Posts Tagged ‘Sénat’

RDC/Présidence du Sénat : Alexis Thambwe Mwamba prêt à rendre le tablier

décembre 16, 2020

Après la défenestration du bureau de la chambre basse du Parlement présidé par Jeanine Mabunda à la faveur d’une pétition initiée à son encontre, laquelle pétition a recueilli l’avis favorable les députés nationaux, c’est au tour des sénateurs de se mettre au pas.

Alexis Thambwe Mwamba - Alchetron, The Free Social Encyclopedia

Alexis Thambwe Mwamba

Une pétition lancée contre le président de la chambre haute, Alexis Thambwe Mwamba, poursuit son cours normal. Au stade actuel, à en croire des indiscrétions, elle aurait déjà recueilli plus de soixante-dix signatures sur les cent neuf sénateurs. Alexis Thambwe Mwamba qui ne paraît pas être ébranlé par cette pétition qu’il savait inévitable après le coup réussi à l’Assemblée nationale, s’est dit disposé à quitter le perchoir de la chambre haute dès la réception de la pétition contre lui et son bureau. Il l’a déclaré, le 15 décembre, dans son discours de clôture de la session ordinaire de septembre.

Bien qu’il se soit empêché de mettre une emphase sur la crise politique actuelle marquée par la rupture de la coalition FCC-Cach, le président du Sénat a tout de même exprimé son embarras face à l‘avenir politique immédiat du pays qui semble ne pas lui donner des signaux rassurants. Il a, de ce fait, indexé certains acteurs politiques qui se livreraient, d’après lui, à un jeu dangereux détournant l’attention des vraies attentes du peuple sur l’amélioration de son quotidien.

Ces attentes des Congolais touchent aussi bien la faible mobilisation des recettes publiques que l’insécurité chronique qui déstabilise les structures sociales et économiques dans la partie est du pays, privant ainsi le peuple congolais de la paix. Et d’ajouter que  le peuple congolais se demande : « Que va apporter cette gesticulation politique sur l’amélioration de son quotidien et que présage cette crise sur l’avenir du Congo ? ». Rien, a indiqué le speaker de la chambre haute « ne nous permet de lui réserver un tel traitement ». Poursuivant sur la même lancée, il dégaine : « Il est possible qu’effectivement quelques problèmes nous éloignent les uns des autres ou carrément nous opposent. Dans une démocratie, toutes les questions trouvent leurs réponses dans la Constitution et les lois de la République ».

A tout prendre, c’est un Alexis Thambwe Mwamba visiblement affecté par les derniers développements de l’actualité politique du pays qui s’est livré devant ses pairs arborant un profil bas tranchant avec la suffisance qu’on lui a toujours attribuée. « L’impression d’être devant des questions insolubles procède simplement de la mauvaise compréhension et définition du problème. Malheureusement, les effets de cette incertitude politique dans laquelle le pays gît sont graves et se manifestent sur différents plans de la vie nationale », a-t-il décrié.

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

À 87 ans, l’un des élus les plus âgés du Sénat américain contracte le Covid-19

novembre 18, 2020

L’un des sénateurs américains les plus âgés de la chambre haute a annoncé mardi 17 novembre avoir été testé positif au coronavirus, alors que le pays connaît un embrasement des nouvelles contaminations depuis plusieurs semaines.

«J’ai été testé positif pour le coronavirus», a indiqué sur Twitter Chuck Grassley, qui à 87 ans, est le deuxième élu le plus âgé du Sénat. Élu président pro tempore du Sénat, il est le troisième dans l’ordre de succession en cas d’incapacité du président, après le vice-président, Mike Pence, et la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

Le sénateur républicain de l’Iowa a précisé qu’il se sentait bien et n’avait pour le moment «aucun symptôme» mais qu’il se mettait en quarantaine en accord avec les recommandations des médecins et celles des Centres américains de lutte contre les maladies.

En raison de cette isolation sanitaire, Grassley, qui a été élu à la Chambre des représentants en 1974 puis au Sénat en 1980, a manqué mardi une session de vote, une première en 27 ans. La dernière fois qu’il avait été empêché de voter remontait ainsi à 1993, le sénateur détenant l’un des plus grands records de participation au Sénat, avec 8927 votes consécutifs en séance à son actif.

