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Obama a vu Rousseff en tête-à-tête en marge du G20

septembre 5, 2013

SAINT-PETERSBOURG – Barack Obama s’est entretenu jeudi soir avec son homologue Dilma Rousseff en marge du G20, a annoncé la Maison Blanche alors que les relations entre Etats-Unis et Brésil sont assombries par une affaire d’espionnage présumé.

Le président a rencontré la présidente Rousseff aujourd’hui entre la première réunion plénière du G20 et le dîner de travail du sommet à Saint-Pétersbourg (Russie), a précisé la présidence américaine. L’entretien ne figurait pas au programme officiel de M. Obama.

L’exécutif américain n’a pas donné plus de détails dans l’immédiat sur cet entretien. M. Obama et Mme Rousseff étaient arrivés séparément au dîner, en retard d’environ une demi-heure sur les autres invités.

Leur tête-à-tête a eu lieu quelques heures après que la présidence brésilienne eut annoncé le report du voyage de l’équipe qui devait préparer la visite de Mme Rousseff aux États-Unis le 23 octobre.

Nous attendons des explications du gouvernement américain sur les accusations d’interception de communications internet de Mme Rousseff et de ses proches collaborateurs qui ne sont toujours pas arrivées, avait souligné le porte-parole d’Itamaraty, le siège de la diplomatie brésilienne.

Lundi, Brasilia avait demandé des explications officielles et par écrit à Washington, après que la chaîne de télévision TV Globo eut dénoncé ce cas d’espionnage en le qualifiant d’inadmissible et inacceptable.

Ces accusations proviennent de documents des services secrets américains (NSA) détenus par l’ex-informaticien du renseignement américain Edward Snowden. Ce dernier est inculpé d’espionnage aux États-Unis pour avoir révélé l’ampleur de la surveillance électronique américaine dans le monde. Il est actuellement réfugié en Russie. M. Snowden avait cédé les documents au journaliste américain Glenn Greenwald qui vit actuellement au Brésil.

Le président mexicain Enrique Peña Nieto, également surveillé par les services secrets américains avant son élection en juillet 2012, selon ces documents, a aussi réclamé des explications à Washington. Jeudi, il a annoncé depuis Saint-Pétersbourg qu’il avait demandé à son homologue américain une enquête sur cette affaire et en avait obtenu l’assurance.

Romandie.com avec (©AFP / 05 septembre 2013 22h22)

La présidente du Brésil annule le voyage de l’équipe pour préparer sa visite aux USA

septembre 5, 2013

BRASILIA – La présidente brésilienne Dilma Rousseff a annulé le voyage de l’équipe qui devait préparer sa visite aux Etats-Unis le 23 octobre alors que Brasilia attend des explications de Washington sur un cas d’espionnage présumé américain au Brésil, a indiqué jeudi la présidence.

Oui, le voyage a été annulé, s’est limité à dire à l’AFP une porte-parole de la présidence sans donner de détails sur les raisons de cette annulation du déplacement aux Etats-Unis de l’équipe de diplomates et agents de sécurité ni sur un éventuel report de ce voyage.

Cette première visite d’Etat de la présidente brésilienne à Washington le 23 octobre, à l’invitation de Barack Obama, était prévue depuis plusieurs mois.

Mme Rousseff veut une rétractation du gouvernement des Etats-Unis après les accusations selon lesquelles des communications de la présidente ont été interceptées par les services secrets américains, a ajouté la porte-parole.

Le présidente brésilienne se trouve actuellement à Saint-Petersbourg où elle participe au sommet du G20 et selon la porte-parole, il n’est pas encore confirmé que celle-ci rencontre son homologue américain Barack Obama en marge du sommet.

Il n’y a encore rien de prévu mais il y a encore le temps d’ici à demain, vendredi, dernier jour du G20, a souligné la porte-parole.

Lundi, Brasilia a demandé des explications officielles et par écrit au plus tôt à Washington, après que la chaîne de télévision TV Globo eut dénoncé la veille que les services secrets auraient surveillé les communications de Dilma Rousseff et de ses proches collaborateurs. Il a qualifié l’affaire d’inacceptable.

En juillet, Brasilia avait déjà fait une démarche similaire après que le quotidien O Globo eut révélé que le Brésil faisait partie d’un réseau de 16 bases d’espionnage des services secrets américains. Le Brésil avait ensuite indiqué ne pas être satisfait des explications fournies par les Etats-Unis, selon lesquels il s’agissait d’un moyen de lutter contre le terrorisme et les communications de personnes n’avaient pas été interceptées.

