Posts Tagged ‘Secrétaire Général’

ONU : le Conseil de sécurité choisit Antonio Guterres

octobre 6, 2016

L’ancien premier ministre portugais a reçu le soutien unanime du Conseil pour devenir secrétaire général des Nations unies.

Antonio Guterres, alors haut-commissaire pour les réfugiés des Nations unies, le 18 décembre 2015, à Genève.

Antonio Guterres, alors haut-commissaire pour les réfugiés des Nations unies, le 18 décembre 2015, à Genève. DENIS BALIBOUSE / REUTERS
Sauf coup de théâtre, Antonio Guterres devrait succéder au Sud-Coréen Ban Ki-moon. Les quinze membres du Conseil de sécurité des Nations unies ont entériné, jeudi 6 octobre, le choix de l’ancien premier ministre portugais comme prochain secrétaire général de l’ONU.

M. Guterres, socialiste de 67 ans, a été chef de la mission de l’ONU pour les réfugiés durant dix ans, jusqu’en 2015. Il connaît donc très bien la machine onusienne. Il est aussi francophone.

Le candidat doit désormais obtenir le vote favorable de l’Assemblée générale de l’ONU, chargée d’élire le secrétaire général. Le prochain secrétaire général prendra ses fonctions le 1er janvier.

Lemonde.fr

La Sénégalaise Fatma Samoura désignée nouvelle secrétaire générale de la FIFA

mai 13, 2016

Le 66e congrès de la Fifa, le 13 mai à Mexico.

Le 66e congrès de la Fifa, le 13 mai à Mexico. ALFREDO ESTRELLA / AFP
La Sénégalaise Fatma Samoura, diplomate aux Nations Unies, a été nommée vendredi secrétaire générale de la FIFA. Elle devient la première femme à occuper ce poste.

A l’ONU depuis 21 ans, Mme Samoura, 54 ans, a occupé différents postes dans plusieurs pays d’Afrique. Elle a été nommée lors du 66e congrès de la FIFA, qui se tient à Mexico.

La nomination de Mme Samoura, qui prendra son poste à la mi-juin « après un contrôle d’éligibilité », a été annoncée par le nouveau président de la Fifa, Gianni Infantino, élu en février dernier pour succéder à Sepp Blatter, suspendu. Mme Samoura, qui n’a jusqu’à maintenant aucune expérience des organisations sportives, est « dotée d’une grande personnalité. Elle a l’habitude de gérer de grandes organisations et des budgets importants », a ajouté M. Infantino. « Elle va apporter un vent nouveau à la Fifa, elle vient de l’extérieur. Ce n’est pas quelqu’un du passé mais c’est quelqu’un de nouveau », a ajouté l’Italo-Suisse.

Mme Fatma Samoura, alors représentante de l'ONU à madagascar, le 25 octobre 2013 à Anatananarivo

Mme Samoura succédera au Français Jérôme Valcke, licencié puis suspendu 12 ans par la Fifa notamment pour son implication dans un trafic de billets pour le Mondial-2014 au Brésil.
C’est l’Allemand Markus Kattner, directeur financier, qui assure depuis lors l’intérim.

La FIFA est secouée depuis plus d’un an par le plus vaste scandale de corruption de son histoire.

Lemonde.fr

Centrafrique : évasion spectaculaire du secrétaire général du parti de François Bozizé

août 21, 2015

Incarcéré depuis un peu moins d’une semaine, Bertin Béa, le secrétaire général du Kwa Na Kwa (le parti de l’ancien président François Bozizé), a été libéré par ses propres partisans jeudi à Bangui.

Ghislain Grésenguet n’en revient toujours pas. Jeudi 20 août, le procureur de la République de Bangui a vu Bertin Béa lui filer entre les doigts.  À la mi-journée, le secrétaire général du Kwa Na Kwa (le parti de l’ancien président François Bozizé) est présenté au parquet qui lui signifie ses chefs d’accusation. Visé par une enquête pour incitation au trouble et à l’ordre public, Bertin Béa apprend en présence de son avocat que son dossier a été transmis au doyen des juges d’instruction, et qu’il va être mis sous mandat de dépôt à la Maison d’Arrêt de Ngaragba.

