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Juvisy-sur-Orge: Jalouse, une congolaise poignarde son époux qui partait à Dakar pour la troisième fois en une année

septembre 12, 2022
 Juvisy-sur-Orge :Jalouse, une congolaise poignarde son époux qui partait à Dakar pour la troisième fois en une année

Une congolaise de 38 ans est placée en détention pour tentative d’homicide sur son époux qui est interné dans un centre hospitalier. L’homme a reçu plusieurs coups de couteau après une forte dispute avec son épouse. Elle n’était pas d’accord qu’il voyage pour la troisième fois en une année. Un problème de jalousie sur fond de suspicion d’infidélité.

Manuela T aurait selon son entourage, toutes les preuves de l’infidélité de son époux avec une autre fille vivant à Dakar au Sénégal. En ce qui va de l’an 2022, son époux s’y est rendu déjà deux fois et était sur le point de prendre encore un vol. Il justifiait ses voyages par la présence de ses deux neveux qu’il a scolarisés au Sénégal.

Mais pour la femme, c’était juste un mensonge, son époux en réalité a une maîtresse à Dakar d’origine gabonaise qu’il aurait connu sur les réseaux sociaux. Elle a poignardé son époux après une forte dispute quand ce dernier qui niait voyager pour Dakar a été confondu par la réservation de son vol en sa possession.

Manuela T qui a appelé les secours après son forfait a été placée en détention provisoire par le juge qui l’accuse de tentative d’homicide volontaire. Le couple a deux enfants et traversait une crise depuis des années selon leurs proches. Ils ne partageaient plus la même chambre depuis que l’infidélité de l’époux a été découverte par la femme.

Avec Le Congolais.fr

Législatives au Sénégal : la défaite de Macky Sall est aussi stratégique

août 17, 2022

Si nombre d’analystes ont pointé le revers inédit subi par la majorité présidentielle, peu ont constaté l’échec de la tactique du camp du chef de l’État, basée presque exclusivement sur un éventuel boycott du scrutin par l’opposition.

L’assemblée nationale, Dakar, Sénégal. © Aliou Mbaye/PANAPRESS/MAXPPP

On le sait désormais, les résultats définitifs des élections législatives du 31 juillet au Sénégal, publiés ce 11 août par le Conseil constitutionnel, permettent à la coalition présidentielle Benno Bokk Yakaar d’obtenir 82 députés sur les 165 qui composent l’Assemblée nationale – auxquels s’est rallié l’ancien maire de Dakar Pape Diop. Un ralliement qui porte le nombre des parlementaires du camp présidentiel à 83, contre 80 pour l’inter-coalition Yewwi Askan Wi (YAW) – Wallu Senegal, ce qui est synonyme de la majorité absolue.

Inutile de rappeler que les observateurs de la vie politique sénégalaise ont été unanimes pour dire que c’est une situation inédite, que la mouvance présidentielle a accusé un net recul et que le scrutin marquera, quoi qu’il arrive, l’histoire politique du pays.

En analysant ces résultats, un leader politique sénégalais a déclaré que « les populations ont privilégié la sanction contre le régime actuel en participant à un référendum de fait sur la question du troisième mandat ». Bien entendu, ses propos ont été balayés d’un revers de la main par les membres de la mouvance présidentielle, qui estiment être restés « la plus grande coalition du pays », même si leur camp a perdu au passage une cinquantaine de députés. Autant dire que ces législatives n’ont pas encore livré tous leurs secrets. D’autant que chaque camp crie à la victoire et se tresse des lauriers.

Un stratagème simpliste

En revanche, ce que l’on n’a pas du tout ou très peu entendu dans les analyses, c’est l’échec de la stratégie du camp présidentiel, basée presque exclusivement sur un éventuel boycott du scrutin par l’opposition. Car tout semble démontrer que le pari du chef de l’État Macky Sall était simple, sinon simpliste : pousser l’opposition dans ses derniers retranchements et la contraindre à renoncer de prendre part à ces législatives. Autrement dit, en misant sur les réactions parfois épidermiques de certains leaders de l’opposition, le pouvoir savait que l’invalidation des titulaires de la liste nationale de la coalition dirigée par Ousmane Sonko constituerait un casus belli, en tout cas le piège qui devrait faire trébucher ses adversaires. De fait, la précampagne a été marquée par de violentes manifestations qui ont fait au moins trois morts, justement à cause du refus de l’opposition d’accepter la décision du Conseil constitutionnel.

