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Indonésie: au moins 14 morts dans un puissant séisme sur l’île de Lombok

juillet 29, 2018

Un Indonésien devant les ruines de maisons après un puissant séisme, sur l’île de Lombok le 29 juillet 2018 / © AFP / Aulia AHMAD

Au moins 14 personnes sont mortes dimanche à la suite d’un séisme de magnitude 6,4 sur l’île touristique de Lombok, dans le sud-est de l’Indonésie, qui a en outre endommagé des milliers d’habitations, ont annoncé les autorités.

Ce puissant tremblement de terre a provoqué des scènes de panique, des habitants ayant fui leurs maisons et des occupants d’hôtels s’étant précipités à l’extérieur. Le séisme, dont l’épicentre était situé à une faible profondeur, sept kilomètres, a eu lieu à 06h47 heure locale dimanche (22h47 GMT samedi).

Il a été suivi par plus de 120 répliques, dont la plus forte enregistrée a été de magnitude 5,7, a fait savoir l’agence indonésienne de géophysique et de météorologie.

Le président indonésien Joko Widodo devait se rendre sur place lundi matin, a dit son porte-parole.

« 14 personnes sont mortes, 162 ont été blessées et des milliers d’habitations ont été endommagées », a fait savoir dans un communiqué un porte-parole de l’agence indonésienne de gestion des catastrophes, Sutopo Purwo Nugroho, soulignant que cinq enfants avaient péri.

Le ministère malaisien des Affaires étrangères a déclaré qu’une de ses ressortissantes avait péri dans le séisme et que six autres étaient blessés.

Séisme en Indonésie / © AFP / AFP

– Panique –

« Ils se trouvaient tous au pied du mont Rinjani, un volcan culminant à quelque 3.700 mètres et dont les sentiers de randonnée sont très populaires. quand l’incident s’est produit », a-t-il précisé, parlant de ce

Les multiples répliques ont contribué à entretenir la panique dans certains villages, comme à Sembalun, dans l’est de l’île, selon un journaliste de l’AFP.

Plus de 200 personnes dont les maisons ont été endommagées ou détruites ont dressé des tentes. Certaines refusaient de rentrer chez elles de crainte que de nouvelles secousses n’achèvent de détruire leur domicile. Le toit d’une clinique locale s’est effondré, ses murs fissurés.

Des habitants ont expliqué à l’AFP qu’ils avaient besoin de couvertures et de nourriture.

Un responsable de la sécurité dans un village indonésien examine les ruines de maisons après un puissant séisme sur l’île touristique de Lombok, le 29 juillet 2018 / © AFP / Aulia AHMAD

Le tremblement de terre a eu lieu à 50 kilomètres au nord-est de Mataram, la principale ville de Lombok. Cette île est une destination touristique réputée et se trouve à une centaine de kilomètres à l’est de l’île de Bali, elle aussi très touristique.

Autre conséquence du puissant séisme, les sentiers du mont Rinjani ont été fermés à la suite de glissements de terrain.

Deux touristes espagnols et un guide local qui escaladaient le mont au moment où le séisme s’est produit ont été légèrement blessés, a déclaré à l’AFP le propriétaire d’une maison d’hôtes proche du Rinjani.

« Des pierres tombaient sur eux au moment du tremblement de terre », a déclaré Karyadi, qui n’a qu’un patronyme comme nombre d’Indonésiens. « Nos hôtes étaient sous le choc. »

« Le séisme était très fort, tout le monde chez moi a paniqué, nous avons tous couru dehors », a déclaré à l’AFP Zulfikli, un habitant du nord de Lombok.

Puissant séisme sur l’île de Lombok en Indonésie / © AFP / Abdul Latief Apriawan

« Tous mes voisins sont sortis eux aussi et l’électricité a été coupée », a-t-il ajouté.

A l’hôtel Katamaran sur la plage de Senggigi, une trentaine d’hôtes se sont précipités dans le lobby de l’établissement pendant une demi-heure, avant de regagner leurs chambres.

« Ils se sont calmés et sont retournés dans leurs chambres quand nous leur avons expliqué que le séisme n’avait pas entraîné de tsunami », a raconté à l’AFP le réceptionniste de l’hôtel, Nyoman Suwarningsih.

