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Somalie: des forces spéciales américaines impliquées dans un affrontement avec les shebab

mai 12, 2016

Washington – Des forces spéciales américaines ont participé jeudi à un affrontement entre forces de l’Union africaine en Somalie (Amisom) et les rebelles shebab, guidant une frappe aérienne sur les extrémistes proches d’Al-Qaïda, selon le Pentagone.

Les soldats américains, qui accompagnaient une offensive des troupes ougandaises de l’Amisom contre un barrage routier des shebab, ont dirigé une frappe aérienne américaine sur les rebelles, a indiqué le capitaine de vaisseau Jeff Davis, porte-parole du Pentagone.

Mais ils n’ont pas eu à faire usage de leurs armes, a affirmé le porte-parole, contredisant des informations précédemment fournies par un responsable de la défense américain.

Cinq combattants shebab ont été tués dans l’affrontement qui a eu lieu dans le sud du pays, à l’ouest de Mogadiscio, selon le porte-parole.

Aucune perte humaine ou blessure n’a été rapportée du côté américain et des troupes ougandaises, a-t-il indiqué.

Selon un responsable de la défense américain, la frappe aérienne américaine a été menée par un drone.

Une cinquantaine de militaires américains sont en Somalie pour soutenir la lutte contre les shebab, a rappelé jeudi le capitaine de vaisseau Davis.

Il s’agit pour l’essentiel de forces spéciales formées à la lutte antiterroriste, qui conseillent les troupes somaliennes et de l’Amisom et mettent à leur disposition des moyens comme des hélicoptères.

Les shebab ont juré la perte du gouvernement central de Somalie, soutenu à bout de bras par la communauté internationale et défendu par l’Amisom, forte de 22.000 hommes.

Bénéficiant de la fragilité du gouvernement central et de l’apathie de la force internationale, ils multiplient les attaques de grande ampleur depuis le début de l’année.

Les shebab ont indiqué cette semaine avoir repoussé une attaque impliquant des forces spéciales américaines et leurs appareils dans la ville de Toratorow, à 60 kilomètres au sud de Mogadiscio.

Les Etats-Unis mènent également régulièrement des frappes aériennes par avions et drones contre les shebab. Début mars, le Pentagone a affirmé avoir tué près de 150 militants dans un bombardement à 200 kilomètres au nord de Mogadiscio.

Romandie.com avec(©AFP / 12 mai 2016 19h23)

Les Etats-Unis éliminent plus de 150 islamistes shebab en Somalie

mars 7, 2016

Washington – Les Etats-Unis ont tué par avions et par drones plus de 150 combattants islamistes shebab samedi qui préparaient une attaque de grande ampleur depuis un camp situé à quelque 200 kilomètres au nord de Mogadiscio, a annoncé lundi le Pentagone.

Les combattants (shebab) s’entraînaient pour une attaque de grande ampleur. Ils étaient sur le point de quitter le camp et représentaient une menace imminente pour les Etats-Unis et les forces de l’Union africaine, a expliqué le porte-parole du Pentagone, Jeff Davis.

Selon les premiers bilans, plus de 150 combattants terroristes ont été éliminés, a précisé M. Davis. Des drones mais aussi des avions ont été utilisés.

Les shebab, insurgés affiliés à Al-Qaïda, ont multiplié les attaques de grande ampleur depuis le début de l’année en Somalie.

Les combattants visés par Washington étaient sur point de terminer un entraînement leur permettant de conduire des opérations offensives, a ajouté M. Davis, sans préciser la nature de l’attaque envisagée par les shebab.

Leur élimination va réduire la capacité des shebab à atteindre leurs objectifs en Somalie, comme recruter de nouveaux membres, établir de nouvelles bases, et programmer des attaques contre les forces américaines et l’Amison (African Union Mission to Somalia), la force de l’Union africaine en Somalie, a estimé le représentant du ministère américain de la Défense.

Ce camp d’entraînement était surveillé depuis un certain temps. On avait le sentiment que la phase opérationnelle était sur le point d’être mise en oeuvre, selon M. Davis.