À l’extérieur du palais de justice de Bangui, situé dans le 8e arrondissement, la tension monte. Des partisans du KNK et certains anti-balaka commencent à se rassembler – ils seront au maximum une centaine – et se montrent de plus en plus menaçants au point que, vers 16 heures, le procureur de la République de Bangui doit être exfiltré.

La suite est très confuse. Malgré la présence d’éléments de la Minusca, de la gendarmerie et de la police, plusieurs militants parviennent à pénétrer dans le palais de justice et s’empare de Bertin Béa dans le bureau du juge d’instruction. Le secrétaire général du KNK est conduit à la cathédrale de Bangui où il passera la nuit.

Complicité des forces de l’ordre ?

Ghislain Grésenguet dénonce « une défaillance, voir une complicité des forces de l’ordre » et appelle Bertin Béa « à se mettre à la disposition de la justice ».

Le secrétaire général du KNK avait été arrêté le 15 août à l’aéroport de Bangui M’poko alors qu’il s’apprêtait à prendre son vol à destination de Paris où il devait assister aux obsèques d’une proche. Son passeport lui avait été retiré. Il était depuis détenu à la section recherches et investigations (SRI) de la gendarmerie.

La justice lui reproche d’avoir tenu des propos qualifiés d’incitation au trouble et à l’ordre public. Le 7 août, il avait annoncé la candidature de François Bozizé à la présidentielle prévue en octobre. « Aucune campagne électorale ne peut être dirigée de l’étranger et François Bozizé va rentrer au pays, nous ferons tout ce qui est dans notre pouvoir pour qu’il revienne », avait-il déclaré.

Jeuneafrique.com par Vincent Duhem

Congo/M.c.d.d.i : Le congrès national extraordinaire fixé du 3 au 4 avril prochain

mars 10, 2015

 

Guy-Brice Parfait Kolelas.

Le bureau exécutif national du M.c.d.d.i (Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral), parti membre de la majorité présidentielle, s’est réuni, vendredi 6 mars 2015, à la permanence du parti, à Brazzaville, sous la direction de son secrétaire général, Guy-Brice Parfait Kolelas, pour décider de la date de la tenue du congrès national extraordinaire. Les membres du bureau exécutif national ont ainsi fixé le congrès extraordinaire, du 3 au 4 avril 2015, à Brazzaville.

Très attendue pour fixer les militants sur l’échéance du congrès extraordinaire, la réunion du Ben (Bureau exécutif national) du M.c.d.d.i était, essentiellement, consacrée à la communication du secrétaire général relative aux dispositions statutaires. Conformément aux dispositions combinées des articles 29, 30 et 37 des statuts du parti, le secrétaire général du M.c.d.d.i convoque, du 3 au 4 avril 2015, le congrès national extraordinaire dit «congrès de classification, de détermination, d’unité et de confiance». Une commission chargée d’organiser le congrès extraordinaire sera mise en place par acte du secrétaire général du M.c.d.d.i.

Le congrès extraordinaire abordera, sans doute, la question du positionnement du M.c.d.d.i, si celui-ci continue ou non à rester à la majorité présidentielle, à l’heure où l’on remarque un froid avec son principal allié, le P.c.t. Il décidera, par ailleurs, de présenter un candidat à l’élection présidentielle de 2016, comme son secrétaire général l’avait déjà annoncé. L’on sait que le M.c.d.d.i considère le débat sur la Constitution comme inutile. Pour lui, il faut travailler à la transparence du processus électoral, à la lumière des conclusions d’Ewo et de Dolisie.
Lasemaineafricaine.net par Pascal-Azad DOKO

Congo/Election présidentielle de 2016 : Le M.c.d.d.i a décidé de présenter son candidat, à l’issue de son congrès!

février 3, 2015

 

Guy-Brice Parfait Kolelas.