D’autres membres de la chambre haute ont récemment été testés positifs au Covid-19, notamment le doyen du Congrès, le républicain Don Young ou été exposés au virus, comme le sénateur de Floride, Rick Scott, qui effectue aussi une quarantaine.

De loin le pays le plus endeuillé par la pandémie avec 248.000 morts, les États-Unis connaissent une flambée du nombre d’infections depuis fin octobre, en particulier dans le nord du pays et le Midwest.

Par Le Figaro avec AFP

Congo: Covid-19 : baisse remarquable du nombre de malades dans les hôpitaux

octobre 3, 2020

Photo : Odette Massoussa suivant les explications des médecins

La Commission santé, affaires sociales, genre, famille et développement durable du Sénat a fait, le 1er octobre, le constat selon lequel le nombre de malades atteints de Covid-19 dans les hôpitaux réquisitionnés pour la circonstance a considérablement baissé.

La mission du Sénat, conduite par la présidente de la commission précitée, la sénatrice Odette Massoussa née Kombila Mattéo, qu’accompagnaient des experts du ministère de la Santé a fait la ronde de différents centres d’hospitalisation.  A l’hôpital de Mfilou- Ngamaba, première structure à être visitée, le docteur Benjamin Ngakono a fait savoir que ce site ne compte actuellement que deux malades dont un déjà guerri et un autre sous traitement.

« La prise en charge des patients est effective. Il n’y a plus de tâtonnement comme au départ. Je vous rassure que nous avons des équipes bien formées, une équipe paramédicale robuste », a-t-il déclaré.

Au centre hospitalier universitaire de Brazzaville, le docteur Ulrich Judicaël Biez a, lui aussi, révélé qu’il n’y a plus de malades de Covid-19. Il a, à cet effet, loué les efforts consentis par cette structure dans l’acquisition des appareils et la qualification du personnel pour la prise en charge de ce type de patients. « Le dispositif est complet. Nous  n’avons pas de souci. Je peux vous dire qu’on devait se réjouir de la manière dont les patients Covid sont pris en charge », a-t-il ajouté.

Au niveau de la clinique municipale Albert Leyono, qui comptait au départ 160 patients, le dernier est sorti il y a de cela 7 jours, a laissé entendre une source médicale.

Suite à ce constat, Odette Massoussa n’a pas manqué de traduire sa satisfaction. « Dans tous les centres où nous sommes passés en commençant par Mfilou, le CHU et enfin Leyono, le constat est très bon. Il n’y a pas de malades dans la plupart de ces sites et la prise en charge a été effective avec tout l’appareillage mis à la disposition du personnel soignant. Vous voyez aujourd’hui qu’il y a un ralentissement de la propagation de la maladie au niveau de la population… Et donc nous sommes très satisfaits du travail qui est fait au niveau du gouvernement », a-t-elle souligné.

Intervenant à son tour, le président de la commission prise en charge des malades du Covid-19, le professeur Elira Dokékias, a réitéré ses propos en soulignant : « Aujourd’hui, nous sommes en mesure de dire que la situation s’est améliorée.  A la fin du mois de juin, juillet, le pic des patients était important. Partout les lits étaient pleins, il y avait des patients très graves. Ce qu’on peut dire, c’est qu’aujourd’hui, si on arrive à plus de 200 cas à dépister 2 sont positifs alors que hier il y avait plus de 80 positifs. Donc la situation s’est améliorée. Mais cela ne veut pas dire que le virus est parti. Nous n’entrons pas dans le triomphalisme. Le Congo a commencé ses mesures de prévention avec rigueur. Il a invité la population à maintenir la discipline. On a beaucoup grandi, le pays a fait des progrès grâce aux équipes qui ont pris conscience », a-t-il conclu.

Avec Adiac-Congo par Jean Jacques Koubemba

Congo/Parlement : décès à Paris de la sénatrice Emilienne Charlotte Lekoundzou

février 1, 2020

 

Membre de la commission santé, affaires sociales, famille, genre et développement à la chambre haute du Parlement, Emilienne Charlotte Lekoundzou est décédée ce 1er février à l’hôpital américain de paris, en France à 5 heures du matin.

