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Congo: Décès du sénateur Jean-Pierre MANOUKOU KOUBA à 68 ans

août 2, 2021

Photo de BrazzaNews.

Décès de Jean-Pierre MANOUKOU KOUBA, membre influent du PCT et Président de la commission affaires juridiques et administratives du sénat. Ce sénateur était l’un des partisans de la première heure du changement de la constitution.

Le président de la commission affaires juridiques et administratives du Sénat, membre du bureau politique, secrétaire permanent du Parti congolais du travail (PCT) Jean-Pierre Manoukou Kouba est décédé le 2 août 2021 à Brazzaville à l’âge de 68 ans.

Apprenant la nouvelle, le président du Sénat, Pierre Ngolo, a exprimé sa profonde tristesse. « Nous sommes en train de gérer une catastrophe avec la mort d’un grand parlementaire, d’un grand dirigeant politique qui était pour moi, presque un parent », a-t-il indiqué.

 « Le vénérable Manoukou Kouba était à la plénière avec nous. Personnellement, j’ai échangé avec lui. C’est un grand vide pour le Sénat. C’était un érudit, je dirais une pièce maîtresse pour notre chambre. Un monsieur serein, cohérent, intelligent. Il va nous manquer. C’est une douleur on ne saurait comment la mesurer. Cette perte, on ne pouvait pas l’imaginer à l’instant pour la bonne et simple raison qu’il était bel et bien sur ses deux jambes hier. Jean-Pierre Manoukou Kouba n’accusait aucun signe de fatigue ni de maladie. Je suis très abattue. Je n’arrive pas à le croire. Nous avons travaillé avec lui pendant longtemps », a déclaré pour sa part, la présidente de la commission santé et affaires sociales du Sénat, Odette Massoussa. Le sénateur Jean-Pierre Manoukou Kouba a dirigé la fédération du PCT du département du Pool.

Avec Brazzanews

RDC – Affaire Matata Ponyo : le Sénat autorise les poursuites contre l’ancien Premier ministre

juillet 6, 2021
Augustin Matata Ponyo, alors Premier ministre de la RDC, à Kinshasa, le 14 octobre 2014.

Pressé par Félix Tshisekedi, le bureau du Sénat a finalement lâché l’ancien Premier ministre, Augustin Matata Ponyo. La chambre haute a levé son immunité, ouvrant la voie à des poursuites judiciaires.

« J’ai l’honneur de vous transmettre la décision du bureau du Sénat portant autorisation des poursuites et levée des immunités du sénateur Augustin Matata Ponyo. »PUBLICITÉ

Les sénateurs n’auront pas résisté longtemps à la pression de Félix Tshisekedi. Le président congolais avait par deux fois – la première dans l’entretien qu’il a accordé à Jeune Afrique, la seconde dans une interview à Top Congo et à la RTNC – montré son agacement face au refus de la chambre haute du Parlement de répondre favorablement à la justice qui demandait la levée de l’immunité de l’ex-Premier ministre.

Le courrier de Modeste Bahati Lukwebo, président du Sénat, est sans ambiguïté : le procureur général près la Cour constitutionnelle peut désormais poursuivre Augustin Matata Ponyo. Lundi 5 juillet, ce dernier a tenté de plaider sa cause devant le bureau du Sénat. « Nous sommes étonnés car, quand il a quitté le Sénat, cette décision n’avait pas été prise, a réagi auprès de Jeune Afrique l’un des proches de Matata Ponyo. Pour nous, c’est la preuve qu’il s’agit d’une pression politique. »

« Zaïrianisation »

Dans son réquisitoire du 24 juin, le procureur général avait expliqué que Matata Ponyo était soupçonné d’avoir conclu en 2011, alors qu’il était ministre des Finances, un protocole d’accord en vue de permettre au gouvernement congolais d’indemniser 300 anciens propriétaires de biens « zaïrianisés ».

Devenu Premier ministre, Augustin Matata Ponyo aurait décaissé plus de 110 millions de dollars, selon le parquet. Des enquêtes menées au sein de la Direction de gestion de la dette publique (DGDP) n’ont trouvé aucune trace de l’existence de ces 300 personnes, qui auraient perdu leurs biens meubles et immeubles du fait de la « Zaïrianisation ». Absence qui avait poussé à l’époque le procureur général près la Cour de cassation à ouvrir un dossier contre Matata Ponyo.

