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Football : le Sénégalais Sadio Mané sacré meilleur joueur africain de l’année

janvier 8, 2020

L'international sénégalais Sadio Mané.

L’international sénégalais Sadio Mané. © Paul Harding/AP/SIPA

 

L’attaquant a reçu hier à Hurghada (Égypte) le titre de meilleur joueur africain de l’année 2019, devant son équipier égyptien Mohamed Salah et l’Algérien Riyad Mahrez.

Quatrième au classement du Ballon d’Or, remporté pour la 6e fois par l’Argentin Lionel Messi, Sadio Mané a connu une année faste tant avec Liverpool (victoires en Ligue des champions et au Mondial des clubs), qu’avec sa sélection, battue en finale de la CAN.

Il a terminé aussi co-meilleur buteur de la saison 2018-2019 de Premier League, avec 22 buts.

Premier titre

Au total, le virevoltant ailier de 27 ans a marqué 34 buts pendant l’année 2019 et réalisé 12 passes décisives en 61 matches.

Le joueur de Liverpool devance son équipier égyptien Mohamed Salah, qui avait remporté les deux précédentes éditions, et l’Algérien Riyad Mahrez, capitaine et l’un des principaux artisans de la victoire des Fennecs lors de la Coupe d’Afrique des nations.

C’est la première fois que Mané décroche cette récompense.

Le dernier Sénégalais sacré était El-Hadji Diouf en 2002, une année marquée également par une finale de la CAN, mais aussi par un quart de finale au Mondial au Japon et en Corée du Sud.

« Je suis vraiment content et fier de remporter ce trophée » a réagi sur le podium le Sénégalais, seul joueur présent parmi les trois nommés sur les bords de la mer Rouge.

Asisat Oshoala sacrée meilleure joueuse

Riyad Mahrez, 28 ans, pourra se consoler un peu avec le prix du plus beau but de l’année, pour son coup franc en lucarne qui a offert la qualification en finale de la CAN à l’Algérie dans les tous derniers instants du match contre le Nigeria.

Son pays a également été sacré meilleure équipe africaine de l’année, et son sélectionneur, Djamel Belmadi, a également été primé.

Le milieu offensif de Manchester City est pourtant le seul joueur algérien dans l’équipe type africaine de l’année, où figurent le Gabonais Pierre-Emerick Aubameyang, le Sénégalais du PSG Idrissa Gueye ou le défenseur du Cameroun et de Liverpool Joël Matip.

La Nigériane Asisat Oshoala a été sacrée meilleure joueuse africaine.

L’attaquante de Barcelone a atteint la finale de la Ligue des champions et a aidé le Nigeria à sortir des poules lors du Mondial-2019 en France, conclu par une élimination en huitièmes de finale.La seconde équipe africaine qui est sortie des poules, le Cameroun, a remporté le prix de la meilleure équipe de l’année.

Samuel Eto’o, quadruple vainqueur du trophée, a animé la cérémonie organisée par la Confédération africaine de football en présence également du président de la Fifa Gianni Infantino ou de l’entraîneur français Arsène Wenger.

 Par Jeune Afrique avec AFP

Congo: la police sanctionne un Sénégalais pour défaut de chat dans sa boutique

novembre 22, 2017

 

Le premier à ne pas y croire est le propre commerçant originaire de Dakar qui a versé cet argent à un groupe de policiers débarqués dans sa boutique à bord d’un véhicule de patrouille.Ces mêmes policiers se sont demandés comment le pauvre Sénégalais a mordu aussi facilement à leur ingéniosité?Ils se sont partagés la somme de 100000 frs cfa assis confortablement dans un bar de Nkombo au nord de Brazzaville.

Au Congo,la police a toujours ignoré sa mission régalienne qui est celle de garantir la sécurité des populations et de leurs biens.Bien au contraire,ces mêmes populations sont devenues ces victimes.Qui ignore au Congo,que les plus grands braquages sont l’œuvre des policiers eux mêmes ?