Le M.c.d.d.i présentera son candidat à l’élection présidentielle de 2016. C’est l’annonce faite par Guy-Brice Parfait Kolelas, le secrétaire général de ce parti, actuel ministre de la fonction publique et de la réforme de l’Etat, lors de la cérémonie de vœux au sein de son parti, le samedi 31 janvier 2015, au Bar Baba Boum, à Bacongo, le deuxième arrondissement de Brazzaville.

Malgré la pluie battante, les cadres et militants avaient pris d’assaut, dès les premières heures de la matinée, le lieu de la manifestation, pour suivre le discours de leur leader. Celui-ci a levé toute ambiguïté sur l’agenda politique de son parti, en condamnant le débat sur le changement de constitution (qui est, à ses yeux, un «faux débat») et en exigeant des conditions transparentes et équitables de l’organisation du scrutin présidentiel de 2016.

Dans une salle archicomble de cadres et militants, dont beaucoup portaient des tee-shirts ou des chemises en pagne à l’effigie du président-fondateur du parti, Bernard Kolélas, tout a commencé par l’exécution de l’hymne du M.c.d.d.i, chanté, bras droit tendu devant, en le rythmant à la cadence des mots. Puis s’en est suivi le long discours-bilan de Zacharie Samba, directeur de cabinet du secrétaire général du M.c.d.d.i, dans lequel il a mis en exergue la bonne gestion administrative du parti et les défis relevés grâce à la détermination des cadres et militants. Il a interpellé les militants à l’animation des structures intermédiaires et de base du parti.

Pour le secrétaire général du M.c.d.d.i, le parti «doit présenter un candidat à l’élection présidentielle de 2016». Guy-Brice Parfait Kolélas estime qu’on ne crée pas un parti politique «pour accompagner les autres». Il a, en outre, rappelé que même s’il ne se présentera pas, le parti désignera un autre candidat, «parce qu’au M.c.d.d.i, tout le monde compte sur tout le monde». La décision va être prise par le congrès, mais cela ne fait plus l’ombre d’un mystère: le M.c.d.d.i n’a plus comme objectif que de préparer l’élection présidentielle. Pour cela, il a prévenu ses militants: «Vous entendrez beaucoup de choses; on va nous calomnier, c’est pour que nous changions de direction. On doit tenir ferme, uniquement droit au but».

L’occasion était donc toute indiquée, pour Guy-Brice Parfait Kolelas, de faire la projection des actions à mener, au cours de la nouvelle année 2015. Il a annoncé que cette année doit être l’année du congrès, parce qu’il devait se tenir en 2014, mais repoussé à cause des élections locales. «Tous les documents du congrès sont déjà prêts. C’est à vous, maintenant, de pouvoir organiser le congrès. Il arriverait un moment où nous devons relancer les cotisations pour le congrès. C’est un défi, pour nous. Et au sortir du congrès, comme l’a dit le président de la République, on doit respecter l’échéance électorale. La première élection sera l’élection présidentielle. Le M.c.d.d.i doit avoir un candidat. Mais, il faut que le processus électoral soit crédible», a-t-il précisé.

Pour le secrétaire général du M.c.d.d.i, le débat sur la constitution est un «faux débat». Le vrai débat, c’est la crédibilité du processus électoral, «c’est ça le vrai débat». «Moi, je sais que nous irons de l’avant. On doit être uni. Nous nous sommes retrouvés, ici, pour les vœux. Les meilleurs vœux que nous souhaitons, pour notre nation: c’est la paix. Sans la paix, rien ne peut se faire. Souvenez-vous, en 1997, quand on voyait les choses se profiler bien à l’horizon, le président-fondateur du M.c.d.d.i était mieux placé pour gagner les élections présidentielles. On nous a amené une guerre qui n’avait pas sa raison d’être. Et aujourd’hui, on veut encore brouiller les pistes. Je dis non! Allons-y à l’essentiel, qu’on ne nous amène pas dans les problèmes qui n’ont ni tête ni queue», a- t-il dit. Reste à savoir si le candidat du M.c.d.d.i sera son actuel secrétaire général ou un autre. Le congrès décidera.

