Posts Tagged ‘Serment’

Congo : Denis Sassou Nguesso a prêté serment pour son 4ème mandat

avril 16, 2021

Denis Sassou Nguesso a prêté serment pour son 4ème mandat à Brazzaville. Cérémonie en présence de nombreux chefs d’état dont certains admirent sa longévité ; 37 ans de pouvoir cumulés. Mais d’autres dénoncent une kleptocratie.

Avec France24

Côte d’Ivoire: Alassane Ouattara prête serment et invite l’opposition au dialogue

décembre 14, 2020
Le président ivoirien Alassane Ouattara prête serment pour un troisième mandat le 14 décembre 2020 à Abidjan.

Le président ivoirien Alassane Ouattara a prêté serment ce lundi à Abidjan, moins de deux mois après son élection. Il a annoncé la création d’un ministère de la Réconciliation nationale et appelé à la reprise du dialogue avec l’opposition en vue des élections législatives.

C’est au cours d’une cérémonie sobre et brève – moins de deux heures – que le président ivoirien Alassane Ouattara, réélu à un troisième mandat avec 94,27% des voix le 31 octobre, a prêté serment sur la Constitution, ce lundi matin au palais présidentiel d’Abidjan. Une première dans l’Histoire du pays.

« C’est avec beaucoup d’honneur et de responsabilité que j’ai prêté serment, je mesure l’ampleur de cette charge. Je prends à nouveau l’engagement de l’assumer pleinement au service de mes compatriotes, de tous mes compatriotes. C’est ensemble que nous devons construire un avenir plus radieux pour tous nos concitoyens et pour les générations futures », a déclaré Alassane Ouattara en introduction d’un discours d’une trentaine de minutes, se posant ainsi en rassembleur d’un pays affecté par de vives tensions.

La cérémonie a en effet été organisée au terme d’un processus électoral marqué par le boycott de l’opposition, qui ne reconnaît toujours pas le scrutin, l’arrestation de certains de ses leaders, ainsi que des violences meurtrières, notamment dans le centre du pays.

Le chef de l’État a ensuite dressé la liste de ses priorités pour les cinq prochaines années. Parmi elles : l’éduction, la formation et l’emploi des jeunes. « À compter de janvier 2021, le gouvernement et les collectivités locales prendront en charge les frais COGES, ces frais des comités de gestion des établissements scolaires supportés par les parents d’élèves », a-t-il promis.

Et d’égrainer les autres grands chantiers de son nouveau mandat : la multiplication des centres de formation professionnelle « pour garantir une seconde chance aux jeunes sortis trop tôt du système scolaire », le soutien à l’emploi des femmes, la vaccination contre le Covid-19 à partir d’avril 2021, la généralisation de la Couverture maladie universelle (CMU), l’amélioration de la qualité de l’offre des soins, le recul de la pauvreté « à travers l’émergence d’une classe moyenne » ou encore le renforcement du lien avec le secteur privé et une répression plus sévère de la corruption qui « sape les fondements même de l’état de droit et de la démocratie ».

Des violences « intolérables »

Alassane Ouattara a par ailleurs annoncé la création « dans les prochains jours » d’un ministère de la Réconciliation nationale, dont l’objectif sera « le renforcement de la cohésion nationale et la réconciliation des fils et des filles de Côte d’Ivoire ».

« L’élection présidentielle a donné lieu à des violences intolérables », a regretté le président ivoirien, les condamnant « avec la plus grande fermeté ». « Ces actes graves ne doivent pas rester impunis, il faut mettre fin à l’impunité dans notre pays, c’est une exigence pour le respect des droits humains, nul n’est au-dessus de la loi. Je veux que cela soit clair. »

Début décembre, l’ONG Human Rights Watch (HRW) avait appelé le gouvernement ivoirien à « enquêter de toute urgence sur les meurtres de plus de 50 personnes lors des violences politiques et intercommunautaires ».