Ces accusations proviennent de documents des services secrets américains (NSA) détenus par l’ex-informaticien du renseignement américain Edward Snowden. Ce dernier est inculpé d’espionnage aux Etats-Unis pour avoir révélé l’ampleur de la surveillance électronique américaine dans le monde. Il est actuellement réfugié en Russie.

Snowden a cédé les documents au journaliste américain Glenn Greenwald qui vit actuellement au Brésil.

Romandie.com avec (©AFP / 05 septembre 2013 16h01)

Accusations d’espionnage : l’ambassadeur américain au Brésil appelé à s’expliquer

septembre 2, 2013

BRASILIA (Etat de Brasilia) – L’ambassadeur des Etats-Unis au Brésil a été convoqué lundi par le ministère brésilien des Affaires étrangères pour s’expliquer sur des accusations d’espionnage par les Etats-Unis de communications de la présidente Dilma Rousseff, a annoncé le ministère.

La chaîne de télévision brésilienne TV Globo a divulgué dimanche soir des documents des services secrets américains selon lesquels les communications de la présidente Rousseff ont été espionnées fin 2012.

L’ambassadeur des Etats-Unis (Thomas Shannon) a été appelé à s’expliquer sur les faits révélés dans le programme de TV Globo, a indiqué à l’AFP un porte-parole de ce ministère.

Mme Rousseff a aussi convoqué ce lundi une réunion avec plusieurs de ses ministres pour analyser la question, a indiqué à l’AFP une source du gouvernement.

Selon les dénonciations diffusées par TV Globo, les Etats-Unis ont espionné les communications de la présidente brésilienne et du président du Mexique Enrique Peña Nieto, élu fin 2012, lorsqu’il était candidat à la présidence.

La télévision a bénéficié de la collaboration du journaliste de The Guardian, Glen Greenwald, qui a divulgué un document fuité par l’ex-informaticien américain Edward Snowden. Ce dernier est inculpé d’espionnage aux Etats-Unis pour avoir révélé l’ampleur de la surveillance électronique américaine dans le monde et se cache à présent en Russie.

Daté de juin 2012 et intitulé Espionnage de données, étude de cas du Brésil et du Mexique, ce document de l’Agence nationale de sécurité américaine (NSA) indique que l’agence cherchait notamment à avoir une meilleure compréhension des méthodes de communication et des interlocuteurs de Mme Rousseff et de ses collaborateurs grâce à un programme qui permet d’accéder à tous les contenus visités par la présidente sur Internet.

Si ces faits sont avérés, ce serait une situation inadmissible, inacceptable, qui pourrait être qualifiée comme une claire atteinte à la souveraineté de notre pays, a réagi dimanche soir le ministre de la Justice Jose Eduardo Cardozo.

Pour la réunion de lundi, la, présidente Rousseff a convoqué notamment les ministres de la Défense, Celso Amorim, des Affaires étrangères, Luiz Alberto Figueiredo, et de la Justice, Jose Eduardo Cardozo.

L’ambassade américaine et le ministère brésilien des Affaires étrangères ont confirmé à l’AFP que l’ambassadeur s’était présenté lundi à la première heure au ministère mais l’ambassade s’est refusée à tout commentaire sur la réunion.

A Mexico, un porte-parole de la présidence interrogé par l’AFP a refusé également de faire un quelconque commentaire pour le moment.

Romandie.com avec (©AFP / 02 septembre 2013 17h31)

La réforme d’Obama est une victoire pour Snowden, estime Assange

août 11, 2013

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange a fait savoir qu’il considérait l’annonce par Barack Obama de mesures visant à limiter les programmes de surveillance du gouvernement américain comme une sorte de victoire pour Edward Snowden. L’ancien consultant des services secrets américains avait révélé l’ampleur de ces programmes.

« Aujourd’hui, en annonçant des plans pour réformer le programme de surveillance mondial de l’Amérique, le président des Etats-Unis a prouvé la justesse du rôle d’Edward Snowden en tant que dénonciateur », a déclaré Julian Assange dans un communiqué.

« Aujourd’hui, c’est en quelque sorte une victoire pour Edward Snowden et ses nombreux soutiens », ajoute Julian Assange dans le communiqué diffusé samedi sur le site internet de WikiLeaks.

