Posts Tagged ‘Séquestration’

RDC : Koffi Olomidé abonné aux procès reportés

avril 14, 2021
Glez

Condamné en France en première instance pour agressions sexuelles et séquestration, le roi de la rumba congolaise attend un procès en appel dont la date vient encore d’être décalée de six mois.

Le rythme de la justice française est inversement proportionnel à la cadence de la production musicale congolaise. Alors que Koffi Olomidé a mis en ligne, mi-mars, le clip « Excellence » en hommage à feu Hamed Bakayoko, l’ancien Premier ministre ivoirien, et qu’il annonce, d’ici le week-end prochain, une chanson en featuring avec Charlotte Dipanda, c’est une information judiciaire qui semble le rattraper. À moins de considérer celle-ci comme une non-information…

Le procès en appel du roi de la rumba a de nouveau été reporté en France. Condamné en première instance à deux ans de prison avec sursis, il y a deux ans, l’artiste aux multiples surnoms – Grand Mopao, Mokonzi, Quadra Kora Man, Patraõ, Le Rambo, Nkolo Lupemba ou encore Mokolo Bilanga – doit être rejugé. Le rendez-vous avait déjà été décalé de six mois, en octobre dernier. Ce lundi 12 mars, le procès a de nouveau été reporté d’un semestre supplémentaire. L’audience est renvoyée au 25 octobre prochain, avec un déménagement du tribunal de Nanterre à la cour d’appel de Versailles.

Agressions sexuelles et séquestration

Les chefs d’accusation, eux, ne changent pas : agressions sexuelles contre quatre anciennes danseuses, y compris une mineure de 15 ans, et séquestration, pour des faits qui se seraient produits entre 2002 et 2006 dans la villa du chanteur,  à Asnières, commune de la région parisienne.

Les motifs des différents reports sont variés : en octobre, son avocat était mobilisé par une autre affaire aux assises. Cette fois, les parties civiles invoquent des problèmes de garde d’enfant et l’absence d’avocat pour la plaignante mineure au moment des faits. La crise sanitaire ne serait pas non plus étrangère aux turbulences de calendrier : les parties civiles déplorent l’absence de réponse de Grand Mopao à l’ensemble des convocations de la justice. Les restrictions liées à la pandémie de Covid-19 pourraient lui fournir un nouveau prétexte…

Les calendriers artistique et judiciaire pourraient se télescoper, Antoine Christophe Agbepa Mumba – le vrai nom de Koffi Olomidé – annonçant son retour sur une scène parisienne en novembre…

Nombreuses procédures

Le pedigree judiciaire du fondateur du groupe « Quartier latin international » ne se limite pas à cette procédure française débutée par la mise en examen de février 2012. En 2012 également, à Kinshasa, il était condamné à trois mois de prison avec sursis pour coups et blessures sur son ancien producteur Diego Music.

Plus tôt, en 2006, c’est pour fraude fiscale qu’une sentence d’un an de prison avec sursis avait été prononcée à son encontre en France. En 2016, c’est à nouveau aux autorités congolaises que l’auteur compositeur eut affaire, après avoir asséné un violent coup de pied à l’une de ses danseuses, lors d’un séjour à Nairobi.

En 2018, la justice zambienne ordonnait l’émission d’un mandat d’arrêt contre le chanteur, pour l’agression d’un photographe à Lusaka. Peut-être les titres des chansons de Koffi Olomidé permettent-ils de cerner sa personnalité, comme « La chicotte à papa 

Par  Damien Glez

Dessinateur et éditorialiste franco-burkinabè.

France: Une sexagénaire accusée d’avoir séquestré sa belle-fille plusieurs années à Saint-Raphaël

novembre 20, 2019

Dimanche, la victime, âgée de 31 ans, avait réussi à s’enfuir par une fenêtre de la maison dans laquelle elle affirme avoir été retenue pendant cinq ans. La suspecte a été présentée à un juge.

Une femme de 61 ans accusée par sa belle-fille de l’avoir retenue pendant plusieurs années dans sa maison de Saint-Raphaël a été présentée ce mercredi à un juge en vue de sa mise en examen, a annoncé le parquet de Draguignan.