 

Elue sénatrice en 2017 dans le département de la Lékoumou, elle était, en effet, membre du comité d’honneur du Parti congolais du travail (PCT).

Outre le plan politique, Emilienne Charlotte Lekoundzou fut également une sportive.

Présidente de la Fédération congolaise de handball de 2001-2004, elle fut aussi ancienne joueuse et capitaine de l’Etoile du Congo et des Diables rouges des années 1964-1969.

Membre du Comité des anciens dirigeants généraux et sages de l’Etoile du Congo, la défunte était également présidente d’honneur et doyenne des sages actifs de ce club multidisciplinaire.

Dans un passé récent, elle était à la tête de la Commission ad hoc mise en place suite à la crise ayant déchiré la grande famille stellienne.

 

Avec Adica-Congo.com par Parfait Wilfried Douniama

Santé du président gabonais: la demande d’expertise sera examinée en appel

août 12, 2019

La justice gabonaise va examiner le 26 août en appel la demande par des opposants d’une expertise médicale du président Ali Bongo Ondimba, pour estimer s’il est apte à exercer ses fonctions 10 mois après un AVC, ont indiqué à l’AFP les avocats des deux parties.

Le président du Gabon n’a pas pris la parole en direct et en public depuis qu’il a prononcé quelques mots à son retour à Libreville fin mars,» LIRE AUSSI – après cinq mois de convalescence à l’étranger, un silence qui a poussé dix personnalités de l’opposition, du monde syndical et de la société civile à demander cet examen.

Le 4 mai, un tribunal avait jugé en première instance irrecevable cette requête, au motif que seule la Cour constitutionnelle saisie par le gouvernement ou les deux chambres du Parlement, peuvent constater l’empêchement. Mais la Cour d’appel de Libreville a refusé lundi de se dessaisir de cette requête spécifique d’une expertise médicale au motif qu’elle serait incompétente et a fixé l’audience au 26 août, selon les avocats des deux parties.

«C’est le début de quelque chose», se félicite Anges Kevin Nzigou, un des membres du comité de dix personnalités qui réclament l’expertise. Selon cet avocat, la justice a «pour une fois, résisté à l’appel du pouvoir» en refusant «une demande formulée par le président de la République» en faveur d’une dessaisie des juridictions ordinaires. «Cela viole toutes les règles», s’étrangle au contraire Tony Serge Ndong, avocat d’Ali Bongo. Il maintient que son client, en tant que chef de l’Etat, «ne peut pas être justiciable».

Du côté des dix plaignants, la prudence est de mise puisqu’«il n’est pas exclu que des exceptions soient soulevées» pendant la procédure de 26 août, rappelle Anges Kevin Nzigou. Si la Cour d’appel a refusé d’emblée de se dessaisir, elle ne s’est en revanche pas prononcée au fond ni sur sa capacité à juger une affaire impliquant le chef de l’Etat.

La question de l’aptitude à présider d’Ali Bongo, au pouvoir depuis dix ans après le décès de son père Omar en 2009, est brandie en permanence par ses opposants. Ils assurent qu’il ne s’est jamais remis de l’accident vasculaire cérébral (AVC) qui l’avait frappé fin octobre 2018, pendant une visite en Arabie saoudite. Des figures de l’opposition ont appelé les Gabonais à se rendre en masse samedi, pour se rendre compte par eux-mêmes, au défilé militaire de la fête de l’Indépendance du 17 août, où la présence du chef de l’Etat est annoncée à la tribune.

Par Le Figaro.fr avec AFP

RDC : Alexis Thambwe Mwamba, un pro-Kabila élu à la tête du Sénat

juillet 27, 2019

Alexis Thambwe Mwamba, ancien ministre congolais de la Justice, le 20 juin 2017 à Paris. © Vincent Fournier/J.A.

 

Alexis Thambwe Mwamba, candidat du Front commun pour le Congo (FCC), la coalition politique de l’ex-président Joseph Kabila, a été élu samedi à la présidence du Sénat en République démocratique du Congo.

L’ancien ministre de la Justice Alexis Thambwe Mwamba n’a cependant obtenu que 65 voix contre 43 pour son adversaire, le dissident Modeste Bahati Lukwebo. Il est le candidat du Front commun pour le Congo (FCC), la coalition politique de Joseph Kabila, qui disposait de 90 sièges sur 108 selon le résultat des élections sénatoriales du mois de mars.