Dette de reconnaissance

« Comme Snowden l’a dit, sa principale inquiétude était qu’il lance une alerte et qu’il ne se passe rien. Eh bien, des réformes se profilent et, pour cela, le président et le peuple des Etats-Unis et le monde entier ont une dette de reconnaissance envers Edward Snowden », ajoute-t-il.

Barack Obama a annoncé vendredi toute une série de mesures visant à restreindre les programmes de surveillance des citoyens menés par les agences de renseignement américaines, dont l’ampleur a été critiquée depuis les révélations de Snowden.

Pas de réforme sans Snowden

Julian Assange est lui-même réfugié à l’ambassade d’Equateur à Londres depuis plus d’un an de crainte d’être extradé vers les Etats-Unis pour avoir publié des documents secrets.

Dans l’interview publiée samedi, il rejette l’affirmation de Barack Obama selon laquelle ses réformes étaient prévues avant les révélations de Snowden. « C’est simple, sans les révélations de Snowden, personne ne saurait rien des programmes et aucune réforme ne pourrait avoir lieu », a-t-il déclaré.

Julian Assange accuse aussi le gouvernement américain de faire preuve d’une hypocrisie « stupéfiante » envers l’informaticien, qui a obtenu l’asile en Russie.

Romandie.com

Orage politique entre Washington et Moscou

août 7, 2013

Le torchon brûle entre la Maison Blanche et le Kremlin. L’affaire Snowden a terni le ciel diplomatique des deux grandes puissances du monde. Le ciel qui avait des belles éclaircies, entre temps, vient de sombrer par le refus de Barack Obama qui annule son voyage prévu au mois de septembre dans la capitale russe auprès de son homologue, Vladimir Poutine.

Dignité oblige. Le cœur serein face à l’honneur, le déshonneur de n’avoir pas obtenu l’extradition, de celui, qui hier, rendait les bons et loyaux services secrets à la nation américaine, devenu aujourd’hui, espion et bête à traquer. Défiance ou méfiance. L’affaire Snowden est un poison qui entache les relations entre les deux pays. Car après avoir passé plus d’un mois à la frontière russe, du 25 juin au 1er août, il a enfin obtenu son asile temporaire par la délivrance des documents lui donnant une réelle garantie de vie et pouvant lui permettre d’être en sécurité, sans être inquiété.

Tous les pays du monde ont un système d’espionnage. Des services secrets ou de renseignements. Ils fouillent dans la vie privée de leurs citoyens (par des écoutes téléphoniques et autres mails de nos boîtes électroniques), surveillent nos comportements dans la vie publique et scrutent parfois tous les mouvements de circulation.

Snowden en sa qualité d’agent au service d’une nation a commis une grave et lourde faute professionnelle mettant à nu l’un des systèmes secrets d’une grande puissance qui, aussitôt, trouve l’aura de son estime, fissurée dégageant un mauvais parfum de confiance. Il a manqué à son obligation de réserve. Au respect de la confidentialité. Il s’expose à la réduction totale de sa liberté et de son identité. Il a inscrit son nom dans les annales des hommes les plus recherchés par les États-Unis. Il est rentré dans le tunnel noir de la peur où il aura désormais peur de sa propre silhouette partout où il sera.

La Russie se serait placée dans la même situation que les États-Unis aurait aussi agi sans commune mesure pour traquer son citoyen de haute trahison et fuite d’informations les plus importantes de sa stratégie de fonctionnement international. Si aujourd’hui, Snowden a trahi les États-Unis, qui sait si demain, il ne trahira pas la Russie qui lui a accordé l’asile ? Encore au sommet de sa jeunesse jusqu’à la courbe et au pic de sa vieillesse, de nombreuses péripéties peuvent avoir lieu.

Avec l’annulation de son voyage, en Russie, au mois de septembre prochain, Barack Obama montre avec une fermeté et fierté politiques que l’on ne doit pas jouer avec les affaires de la nation, au prix de les sacrifier sur l’autel de l’amitié.

Bernard NKOUNKOU

Un corps découvert récemment serait celui d’un otage français

juillet 14, 2013

Un corps découvert récemment dans le nord du Mali serait, selon « une très forte probabilité », celui de l’otage français Philippe Verdon, a annoncé dimanche soir le ministère français des Affaires étrangères. L’otage avait été enlevé par al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) en novembre 2011.

