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Canada: Un séisme de magnitude 3,3 ressenti sur l’île de Montréal

mars 6, 2020
Le séisme a été ressenti à Montréal dans la nuit de jeudi à vendredi.
© /Radio-Canada Le séisme a été ressenti à Montréal dans la nuit de jeudi à vendredi.
Un tremblement de terre de magnitude 3,3 a secoué l’île de Montréal vendredi, au milieu de la nuit.

La secousse a été ressentie à 3 h 22, au centre-ville et dans l’est de la ville. Séismes Canada a révisé à la hausse sa première estimation de la magnitude, qui était 2,7.

Selon Séismes Canada, l’épicentre était à environ 9 kilomètres au nord-est de l’est de l’île de Montréal, à une profondeur de 12 kilomètres.

De tels tremblements de terre sont enregistrés par les sismographes locaux, mais ils ne sont généralement pas ressentis, selon Séismes Canada. Entre les magnitudes 3,5 et 5,4, ils sont souvent ressentis, mais causent rarement des dommages.

L’incertitude dans l’estimation de la magnitude est approximativement plus ou moins 0,3 unité. Les estimations de magnitude sont souvent révisées par les sismologues à mesure qu’ils obtiennent et analysent des données supplémentaires.

De plus, les effets des tremblements de terre varient grandement selon la distance et les conditions du sol, notamment.

Il s’agit du septième tremblement de terre à avoir été constaté au Québec depuis le début de l’année, mais du premier à être signalé en région urbaine.

Les deux plus récents sont survenus dans les Laurentides : le 22 février, de magnitude 2,9, à 10 kilomètres au sud-ouest de Sainte-Agathe-des-Monts, et le 7 février, de magnitude 3, à 22 kilomètres au sud-ouest de L’Annonciation.

Le 2 février, une secousse de magnitude 3,1 a été enregistrée en Outaouais, à 19 kilomètres au nord-ouest de Maniwaki.

Trois séismes ont été mesurés les 13, 14 et 17 janvier au sud-est de Huntingdon, en Montérégie. Leur magnitude variait entre 2,6 et 4.

Par ailleurs, un séisme de 2,3 a été ressenti jeudi dans la région Chaleur dans le nord-est du Nouveau-Brunswick.

Avec CBC/Radio-Canada

Séisme de magnitude 7 en Papouasie-Nouvelle-Guinée, alerte tsunami

octobre 10, 2018

Sydney – Un séisme de magnitude 7 a frappé l’île de Nouvelle-Bretagne en Papouasie-Nouvelle-Guinée, déclenchant une alerte au tsunami, a annoncé mercredi l’Institut américain de géophysique (USGS).

L’épicentre du tremblement de terre, qui s’est produit à 20h48 GMT à une profondeur de près de 40 kilomètres, est situé à 125 kilomètres à l’est de la ville de Kimbe, affirme l’USGS.

Le Centre d’alerte des tsunamis dans le Pacifique a prévenu qu’un raz-de-marée pourrait déferler sur les côtes de ce pays et les îles Salomon.

Les vagues devraient monter à moins de 0,3 mètre, avec une amplitude variable selon les îles.

Selon un porte-parole du Bureau de gestion des catastrophes naturelles papouasien à Port Moresby, il n’y avait pas de dégâts rapportés dans l’immédiat, mais des rapports pourraient parvenir plus tard dans la journée.

L’USGS a estimé sur son site internet qu’il y avait une « faible probabilité de victimes et de dégâts » à la suite du tremblement de terre. Mais, a-t-il rappelé, « des séismes récents dans cette région ont provoqué des catastrophes subséquentes comme des tsunamis, des glissements de terrain et des coulées de boue qui ont pu contribuer à des pertes en vies humaines ».

La Papouasie-Nouvelle-Guinée, située sur la « ceinture de feu », zone sismique redoutable, se remet encore d’un séisme de magnitude 7,5 dans l’intérieur des terres, qui avait tué au moins 125 personnes, et coupé du monde certains villages de montagne.

Romandie.com avec(©AFP / 10 octobre 2018 22h20)                                                        

Haïti: au moins 11 morts dans un séisme de magnitude 5,9

octobre 7, 2018

Vue de Port-au-Paix, en Haïti, le 7 mai 2016 / © AFP/Archives / HECTOR RETAMAL

Au moins 11 personnes ont été tuées dans le nord-ouest d’Haïti, secoué par un séisme d’une magnitude de 5,9 samedi en fin de soirée, ont annoncé les autorités.