Avant le scrutin, le FCC avait radié de ses rangs Modeste Bahati Lukwebo, pour avoir maintenu sa candidature. Son propre regroupement AFDC-A revendique 13 sièges au Sénat. Certains sénateurs FCC pro-Kabila auraient donc voté pour le candidat dissident Bahati.

Le candidat pro-Kabila au poste de la première vice-présidence, l’ex-ministre de l’Intérieur Evariste Boshab, a, lui, été platement battu par l’ancien Premier ministre Samy Badibanga (60 voix contre 34).

Ancien proche de l’actuel président de la République Félix Tshisekedi, Samy Badibanga a été brièvement Premier ministre sous Joseph Kabila (2016-2017). Il a été candidat à l’élection présidentielle du 30 décembre.

Gouvernement de coalition

Evariste Boshab est l’une des 14 personnalités congolaises toujours sous sanction de l’Union européenne (UE) pour entrave au processus électoral dans les dernières années du régime Kabila (2016-2018).

Sénateur à vie selon la Constitution en tant qu’ancien président de la République, Joseph Kabila n’était pas présent au moment du vote au Sénat. Il a transmis le 24 janvier la charge de chef de l’État à Félix Tshisekedi, proclamé vainqueur de l’élection présidentielle.

Le FCC de Kabila contrôle néanmoins l’Assemblée nationale, le Sénat, et une majorité des 26 Assemblées et gouvernorats provinciaux.

Les forces de Tshisekedi et Kabila ont annoncé vendredi la conclusion d’un accord pour la formation d’un gouvernement de coalition après six mois de pourparlers.

Mensonge sous serment au Sénat: amende requise en appel contre le pneumologue Michel Aubier

octobre 5, 2018

Paris – Une amende de 30.000 euros a été requise vendredi contre le pneumologue Michel Aubier, rejugé à Paris pour avoir menti en 2015 au Sénat sur ses liens avec le groupe Total, un délit qui lui avait valu la première condamnation en France pour « faux témoignage » devant des parlementaires.

L’avocate générale a sollicité la même peine que celle qui avait été requise en première instance et demandé à la cour d’appel de sanctionner une « infraction grave », un « mensonge sous serment (qui) est la porte ouverte à n’importe quelle rumeur, à n’importe quelle suspicion, aux +fake news+ ».

Le tribunal correctionnel de Paris était allé bien au-delà des réquisitions et avait condamné le médecin à la retraite, le 5 juillet 2017, à six mois de prison avec sursis et 50.000 euros d’amende. Une première judiciaire pour le délit de « faux témoignage » devant des parlementaires, passible de cinq ans de prison et 75.000 euros d’amende mais qui porte d’ordinaire sur des déclarations dans une enceinte judiciaire. Un « avertissement » pour les lobbys avaient salué les associations de défense de l’environnement.

Le 16 avril 2015, Michel Aubier, spécialiste de l’asthme et chef du service de pneumologie à l’hôpital Bichat, avait été entendu par une commission d’enquête sénatoriale sur le « coût économique et financier de la pollution de l’air », en tant que représentant de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

A la question d’éventuels « liens d’intérêt avec des acteurs économiques » lors de sa prestation de serment, il avait assuré n’en avoir « aucun ».

Or, divers articles de presse ont par la suite révélé, en mars 2016, qu’il était salarié du groupe Total, qui l’employait depuis 1997 comme médecin-conseil du travail. L’enquête, déclenchée après un signalement de la présidence du Sénat au procureur de la République, avait révélé qu’il percevait en 2015 environ 6.000 euros par mois pour cette activité. Il détenait par ailleurs des actions et était membre du conseil d’administration de la Fondation Total.

– « Faire un exemple » –

« Je n’ai pas menti au Sénat. Je me suis trompé, je n’ai pas vraiment bien compris la question posée », a martelé à la barre le professeur Aubier, teint hâlé et costume sombre.