Lasemaineafricane.net par Pascal Azad DOKO

Pierre Buyoya : « Comme beaucoup, j’ai été surpris par la manière de faire de François Hollande »

décembre 1, 2014

Pierre Buyoya en mars 2012, à Paris.
Pierre Buyoya en mars 2012, à Paris. © Vincent Fournier/J.A.

Le candidat burundais malheureux au poste de secrétaire général de l’OIF félicite sa rivale, la Canadienne Michaëlle Jean, pour sa nomination. Et regrette la division de l’Afrique ainsi que des déclarations « inapropriées » de François Hollande au sommet de Dakar, sur le respect des Constitutions par les présidents africains. Interview.

Malgré son passé de putschiste récidiviste, il pouvait se prévaloir de plusieurs atouts pour succéder à Abdou Diouf en tant que secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie. Ancien chef d’État, devenu médiateur pour le compte de l’Union africaine et de l’OIF, de la Centrafrique au Mali, le Burundais Pierre Buyoya bénéficiait en outre du soutien de la quasi-totalité des pays d’Afrique centrale. Mais le refus du président Denis Sassou Nguesso de retirer la candidature de son candidat, Henri Lopes, qui s’était fait « voler » son élection en 2002, lorsque Jacques Chirac avait parachuté Abdou Diouf comme candidat, a sonné le glas de ses ambitions.

Pour Jeune Afrique, il revient sur une élection où sa division a coûté à l’Afrique un poste convoité qui lui semblait pourtant acquis.

Jeune Afrique : Pour la première fois depuis la création de cette fonction, en 1997, le secrétaire général de l’OIF n’est pas africain. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Pierre Buyoya : Je tiens d’abord à féliciter Michaëlle Jean et à lui souhaiter tout le succès possible pour porter l’OIF vers de nouveaux horizons. Pour revenir à votre question, c’est effectivement inédit de voir ce poste échappe à l’Afrique. La raison en est simple : les États africains ne sont pas parvenus à s’accorder sur une candidature unique. C’est une réalité qu’il nous faut bien assumer. Le consensus que nous ne sommes pas parvenus à atteindre s’est donc fait sur la seule candidature non africaine, celle de Mme Jean. Cela étant, la campagne a donné lieu à un débat passionnant entre les différents projets, ce qui a contribué à crédibiliser l’OIF.

Tous ont soutenu ma candidature, à l’exception du président congolais, qui n’a pas souhaité retirer son candidat.

En constatant ce bloquage persistant, avez-vous été tenté de retirer votre propre candidature ?

Non, car la recherche d’un consensus s’est faite de façon méthodique. L’Afrique centrale totalisait trois candidats. Il y a donc eu des concertations préalables pour obtenir des désistements parmi nous. C’est ainsi que le président de la Guinée-Équatoriale a assuré à mon président qu’il était prêt à retirer son candidat. Le jour de l’ouverture du sommet, en marge du déjeuner, une réunion a eu lieu entre les chefs d’État de tous les pays d’Afrique centrale présents à Dakar. Tous ont soutenu ma candidature, à l’exception du président congolais, qui n’a pas souhaité retirer son candidat. Nous étions donc bloqués. Ayant reçu ce soutien, il était difficile à mon président de se désister. C’eût été un manque de respect vis-à-vis de ses pairs.

Étant un ancien chef d’État et ayant œuvré en tant que médiateur dans diverses crises africaines, on vous reconnaissait une stature de secrétaire général en puissance. Les circonstances de votre arrivée au pouvoir, en 1987 et 1996, ont-elles joué contre vous ?