Le bilan est jusqu’à présent de onze morts, et une cellule de crise a été mise en place, a déclaré à l’AFP Eddy Jackson Alexis, porte-parole du gouvernement haïtien.

L’épicentre de la secousse, d’une magnitude de 5,9, a été enregistré à 19 kilomètres au nord-ouest de la ville côtière de Port-de-Paix, a annoncé l’institut géologique américain USGS.

Une cellule de crise, incluant plusieurs ministères, a été mise en place « afin de coordonner l’ensemble des réponses d’urgence à apporter », a tweeté le Premier ministre d’Haïti, Jean-Henry Céant.

De son côté, le président Jovenel Moïse a exhorté, sur Twitter, la population « à garder son calme », ajoutant que « le système de gestion de risques et les directions régionales de la Protection civile sont en alerte pour assister les habitants des zones touchées ».

« Des blessés sont actuellement accueillis et soignés dans les hôpitaux du département », avait dans un premier temps indiqué la protection civile haïtienne dans un communiqué. « Ailleurs, des cas de blessés, pour la plupart légers, ont été également enregistrés à la suite de mouvements de panique causés par la secousse », a-t-elle ajouté.

Deux légères répliques ont été ressentiées dans le nord-ouest, a ajouté la protection civile, qui a indiqué qu’aucune alerte au tsunami n’avait été émise.

Des photos de maisons aux murs endommagés et de bâtiments partiellement détruits circulent sur les réseaux sociaux sans que leur authenticité ne puisse être établie.

Région la plus pauvre du pays, le nord-ouest compte beaucoup de zones enclavées faute de routes en bon état.

La secousse de plusieurs secondes a été ressentie jusque dans la capitale Port-au-Prince, suscitant l’émotion auprès des habitants qui restent traumatisés par le séisme qui avait ravagé la ville et ses environs en 2010.

Le 12 janvier 2010, un tremblement de terre d’une magnitude de 7 sur l’échelle de Richter avait causé la mort de plus de 200.000 personnes, en blessant plus de 300.000 autres.

Plus d’un million et demi de personnes s’étaient trouvées à la rue à la suite de cette catastrophe dont les dégâts avaient été évalués à hauteur de 120% du PIB national.

Les structures et l’organisation de l’État haïtien avaient beaucoup souffert de la catastrophe. Au bout de trois jours, l’état d’urgence avait été déclaré sur l’ensemble du pays pour un mois. De très nombreux bâtiments avaient été détruits, dont le Palais national et la cathédrale Notre-Dame de Port-au-Prince.

Romandie.com avec(©AFP / (07 octobre 2018 07h18)

Cadavres ensevelis en Indonésie: un risque sanitaire infime

octobre 6, 2018

Sauveteurs à Palu (Indonésie) le 5 octobre 2018. / © AFP / ADEK BERRY

Si « traiter avec les morts est l’une des choses les plus difficiles après une catastrophe naturelle », les très nombreux cadavres toujours ensevelis huit jours après le séisme et le tsunami en Indonésie ne présentent pas de risque épidémique, selon les experts, qui bousculent une idée reçue.

– Les cadavres représentent-ils un risque sanitaire ?

« Les morts causés par des événements traumatiques (catastrophes naturelles, accidents ou guerres) ne représentent pas de danger pour la santé », des population survivantes note l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans une de ses notices techniques.

Même en décomposition, ces corps ne sont pas plus vecteur de contamination qu’avant le décès de la personne.

La situation serait différente s’il s’agissait de cadavres de personnes décimées par une épidémie mais les séismes, les éruptions volcaniques, les tsunamis ou encore les cyclones n’ont jamais été suivis d’épidémies majeures.

« La priorité doit être donnée aux vivants », rappelle l’organisation.

– Quels risques réels représentent ces corps ?

Si les risques d’épidémie restent un mythe, les répercutions psychiques sont bien réelles.

Les survivants sont confrontés à un double traumatisme: la perte d’êtres chers et le fait de s’être trouvé face à la mort à grand échelle, d’où la nécessité « de procéder à la collecte des cadavres le plus tôt possible », note l’OMS.

Même si ce n’est pas le plus grave, l’odeur et l’aspect des cadavres présentent tout de même un problème, estiment certains spécialistes.

Dans les climats chauds, un corps va commencer à se décomposer dans les 12 à 48 heures.

Les cadavres en décomposition triplent de volume et changent de couleurs. Ils émettent également des odeurs souvent intolérables pour les vivants.

– Cette peur d’épidémie, injustifiée, est-elle nuisible ?

Si les cadavres doivent être rapidement soustrais du regard des survivants pour des raisons psychologiques et par respect pour la dignité des personnes décédées, il est contre-productif de les enterrer rapidement.

