Posts Tagged ‘Seif el Islam’

Libye : des généraux proches de Kaddafi au Burkina

septembre 9, 2011

Des généraux proches de Mouammar Kaddafi, actuellement en fuite, seraient au Burkina après avoir transité par le Niger.

« Il y a trois à quatre semaines, une bande de généraux libyen et de hauts cadres proches de Kadhafi sont rentrés au Niger par Agadez, dans le nord du Niger » a expliqué une source Touareg de haut niveau à l’Afp, sans donner de précisions sur le nombre de généraux concernés.

« Après un séjour à Tahoua, au Sud d’Agadez, ils ont continué à Niamey, la capitale nigérienne, où ils ont procédé à d’importantes opérations bancaires à la Bisic (une banque libyenne) avant de continuer au Burkina Faso voisin », a expliqué cette même source.

Concernant Kaddafi, il est toujours introuvable. Jeudi, le Premier ministre nigérien Brigi Rafini, en visite au Burkina Faso, a affirmé que le Niger allait aviser concernant une éventuelle demande d’asile de Kaddafi. « Pour l’instant en tout cas, nous ne l’avons pas accueilli », a-t-il cependant tenu à préciser.

Prudence est mère de sureté

Ouagadougou et Niamey ont toujours démenti des informations faisant état de l’arrivée de l’ancien dictateur libyen sur leur territoire respectif. Plus prudent que son voisin, le Burkina Faso a même totalement exclu mardi d’accorder l’asile à Kaddafi « pour ne pas se créer des problèmes ».

Le guide déchu Mouammar Kaddafi fait en effet l’objet d’un avis de recherche international, après la diffusion vendredi d’une notice rouge par Interpol, alors que dans les derniers bastions pro-Kaddafi l’ultimatum pour une reddition sans combat expire samedi.

Jeuneafrique.com avec AFP

Libye : « notice rouge » d’Interpol pour la capture de Kaddafi

septembre 9, 2011

Interpol a émis une « notice rouge » contre l’ex-dirigeant libyen Mouammar Kaddafi. A la demande de la cour pénale internationale, les 188 pays membres de l’organisation policière devront coopérer afin de capturer le colonel.

L’arrestation de Mouammar Kaddafi devient une priorité internationale. Ce sont désormais 188 pays qui devront coopérer afin de capturer l’ex-dictateur libyen.

Interpol a en effet accepté la demande de la Cour Pénale internationale d’émettre une « notice rouge » contre le colonel, son fils Seif el-Islam ainsi que son beau-frère Abdallah Al-Senoussi, l’ancien chef des services du renseignement libyens. Tous trois étaient déjà visés par un mandat d’arrêt international émis par la CPI, suspectés de « crimes contre l’humanité » et notamment « meurtre et persécution ».

Cette nouvelle mesure « va restreindre significativement les possibilités pour ces trois hommes de franchir les frontières et sera un outil important pour aider à leur localisation et leur capture », a déclaré Ronald K. Noble, le secrétaire général d’Interpol.

Les pays membres de l’organisation policière internationale, basée en France, devront donc « prendre toutes les mesures conformes à leur législation pour aider la CPI à localiser et interpeller Kaddafi », a indiqué le secrétaire général. « Interpol coopèrera et assistera la CPI et les autorités libyennes représentées par le Conseil national de transition pour appréhender Mouammar Kadhafi », a-t-il ajouté.

L’Algérie et la Libye devront coopérer

Pourquoi le procureur de la CPI, Luis Moreno Ocampo, a-t-il demandé l’aide d’Interpol jeudi, à travers cette « notice rouge »? L’émission d’une telle mesure par l’organisme international a de fortes chances d’être suivie d’avantage d’effets que le mandat international lancé par la CPI, et ce pour plusieurs raisons. D’une part l’Union africaine dispose d’une résolution, permettant aux États de ne pas suivre les décisions de la CPI.

D’autre part, certains États, membres d’Interpol, ne coopèrent pas avec la Cour pénale, et notamment l’Algérie et la Libye. Avec cette « notice rouge », l’Algérie, qui a adopté un statut ambigüe avec les nouvelles autorités libyennes et qui a accueilli des membres de la famille Kaddafi sur son sol, ne pourra faire fi de ces nouvelles recommandations de la communauté internationale.

La Libye devrait pour sa part, si elle venait à mettre la main sur son ex-« Guide », le remettre à la CPI, afin que le colonel soit jugé par un tribunal international, et non sur le sol libyen.

Jeuneafrique.com avec AFP