Le séisme a aussi été ressenti sur les petites îles de Gili, au large de Lombok, des destinations touristiques populaires, ainsi qu’à Bali.

Aucune alerte au tsunami n’a été déclenchée, a dit le porte-parole de l’agence indonésienne de géophysique et de météorologie Hary Tirto Djatmiko.

L’Indonésie, un archipel de 17.000 îles et îlots, se trouve sur la Ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique. Ce pays est frappé par de nombreux séismes, mais la plupart ne sont pas dangereux.

En 2004, un tsunami provoqué par un séisme sous-marin de magnitude 9,3 survenu au large de l’île de Sumatra, dans l’ouest de l’archipel, a provoqué la mort de 220.000 personnes dans les pays qui bordent l’océan Indien, dont 168.000 en Indonésie.

Romandie.com avec(©AFP / 29 juillet 2018 18h49)

Séisme de magnitude 7,5 en Papouasie-Nouvelle-Guinée

février 25, 2018

Sydney – Un séisme de magnitude 7,5 a frappé le centre de la Papouasie-Nouvelle-Guinée dans la nuit de dimanche à lundi, mais aucune alerte au tsunami n’a été émise, a annoncé l’institut américain de géophysique, USGS.

L’épicentre est situé à 90 km au sud de Porgera, dans la province montagneuse d’Enga, et à 35 km de profondeur.

Selon un sismologue de l’Observatoire de Géophysique dans la capitale Port Moresby, le séisme a été ressenti jusqu’au mont Hagen, à 168 km de là.

« Cela va prendre du temps pour acheminer nos équipes sur place et avoir une idée claire des conséquences », a déclaré Felix Taranu.

Selon des messages postés sur les réseaux sociaux, des immeubles avaient subi des dégâts à Porgera, également touchée par des coupures d’électricité, a-t-il ajouté, sans faire état de blessés.

Selon l’USGS, la région touchée abrite « un mélange de constructions à la fois vulnérables, et résistantes aux tremblements de terre ».

Les séismes sont fréquents en Papouasie-Nouvelle-Guinée qui se trouve sur la « ceinture de feu » du Pacifique, où se rencontrent des plaques tectoniques, source de fréquente activité sismique et volcanique.

Romandie.com avec(©AFP / 25 février 2018 21h38)                                            

Un puissant séisme secoue le Mexique, l’hélicoptère d’un ministre s’écrase

février 17, 2018

Dans une rue de Mexico, après le puissant séisme de magnitude 7,2 le 16 février 2018 / © AFP / Yuri CORTEZ

Un puissant séisme a secoué vendredi soir le Mexique sans provoquer de dégâts majeurs, mais l’hélicoptère d’un ministre qui se rendait sur les lieux s’est écrasé à l’atterrissage, faisant deux morts au sol.

L’hélicoptère transportait le ministre mexicain de l’Intérieur Alfonso Navarrete et le gouverneur de l’Etat d’Oaxaca Alejandro Murat, lesquels sont sains et saufs, a tweeté en fin de soirée le président Enrique Peña Nieto.

« Malheureusement, plusieurs personnes au sol ont perdu la vie et d’autres sont blessées » a ajouté le chef de l’Etat, qui a présenté ses condoléances aux familles des victimes.

Le ministère de l’Intérieur a précisé sur Twitter que l’accident avait fait deux morts au sol. Des images diffusées par la chaîne Televisa montraient l’hélicoptère gisant sur le côté. Selon un reporter de la chaîne présent à bord, l’appareil a chuté après avoir généré un grand nuage de poussière sur le terrain d’atterrissage.

L’accident a eu lieu à Pinotepa de San Luis, à environ 600 km au sud de Mexico, au coeur d’une zone frappée quelques heures plus tôt par un séisme de magnitude 7,2 qui n’a fait ni victime ni dégâts majeurs, selon les autorités.

Ce séisme, survenu cinq mois après un violent tremblement de terre qui avait tué 369 personnes dans la capitale, a été fortement ressenti à Mexico où il a provoqué la psychose.

« La ville fonctionne normalement, les dégâts sont très mineurs » a déclaré le maire de la mégalopole de 20 millions d’habitants, Miguel Angel Mancera, en début de soirée sur Milenio TV.