« Il s’est avéré que les fonds décaissés à cette fin par le Trésor Public ont bénéficié aux personnes complètement étrangères à ce processus [de « Zarianisation »] », peut-on lire dans le réquisitoire adressé au Sénat.

« Pour y parvenir, le sénateur [Matata Ponyo], en étant Premier ministre, a favorisé le décaissement par la procédure d’urgence des fonds publics qui n’ont pas atteint les véritables victimes, mais dont il s’est procuré des avantages illicites en utilisant lesdits fonds à son profit personnel », concluait le procureur général près la Cour constitutionnelle.

Ce dernier avait, à plusieurs reprises, saisi le Sénat pour tenter d’obtenir la levée de l’immunité de l’ancien Premier ministre, sans parvenir à ses fins.

Avec Jeune Afrique par Stanis Bujakera Tshiamala

RDC : le Sénat refuse de lever l’immunité parlementaire de Matata Ponyo

mai 15, 2021
Augustin Matata Ponyo, l’ancien Premier ministre congolais (ici à Kinshasa, en 2014).

Le Sénat a voté vendredi contre la demande de levée d’immunité de l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo, mis en cause dans une gigantesque affaire de détournements de fonds publics.

Les sénateurs n’ont pas voté la levée de l’immunité du sénateur Augustin Matata Ponyo, estimant que la Cour constitutionnelle, qui avait introduit cette demande, n’était pas compétente pour juger un parlementaire, a déclaré un sénateur ayant pris part à la plénière tenue à huis clos pour cette affaire.

En RDC, la Cour constitutionnelle est le juge pénal du président de la République et du Premier ministre en fonction, en plus de sa mission de juger de la conformité des lois avec la Constitution et de trancher en dernier ressort les contentieux électoraux. Les sénateurs relèvent, en cas de procédure pénale, de la Cour de cassation.

Détournement

La demande de lever son immunité avait été introduite afin que l’ancien Premier ministre de Joseph Kabila puisse être entendu dans le cadre de la gestion des fonds dévolus au projet du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo, qui alimente depuis plusieurs années une intense polémique. Le dossier est revenu sur le devant de la scène à la faveur du rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) publié le 18 novembre 2020.

Dans ce rapport, l’IGF avait conclu que 205 millions de dollars sur 285 millions, décaissés par le Trésor public pour ce projet pilote à 250 km au sud-est de la capitale, avaient été détournés. L’ancien Premier ministre était nommément mis en cause et qualifié d’« auteur intellectuel » du détournement.

Matata Ponyo dénonce de son côté un rapport « truffé de mensonges » qui ne repose sur aucun fondement juridique. Son avocat, Me Safari Mulume, a annoncé vendredi avoir porté plainte contre le chef de l’IGF Jules Alingete et trois autres inspecteurs des finances pour dénonciations « calomnieuses ».

Par Jeune Afrique avec AFP

RDC/Sénat : la justice réclame la tête de Thambwe Muamba, le bureau s’oppose

février 2, 2021

En plus d’une pétition qui vise le bureau du Sénat, le procureur général près la Cour de cassation vient d’adresser un réquisitoire aux membres du bureau de la Chambre haute du Parlement aux fins d’obtenir leur autorisation d’instruction en vue d’enquêter sur les allégations de détournements des fonds à charge du président de cette institution. Mais, en  urgence, le bureau de l’institution s’oppose à cette action de la justice.

Photo: Thambwe Muamba.

Dans ce réquisitoire signé le 1er février et transmis le même jour au bureau du Sénat congolais, le procureur général (PG) près la Cour de cassation dit avoir adressé ce document au bureau de la Chambre haute du Parlement congolais « aux fins de poser des actes d’instruction à charge de M. Alexis Thambwe Muamba, président du Sénat ».