« J’ai commis une erreur en répondant non (…). Quand la question m’a été posée, j’ai compris conflit d’intérêts avec le sujet traité. Je n’étais pas en situation de conflit d’intérêts car j’exerçais chez Total une activité purement médicale, en toute indépendance. En aucun cas, je n’avais de lien avec la politique énergétique du groupe », s’est-il défendu.

« En aucun cas, cette erreur était intentionnelle », a-t-il assuré.

Une défense qui n’a convaincu ni l’accusation, ni les parties civiles, l’avocate générale estimant peu crédible qu’il ait pu confondre les notions de conflits d’intérêt et liens d’intérêt, compte tenu de son « niveau intellectuel » et de l’évolution de la société vers plus de transparence.

« Il vaut mieux passer pour un imbécile que pour quelqu’un qui a délibérément menti », a également relevé l’avocat du Sénat, Emmanuel Marsigny. « C’est du verbiage, de l’argutie de prétendre qu’on s’est trompé sur la question qui était posée, parfaitement claire », a-t-il insisté.

« Laisser sans suite ce parjure reviendrait à fragiliser les commissions d’enquête », a mis en avant le sénateur (LR) Jean-François Husson, qui présidait celle sur la pollution de l’air, réclamant par « principe et respect de nos institutions » une condamnation « exemplaire ».

« Michel Aubier a déjà payé un prix terrible. (…) Sa vie sociale, professionnelle a été détruite du jour au lendemain, avec une violence absolument inouïe », a affirmé l’avocat du médecin, François Saint-Pierre, déplorant qu’avec ce signalement pour « faux témoignage », le Sénat ait voulu « délibérément faire un exemple ». Il a demandé à la cour de relaxer le pneumologue.

La décision sera rendue le 9 novembre.

Romandie.com avec(©AFP / 05 octobre 2018 16h59)                                                        

Le juge Kavanaugh fait un pas de plus vers la Cour suprême

octobre 5, 2018

Le juge Brett Kavanaugh aux côtés de Lisa Murkowski, seule sénatrice républicaine à avoir voté « non » lors du vote préliminaire de vendredi (photo prise le 23 août 2018 à Washington) / © AFP/Archives / SAUL LOEB

Le juge Brett Kavanaugh a franchi vendredi une nouvelle étape sur la route semée d’embûches de la Cour suprême, avec un premier vote de procédure favorable au Sénat, qui ouvre la voie à un vote final de confirmation peut-être dès samedi.

Les sénateurs, qui ont le dernier mot sur les nominations à vie au sein de la plus haute juridiction des Etats-Unis, ont voté la clôture des débats avec 51 pour et 49 contre.

« Je suis très fier du Sénat américain », a immédiatement twitté le président Donald Trump, qui a choisi Brett Kavanaugh en juillet et lui a apporté depuis un soutien indéfectible.

Le vote des sénateurs donne une indication du rapport de force mais ne reflète pas automatiquement l’issue du vote final, les sénateurs n’étant pas liés par leur premier choix.

Les républicains disposent d’une courte majorité à la chambre (51 sièges sur 100), mais trois de leurs membres avaient laissé planer le doute sur leurs intentions jusqu’à la dernière minute. Jeff Flake, et Susan Collins ont finalement voté pour clôturer la procédure. Lisa Murkowski a voté contre.

Un démocrate, Joe Manchin, a aussi rompu avec son groupe, en votant « oui ».

La candidature de Brett Kavanaugh, un fervent défenseur des valeurs conservatrices, divise fortement l’Amérique. Des accusations d’abus sexuels remontant à sa jeunesse ont encore renforcé les tensions.

La haute cour est l’arbitre des questions de société les plus épineuses aux Etats-Unis: peine de mort, droit à l’avortement, lois sur les armes à feu, mariage homosexuel… L’entrée de Brett Kavanaugh, 53 ans, en son sein, placerait les juges progressistes en minorité pour de nombreuses années.

A l’ouverture des débats vendredi, la sénatrice démocrate Dianne Feinstein a rappelé cet enjeu. « Le président Trump a promis de nommer à la Cour suprême des opposants à l’avortement qui défendent le droit au port d’armes ». « Le juge Kavanaugh remplit ces critères », a-t-elle assuré.

