Posts Tagged ‘sécurité présidentielle’

Congo: plus de 1000 militaires de la sécurité présidentielle sont séropositifs

janvier 17, 2018

Ces tests sur la situation sérologique des éléments de la sécurité présidentielle ont révélé qu’un grand nombre d’entre eux sont porteurs du VIH. Il n’en pouvait être autrement dans un pays où l’éducation sexuelle est un tabou face à la dépravation des mœurs.

Plus de 1000 militaires sur les 7000 qui composent la sécurité présidentielle ont été déclarés séropositifs suite aux tests auxquels ils ont été l’objet dans le cadre d’un programme déclenché par leur hiérarchie.

Des résultats qui ont créé un émoi dans ce corps de l’armée chargé de veilleur sur la sécurité du chef de l’État. Reconnus comme des potentiels polygames, l’on peut s’interroger sur le nombre des filles qui seraient infectées, créant une chaîne dans un pays où la fidélité est une vertu.
La hiérarchie de la sécurité présidentielle maintient encore en mode « confidentiel »,ces résultats qui ont été fuités. Mécontents d’apprendre que plus de 1000 de ses éléments sont porteurs du VIH,Denis Sassou Nguesso a instruit discrètement le colonel Serge Oboa de les envoyer dans le bourbier du Pool, dans l’espoir qu’ils n’en reviennent en vie.

Ces soldats se sont distingués par des pillages et viol dans le département du Pool, propageant un peu plus la maladie.

Une épée de Damoclès sur le dos de Sassou Nguesso qui prévoit une réduction de sa troupe, et a jeté son dévolu sur ces porteurs du VIH.

Sacer-infos.com par Stany Franck

Burkina : fragile compromis entre le Premier ministre Zida et la sécurité présidentielle

février 5, 2015

 Yacouba Isaac Zida, le 24 novembre 2014 à Ouagadougou.

Yacouba Isaac Zida, le 24 novembre 2014 à Ouagadougou. © AFP

Après une journée de tensions à Ouagadougou, le puissant régiment de sécurité présidentielle a renoncé jeudi à réclamer la démission du Premier ministre Yacouba Isaac Zida, qui s’est lui engagé à ne pas dissoudre le corps d’élite controversé.

La crise ouverte qui a opposé mercredi 4 janvier Yacouba Isaac Zida et les cadres du régiment de sécurité présidentielle (RSP) semble temporairement résolue. Les deux camps ont visiblement trouvé un compromis. Les membres du RSP ont renoncé à leur demande de démission du Premier ministre, qui a de son côté affirmé qu’il ne démantèlerait pas ce puissant corps d’élite, dont il avait publiquement demandé la dissolution pure et simple en décembre dernier.

Après plusieurs semaines de tensions, le RSP, dont Zida était le numéro deux, avait réclamé mercredi le départ du chef du gouvernement, semant la confusion au coeur du régime de transition burkinabè. « La composition du gouvernement ne relève pas de l’armée. Le Premier ministre n’a pas été nommé par l’armée et l’armée ne peut le démettre », ont expliqué des gradés à l’AFP. « Il n’est pas question de dissoudre le RSP », a pour sa part confirmé une source militaire proche du lieutenant-colonel Zida.

Redéfinir le rôle du RSP

Un comité de réflexion a également été mis en place pour définir le rôle, les nouvelles attributions et certainement une nouvelle dénomination pour le RSP, qui ne devrait plus exclusivement destiné à la protection du chef de l’État.

Le RSP était l’un des piliers du régime de Blaise Compaoré, et a été récemment pointé du doigt par Amnesty International pour son usage excessif et létal de la force durant les manifestations qui ont abouti à la chute de l’ex-président, le 31 octobre dernier. Une vingtaine d’organisations parmi les plus importantes de la société civile burkinabè ont exigé jeudi la dissolution du régiment et demandé des sanctions fermes et exemplaires contre les auteurs d’actes attentatoires à la sûreté nationale.