« Il est beaucoup plus important que les survivants identifient leurs morts et les enterrent conformément à leurs coutumes », estiment les médecins, suggérant que les corps soient, dans un premier temps, simplement rassemblés dans des lieux où ils pourront être identifiés.

Car, selon l’OMS, « lorsque les victimes ont été enterrées dans des fosses communes ou incinérées sans avoir été dûment identifiées, une situation de douleur prolongée et d’incertitude s’installe chez les proches ».

De plus, la peur des épidémies provoquée par les cadavres ou les charognes entraîne souvent un gaspillage de ressources vers des programmes de vaccination ou de désinfection, très visibles politiquement mais inutiles.

Il est beaucoup plus important que les ressources disponibles soient utilisées pour soigner les vivants, fournir de l’eau potable, évacuer les eaux usées…

– Qu’en est-il des sauveteurs ?

S’il n’y a pas de risque d’épidemie, manipuler un mort n’est pas sans risque. Les équipes, souvent composées de simples survivants et de bénévoles, doivent porter des gants et des bottes et se laver les mains avec du savon après avoir touché un cadavre.

Vu les conditions difficiles de travail, l’OMS conseille de vacciner les sauveteurs contre le tétanos et d’intervenir rapidement en cas de blessure.

Mais surtout, les services de santé doivent se préparer: « le traitement d’un grand nombre de cadavres peut avoir un sérieux impact sur la santé mentale des membres de l’équipe ». « Les effets peuvent prendre une variété de formes et peuvent se produire immédiatement après l’événement ou beaucoup plus tard ».

Romandie.com avec(©AFP / (06 octobre 2018 18h23)

À Palu, le pillage seule solution pour ceux qui n’ont plus rien

septembre 30, 2018

Des habitants de Palu pillent des magasins dans la ville de Palu, dans l’île indonésienne des Célèbes, le 30 septembre 2018 / © AFP / BAY ISMOYO

Biscuits, chips, couches, bouteilles de gaz… Dans le supermarché aux vitres cassées, hommes et femmes remplissent leurs sacs de tout ce qu’ils y trouvent, avec l’assentiment des autorités face à l’aide qui tarde dans la ville indonésienne de Palu, dévastée par un séisme.

« On ne nous aide pas, on a besoin de manger. Nous n’avons pas d’autre choix pour manger », se justifiait dimanche l’un des pillards.

« Les magasins sont fermés et les marchés sont vides », explique « Eddy », 33 ans. « Donc on doit piller les magasins les uns après les autres ».

Les autorités indonésiennes ont annoncé qu’elles ne sanctionneraient pas les pilleurs et rembourseraient les propriétaires des magasins.

« On a demandé (aux distributeurs) Alfamart et Indomaret de laisser les gens prendre des marchandises. Il faut qu’ils enregistrent tout et nous paierons, ce ne sera pas du pillage », a annoncé le ministre de l’Intérieur, Tjahjo Kumolo, selon un communiqué.

Des habitants de la ville de Palu, sur l’île indonésienne des Célèbes dévastée par un séisme, pillent un magasin le 30 septembre 2018 / © AFP / BAY ISMOYO

Deux jours après le tremblement de terre de magnitude 7,5, suivi d’un tsunami, qui a secoué l’île des Célèbes faisant au moins 832 morts, tout manque: nourriture, eau et carburant. Et ils sont des centaines à piller supermarchés et stations-services.

« C’est une crise : il n’y a pas de nourriture, rien! », lance un autre. « A manger, de l’eau, c’est ce dont nous avons désespérément besoin! ».

Tout d’un coup, deux petites répliques se font ressentir dans le bâtiment: les gens crient: « tremblement de terre! tremblement de terre! ». Beaucoup d’habitants ont dormi dehors, craignant de nouvelles secousses.

Mais une fois l’angoisse passée, de plus en plus de pillards se massent devant le magasin.

La police assiste, sans intervenir, au pillage d’un magasin à Palu, sur l’île indonésienne des Célèbes frappée par un séisme, le 30 septembre 2018 / © AFP / BAY ISMOYO

– Cuisines mobiles –

« C’est la situation qui nous force à faire cela, on a besoin de tout », argumente un adolescent, venus avec d’autres jeunes. « On a pris tout ce qu’on pouvait, on ne peut même pas cuisiner, c’est pour ça que nous pillons ».

L’aide commence seulement à parvenir dans l’île située au centre de l’archipel indonésien.

Les autorités sont en train d’acheminer des cuisines mobiles capables de fournir quelque 36.000 repas par jour, des milliers de matelas, des couvertures et des nouilles instantanées.