« Jusqu’à présent il n’y a pas de pertes de vies humaines ni de personnes blessées », a précisé de son côté le porte-parole de la présidence, Eduardo Sanchez.

La magnitude de la secousse, survenue à 17h39 heure locale (23h39 GMT), a été évaluée à 7,2 par l’institut américain de géophysique USGS et le service géologique mexicain.

Les autorités ont signalé des dommages structurels sur plusieurs immeubles de la ville de Pinotepa de San Luis ainsi qu’à Santiago Jamiltepec dans le même Etat d’Oaxaca.

La profondeur de l’hypocentre, à 37 km selon l’USGC, pourrait expliquer en partie pourquoi cette secousse violente n’a finalement eu que peu de conséquences.

– « Horriblement fort » –

Des milliers de personnes sont sorties précipitamment des immeubles de la capitale quand s’est déclenché le système d’alarme, annonciateur d’une secousse imminente, pour rejoindre des places ou des avenues et tenter ainsi d’éviter la possible chute de bâtiments.

La capitale est dotée d’un système d’alerte destiné à avertir la population quelques instants avant un séisme. Ce dispositif fonctionne grâce à une centaine de capteurs placés le long de la côte Pacifique, où le risque d’un séisme est le plus grand.

Les ondes sismiques peuvent mettre une minute à atteindre la capitale, à plusieurs centaines de kilomètres de là. Les dégâts peuvent y être considérables car la mégapole est bâtie sur le sol très meuble d’un ancien lac.

« Nous sommes sortis en courant, c’est la seule chose qu’on peut faire », a déclaré, les yeux rougis par l’émotion, Kevin Valladolid, 38 ans, habitant du quartier Roma.

« C’est vrai qu’on est déjà assez perturbés. A la moindre alarme qui retentit, on pleure, on est très stressés, on vit un flash back », a-t-il confié.

Debout au milieu d’une avenue du même quartier, Graciela Escalante, 72 ans, gardait les yeux fixés sur son appartement, situé au cinquième étage.

« Cela a été horriblement fort. On a eu du mal à descendre, ça a été les escaliers les plus longs du monde, mais on a réussi à sortir avant que la terre se mette à trembler… on a cru que tout allait s’effondrer une fois de plus », a-t-elle raconté, tenant fermement la main de sa fille.

Le 7 septembre, un tremblement de terre de magnitude 8,2 –le plus puissant en un siècle au Mexique — avait frappé le pays et fait 96 morts, principalement dans l’Etat d’Oaxaca.

Puis le 19 septembre, au 32e anniversaire de l’énorme séisme de 1985 qui avait tué 10.000 personnes, une secousse de magnitude 7,1 avait fait 369 morts à Mexico.

Situé à la jonction de cinq plaques tectoniques, le Mexique est l’un des pays du monde où l’activité sismique est la plus forte.

Romandie.com avec(©AFP / 17 février 2018 07h53)                

Un puissant séisme secoue Mexico

février 16, 2018

Les habitants dans les rues de Mexico City, le 16 février 2018, après qu’un puissant séisme, évalué à 7.0 de magnitude, ait secoué la ville / © AFP / ALFREDO ESTRELLA

Un puissant séisme a secoué vendredi Mexico, déclenchant le système d’alarme de la capitale et faisant osciller des bâtiments, cinq mois après un violent tremblement de terre qui avait tué 369 personnes dans la capitale.

La magnitude de la secousse a été évaluée à 7,0 par le service sismologique mexicain et à 7,5 par l’institut américain de géophysique USGS, qui l’a ensuite révisée à 7,2.

Selon l’USGS, l’épicentre du séisme a été localisé au nord-est (bien: au nord-est) de Pinotepa de Don Luis, dans l’Etat d’Oaxaca, à environ 600 km au sud de Mexico. Selon le réseau Sky Alert, le tremblement de terre a été ressenti dans les Etats de Guerrero, d’Oaxaca et de Puebla.

Les services météorologiques américains ont immédiatement prévenu qu’il n’y avait pas lieu de lancer une alerte au tsunami.

La secousse survient moins de six mois après une série de deux séismes qui avaient tué plusieurs centaines de personnes dans le centre et le sud du Mexique.

Le 7 septembre, un tremblement de terre de magnitude 8,2 avait frappé le pays et fait 96 personnes, principalement dans l’Etat d’Oaxaca.