Si la coalition de l’opposition avait maintenu son intention de boycotter ces élections législatives afin de dénoncer la décision du Conseil constitutionnel comme cela a été envisagé un temps, elle aurait pris le risque de laisser le champ libre aux seuls candidats de la majorité présidentielle de rafler tous les sièges ou presque de députés. Heureusement, ses leaders ont fini par comprendre (aiguillonnés par les chefs de confréries ?) que dans certaines circonstances, la politique de la chaise vide est loin d’être la moins mauvaise.

Le flou du troisième mandat

C’est dire qu’en décidant de participer au scrutin avec la liste nationale des candidats suppléants – ceux que les mauvaises langues ont parfois présentés comme des seconds couteaux –, l’opposition a non seulement confirmé la dynamique impulsée par les élections locales de janvier, mais elle a aussi déjoué les plans du pouvoir. Plutôt que d’être monocolore, ce qui aurait été un recul démocratique majeur, la présente législature sénégalaise annonce des joutes politiques truculentes.

Cela dit, sans reprendre à notre compte les accusations de fraudes et de bourrage d’urnes utilisées par l’opposition, on peut supposer que si les titulaires de la liste nationale des adversaires de Macky Sall n’avaient pas été invalidés, la majorité parlementaire aurait sûrement basculé en faveur de l’opposition, dont les leaders pariaient sur une possible cohabitation. Dans une telle hypothèse, l’actuel président sénégalais, élu en 2012 pour un mandat de sept ans et réélu en 2019 pour cinq ans, aurait été amené à dissiper plus tôt que prévu le flou qu’il maintient sur ses véritables intentions et aurait renoncé à la tentation du troisième mandat

Avec Jeune Afrique

Adrien Poussou
Par Adrien Poussou

Ancien ministre centrafricain de la Communication.

Mali : Macky Sall à Bamako pour rencontrer Assimi Goïta

août 15, 2022

Le président en exercice de l’Union africaine est attendu ce lundi matin dans la capitale malienne où il doit s’entretenir avec le chef de la junte. Une visite « d’amitié et de travail » qui intervient au lendemain de l’inculpation de 49 soldats ivoiriens par la justice malienne.

Macky Sall, président de la République du Sénégal et président en exercice de l’Union africaine. © Romain Gaillard/REA

Macky Sall, qui est attendu ce lundi matin à Bamako, y sera accueilli par Assimi Goïta. Les deux hommes doivent ensuite s’entretenir au cours d’un échange à huis clos au palais présidentiel, avant un déjeuner officiel. Le président en exercice de l’Union africaine et le président de la transition malienne ont par ailleurs prévu de tenir une conférence de presse commune à l’issue de leur rencontre.

Soldats ivoiriens

Cette « visite d’amitié et de travail », la première du président de l’Union africaine au Mali depuis la chute d’Ibrahim Boubacar Keïta en août 2020, intervient dans un contexte tendu entre les autorités maliennes et l’organisation panafricaine. Parmi les nombreux sujets à l’ordre du jour, le cas des 49 soldats ivoiriens arrêtés le 10 juillet sera au cœur des discussions.

Le vendredi 12 août, les soldats ivoiriens, détenus depuis plus d’un mois à Bamako, ont été inculpés pour « tentative d’atteinte à la sûreté de l’État » et placés sous mandat de dépôt. Abidjan assure qu’ils étaient en mission pour l’ONU dans le cadre d’opérations de soutien logistique à la Mission des Nations unies au Mali (Minusma) et exige leur libération.

