puissent trouver de terrains propices pour être dissimulées et perpétuées », assure le pape.

Il est essentiel, ajoute-t-il, que toute la communauté des fidèles, et pas seulement le clergé, se mobilise, écrit-il ainsi dans cette lettre en forme de mea culpa, et publiée en sept langues.

– « un crime pas un péché » –

Dans un message audio accompagnant la lettre du pape, Greg Burke, porte-parole du Vatican, souligne le fait que François considère les abus pédophiles comme des « crimes ».

« Il est significatif que le pape qualifie ces abus de crimes et pas seulement de péchés et qu’il demande pardon », a-t-il dit.

Le porte-parole a également insisté sur l’universalité du message du pape.

Cette lettre concerne « l’Irlande, les Etats-Unis, le Chili, mais pas seulement », dit-il. « Le pape François a écrit au Peuple de Dieu ce qui veut dire à tout le monde », a ajouté M. Burke.

Le pape est attendu les 25 et 26 août en Irlande, où il sera confronté à l’histoire des scandales liés à des sévices commis au sein de l’Eglise qui ont détourné nombre d’Irlandais de la religion catholique. Il devrait discrètement y rencontrer des victimes.

Ce message a toutefois été jugé insuffisant dans une première réaction des victimes.

« Le Vatican et le pape devraient cesser de nous dire combien les abus sont terribles (…). Au lieu de cela ils devraient nous dire ce qu’ils entendent faire pour que les coupables rendent des comptes sur leurs actions. C’est ce que nous voulons entendre », a écrit sur Twitter l’Irlandaise Marie Collins, âgée de 71 ans et victime à 13 ans d’abus sexuels perpétrés par un prêtre.

Elle avait préféré claquer la porte en mars 2017 de la commission anti-pédophilie du Vatican, jugeant que les actes ne suivaient pas les paroles de fermeté tenues par le pape.

Ce n’est pas la première fois que le pape François, élu en 2013, se prononce sur les affaires de pédophilie dans l’Eglise catholique.

Au cours des derniers mois, il a accepté les démissions du cardinal Theodore McCarrick, archevêque émérite de Washington accusé d’abus sexuels sur un adolescent, et de cinq évêques chiliens accusés d’avoir couvert des prêtres pédophiles.

Plusieurs autres hauts prélats ont été contraints de démissionner pour avoir fermé les yeux, dont les cardinaux Roger Mahony (Los Angeles) et Bernard Law (Boston), décédé fin 2017.

Romandie.com avec(©AFP / (20 août 2018 17h16)

Scandale de vaccins en Chine: « odieux », dénonce le président Xi

juillet 23, 2018

Le président chinois Xi Jinping a appelé lundi à la « sévérité » contre une compagnie pharmaceutique aux pratiques « odieuses », après un nouveau scandale de vaccins de mauvaise qualité qui provoque un tollé dans le pays.

L’autorité chinoise de régulation des médicaments et des aliments (CFDA) a annoncé dimanche avoir fait stopper la production d’un vaccin contre la rage d’une grande entreprise, Changchun Changsheng, après avoir découvert des données falsifiées et d’autres problèmes au cours d’une inspection.

« Cette violation des lois et règlements dans la production de vaccins est odieuse et choquante », a réagi Xi Jinping depuis l’Afrique où il est actuellement en tournée, selon des propos rapportés par la télévision d’Etat CCTV.

« Les autorités et les services concernés doivent attacher la plus grande importance à cette affaire et immédiatement mener une enquête afin d’établir les faits. Elle devra aller jusqu’au bout et établir les responsabilités de chacun. Tout cela doit être traité avec sévérité, conformément à la loi. »

Cinq hauts responsables de la compagnie pharmaceutique, dont la PDG, ont par ailleurs été interpellés pour être interrogés, a annoncé lundi la police de Changchun (nord-est), ville où est basée la firme incriminée.

Dimanche soir, le Premier ministre Li Keqiang avait déjà appelé à la « tolérance zéro », assurant que l’entreprise avait « franchi la ligne rouge de l’éthique ».

L’affaire a provoqué une avalanche d’articles et de commentaires sur les réseaux sociaux, la plupart éreintant une industrie pharmaceutique nationale jugée peu fiable.

Elle s’inscrit dans une longue série de scandales en Chine qui ont alimenté les craintes et la colère de l’opinion publique sur la sécurité de l’alimentation et des médicaments.