Des bandits appelés communément «  Bébés Noirs » sont entretenus gracieusement par la police pour terroriser les populations d’une part et soutirer des fonds au Trésor public de l’autre.Au Congo,chaque interpellation est sanctionnée par une somme minimum de 22000 frs,variant selon les commissariats de police,d’où la recrudescence des interpellations fantaisistes.

La communauté ouest-africaine est la principale cible des policiers Congolais qui en ont trouvé un filon pour arrondir leurs fins du mois.Un deal auquel participe aussi parfois les mêmes sujets Ouest-africains.Généralement,exerçant dans le commerce,certains Ouest-africains trouvent en quelques responsables de la police une protection entretenue à coups de millions.

Les moins nantis d’entre eux,subissent comme le Congolais lambda,la folie de cette police.C’est la cas de Fall,un jeune sénégalais bien connu dans ce quartier Nkombo dans la périphérie nord de Brazzaville.

Un groupe de policiers en quête de quelque chose pour se soûler la gorge lui ont rendu visite et obtenu de lui ingénieusement la somme de 100000 frs. Ces policiers se sont inventés un contrôle des papiers d’abord,avant celui de l’effigie de Sassou Nguesso ( obligatoire dans les boutiques des étrangers).

N’ayant constaté aucune infraction chez le pauvre Sénégalais,l’un des policiers va lui demander où se trouve son chat.La réponse négative de Fall fera leur affaire. « T’as pas un chat,et comment protèges-tu ta marchandise ?…C’est une infraction et tu dois payer une amende,soit nous te celons la boutique ».

Voilà,le commerçant obligé de négocier à 100000 frs l’amende de 200000 frs inventée par les policiers.Il a été accusé de défaut de chat dans sa boutique.

Sacer-infos.com par Stany Franck

France: Hollande naturalise vingt-huit « tirailleurs sénégalais »

avril 15, 2017

Les vétérans décorés samedi recouvrent une nationalité qu’ils avaient perdue à l’indépendance des colonies en 1960.


François Hollande a présidé, samedi 15 avril, à l’Elysée, une cérémonie de naturalisation de vingt-huit « tirailleurs sénégalais » ayant combattu dans les rangs de l’armée française en Indochine ou Algérie, cinquante-sept ans après les indépendances africaines.

Parmi ces vingt-huit tirailleurs figurent vingt-trois Sénégalais, deux Congolais, deux Centrafricains et un Ivoirien. L’appellation « tirailleurs sénégalais » est liée à la formation des premiers régiments au Sénégal, mais les militaires à la célèbre chéchia rouge étaient en fait originaires de toutes les colonies françaises, de l’Afrique occidentale et centrale jusqu’à Madagascar.

Ces tirailleurs appartiennent à la « dernière génération » d’une longue lignée de combattants africains engagés volontaires ou enrôlés d’autorité dans les rangs de l’armée française. Nés entre 1927 et 1939, les vétérans décorés samedi vivent pour la plupart en région parisienne et vont donc recouvrer une nationalité qu’ils avaient perdue à l’indépendance des colonies en 1960.

Il s’agit de « reconnaître l’engagement et le courage des tirailleurs sénégalais issus de l’Afrique subsaharienne, qui ont combattu pour la France dans les différentes opérations militaires entre 1857 et 1960 », explique l’Elysée.

Pétition signée par 60 000 personnes

Cette cérémonie est l’aboutissement d’une pétition lancée l’an dernier à l’initiative d’Aïssata Seck — adjointe à la maire de Bondy (Seine-Saint-Denis) et petite-fille d’un ancien combattant sénégalais —, qui a été signée par soixante mille personnes.

« Ces Français par le cœur sont dans des situations terriblement précaires. Munis de simples cartes de séjour, ces retraités n’ont d’autre choix que de rester seuls sur le territoire français. Partir finir leur vie au Sénégal, près de leurs familles, signifierait perdre leurs faibles pensions ; un choix matériellement impossible. »

A la suite de cette pétition, François Hollande s’était engagé en décembre à ce que ces dossiers de naturalisation soient examinés « avec rapidité et bienveillance ». L’Elysée a annoncé samedi que tous les anciens tirailleurs résidant en France et en faisant la demande obtiendront la naturalisation.