Cela n’a pas été un handicap. La preuve, c’est que les chefs d’État d’Afrique centrale, de même que d’autres en Afrique de l’Ouest ou ailleurs, m’ont soutenu. Si on était passé au vote, je pense que j’aurais bénéficié d’un large soutien parmi les présidents africains. Si j’ai le sentiment que ça n’a pas joué, c’est parce que personne parmi les États membres n’a fait de mon passé un critère rédhibitoire. Au moment de la prise de décision, cette affaire n’a jamais été mise en avant, contrairement à mon expérience. La seule condition posée par la France a été de demander aux États africains de s’entendre. Si tel avait été le cas, les conditions de mon arrivée au pouvoir n’auraient aucunement été un obstacle.

Plusieurs délégations africaines se sont offusquées, dans les coulisses du sommet, de la teneur du discours de François Hollande. Personnellement, qu’en avez-vous pensé ?

Concernant les principes énoncés, je n’ai pas vraiment de critiques à formuler. Mais sur la forme, ce discours m’a surpris. Ni le cadre ni la manière n’était approprié. Ça m’a donné l’impression que ce discours était adressé à une certaine opinion dans son pays, et non pas aux chefs d’État africains. Comme beaucoup, j’ai été surpris par sa manière de faire. De même j’ai été surpris par son interprétation des événements au Burkina Faso. Sans doute ces événements sont-ils arrivés parce qu’il y a eu des manquements, mais il faut se garder de généraliser à l’ensemble du continent. Prétendre que tous ceux qui modifieraient leur Constitution n’ont pas leur place dans l’espace francophone est exagéré. Chaque cas est spécifique.

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Jeuneafrique.com propos recueillis à Dakar par Mehdi Ba

La Francophonie confrontée au casse-tête de la succession d’Abdou Diouf

septembre 28, 2014

La Francophonie confrontée au casse-tête de la succession d'Abdou Diouf
La Francophonie confrontée au casse-tête de la succession d’Abdou Diouf © AFP

Après 12 ans sous la férule de l’ancien président sénégalais Abdou Diouf, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) se trouve face au casse-tête de sa succession fin novembre à Dakar, pour laquelle les candidats se comptent sur les doigts d’une main.

« Il faut quelqu’un qui soit à la fois secrétaire et général », résume une source proche de l’organisation, qui compte une soixantaine de membres et 20 observateurs pour 220 millions de locuteurs à travers le monde.

Parfois décriée pour son manque de poids, l’OIF est à une période charnière. « L’après-Diouf est crucial pour voir où va aller l’OIF, voir ce qu’elle va devenir », estime un diplomate, soulignant le charisme de M. Diouf qu’on avait fini par confondre avec la fonction.

Le profil désiré était celui d’un ancien chef d’Etat ayant « l’oreille » de ses anciens collègues, mais diplomates et hommes politiques ont revu l’objectif à la baisse: aucun candidat ne correspond !

La France, qui n’a pas encore pris position, espérait même l’émergence d’un candidat de la société civile. « Chanteur, écrivain, artiste. . . Pourquoi pas? Cette règle d’un ancien chef d’Etat n’est pas inscrite dans le marbre », selon une source au Quai d’Orsay.

– Michaelle Jean, une longueur d’avance –

La Canadienne Michaelle Jean semble avoir une longueur d’avance sur ses quatre concurrents. Gouverneure générale de son pays de 2005 à 2010, et envoyée spéciale de l’Unesco pour Haïti, cette ancienne journaliste de 57 ans connaît à la fois la maison, puisqu’elle a été grand témoin de la Francophonie aux jeux Olympiques de Londres 2012, et les rouages des grandes organisations mondiales.

Elle a aussi l’avantage d’être du Sud avec ses origines haïtiennes, tout en étant soutenue par un des plus grands bailleurs de l’OIF, le Canada (mais aussi ses provinces de Québec et du Nouveau-Brunswick, membres à part entière).

Mme Jean veut mettre en place « une stratégie économique pour la francophonie ». « On ne peut pas penser désamorcer des crises (. . . ) si on ne pense pas aussi au développement », assure-t-elle, soulignant l’importance de l’éducation, « arme de construction massive ».

Autre atout, une femme pourrait donner à l’OIF une image plus dynamique. Toutefois, sa candidature de se heurte à un obstacle de taille: elle n’est pas Africaine.