Négociations difficiles

La négociation semblait pour l’instant la voie privilégiée pour obtenir la libération de ces soldats, arrêtés à leur arrivée à l’aéroport de Bamako. Le Togo joue le rôle de médiateur entre la Côte d’Ivoire et le Mali, mais les premières négociations, le 28 juillet à Lomé, n’ont pas permis d’enregistrer de progrès.À LIRECôte d’Ivoire-Mali : la difficile médiation de l’ONU pour la libération des soldats ivoiriens

Selon une source proche des discussions engagées sous l’égide du Togo, citée par l’Agence France-Presse, « les discussions pourtant avancées ont buté sur certains points, ce qui peut expliquer ce retour judiciaire en force dans le dossier ». « La justice va continuer son travail, mais les négociations vont continuer aussi », a-t-elle ajouté.

Par Jeune Afrique avec AFP

Le Sénégal en colère contre les informations « fausses » sur sa diplomate au Canada

août 14, 2022
Justin Trudeau regarde vers la caméra derrière Macky Sall, vu de profil.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, et le président du Sénégal, Macky Sall (archives). Photo : La Presse Canadienne / Sean Kilpatrick

L’ambassade du Sénégal à Ottawa a déploré samedi la diffusion d’informations « fausses et choquantes » sur une de ses diplomates, visant selon elle à « diluer la gravité » des « violences policières inadmissibles ».

Dans une note d’information diffusée en fin de semaine, l’ambassade du Sénégal estime que les allégations contre Mme Niang trahissent une volonté manifeste de diluer la gravité de l’incident qui porte sur une violation flagrante et grave des dispositions de la convention de Vienne sur les relations diplomatiques.

Son interpellation début août avait provoqué un tollé au Sénégal et l’embarras du gouvernement canadien.

Mme Niang Oumou Kalsoum Sall, conseillère des Affaires étrangères, a été victime de violence physique et morale humiliante, en étant menottée et frappée, selon Dakar, lors d’une intervention de la police de Gatineau à son domicile.

Le gouvernement canadien avait condamné l’incident, le jugeant inacceptable.

L’intervention visait à accompagner un huissier venu notifier à la diplomate une ordonnance d’un tribunal administratif du logement. Celle-ci obtenue par Radio-Canada et consultée par l’AFP condamnait la diplomate à payer plus de 45 000 $ à son propriétaire pour loyer non payé et dommages au logement.

L’ambassade regrette aussi que les informations relayées par la presse soient fondées sur la seule version du bailleur.

La défense de la diplomate

Entendant rétablir les faits, la note détaille les longs démêlés de Mme Niang avec son propriétaire, faisant valoir que celle-ci a été de bonne foi tout au long, qu’elle avait subi depuis le début des problèmes de chauffage et d’humidité dus à un non-respect des normes de construction et que son propriétaire s’était montré menaçant à son égard.

Exaspérée, Mme Niang a finalement décidé de déménager en octobre 2020 et, lors de la remise des clés, a offert au gestionnaire du logement le dernier loyer dû, que celui-ci a refusé.

Toujours selon l’ambassade, Mme Niang a reçu quelques mois plus tard par voie d’huissier une demande de paiement de 57 207 $ devant couvrir notamment les frais de reconstruction de la maison.

De son côté, Mme Niang a indiqué par voie d’avocat qu’elle ne devait au propriétaire que le loyer du mois d’octobre que le gestionnaire n’avait pas voulu prendre.

L’ambassade estime qu’à la lumière de ces explications, les accusations portées contre Mme Niang ne tiennent pas.

Rien dans cette affaire ne peut justifier les violences subies par Madame Niang et ses enfants mineurs, conclut l’ambassade en indiquant suivre de très près l’enquête qui a été ordonnée sur les agissements inacceptables des agents de la police.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Sénégal: un étudiant gabonais recherché à Dakar pour le viol d’un jeune garçon de 14 ans

août 6, 2022
 Sénégal: un étudiant gabonais recherché à Dakar pour le viol d’un jeune garçon de 14 ans.

Gahile Mboumba Mboumba, un compatriote, la vingtaine révolue qui est recherché par les autorités judiciaires de Dakar pour le viol sur un jeune garçon de 14 ans. Selon des sources concordantes, le présumé violeur pédophile aurait été ramené à Libreville pour éviter de répondre de ses actes.