Puis le 19 septembre, au 32e anniversaire de l’énorme séisme de 1985 qui avait tué 10.000 personnes, une secousse de magnitude 7,1 avait frappé Mexico, faisant 369 morts.

Romandie.com avec(©AFP / 17 février 2018 01h48)                

Pérou: deux morts et 65 blessés dans un séisme de magnitude 7,3

janvier 14, 2018

Lima – Au moins deux personnes ont été tuées et 65 blessées, selon la défense civile, dans un séisme de magnitude 7,3 qui a frappé dimanche matin le sud du Pérou, suscitant la peur parmi de nombreux habitants surpris dans leur sommeil.

« Il y a deux morts dans la région d’Arequipa et 65 blessés ont étés signalés jusqu’à présent », a déclaré à la presse le général Jorge Chavez, directeur de l’Institut national de la Défense civile.

Le séisme, qui a été ressenti jusqu’à Lima, s’est produit à 04H18 locales (09H18 GMT). Son épicentre a été localisé à 31 kilomètres au sud-ouest d’Acari, une localité du littoral pacifique située dans la région d’Arequipa, à environ 500 kilomètres au sud de la capitale, selon l’Institut américain de géophysique (USGS).

Le tremblement de terre a été enregistré à une profondeur de plus de 10 kilomètres.

La Marine de guerre péruvienne a déclaré qu’elle n’avait pas émis d’alerte au tsunami. Le Centre d’alerte des tsunamis dans le Pacifique, dont le siège est à Hawaï, a également écarté ce risque pour les pays de cette zone.

Le séisme a réveillé de nombreux habitants de Lima, d’Arequipa et d’autres villes du pays. « Ici, le séisme a été ressenti très longtemps », a raconté à l’AFP un patient d’un hôpital privé de Lima.

A Arequipa, beaucoup de gens sont sortis dans les rues, selon des messages publiés sur les réseaux sociaux. « Nous avons ressenti une secousse assez forte. Le lit a tremblé, mais rien de grave n’est arrivé », a témoigné une internaute sur Facebook.

Le Pérou se trouve dans une zone de forte activité sismique, aussi appelée « ceinture de feu du Pacifique ».

Le pape François doit arriver jeudi dans ce pays pour une visite de trois jours, après une étape au Chili.

Romandie.com avec(©AFP / 14 janvier 2018 14h01)                                            

Séisme de magnitude 7,0 au large de la Nouvelle-Calédonie

novembre 19, 2017

Nouméa – Un puissant séisme de magnitude 7,0 s’est produit lundi au large de l’archipel français de Nouvelle-Calédonie, dans l’océan Pacifique, provoquant la frayeur des habitants mais pas de dégâts notables, selon les autorités locales.

Une alerte au tsunami a été lancée concernant les bandes côtières des îles Loyauté, à l’est de la Grande Terre, et de l’île des Pins, au sud, selon la sécurité civile française. Les sirènes se sont déclenchées sur toutes les îles Loyauté et sur l’île des Pins.

« Des mouvements anormaux du niveau de la mer de 30 centimètres à un mètre d’amplitude pourraient être observés », a indiqué dans un communiqué la direction de la sécurité civile.

Le centre d’alerte aux tsunamis du Pacifique a émis un avertissement, en précisant que des vagues de tsunami pourraient se produire dans une zone de 300 kilomètres incluant la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu.

Toutefois, un résident de Port Vila, capitale du Vanuatu, a déclaré à l’AFP que les autorités locales n’avaient émis aucun avertissement.

Le séisme a eu lieu lundi à 09h44 heure locale (dimanche 22h44 GMT). Il s’est produit à environ 85 kilomètres à l’est des côtes des îles Loyauté et à 25 kilomètres de profondeur, selon l’institut géologique américain (USGS).

L’USGS, qui avait dans un premier temps évalué la magnitude du séisme à 7,3, l’a ensuite révisée à 7,0. L’institut américain a enregistré une dizaine de secousses dans cette région dans la nuit de dimanche à lundi.
Selon de premières informations, le séisme n’a pas fait de dégâts, même s’il a été fortement ressenti par la population.
« Il y avait déjà eu une secousse hier soir, puis à 2 heures et à 6 heures du matin, et une plus forte dans la matinée. Les véhicules stationnés ont bougé et tout le monde est sorti des locaux », a indiqué à l’AFP un fonctionnaire de l’antenne de la province des îles Loyauté à Maré.
Le tremblement de terre a également été ressenti à Nouméa, principale ville de la Nouvelle-Calédonie, suscitant de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux.