Après avoir été chassés de Mogadiscio en août 2011, les shebab avaient connu un recul. Ils avaient perdu l’essentiel de leurs bastions, même s’ils conservaient le contrôle de vastes zones rurales.

La capitale somalienne jouissait d’un calme relatif et commençait à émerger du chaos.

Selon des experts, ces derniers mois les shebab ont montré leur capacité de résilience et d’adaptation, en profitant de l’apathie de l’Amisom et de la fragilité du gouvernement central somalien.

En janvier, ils ont attaqué un camp du contingent kényan de l’Amisom à El-Adde, dans le sud somalien. Ils ont revendiqué la mort de plus de 100 soldats kényans.

La semaine dernière, ils ont tué au moins 14 personnes en faisant exploser deux véhicules piégés devant un hôtel et un jardin public de Mogadiscio. Moins de 48 heures plus tard, une voiture piégée explosait devant un restaurant populaire de Baidoa (sud-ouest), avant qu’un kamikaze ne se fasse exploser. Au moins 30 personnes ont péri.

Romandie.com avec(©AFP / 07 mars 2016 19h11)

L’armée kényane dit avoir tué le chef des renseignements des islamistes shebab

février 18, 2016

Nairobi – L’armée kényane a affirmé jeudi avoir tué le chef des renseignements des islamistes radicaux somaliens shebab et dix autres de leurs commandants, lors d’une frappe aérienne.

Les forces kényanes, composantes de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom), ont tué le chef des services de renseignement Mahad Karate lors d’une importante frappe aérienne, a précisé l’armée dans un communiqué.

L’armée kényane s’est félicitée d’avoir porté un coup majeur aux shebab avec cette attaque qui a eu lieu le 8 février dans le sud de la Somalie. Elle a précisé que 42 recrues shebab, qui venaient tout juste de finir leur période d’entraînement, ont également été tuées.

Les affirmations de l’armée kényane ne pouvaient pas être indépendamment vérifiées et les shebab, affiliés à Al-Qaïda, n’ont pas immédiatement commenté ces informations.

Karate est soupçonné d’avoir été impliqué dans la préparation de l’attaque contre l’université kényane de Garissa, qui avait fait 148 morts, dont 142 étudiants, en avril 2015.

Après cette attaque, les Etats-Unis avaient placé Karate, aussi connu sous le nom de Abdirahman Mohamed Warsame, sur leur liste noire des terroristes et avaient offert une récompense de 5 millions de dollars pour toute information menant à sa capture ou sa mort.

Le service des renseignements des shebab est impliqué dans l’exécution d’attaques suicides et d’assassinats en Somalie, au Kenya et dans d’autres pays de la région, et offre un soutien logistique aux combattants shebab dans toute la Corne de l’Afrique, selon le gouvernement américain.

Karate était aussi l’adjoint de l’ancien chef suprême des shebab, Ahmed Godane, tué dans une attaque de drones américains en septembre 2014.

Confrontés à la puissance de feu supérieure de l’Amisom, les shebab ont été chassés de Mogadiscio en août 2011 et ont ensuite perdu l’essentiel de leurs bastions, refusant le plus souvent le combat conventionnel au profit d’opérations de guérilla et d’attentats-suicides.

Mais ils contrôlent toujours de nombreuses zones rurales et restent une menace pour la sécurité en Somalie et dans les pays voisins, notamment au Kenya où ils ont mené de nombreuses attaques – certaines spectaculaires – faisant au total plus de 400 morts depuis 2013.

En janvier, les shebab avaient mené une attaque d’ampleur contre un camp du contingent kényan de l’Amisom à El-Adde, dans le sud de la Somalie. Ils avaient revendiqué la mort de plus de 100 soldats kényans, des informations invérifiables mais soutenues par la publication de photos montrant des dizaines de soldats kényans tués dans la base détruite.