Les actions des principaux producteurs chinois de vaccins ont chuté lundi. A la Bourse de Shenzhen (sud), trois d’entre eux ont vu leur titre plonger de 10% (la limite maximale autorisée): Walvax Biotechnology, Shenzhen Kangtai et Chongqing Zhifei.

La maison mère de Changchun Changsheng, l’entreprise au coeur du scandale, a également vu son titre s’écrouler de 10%. C’est le deuxième plus gros producteur de vaccins antirabique en Chine.

La CFDA a annoncé que les doses incriminées n’avaient pas quitté l’usine de l’entreprise. Mais des médias d’Etat ont affirmé le contraire. Et les parents étaient inquiets quant à une éventuelle administration de vaccins non conformes à leurs enfants.

La province du Hebei (nord) a par ailleurs annoncé lundi que près de 150.000 personnes avaient reçu un vaccin diphtérie-tétanos-coqueluche de qualité inférieure, produit par une autre entreprise.

Le quotidien Global Times, proche du pouvoir, s’est demandé dans un éditorial comment des produits suspects pouvaient toujours être sur le marché après tous les scandales passés.

« Les gens ne comprennent pas pourquoi le pays n’a pas empêché la production d’un vaccin de qualité inférieure », s’interroge le journal, pointant des « contrôles laxistes et des sanctions trop légères ».

Romandie.com avec(©AFP / 23 juillet 2018 15h39)                                                        

Merkel mise en cause dans un scandale sur les migrants en Allemagne

juin 3, 2018

Angela Merkel et son gouvernement ont été mis en cause dimanche dans un vaste scandale qui secoue depuis des semaines l’office chargé de gérer les centaines de milliers de migrants arrivés en Allemagne depuis 2015.

« L’échec se situe dans l’inaction (du gouvernement) dès lors que les défis auxquels l’Allemagne allait être confrontée avec l’arrivée des réfugiés étaient clairs », a déclaré l’ancien président de l’Office national des migrants et réfugiés (Bamf), Frank-Jürgen Weise, à l’hebdomadaire Der Spiegel.

« La crise aurait pu être évitée », a-t-il ajouté. Il a indiqué avoir personnellement informé Angela Merkel à deux reprises des problèmes en 2017, sans que des mesures soient prises.

Un rapport confidentiel établi par ses soins, dans lequel il s’en prend durement au gouvernement, a également fuité dans les médias.

Depuis plusieurs semaines, le gouvernement de la chancelière Angela Merkel est sous pression, à la suite de la découverte d’une affaire de corruption présumée dans une des antennes à Brême du Bamf, un organisme dépendant du ministère de l’Intérieur.

La responsable de l’antenne, des avocats et interprètes ont été mis en examen pour corruption notamment.

L’antenne est accusée d’avoir validé au moins 1.200 demandes d’asile par des migrants, en échange de divers avantages. Sa responsable conteste les accusations et affirme qu’elle était juste débordée.

Depuis, le gouvernement vérifie plusieurs milliers d’autres dossiers, pour voir si le scandale n’est pas plus étendu.

Il doit surtout se défendre d’accusations d’avoir au mieux ignoré des mises en garde en interne sur les malversations et problèmes qui étaient en cours, voire de les avoir étouffés.

Le partenaire social-démocrate de la coalition gouvernementale d’Angela Merkel demande désormais des « explications » à la chancelière.

« C’est tout simplement un échec de la chancelière », a dénoncé dimanche un des dirigeants sociaux-démocrates, Ralf Stegner, au quotidien Tagesspiegel.

« On ne peut pas dire aux gens +On va y arriver+ (le slogan de Merkel lors de l’arrivée des migrants en 2015, ndlr) et ensuite rester les bras croisés quand l’organisme chargé du dossier échoue faute de moyens », a-t-il ajouté.

Romandie.com avec (©AFP / 03 juin 2018 15h47)                                                        

Scandale de corruption autour du droit d’asile en Allemagne

avril 20, 2018

Berlin – La justice allemande a annoncé vendredi enquêter sur des soupçons de corruption contre une cadre de l’organisme national de l’immigration, soupçonnée d’avoir favorisé plus de 1.200 demandes d’asile principalement de la minorité yézidie.