Pas de réconciliation sans dialogue, a affirmé le président ivoirien. « J’ai instruit le Premier ministre, Hamed Bakayoko, de reprendre les discussions avec les partis politiques pour mettre en œuvre les recommandations de la Cedeao relatives à la Commission électorale indépendante (CEI) dans la perspective de la tenue des élections législatives dans le courant du premier trimestre 2021, a-t-il déclaré. J’invite l’ensemble des partis politiques à saisir cette nouvelle opportunité qui s’offre à tous pour aboutir à une décrispation du climat par le dialogue, afin de renforcer la paix et la stabilisé de notre pays ».

L’opposition réclame une refonte de la CEI, qu’elle estime inféodée au pouvoir. Officiellement, les négociations entamées le 11 novembre au Golf-hôtel d’Abidjan entre Alassane Ouattara et l’ancien président et opposant Henri Konan Bédié sont rompues. Le 9 décembre, ce dernier a annoncé la fin du Conseil national de transition (CNT) et appelé lui aussi à un dialogue national réunissant les forces vices de la nation sous l’égide de facilitateurs indépendants. Il maintient cependant une condition : la libération des opposants.

Un parterre de chefs d’État

Alassane Ouattara a prêté serment devant un parterre de chefs d’État de « pays frères », membres de la Cedeao, qu’il a remerciés de leur présence en les désignant chacun par des surnoms « affectueux ». « Mon jeune frère » pour Patrice Talon, Macky Sall et George Weah ; « mon neveu » pour le Burkinabè Roch Marc Christian Kaboré ; « l’empereur » pour le Congolais Denis Sassou Nguesso ; « ma chère sœur » concernant la présidente éthiopienne Sahle-Work Zewde ; « double excellence » à propos de Nana Akufo-Addo, fraîchement réélu au Ghana ; « mon fils » pour le président de la transition malienne, Bah N’Daw ; « l’émir du Sahel » au sujet du Nigérien Mahamadou Issoufou et enfin « notre jeune doyen » pour le Togolais Faure Gnassingbé.

Le président mauritanien, Mohamed Ould Ghazouani, ainsi que le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat et l’ancien président français Nicolas Sarkozy avaient aussi fait le déplacement. La France était officiellement représentée par son ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

« J’ai une pensée toute particulière pour celui que j’aurais tant souhaité voir à ma place aujourd’hui, mon fils, feu le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly (décédé le 8 juillet 2020), candidat désigné le 12 mars 2018 par le RHDP pour l’élection présidentielle », a enfin souligné Alassane Ouattara à la fin de cette longue séquence de remerciements.

Par Florence Richard – à Abidjan

Malawi : élu président, l’opposant Lazarus Chakwera a prêté serment

juin 29, 2020

Lazarus Chakwera prête serment, le 28 juin 2020, au Malawi.

Lazarus Chakwera prête serment, le 28 juin 2020, au Malawi. © Thoko Chikondi/AP/SIPA

 

Le chef de l’opposition malawite, Lazarus Chakwera, a prêté serment dimanche 28 juin comme chef de l’État au lendemain de sa victoire à la présidentielle, organisée après l’annulation de la réélection du sortant Peter Mutharika.

« Je jure solennellement de remplir les fonctions de président de la République du Malawi et de préserver et défendre la Constitution », a déclaré Lazarus Chakwera lors d’une cérémonie à Lilongwe, la capitale.

Le vice-président Saulos Chilima, qui avait rompu avec Peter Mutharika et s’était allié au chef de l’opposition, a également prêté serment en tant que vice-président.

Le Malawi est le deuxième pays d’Afrique subsaharienne à avoir annulé une élection présidentielle, après le Kenya en 2017. Mais il est le premier au cours duquel le nouveau scrutin a consacré la défaite du sortant.

Au terme de quatre longues journées de dépouillement, le président de la commission électorale (MEC) Chifundo Kachale a de fait confirmé la large victoire de Lazarus Chakwera, ancien pasteur évangéliste de 65 ans, avec 58,57% des suffrages. Il devance Peter Mutharika, 79 ans, au pouvoir depuis 2014, de plus de 800 000 voix.