Romandie.com avec(©AFP / 18 février 2016 11h10)

Somalie: A Mogadiscio, 19 personnes ont été tuées sur la plage dans une attaque des rebelles shebab

janvier 22, 2016

cadavres sur la plage

Corps de personnes tuées et étendues sur la plage à Mogadiscio dans une attaque des rebelles shebab

L’attaque menée jeudi contre un restaurant de bord de mer de la capitale somalienne Mogadiscio a provoqué la mort de 19 personnes, «dont des femmes et des enfants», a déclaré la police, qui a qualifié cet assaut mortel de «barbare et brutal». Après avoir fait exploser une voiture piégée, les hommes armés ont fait irruption dans un restaurant où des clients étaient attablés.

L’attaque a été revendiquée par les rebelles shebab, affiliés à Al-Qaïda: «Les combattants moudjahidines ont ciblé la plage du Lido» dans une «opération majeure contre les ennemis d’Allah», ont-ils déclaré sur Radio-Andalus, l’antenne des islamistes. Selon un policier interrogé par l’AFP, Mohamed Abdirahman, «ils voulaient tuer plus de civils, mais les forces de sécurité ont sauvé la plupart des gens».

Les shebab, chassés depuis mi-2011 de Mogadiscio, puis de leurs principaux bastions du centre et du sud de la Somalie, contrôlent toujours de larges zones rurales, d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides – parfois jusque dans la capitale somalienne – contre les symboles du fragile gouvernement somalien ou contre la force militaire de l’Union africaine en Somalie (Amisom) qui le soutient.

Parismatch.com(avec AFP)© par Feisal Omar / Reuters

La Somalie interdit les célébrations de Noël et du Nouvel An

décembre 23, 2015

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L’an dernier, des islamistes chabab avaient lancé une attaque à Noël contre l’aéroport de Mogadiscio qui avait fait au moins 12 morts. Crédits : Farah Abdi Warsameh / AP
Le gouvernement somalien a interdit, mardi 23 décembre, les célébrations de Noël et du Nouvel An dans le pays à majorité musulmane, expliquant qu’elles pourraient susciter des attaques des islamistes chabab.

« Tous les événements liés aux célébrations des fêtes de Noël et du Nouvel An sont contraires à la culture islamique et pourraient nuire à la foi de la communauté musulmane, » a expliqué à la presse cheikh Mohamed Khayrow, directeur général du ministère des affaires religieuses.
« Il ne doit aucune activité », a-t-il déclaré, précisant que les forces de sécurité avaient reçu l’ordre de mettre fin à toute célébration de ce type.

Pas de rapport avec « les principes de notre religion »

Cheikh Bur Barud Gurhan, du Conseil religieux suprême de Somalie, a expliqué que les festivités non musulmanes pourraient provoquer l’ire des islamistes chabab affiliés à Al-Qaida. « Nous mettons en garde contre les célébrations de ces fêtes qui n’ont pas de rapport avec les principes de notre religion, » a ajouté Gurhan, soulignant que cela pourrait inciter les Chabab « à mener des attaques. »

L’an dernier, des islamistes chabab avaient lancé une attaque à Noël contre l’aéroport de Mogadiscio qui avait fait au moins 12 morts. La Somalie est au moins le deuxième pays à majorité musulmane à interdire Noël cette année, après le Sultanat de Brunei qui a annoncé une interdiction similaire. La Somalie avait également pris la même mesure en 2013.

Le pays suit le calendrier islamique qui ne reconnaît pas le 1er janvier comme le début de l’année. Il n’y a quasiment plus de chrétiens vivant en Somalie. Dans la capitale Mogadiscio, une cathédrale catholique construite par les Italiens et détruite par un bombardement demeure toutefois un repère connu.

Fêtes privées autorisées

Les diplomates étrangers, les travailleurs humanitaires et les soldats qui vivent dans une enceinte fortement sécurisée de l’aéroport sont toutefois autorisés à organiser des fêtes privées.

Les Chabab, chassés depuis mi-2011 de Mogadiscio, puis de leurs principaux bastions du centre et du sud somaliens, contrôlent toujours de larges zones rurales, d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides – parfois jusque dans la capitale somalienne – contre les symboles du fragile gouvernement somalien ou contre la force militaire de l’union africaine en Somalie (Amisom) qui le soutient.