– ‘Défaite diplomatique africaine’ ?-

Une règle non écrite veut en effet que le secrétaire général soit une personne du Sud –certains estiment même qu’il doit rester une chasse gardée africaine –, alors que de nombreux postes de haut niveau sont occupés par des gens du Nord.

Mme Jean en est consciente et n’hésite pas à évoquer ses origines haïtiennes et l’esclavage: « Je suis reçue comme une sœur, comme une fille de l’Afrique ».

Une source diplomatique du continent noir souligne: « Un secrétaire général non africain pourrait être perçu comme une défaite diplomatique africaine. En plus cela bouleverserait la géopolitique de l’institution. . .  »

Le Gabonais Jean Ping, ancien président de la commission de l’Union africaine et diplomate reconnu, présentait un profil idéal mais on lui prête des ambitions présidentielles dans son pays et il a décliné les approches.

Médiateur estimé en Afrique, l’ancien président burundais Pierre Buyoya (1987-1993, 1996-2003) devrait être barré, sauf surprise, par son passé d’ancien putschiste dans son pays semble vouer sa candidature à l’échec.

Du coup, l’ex-Premier ministre mauricien, Jean-Claude De Lestrac, secrétaire général de la Commission de l’Océan indien, pourrait tirer son épingle du jeu.

Des pays africains ont accepté de tirer un trait sur Buyoya mais pas sur une candidature africaine. « De Lestrac s’est retrouvé en tête de liste », confie-t-on de source africaine.

L’écrivain congolais Henri Lopes, déjà candidat au poste par le passé, joue sur le même registre mais son âge, 77 ans, et ses postes de ministres sous Denis Sassou Nguesso sont un handicap. Il est actuellement ambassadeur du Congo à Paris.

Le cinquième et dernier candidat, l’Equato-Guinéen Agustin Nze Nfumu ne semble avoir aucune chance. Mais, La Guinée largement hispanophone a peut être les moyens de peser avec ses pétrodollars alors que l’OIF a du mal à se financer.

Lors du sommet de Dakar fin novembre, les chefs d’Etat décideront à huis clos. Derrière les portes closes, les règles non écrites pourront alors être adaptées. Ou pas.

Jeuneafrique.com

Congo/ Débat constitutionnel : Le parti de Purhence Etoula dit non au changement de constitution

août 29, 2014
 Purhence Etoula Pominoko.


Purhence Etoula Pominoko.

L’assemblée générale élective de la fédération M.c.u de Pointe-Noire s’est tenue, dimanche 24 août 2014, dans la grande salle du Forum Mbongui, à Pointe-Noire. Sous le patronage de Purhence Etoula Pominoko, président national dudit parti. C’était en présence du secrétaire général du M.c.u, Jean-Félix Bazedibio, des cadres, militants et sympathisants du parti. A l’issue des travaux, un bureau exécutif fédéral de quinze membres, présidé par Luison Wilfrid Youndoula, et une commission de contrôle et d’évaluation de cinq membres, dirigée par Joseph Ontsiéré, ont été mis en place.

Le parti s’est prononcé pour le non au changement de la constitution. Une motion de soutien a été adressée au bureau exécutif national du M.c.u et à son président, pour «maintenir cette flamme jusqu’à la victoire totale».

L’assemblée générale élective, qui a regroupé quatre cents participants venus de tous les arrondissements de la capitale économique, avait un grand enjeu politique majeur, si l’on s’en tient à la mobilisation des militants et au choix des cadres devant animer les instances fédérales du M.c.u à Pointe-Noire, qui sont décidées de faire de bons résultats aux élections locales du 28 septembre 2014. Ainsi donc, Luison Wilfrid Youndoula Paulaghuet, élu par acclamation président du bureau exécutif fédéral, est secondé par Charles Ndinga-Okemba, qui en est le vice-président. Tandis que Gustave Opendza et Aimé Mobonda assurent, respectivement, les fonctions de secrétaire général et de secrétaire chargé à la communication du bureau exécutif fédéral. La fédération M.c.u de Pointe-Noire a donné sa position par rapport au débat constitutionnel.