Les faits se seraient passés le dimanche 31 juillet dernier à Dakar au Sénégal. Envoyé par ses parents pour poursuivre ses études, Gahile Mboumba Mboumba se serait livré à des jeux de séduction sur les réseaux sociaux. Il aurait créé des faux profils en se faisant passer pour une femme et aurait à l’aide de subterfuge convaincu son interlocuteur âgé de 14 ans de lui envoyer des « nudes ». Une fois les photos compromettantes en sa possession, il aurait menacé le jeune garçon.

Voulant éviter que ses photos ne soient diffusées sur internet, la victime aurait accepté de rencontrer Gahile Mboumba Mboumba à son domicile. Une fois sur place, l’étudiant aurait convaincu le jeune garçon de 14 ans d’avoir des rapports sexuels avec lui afin d’effacer les photos. Une demande que l’adolescent aurait fini par accepter. Une fois sa libido assouvie, il aurait laissé partir la victime.

De retour chez lui, la victime aurait tout raconté à ses parents. Ces derniers remontés auraient débarqué au domicile de de Gahile Mboumba Mboumba. Ils ne l’auraient pas trouvé mais plutôt son colocataire, L.D.O.O. Ce dernier va être pris à partie par les proches du jeune garçon de 14 ans. Lesquels l’auraient roué de coups et cassé sa paire de lunettes. Il n’aurait eu la vie sauve que grâce à l’intervention de gendarmes passant par là.

Les parents de Gahile Mboumba Mboumba ont été mis au courant de la situation, ces derniers se seraient lavés les mains indiquant que leur fils devait répondre de ses actes. Une plainte a été déposée à l’encontre du présumé violeur pédophile, qui ne serait pas à sa première tentative. Une source proche de l’ambassade du Gabon au Sénégal a indiqué que malgré les mesures prises pour intercepter le suspect, il serait parvenu à rentrer au Gabon avec l’aide de ses proches.》

Avec Le Congolais.fr

Le Sénégal accuse la police canadienne d’avoir « sauvagement » battu une diplomate

août 6, 2022
Une voiture du Service de police de la Ville de Gatineau.

Les faits se seraient produits le 2 août dernier. Photo : Radio-Canada/Christian Milette

La République du Sénégal affirme qu’une de ses diplomates en service à Ottawa a été battue à son domicile par la police en début de semaine. Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) soutient plutôt que ses membres ont maîtrisé et arrêté une personne qui s’était montrée violente envers les agents.

Vendredi après-midi, l’ambassade du Sénégal a publié sur sa page Facebook un communiqué de presse en français du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur au sujet de l’incident survenu mardi. Le communiqué ne mentionne pas le nom du service de police impliqué.

Au cours de cette opération, la police canadienne a exercé sur la diplomate une violence physique et morale humiliante devant témoins et en présence de ses enfants mineurs, selon le communiqué.

Malgré le rappel du statut de diplomate de la victime et de l’inviolabilité de son domicile, les éléments de la police canadienne l’ont menottée et sauvagement tabassée, au point qu’elle a eu du mal à respirer, ce qui a conduit à une évacuation par ambulance à l’hôpital, selon la version officielle du gouvernement sénégalais.

Le communiqué du ministère n’a pas nommé la diplomate ni précisé l’emplacement de sa maison.

CBC a communiqué avec l’ambassade et avec le ministère pour obtenir des commentaires, mais sans résultat.

Une personne agressive, selon les policiers

Dans son propre communiqué de presse publié tard vendredi soir, le SPVG explique que ses membres aidaient un huissier à exécuter une ordonnance et qu’ils sont arrivés sur les lieux vers 13 h 30 HAE mardi.

Un porte-parole de la police a par la suite confirmé que l’incident s’était produit à Gatineau.

Sur les lieux, les policiers ont vérifié que le document judiciaire était bel et bien valide et que l’officier de justice ayant autorisé l’ordonnance judiciaire avait été informé que la personne avait un statut diplomatique, précise le communiqué. Faisant face à une personne agressive et refusant de collaborer, les policiers sont intervenus afin d’expliquer la démarche et de s’assurer que tout se déroule dans le calme.

Le service de police n’a pas précisé si cette personne était un diplomate de l’ambassade.

Selon le communiqué de la police, une policière a reçu un coup de poing au visage pendant l’intervention, ce qui a incité ses collègues à arrêter cette personne pour la sécurité des personnes présentes.