Evoquant les faits qui justifient cette action, le PG fait observer que le 6 janvier 2021 le président du Sénat congolais a tiré pour le compte de la Chambre haute du Parlement trois chèques d’un import respectif de deux millions d’euros, un million de dollars américains et un million de Francs congolais. Et de noter que le trésorier du Sénat, qui avait retiré ces sommes d’argent à la Banque commerciale du Congo, a remis les deux sommes en devises étrangères (deux millions d’euros, un million de dollars américains) au conseiller financier du questeur de cette institution. Ce dernier, à son tour, aurait remis ces sommes au président du Sénat, Alexis Thambwe Muamba, à sa résidence. « D’où l’ouverture du présent dossier », fait savoir ce haut magistrat.

Pour le PG, en effet, les faits tels qu’exposés « sont susceptibles de constituer l’infraction de détournement des deniers publics, prévue et punie par l’article 145 du code pénal livre II tel que modifié à ce jour ».

Et, tirant la conclusion de ces faits, le PG, qui a sollicité cette autorisation de l’instruction à charge du président du Sénat congolais, pour détournement des deniers publics, note qu’étant donné la gravité au regard des montants perçus par Alexis Thambwe Muamba, et la nécessité de décourager ce genre de comportement, il est impérieux que celui-ci puisse donner sa version des faits, et présenter ses moyens de défense.

Une pétition contre le bureau du Sénat

Parallèlement à cette action judiciaire, il est indiqué une action interne au sein du Sénat contre le bureau. Une pétition qui a récolté près de soixante-dix signatures visant la tête de Thambwe Muamba et tous les autres membres du bureau de cette institution, à l’exception du premier vice-président Samy Badibanga, vient également d’être déposée, ce 2 février, au bureau de cette institution. La pétition, initiée par le sénateur du MLC Valentin Gberengbo devra être examinée au cours de la session extraordinaire convoquée par le président Thambwe à partir du 2 février 2021.

Il est indiqué que cette action divise les sénateurs, et le dépôt de la pétition a créé de vives tensions parmi les membres de la Chambre haute du Parlement divisés en pro et contre Thambwe Muamba.

Avec Adiac-Congo par Lucien Dianzenza

États-Unis: Le remplacement de Kamala Harris au Sénat est un enjeu important pour la diversité

décembre 20, 2020

SACRAMENTO, Calif. — La Californie devrait-elle choisir sa première sénatrice latino-américaine, ou devrait-elle garder une représentante afro-américaine?

© Fournis par La Presse Canadienne

C’est la décision que devra prendre le gouverneur de l’État, Gavin Newsom, qui doit choisir la personne qui remplacera la vice-présidente désignée, Kamala Harris, jusqu’à la fin de son mandat au Sénat en 2022.

Le fait que cette décision soit laissée dans les mains du gouverneur frustre certains spécialistes de la question qui déplorent le manque de diversité ethnique au Sénat et l’impuissance des deux partis politiques sur cet enjeu.

«Il s’agit d’un faux dilemme. Ce n’est pas bon pour notre démocratie et cela cache toute l’exclusion dont ont été victime les deux communautés dans l’histoire du Sénat», selon la directrice de la Latino Policy and Politics Initiative de l’Université de la Californie à Los Angeles, Sonja Diaz.

Si l’on exclut la Mme Harris, qui est la seule femme afro-américaine au Sénat, la représentation des minorités ethniques comprend deux sénateurs noirs, deux sénatrices d’origine asiatique et quatre élus d’origine hispanique.

Ces chiffres représentent 9% de tous les élus du Sénat, alors qu’environ 40% de la population américaine s’identifie à une minorité ethnique. En Californie, environ 40% de la population est d’origine hispanique et 6% des citoyens sont des personnes noires.

La surreprésentation des personnes blanches au Sénat ne serait pas causée par un manque de candidats issus de la diversité aux élections aux États-Unis, mais plutôt par la faible proportion de ces candidats qui sont élus lors du scrutin. En novembre dernier, un nombre record de candidats afro-américains se sont présentés aux élections sénatoriales dans les États du Sud, mais aucun n’a été élu.

Le gouverneur Newsom a donc de la pression, «mais ce n’est pas à lui seul de régler les problèmes de diversité au Sénat», affirme la représentante de la Californie Karen Bass, qui est l’une des personnes pressenties pour combler le siège de Mme Harris.