L’enquête qui vise six personnes au total a été ouverte à la fois pour « corruption » et pour « dépôt en bande organisée de demandes d’asile abusives », a indiqué à l’AFP la porte-parole du parquet de Brême, Claudia Kück, en charge des investigations

Cette enquête dure depuis plusieurs mois mais n’a été révélée que vendredi, à la suite de nouvelles perquisitions cette semaine et de fuites dans la presse. Elle intervient alors que la chancelière Angela Merkel est régulièrement critiquée dans l’opinion pour avoir fait entrer plus d’un million de demandeurs d’asile dans le pays depuis l’été 2015.

Le porte-parole de la chancelière, Steffen Seibert, a parlé de « soupçons sérieux » visant principalement la directrice de l’antenne locale de Brême, dans le nord du pays, de l’Office fédéral allemand chargé de l’immigration et des réfugiés (BamF).

Il a aussi promis que « des conséquences seront tirées » le cas échéant au terme de l’enquête.

Parmi les autres personnes visées figurent au moins trois avocats spécialisés dans le droit d’asile, un interprète et ce que le parquet a qualifié d' »intermédiaire » entre les avocats et la fonctionnaire de l’Office de l’immigration, qui dépend du ministère allemand de l’Intérieur.

« Nous partons du principe que 1.200 dossiers » d’octroi abusif de droits de séjour à des demandeurs d’asile sont concernés par cette affaire, a précisé la porte-parole du parquet.

Mais la chaîne de télévision publique ARD et le quotidien Süddeutsche Zeitung affirment que le nombre pourrait atteindre au final environ 2.000 pour la période 2013 à 2017.

Sur ces dossiers, seulement 98 relevaient en réalité du ressort de la juridiction de Brême, la plupart des autres arrivaient d’autres régions. Les avocats soupçonnés dans cette affaire envoyaient donc directement leurs demandes, notamment mais pas exclusivement pour des Yézidis, à la directrice de l’antenne locale de l’Office de l’immigration.

La justice enquête pour savoir si la fonctionnaire a reçu en échange « de l’argent ou des invitations » au restaurant notamment, a souligné le parquet.

Elle aurait travaillé avec trois avocats qui lui envoyaient systématiquement les dossiers de demandeurs d’asile, principalement des Yézidis, venant de toute l’Allemagne.

« Des avantages auraient été octroyés mais l’enquête devra préciser leur nature », a expliqué la porte-parole du parquet de Brême.

Les Yézidis, minorité kurdophone d’Irak et de Syrie, ont fui en masse après avoir été persécutés par le groupe Etat islamique lorsqu’il a envahi en 2014 de larges pans de ces pays.

Cette minorité est adepte d’une religion pré-islamique, en partie issue du zoroastrisme. Ses membres ne sont ni arabes ni musulmans.

Le scandale n’est que le dernier d’une longue série pour l’office de l’immigration. Ce dernier a fait l’objet de nombreuses critiques pour sa gestion jugée chaotique de l’afflux de réfugiés dans le pays.

Il a dû passer au crible l’an dernier des dizaines de milliers de titres de séjour accordés à des demandeurs d’asile, après qu’un soldat allemand soupçonné de préparer un attentat eut réussi à se faire passer pour un réfugié syrien.

Romandie.com avec(©AFP / 20 avril 2018 12h42)                                            

La famille de Kate Middleton dans la tourmente, David Matthews le beau-père de Pippa face à une 2nde plainte pour viol

avril 5, 2018

La tante de George et Char­lotte face au scan­dale

David Matthews, beau-père de Pippa Midd­le­ton, a été mis en examen pour viol sur mineure après qu’une plainte a été dépo­sée. Une deuxième victime s’est mani­fes­tée, selon des infor­ma­tions du Sun.

Scan­dale dans la famille Midd­le­ton. David Matthews, père de James et beau-père de Pippa, a été mis en examen pour « viol sur une mineure par une personne ayant auto­­­rité sur la victime ». L’aris­to­crate de 74 ans a été inter­­­­­pellé à l’aéro­port d’Orly près de Paris mardi 27 mars par la police française, puis placé en garde à vue. Il a été entendu par les enquê­­­teurs durant 48 heures et placé sous contrôle judi­­ciaire. Les faits remontent il y a près de vingt ans : le multi-million­naire aurait abusé d’une personne mineure à deux reprises, d’abord en 1998 sur l’île de Saint-Barth dans les Caraïbes, puis une seconde fois, l’année suivante, à Paris. Pour l’instant, l’accusé nie les faits.