« La personne a résisté à son arrestation et blessé par morsure un deuxième policier. La personne a alors été amenée au sol pour être maîtrisée. La personne a été détenue à l’arrière du véhicule de patrouille, sous supervision d’une policière, le temps que le huissier exécute son ordonnance et que la situation soit revenue au calme. En aucun temps la personne n’a mentionné avoir été blessée ou avoir des douleurs lorsque questionnée. »

Plus tard en journée, peu après 15 h, les paramédicaux ont appelé le SPVG en assistance alors qu’ils intervenaient auprès de cette personne et qu’une dizaine de personnes étaient présentes, explique le communiqué.

Appel à enquête

Dans son communiqué, le gouvernement du Sénégal dit avoir demandé qu’une enquête soit ouverte sans délai et que des poursuites soient menées contre les auteurs de cette agression inadmissible, qui constitue une atteinte grave à l’intégrité physique de la personne et à la dignité humaine.

Le gouvernement sénégalais a également qualifié l’incident de violation flagrante de la Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques.

Informé de ces faits inacceptables et injustifiables, [le gouvernement du Sénégal] a immédiatement convoqué la chargée d’affaires de l’ambassade du Canada à Dakar pour dénoncer vigoureusement et condamner fermement cet acte raciste et barbare, a déclaré le gouvernement dans son communiqué.

CBC News a soumis une demande d’entrevue à Affaires mondiales Canada, qui a accusé réception de la demande et promis une réponse dès que possible.

Conformément à la Loi sur la police de la province, le SPVG a demandé jeudi au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) du Québec de se prononcer au sujet de l’opportunité d’une enquête criminelle sur les actions des agents.

La direction du SPVG collaborera à toute démarche ou enquête subséquente en toute transparence, selon son communiqué.

Le SPVG a également demandé au DPCP de déterminer si des accusations de voies de fait contre un agent et d’obstruction à la police sont justifiées contre la personne impliquée.

Le ministère de la Sécurité publique du Québec a été alerté de l’incident, a indiqué le service de police.

Radio-Canada avec les informations de Guy Quenneville, CBC News

Sénégal : Sadio Mané de nouveau élu meilleur footballeur africain de l’année

juillet 22, 2022

Le sélectionneur du Sénégal, Aliou Cissé, a quant à lui remporté le prix d’entraîneur africain de l’année. Chez les femmes, la Nigériane Asisat Oshoala a été primée pour la cinquième fois.

L’attaquant sénégalais Sadio Mané, sous les couleurs de Liverpool, le 3 mai 2022. © Jose Breton/Pics Action/NurPhoto via AFP

Le Sénégalais Sadio Mané, attaquant du Bayern Munich, a été désigné meilleur joueur africain de l’année 2022 lors de la cérémonie des CAF Awards organisée par la Confédération africaine de football (CAF), jeudi 21 juillet à Rabat, au Maroc.

Mané avait déjà remporté ce prix en 2019 alors qu’il jouait à Liverpool. En raison de la pandémie de Covid-19, la distinction n’avait pas été attribuée en 2020 et en 2021. Sadio Mané, 30 ans, a été l’un des artisans du sacre du Sénégal lors de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), en février 2022. Il a notamment inscrit le tir au but décisif en finale face à l’Égypte.

Asisat Oshoala primée pour la cinquième fois

Transféré cet été au club bavarois, le Sénégalais était présent à la cérémonie de remise des prix, au lendemain d’un match amical remporté 6 à 2 par sa nouvelle équipe à Washington face à DC United et lors duquel il a inscrit un but sur penalty. Il a devancé son ex-partenaire d’attaque à Liverpool et finaliste de la CAN, l’Égyptien Mohamed Salah, et son compatriote Édouard Mendy, gardien de but de Chelsea.

Le sélectionneur du Sénégal, Aliou Cissé, a quant à lui remporté le prix d’entraîneur africain de l’année. La Nigériane Asisat Oshoala, qui évolue en club à Barcelone, a de son côté été désignée, pour la cinquième fois, joueuse africaine de l’année.

Par Jeune Afrique avec AFP

Macky Sall : la dernière marche ?

juillet 2, 2022

Journaliste, correspondant à Dakar, il couvre l’actualité sénégalaise et ouest-africaine, et plus ponctuellement le Rwanda et le Burundi.