Dimanche, la victime, âgée de 31 ans, avait réussi à s’enfuir par une fenêtre de la maison dans laquelle elle affirme avoir été retenue pendant cinq ans, «profitant de l’absence de sa belle-mère et d’un défaut de surveillance des personnes présentes», explique dans un communiqué le procureur Patrice Camberou. Lors de sa fuite, elle a été prise en auto-stop par un couple d’automobiliste à qui elle a confié son histoire.

Orpheline, elle avait noué une relation avec le fils de la famille en 2008, puis était tombée enceinte. Le couple s’était alors séparé, mais elle était restée vivre dans sa belle-famille. Elle aurait subi «un enfermement psychologique, devenu avec le temps physique», a décrit le magistrat, ajoutant que sa belle-mère avait adopté l’enfant après sa naissance. La victime, dont la carte d’identité avait été confisquée, a assuré ne pas être sortie de la maison depuis 5 ans et avoir eu droit à un seul repas par jour. Sa belle-mère affirme de son côté que cela faisait «un an seulement» qu’elle n’était pas sortie, a poursuivi M. Camberou.

Des journées à regarder des films

«La famille ne se souciait pas de ce qu’elle était devenue. Le fils avec qui elle avait noué une relation est parti et revenu au domicile familial, en tout cas il ne souciait pas d’elle, son rôle exact est à déterminer», a ajouté le magistrat. «Un autre fils a également indiqué que comme il ne la voyait plus, son ex belle-sœur était pour lui partie». «Depuis une année, voire deux ans», la jeune femme vivait dans une pièce dans laquelle a été retrouvé un matelas posé par terre ainsi qu’un banc sur lequel elle passait «visiblement ses journées à regarder des films sur une tablette», a ajouté le procureur de la République.

«La première chose qu’elle a demandé, c’est à prendre une douche», a indiqué le magistrat. La jeune femme «aurait tenté de s’échapper une première fois, mais aurait été rattrapée par un membre de la famille». L’examen medico-légal, a constaté un «état bucco-dentaire médiocre et plusieurs ecchymoses». Les conclusions de l’examen psychiatriques sont attendues. Pour sa part, l’enfant qui était en «bonne santé», a été confié à l’Aide sociale à l’enfance.

Placée en garde à vue, la belle-mère a été déférée mercredi devant un juge d’instruction en vue de sa mise en examen. Le procureur a requis le placement en détention provisoire de la belle-mère et demandé l’ouverture d’une information judiciaire pour «séquestration, abus de faiblesse, violences volontaires habituelles sur personne vulnérable, soumission d’une personne vulnérable à des conditions d’hébergement indignes et enfin escroquerie au jugement d’adoption».

Par Le Figaro.fr avec AFP

France/Coup de folie au lycée: un professeur séquestre une vingtaine d’élèves dans sa classe

septembre 19, 2019

 

Pris d’un coup de folie, un professeur d’un lycée de Brignoles (Var) a séquestré dans le noir pendant un quart d’heure une vingtaine d’élèves de terminale, avant que ces derniers, dont aucun n’a subi de violence physique, ne s’échappent, a appris l’AFP jeudi auprès de l’académie de Nice.

Selon les témoignages de lycéens recueillis par Var-Matin , corroborés par la direction de l’établissement selon l’académie, le professeur aurait demandé à ses élèves de terminale L (littéraire), mardi au début de son cours, si l’un d’eux avait une connexion au site de séries Netflix, pour visionner «Le Seigneur des anneaux».

Cette série étant introuvable, le professeur s’est rabattu sur une série «Lucifer», lançant aux élèves, selon des témoignages cités par Var-Matin: «Ça va vous apporter la lumière». C’est au moment où l’un des lycéens a interrogé le professeur sur l’intérêt pédagogique de visionner un tel programme que ce dernier aurait alors décidé d’enfermer ses élèves dans le noir et de fermer les verrous des portes.

Une scène qui n’a pas duré «plus d’un quart d’heure»

«Une partie des lycéens a d’abord pu s’échapper par la porte communiquant avec la salle d’à côté grâce à l’intervention d’un collègue du professeur, avant que le reste des élèves ne soit libéré par le proviseur adjoint qui, alerté par les surveillants, a réussi à ouvrir la porte donnant sur le couloir», a précisé à l’AFP une porte-parole de l’académie. L’ensemble de la scène, qui s’est déroulée mardi après-midi, «n’a pas duré plus d’un quart d’heure», a-t-elle ajouté.