Pillage dans un magasin de Palu, sur l’île indonésienne des Célèbes frappée par un séisme, le 30 septembre 2018 / © AFP / BAY ISMOYO

Mais ces vivres n’arrivent pas assez rapidement pour les habitants.

Quelques policiers, stationnés devant le magasin ou encore dans le commissariat en face, sont témoins de la scène. Dépassés, il n’essayent pas d’intervenir.

Dans une station-service voisine, un groupe essaye de siphonner une réserve de carburant en sous-sol.

« Il n’y a qu’une station service qui fonctionne, les gens sont désespérés », explique à l’AFP Ray Pratama, un photographe local, qui n’a pas pris part au pillage.

La foule remplit des jerrycans, des bouteilles, et même des casseroles avec le précieux carburant.

« Si vous vendez à un prix raisonnable ok, mais ils ont augmenté énormément les prix, pour les produits essentiels », s’indigne une femme.

Romandie.com avec(©AFP / (30 septembre 2018 13h06)

Plusieurs centaines de morts après un séisme et un tsunami en Indonésie

septembre 29, 2018

Un homme parmi les débris de sa maison à Palu, ville indonésienne dévastée par un séisme suivi d’un tsunami, le 29 septembre 2018 n / © AFP / Bay ISMOYO

Le puissant séisme suivi d’un tsunami qui a frappé vendredi l’île des Célèbes en Indonésie a fait près de 400 morts, alors que les hôpitaux locaux peinent à faire face à cette situation d’urgence et que les secours tentent d’atteindre la région.

« 384 personnes sont mortes », selon les chiffres des hôpitaux, a indiqué samedi Sutopo Purwo Nugroho, porte-parole de l’agence de gestion des catastrophes. Le nombre de blessés a atteint 540, a-t-il ajouté, au cours d’un point de presse.

« Nous avons déployé des milliers de personnes, notamment de l’armée et de la police ». Plus de 17.000 personnes ont été évacuées à ce stade, un chiffre qui devrait augmenter, selon l’agence.

Les images venues de la ville de Palu (350.000 habitants) sur la côte ouest des Célèbes montraient des corps allongés près de la côte, certains recouverts de couvertures bleues. Des carcasses de véhicules et des bâtiments réduits à des tas de débris témoignent de la violence des secousses et de la vague qui s’est abattue sur la côte.

L’agence s’inquiète aussi du sort de plusieurs centaines de personnes qui travaillaient à la préparation d’un festival sur une plage de Palu vendredi soir peu avant le tsunami.

Un homme porte le corps d’un enfant, après le séisme et le tsunami qui ont frappé la ville indonésienne de Palu, le 29 septembre 2018n / © AFP / MUHAMMAD RIFKI

Alors que certains hôpitaux sont endommagés et d’autres dépassés par l’afflux de victimes, de nombreux blessés étaient soignés en plein air. Des habitants transportaient tant bien que mal des corps sans vie. Ailleurs, un homme portait le corps d’un enfant couvert de boue.

Le séisme a frappé essentiellement Palu et la région proche de Donggala. « A Palu (…) il y a des bâtiments, des maisons, qui ont été détruites. (…) des hôtels, des hôpitaux », a indiqué le porte-parole.

« Nous pensons que des dizaines ou des centaines (de victimes) n’ont pas encore été dégagées des décombres. Le principal centre commercial de Palu (…) s’est effondré ». « L’hôtel Rua-Rua (…) s’est affaissé, il avait 80 chambres dont 76 étaient occupées », a-t-il détaillé.

« La Croix-Rouge indonésienne fait une course contre la montre pour porter assistance aux survivants mais nous ne savons pas ce que nous allons trouver là-bas », a observé Jan Gelfand, un responsable de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) à Jakarta.

Séisme en Indonésie / © AFP / AFP

Alors que les secousses ont été ressenties à des centaines de kilomètres, très peu d’informations parvenaient de Donggala, une région au nord de Palu où au moins une personne a trouvé la mort dans les tremblements de terre. « Nous n’avons pas d’information de Donggala et c’est très préoccupant », a souligné ce responsable.

– Des hôtels et un centre commercial détruits –

D’une magnitude de 7,5, selon l’institut géologique américain (USGS), le séisme qui a frappé l’île juste avant 11H00 GMT vendredi est plus puissant que la série de tremblements de terre qu’a connue l’Indonésie en août et qui avait fait plus de 500 morts et environ 1.500 blessés sur l’île de Lombok, voisine de Bali.

Un tsunami s’est déclenché peu après sur la côte proche de Palu.