La représentante d’Oakland Barbara Lee, qui est afro-américaine, le secrétaire d’État de la Californie d’origine mexicaine, Alex Padilla, et le maire de Long Beach d’origine péruvienne, Robert Garcia, feraient aussi partie des candidats qui pourraient remplacer Mme Harris au Sénat pour représenter la Californie.

Avec La Presse Canadienne par Kathleen Ronayne, The Associated Press

RDC/Présidence du Sénat : Alexis Thambwe Mwamba prêt à rendre le tablier

décembre 16, 2020

Après la défenestration du bureau de la chambre basse du Parlement présidé par Jeanine Mabunda à la faveur d’une pétition initiée à son encontre, laquelle pétition a recueilli l’avis favorable les députés nationaux, c’est au tour des sénateurs de se mettre au pas.

Alexis Thambwe Mwamba - Alchetron, The Free Social Encyclopedia

Alexis Thambwe Mwamba

Une pétition lancée contre le président de la chambre haute, Alexis Thambwe Mwamba, poursuit son cours normal. Au stade actuel, à en croire des indiscrétions, elle aurait déjà recueilli plus de soixante-dix signatures sur les cent neuf sénateurs. Alexis Thambwe Mwamba qui ne paraît pas être ébranlé par cette pétition qu’il savait inévitable après le coup réussi à l’Assemblée nationale, s’est dit disposé à quitter le perchoir de la chambre haute dès la réception de la pétition contre lui et son bureau. Il l’a déclaré, le 15 décembre, dans son discours de clôture de la session ordinaire de septembre.

Bien qu’il se soit empêché de mettre une emphase sur la crise politique actuelle marquée par la rupture de la coalition FCC-Cach, le président du Sénat a tout de même exprimé son embarras face à l‘avenir politique immédiat du pays qui semble ne pas lui donner des signaux rassurants. Il a, de ce fait, indexé certains acteurs politiques qui se livreraient, d’après lui, à un jeu dangereux détournant l’attention des vraies attentes du peuple sur l’amélioration de son quotidien.

Ces attentes des Congolais touchent aussi bien la faible mobilisation des recettes publiques que l’insécurité chronique qui déstabilise les structures sociales et économiques dans la partie est du pays, privant ainsi le peuple congolais de la paix. Et d’ajouter que  le peuple congolais se demande : « Que va apporter cette gesticulation politique sur l’amélioration de son quotidien et que présage cette crise sur l’avenir du Congo ? ». Rien, a indiqué le speaker de la chambre haute « ne nous permet de lui réserver un tel traitement ». Poursuivant sur la même lancée, il dégaine : « Il est possible qu’effectivement quelques problèmes nous éloignent les uns des autres ou carrément nous opposent. Dans une démocratie, toutes les questions trouvent leurs réponses dans la Constitution et les lois de la République ».

A tout prendre, c’est un Alexis Thambwe Mwamba visiblement affecté par les derniers développements de l’actualité politique du pays qui s’est livré devant ses pairs arborant un profil bas tranchant avec la suffisance qu’on lui a toujours attribuée. « L’impression d’être devant des questions insolubles procède simplement de la mauvaise compréhension et définition du problème. Malheureusement, les effets de cette incertitude politique dans laquelle le pays gît sont graves et se manifestent sur différents plans de la vie nationale », a-t-il décrié.

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

À 87 ans, l’un des élus les plus âgés du Sénat américain contracte le Covid-19

novembre 18, 2020

L’un des sénateurs américains les plus âgés de la chambre haute a annoncé mardi 17 novembre avoir été testé positif au coronavirus, alors que le pays connaît un embrasement des nouvelles contaminations depuis plusieurs semaines.

«J’ai été testé positif pour le coronavirus», a indiqué sur Twitter Chuck Grassley, qui à 87 ans, est le deuxième élu le plus âgé du Sénat. Élu président pro tempore du Sénat, il est le troisième dans l’ordre de succession en cas d’incapacité du président, après le vice-président, Mike Pence, et la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

Le sénateur républicain de l’Iowa a précisé qu’il se sentait bien et n’avait pour le moment «aucun symptôme» mais qu’il se mettait en quarantaine en accord avec les recommandations des médecins et celles des Centres américains de lutte contre les maladies.