L’assemblée générale a lancé un appel aux «compatriotes» du M.c.u Pointe-Noire sur les problèmes politiques d’actualités dans notre pays, dans lequel le M.c.u confirme sa position au débat actuel pour édifier l’opinion: «Après un débat fructueux, sur l’actualité politique de notre pays. Nous compatriotes du Mouvement Congo uni de la ville de Pointe-Noire présents à cette auguste assemblée générale élective, disons «non», ni au changement de la constitution, ni à l’organisation d’un référendum sans fondement». Ils interpellent tous les dirigeants institutionnels de «mettre en application l’adage du mbongui qui dit: «Malgré les embuches, le chef de village ne voit pas le diable».

Dans son mot d’ouverture de l’assemblée, le président national du M.c.u a exhorté les participants à plus de responsabilité. «Le crédo de notre parti reposant sur les vertus d’unité, de justice et de solidarité, socle indéniable de paix durable pour tout le peuple congolais nous nous devons dans l’abord des sujets sensibles de notre pays, privilégier les intérêts généraux au détriment de toute attitude qui ne vise qu’à satisfaire l’égo et les intérêts partisans», a-t-il indiqué. Il les a appelés aussi à plus de maturité dans la participation au débat relatif au changement ou non de la Constitution du 20 janvier 2002. «A cet effet, je puis vous rappeler qu’il ne doit y avoir aucune gêne à cela. Ce n’est pas un sujet exclusif à une catégorie donnée de congolais, mais plutôt un débat républicain qui doit intéresser tout congolais dont l’appartenance à la nation congolaise n’est ni moins, ni plus qu’une évidence», a-t-il dit.

Lasemaineafricaine.net par Pascal-Azad DOKO

Congo-Brazzaville: Les salles des mairies de la ville-capitale interdites aux réunions politiques

juillet 24, 2014

Abraham Ibela, secrétaire général de la mairie de Brazzaville, l’a précisé, au cours d’une interview accordée à une consœur, jeudi 17 juillet 2014, au terme d’une opération visant à arrêter la publicité sauvage dans les rues de Brazzaville.

D’après le secrétaire général, la mairie a interdit «provisoirement et jusqu’à nouvel ordre, la tenue de réunions politiques dans les salles de la mairie.

D’ailleurs, elles sont faites pour les mariages et autres réunions. Nous demandons aux hommes politiques de ne pas insister». Il convient de noter que lors de cette mission de contrôle physique, la délégation qu’il a conduite, a procédé à la destruction des affiches, banderoles et pancartes posées, anarchiquement, dans quelques arrondissements de Brazzaville.

Lasemaineafricaine.net

Congo: Le torchon brûle au sein du M.c.d.d.i et même de la famille

juillet 18, 2014

Les prises de positions du secrétaire général du M.c.d.d.i (Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral), Guy-Brice Parfait Kolélas (actuel ministre de la fonction publique et de la réforme de l’Etat) ne font pas l’unanimité au sein même du bureau exécutif national du M.c.d.d.i.

Trois membres et pas des moindres, Bernard Tchibambelela (actuel ministre de la pêche et de l’aquaculture), Noël Loutounou et Euloge Landry Kolélas ont adressé au secrétaire général du M.c.d.d.i une lettre en date du 10 juillet 2014 dans laquelle ils dénoncent la marginalisation du B.e.n (Bureau exécutif national) dans la gestion du parti et expriment leur préoccupation à sauvegarder l’alliance avec le P.c.t. Tous les trois secrétaires généraux adjoints appellent le secrétaire général «à convoquer, sans délais, le B.e.n et à revenir au bon sens…».

La crise affecte aussi la famille Kolélas, puisque deux frères, les Kolélas, et l’oncle, M. Loutounou, ne s’entendent plus dans la conduite du parti hérité du président-fondateur Bernard Bakana Kolélas.

Lasemaineafricaine.net