Les rues dévastées de Palu, dans l’île des Célèbes en Indonésie, après un puissant séisme et un tsunami, le 29 septembre 2018 / © AFP / MUHAMMAD RIFKI

La panique a poussé les habitants à fuir vers les hauteurs de la ville, selon des images des télévisions locales. Une vidéo montre une vague imposante s’abattre sur plusieurs bâtiments et inonder une mosquée.

« J’ai commencé à courir quand j’ai vu des vagues s’abattre sur la côte », a expliqué à l’AFP Rusidanto, un habitant de Palu, qui comme de nombreux indonésiens ne porte qu’un nom.

– L’armée appelée à l’aide –

Des images diffusées par l’agence de gestion des catastrophes montrent d’importants dégâts : un centre commercial effondré, des routes fissurées. Des vidéos montrent que le pont suspendu jaune emblématique de la ville s’est effondré, précipitant des véhicules dans l’eau.

La ceinture de feu du Pacifique / © AFP / Sabrina BLANCHARD

Une route stratégique pour rejoindre la ville a été bloquée par un glissement de terrain, selon l’agence.

L’électricité est partiellement coupée dans la ville, l’aéroport a été fermé ainsi que certains axes routiers menant à la ville.

Le président indonésien Joko Widodo a annoncé que l’armée avait été appelée pour aider aux opérations de recherches de victimes dans la zone.

L’Union européenne a activé un satellite pour aider les autorités indonésiennes à cartographier la situation.

Les séismes / © AFP/Archives /

L’épicentre du séisme se situe à 78 kilomètres au nord de Palu. Le séisme a été ressenti jusque dans le sud à Makassar, la capitale de l’île. La terre a aussi tremblé sur l’île voisine de Kalimantan (partie indonésienne de Borneo), de l’autre côté du détroit de Makassar.

L’Indonésie, un archipel de 17.000 îles et îlots qui s’est formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne, eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique.

Le 26 décembre 2004, l’Indonésie avait été frappée par une série de séismes dévastateurs, dont l’un de magnitude 9,1 sur l’île de Sumatra. Ce tremblement de terre avait suscité un tsunami qui avait tué 220.000 personnes dans la région, dont 168.000 rien qu’en Indonésie.

En 2006, près de 6.000 personnes avaient péri dans un séisme sur l’île de Java. Le tremblement de terre de magnitude 6,3 (d’après l’USGS) s’était produit dans une zone peuplée au sud de la grande ville universitaire de Yogyakarta.

Romandie.com avec(©AFP / (29 septembre 2018 16h51)

Indonésie: un fort séisme de 7,5 frappe les Célèbes, « nombreux » bâtiments détruits

septembre 28, 2018

Une habitante devant un mur en briques qui s’est effondré dans sa maison du village de Tobadak sur l’île des Célèbes après un puissant séisme, le 28 septembre 2018 / © AFP / NURPADILA

Un fort séisme de magnitude 7,5 a secoué vendredi l’île des Célèbes, au centre de l’Indonésie et de « nombreux » bâtiments ont été détruits selon les autorités indonésiennes qui n’ont pas communiqué d’information sur d’éventuelles victimes dans l’immédiat.

« Nous avons reçu des indications selon lesquelles plusieurs bâtiments ont été détruits dans le tremblement de terre », a indiqué le porte-parole de l’agence de gestion des catastrophes indonésienne Sutopo Purwo Nugroho. « Les habitants ont paniqué et se sont enfui de leurs maisons », a-t-il dit selon un communiqué.

Des images diffusées par l’agence montrent un centre commercial très endommagé dans la ville de Palu avec au moins un étage effondré. D’autres photos témoignent de dégâts importants sur des bâtiments ainsi que sur des routes et des trottoirs fissurés.

Des équipes de secours ont été envoyées dans les zones les plus touchées, a précisé le responsable.

Le tremblement de terre d’une magnitude de 7,5, selon l’institut américain USGS, a frappé le centre de l’île des Célèbes peu avant 18H00 locales (10H00 GMT) à une faible profondeur de 10 kilomètres, quelques heures après une première secousse plus réduite qui a tué au moins une personne dans la même région.

Ce séisme est d’une magnitude plus importante que la série de violents tremblements de terre qui ont fait plus de 500 morts et environ 1.500 blessés en août sur l’île de Lombok, voisine de Bali.