« D’autres dossiers vont suivre pendant les mois prochains », selon Aïssata Seck. A l’Elysée, cependant, on précise que seules quelques dizaines de personnes sont concernées et seront naturalisées en préfecture. 

« On sait qu’ils étaient plus de deux cent mille hommes lors de la première guerre mondiale, cent cinquante mille pour la seconde, soixante mille en Indochine… », rappelle l’historien Julien Fargettas, auteur d’un ouvrage consacré à ces « soldats noirs ». A la fin des guerres coloniales, et pour pouvoir faire vivre leurs familles restées au pays, de nombreux tirailleurs sénégalais choisirent de vivre en France

Lemonde.fr

Italie : un Sénégalais condamné à 30 ans de prison pour le meurtre d’une jeune Américaine

décembre 23, 2016

Cheik Tidiane Diaw a été condamné pour le meurtre de Ashley Olsen par la justice italienne, à Florence le 22 décembre 2016. © Maurizio Degl’Innocenti/AP/SIPA

Tidiane Cheik Diaw, un Sénégalais de 27 ans, a été condamné jeudi par la justice italienne à 30 ans de prison pour le meurtre d’Ashley Olsen, une Américaine de 35 ans retrouvée en janvier, étranglée dans son appartement du centre historique de Florence.

Tidiane Cheik Diaw a été reconnu coupable d’homicide volontaire, cependant la cour d’assise de Florence n’a pas retenu la circonstance aggravante de la cruauté avancée par l’accusation. La famille de la victime était présente jeudi au tribunal pour l’annonce du verdict.

Arrêté le 14 janvier 2016, cinq jours après la découverte du corps, Tidiane Cheik Diaw a été identifié grâce aux caméras de surveillance qui l’ont filmé entrant au domicile de sa victime puis par les traces ADN sur un préservatif et sur un mégot de cigarette retrouvés dans l’appartement.

L’enquête a permis de déterminer que le condamné avait rencontré la jeune femme dans une discothèque le soir du drame avant de passer la nuit chez elle. Selon les conclusions de l’enquêtes, tous deux avaient consommé de l’alcool et de la drogue ce soir-là et se sont battus après avoir eu un rapport sexuel consenti.

Le « roi de la discothèque »

Le Sénégalais de 27 ans a reconnu que la jeune femme s’était cognée après qu’il l’a poussée, mais a assuré qu’elle était encore en vie et qu’ils étaient réconciliés quand il a quitté l’appartement. D’après les résultats de l’autopsie, la victime a trouvé la mort par strangulation et présentait une double fracture du crâne. Le parquet a toutefois exclu le scénario d’un jeu érotique ayant mal tourné.

En situation irrégulière, Tidiane Cheik Diaw était considéré comme un « roi de discothèque ». Selon l’accusation, qui avait requis la réclusion à perpétuité, c’est lui qui a d’ailleurs fourni la drogue de la soirée. Native de Floride, Ashley Olsen travaillait comme organisatrice d’événements. Décrite par ses proches comme une jeune fille « créative » et « généreuse », elle s’était installée en Toscane il y a plusieurs années pour se rapprocher de son père, un professeur d’art.

Jeuneafrique.com avec AFP

Centrafrique: un Casque bleu sénégalais abattu à Bangui

juin 27, 2016

Bangui – Un Casque bleu sénégalais a été abattu vendredi dernier à Bangui par des individus armés non identifiés, a indiqué lundi la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) qui fait face à un regain de violence dans la capitale.

Alertés de l’incident, les Casques bleus de la Minusca, de concert avec les forces de sécurité intérieure, ont aussitôt organisé des recherches pour retrouver le corps de la victime à l’endroit présumé de l’incident, a indiqué la Minusca dans un communiqué.

Mais la dépouille a été retrouvée à l’hôpital général de Bangui dans des circonstances non encore élucidées. Une enquête a été immédiatement ouverte, ajoute la mission de paix condamnant cet acte ignoble et injustifié.