« J’ai cru que je faisais un malaise, j’ai eu très peur et j’ai quitté l’immeuble sur le champ », a déclaré à l’AFP l’employé d’une société de production dont le siège est au centre-ville.

« Il y a une forte activité depuis trois semaines. Ils ont dû avoir très peur à Maré », qui compte 5.650 habitants, a déclaré à l’AFP Pierre Lebellegard, sismologue à l’Institut de recherche pour le développement (IRD).
« C’est quelque chose qui revient régulièrement tous les dix ou quinze ans. C’est la plaque australienne sur laquelle on se trouve qui passe sous la plaque Pacifique », a-t-il ajouté.

La région située entre la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu, à 600 kilomètres plus à l’est, fait partie de la Ceinture de feu du Pacifique, l’une des zones d’activité sismique les plus intenses de la planète.

Cette secousse intervient après une série de séismes qui ont touché les îles Loyauté ces dernières semaines, dont un qui a atteint une magnitude de 6,8 fin octobre.

Romandie.com avec(©AFP / 20 novembre 2017 02h08)                                            

Un violent séisme fait au moins 129 morts en Iran et en Irak

novembre 12, 2017

Une victime du tremblement de terre à l’hôpital de Sulaimaniyah, Irak, le 12 novembre 2017 / © AFP / SHWAN MOHAMMED

La secousse a été enregistrée à une profondeur de 25 kilomètres à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de la ville d’Halabja, dans une zone montagneuse de la province irakienne de Souleimaniyeh, a affirmé l’Institut géologique américain (USGS).

Elle a eu lieu à 18H18 GMT et a également été ressentie en Iran – qui enregistre provisoirement le bilan le plus lourd avec plus de 61 morts – ainsi qu’en Turquie où ni dégâts ni victimes n’ont été enregistrés, selon les autorités.

Le tremblement de terre « a tué 61 personnes et fait 300 blessés » dans l’Ouest, selon un bilan provisoire donné dans la nuit par l’agence officielle Irna.

La région la plus touchée, du côté iranien, est la province de Kermanshah, frontalière de l’Irak, selon les médias iraniens.

Pour Irna, le nombre des victimes recensées, qui n’a cessé de grimper, devrait encore augmenter.

En Irak, ce tremblement de terre a fait plus de six morts dans la province de Souleimaniyeh, dans le Kurdistan irakien, selon des responsables.

Quatre personnes ont été tuées et une cinquantaine blessées dans la localité de Darbandakhan, à une soixantaine de kilomètres au sud de la ville de Souleimaniyeh, a dit à l’AFP son maire, Nasseh Moulla Hassan.

Et « un enfant et un homme âgé ont été tués et 105 personnes blessées » dans la région de Kalar, a fait savoir le directeur de l’hôpital de cette localité située plus au sud.

Dans l’ensemble de la province, des personnes sont sorties dans les rues au moment de la secousse et des dégâts matériels ont été signalés, d’après un correspondant de l’AFP.

La secousse a été ressentie pendant une vingtaine de secondes à Bagdad et parfois pour des durées plus longues dans les autres provinces d’Irak, qui ont toutes été touchées, ont témoigné des journalistes de l’AFP.

– Ecoles fermées lundi –

Côté iranien, les villes les plus touchées semblent être celle frontalière de Qasr-e Shirin, dans la province de Kermanshah, et Azgaleh, à une quarantaine de kilomètres au nord-est, selon les informations diffusées par les médias d’État.

« Nous sommes en train d’installer trois camps d’urgence » dans cette zone, a déclaré à la télévision d’État le gouverneur adjoint de Kermanshah.

D’après Irna, une trentaine d’équipes de secouristes du Croissant-Rouge iranien ont été envoyées dans l’ouest de l’Iran.

Interrogé par la télévision d’État, Pir Hossein Koolivand, le chef du Service national d’urgence, a déclaré qu’il était « difficile d’envoyer des équipes de secours dans (certains) villages car les routes ont été coupées (à cause de) glissements de terrains ».

