Posts Tagged ‘serval’

Mali : Serval dit adieu à Bamako

avril 30, 2014
Les troupes de l'opération Serval ­cantonnées près de Bamako comptent 500 hommes. © AFP

Les troupes de l’opération Serval ­cantonnées près de Bamako comptent 500 hommes. © AFP

Redéploiement en perspective pour les forces françaises de Serval basées près de Bamako : en juin, elles devraient être transférées à Gao (nord du Mali) et N’Djamena (Tchad).

À en croire des sources françaises et maliennes, les cinq cents militaires de l’opération Serval ­cantonnés au camp Damien-Boiteux, près de l’aéroport de Bamako, plieront bagages d’ici au mois de juin. Estimant terminée la guerre de libération du Mali, Paris ne voit plus l’utilité de conserver un centre de commandement dans la capitale. Plusieurs options sont sur la table, mais ces troupes seront ­probablement transférées à Gao et à N’Djamena, futurs centres névralgiques du nouveau dispositif français de lutte contre le terrorisme dans la bande sahélo-saharienne.

Jeuneafrique.com avec AFP

L’aviation américaine entre en scène au Mali

janvier 23, 2013

PARIS (Reuters) – L’aviation américaine participe désormais à l’opération Serval au Mali conduite par la France en soutien de l’armée malienne, a-t-on appris mardi auprès du commandement américain pour l’Afrique (Africom).

Les Etats-Unis n’ont pas précisé le nombre ni le type d’avions engagés mais Reuters a pu constater la présence d’un avion de transport C-17 américain sur la base militaire d’Istres (Bouches-du-Rhône).

« Nous avons transporté par avion des soldats et du matériel à Bamako en provenance d’Istres. Cela va se poursuivre dans les prochains jours », a déclaré Benjamin Benson, porte-parole de l’Africom, qui est basé à Stuttgart (Allemagne).

Deux vols ont eu lieu lundi, et deux autres étaient prévus ce mardi.

« Un vol a eu lieu tôt ce matin et le deuxième est en cours. Nous allons poursuive les opérations ces deux prochains jours. Nous poursuivrons l’opération en fonction des besoins des Français pour acheminer du matériel ».

Le porte-parole a confirmé que les Etats-Unis coopéraient avec la France en matière de renseignement, mais il n’a pas confirmé l’usage de drones de surveillance.

Une poignée de pays occidentaux aident matériellement la France, engagée depuis le 11 janvier dans une opération visant à repousser les rebelles islamistes qui occupent le nord du Mali. Plus de 2.000 soldats français se sont déployés sur le terrain.

Selon l’état-major français, les pays qui apportent leur aide, avec la mise à disposition d’avions pour la plupart, sont, outre les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Belgique, le Canada et le Danemark.

Reuters

À « la reconquête totale » du pays, les forces françaises et maliennes entrent dans Diabali

janvier 21, 2013
 

Un avion de l'armée française sur la base 101 près de Bamako, le 20 janvier 2013. Un avion de l’armée française sur la base 101 près de Bamako, le 20 janvier 2013. © AFP

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a affirmé, dimanche 20 janvier, que « l’objectif » de Paris était « la reconquête totale » du Mali. Sur le terrain, les forces françaises et maliennes poursuivent leur déploiement et sont entrées, lundi, dans la localité de Diabali sans rencontrer de résistance.

Mis à jour à 11h16.

Au onzième jour de l’opération Serval, dimanche 20 janvier, le ministre français de la Défense est revenu sur les objectifs de l’engagement de la France au Mali. Jean-Yves Le Drian a affirmé que ceux-ci étaient de « quatre ordres. (…) Il s’agit d’abord d’empêcher la progression des groupes terroristes (…) soit par des frappes aériennes (…) soit par des appuis au sol des forces maliennes », a-t-il expliqué sur la chaîne de télévision France 5.

« La deuxième mission consiste essentiellement pour les forces aériennes à frapper les bases arrière des terroristes. Cela a été le cas dans la région de Gao, dans la région de Tombouctou pour éviter que les groupes reviennent et se ressourcent », a poursuivi le ministre.

« La troisième mission est d’assurer la sécurité de Bamako, celles des institutions, de la population et de nos ressortissants », a-t-il ajouté. Enfin, « la dernière (…) est de préparer, aider les forces maliennes à se structurer et s’organiser et que la Misma puisse s’organiser pour aboutir à la reconquête totale du Mali. (…) S’il est nécessaire, les forces africaines pourront faire appel en soutien aux forces françaises quand elles arriveront à Tombouctou », a-t-il précisé.

Déploiement en cours

« Les forces françaises ont ces quatre missions à remplir en même temps et je dois dire qu’en ce moment elles les remplissent plutôt bien », s’est félicité Le Drian. « L’objectif, c’est la reconquête totale du Mali. On ne va pas laisser des poches de résistance », a-t-il poursuivi, alors que l’armée française poursuivait son déploiement sur le territoire malien.

« Le déploiement vers le Nord des forces de l’opération Serval, entamé il y a 24 heures, est en cours, vers les villes de Niono et de Sévaré (630 km au nord-est de Bamako), où elles sont arrivées », a déclaré à l’AFP le lieutenant-colonel Emmanuel Dosseur, conseiller communication de l’armée française au Mali.