Après l’annulation de la réélection du président sortant en mai 2019, en raison de fraudes massives, plus de 4 millions d’électeurs avaient voté mardi pour la deuxième fois en un an. 

« Désir de changement »

Se disant « empli d’une joie indescriptible », le nouveau président a remercié ses concitoyens : « c’est un honneur forgé au creuset de votre désir et de votre aspiration au changement ».

Dans un discours sur la place de la Liberté de Lilongwe, il s’est engagé à rétablir « la confiance dans la possibilité d’avoir un gouvernement au service » de la population, mais aussi à être le président de tous les Malawites.

« Beaucoup d’entre vous n’ont pas voté pour moi et peut-être que la perspective de ma présidence suscite chez vous de la crainte », a-t-il lancé. « Mais le Malawi est votre pays aussi (…) donc, tant que je serai son président, vous aussi vous épanouirez », leur a-t-il assuré. Le nouveau président a fait campagne en dénonçant l’échec économique et la corruption du régime de Peter Mutharika.

Silence de Mutharika

Ce dernier ne s’est pas exprimé depuis la proclamation de sa défaite samedi. Quelques heures auparavant, il avait toutefois dénoncé des irrégularités lors du vote.

Son Parti démocratique progressiste (DPP) avait de son côté exigé l’annulation pure et simple des résultats, faisant état d’intimidations et de violence contre ses scrutateurs, laissant augurer d’une nouvelle bataille devant la justice. Mais la commission électorale a rejeté ces allégations.

Plusieurs dirigeants et personnalités du continent ont félicité dimanche le nouveau président malawite, parmi lesquels le président kényan Uhuru Kenyatta, et le Sud-Africain et président en exercice de l’Union africaine Cyril Ramaphosa qui a félicité « le peuple du Malawi pour ces élections pacifiques ».

Par Jeune Afrique avec AFP

 

Mensonge sous serment au Sénat: amende requise en appel contre le pneumologue Michel Aubier

octobre 5, 2018

Paris – Une amende de 30.000 euros a été requise vendredi contre le pneumologue Michel Aubier, rejugé à Paris pour avoir menti en 2015 au Sénat sur ses liens avec le groupe Total, un délit qui lui avait valu la première condamnation en France pour « faux témoignage » devant des parlementaires.

L’avocate générale a sollicité la même peine que celle qui avait été requise en première instance et demandé à la cour d’appel de sanctionner une « infraction grave », un « mensonge sous serment (qui) est la porte ouverte à n’importe quelle rumeur, à n’importe quelle suspicion, aux +fake news+ ».

Le tribunal correctionnel de Paris était allé bien au-delà des réquisitions et avait condamné le médecin à la retraite, le 5 juillet 2017, à six mois de prison avec sursis et 50.000 euros d’amende. Une première judiciaire pour le délit de « faux témoignage » devant des parlementaires, passible de cinq ans de prison et 75.000 euros d’amende mais qui porte d’ordinaire sur des déclarations dans une enceinte judiciaire. Un « avertissement » pour les lobbys avaient salué les associations de défense de l’environnement.

Le 16 avril 2015, Michel Aubier, spécialiste de l’asthme et chef du service de pneumologie à l’hôpital Bichat, avait été entendu par une commission d’enquête sénatoriale sur le « coût économique et financier de la pollution de l’air », en tant que représentant de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

A la question d’éventuels « liens d’intérêt avec des acteurs économiques » lors de sa prestation de serment, il avait assuré n’en avoir « aucun ».

Or, divers articles de presse ont par la suite révélé, en mars 2016, qu’il était salarié du groupe Total, qui l’employait depuis 1997 comme médecin-conseil du travail. L’enquête, déclenchée après un signalement de la présidence du Sénat au procureur de la République, avait révélé qu’il percevait en 2015 environ 6.000 euros par mois pour cette activité. Il détenait par ailleurs des actions et était membre du conseil d’administration de la Fondation Total.

– « Faire un exemple » –

« Je n’ai pas menti au Sénat. Je me suis trompé, je n’ai pas vraiment bien compris la question posée », a martelé à la barre le professeur Aubier, teint hâlé et costume sombre.

