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Présidentielle en Zambie: mobilisation des électeurs, scrutin annoncé serré

août 12, 2021
Presidentielle en Zambie: mobilisation des electeurs, scrutin annonce serre
Présidentielle en Zambie: mobilisation des électeurs, scrutin annoncé serré© AFP/Patrick Meinhardt

Les Zambiens choisissaient jeudi leur président, entre le sortant Edgar Lungu et son grand rival Hakainde Hichilema, après une campagne tendue centrée sur l’économie du premier pays africain à avoir fait défaut sur sa dette depuis le début de la pandémie.

Dès l’aube, des centaines forment des files d’attente impressionnantes devant les bureaux de vote. Dans le township de Matero, Andrew Daka, 20 ans, qui vote pour la première fois, veut du « changement »: « on ne peut plus continuer comme ça », souffle-t-il à l’AFP.

Plus loin, dans ce bureau modeste du sud de Lusaka, le président Lungu, 64 ans, veste en cuir et dents du bonheur, dépasse tout le monde d’une tête. « Les Zambiens sont prêts à voter et ils sont nombreux », dit-il à sa sortie, acclamé par des partisans poings en l’air. « On va gagner ! ».

A la mi-journée, Hichilema, surnommé « HH » ou le terme affectueux « Bally », riche homme d’affaires autodidacte de 59 ans qui se présente pour la sixième fois et promet de redresser l’économie, prend un bain de foule en allant voter.

Des centaines de journalistes et partisans agglutinés le suivent pas à pas. « Nous sommes confiants (dans le fait que) nous allons remporter la mise », dit-il, en costume sobre et col ouvert. « Les gens veulent que ça change, ça se voit sur leurs visages ».

« Ce qui compte, c’est que la décision de qui devient président, qui dirige ce pays, soit déterminée par (…) les électeurs, pas par les gens qui comptent les voix », ajoute-t-il le sourcil froncé. La veille, « HH » avait appelé la commission électorale à garantir un scrutin « libre et équitable ».

L’opposition, qui craint des fraudes, avait aussi accusé le gouvernement de chercher à entraver la campagne de M. Hichilema, ce que le Front patriotique (PF) au pouvoir dément avec véhémence.

Et alors que le gouvernement avait menacé de bloquer internet si certains « colportent des fausses informations pouvant déstabiliser » l’élection, messages Whatsapp et internet étaient ralentis ou bloqués par endroits dans l’après-midi, a-t-on constaté.

Résultats d’ici dimanche

Dans le quartier populaire de Mtendere, plus de 200 électeurs prennent leur mal en patience, papotant dans la queue ou achetant une glace à un vendeur apparu opportunément. Musique à fond, tavernes servant des bières et circulation dense… Pas de tension palpable.

Thomas Wandu, mineur de 41 ans, va voter Lungu, perçu comme un homme fort. « Sous terre, ça ne se passe comme ça devrait », confie-t-il à l’AFP, « les patrons (chinois) ne respectent pas leurs engagements de salaires ».

Mais la hausse du coût de la vie a érodé la base de soutien du président sortant, selon les sondages, et l’élection pourrait être plus serrée qu’en 2016, quand « HH » avait perdu d’un peu plus de 100.000 voix.

M. Lungu, avocat de formation, est critiqué pour avoir emprunté de façon déraisonnable, notamment auprès de créanciers chinois, pour financer une frénésie de projets d’infrastructure.

L’inflation a grimpé à plus de 20 % sous sa présidence et fin 2020, la Zambie a été le premier pays africain à se trouver en défaut de paiement depuis l’apparition du coronavirus.

Des violences sporadiques ont éclaté à l’approche du vote entre partisans des deux principaux candidats, poussant M. Lungu à déployer l’armée. L’opposition a dénoncé cette mesure sans précédent, la qualifiant de tactique d’intimidation.

Le président s’est montré de plus en plus autoritaire face à toute opposition depuis son arrivée au pouvoir en 2015, faisant craindre des tensions en cas de contestation des résultats, qui devraient être connus d’ici dimanche soir, dans les 72 heures après la fermeture des bureaux de vote jeudi (16H00 GMT).

Le gagnant doit obtenir plus de 50 % des voix pour éviter un second tour, ce que les observateurs jugent peu probable.

Pare Point avec AFP

États-Unis: Défaite par Trump, Clinton a pourtant remporté le scrutin populaire

novembre 9, 2016

Plus de 180.000 bulletins séparent Donald Trump d'Hillary Clinton.

Plus de 180.000 bulletins séparent Donald Trump d’Hillary Clinton.

Le républicain est désormais certain d’être le 45e président américain même si son adversaire démocrate l’a devancé de plus de 180.000 voix. Explications.

Il s’est posé en adversaire du système et c’est pourtant ce système qui permet à Donald Trump de devenir président des Etats-Unis. Alors qu’il a remporté plus de 270 grands électeurs, soit plus que la majorité absolue nécessaire pour être élu, Hillary Clinton, qui a reconnu ce soir sa défaite, a pourtant obtenu davantage de voix dans les urnes: 59.483.240 pour la candidate démocrate contre 59.294.288 pour le Républicain.