La Cour suprême américaine / © AFP / Gal ROMA

Les Républicains ont eux dénoncé une « campagne de destruction » menée contre le juge. Rejeter sa cndidature reviendrait à valider « la loi de la foule », a estimé le républicain Chuck Grasley, chef de la commission judiciaire du Sénat.

– Débats vifs –

Les débats, vifs, ont dépassé l’enceinte du Capitole.

Des milliers de manifestants ont défilé jeudi à Washington pour demander aux sénateurs de voter contre le juge Kavanaugh. Certains sont entrés dans un bâtiment du Sénat pour tenter de faire plier les sénateurs indécis et environ 300 ont été brièvement arrêtés. Des femmes avaient aussi, plusieurs jours auparavant, interpellé le sénateur Jeff Flake dans un ascenseur du Congrès.

La Maison Blanche les a vivement critiqués vendredi.

« Les manifestants (…) qui hurlent dans l’ascenseur sont des professionnels qui ont été payés pour donner une mauvaise image des sénateurs. Ne vous laissez pas avoir! », a tweeté vendredi le président Trump. « Regardez aussi toutes les pancartes identiques faites par des professionnels. Payées par Soros et d’autres », a-t-il ajouté.

La fondation du milliardaire américain d’origine hongroise George Soros finance plusieurs ONG dans le monde, allant de la défense des droits de l’homme à l’aide aux réfugiés. Il est la cible régulière de la droite dure européenne, notamment du Premier ministre hongrois Viktor Orban, et d’une partie de l’extrême droite américaine.

– Deux vérités irréconciliables –

Des opposants à la nomination à la Cour suprême du juge Brett Kavanaugh, le 4 octobre 2018 à Washington / © AFP / ANDREW CABALLERO-REYNOLDS

Brett Kavanaugh, un brillant magistrat, était en bonne voie d’être confirmé, quand une femme est sortie de l’ombre à la mi-septembre pour l’accuser d’une tentative de viol remontant à une soirée entre lycéens en 1982.

Lors d’une audition suivie par 20 millions d’Américains, Christine Blasey Ford, une universitaire de 51 ans, s’est dite sûre « à 100% » d’avoir été agressée par le jeune Kavanaugh. En colère et offensif, le magistrat s’est dit tout aussi certain de son innocence.

Démarche extrêmement rare pour un candidat à la Cour suprême, ce dernier s’est expliqué dans une tribune publiée par le Wall Street Journal sur ce ton « tranchant ».

« J’ai dit des choses que je n’aurais pas dû dire. J’espère que tout le monde peut comprendre que j’étais là-bas en tant que fils, mari et père », a-t-il justifié.

Confronté à deux vérités irréconciliables, le Sénat avait, sous la pression d’élus indécis, demandé un complément d’enquête au FBI, qui a rendu sa copie mercredi soir. Le rapport a conforté les républicains, mais laissé les démocrates sur leur faim.

« Cette enquête n’a trouvé aucune trace de comportement inapproprié », a estimé le républicain Chuck Grassley.

« Ce qui est notable avec ce rapport, ce n’est pas ce qui est dedans, mais ce qui n’y est pas », a rétorqué la sénatrice démocrate Dianne Feinstein, dénonçant une enquête « incomplète ».

Romandie.com avec(©AFP / (05 octobre 2018 17h19)

États-Unis/Cour suprême: le candidat de Trump remporte un premier vote au Sénat

septembre 28, 2018

Jeff Flake, le sénateur républicain qui a demandé à ce que le vote final du Sénat pour confirmer la nomination du juge Kavanaugh à la Cour suprême soit retardé d’une semaine pour laisser le FBI enquêter, le 28 septembre 2018 / © AFP / Brendan Smialowski

Le candidat de Donald Trump à la Cour suprême, Brett Kavanaugh, a remporté vendredi un vote en commission au Sénat, ouvrant la voie à un vote final de confirmation en séance plénière malgré les accusations d’abus sexuel qui le visent.

Au lendemain des auditions poignantes du juge, qui nie en bloc, et de son accusatrice, les 11 membres républicains de la commission judiciaire du Sénat ont voté pour recommander sa confirmation et les dix démocrates s’y sont opposés.