Selon le site internet de la radio-télévision d’État, les écoles seront fermées lundi dans les provinces de Kermanshah et d’Ilam touchées par le séisme.

En Irak, à Darbandakhan, et en Iran dans la province d’Ilam frontalière de l’Irak, les autorités ont appelé les habitants à dormir à l’extérieur des maisons et parfois à se déplacer par précaution.

Certaines zones des deux pays sont privées d’électricité en raison du séisme.

La secousse a également été ressentie dans le sud-est de la Turquie, une région bordée par l’Iran et l’Irak, et, dans la ville de Diyarbakir, des habitants ont quitté leurs maisons au moment du tremblement de terre, mais y sont revenus peu après.

En décembre 2003, un séisme avait anéanti la ville historique de Bam en Iran, dans la province de Kerman (sud-est). Au moins 31.000 personnes avaient été tuées.

En avril 2013, l’Iran avait subi à quelques jours d’intervalle deux séismes de magnitude 6,4 puis 7,7, la plus forte secousse depuis 1957 dans ce pays.

Ils avaient fait une quarantaine de morts en Iran et autant au Pakistan voisin.

En juin 1990, un séisme d’une magnitude de 7,4 en Iran près de la mer Caspienne (nord) avait fait 40.000 morts, plus de 300.000 blessés et 500.000 sans-abri. En quelques secondes, une superficie de 2.100 km2, comprenant 27 villes et 1.871 villages repartis sur les provinces de Ghilan et de Zandjan, avait été dévastée.

Romandie.com avec(©AFP / 13 novembre 2017 02h28)                

Un nouveau séisme secoue le Mexique

septembre 23, 2017

Les décombres des immeubles, après un séisme à Mexico, le 22 septembre 2017 / © AFP / Alfredo ESTRELLA

La terre a de nouveau tremblé samedi matin au Mexique, réveillant dans la capitale des habitants traumatisés il y a quatre jours par un séisme qui a fait près de 300 morts, et forçant l’interruption temporaire des efforts pour retrouver des survivants.

L’épicentre de ce séisme de magnitude 6,1, survenu à 12h53 GMT, a été localisé dans l’Etat de Oaxaca, dans le sud du Mexique déjà frappé par une puissante secousse début septembre, selon l’institut sismologique mexicain.

Ce nouveau séisme, dont l’épicentre est plus éloigné de la capitale que celui du 19 septembre, a été ressenti à Mexico mais la protection civile a indiqué n’avoir recensé aucun dégât dans l’immédiat.

Au sud, dans la zone frappée le 7 septembre par un séisme de magnitude 8,2 –le plus puissant en un siècle au Mexique–, et qui a fait une centaine de morts, les médias mexicains montraient les images d’un pont coupé en deux près de Juchitan de Zaragoza. Dans le Chiapas voisin, la protection civile a indiqué sur Twitter n’avoir pas détecté de dégâts dans l’heure ayant suivi le séisme.

A Mexico, les recherches de survivants ont dû être interrompues au moment de l’alerte, qui a poussé hors de chez eux de nombreux habitants. Certains, traumatisés par le tremblement de terre de mardi, ne cachaient pas leur inquiétude.

– ‘J’aimerais ne plus jamais entrer’ –

« Oh mon Dieu, ayez pitié! » s’est exclamée Teresa Martinez, 74 ans, en se précipitant dans la rue.

Dans le centre ville touristique, visiteurs et employés d’hôtels sont restés rassemblés sur les places et points d’évacuation jusqu’à la levée de l’alerte, un peu plus d’une heure après la secousse.

Employée de l’hôtel City Express, Elisabeth Briceno a revécu l’angoisse de mardi. « Je suis très stressée, j’ai très peur », a-t-elle confié. « Nous attendons les consignes mais j’aimerais ne plus jamais avoir à entrer » dans l’hôtel, a-t-elle poursuivi.

Un couple de touristes tenait sa fillette de quatre ans dans les bras. Le père est sorti pieds nus et en caleçon, sans prendre le temps de mettre ses chaussures. « J’ai senti les fenêtres, ou les volets. On a peur mais je n’ai pas voulu paniquer », explique son épouse, Maria Urbina.