Photographie diffusée le 28 septembre 2018 par l’agence indonésienne de gestion des catastrophes (National Agency for Disaster Management, BNPB) montrant une maison effondrée après un séisme à Donggala dans le centre de l’île des Célèbes en Indonésien / © BNPB/AFP / Handout

– Alerte au tsunami levée –

L’agence de gestion des catastrophes qui avait lancé une alerte au tsunami dans la foulée de l’annonce a ensuite levé son avertissement.

Ce fort séisme a son épicentre à 78 kilomètres au nord de la ville de Palu, capitale de la province du centre des Célèbes, et a été ressenti jusque dans le sud à Makassar, la capitale de l’île. La terre a aussi tremblé sur l’île voisine de Kalimantan, à Samarinda, de l’autre côté du détroit de Makassar.

« Je m’apprêtais à prier, mais quand j’ai entendu des gens crier +tremblement de terre!, tremblement de terre!+, je me suis arrêté », a raconté à l’AFP Andi Temmali, un habitant de Wajo, au sud de Palu.

Lisa Soba Palloan, une habitante de Toraja, à quelque 175 kilomètres de Palu, a confirmé à l’AFP que des secousses ont été ressenties sur place vendredi.

Séisme en Indonésie / © AFP / AFP

« La dernière était vraiment importante. Tout le monde est sorti de sa maison et criait de peur », a-t-elle raconté.

L’Indonésie, un archipel de 17.000 îles et îlots qui s’est formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne, eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique.

le 26 décembre 2004, l’Indonésie a été frappée par une série de séismes dévastateurs, dont l’un d’une magnitude de 9,1 sur l’île de Sumatra. Ce tremblement de terre a créé un vaste tsunami qui a tué 220.000 personnes dans la région, dont 168.000 en Indonésie.

En 2006, près de 6.000 personnes ont péri dans un violent séisme qui a frappé l’île de Java. Le tremblement de terre de magnitude de 6,3 (USGS) s’est produit dans une zone peuplée au sud de la grande ville universitaire de Yogyakarta. La catastrophe a fait environ 38.000 blessés.

Romandie.com avec(©AFP / (28 septembre 2018 15h19)

Séisme de magnitude 7,1 à la frontière entre Pérou et Brésil, pas de victimes

août 24, 2018

Un homme regarde les décombres d’une maison après un trmblement de terre à Acari, dans le sud du Pérou, le 14 janvier 2018. / © AFP / STR

Un séisme de magnitude 7,1 s’est produit vendredi dans une zone frontalière entre le Pérou et le Brésil sans causer de dégâts, selon les autorités.

La secousse s’est produite à une profondeur de 609 km, selon l’Institut américain de Géophysique.

« Pour le moment, aucune victime ou dégât n’ont été signalés. Nous continuons à suivre la situation », a indiqué l’Institut national de la Défense civile.

Son responsable, Jorge Chávez, a expliqué qu’en raison de la profondeur de la secousse, avec un épicentre situé dans une zone frontalière inhabitée, aucun décès ou dégâts matériels n’ont pour l’instant été signalés.

« En raison de la grande profondeur du séisme, la force s’est dissipée et les dégâts ne sont pas si importants », a-t-il annoncé à la radio RPP.

« La profondeur (où se situe l’épicentre) fait qu’il n’y a pas de dégâts superficiels », a-t-il précisé.

Séisme au Pérou / © AFP / Anella RETA

L’Institut de géophysique du Pérou a indiqué que l’épicentre du séisme avait été localisé à 123 km au sud de la localité de Purus, dans la région forestière de Ucayali.

Le séisme s’est produit peu après 09H00 GMT en pleine forêt amazonienne, à quelque 140 km à l’ouest de la ville d’Iberia au Pérou, selon l’USGS.

Le séisme a été ressenti dans les régions de Madre Dios, Apurimac, Cusco et Moquegua, dans l’est du Pérou.

Le Pérou se situe sur une zone sismique surnommée la « Ceinture de feu du Pacifique ». En janvier, un séisme de magnitude 7,1 avait déjà causé la mort de deux personnes dans la ville d’Acari, dans le sud du pays.

Romandie.com avec(©AFP / (24 août 2018 15h25)

Indonésie: le bilan du séisme monte à 131 morts, plus de 156.000 déplacés

août 8, 2018

Un homme transporte un réfrigérateur extirpé des ruines d’une boutique le 8 août 2018 à Bangsal, en Indonésie / © AFP / ADEK BERRY

Le bilan du violent séisme qui a frappé l’île indonésienne de Lombok est monté à 131 morts mercredi, alors que les autorités manquaient de nourriture, d’eau potable et d’aide médicale pour approvisionner quelque 156.000 habitants évacués dans des abris de fortune.