Le mystère reste entier sur ses intentions : Macky Sall se conformera-t-il à la Constitution en quittant son poste au terme de son second mandat ? Il rentrerait ainsi dans l’histoire de son pays en devenant le premier chef de l’État à mettre fin volontairement à son règne.

Le président sénégalais Macky Sall assiste à la cérémonie d’ouverture du premier parc éolien d’Afrique de l’Ouest à Thiès, au Sénégal, le 24 février 2020. THIES, SENEGAL – FEBRUARY 24: Senegalese President Macky Sall attends a opening ceremony of the first wind farm of West Africa in Thies, Senegal on February 24, 2020. © ALAATTIN DOGRU/Anadolu Agency via AFP

La phrase, en toute logique, devrait s’écrire sans point d’interrogation. Une Constitution n’est-elle pas destinée à fixer la règle du jeu, quelle que soit l’identité du joueur ? Et pourtant…

Au Sénégal, rien ne permet de savoir ce que Macky Sall a en tête à dix-neuf mois de la prochaine présidentielle. Prendra-t-il le risque de jeter les Sénégalais dans la rue s’il se représente ? Ou bien se conformera-t-il aux dispositions de l’article 27, lesquelles stipulent que « nul ne peut exercer plus de deux mandats [présidentiels] consécutifs ». « Je répondrai à cette question après les législatives », assurait le chef de l’État dans une interview récente.

Une échéance qui vaut également, a-t-il dit, pour la nomination du futur Premier ministre, une fonction supprimée en 2019, avant d’être rétablie en décembre 2021, mais dont le siège reste vacant jusqu’ici, alors même que Macky Sall occupe depuis le début de l’année la présidence tournante de l’Union africaine. Une tâche fastidieuse pour une fin de mandat, entre régimes putschistes au sein de la Cedeao et répercussions en Afrique du conflit en Ukraine.À LIREUnion africaine : quelles priorités pour Macky Sall ?

Jamais, depuis l’indépendance du Sénégal, un chef de l’État n’a mis fin volontairement à son règne au terme de son second mandat. Macky Sall marquera-t-il l’Histoire en se conformant à cette disposition constitutionnelle adoptée dès 2001 – sept ans avant la France – mais qui n’a, jusque-là, jamais servi ?

Défis

Abdoulaye Wade n’avait pas eu cette sagesse, et son wax waxeet (‘dire puis se dédire’, en wolof) avait obscurci sa fin de règne et provoqué sa chute. Macky Sall est bien placé pour s’en souvenir puisque l’Union sacrée entre l’ensemble des candidats alors opposés au président sortant avait largement contribué à son élection dans un fauteuil, au second tour, au soir du 25 mars 2012.

Reste que les prochains mois s’annoncent délicats. Car si le chef de l’État décide, conformément à sa promesse récente, de ne jamais poser un acte qui serait contraire à la Constitution, se poseront à lui deux défis ultimes. D’abord, désigner un dauphin au sein de sa majorité, où les prétendants ne manquent pas, sans provoquer une guerre civile dans ses rangs. Ensuite, permettre à son successeur de poursuivre son œuvre en maintenant en vie la coalition Benno Bokk Yakaar, où l’Alliance pour la République (APR, parti présidentiel) peut compter sur l’allégeance du Parti socialiste, de l’Alliance des forces de progrès (AFP) et de Rewmi.

Continuité

Jusqu’ici, seul Senghor était parvenu à assurer cette continuité au sommet de l’État en désignant Abdou Diouf pour lui succéder, lorsqu’il a pris une retraite anticipée, en cours de mandat, le 31 décembre 1980. Abdou Diouf, lui, a perdu dans les urnes, en 2000, en voulant briguer le mandat de trop. Et Abdoulaye Wade, qui a commis la même erreur, s’est refusé, après sa défaite, à désigner un successeur à la tête du PDS, dont il reste, à 96 ans, le secrétaire général national. Son fils Karim, bien qu’inéligible, a été désigné candidat à la dernière présidentielle – à laquelle il n’a pu concourir. Au prix d’une véritable hémorragie au sein du parti.