Niono (350 km au nord-est de Bamako) se situe à 60 kilomètres au sud de Diabali, localité prise il y a une semaine par les islamistes qui, selon l’armée malienne, l’ont abandonnée après des bombardements français. « L’évolution de Diabali va être positive dans les heures qui viennent », a indiqué le ministre, qui s’exprimait dimanche à 17 heures 30 GMT.

Situation peu claire

De fait, une trentaine de véhicules blindés dans laquelle se trouvaient quelque 200 soldats maliens et français (du 21e Régiment d’infanterie de marine (RIMa) et des parachutistes) est entrée dans la ville lundi matin vers 9 heures (locales et GMT), sans rencontrer de résistance, selon le journaliste de l’AFP qui accompagnait les militaires. L’entrée de la colonne, qui était partie à l’aube de Niono, avait été précédée par des vols de reconnaissance d’hélicoptères légers Gazelle de l’armée française. Des habitants sont sortis de leur domicile pour saluer l’arrivée des soldats.

La situation à Diabali, située à l’ouest du Mali, à 400 km au nord-est de Bamako, restait cependant incertaine. Un officier français positionné à Niono avait indiqué qu’elle n’« était pas très claire » mais que « a priori les combattants rebelles avaient quitté la ville ».

« Diabali, il y a encore deux jours, était devenue le pôle de renforcement de l’ensemble d’un groupe terroriste important, Aqmi, concentré là avec beaucoup de pick-up, qui sont des automitrailleuses et qui ne sont plus aussi visibles du fait des interventions que nous avons faites », avait affirmé Le Drian dimanche.

Jeuneafrique.com avec AFP

Mali : Moscou promet une aide militaire à la France

janvier 19, 2013
  • La Russie, qui a publiquement soutenu l’opération française «Serval», devrait envoyer un Antonov 124 et des hommes du 224e détachement aérien au Mali.
    Correspondant à Moscou

    Rompant avec sa prudence habituelle, la Russie a promis une aide militaire à l’intervention française au Mali. Selon nos informations, Moscou fournira une assistance à Paris en envoyant, dans les jours prochains, un avion au Mali, destiné à transporter des armes légères. Il s’agirait d’un Antonov 124, appartenant à la compagnie Volga Dnepr, un appareil qui a déjà l’habitude de servir en Afrique sous mandat onusien. Des hommes du 224e détachement aérien seraient également mis à contribution sur le sol malien.

    Après que le ministère des Affaires étrangères russe a publiquement soutenu l’opération «Serval» et donné son feu vert à l’intervention militaire française dans le cadre du Conseil de sécurité de l’ONU, voici que Moscou prend une part plus active dans le conflit africain. Cette attitude a de quoi surprendre lorsque l’on sait que, depuis plusieurs mois, la Russie, prétextant un sacro-saint principe de non-ingérence, s’oppose à toute intervention militaire occidentale en Syrie.

    Histoire de respecter les apparences et de prévenir toute polémique naissante, le gouvernement russe rappelle qu’il agit dans le cadre de la force Misma, autrement dit sous l’égide de l’ONU et de l’Union africaine. Des formateurs russes pourraient également être dépêchés sur place, non pas formellement pour aider la France, mais le gouvernement malien lui-même. Une précision sémantique «extrêmement importante pour Moscou», explique une source diplomatique, mais qui cache des intérêts stratégiques.

    Les entreprises russes craignent une déstabilisation de la région

    Tout comme les puissances occidentales, et confrontée elle-même à une insurrection islamiste au Caucase du Nord, Moscou s’inquiète d’un débordement similaire au Sahel. «La Russie soutient l’opération de liquidation des terroristes au nord du pays, mais considère que les efforts de pacification devront être organisés par les Africains eux-mêmes», a précisé, dans une déclaration soigneusement pesée, le représentant spécial de Vladimir Poutine en Afrique, Mikhaïl Margelov.

    À l’époque soviétique, le Mali était, de tous les pays francophones du continent, celui qui avait noué le plus de contacts avec l’URSS. Moscou a formé à l’époque près de 4000 étudiants maliens, y compris l’ex-président Amadou Toumani Touré, qui a fréquenté l’école supérieure des parachutistes de Riazan, à 200 kilomètres au sud de Moscou.

    L’URSS a longtemps exploité au Mali une mine d’or aujourd’hui en déshérence. Les grandes entreprises russes, comme Gapzrom (gaz), Severstal (acier) ou Rosatom (nucléaire), ont toutes d’importants intérêts économiques dans les pays limitrophes du Mali. «Ces dernières ont tout à perdre d’une déstabilisation de la région», explique au Figaro l’ancien ambassadeur au Mali, Evgueni Korendiassov.

    La perspective d’une aide militaire russe au Mali a néanmoins suscité les critiques de l’hebdomadaire populaire Argoumenty i Fakty. Ce dernier s’étonne que «le budget militaire russe finance une guerre d’invasion de la France en Afrique».

    Lefigaro.fr par Pierre Avril