Des villageois apeurés ont abandonné leurs maisons pour se réfugier sous des tentes ou abris bâchés aménagés le long des routes ou dans des rizières sous la chaleur tropicale de l’archipel d’Asie du Sud-Est.

Certains campements manquent de nourriture pour les personnes qui y sont temporairement hébergées, tandis que d’autres déplacés souffrent de traumatismes psychologiques consécutifs au tremblement de terre de magnitude 6,9 dimanche. Il est survenu une semaine après un autre séisme qui a fait au moins 17 morts sur l’île volcanique prisée des touristes pour ses plages et ses sentiers de randonnées.

« Nous avons encore besoin d’aide pour le long terme, même après avoir reçu de l’aide de différents gouvernements » régionaux, a déclaré un porte-parole de l’Agence nationale de gestion des catastrophes, Sutopo Purwo Nurgroho.

– « Phase critique » –

Des secouristes transportent le 8 août 2018 à Bangsal la dépouille d’une victime d’un séisme meurtrier en Indonésie / © AFP / ADEK BERRY

Le nombre de blessés graves atteint désormais 1.477, tandis que des dizaines de milliers de maisons ont été endommagées ou détruites, selon les autorités qui s’attendent à une nouvelle augmentation du bilan des victimes dans les jours à venir.

Les secours ont continué de déblayer les décombres à l’aide d’excavateurs. Des dizaines de milliers de maisons ont été endommagées, selon les autorités.

« Les corps commencent à sentir et nous pensons que certaines personnes ensevelies sont vivantes — c’est la raison pour laquelle nous sommes dans une phase critique », a souligné M. Sutopo.

La province des Petites îles de la Sonde occidentales (West Nusa Tenggara), où se trouve Lombok, manque cruellement de nourriture, de médicaments et de personnel médical dans les zones les plus affectées, a indiqué le gouverneur, Muhammad Zainul Majdi.

Indonésie: les sauveteurs tentent de retrouver des survivants / © AFP / Jonathan Klein

« Nos ressources humaines sont limitées. Il faut des auxiliaires médicaux dans les abris de fortune et d’autres doivent être mobiles », a-t-il déclaré à l’AFP.

« L’ampleur de ce tremblement de terre est énorme pour nous ici, c’est notre première expérience » de la sorte, a encore dit le gouverneur.

– « Détruits à presque 100% » –

« J’ai vu mon voisin mourir dans les décombres, il avait appelé à l’aide mais je n’ai pas pu le sauver car nous sommes partis en courant » au moment du séisme, a raconté Joriah, un rescapé.

Vue aérienne d’une foule attendant de quitter l’île indonésienne de Gili Trawangan, voisine de celle de Lombok, frappée dimanche par un séisme meurtrier, le 8 août 2018 / © @trufflejournal/AFP / Melissa DELPORT

Dans certaines parties de l’île d’une superficie de quelque 4.700 km2, des villages ont été presque entièrement détruits.

« Certains villages que nous avons visités sont détruits à presque 100%, toutes les maisons se sont effondrées, les routes sont fissurées et les ponts se sont écroulés », a déclaré à l’AFP un porte-parole de la Croix-Rouge indonésienne, Arifin Muhammad Hadi.

Mais de nombreux agriculteurs sont réticents à l’idée de quitter leurs maisons endommagées et d’abandonner leur cheptel.

« C’est une situation typique de victimes de tremblement de terre en Indonésie. Les habitants veulent rester près de leur source de revenus car ils ne peuvent pas venir dans des abris de fortune avec leur cheptel », a expliqué M. Hadi.

Recherches dans les décombres de bâtiments effondrés, le 8 août 2018 à Sigar Penjalin, en Indonésie, après le sésime meurtrier de dimanche sur l’île de Lombok / © AFP / SONNY TUMBELAKA

L’aide aux sinistrés s’organise, mais les équipes de secours éprouvent des difficultés à atteindre certaines zones en raison de routes endommagées par le séisme dans le nord et l’est de Lombok, territoires les plus proches de l’épicentre — loin des quartiers touristiques.

Trois avions militaires de transport Hercules remplis de nourritures, médicaments, couvertures, tentes et réservoirs d’eau sont arrivés à Lombok, selon l’armée.

Cependant, certains habitants évacués se sont plaints d’être abandonnés: « nous n’avons pas reçu la moindre aide, nous n’avons pas d’eau propre, donc quand nous voulons aller aux toilettes, nous utilisons l’eau d’une petite rivière proche », a raconté l’un d’eux, Multazam.

Par ailleurs, l’évacuation de touristes pour l’essentiel étrangers qui étaient sur les trois petites îles de Gili touchées par le séisme au large de la côte nord-ouest de Lombok est terminée, ont indiqué les autorités.