« J’ai commis une erreur en répondant non (…). Quand la question m’a été posée, j’ai compris conflit d’intérêts avec le sujet traité. Je n’étais pas en situation de conflit d’intérêts car j’exerçais chez Total une activité purement médicale, en toute indépendance. En aucun cas, je n’avais de lien avec la politique énergétique du groupe », s’est-il défendu.

« En aucun cas, cette erreur était intentionnelle », a-t-il assuré.

Une défense qui n’a convaincu ni l’accusation, ni les parties civiles, l’avocate générale estimant peu crédible qu’il ait pu confondre les notions de conflits d’intérêt et liens d’intérêt, compte tenu de son « niveau intellectuel » et de l’évolution de la société vers plus de transparence.

« Il vaut mieux passer pour un imbécile que pour quelqu’un qui a délibérément menti », a également relevé l’avocat du Sénat, Emmanuel Marsigny. « C’est du verbiage, de l’argutie de prétendre qu’on s’est trompé sur la question qui était posée, parfaitement claire », a-t-il insisté.

« Laisser sans suite ce parjure reviendrait à fragiliser les commissions d’enquête », a mis en avant le sénateur (LR) Jean-François Husson, qui présidait celle sur la pollution de l’air, réclamant par « principe et respect de nos institutions » une condamnation « exemplaire ».

« Michel Aubier a déjà payé un prix terrible. (…) Sa vie sociale, professionnelle a été détruite du jour au lendemain, avec une violence absolument inouïe », a affirmé l’avocat du médecin, François Saint-Pierre, déplorant qu’avec ce signalement pour « faux témoignage », le Sénat ait voulu « délibérément faire un exemple ». Il a demandé à la cour de relaxer le pneumologue.

La décision sera rendue le 9 novembre.

Romandie.com avec(©AFP / 05 octobre 2018 16h59)                                                        

Égypte: Sissi a prêté serment pour un 2e mandat de quatre ans

juin 2, 2018

/ © / –

Le président Abdel Fattah Al-Sissi a prêté serment samedi devant le Parlement, entamant ainsi un deuxième mandat de quatre ans à la tête de l’Egypte où la sécurité et l’économie restent deux défis majeurs.

Au cours d’une session spéciale, retransmise en direct à la télévision d’Etat, la prestation de serment de M. Sissi devant les membres du Parlement et du gouvernement, a été saluée par 21 coups de canons.

Des avions de chasse ont dessiné un drapeau égyptien dans le ciel du Caire et des hélicoptères militaires ont survolé le centre de la capitale au cours de la matinée, au moment où le président égyptien se rendait au siège du Parlement.

M. Sissi, élu une première fois en 2014 après avoir destitué, en tant que chef de l’armée, son prédécesseur islamiste Mohamed Morsi l’année précédente, a été réélu en mars avec plus de 97% des suffrages exprimés.

Il n’a eu aucune opposition sérieuse à affronter. Son unique adversaire, Moussa Mostafa Moussa, un homme politique méconnu du grand public, était un de ses plus fervent soutiens.

Sept ans après la révolte de janvier 2011 qui a provoqué la chute du régime de Hosni Moubarak, M. Sissi devra s’atteler à deux défis majeurs pour son second mandat, la stabilité sécuritaire et le redressement économique.

M. Sissi est régulièrement accusé par les défenseurs des droits de l’Homme de violer les libertés publiques et de réprimer les opposants.

De nombreux opposants et membres de la société civile ont encore été arrêtés ces derniers mois. Parmi eux figurent le blogueur et journaliste Waël Abbas, les blogueurs Chérif Gaber et Chadi Abouzeid ou encore l’opposant Hazem Abdelazim.

Romandie.com avec (©AFP / 02 juin 2018 11h55)                

Sanchez prête serment pour gouverner l’Espagne

juin 2, 2018

/ © POOL/AFP / Fernando Alvarado

Le socialiste espagnol Pedro Sanchez a prêté serment samedi comme chef d’un gouvernement qu’il doit encore former, après avoir renversé le conservateur Mariano Rajoy, et le président indépendantiste de Catalogne l’a immédiatement appelé à négocier l’avenir de la région.