Les dix-neuf mois qui le séparent de l’échéance ne seront donc pas de tout repos pour Macky Sall puisque les législatives prévues le 31 juillet feront office de prélude à la prochaine présidentielle. Depuis ses débuts en politique, l’homme a su faire preuve d’un sens aigu de la stratégie, gravissant une à une les marches sans jamais trébucher, alliant la capacité du joueur de poker à dissimuler la teneur de sa main à celle du joueur d’échecs à anticiper plusieurs coups. Reste que son ultime combat en politique, celui de sa succession, se jouera par procuration.

Avec Jeune Afrique par Mehdi Ba

Manifestation interdite au Sénégal : le député Déthié Fall condamné, Mame Diarra Fame relaxée

juin 28, 2022

Les deux parlementaires de l’opposition avaient été arrêtés lors d’une manifestation interdite par les autorités. Une nouvelle mobilisation est prévue mercredi 29 juin.

Manifestation anti-gouvernementale organisée par des groupes d’opposition suite à la disqualification de certains candidats aux prochaines élections législatives à Dakar, le 17 juin 2022. © ZOHRA BENSEMRA/REUTERS

Le tribunal de grande instance de Dakar a condamné mardi 27 juin Déthié Fall à une peine de six mois de prison avec sursis pour avoir bravé une interdiction de manifester et relaxé Mame Diarra Fame dans le même dossier. Les deux parlementaires étaient jugés avec 82 autres prévenus, qui ont tous été relaxés.

Ils avaient été arrêtés le 17 juin, lors d’une manifestation à l’appel de l’opposition. Celle-ci avait été interdite par les autorités en raison notamment de « risques de troubles ».

Dakar et la Casamance avaient été ce jour-là le théâtre de heurts ayant fait trois morts, selon l’opposition qui avait chiffré à 200 le nombre de personnes interpellées à travers le pays et exigé leur libération. Le député Déthié Fall « a constamment reconnu avoir été l’organisateur principal » de la manifestation du 17 juin. « Il convient de le condamner à six mois assortis de sursis et à 100 000 FCFA (152 euros) d’amende », a déclaré le président du tribunal, Ahmed Bâ.

Soutiens

Concernant la député Mame Diarra Fame, le juge a estimé que « les faits qui lui sont reprochés ne sont pas suffisamment établis ». « Elle est renvoyée des fins de la poursuite », a-t-il énoncé. Le parquet avait requis un an de prison dont six mois ferme pour Déthié Fall et six mois ferme pour Mame Diarra Fame. Le tribunal a prononcé la relaxe pour leurs 82 co-accusés en raison « de faits insuffisamment établis ».À LIRELégislatives au Sénégal : à qui profitera le bras de fer entre Ousmane Sonko et Macky Sall ?

À leur arrivée au tribunal lundi matin, les députés Fall et Fame avaient été acclamés par le public venu en nombre pour les soutenir. Le principal opposant, Ousmane Sonko, était également présent au milieu de plusieurs cadres de son mouvement. « Je rejette tous ces faits dont on m’accuse, a clamé Déthié Fall. Je n’ai pas participé à la manifestation parce qu’elle n’a pas existé. Nous sommes au Sénégal. Le droit de manifester est inscrit dans la Constitution », a renchéri le parlementaire.

« J’allais voir Barthélémy Dias [maire de Dakar et figure de l’opposition] avec mes deux enfants et je me suis retrouvée dans un fourgon de la gendarmerie. Maintenant il faut me dire si au Sénégal, les lois interdisent d’aller voir des amis, des parents ou des connaissances », a plaidé de son côté Mame Diarra Fame. Les deux députés ont affirmé avoir été « enlevés », sans « aucun respect » pour leur fonction.

Ahmed Aïdara condamné

Par ailleurs, le maire d’opposition Ahmed Aïdara, qui dirige la commune de Guédiawaye (banlieue de Dakar), a été condamné lundi à un mois de prison avec sursis, pour avoir également bravé l’interdiction de la manifestation du 17 juin, par le tribunal de Pikine, une commune voisine.