Jointe par l’AFP, une source au sein de la Minusca a indiqué que le soldat tué faisait partie du contingent sénégalais.

Porter atteinte à la vie d’un soldat de la paix peut être considéré comme un crime de guerre, a indiqué dans le communiqué le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Centrafrique, Parfait Onanga-Anyanga, promettant que tout sera mis en place pour traduire les auteurs de ce meurtre en justice.

Un Casque bleu marocain de la Minusca avait été tué en avril dans le sud-est de la Centrafrique près de la RD Congo dans une attaque attribuée à l’Armée de résistance du seigneur (LRA), une guérilla ougandaise.

Ce nouveau meurtre intervient dans un contexte de regain de violences sans précédent depuis l’élection du président Faustin-Archange Touadéra en février dernier.

La semaine dernière, les Casques bleus (quelque 12.000 au total en Centrafrique) ont mené une opération militaire dans l’enclave musulmane du PK5. Dans ce quartier, des policiers centrafricains ont été retenus en otage pendant plusieurs jours par des groupes d’auto-défense.

Durant l’opération, les Casques bleus ont essuyé des coups de feu et ont riposté à l’attaque. Au moins trois assaillants ont été tués et trois autres arrêtés. Un soldat de la paix a aussi été blessé par une grenade, avait indiqué la Minusca.

La Centrafrique a sombré dans le chaos après le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par la Séléka, coalition hétéroclite de plusieurs groupes armés alliés de circonstance.

Pour mettre un terme aux tueries intercommunautaires entre ex-rebelles Séléka, essentiellement musulmans, et milices majoritairement chrétiennes anti-Balaka, la France était intervenue militairement à partir de la fin 2013 dans son ex-colonie avec l’opération Sangaris, aujourd’hui relayée par la Minusca.

Romandie.com avec(©AFP / 27 juin 2016 15h27)

El hadj Ndao Consul général du Sénégal à New York : « Ce que le président a fait pour les sénégalais qui doivent être expulsés »

juin 23, 2016

« … Ils ne sont pas encore venus parce que… »

DAKARACTU : Quelle est la situation des sénégalais sous le coup d’une expulsion des USA?

El hadj Ndao : Avant-hier, j’étais avec eux pour faire ce qu’on appelle une révision consulaire. Je suis allé les voir pour leur signifier de notre solidarité mais aussi leur dire que le Gouvernement du Sénégal les assistera. Toutes les options qu’on pourra opérer en leur faveur, on les fera jusqu’à épuisement de toutes les options possibles. Je leur ai aussi expliqué que l’Etat du Sénégal ne laissera pas qu’ils soient expulsés de la manière comme cela a été prévu : c’est à dire les mettre dans un vol charter et venir les déposer à Dakar comme ça. Le président Macky Sall a jugé que cette méthode n’était pas digne d’un être humain surtout des compatriotes. On a reçu des instructions qu’on a relayé aux autorités américaines qui ont aussi eu l’amabilité de comprendre et de satisfaire cette requête. Nous nous sommes déplacés à Miami pour s’enquérir de la situation. Quand ils nous ont expliqué, on s’est rendu compte que c’est deux groupes de cas différents.

Comment vous avez été mis au courant de la situation?

Quand il y a ce genre de situation, nous sommes directement informés. Officiellement, on prend les mesures nécessaires. En tant que Consul général, la gestion de nos compatriotes me revient dans de pareilles situations. J’ai reçu des instructions de mon ministère de tutelle, en travaillant avec l’Ambassadeur nous nous sommes rendus sur les lieux. C’est assez ordinaire hein. On est contacté à chaque fois qu’un sénégalais est dans ces situations et nous, de notre côté, nous prenons les dispositions pour régler cela.

Ceux qui sont en train d’être expulsés sont poursuivis pour quel motif?