M. Sanchez, un économiste de 46 ans sans expérience du pouvoir, a prêté serment devant le roi Felipe VI, au palais de la Zarzuela, et en présence de son prédécesseur Mariano Rajoy, qu’il a évincé vendredi grâce à une motion de censure au Parlement.

Sans bible ni crucifix, une première en Espagne, il a juré « de respecter et faire respecter la constitution comme la loi fondamentale de l’Etat ».

Un défi à relever sans attendre, puisque le président de la région Catalogne, Quim Torra, l’a invité à des négociations alors que son objectif est l’indépendance de la Catalogne, contraire à la constitution.

« Nous devons nous asseoir à la même table, de gouvernement à gouvernement. La situation ne peut pas continuer, même pas un jour de plus », a dit M. Torra dont le gouvernement régional a pris ses fonctions peu après la prestation de serment de M. Sanchez.

Cette prise de fonction entraîne la levée automatique de la tutelle imposée à la Catalogne quand elle a tenté de faire sécession le 27 octobre dernier.

M. Sanchez s’est déjà engagé à « jeter des ponts » pour dialoguer avec les indépendantistes, même s’il avait fermement soutenu M. Rajoy dans la crise catalane.

– Redressement fulgurant –

Le chef du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) doit encore nommer les membres de son gouvernement. Ce n’est que quand la liste sera publiée au journal officiel qu’il pourra prendre pleinement ses fonctions, dans les jours qui viennent.

Après avoir mené son parti à deux défaites électorales cuisantes en 2015 et 2016, contraint à la démission par l’appareil du PSOE puis remis en selle par les militants il y a un an à peine, Pedro Sanchez a réussi à déboulonner M. Rajoy, un vétéran de la politique de 63 ans, au pouvoir depuis 2011.

Il a saisi l’occasion de la condamnation du Parti Populaire (PP) de M. Rajoy pour déposer une motion de censure le 25 mai. C’était une affaire de trop pour le chef du gouvernement, qui était jusqu’à présent sorti indemne de multiples scandales impliquant son parti.

L’opposition s’est liguée contre M. Rajoy, lâché par ses alliés nationalistes basques du PNV dont il venait pourtant d’obtenir l’approbation du budget contre un demi-milliard d’euros d’investissements.

– Majorité instable –

Lors de sa première prise de parole, son successeur, 1,90 m et surnommé « le beau mec », a promis d’aborder avec « humilité tous les défis auxquels le pays fait face » en citant en particulier « l’urgence sociale », alors que le chômage et la précarité minent toujours l’Espagne malgré une insolente reprise économique.

Mais il devra démontrer qu’il peut gouverner avec ses 84 députés socialistes après avoir réuni une majorité hétéroclite allant de la gauche radicale Podemos aux indépendantistes catalans et aux nationalistes basques du PNV.

Ses alliés de circonstance ont tous souligné que leur vote contre M. Rajoy n’était pas un chèque en blanc. Podemos réclame avec insistance d’entrer au gouvernement.

Selon Fernando Vallespin, politologue à l’Université autonome de Madrid, il ne pourra faire voter que des mesures « lui permettant d’obtenir une majorité facile », comme des amendements à la loi du travail ou une meilleure protection de la liberté d’expression.

En matière de dépense publique, M. Sanchez s’est déjà lié les mains en promettant au PNV de ne pas toucher au budget de M. Rajoy et à ses largesses financières pour le Pays basque.

L’agence de notation financière DBRS s’attend à ce qu’il dirige « un gouvernement de transition, avec peu de marge de manoeuvre pour infléchir les politiques, et qu’il convoque finalement des élections dans les mois à venir vu la difficulté qu’il aura à faire passer des lois ».