Une situation qui peut surprendre de ce côté de l’Atlantique, mais qui n’en est pas moins parfaitement légale: pour devenir président des États-Unis, le 12e amendement de la Constitution américaine stipule qu’un candidat doit remporter l’assentiment d’au minimum 270 grands électeurs composant le «Collège électoral», soit les 538 grands électeurs répartis à travers les 51 États américains et le district de Columbia. En revanche, la Constitution ne contraint pas le candidat à obtenir la majorité dans les urnes. Ce système de suffrage universel indirect nécessite alors de remporter 51 % des scrutins dans de grands États tels que la Californie, le Texas, ou la Floride, pour rafler la totalité des grands électeurs, soit respectivement 55, 38 et 29 électeurs.

Ce système électoral, critiqué par certains, dont Donald Trump lui-même en 2012, comme étant anti-démocratique, a permis à quatre reprises d’ériger un candidat en président sans qu’il détienne pour autant la majorité des voix. Au cours du XIXe siècle d’abord, ce «décalage» a été observé lors des élections disputées de Rutherford B. Hayes en 1876, de Benjamin Harrison en 1888 et de John Q. Adams en 1820, ce dernier étant devenu président suite à un vote du Congrès, n’ayant obtenu une majorité absolue au collège électoral.

Plus récemment, en 2000, George W. Bush a remporté l’élection face au candidat démocrate Al Gore alors même que ce dernier disposait d’une avance de 550.000 voix sur l’ensemble du territoire américain. Cette situation, qui s’était traduite par une bataille judiciaire acharnée entre les deux adversaires, avait débuté suite à la demande d’Al Gore de recompter les voix dans l’Etat de Floride, l’un des fameux «Swing States». Alors que la Cours Suprême de Floride, majoritairement démocrate, avait autorisé le recomptage des bulletins, elle avait été déboutée par la Cour suprême américaine au motif qu’il était impossible de procéder à un recomptage dans les délais imposés par la Constitution américaine. La Floride, dont le gouverneur de l’époque n’était autre qu’un certain Jeb Bush, avait donc été remportée par George W. Bush, lui permettant d’accéder à la Maison-Blanche. Ultérieurement, des recomptages indépendants concluraient pourtant à une courte victoire d’Al Gore en Floride.

Si la remise en cause du scrutin, et donc un recomptage, n’est pas envisagé par le clan démocrate, Donald Trump devra prendre en compte le paradoxe de son élection où, avec une faible participation de 54,2%, sa victoire est issue du vote du collège électoral et non du vote populaire.

Lefigaro.fr par Esther Paolini

Congo: Le général Jean-Marie Michel MOKOKO exige le report du scrutin présidentiel du 20 mars 2016

mars 3, 2016

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Des Saoudiennes « fières » d’être élues pour la première fois

décembre 13, 2015

Au moins neuf Saoudiennes ont été élues dimanche aux premières élections ouvertes aux femmes dans ce royaume ultra-conservateur où elles restent soumises à de nombreuses restrictions. Ces candidates ont été élues samedi dans le cadre d’un scrutin municipal.

« Même s’il n’y en avait eu qu’une, nous aurions été fières. Franchement, nous n’attendions aucune victoire », s’est félicité Sahar Hassan Nasief, militante féministe de la région de Jeddah (ouest).

Le scrutin était considéré comme historique car l’Arabie saoudite était le dernier pays au monde à dénier à ses citoyennes le droit de voter ou de se porter candidate à un scrutin.

La première femme dont la victoire a été annoncée a été élue au Conseil municipal de Madrakah, dans la région de La Mecque, l’un des plus importants lieux saints de l’islam. Salma bent Hizab al-Oteibi a triomphé face à sept hommes et deux femmes.

Version rigoriste de l’islam
Une candidate a été élue dans la région de Jawf (nord) et deux autres dans la région d’Ihsaa (sud-est), tandis que la capitale saoudienne Ryad a vu l’élection de trois femmes, selon l’agence officielle SPA. Par ailleurs, deux candidates ont remporté des sièges dans la province de Tabbouk (nord-ouest).

L’Arabie saoudite, monarchie absolue régie par une version rigoriste de l’islam, est l’un des plus restrictifs au monde pour les femmes: elles n’ont pas le droit de conduire et doivent obtenir l’accord d’un homme – un tuteur – pour travailler ou voyager.

Pour aller voter samedi, de nombreuses femmes n’ont eu d’autre choix que d’être emmenées en voiture par un chauffeur ou un membre masculin de leur famille. La ségrégation des sexes était aussi de mise dans les bureaux de vote.

Pas de contacts avec l’électorat masculin
Parmi les 6440 candidats figuraient plus de 900 femmes qui ont dû surmonter de nombreux obstacles pour participer à ces élections historiques. Par exemple, elles n’ont jamais pu rencontrer les électeurs de sexe masculin face-à-face.

Une bonne partie de la campagne s’est déroulée sur les réseaux sociaux, l’Arabie saoudite étant l’un des pays au monde où l’on compte le plus grand nombre d’utilisateurs par rapport à la population.

Romandie.com