On apprend désor­mais, selon des infor­ma­tions du Sun mercredi 4 avril, qu’une deuxième plainte pour viol a été dépo­sée contre David Matthews. Une Britan­nique accuse le magnat d’avoir abusé d’elle en Grande-Bretagne dans les années 1980.

Des révé­la­tions qui entachent l’image de la tante de George, Char­lotte et du troi­sième enfant à venir du prince William et de Kate Midd­le­ton. L’accou­che­ment de cette dernière est en effet immi­nent. Preuve en est : les balus­trades situées à l’exté­­­rieur de la zone où l’on devrait voir Kate Midd­­le­­ton et le prince William peu après la nais­sance ont déjà été repeintes pour l’occa­­­sion. Une nais­sance qui appor­tera de la joie au sein de la famille dans la tour­mente.

Gala.fr par Anne-Yasmine Machet

Maurice: la présidente, impliquée dans un scandale, va démissionner

mars 9, 2018

Port-Louis (Île Maurice) – La seule femme chef d’Etat d’Afrique, la présidente mauricienne Ameenah Gurib-Fakim, impliquée dans un scandale financier, va démissionner après les cérémonies du 50e anniversaire de l’indépendance du 12 mars, a annoncé vendredi à la presse le Premier ministre Pravind Jugnauth.

« La présidente de la République m’a confié qu’elle démissionnerait de ses fonctions. Nous sommes tombés d’accord sur la date de son départ, mais nous ne pouvons pas annoncer la date », a déclaré à la presse M. Jugnauth.

Ce départ interviendra toutefois « peu après les célébrations du 50e anniversaire de l’indépendance », le 12 mars, et avant la rentrée parlementaire, à la fin du mois, a-t-il ajouté, expliquant qu’à ses yeux « l’intérêt du pays passe avant tout ».

Seule femme chef d’État en Afrique à l’heure actuelle, Mme Gurib-Fakim, 58 ans, occupe son poste depuis juin 2015. Elle est la première femme à occuper cette fonction honorifique dans l’histoire de l’île Maurice.

Scientifique et biologiste de renommée internationale, elle était depuis plusieurs jours sous forte pression, car accusée d’avoir utilisé une carte bancaire fournie par une ONG pour effectuer des achats personnels.

Tout a commencé il y a dix jours quand le quotidien mauricien l’Express a publié des documents bancaires démontrant que la présidente avait utilisé à des fins personnelles une carte bancaire qui lui avait été remise par l’ONG Planet Earth Institute.

Basée à Londres, cette ONG est financée par le milliardaire angolais Alvaro Sobrinho. Homme d’affaires proche du pouvoir angolais, poursuivi au Portugal et en Suisse, celui-ci a détourné plus de 600 millions de dollars de la Banco Espirito Santo Angola lorsqu’il dirigeait la banque, avait révélé début mars le journal en ligne français Mediapart.

Selon l’Express, Mme Gurib-Fakim a utilisé cette carte pour faire des achats personnels à l’étranger pour un montant d’au moins 25.000 euros.

Cette association avec l’ONG et M. Sobrino avait été unanimement condamnée par la classe politique mauricienne. Mme Fakim a d’abord tenté de s’accrocher à son poste, avant de changer d’avis.

Romandie.com avec(©AFP / 09 mars 2018 13h32)                                            

Congo/Scandale de détournement de fonds à la CRF: le ministre Emile Ouosso auditionné par la Commission de lutte contre la fraude

janvier 18, 2018

Scandale de détournement de fonds à la CRF : Le ministre Emile Ouosso auditionné par la Commission de lutte contre la fraude
Le Congo embourbé dans une grave crise financière sonnera t-il la fin de l’impunité en 2018? L’audition mardi à Brazzaville, de l’actuel ministre congolais de l’Equipement, Emile Ouosso par la Commission de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude,  peut être une preuve aux yeux des congolais qui attendent de voir tous les « voleurs de la République » cloués au pilori.
Selon l’attaché à la communication du ministre, Philippe Ngangoye, cette audition a permis à Emile Ouosso de dire sa part de vérité dans cette affaire de malversation financière à la Caisse de retraite des fonctionnaires (CRF).

Philippe Ngangoye Ngomba a livré devant la presse un communiqué à la suite d’une plainte déposée contre le journal Le Soleil du Congo pour «diffamation ».

Dans le communiqué, le ministre dénonce des « fausses informations » et « basses manœuvres » orchestrées par leurs différents instigateurs dans l’ombre pour assouvir leurs ambitions politiciennes.