Les responsables de l’établissement, qui ont fait évacuer au moment des faits l’ensemble des lycéens présents à l’étage concerné, ont appelé les pompiers qui ont emmené le professeur à l’hôpital, selon la direction du lycée. L’académie indique n’avoir aucune nouvelle de sa part et attendre les avis médicaux avant d’engager une quelconque procédure.

Cité par Var-Matin, des témoins dont le quotidien ne précise pas s’il s’agit d’élèves ou de collègues du professeur ont évoqué des «problèmes personnels, des difficultés» de l’enseignant en question.

Une cellule psychologique a été mise en place par l’établissement et un professeur remplaçant désigné pour cette classe, précise également l’académie.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Allemagne: la police découvre une jeune femme séquestrée pendant des années par sa mère

avril 19, 2016

Munich (Allemagne) – La police allemande a annoncé avoir découvert mardi une handicapée mentale de 26 ans qui vivait séquestrée, vraisemblablement depuis plusieurs années, par sa propre mère qui a tenté de se suicider.

La jeune femme a été retrouvée dans un état physique dégradé, recluse dans une pièce d’un appartement de Rosenheim, près de Munich (sud-ouest), a indiqué à l’AFP un porte-parole de la police.

Vers 10h, un huissier est venu expulser de son appartement une locataire d’une cinquantaine d’années, a précisé un porte-parole de la police Stefan Sonntag, au site internet d’informations locales Rosenheim24, évoquant un cas triste et tragique.

A l’arrivée de l’huissier, la locataire s’est jetée depuis le deuxième étage dans la cage d’escalier, manifestement dans le but de mettre fin à ses jours. Grièvement blessée, elle a été transportée à l’hôpital, a indiqué M. Sonntag.

A l’intérieur de l’appartement, qui était encombré de détritus, les policiers ont découvert une porte fermée qu’ils ont forcée, a-t-il poursuivi.

Derrière, recluse dans une pièce, se trouvait une jeune femme dont on suppose qu’il s’agit de la fille de la locataire et qui a sans doute vécu pendant très longtemps dans cette pièce, peut-être même pendant des années, a expliqué M. Sonntag.

Selon une voisine citée par l’agence DPA, elle aurait pu être séquestrée pendant cinq ans.

Elle a été conduite dans une clinique psychiatrique, a indiqué à l’AFP le porte-parole de la police. Communiquer avec elle est très, très difficile, a déclaré M. Sonntag à la DPA.

Citant des témoignages de voisins, des médias allemands évoquaient la présence d’un frère plus jeune qui vivrait dans l’appartement avec les deux femmes. Selon DPA, qui cite une voisine, il serait âgé d’une quinzaine d’années.

Selon cette même voisine, la jeune femme séquestrée aurait souvent crié et tapé contre les murs la nuit.

Il y a environ cinq ans, elle aurait cessé de fréquenter une institution pour handicapés mentaux et n’aurait pas quitté l’appartement depuis.

Une fois l’année dernière seulement, elle a pu quitter l’appartement. Quand on la voyait, on n’aurait pas cru qu’il y avait quelque chose d’anormal, a déclaré sous couvert d’anonymat cette voisine à la DPA, ajoutant que la mère refusait tout forme d’aide.

Interrogé par Rosenheim24, un voisin a indiqué pour sa part vivre près de chez elles depuis 2003 et n’avoir jamais vu la jeune femme.

Romandie.com avec(©AFP / 19 avril 2016 19h47)

Congo: Kolélas tonne, Sassou et Cie paniquent au point d’inciter Landry Kolélas…

août 6, 2015

Parfait et Bernard Kolelas!

Bernard Kolelas et Parfait!

Enlèvement, séquestration, intox, corruption, etc

Depuis la clôture des travaux du dialogue alternatif où les partisans du non au changement de la constitution ont affiché leur unité, suivi de l’accord conclu entre diverses personnalités et partis politiques, qui a donné naissance à la plate-forme dénommée, Initiative pour la Démocratie au Congo (IDC), Sassou et ses collabos ont piqué une crise de nerf sans précédent, qui peut se résumer par plusieurs actes.

Acte 1 : En effet, après avoir vu Guy-Brice Parfait Kolélas et André Okombi Salissa sortir d’une même voiture à cette occasion, Denis Sassou N’Guesso, troublé, est descendu très très bas, en convoquant les oncles maternels et les sœurs de Parfait Kolélas pour leur demander de le persuader et de le pousser à abandonner ses positions tranchées concernant changement de la constitution et toutes les autres questions qui s’y référent. Peine perdue ! Parfait Kolélas est donc déterminé à poursuivre sa voie bien tracée.