Ils sont poursuivis par le service de l’immigration des USA. Ils ne sont pas en règle et c’est pour cela qu’ils ont pris cette décision. Ils avaient leurs dossiers à l’immigration pour la régulation de leur situation, mais à la fin cela ne s’est pas fait. Il y en a d’autres qui avaient des démêlés avec la justice américaine. Depuis plus de 5 ans, le service de l’immigration est en collaboration avec la justice,  pour le traitement des cas. Puisque ceux-là n’ont pas les papiers en règle, ils ont été présentés au juge qui a ordonné leur expulsion. Il y a d’autres qui viennent de purger leur peine et le juge a décidé qu’ils devaient quitter le territoire américain. Ce sont des cas d’immigration classique.
D’autres qui sont dans un autre groupe ont été arrêtés alors qu’ils traversaient la frontière entre les USA et Mexique. Le juge a aussi ordonné leur expulsion.
Les cas que nous suivons ne sont pas des cas de criminels. Ce sont juste des cas de papiers ou qui ont quelques démêlés avec la Justice.

Est ce qu’il y a eu des cas de trafic de drogue?

Non ce n’est pas de la drogue comme on l’a dit partout mais plutôt de la marijuana. C’est l’immigration, en voulant corser les choses, qui a parlé de trafic de drogue. Je suis allé les voir un à un et les dossiers aussi je les ai vu. On est en train d’étudier les cas pour des possibilités de recours. Le président Macky Sall s’est engagé de prendre tous les frais pour les recours.

Quel est l’intérêt du recours sur le processus d’expulsion?

Si le recours est valide, le processus est stoppé. Ils suspendent la procédure le temps que le juge revoie le dossier pour réouvrir le procès. Les cas qui nécessitent un recours, on les prend en charge et on les traite actuellement.

Les expulsés sont au nombre de combien exactement?

Ceux qui devaient être par vol Charter sont au nombre de 21 sénégalais. Je tiens a préciser que tous les autres africains qui devaient être expulsés sont partis par vol charter sauf les sénégalais. Le Gouvernement sénégalais s’est opposé à cette manière de transporter nos compatriotes.
Là, on est en train d’étudier cas par cas pour voir si leurs droits sont respectés et ceux qui ont droit à un recours, nous les aiderons à aller jusqu’au bout du dossier. Ceux qui n’ont pas droit à un recours comprendront que la loi américaine est passée par là. On est en train de faire les efforts nécessaire pour les assister.

Quelle est la date précise pour leur retour?

On n’a pas fixé de date de retour. Pour le moment on est en train d’étudier les cas un par un. Ce qui est sûr, c’est qu’ils ne rentreront pas par vol charter. C’est l’assurance que je peux vous donner.

Dakaractu.com

« A chacun son Sahel » ou la cacophonie internationale dans la lutte antiterroriste

juin 23, 2016

Sur la base aérienne de Thiès, près de Dakar, des soldats sénégalais participent, en février 2014, à un exercice militaire réunissant des troupes africaines, européennes et américaines engagées dans la lutte contre le terrorisme au Sahel.

Sur la base aérienne de Thiès, près de Dakar, des soldats sénégalais participent, en février 2014, à un exercice militaire réunissant des troupes africaines, européennes et américaines engagées dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Crédits : SEYLLOU/AFP
On savait la coopération internationale capable de tout. Mais l’exemple auquel je consacre ma chronique cette semaine bat tous les records en matière d’aberrations et d’absence de coordination. Voyons plutôt : il existe aujourd’hui pas moins de quatorze stratégies différentes en faveur du Sahel. Certes, la région est vaste, s’étendant de la Mauritanie au Tchad en passant par le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Mais cela fait davantage de stratégies que de pays concernés (dix). Les Nations unies ont la leur pour les Etats sahéliens, à l’instar de l’Union européenne (UE), de l’Union africaine, de la Banque mondiale (BM) et de la Banque africaine de développement (BAD), qui ont chacune développé leur mission propre.