Jeuneafrique.com avec AFP

Burkina : le RSP sème le trouble au sein du régime de transition

février 4, 2015

Yacouba Isaac Zida, le 19 novembre 2014 à Ouagadougou. Y
acouba Isaac Zida, le 19 novembre 2014 à Ouagadougou. © AFP

Le conseil des ministres prévu ce mercredi matin au palais présidentiel de Kosyam a été reporté à une date indéterminée. En cause ? Un nouveau coup de sang des cadres du régiment de sécurité présidentielle, qui ont contraint le Premier ministre Zida à se rendre chez le Mogho Naba.

Le régiment de sécurité présidentielle (RSP) continue de dicter le tempo à Ouagadougou. Un peu plus d’un mois après un échange houleux entre ses cadres et le Premier ministre Yacouba Isaac Zida, le RSP a de nouveau brusquement fait irruption dans les affaires courantes du régime de transition.

Mercredi 4 février, le conseil des ministres hebdomadaire organisé au palais présidentiel de Kosyam a été reporté. « Le conseil était initialement fixé à 9h du matin, mais on nous a fait signe un peu avant pour nous prévenir qu’il était retardé d’une heure, raconte un ministre. Je suis donc arrivé à 10h à Kosyam. Là, on nous a dit que le conseil était reporté ‘sine die’ pour des raisons de calendrier. »

Zida chez le Mogho Naba

La véritable raison de ce report n’est pas à chercher dans un calendrier mais plutôt du côté du RSP. Le 30 décembre dernier, ses officiers – menés par le général Gilbert Diendéré et le colonel-major Boureima Kéré – avait imposé une série de revendications à Yacouba Isaac Zida, leurs ancien frère d’arme devenu Premier ministre du gouvernement de transition. Ils réclamaient alors trois choses : la  non-dissolution de leur régiment, le paiement de leur bonus de fin d’année, et le remplacement de Théophile Nikiéma, un commandant proche de Zida nommé chef d’état-major particulier de la présidence au détriment d’officiers de rang supérieur. À l’issue d’une réunion tendue, Zida avait accepté leurs demandes tout en obtenant un délai.

D’après plusieurs sources, les cadres du RSP auraient jugé ce mercredi que ce délai était épuisé. Le Premier ministre aurait donc été fermement prié de se rendre dans la matinée chez le Mogho Naba, le roi des Mossis, habitué des médiations politiques. La présence de Gilbert Diendéré à cette entrevue a aussi été évoquée, sans qu’elle puisse toutefois être confirmée. « La situation est confuse, glisse une source diplomatique à Ouagadougou. Mais deux choses sont sûres : le bras de fer entre Zida et le RSP se poursuit et Gilbert Diendéré joue un rôle important dans cette affaire. »

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Jeuneafrique.com par Benjamin Roger

Burkina: l’armée prend le contrôle de la télévision et de la place de la Nation

novembre 2, 2014

Ouagadougou – L’armée burkinabè a pris le contrôle dimanche de deux lieux stratégiques de la capitale Ouagadougou, la radio-télévision nationale et la place de la Nation, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Des soldats du régiment de sécurité présidentielle ont tiré en l’air dans la cour d’entrée du bâtiment de la télévision peu après 14H00 (locales et GMT) pour disperser une foule de manifestants, avant de se rendre maîtres des lieux en quelques minutes.

Le régiment de sécurité présidentiel est l’unité du lieutenant-colonel Isaac Zida, désigné par l’armée samedi pour diriger un régime de transition après la chute du président Blaise Compaoré, chassé par la rue après 27 ans au pouvoir et réfugié en Côte d’Ivoire.

Tous les personnels de la radio-télévision ont été évacués, ainsi que les journalistes étrangers.

L’armée a simultanément pris le contrôle de la place de la Nation, haut lieu de la contestation publique, où des milliers de manifestants étaient réunis, selon un journaliste de l’AFP.

Des soldats sont arrivés à bord de plusieurs pick-up, ont tiré en l’air et ont lancé des grenades lacrymogènes, faisant fuir les manifestants.

Les soldats ont ensuite quadrillé la place, dont on ne peut pas approcher désormais à moins de 100 mètres.

Romandie.com avec(©AFP / 02 novembre 2014 15h58)