« Des vérifications complémentaires sont en cours », a déclaré le porte-parole du Quai d’Orsay, Philippe Lalliot, qui a précisé que son ministère était en contact avec la famille de l’otage.

Plus tôt dans la journée, le président François Hollande dans son entretien télévisé du 14 juillet avait déclaré avoir « des informations des plus mauvaises sur Philippe Verdon ». « Hélas, tout indique qu’il serait mort il y a déjà plusieurs semaines », a-t-il déclaré, sans évoquer toutefois le corps retrouvé au Mali.

Les radios RTL et RFI avaient annoncé la découverte du corps début juillet. Une source proche de l’enquête a précisé qu’un prélèvement avait été effectué sur la dépouille pour vérifier qu’il s’agissait bien du Français, dont le décès avait déjà été annoncé en mars par Aqmi mais jamais formellement confirmé par les autorités françaises.

Cette source n’a pas précisé si le résultat des analyses génétiques était connu.

Voyage d’affaires

M. Verdon et un autre Français, Serge Lazarevic, ont été enlevés le 24 novembre 2011 dans leur hôtel à Hombori, dans le nord-est du Mali. Ils étaient en voyage d’affaires pour un projet de cimenterie, selon leurs proches, qui ont démenti tout lien avec des mercenaires ou des services secrets. Serge Lazarevic reste détenu par Aqmi.

Âgé de 53 ans, Philippe Verdon souffrait en partant pour le Mali d’un ulcère et de tachycardie. « Pour nous, il est possible qu’il soit mort à cause de ses pathologies et qu’Aqmi s’en serve pour une mise en scène », avait déclaré en mars dernier Pascal Lupart, qui dirigeait le comité de soutien en faveur de l’otage.

Quatre autres Français ont été enlevés en septembre 2010 au Niger, également par Aqmi, ainsi que deux autres Français enlevés à la fin de l’année dernière, l’un au Mali et l’autre au Nigeria.

L’Etat français « fait tout » pour ramener les otages retenus au Sahel, a assuré dimanche le président François Hollande. Ce dernier a également évoqué le sort de deux journalistes français disparus en juin dernier en Syrie. Il a assuré que Paris faisait également tout pour les localiser et « connaître les intentions de leurs ravisseurs ».

Romandie.com

Un proche de Kaddafi témoigne du financement de la campagne de Sarkozy par la Libye en 2007

juin 20, 2013
Mouammar Kadhafi et Nicolas Sarkozy

Mouammar Kaddafi et Nicolas Sarkozy, à l’Élysée, en 2007. © AFP

Un nouveau témoignage étaye les soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de l’ancien chef d’État français, Nicolas Sarkozy, de 2007.

C’est un témoignage dont l’ancien président français, Nicolas Sarkozy, se serait bien passé. Dans un extrait vidéo de l’émission « Complément d’enquête » sur France 2, diffusé ce jeudi 20 juin au soir, et relayé par le site Mediapart, Moftah Missouri, l’interprète personnel de Mouammar Kaddafi assure que l’ancien régime libyen a bien versé « une vingtaine de millions de dollars au candidat UMP à la présidentielle de 2007.

« Kaddafi m’a dit […] verbalement que la Libye avait versé une vingtaine de millions de dollars. Normalement chez nous, à la présidence, quand on donne de l’argent à quelqu’un, il n’y a pas un transfert bancaire, il n’y a pas de chèque, c’est de l’argent liquide dans des mallettes », assure Moftah Missouri dans cet extrait.

Pour étayer son propos, ce proche de Kaddafi atteste de l’authenticité d’une note rédigée en arabe dans laquelle est évoqué « un accord de principe » pris lors d’une réunion en octobre 2006 entre Tripoli et l’entourage de Nicolas Sarkozy. Moftah Missouri explique qu’il s’agit d’un « document de projet, d’appui ou de soutien financier à la campagne présidentielle du président Sarkozy » émanant de l’ancien chef des services secrets libyens, Moussa Koussa.

L’authenticité de cette note publiée en avril 2012 par Mediapart reste controversée : son destinataire supposé, Béchir Salah Béchir, ex-président du Fonds libyen des investissements africains, a démenti l’avoir reçue, et Nicolas Sarkozy, dénonçant des accusations « grotesques », a attaqué pour faux le site d’information français (qui réplique en le poursuivant pour dénonciation calomnieuse).

En avril, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire contre X pour « corruption active et passive, trafic d’influence, faux et usage de faux, abus de biens sociaux, blanchiment, complicité et recel de ces délits ».