En raison de cette isolation sanitaire, Grassley, qui a été élu à la Chambre des représentants en 1974 puis au Sénat en 1980, a manqué mardi une session de vote, une première en 27 ans. La dernière fois qu’il avait été empêché de voter remontait ainsi à 1993, le sénateur détenant l’un des plus grands records de participation au Sénat, avec 8927 votes consécutifs en séance à son actif.

D’autres membres de la chambre haute ont récemment été testés positifs au Covid-19, notamment le doyen du Congrès, le républicain Don Young ou été exposés au virus, comme le sénateur de Floride, Rick Scott, qui effectue aussi une quarantaine.

De loin le pays le plus endeuillé par la pandémie avec 248.000 morts, les États-Unis connaissent une flambée du nombre d’infections depuis fin octobre, en particulier dans le nord du pays et le Midwest.

Par Le Figaro avec AFP

Congo: Covid-19 : baisse remarquable du nombre de malades dans les hôpitaux

octobre 3, 2020

Photo : Odette Massoussa suivant les explications des médecins

La Commission santé, affaires sociales, genre, famille et développement durable du Sénat a fait, le 1er octobre, le constat selon lequel le nombre de malades atteints de Covid-19 dans les hôpitaux réquisitionnés pour la circonstance a considérablement baissé.

La mission du Sénat, conduite par la présidente de la commission précitée, la sénatrice Odette Massoussa née Kombila Mattéo, qu’accompagnaient des experts du ministère de la Santé a fait la ronde de différents centres d’hospitalisation.  A l’hôpital de Mfilou- Ngamaba, première structure à être visitée, le docteur Benjamin Ngakono a fait savoir que ce site ne compte actuellement que deux malades dont un déjà guerri et un autre sous traitement.

« La prise en charge des patients est effective. Il n’y a plus de tâtonnement comme au départ. Je vous rassure que nous avons des équipes bien formées, une équipe paramédicale robuste », a-t-il déclaré.

Au centre hospitalier universitaire de Brazzaville, le docteur Ulrich Judicaël Biez a, lui aussi, révélé qu’il n’y a plus de malades de Covid-19. Il a, à cet effet, loué les efforts consentis par cette structure dans l’acquisition des appareils et la qualification du personnel pour la prise en charge de ce type de patients. « Le dispositif est complet. Nous  n’avons pas de souci. Je peux vous dire qu’on devait se réjouir de la manière dont les patients Covid sont pris en charge », a-t-il ajouté.

Au niveau de la clinique municipale Albert Leyono, qui comptait au départ 160 patients, le dernier est sorti il y a de cela 7 jours, a laissé entendre une source médicale.

Suite à ce constat, Odette Massoussa n’a pas manqué de traduire sa satisfaction. « Dans tous les centres où nous sommes passés en commençant par Mfilou, le CHU et enfin Leyono, le constat est très bon. Il n’y a pas de malades dans la plupart de ces sites et la prise en charge a été effective avec tout l’appareillage mis à la disposition du personnel soignant. Vous voyez aujourd’hui qu’il y a un ralentissement de la propagation de la maladie au niveau de la population… Et donc nous sommes très satisfaits du travail qui est fait au niveau du gouvernement », a-t-elle souligné.

Intervenant à son tour, le président de la commission prise en charge des malades du Covid-19, le professeur Elira Dokékias, a réitéré ses propos en soulignant : « Aujourd’hui, nous sommes en mesure de dire que la situation s’est améliorée.  A la fin du mois de juin, juillet, le pic des patients était important. Partout les lits étaient pleins, il y avait des patients très graves. Ce qu’on peut dire, c’est qu’aujourd’hui, si on arrive à plus de 200 cas à dépister 2 sont positifs alors que hier il y avait plus de 80 positifs. Donc la situation s’est améliorée. Mais cela ne veut pas dire que le virus est parti. Nous n’entrons pas dans le triomphalisme. Le Congo a commencé ses mesures de prévention avec rigueur. Il a invité la population à maintenir la discipline. On a beaucoup grandi, le pays a fait des progrès grâce aux équipes qui ont pris conscience », a-t-il conclu.