Et, comme pour ajouter à « cette guerre de stratégies », certains pays ont pris l’initiative de mettre en œuvre des plans nationaux pour le Sahel. En première ligne dans la lutte contre le terrorisme, la France avec son opération militaire « Barkhane », alors que l’Espagne, les Pays-Bas et l’Allemagne ont leur agenda et leur politique d’aide aux pays de l’espace sahélien.

Pour couronner le tout, certaines stratégies sont mises en œuvre par des envoyés spéciaux installés à Dakar ou à Bamako. Ainsi l’Ethiopienne Hiroute Guebre Sellassie assume depuis 2014 les fonctions d’envoyée spéciale des Nations unies au Sahel aux côtés de l’Espagnol Engel Lossada, missionné par l’UE, et de l’ambassadeur Jean-Daniel Bieler, envoyé spécial de la Suisse pour la région, qu’il conjugue avec ses responsabilités dans les Etats des Grands-Lacs (Burundi, Ouganda, République démocratique du Congo, Rwanda).

Enfin, autre appellation mais même fonction : l’ancien chef de l’Etat burundais Pierre Buyoya est, pour sa part, le haut représentant spécial de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel (Misahel).

Gros 4×4 et bureaux de standing

L’installation d’un envoyé spécial pour le Sahel à Bamako s’accompagne forcément de la location de bureaux de haut standing, du recrutement d’un staff conséquent et de l’achat de gros véhicules 4X4. Le financement de ce train de vie est naturellement prélevé sur l’enveloppe destinée à soutenir la résilience des populations sahéliennes face à la menace terroriste et à combattre la pauvreté, laquelle offre un terreau favorable au recrutement des jeunes désœuvrés par des groupes extrémistes.

Pour les Etats du Sahel, la surenchère des stratégies et la multiplication des envoyés spéciaux tournent au cauchemar. Les ministères des pays concernés se retrouvent à gérer les missions en cascades de leurs partenaires, avec le même ordre du jour.

Résultat : ministres et collaborateurs répètent à la délégation qu’ils reçoivent aujourd’hui ce qu’ils ont expliqué à celle de la veille et qu’ils rediront le lendemain à une autre.

Outre le temps perdu dans ces réunions à n’en point finir, cette absence de coordination entre partenaires crée de doublons dans le choix et la mise en œuvre des projets. Selon la thématique à la mode, tout le monde fait de la lutte contre le terrorisme, après avoir fait du changement climatique, ou de l’égalité des genres.

Ces méthodes regrettables, « à chacun son Sahel », sont d’autant plus surprenantes que les bailleurs de fonds s’étaient solennellement engagés en novembre 2013 à travailler dans la sous-région en parfaite synergie. Pour donner des gages de leur détermination à éviter la dispersion, ils avaient organisé une tournée conduite au Mali, au Burkina Faso et au Niger par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, la présidente de la Commission de l’Union africaine, NKosazana Dlamini-Zuma, et le commissaire européen au développement de l’époque, Andris Piebalgs.

A bord du même avion se trouvaient le président de la Banque mondiale Jim Yong Kim et le président d’alors de la Banque africaine de développement, Donald Kaberuka. Tous avaient juré, lors d’une conférence commune, que le travail solitaire avait définitivement laissé place à la concertation, à la coordination, à la recherche des synergies et à la simplification des procédures de décaissement des fonds.

Lire aussi : Comment Madame Dlamini-Zuma a plombé l’Union africaine

Les vieux démons

Las. De retour à New York, Addis-Abeba, Bruxelles et Tunis, les organisations internationales ont été rattrapées par les vieux démons de la coopération internationale. Ceux-là même qui font que chaque « enseigne » intervient avec sa culture et ses lourdeurs, sans se soucier de ce que met en œuvre ou pense sa voisine.

Et la note d’espoir ? Elle vient des pays du Sahel eux-mêmes. Instruits peut-être par la cacophonie de leurs partenaires internationaux, ils ont fait le choix inverse et décidé d’agir de concert. Pour cela, ils ont créé en décembre 2014 le G5 Sahel autour du Burkina, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad. Les débuts de cette jeune organisation semblent très prometteurs.