L’Indonésie, un archipel de 17.000 îles et îlots, se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique. Ce pays est frappé par de nombreux séismes, mais contrairement aux deux survenus à Lombok, la plupart ne sont guère dangereux.

Romandie.com avec(©AFP / (08 août 2018 13h20)

Séisme en Indonésie: au moins 37 morts, des dizaines de blessés

août 5, 2018

A l’extérieur d’un hôpital sur l’île indonésienne de Lombok, après un séisme de magnitude 7, le 5 août 2018 / © AFP / RITA SISWATI

Au moins 37 personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées dans un puissant séisme de magnitude 7 qui a secoué dimanche l’île indonésienne de Lombok (sud), semant la panique parmi les très nombreux touristes, ont annoncé les autorités.

Ce séisme est survenu une semaine après un premier tremblement de terre qui avait fait 17 morts sur cette île touristique située à l’est de Bali, où la secousse s’est également fait sentir au point de jeter des gens paniqués dans les rues.

Agung Pramuja, un haut responsable des secours de Mataram, principale ville de l’île, a indiqué à l’AFP que le bilan avait atteint 37 morts.

Auparavant, le porte-parole des équipes de sauvetage de Mataram, Agus Hendra Sanjaya, avait fait état de 19 corps à l’hôpital Tanjung (nord de Lombok). Parmi les victimes figurent un enfant d’un an et une personne de 72 ans. Au moins 52 personnes ont été blessées, avait-il ajouté.

Le séisme de dimanche s’est produit à 10 km de profondeur, a précisé l’Institut américain de géophysique (USGS).

Séisme en Indonésie / © AFP / AFP

Il a été suivi de deux secousses secondaires, dont une de magnitude 5,4, et d’une vingtaine de répliques.

L’épicentre se situait en mer à 18 km au nord-ouest de Lombok, loin des principaux endroits touristiques du sud et de l’ouest de l’île.

Les autorités ont immédiatement lancé une alerte au tsunami qui a été levée par la suite.

Un porte-parole de l’agence indonésienne de gestion des catastrophes, Sutopo Purwo Nugroho, a indiqué que de nombreux bâtiments avaient été endommagés à Mataram.

Un temple balinais partiellement détruit après le séisme de magnitude 7 qui a secoué l’île indonésienne de Lombok (sud), le 5 août 2018 / © AFP / Gung Aji Ngurah

« Il s’agissait pour la plupart de bâtiments construits avec des matériaux peu résistants », a-t-il cependant précisé.

Des habitants de Mataram ont décrit une forte secousse qui a jeté les habitants dans les rues, coupé l’électricité et entrainé l’évacuation des patients du principal hôpital de la ville.

« Tout le monde est sorti immédiatement des maisons, tout le monde panique », a expliqué à l’AFP Iman, un résident de Mataram.

Le ministre de l’Intérieur de Singapour, K. Shanmugam, qui se trouvait à Lombok pour une conférence sur la sécurité au moment du séisme a décrit sur Facebook comment sa chambre d’hôtel au 10e étage s’est mise à trembler violemment. « Des murs se fissuraient, c’était impossible de tenir debout », a-t-il écrit.

Nouveau séisme sur l’île indonésienne de Lombok / © AFP / Ahmad Ridwan Nasution, Farid Addala

« Le séisme et quatre répliques y ont été fortement ressentis, une partie de notre hôtel est détruite, comme des habitations de l’île », a raconté à l’AFP un touriste lyonnais, Jean Sannier, en vacances sur l’île de Gili Meno en face de Lombok.

De nombreux touristes français sont présents sur cette petite île, a souligné M. Sannier qui a indiqué que l’un d’eux avait eu la jambe cassée.

Il y a une semaine, un séisme de magnitude 6,4, mais beaucoup moins profond, avait fait 17 morts et détruit des centaines de bâtiments sur l’île de Lombok. Il avait provoqué des glissements de terrain, prenant au piège des randonneurs sur les sentiers de montagne de l’île.

L’Indonésie est située sur la fameuse « ceinture de feu » du Pacifique, là où des plaques tectoniques se rejoignent et où se produisent beaucoup d’éruptions volcaniques et de tremblements de terre.

En 2004, un tsunami provoqué par un séisme sous-marin de magnitude 9,3 au large de Sumatra (ouest de l’Indonésie) avait fait 220.000 morts dans les pays riverains de l’Océan indien, dont 168.000 en Indonésie.

Romandie.com avec(©AFP / 05 août 2018 20h49)