Acte 2 : Irrité par l’accord portant naissance de l’IDC, signé par Bowao, Okombi, Kolélas, Nzinga-Mabio, Bouboutou-Bemba et Serge Blanchard Oba, Sassou N’Guesso a instruit ses services compétents pour empêcher Blanchard Oba d’aller se faire soigner en France, en violation flagrante du droit à la santé et des conventions internationales qui prônent le respect par les Etats des libertés fondamentales.

Acte 3 : Pour pousser, si possible, André Okombi Salissa au suicide et au chantage, comme ce fut le cas du colonel Marcel Ntsourou, l’ancien secrétaire général adjoint du Conseil national de sécurité (CNS), les services de Sassou N’Guesso ont procédé à l’enlèvement et à la séquestration d’un proche d’Okombi Salissa, Doudou, qu’ils ont détenu à la tristement célèbre Direction générale de la surveillance du territoire (DGST).

Acte 4 : Le pouvoir dictatorial de Brazzaville, dirigé par Sassou N’Guesso, devenu depuis belle lurette un grand spécialiste dans les manœuvres machiavéliques visant à diviser les familles politique et biologique, aurait mis en chantier des gens, avec d’importants moyens financiers chiffrés en dizaine de millions de francs, pour descendre Parfait Kolélas par le biais de son frère cadet et Cie.

Sassou aurait tout financé pour avoir la peau de Parfait Kolélas

Pour preuve, dans la nuit du mardi 4 au mercredi 5 août 2015, le pouvoir tyrannique de Brazzaville aurait incité Landry Kolélas, le frère cadet de Parfait Kolélas, à quitter aux frais de ce régime despotique Paris où il se fait soigner depuis plusieurs mois, pour regagner Brazzaville où il va animer le dimanche 9 août une conférence de presse. Il devrait immédiatement repartir en France dans les deux jours qui suivront pour continue son traitement.

Loin d’anticiper sur le thème de cette conférence, de nombreux observateurs pensent que Landry Kolélas, déchu du bureau exécutive national du Mouvement Congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI), qui est actuellement vice-maire de la ville de Brazzaville, vient pour jouer le mauvais rôle que lui aurait été assigné par le régime Sassou, celui de s’opposer aux statuts et règlement intérieur du MCDDI et à son frère aîné, Guy-Brice Parfait Kolélas, secrétaire général du MCDDI et actuel ministre de la Fonction publique et de la réforme de l’Etat, dans le gouvernement Sassou.

D’aucuns se rappelleront que le ministre Parfait Kolélas était le mardi 5 août 2015 l’invité «d’Afrique matin», une émission de la Radio France Internationale (RFI). Interviewé par Christophe Boibouvier, le secrétaire générale du MCDDI a réitéré son refus d’adhérer à la dynamique du changement de la constitution, lancée par le parti au pouvoir, le Parti congolais du travail (PCT), dirigé par Denis Sassou-N’Guesso.

Selon lui, «le président Sassou ne devrait plus briguer un troisième mandat au moyen d’une réforme constitutionnelle. Car, la constitution actuelle qui a permis au Congo de vivre en paix, ne lui accord que deux mandats de sept ans chacun. Et son dernier mandat va prendre fin en 2016». Ainsi, au nom de l’alternance démocratique et conformément aux statuts de son parti, Guy-Brice Parfait Kolélas estime qu’il est légitime pour lui de briguer la Magistrature suprême l’année prochaine.

Le sale boulot de Landry Kolélas et Compagnie

L’on se souviendra qu’en 2014 Landry Kolélas s’était levé contre son frère aîné, en lui reprochant d’avoir dénoncé le non respect, par le PCT, des clauses de l’alliance PCT-MCDDI. En avril 2015, Landry Kolélas, piqué on ne sait par quel moustique ou démon, depuis Paris où il suit son traitement, avait condamné toutes décisions prises à l’issue du premier congrès national extraordinaire du MCDDI. Parmi les décisions récusées par Landry Kolélas figurent celles concernant la relecture des clauses de l’alliance PCT-MCDDI ; l’ouverture du MCDDI aux autres forces politiques en vue de conclure de nouveaux partenariats et la désignation d’un candidat du MCDDI pour la présidentielle de 2016.