L’angoisse a encore augmenté chez les proches des disparus, alors que les sauveteurs ont dû interrompre temporairement leurs recherches pour des questions de sécurité.

Les sauveteurs ont concentré dans la nuit leurs efforts sur cinq sites où des signes de vie étaient encore détectés parmi les amas de béton et de ferraille, selon la Protection civile fédérale.

« Beaucoup de temps a passé, mais nous n’abandonnerons pas », a déclaré son directeur, Luis Felipe Puente, à la chaîne Televisa. Il a démenti des rumeurs, apparues sur les réseaux sociaux, selon lesquelles les autorités avaient décidé de faire intervenir des engins lourds pour déblayer.

Dans le quartier de Roma-Condesa, les sauveteurs et proches ont encore l’espoir de retrouver des survivants. A l’aube, les famille ont signé une autorisation pour qu’une grue retire des gravats volumineux mais de façon très ciblée afin d’accélérer les recherches.

Selon le maire de Mexico Miguel Angel Mancera, une trentaine de personnes sont encore portées disparues.

– 100.000 enfants affectés –

Trois jours après un séisme, les recherches cessent généralement et les bulldozers commencent à dégager les gravats, les experts estimant qu’il y a alors peu de chances de retrouver des survivants.

Mais les proches des disparus se souviennent des sauvetages « miracles » accomplis après le grand séisme de 1985 dans cette mégalopole de 20 millions d’habitants.

Le dernier bilan de la Protection civile fait état de 298 morts, dont 160 à Mexico, 73 dans l’Etat de Morelos et 45 à Puebla. Quatre Taïwanais, un Sud-Coréen, une Panaméenne, un Argentin et un Espagnol font partie de ces victimes.

Jusqu’à jeudi, 115 personnes avaient été extraites vivantes des décombres et 88 retrouvées mortes.

Et les funérailles s’organisent, comme celles de ces époux retrouvés enlacés sous les décombres. « Je me souviens d’un couple uni, amoureux », confie Juan Carlos Williams, neveu de Gabriel Morales, découvert avec son épouse Agueda Mendoza et leur chien Quino.

Quelque 100.000 enfants ont été touchés par le séisme dans la capitale, selon l’ONG Save the children.

Le tremblement de terre de mardi est survenu 32 ans jour pour jour après celui de 1985 qui avait fait plus de 10.000 morts – jusqu’à 30.000 selon certaines estimations -, et qui reste un traumatisme national.

Romandie.com avec(©AFP / 23 septembre 2017 18h03)                

Séisme en Corée du Nord, possiblement dû à une explosion

septembre 23, 2017

Un écran dans une gare de Séoul montre la localisation de l’épicentre du séisme, le 23 septembre 2017 / © AFP / JUNG Yeon-Je

Un séisme peu profond de magnitude 3,5 a secoué samedi la Corée du Nord près de son site d’essais nucléaires, selon les services de géologie américains, possiblement dû à une « explosion » selon Pékin, Séoul évoquant « un tremblement de terre naturel ».

Ce séisme survient au moment où la communauté internationale redoute un nouvel essai nucléaire nord-coréen, dans un contexte d’échanges de plus en plus acrimonieux entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un.

Selon les services géologiques américains (USGS), le séisme a frappé à une vingtaine de km du site d’essais nucléaires nord-coréen où Pyongyang avait effectué le 3 septembre son sixième essai nucléaire, le plus puissant à ce jour. Cet essai, qui concernait selon Pyongyang une bombe H susceptible d’être montée sur un missile, avait provoqué un séisme de magnitude 6,3.

Selon un communiqué de l’USGS, la profondeur du séisme de samedi a été évaluée à 5 km.

« Cet événement est survenu dans la zone des précédents essais nucléaires nord-coréens », précise le communiqué de l’USGS, soulignant: « nous ne pouvons confirmer de manière certaine à cette heure la nature (naturelle ou provoquée par l’homme) de l’événement ».

Les experts de la région divergeaient dans leur analyse de la secousse.

Le Service sismique chinois CENC a évoqué un séisme de magnitude 3,4 possiblement dû à une « explosion », l’agence officielle chinoise Xinhua soulignant que l’épicentre, dans le nord-est du pays, était pratiquement le même que celui de la secousse du 3 septembre qui avait été suivie d’une deuxième secousse (de 4,6) imputée à un « affaissement » par le service chinois.