Jeff Flake, un des trois sénateurs républicains dont le vote n’est pas forcément acquis à M. Kavanaugh, a demandé à ce que le vote final soit retardé d’une semaine au maximum pour que la police puisse enquêter sur les accusations de Christine Blasey Ford.

« Le pays est en train de se déchirer et nous devons nous assurer d’une procédure en bonne et due forme », a déclaré ce modéré qui ne se représente pas aux élections de novembre. Sa demande a été soutenue par la sénatrice républicaine Lisa Murkowski.

« Je ne serai à l’aise pour voter en séance plénière que lorsque le FBI aura enquêté un peu plus qu’aujourd’hui », a ajouté M. Flake, laissant entendre qu’au moment du vote final, il pourrait se désolidariser de la majorité.

Selon la Constitution des Etats-Unis, il revient au Sénat de donner son feu vert pour les postes à vie à la Cour suprême, plus haute juridiction du pays et arbitre des questions de société les plus épineuses (droit à l’avortement, régulation sur les armes à feu, mariage homosexuel…).

Les républicains détiennent actuellement une courte majorité au Sénat, avec 51 sièges sur 100. Mais, outre Jeff Flake, deux sénatrices, Susan Collins et Lisa Murkowski, n’ont pas fait savoir ce qu’elles allaient voter.

Les deux femmes soutiennent le droit à l’avortement, alors que le juge Kavanaugh, un magistrat catholique et conservateur, est accusé par les associations féministes et les démocrates de vouloir limiter ce droit.

Le président Donald Trump, qui n’envisage « pas du tout » de nommer un autre candidat à la Cour, a fait savoir vendredi qu’il laissait aux sénateurs le choix de décider s’il était nécessaire d’enquêter plus avant. Jusqu’ici, il avit refusé d’ordonner une enquête du FBI, ne la jugeant pas nécessaire.

Romandie.com avec(©AFP / (28 septembre 2018 20h46)

Nigeria: le président du Sénat se déclare candidat à la présidentielle face à Buhari

août 30, 2018

Abuja – Le président du Sénat nigérian, Bukola Saraki, s’est déclaré jeudi candidat à l’élection primaire du parti de l’opposition, qu’il a rejoint récemment au dépend du parti au pouvoir, pour tenter de remporter le scrutin présidentiel de février 2019, face au président sortant Muhammadu Buhari.

« J’annonce ainsi mon intention de concourir à la position de président de la République fédérale du Nigeria, et de participer aux élections générales de 2019 sous la bannière du Parti populaire démocratique (PDP) », parti qu’il a rejoint il y a un mois en faisant défection du parti présidentiel, a fait savoir M. Saraki.

« Je me présente avec la ferme conviction que j’ai les capacités de faire qu’il faut pour assurer une croissance (économique) aux Nigérians », a-t-il ajouté, dans cette annonce que le pays attendait depuis plusieurs semaines.

M. Saraki, en tant que président du Sénat est le troisième homme politique le plus important du Nigeria, pays de 180 millions d’habitants.

En quittant le parti au pouvoir, le Congrès des Progressistes (APC) pour rejoindre l’opposition à la fin du mois de juillet, cet ancien gouverneur avait montré ses ambitions présidentielles.

Les barons de l’APC ont déjà fait savoir que le président en place Muhammadu Buhari, 75 ans, sera le candidat désigné du parti à sa propre succession, malgré l’obligation d’organiser des primaires en amont du scrutin présidentiel.

Les deux hommes ont été des ennemis politiques pendant tout ce mandat, la présidence accusant le Sénat de bloquer de nombreux textes de loi.

M. Saraki, qui a du affronter une série d’ennuis avec la justice aussitôt après avoir accédé à la présidence du Sénat, n’a cessé de dénoncer une « chasse aux sorcières » contre les opposants du chef de l’Etat.

Il fut notamment accusé d’avoir menti sur sa déclaration de patrimoine, mise au jour par le scandale des Panama Papers, ou d’avoir payé des gangs armés dans son Etat d’origine, Kwara.

Mercredi, un autre candidat de poids a annoncé sa candidature à la primaire du PDP: Rabiu Kwankwaso, qui est aussi un transfuge de l’APC, ex-gouverneur de Kano et un ancien proche de Muhammadu Buhari.

Romandie.com avec(©AFP / 30 août 2018 15h24)