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Mali : Kamissa Camara nommée secrétaire générale de la présidence

juin 12, 2020

Kamissa Camara, secrétaire générale de la présidence du Mali , à Paris, le 8 novembre 2018.

Kamissa Camara, secrétaire générale de la présidence du Mali , à Paris, le 8 novembre 2018. © Vincent Fournier/JA 

L’ancienne ministre malienne de l’Économie numérique et de la Prospective rejoint le premier cercle du président Ibrahim Boubacar Keïta.

Alors que le gouvernement vient de démissionner et que le Premier ministre Boubou Cissé a été reconduit jeudi dans ses fonctions, Kamissa Camara, elle, a trouvé un nouveau point de chute. L’ancienne ministre de l’Économie numérique et de la Prospective est désormais la secrétaire générale de la présidence. « Cette nomination a été une grande surprise. C’est une façon pour le président de resserrer son premier cercle », explique Baba Dakono, secrétaire exécutif de l’Observatoire citoyen sur la gouvernance et la sécurité au Mali.

Cet événement intervient alors qu’une grande manifestation a eu lieu vendredi dernier pour dénoncer la corruption et la crise sécuritaire. Les partis politiques et organisations de la société civile ont également réclamé la démission du président.

Au secrétariat général de la présidence, Kamissa Camara remplace Moustapha Ben Barka. Ce proche d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), qui est également son neveu, est depuis février le vice-président de la Banque ouest-africaine de développement.

Retour sur le devant de la scène politique

Déjà, en 2018, la nomination de Kamissa Camara au poste de ministre des Affaires étrangères avait créé l’événement. À 35 ans, la jeune femme succédait à un poids lourd du marigot politique local : Tiéman Hubert Coulibaly, président de l’Union pour la démocratie et le développement (UDD).

Détentrice des nationalités malienne, française et américaine, elle a su, au fil du temps, trouver sa place au sein du gouvernement. Kamissa Camara incarne la génération des « repats » (pour « repatriés »), ces jeunes des diasporas qui s’installent sur le continent après avoir passé toute leur vie à l’étranger.

Si elle n’est pas restée longtemps aux Affaires étrangères, elle occupait, depuis mai 2019, le poste de ministre de l’Économie numérique et de la Prospective. Moins exposée médiatiquement, elle n’en est pas moins restée active. Dès le début de l’épidémie de Covid-19, elle a mis la technologie au service de la riposte.

Elle a ainsi coordonné la mise en place des conseils de ministres par visioconférence et contribué au développement du Petit guide du digital au Mali, qui recense les applications locales pour sensibiliser aux gestes barrières. Parmi celles-ci, SOS Corona ou encore DoniFab, qui permet d’accéder aux statistiques sur l’évolution de la maladie en langues locales. « Des initiatives qui ont sans doute été remarquées au plus haut sommet de l’État », confie un membre de son entourage.

Avec Jeune Afrique

La Canadienne Michaëlle Jean nommée nouvelle secrétaire générale de la Francophonie

novembre 30, 2014
 Michaëlle Jean est l'unique femme candidate au secrétariat général de l'OIF. © Vincent Fournier pour J.A.

Michaëlle Jean élue secrétariat général de l’OIF. © Vincent Fournier pour J.A.

Dakar – La Canadienne d’origine haïtienne Michaëlle Jean a été nommée au poste de secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) lors d’un huis clos des dirigeants dimanche à Dakar, a annoncé l’OIF.

Il s’agit de la première nomination d’une personnalité non africaine, modifiant une règle non écrite selon laquelle le secrétaire général vient d’un pays du Sud – certains revendiquaient même une chasse gardée africaine – tandis que l’administrateur appartient à un pays du Nord.

Cette ex-gouverneure générale du Canada, âgée de 57 ans, a été désignée par consensus et non à l’issue d’un vote des 53 pays membres de plein droit de l’OIF, a indiqué à l’AFP une source proche des discussions.

L’OIF a annoncé cette nomination sur son compte Twitter, précisant que Mme Jean prendra ses fonctions en janvier 2015.

Je remercie les chefs d’Etat et de gouvernement de la confiance qu’ils me témoignent en me désignant secrétaire générale de la Francophonie, a déclaré Mme Jean dans un communiqué transmis à l’AFP par son équipe de campagne.

Elle a rendu hommage à son prédécesseur, l’ex-président sénégalais Abdou Diouf, qui quittera ses fonctions fin décembre, après avoir dirigé l’OIF pendant 12 ans.

Je mesure la tâche qui m’attend et je veillerai à prendre grand soin de l’héritage que nous lègue le président Diouf, a ajouté Michaëlle Jean.

J’entends répondre aux besoins et aux attentes des Etats et gouvernements membres de l’OIF tout en donnant une nouvelle impulsion à la Francophonie, a-t-elle déclaré, plaidant pour une Francophonie moderne et tournée vers l’avenir.

Quatre autres candidats étaient en lice, tous Africains, pour ce mandat de quatre ans créé en 1997, qui a successivement été occupé par l’Egyptien Boutros Boutros-Ghali et Abdou Diouf.

Concouraient l’ex-président burundais Pierre Buyoya (65 ans), l’écrivain et diplomate congolais Henri Lopes (77 ans), l’ex-Premier ministre mauricien Jean-Claude de l’Estrac (66 ans) et l’ancien ministre équato-guinéen Agustin Nze Nfumu (65 ans).

L’hypothèse d’un vote, qui aurait constitué une première dans l’histoire de l’OIF, avait plané dimanche matin en l’absence de consensus avant le début du huis clos des dirigeants.

Romandie.com avec(©AFP / 30 novembre 2014 15h56)