Seidik Abba, journaliste-écrivain, auteur de Rébellion touarègue au Niger. Qui a tué le rebelle Mano Dayak ? (éd. L’Harmattan, 2010).

Lemonde.fr

Centrafrique: l’ONU va envoyer 300 Casques bleus sénégalais en renfort

novembre 16, 2015

Nations unies (Etats-Unis) – La mission de l’ONU en République centrafricaine (Minusca) va être renforcée par 300 Casques bleus sénégalais pour assurer la sécurité à l’approche des élections de décembre et de la visite du pape François, ont indiqué lundi des responsables de l’ONU.

Ces renforts font partie d’une force de réaction rapide de la mission de l’ONU en Côte d’Ivoire.

Ils seront redéployés pendant une période de huit semaines et seront sur place dès que possible, après que le Conseil de sécurité aura donné son feu vert, a précisé le porte-parole de l’ONU Stéphane Dujarric.

A l’issue de consultations à huis clos sur la Centrafrique lundi, le représentant permanent adjoint britannique Peter Wilson, dont le pays préside le Conseil en novembre, a annoncé que le Conseil soutenait cette initiative et qu’il donnerait son aval formellement dans les prochains jours.

En raison de l’escalade de la violence, le Conseil soutient la demande de déployer temporairement la Force de réaction rapide de l’ONUCI, a-t-il déclaré à la presse.

Ce renforcement permettra aussi d’aider à la sécurité pour la visite du pape François prévue les 29 et 30 novembre, a-t-il précisé.

Il a souligné le niveau particulièrement inquiétant des violences récentes en Centrafrique et leur caractère de plus en plus inter-communautaire.

Un Casque bleu camerounais avait été tué la semaine dernière à près de 400 km au nord de Bangui, dans la ville de Batangafo, à la suite de violences entre des éléments armés assimilés aux milices majoritairement chrétiennes anti-balaka d’une part, et d’autres assimilés à l’ex-Séléka, une coalition hétéroclite à dominante musulmane.

L’Egypte devrait par ailleurs envoyer 750 soldats et la Mauritanie 140 policiers pour renforcer les 12.000 soldats et policiers que compte déjà la Minusca.

La Minusca prévoit également de déployer ses premiers drones de surveillance au-dessus de la capitale Bangui.

Le Conseil de sécurité a réagi extrêmement positivement, a estimé le patron des opérations de maintien de la paix de l’ONU Hervé Ladsous qui s’est adressé lundi au Conseil. Nous devons être très reconnaissants au Sénégal, a-t-il ajouté.

Il a précisé que les renforts sénégalais seront sur place dans les prochains jours, avant l’arrivée du pape à Bangui.

Le premier tour de l’élection présidentielle est prévu le 27 décembre et sera précédé par un référendum constitutionnel le 13 décembre.

L’objectif est de remettre le pays sur les rails après deux ans d’une transition chaotique et la crise déclenchée en mars 2013 avec le renversement du président François Bozizé par la rébellion Séléka.

Le premier tour des élections législatives est également prévu le 27 décembre.

Un éventuel second tour doit se tenir le 31 janvier.

Romandie.com avec(©AFP / 16 novembre 2015 19h56)

RDC: des militants sénégalais et burkinabé arrêtés pour tentative de « déstabilisation »

mars 16, 2015

RDC: des militants sénégalais et burkinabé arrêtés pour tentative de 'déstabilisation'
RDC: des militants sénégalais et burkinabé arrêtés pour tentative de « déstabilisation » © AFP

Des militants de mouvements citoyens qui ont été à la pointe de la mobilisation contre le pouvoir au Sénégal et au Burkina sont retenus à Kinshasa pour tentative de « déstabilisation », en plein débat sur un éventuel troisième mandat du président congolais Joseph Kabila Kabila.

Les arrestations ont eu lieu dimanche, à l’occasion d’une rencontre, parrainée notamment par les Etats-Unis, destinée à sensibiliser la jeunesse sur les questions de gouvernance et de démocratie.

Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé lundi la libération d’un diplomate américain et de journalistes qui avaient aussi été interpellés.