Jeuneafrique.com

Ghana-Côte d’Ivoire: Circonstances d’arrestation de Charles Blé Goudé à Tema

janvier 18, 2013
Charles Blé Goudé
© AFP
Charles Blé Goudé
Charles Ble Goude

En fuite depuis la chute de Laurent Gbagbo, le 11 avril 2011, Charles Blé Goudé a été pris hier matin à Tema (Ghana), par des policiers ivoiriens et ghanéens en civil.

Fin de cavale pour Charles Blé Goudé. Le chef de file des jeunes patriotes a été arrêté hier matin aux alentours de 8h30 à Tema, ville située à 25 kilomètres à l’est de la capitale ghanéenne, Accra. Il a été cueilli par Interpol et des éléments des services secrets ivoiriens, puis transféré dans les locaux du Bureau national des investigations (BNI), l’équivalent de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST), à Accra.

L’ancien leader de la galaxie patriotique était en compagnie de quelques-uns de ces fidèles compagnons qui ont également été arrêtés pour vérification d’identité. Cette arrestation pour le moins inattendue fait suite au mandat d’arrêt international lancé par l’ex-procureur de la République près le tribunal d’Abidjan-Plateau, Simplice Koffi Kouadio. Blé Goudé était en effet poursuivi par les juridictions ivoiriennes et internationales notamment pour « vols aggravés, détournements de deniers publics, direction et participation à des actes de violence commis par des milices de rue, y compris des voies de fait, des viols et des exécutions extrajudiciaires».

Présents depuis plusieurs jours sur le territoire ghanéen, les fins limiers ivoiriens avaient pris Blé Goudé en filature. Nos sources indiquent que ses réseaux en terre ghanéenne avaient été parfaitement ciblés. Aidés par leurs contacts locaux, les policiers en charge de l’enquête avaient identifié avec précision ses repères à Tema, localité où Blé Goudé avait l’habitude de se rendre lorsqu’il entrait sur le territoire ghanéen.

Ainsi, hier matin, huit policiers ivoiriens et ghanéens en civil ont participé à son arrestation. C’est donc la fin de près de vingt mois de cavale pour celui qui était considéré comme le fer de lance des violentes manifestations anti-françaises de 2003 et 2004.

Selon des sources bien informées, la procédure d’extradition vers Abidjan de l’ancien secrétaire général de la Fédération estudiantine de Côte d’Ivoire (FESCI) est en cours.

Surnommé « le général de la rue» ou «le général de la jeunesse», Blé Goudé Charles est né le 1er janvier 1972 à Niagbrahio, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire.

Nord-Sud par Bahi K.

Mort de l’ancien premier ministre israélien Shamir

juillet 1, 2012

Yitzhak Shamir lors d'une conférence de presse à Paris le 29 avril 1987.
Yitzhak Shamir lors d’une conférence de presse à Paris le 29 avril 1987. Crédits photo : Michel Lipchitz/AP
 
L’anciene figure de la droite radicale est morte à 96 ans après une longue maladie. Il est notamment connu pour avoir soutenu l’extension des colonies israéliennes dans les Territoires Palestiniens.
Yitzhak Shamir, ancien premier ministre israélien, membre de plusieurs organisations extrémistes juives et figure historique de la droite israélienne, est mort samedi soir à l’âge de 96 ans dans une maison de retraite d’Herzliya.Retiré de la vie politique, il souffrait de la maladie d’Alzheimer, et ne reconnaissait plus personne depuis plusieurs années. Cet homme de petite taille, doté d’une volonté de fer, incarnait l’intransigeante droite révisionniste israélienne fondée par le grand rival de Ben-Gourion, Zeev Jabotinsky.

Shamir est resté toute sa vie fidèle à la pensée de son mentor, farouche partisan de la souveraineté israélienne sur toute la Palestine mandataire, soutien inconditionnel de la colonisation de la Cisjordanie, et opposant radical à la création d’un état Palestinien.

Né en 1915 en Biélorussie, à l’époque province de la Russie Tsariste, Shamir avait adhéré très jeune au Bétar, le mouvement de jeunesse des Révisionnistes, avant d’immigrer en Palestine en 1935. Il rejoint l’Irgoun, mouvement qui s’oppose violemment dans les années 1940 au mandat Britannique sur la Palestine.