Romandie.com avec (©AFP / 02 juin 2018 15h22)                

Malaisie: Mahathir Mohamad revient au pouvoir à 92 ans

mai 10, 2018

L’ex-Premier ministre malaisien Mahathir Mohamad, revenu au pouvoir 15 ans l’avoir quitté, s’exprime lors d’une conférence de presse, le 10 mai 2018 à Kuala Lumpur / © AFP / ROSLAN RAHMAN

Mahathir Mohamad a prêté serment jeudi comme Premier ministre de la Malaisie, devenant à 92 ans le plus vieux dirigeant élu au monde, au lendemain de la victoire historique de l’opposition aux législatives qui a sonné le glas d’une coalition au pouvoir depuis 61 ans.

Quinze ans après avoir quitté le pouvoir, Mahathir Mohamad, Premier ministre de 1981 à 2003, a effectué un retour spectaculaire sur le devant de la scène politique en évinçant son ex-protégé, le Premier ministre sortant Najib Razak, infligeant une défaite cinglante au Barisan Nasional (Front national, BN), la coalition qui dirigeait le pays depuis l’indépendance en 1957 de l’ex-colonie britannique.

A la tête d’une coalition d’opposition formée de nombreux politiciens qui s’étaient opposés à lui du temps où il était chef du gouvernement, Mahathir Mohamad a déjoué tous les pronostics en réussissant à déloger Najib Razak, au pouvoir depuis 2009 mais empêtré dans un énorme scandale de détournements de fonds.

Mahathir Mohamad a promis de le faire traduire en justice pour répondre des accusations de détournements au détriment du fonds souverain 1MDB, créé par Najib Razak à son arrivée au pouvoir en 2009 et aujourd’hui endetté à hauteur de 10 milliards d’euros.

Depuis 2015, la Malaisie est secouée par ce scandale de corruption qui fait l’objet d’enquêtes dans plusieurs pays, notamment en Suisse, à Singapour et aux Etats-Unis.

Le gouvernement sortant a aussi été accusé d’avoir effectué peu avant les élections un redécoupage électoral favorable à sa coalition, certains dénonçant une fraude électorale avec l’apparition de personnes décédées sur les listes d’émargement.

Romandie.com avec (©AFP / 10 mai 2018 17h46)                

Russie: Poutine prête serment pour un quatrième mandat et propose Medvedev comme Premier ministre

mai 7, 2018

Vladimir Poutine prête serment lors d’une cérémonie au Grand palais du Kremlin à Moscou, le 7 mai 2018 / © SPUTNIK/AFP / Yekaterina SHTUKINA

Vladimir Poutine a prêté serment lundi pour un quatrième mandat à la présidence de la Russie qui le mènera au pouvoir jusqu’en 2024, après déjà 18 années aux commandes du pays en tant que chef de l’Etat ou du gouvernement.

Peu après la cérémonie, M. Poutine a une nouvelle fois proposé au poste de Premier ministre Dmitri Medvedev, dont la candidature devrait sans surprise être acceptée mardi par la Douma, la chambre basse du Parlement.

Président de 2008 à 2012 mais impopulaire et marginalisé au cours du mandat précédent de Vladimir Poutine, M. Medvedev n’a jamais été désavoué par son mentor auquel il voue une loyauté inflexible.

« Je considère comme mon devoir et le sens de ma vie de faire tout mon possible pour la Russie, pour son présent et pour son avenir », a déclaré Vladimir Poutine après avoir prêté serment, la main sur la Constitution, lors d’une cérémonie solennelle au Grand palais du Kremlin, en présence des présidents des deux chambres du Parlement et celui de la Cour constitutionnelle.

Réélu en mars avec 76,7% des voix, le score le plus élevé depuis son arrivée au pouvoir, M. Poutine s’est imposé plus que jamais comme l’homme fort d’une Russie qu’il a replacée au premier rang sur la scène internationale, au prix de tensions croissantes avec les Occidentaux.

« Je ferai tout pour augmenter la puissance, la prospérité et la gloire de la Russie », a assuré le président devant les députés, les sénateurs et de nombreuses personnalités du monde culturel russe réunis au Kremlin.