Mais « les autres continuent à être entendus » par la police judiciaire concernant leur « entreprise de déstabilisation » du pays, a déclaré à l’AFP le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende.

« On parle de préparation d’actes de violence », a ajouté M. Mende. Les militants sénégalais et burkinabè étaient venus non « pas pour des conférences mais pour préparer des actes d’hostilité entre des groupes de Congolais », a-t-il poursuivi, soulignant que la justice déciderait s’ils seront jugés ou expulsés.

Le climat s’est fortement crispé en RDC depuis des manifestations violentes du 19 au 22 janvier qui ont fait, essentiellement dans la capitale, entre 27 et 42 morts, selon les sources.

Les contestataires dénonçaient un projet de révision de la loi électorale qui aurait permis de prolonger le mandat du président congolais Joseph Kabila après la fin 2016, date de la fin de son quinquennat, alors que la Constitution lui interdit de briguer un nouveau mandat.

Les arrestations de dimanche indiquent une « radicalisation du pouvoir, qui se referme », a affirmé à l’AFP un diplomate occidental. « Ce qui nous inquiète, c’est qu’on n’écoute plus les éventuels conseils, on le voit à travers les arrestations, qui sont très maladroites. . .  »

Samedi, des militants du mouvement sénégalais « Y’en a marre », burkinabè « Balai citoyen » et congolais « Lutte pour le changement » (Lucha) avaient animé à Kinshasa la conférence controversée.

« Y’en a marre », un mouvement formé par des rappeurs et d’autres jeunes, a été un acteur majeur du combat contre un troisième mandat du président sénégalais Abdoulaye Wade (2000-2012).

Le « Balai citoyen » a fait partie des organisations qui ont ferraillé contre le projet du président burkinabè Blaise Compaoré de modifier la Constitution pour briguer un nouveau mandat après 27 ans de règne. Fin octobre 2014, M. Compaoré a finalement été chassé par la rue.

– ‘Croissance des tensions’ –

Dimanche, les organisateurs de la rencontre de jeunes ont tenu une conférence de presse où les Sénégalais ont déclaré qu’ils n’étaient pas à Kinshasa pour faire tomber le gouvernement mais pour un échange de vues sur les moyens d’améliorer la gouvernance, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Et les orateurs ont insisté sur leur attachement à la non-violence.

Reste que les forces de l’ordre ont arrêté une trentaine de personnes, selon des témoins. Elles ont été conduites au siège de l’Agence nationale du renseignement (ANR), dans le nord de Kinshasa.

Trois journalistes français (AFP, RTBF, BBC), deux journalistes congolais (BBC et la télévision privée congolaise Antenne A), un Français qui participait à l’organisation de la rencontre et un diplomate américain, Kevin Sturr, directeur de la division « Démocratie, droit et gouvernance » à l’agence américaine Usaid à Kinshasa, avaient été arrêtés.

Tous ont été libérés dans la soirée mais le sort du journaliste d’Antenne A demeurait incertain.

Parmi les militants qui restaient détenus lundi figurent des Congolais, dont Fred Bauma de « Lucha », le Burkinabè Sidro Ouédraogo de « Balai citoyen », ainsi que les Sénégalais Fadel Barro, meneur charismatique de « Y’en a marre », Aliou Sané et le rappeur Fou malade.

Des associations congolaises ont exigé leur libération, et sur les réseaux sociaux les appels en ce sens se multipliaient.

Interrogé par l’AFP à Dakar sur les arrestations, un ministre sénégalais a simplement déclaré: « Nous sommes en train de suivre le dossier depuis hier (dimanche), nous y travaillons ».

Alioune Tine, directeur du bureau régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale, a réclamé la « libération immédiate et sans conditions » des militants détenus.

Ces arrestations vont « contribuer à la croissance des tensions et de l’intolérance en RDC où l’évocation du troisième mandat de Kabila est très fortement réprimée », a déclaré à l’AFP M. Tine à Dakar.

Jeuneafrique.com avec AFP