Bref, tout observateur aguerri de la vie politique du pays peut se rendre compte que Landry Kolélas a été dressé comme un chien pour aboyer contre son frère aîné. Et il n’est pas seul à être commis à cette sale besogne. Sa sœur Théodorine Miancongo, députée élue pour le compte de Goma Tsé-Tsé, un des districts relevant du département du Pool, aurait été aussi instrumentalisée pour jouer le même rôle contre leur frère Guy-Brice Parfait Kolélas. Il va sans dire que ce sale boulot a dû être accompagné de sacs d’argent, communément appelés par les Congolais, «nguiris», prélevés au trésor public au profit du pouvoir en place pour satisfaire ses ambitions mafieuses.

Jusqu’à quand le régime Sassou continuera-t-il à s’inspirer de la politique de «diviser pour régner» ?

Un adage dit : «Chaque chose en son temps». Ainsi, on peut tromper le peuple un temps, mais on ne peut pas le tromper tout le temps. Le pouvoir de Brazzaville le sait, mais pense qu’il a encore de beaux jours devant lui pour perpétuer sa politique de diviser les partis et les hommes qui les animent, pour mieux régner. Erreur ! Car, le peuple congolais a cessé d’être dupe. Landry Kolélas lui-même sait qu’il a vendu son âme au Diable, en acceptant, les yeux fermés, de poignarder son frère aîné dans le dos. Sa conscience le lui rappellera toute sa vie.

Au fait ! Landry Kolélas ne se moque que de sa propre vie. Il se dit que sa santé ne lui étant plus garantie, alors autant mieux se comporter en Kamikaze, notamment en terroriste porteur d’une bombe, prêt à la placer sous la voiture de Parfait Kolélas ou dans sa maison et à se faire tuer dans l’explosion avec son frère aîné. Pourvu que le commanditaire de ce sale boulot soit satisfait de la mission accomplie : celle d’avoir réussi à détruire un allié politique, devenu adversaire politique, au seul motif d’avoir dit «NON AU CHANGEMENT DE LA CONSTITUTION et rappeler à Denis Sassou N’Guesso qu’il est le médiateur dans plusieurs pays en crise en Afrique. Il devrait quitter sans problème le pouvoir en 2016».

Où est donc passée la liberté d’expression ou d’opinion ?

Selon nos informations, la plupart des participants à la dite conférence et les personnes qui iront accueillir Landry, surnommé Juda Iscariote, recevront au minimum dix mille francs CFA chacun. Ces derniers ne seront pas pour la plupart des membres du MCDDI, mais plutôt des ramassis instrumentalisés par Mpila.

Zenga-mambu.com par Ghys Fortune DOMBE BEMBA

Une jeune femme enlevée et séquestrée par sa famille

août 17, 2011

Ses parents, d’origine algérienne, son frère et sa sœur ont été mis en examen à Saint-Étienne.

Maltraitée et séquestrée pour être remise dans le droit chemin. Tel est le sort subi par une jeune femme d’origine algérienne de 26 ans dont la vie ne convenait pas à sa famille qui a mené contre elle une véritable expédition punitive. Son père, sa mère, son frère et sa sœur ont été mis en examen pour enlèvement avec violence. Trois d’entre eux ont été écroués dimanche soir.

Tout a commencé vendredi dernier. Zohra, une enseignante qui habite Brignoles, dans le Var, depuis juillet dernier et qui partage sa vie avec un homme non musulman est embarquée de force dans une voiture par les membres de sa famille. Alors qu’elle se débat, elle aurait été frappée avec une canne et une laisse de chien. Zohra est finalement conduite au domicile de ses parents à Saint-Étienne où elle est retenue de force avant d’être libérée dans l’après-midi même par les forces de l’ordre. Immédiatement après l’enlèvement de la jeune femme, son conjoint avait donné l’alerte et dénoncé les faits à la police en la mettant sur la piste du rapt familial. Ce sont surtout les indications d’un commerçant de Saint-Étienne qui ont été précieuses.