De son côté, l’Agence météorologique de Corée du Sud (KMA) a jugé qu’il s’agissait samedi d’un « tremblement de terre naturel ».

« Il n’y a aucune possibilité qu’il puisse s’agir d’un séisme artificiel », selon un responsable de la KMA cité par l’agence sud-coréenne Yonhap.

Ce séisme survient alors que les tensions entre la Corée du Nord et les Etats-Unis à propos du programme nucléaire nord-coréen sont à leur comble, alimentées par une escalade verbale entre Kim Jong-Un et Donald Trump.

« Kim Jong-Un de Corée du Nord, clairement un fou qui ne craint pas d’affamer et de tuer son peuple, va être mis à l’épreuve comme jamais! » avait lancé vendredi M. Trump dans un tweet, au lendemain de l’annonce par Washington d’un renforcement des sanctions contre Pyongyang.

– ‘Gâteux américain mentalement dérangé’ –

Quelques heures plus tôt, c’est le leader nord-coréen qui s’était livré une attaque très personnelle contre le locataire de la Maison Blanche.

Trump « m’a insulté, moi et mon pays, sous les yeux du monde entier, et a livré la plus féroce déclaration de guerre de l’histoire », a-t-il déclaré, selon une dépêche de l’agence officielle nord-coréenne KCNA.

« Je disciplinerai par le feu le gâteux américain mentalement dérangé », a-t-il ajouté, deux jours après les propos belliqueux du président américain qui avait menacé, à la tribune de l’ONU, la Corée du Nord de « destruction totale ».

La dépêche de KCNA était accompagnée d’une photo montrant Kim Jong-Un assis derrière un bureau et tenant une feuille de papier. Le régime de Pyongyang a par ailleurs évoqué un possible essai de bombe H dans l’océan Pacifique.

Après l’essai nucléaire nord-coréen du 3 septembre, qui survenait après deux tirs de missiles intercontinentaux en juillet, le Conseil de sécurité de l’ONU avait voté un huitième train de sanctions contre Pyongyang.

Le Kremlin a exprimé sa vive inquiétude face aux échanges de « menaces » entre Donald Trump et Kim Jong-Un et « l’escalade des tensions ». Sur une tonalité similaire, la Chine a demandé vendredi l’arrêt des provocations entre Américains et Nord-Coréens.

Il faut privilégier « l’approche raisonnable et non émotionnelle – au lieu d’avoir une cour de récréation où les enfants se battent sans que personne ne puisse les arrêter », a commenté le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

Romandie.com avec(©AFP / 23 septembre 2017 14h37)                

Un séisme d’une magnitude de 6,1 frappe le Japon

septembre 20, 2017

Tokyo – Un séisme d’une magnitude de 6,1 a frappé jeudi matin la côte orientale du Japon, mais les autorités n’ont pas émis d’avis de risque de tsunami.

L’épicentre du tremblement de terre était à 281 kilomètres à l’est de la ville de Kamaishi, sur Honshu, la plus grandes des îles japonaises, et à seulement 10 kilomètres de profondeur, selon les services géologiques américains (USGS).

L’Agence météorologique japonaise a précisé qu’il n’y avait pas d’alerte au tsunami. Selon l’USGS, seules de faibles secousses ont dû être ressenties sur l’île de Honshu et le risque de destructions est faible.

Le Japon, situé à la jonction de quatre plaques tectoniques, subit chaque année plus de 20% des séismes les plus forts enregistrés sur Terre. Les dégâts restent toutefois limités, même en cas de fortes secousses, en raison des normes de construction très strictes.

En mars 2011, un séisme de magnitude 9 avait fait quelque 18.000 morts et disparus et provoqué une catastrophe à la centrale nucléaire Fukushima Daiichi, où les coeurs de trois réacteurs (sur six au total) étaient entrés en fusion. Il s’agissait de l’accident nucléaire le plus grave de l’histoire depuis la catastrophe de la centrale soviétique de Tchernobyl (Ukraine) en 1986.

Un séisme de magnitude 7,1 a frappé mardi la région de Mexico, au Mexique, faisant au moins 225 morts.

Romandie.com avec(©AFP / 20 septembre 2017 19h48)