Avec Adiac-Congo par Jean Jacques Koubemba

Congo/Parlement : décès à Paris de la sénatrice Emilienne Charlotte Lekoundzou

février 1, 2020

 

Membre de la commission santé, affaires sociales, famille, genre et développement à la chambre haute du Parlement, Emilienne Charlotte Lekoundzou est décédée ce 1er février à l’hôpital américain de paris, en France à 5 heures du matin.

 

Elue sénatrice en 2017 dans le département de la Lékoumou, elle était, en effet, membre du comité d’honneur du Parti congolais du travail (PCT).

Outre le plan politique, Emilienne Charlotte Lekoundzou fut également une sportive.

Présidente de la Fédération congolaise de handball de 2001-2004, elle fut aussi ancienne joueuse et capitaine de l’Etoile du Congo et des Diables rouges des années 1964-1969.

Membre du Comité des anciens dirigeants généraux et sages de l’Etoile du Congo, la défunte était également présidente d’honneur et doyenne des sages actifs de ce club multidisciplinaire.

Dans un passé récent, elle était à la tête de la Commission ad hoc mise en place suite à la crise ayant déchiré la grande famille stellienne.

 

Avec Adica-Congo.com par Parfait Wilfried Douniama

Santé du président gabonais: la demande d’expertise sera examinée en appel

août 12, 2019

La justice gabonaise va examiner le 26 août en appel la demande par des opposants d’une expertise médicale du président Ali Bongo Ondimba, pour estimer s’il est apte à exercer ses fonctions 10 mois après un AVC, ont indiqué à l’AFP les avocats des deux parties.

Le président du Gabon n’a pas pris la parole en direct et en public depuis qu’il a prononcé quelques mots à son retour à Libreville fin mars,» LIRE AUSSI – après cinq mois de convalescence à l’étranger, un silence qui a poussé dix personnalités de l’opposition, du monde syndical et de la société civile à demander cet examen.

Le 4 mai, un tribunal avait jugé en première instance irrecevable cette requête, au motif que seule la Cour constitutionnelle saisie par le gouvernement ou les deux chambres du Parlement, peuvent constater l’empêchement. Mais la Cour d’appel de Libreville a refusé lundi de se dessaisir de cette requête spécifique d’une expertise médicale au motif qu’elle serait incompétente et a fixé l’audience au 26 août, selon les avocats des deux parties.

«C’est le début de quelque chose», se félicite Anges Kevin Nzigou, un des membres du comité de dix personnalités qui réclament l’expertise. Selon cet avocat, la justice a «pour une fois, résisté à l’appel du pouvoir» en refusant «une demande formulée par le président de la République» en faveur d’une dessaisie des juridictions ordinaires. «Cela viole toutes les règles», s’étrangle au contraire Tony Serge Ndong, avocat d’Ali Bongo. Il maintient que son client, en tant que chef de l’Etat, «ne peut pas être justiciable».

Du côté des dix plaignants, la prudence est de mise puisqu’«il n’est pas exclu que des exceptions soient soulevées» pendant la procédure de 26 août, rappelle Anges Kevin Nzigou. Si la Cour d’appel a refusé d’emblée de se dessaisir, elle ne s’est en revanche pas prononcée au fond ni sur sa capacité à juger une affaire impliquant le chef de l’Etat.

La question de l’aptitude à présider d’Ali Bongo, au pouvoir depuis dix ans après le décès de son père Omar en 2009, est brandie en permanence par ses opposants. Ils assurent qu’il ne s’est jamais remis de l’accident vasculaire cérébral (AVC) qui l’avait frappé fin octobre 2018, pendant une visite en Arabie saoudite. Des figures de l’opposition ont appelé les Gabonais à se rendre en masse samedi, pour se rendre compte par eux-mêmes, au défilé militaire de la fête de l’Indépendance du 17 août, où la présence du chef de l’Etat est annoncée à la tribune.

Par Le Figaro.fr avec AFP