Avant de la séquestrer à leur domi­cile, les parents font en effet un crochet chez un bijoutier. Zohra est sommée de s’y faire retirer un piercing qui déplaît. La jeune femme, qui porte des traces de coups, en profite alors pour se confier. Elle glisse au commerçant qu’elle n’est pas libre de ses mouvements et qu’elle est maltraitée. Autant d’informations aussitôt exploitées par les enquêteurs de la Sûreté départementale de la Loire. Ces derniers font le lien avec l’enlèvement survenu le matin même dans le Var. Une demi-heure plus tard, la jeune femme est libérée.

Tous encourent vingt ans de réclusion criminelle

En garde à vue et présentés ensuite au parquet de Saint-Étienne, les quatre auteurs présumés de ces violences n’ont pas semblé comprendre les faits qui leur sont reprochés. Pour eux, il s’agissait ni plus ni moins de porter assistance à personne en danger. Zohra, ont-ils raconté, était sous la coupe d’un compagnon violent et toxicomane. Des accusations démenties par la victime, qui a déposé plainte le jour même pour «enlèvement avec violences et séquestration». Son père, un Algérien âgé de 66 ans, son frère de 34 ans et sa sœur de 27 ans ont été placés en détention provisoire après avoir été mis en examen pour enlèvement et violences avec armes et en réunion. Sa mère, une femme âgée de 62 ans, a, pour sa part et pour des raisons de santé, été remise en liberté sous contrôle judiciaire. Le parquet avait requis également contre elle un mandat de dépôt. Tous encourent vingt ans de réclusion criminelle.

Sans l’intervention rapide des services d’investigation, l’affaire aurait sans doute connu d’autres rebondissements. Au domicile familial de Saint-Étienne, les enquêteurs ont en effet trouvé des documents inquiétants. Il s’agit d’un passeport algérien fait au nom de Zohra. De quoi peut-être lui préparer une nouvelle vie ailleurs qu’en France…

Choquée, la victime s’est vue prescrire une incapacité totale de travail (ITT) de neuf jours.

Lefigaro.fr par Angélique Négroni

Assassinat du Colonel Dosso Adama/Les gardes du corps d’Allou Eugène et Dogbo Blé avouent: « Nous l’avons tué et jeté le corps sur l’autoroute »

juin 8, 2011

Sergent-chef Lago Léo, sergent Toh Ferdinand, respectivement gardes du corps d’Allou Bity Wanyou Eugène, ambassadeur de la Côte d’Ivoire au Cameroun et du général Dogbo Blé Brunot (ex-commandant de la Garde républicaine), ainsi que les sergents Toualy Jean-Noël (bataillon blindé), Yapi Yavo dit « Djoudjou » et Lobé Lobé, tous en service à la Garde républicaine, sont aux arrêts depuis quelques jours.

Gardés à vue au commissariat du 30 ème arrondissement de la Riviera Attoban, ces cinq soldats ivoiriens font l’objet d’une procédure pénale dans le cadre de la disparition du colonel-major Dosso Adama, ancien pilote d’Houphouët-Boigny, kidnappé dans la nuit du 12 mars 2011, au plus fort de la crise post-électorale.

Passés au laminoir par le procureur militaire, Ange-Bernard Kessi Kouamé, ils n’ont fait aucune peine à avouer leur crime, sans en donner, toutefois, les motivations.

Selon le sergent Toh Ferdinand, qui s’est d’ailleurs montré très prolixe, le mardi 07 juin 2011 en fin de matinée, lors de la reconstitution des faits, sur l’Autoroute du Nord, où il affirme avoir « jeté le corps dans la broussaille », « le colonel-major Dosso Adama a été interpellé à la hauteur d’un poste de contrôle des Fds ( Forces de défense et de sécurité) en face de l’Ambassade des Etats-Unis, peu après 20 h alors qu’il rentrait de l’Hôtel du Golf ».

Alassane Ouattara, le nouveau président ivoirien et son gouvernement y étaient reclus. Tout de suite, le général Brunot Dogbo Blé, commandant de la Garde républicaine (GR), est informé. « Nous tenons le colonel-major Dosso Adama qui vient de l’hôtel du Golf », lui lance au téléphone son garde du corps. Dogbo Blé donne l’ordre « de finir avec lui », avant de changer d’avis et de demander que « le colonel-major soit conduit à lui ». Ces hommes s’exécutent.