Quelques heures après l’investiture, Vladimir Poutine a publié un décret dans lequel il annonce ses objectifs pour son nouveau mandat, notamment réduire le taux de pauvreté et amener l’espérance de vie à 78 ans en 2024, contre un peu plus de 72 ans aujourd’hui.

Le président américain Donald Trump a été l’un des premiers dirigeants occidentaux à féliciter M. Poutine pour son investiture, disant avoir « hâte de parvenir à un moment où (les Etats-Unis) pourront avoir une bonne relation avec la Russie », selon sa porte-parole.

– « Nouvelle qualité de vie » –

Si Vladimir Poutine a fait des déclarations martiales pendant sa campagne électorale et vanté les missiles nucléaires « invincibles » de la Russie, il a assuré après sa réélection vouloir réduire les dépenses militaires en 2018 et 2019 et réfuté toute « course aux armements ».

« Une nouvelle qualité de vie, la prospérité, la sécurité, la santé des gens (…) c’est ce qui est au centre de notre politique », a affirmé lundi M. Poutine.

Son mandat précédent a été marqué par une crise inédite entre la Russie et les Occidentaux, provoquée notamment par le conflit ukrainien, à l’origine de lourdes sanctions visant Moscou, la guerre en Syrie et les accusations d’ingérence russe dans l’élection de Donald Trump en 2016.

La confrontation s’est encore accentuée depuis que Londres a accusé Moscou d’avoir empoisonné un ex-agent double russe au Royaume-Uni, ce qui a provoqué une avalanche d’expulsions croisées de diplomates à travers le monde. Vladimir Poutine a qualifié ces accusations de « grand n’importe quoi ».

Le scrutin que M. Poutine a remporté, arrivant très loin devant ses adversaires, avait été qualifié de « transparent au maximum » par la Commission électorale. L’opposition et des ONG russes avaient de leur côté fait état de milliers d’irrégularités.

– « Pas d’autre candidat » –

La cérémonie d’investiture a été précédée par une série de manifestations anti-Poutine organisées samedi dans toute la Russie à l’appel du principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, qui ont débouché sur quelque 1.600 arrestations dont celle de M. Navalny.

Déclaré inéligible en raison d’une condamnation pénale qu’il estime orchestrée par le Kremlin, Alexeï Navalny n’avait pas pu se présenter à l’élection présidentielle. Sur Twitter, l’opposant a déclaré après la nomination de M. Medvedev que « presque tout va dépendre de lui: du prix des transports à votre salaire ».

Alexeï Navalny avait publié l’an passé une vidéo vue 25 millions de fois sur YouTube, dans laquelle il accusait Dmitri Medvedev de se trouver à la tête d’un empire immobilier financé par les oligarques du pays.

Vladimir Poutine devrait désormais rester à la tête de la Russie jusqu’en 2024, année où il fêtera ses 72 ans. Interrogé le soir de sa réélection sur l’éventualité d’une nouvelle candidature à l’issue de ce mandat, il avait répondu: « Vous devez plaisanter! Qu’est-ce je dois faire? Rester ici jusqu’à mes 100 ans? Non ».

Sauf réforme constitutionnelle, il ne pourra pas être à nouveau candidat en 2024, la Constitution russe interdisant de briguer plus de deux mandats consécutifs.

Selon des experts, le président russe pourrait mettre à profit les six prochaines années pour préparer un successeur. Mais pour l’instant, il s’est gardé de donner la moindre indication sur la personne qu’il pourrait envisager.

« Je ne vois pas d’autre candidat qui pourrait le remplacer… Chaque année, la Russie devient meilleure, plus forte et plus belle », a déclaré à l’AFP Aliona Kozeleva, assistante commerciale, alors qu’elle se dirigeait lundi vers son travail dans un grand magasin moscovite.