Les tensions vont grandissant au Sénégal depuis que le Conseil constitutionnel a confirmé l’invalidation, le 3 juin, de la liste nationale des titulaires de la coalition Yewwi Askan wi pour les législatives du 31 juillet. L’opposant Ousmane Sonko, troisième de la présidentielle de 2019 et candidat déclaré à celle de 2024, ainsi que d’autres figures de l’opposition se retrouvent de fait écartés de la course.

L’opposition réclame le rétablissement de la liste et a menacé d’empêcher la tenue des élections. Elle a appelé à une nouvelle manifestation mercredi. De nombreuses organisations de la société civile ont appelé ces derniers jours l’opposition et les autorités au dialogue et à la retenue pour éviter une escalade.

Par Jeune Afrique avec AFP

Sénégal : Macky Sall visé par Olivier Faure, le chef du PS français

juin 27, 2022

En évoquant le sort de certains opposants incarcérés au Sénégal, Olivier Faure a suscité des réactions « anticoloniaslistes » du parti présidentiel sénégalais.

© Damien Glez

Spécialiste, depuis le début de sa carrière, des questions d’opinion politique franco-française, l’actuel premier secrétaire du Parti socialiste n’a sans doute pas mesuré les vagues d’indignation suscitées, ces derniers mois, par les analyses hexagonales abruptes des situations nationales africaines. De fait, devant Twitter, samedi soir, Olivier Faure n’y est pas allé avec le dos de la cuillère, lorsqu’il a entrepris de commenter la situation sénégalaise

« La démocratie sénégalaise est piétinée » : sur le réseau de la concision et du buzz, le politicien français ne mâche pas ses mots, précisant que « la liberté de manifester est entravée » et « la justice instrumentalisée » au pays de la Teranga. L’objet de son courroux est la détention, notamment pour rassemblement illicite, des députés Déthié Fall, Mame Diarra Fam, Bara Dolly Mbacké et du maire Ameth Aïdara qui, selon les termes catégoriques de son tweet, « doivent être libérés ». Cerise sur le gâteau de l’ingérence, il conclut son post par un #Stop_Macky_Sall.

Réflexes paternalistes ?

Dès dimanche, des responsables de la majorité sénégalaise réagissent, embouchant évidemment la trompette anticolonialiste qui sied d’habitude aux socialistes. Pour le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam, Olivier Faure a cédé aux « réflexes paternalistes de donneurs de leçons », qui surgissent inéluctablement lorsqu’il s’agit de commenter la situation « d’un pays anciennement colonisé ». Le porte-parole de la coalition présidentielle Benno Book Yaakar, Papa Mahaw Diouf, enfonce le clou en évoquant un « néocolonialisme mental ». Le président du groupe parlementaire de la majorité, Aymerou Gningue, entend quant à lui saisir le groupe parlementaire d’amitié France-Sénégal.

Certes, Olivier Faure a besoin de se distraire avec de l’actualité internationale. Depuis son adhésion au Parti socialiste français, le score du PS à l’élection présidentielle a été divisé par 30 –1,75% des voix pour Anne Hidalgo en 2022 contre 51,76 % pour François Mitterrand en 1981– et le nombre des députés par 10 – 28 actuellement contre 285 au début des années 80. Le premier secrétaire a donc tenté une envolée lyrique digne de l’époque de l’Internationale socialiste conquérante. Même s’il est le fils d’un membre du Parti socialiste sénégalais, le président Macky Sall fait plutôt figure de libéral bon teint, ce qui permet à Olivier Faure de supposer ses opposants dans le camp idéologique de gauche…

La convocation exclusive du néocolonialisme dans les réactions de la majorité sénégalaise, après le tweet de samedi, constitue-t-elle une réponse un peu courte, voire un écran de fumée ? En n’entrant pas dans le fond du dossier évoqué, les membres de l’exécutif sénégalais auront beau jeu d’invoquer la séparation des pouvoirs. Et Olivier Faure de lire quelques tweets sénégalais chaleureux en réponse au sien comme : « merci de parler de ce qui se passe au Sénégal. Sous la protection de Macron, Macky « Sale » se croit tout puissant »…

Avec Jeune Afrique

Damien Glez

Par Damien Glez

Dessinateur et éditorialiste franco-burkinabè.