En se rendant cette nuit-là au Golf, Dosso Adama était loin d’imaginer qu’il venait de signer son arrêt de mort. Il est alors emmené chez le général Dogbo Blé Brunot « qui ordonne à ses éléments de l’exécuter », toujours, selon Toh Ferdinand, son propre garde du corps. Le sergent Toualy Jean-Noël, qui a arrêté le colonel-major Dosso Adama au poste de contrôle, le sergent-chef Yapi Yavo dit « Djoudjou » et Lobé Lobé se joignent à l’escadron d’exécution. « Le général Dogbo Blé nous a ordonné de le « rafaler ». C’est ce que nous avons fait », ajoute, pour sa part, le sergent-chef Lago Léo, l’homme de main de l’Ambassadeur Allou Eugène, rentré du Cameroun quelques semaines plus tôt.

Douleur et émotion

Ils fourrent le corps criblé de balles du colonel-major dans le coffre de son propre véhicule.

Le sergent Lobé Lobé s’installe au volant. Destination, l’Autoroute du Nord, précisément à une quarantaine de kilomètres, peu après le pont bascule en construction. Parvenu à un endroit idéal pour se débarrasser du corps dans le silence et la pénombre de la nuit, ils font demi-tour dans le sens Sikensi-Abidjan et immobilisent le 4×4. Ils enjambent, selon eux, une glissière de sécurité qui borde la voie et « balance le corps dans la.broussaille ». « C’est moi qui ai revêtu le corps de feuillage », avoue le sergent Toh Ferdinand aux enquêteurs. Le « boulot » terminé, ils regagnent tranquillement leurs domiciles. « Il était 22 h 30 mn, » précise le sergent Toh Ferdinand. Mais avant, ils font les poches au cadavre. « Nous l’avons fouillé et avons découvert sur lui, la somme de 4 millions et deux portables. Nous nous sommes partagés les 4 millions et avons vendu les portables au black-market », ont-ils confessé.

Hier, la battue conduite par Ange Kessi et des enquêteurs du Tribunal Militaire pour retrouver le corps n’avait rien donné lorsque nous quittions les lieux en milieu d’après-midi. Les deux accusés ne se rappelant pas exactement, selon eux, le lieu « où ils ont jeté le corps dans la brousse ». Le garde du corps d’Allou Eugène, lui, soutient que « la dépouille a été jetée dans la brousse peu après le premier poste de contrôle de la gendarmerie après Attinguié, tandis que celui de Dogbo Blé affirme que « le corps se trouve dans un ravin, non loin d’un campement situé à deux kilomètres de ce poste ». Des « charbonniers » habitant à proximité du lieu ont été sollicités pour élaguer la voie sur une distance d’au moins deux kilomètres.

Ange Kessi a exigé la présence du sergent Lobé Lobé, chauffeur du commando, pour plus de précisions… « Ils ont tué mon frère gratuitement. Moi, si j’ai été ministre, c’est grâce à lui. C’est lui qui m’a élevé. C’est lui qui m’a scolarisé. Au niveau de la famille nous avons déjà pardonné. Il reste à la justice de faire son travail. Mais de grâce, qu’ils ne se moquent pas de nous. Qu’ils nous indiquent clairement là où ils ont mis le corps de mon frère », maugréait l’ex-ministre Youssouf Soumahoro, étreint par la douleur. Idem pour le fils du colonel, dont nous taisons le nom. Son regard était vide, les yeux rouges…

L’émotion était grande hier sur l’autoroute du Nord… La scène de reconstitution a été d’autant plus pénible pour les nombreux parents de la victime venus sur les lieux qu’ils sont hantés par la peur de ne jamais retrouver le corps. « Ils auraient pu se donner un peu de peine de l’enterrer, ne serait-ce que sommairement de sorte à donner une chance de retrouver son corps », s’est indigné l’un des proches de la victime. L’atmosphère était, en tout cas, pesante…

Dans une déclaration qu’il a faite, le procureur militaire Ange Kessi Kouamé est revenu sur les conditions, pour le moins effroyables, de l’assassinat du colonel-major avant d’indiquer que les meurtriers sont poursuivis pour quatre délits. « Meurtre, séquestration, vol et recel de cadavre ». Il a indiqué que les meurtriers ont dit avoir agi « sur ordre du général Brunot Dogbo Blé qui a dit finissez avec lui ».

Le procureur militaire a ajouté que le colonel-major Dosso Adama « a été tué gratuitement, sans motif. Il n’était pas au combat. Il a été tué simplement parce qu’il revenait de l’Hôtel du Golf ».

Soir Info Armand B. DEPEYLA