Le prétendu scandale de détournement de neuf milliards de FCFA destinés à la CRF remonte entre novembre et décembre 2016, pendant qu’Emile Ouosso dirigeait le Ministère du Travail et de la sécurité sociale.

Le ministre Émile Ouosso souligne que « les ordonnateurs de la CRF d’hier et d’aujourd’hui, les banquiers de la CRF sont à Brazzaville et pourront fournir plus d’informations pour clarifier et mieux élucider la situation afin de mettre un terme à cette vaste campagne d’instrumentalisation des pauvres pensionnés de la CRF. Et aux auteurs de ce complot de comprendre que les documents comptables aussi bien de la CRF, de ses banquiers, que du trésor public traduisent la situation réelle des comptes de la CRF, quiconque veut, peut s’en référer ».

Organe technique de l’État, la commission de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude a deux missions essentielles à savoir, le contrôle et l’enquête.

Quand les investigations de la commission mettent en évidence des faits susceptibles de constituer des infractions graves, celle-ci saisit les autorités judiciaires compétentes.

Le 31 juillet 2016, le président de la Commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude, Lamyr Nguelé, a accusé le Parquet de Brazzaville de ne pas engager les poursuites judiciaires contre les tierces sur certains dossiers avérés, notamment les actes d’extorsion de fonds.

A qui le tour demain ?

Les Echos du Congo Brazzaville par Edwige KISSINGER

Brésil/viande avariée: Temer va appeler son homologue chinois

mars 23, 2017

Brasilia – Le président brésilien Michel Temer a annoncé jeudi qu’il allait appeler son homologue chinois Xi Jinping pour fournir des « éclaircissements » sur le scandale de viande avariée, alors que le pays perd certains de ses principaux marchés.

Deuxième acheteur de viande bovine et de poulet en provenance du Brésil, la Chine a suspendu ses importations dès lundi.

 « Je vais appeler plus tard le président chinois pour fournir des éclaircissements et je demande à ce que les ambassadeurs de tous les pays soient convoqués », a affirmé le chef d’État lors d’un discours à Brasilia.

Au moment d’aborder le sujet de la viande avariée, M. Temer a d’abord parlé d’un « petit incident », avant de se reprendre. « Je ne peux pas dire petit, parce que c’est grave », a-t-il ajouté, avant de souligner que le scandale « n’aurait jamais dû atteindre une telle dimension ».

Le gouvernement brésilien n’a cessé ces derniers jours de relativiser l’ampleur du problème, rappelant notamment que le pays dispose de plus de 4.000 usines de transformation de viande et que seules 21 d’entre elles ont été incriminées.

« Cet incident nous a causé du tort parce qu’il a créé un problème international », avait souligné le président brésilien dans un entretien diffusé mercredi soir sur la chaîne Globonews. « Je suis allé moi-même plusieurs fois en Chine et nous avons réussi à y introduire notre viande peu à peu. Ce fut un combat de 20, 30 ans », avait-il rappelé.

En 2016, les exportations brésiliennes de volaille vers la Chine ont dépassé les 859 millions de dollars, tandis que celles de viande bovine ont atteint la même année 702,7 millions de dollars, selon le ministère brésilien du Commerce (MDIC).

Hong Kong, premier importateur de viande bovine pour plus d’un milliard de dollars l’an dernier, a aussi fermé temporairement son marché.

Le scandale a éclaté lorsque la police brésilienne a annoncé vendredi avoir découvert que des gros exportateurs de viandes avaient soudoyé les inspecteurs des services d’hygiène pour certifier de la viande avariée comme étant propre à la consommation.

Les exportations ont chuté drastiquement depuis. Selon le ministère des Affaires étrangères, les exportations de viande, qui atteignaient en moyenne 63 millions de dollars par jour avant le scandale, s’élevaient à seulement 74.000 dollars mardi.

Le géant brésilien de l’agro-alimentaire JBS, dont une des usines est visée par l’enquête, a annoncé jeudi qu’il suspendait pour trois jours la fabrication de viande bovine dans 33 de ses 36 unités de production, qui sera réduite à 35% de sa capacité la semaine prochaine.

« Ces mesures visent à ajuster la production jusqu’à ce qu’il y ait une définition au sujet des embargos imposés par les pays importateurs de viande brésilienne », a expliqué l’entreprise dans un communiqué.

Romandie.com avec(©AFP / 23 mars 2017 21h28)