Romandie.com avec (©AFP / 07 mai 2018 21h21)                  

Donald Trump a prêté serment, devenant le 45e président des États-Unis

janvier 20, 2017

Donald Trump prête serment sur deux bibles tenues par son épouse Melania, à Washington le 20 janvier 2017. © Andrew Harnik/AP/SIPA

Donald Trump a prêté serment vendredi sur les marches du Capitole à Washington pour succéder à Barack Obama et devenir le 45e président des États-Unis. L’épilogue d’une incroyable campagne électorale ayant défié tous les pronostics.

La cérémonie s’est déroulée vers 17 heures GMT, alors que peu avant des affrontements entre police et manifestants anti-Trump éclataient dans les rues de Washington. Bilan de ces échauffourées, quelques vitrines brisées et 95 arrestations selon les autorités. Insuffisant néanmoins pour perturber le déroulé très codifié de cette journée historique, où la chorale du Missouri, un État remporté par Trump pendant l’élection, a chanté en l’honneur du nouveau président.

Les anciens présidents venus assister à la cérémonie

Devant un parterre d’invités prestigieux comme les anciens présidents George W. Bush, Jimmy Carter, Bill Clinton et bien sûr Barack Obama, Donald Trump a ensuite prononcé la phrase rituelle : « Je jure solennellement de remplir fidèlement les fonctions de président des États-Unis, et, dans toute la mesure de mes moyens, de sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des États-Unis. »

Le milliardaire américain a soigneusement choisi deux Bibles pour prêter serment : la sienne, qui lui a été offerte par sa mère en 1955, et celle d’Abraham Lincoln, sauveur de l’Union, également utilisée par Barack Obama il y a quatre ans.

Trump veut mettre fin au « carnage américain »

Par la suite, et après avoir remercié Barack et Michelle Obama pour leur accueil, Donald Trump a prononcé son premier discours en tant que président en exercice. Un discours que son porte-parole promettait « personnel » et « philosophique ». Pendant de longues minutes, Donald Trump a abordé les points qui ont fait sa force au cours de la campagne présidentielle : dénonciation de la responsabilité des élites dans la faillite économique des classes populaires américaines, accusations de partialité adressées aux médias.

Une phrase résume l’esprit qu’a voulu insuffler le président américain tout au long de son discours : « Les laissés pour compte de ce pays ne seront plus laissés pour compte (…) et le carnage américain prend fin aujourd’hui. » S’il n’a dévoilé aucune mesure concrète, Donald Trump a donc affiché ses ambitions isolationnistes, multipliant les phrases-choc comme « l’Amérique d’abord » ou « Acheter américain, embaucher américain

Jeuneafrique.com avec AFP

Niger/Cérémonie d’investiture: Une dizaine de présidents africains ont assisté à la prestation de serment

avril 2, 2016

chef etat invest

Le Président Mahamadou Issoufou a prêté serment pour un second mandat, ce samedi 2 Avril,  au cours d’une cérémonie à laquelle assistaient 9 chefs d’Etats venus de plusieurs pays du continent et principalement de l’Afrique de l’ouest.

On notait au Palais du 29 Juillet de Niamey où s’est déroulée la cérémonie, la présence de Roch Christian KABORE (Burkina Faso), Macky SALL (Sénégal), Idriss DEBY (Tchad), Alassane OUATARA (Côte-D’ivoire),  Ibrahim Boubacar KEITA (Mali), Denis Sassou N’GUESSO (Congo), Obiang N’GUEMA (Guinée Equatoriale) et José Mario Vaz (Guinée Bissau).

Plusieurs autres pays se sont faits représentés par leurs vice-présidents notamment le Nigeria, le Ghana, le Soudan et la République islamique d’Iran.

Le Maroc et l’Algérie ont envoyés les Présidents de leurs parlements respectifs et d’autres pays comme l’Angola, les USA ou la France ont mandaté des délégations avec à leur tête des responsables gouvernementaux ou de hauts fonctionnaires ainsi que des diplomates.

Au total, plus d’une cinquantaine de pays se sont fait représentés à la cérémonie d’investiture à laquelle assistaient aussi des personnalités représentant des institutions ou organisations internationales ainsi que près de 500  invités de marques venus de l’étranger.

chef etat invest1

A.Y.B avec (Actuniger.com)