Après une scission, il devient l’un des chefs d’une aile encore plus radicale, Lehi, plus connue sous l’appellation de «Groupe Stern». Cette organisation clandestine paramilitaire lutte à la fois contre les Arabes et contre les Britanniques. Shamir est l’un des organisateurs de l’assassinat à Jérusalem en 1948 du Comte Folke Bernadotte, le représentant du Conseil de Sécurité des Nations-Unies.

Opposé aux négociations avec Arafat

Après l’indépendance d’Israël, il passe plusieurs années au sein du Mossad, les services secrets israéliens, avant d’entrer en politique dans les rangs du Likoud. Il devient le chef de file de l’aile la plus intransigeante du parti. Shamir s’abstient lors du vote à la Knesset des accords de paix avec l’Égypte en 1977, pourtant signés par le chef du Likoud, Menahem Begin. Ministre des Affaires Etrangères, il succède à Begin en 1983 lorsque ce dernier se retire de la vie politique, brisé par le fiasco de l’invasion du Liban.

Premier ministre entre 1983 et 1984, puis entre 1986 et 1992, Shamir réprime l’Intifada palestinienne de 1987, et s’oppose aux négociations avec Yasser Arafat. Contraint par les Américains à ne pas intervenir dans la guerre du Golfe de 1991 contre Saddam Hussein, il accepte cependant sous la pression de Washington d’entrer en pourparlers avec les Palestiniens à la conférence de Madrid en 1992.

Le secrétaire d’Etat américain du président Georges H. Bush, James Baker, excédé par l’intransigeance de Shamir, avait rappelé à la télévision le numéro de téléphone du département d’État au premier ministre israélien, lui demandant ironiquement de l’appeler quand il aurait sérieusement l’intention de faire la paix.

Défait aux élections de 1992 par le vieil adversaire de l’Irgoun, le travailliste Yitzhak Rabin, Shamir condamne le processus de paix commencé à Oslo en 1993 comme une «erreur stupide». Soutien de Netanyahou en 1996, puis de Sharon, il est contraint par la maladie de renoncer à toute activité politique au début des années 2000.

Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, chef du Likoud, a rendu hommage au défunt: «Il appartenait à la génération des géants qui a créé l’état d’Israël et lutté pour la liberté du peuple Juif sur sa terre».

Lefigaro.fr par Adrien Jaulmes

Bill Clinton : les dessous de sa photo avec des stars du porno

mai 25, 2012

Il ne s’est pas fait prier

 
 
 

Photographié en compagnie d’actrices porno, Bill Clinton fait beaucoup parler de lui sur les internets. Voilà comment les choses se sont passées.

Seul à Monaco pour un gala, Bill Clinton a apprécié sa soirée sur le Rocher. Enfin, seul… Tout est relatif. Il était plutôt bien accompagné, mais pas par son épouse, Hillary Clinton. Nous vous en parlions hier, l’ex-président des États-Unis a pris la pose avec des actrices de films pornographiques, dont Brooklyn Lee et Tasha Reign, dans un casino de Monte Carlo. On imagine bien qu’avec la notoriété de Bill, des centaines de personnes de tous âges et de toutes professions affluent à ses côtés pour immortaliser leur rencontre avec l’ex-président. Et lui, bonne pâte, consent à sourire indéfiniment sans trop se préoccuper de l’identité de ceux qui tiennent à être photographiés avec lui. Mais il aurait peut-être aimé en savoir plus sur Tasha et Brooklyn avant d’être pris en photo avec elles.

Selon TMZ, c’est même l’ancien chef de l’État qui a demandé à ses gardes du corps une photo en leur compagnie, sans connaître leur identité cependant. Contactées par le site internet américain, les actrices ont dévoilé qu’elles avaient dans un premier temps tenté d’approcher de Bill Clinton mais qu’elles avaient été écartées par les agents des services secrets. Heureusement, l’époux d’Hillary Clinton a eu le temps de les remarquer. Grâce à leurs jolis cheveux, probablement. Dans un deuxième temps, il a demandé aux agents qui le protégeaient de faire revenir les jeunes demoiselles pour prendre une photo avec lui. Elles l’ont remercié et l’ont ensuite décrit comme un homme « vraiment très gentil ». Consciente que ce n’est pas forcément une bonne pub pour Bill Clinton, Brooklyn lui a présenté des excuses sur Twitter : « Cette merde est hors de contrôle ! Désolées, Bill ! On t'<3. » Ah, la coquine !

Voici.fr par J.M