Lemonde.fr avec AFP

Attaque des shebab dans un hôtel de Mogadiscio: au moins 12 morts

novembre 1, 2015
Hôtel soufflé de Mogadiscio

Hôtel soufflé de Mogadiscio

Un commando des islamistes shebab a attaqué tôt dimanche matin un hôtel de Mogadiscio, la capitale somalienne. Deux explosions et une fusillade contre les forces de l’ordre ont fait au moins 12 morts, selon le dernier bilan communiqué par la police.

« Les agresseurs ont fait exploser une voiture piégée pour s’ouvrir le passage avant d’entrer à l’intérieur de l’hôtel » Sahafi, fréquenté par des parlementaires et des membres du gouvernement, a déclaré un responsable de la police, Abdulrahid Dahir. Des coups de feu ont suivi et une seconde explosion s’est produite un peu moins d’une heure plus tard au même endroit.

« Des combattants armés de mitrailleuses nous tirent dessus depuis le toit de l’hôtel », a témoigné le commandant de police Osman Ali.

Un agent de sécurité opérant dans le secteur a indiqué que la seconde explosion avait aussi été provoquée par une voiture piégée.

L’hôtel Sahafi est situé dans le quartier K-4, un secteur particulièrement fréquenté de Mogadiscio. Comme d’autres hôtels internationaux, il est fortement fortifié. C’est là que deux agents des services de renseignement français avaient été enlevés en 2009. L’un avait ensuite réussi à s’échapper, mais l’autre avait été tué par les shebab lors d’une opération destinée à le libérer en 2013.

Attentat revendiqué
L’attaque a été revendiquée par le mouvement. « Des moudjahidine sont entrés et ont pris le contrôle de l’hôtel Sahafi où vivaient des ennemis. L’opération est toujours en cours », a dit à l’agence Reuters cheikh Abdiasis Abu Musab, porte-parole des opérations militaires de la milice islamiste.

Affiliés à Al-Qaïda, les shebab ont déjà mené dans le passé des attaques contre des hôtels de Mogadiscio.

Chassés depuis mi-2011 de Mogadiscio, puis de leurs principaux bastions du centre et du sud somaliens, ils contrôlent toujours de larges zones rurales, d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicide contre les symboles du fragile gouvernement somalien ou contre la force militaire de l’Union africaine en Somalie (Amisom) qui le soutient.

Le dernier attentat des shebab à Mogadiscio remonte au 21 septembre. Au moins sept personnes avaient été tuées et dix blessées, pour la plupart des passants, dans l’explosion d’un véhicule piégé près de l’entrée de la Villa Somalia. Ce complexe ultra-sécurisé abrite la présidence somalienne et les bureaux du Premier ministre.

Romandie.com

Somalie : au moins 50 soldats de l’UA auraient été tués par les Shebab

septembre 2, 2015
Des soldats ougandais de l'Amisom, le 31 août 2014. © Tobin Jones/AP/SIPA

Des soldats ougandais de l’Amisom, le 31 août 2014. © Tobin Jones/AP/SIPA

Le bilan est incertain, mais il pourrait être extrêmement lourd. Au moins 50 soldats ougandais et somaliens de la Force de l’Union africaine (Amisom) auraient été tués mardi lors de l’attaque de leur base du sud de la Somalie par les islamistes Shebab, selon des militaires occidentaux incorporés à l’Amisom.

« Les estimations sont qu’au moins 50 militaires de l’Amisom ont été tués », dans l’attaque de la base de Jalane, dont les shebab se sont un temps rendus maîtres, indique une note rédigée à l’intention de diplomates. Au total « une centaine de soldats de l’Amisom manquent à l’appel, ce qui ne veut pas dire qu’ils sont morts », poursuit cette note. Certains pourraient s’être cachés dans les environs du camp, repassé mardi soir sous le contrôle de la Force africaine.

Ce bilan rejoint celui des Shebab, qui ont revendiqué cette nouvelle attaque contre l’Amisom et affirmé avoir tué une cinquantaine de soldats de la force de l’UA. Mardi soir, l’Amisom avait indiqué être toujours « en train d’évaluer le nombre de tués et les dégâts ». Selon un porte-parole de la Force, environ 150 militaires ougandais ainsi que des soldats de l’Armée nationale somalienne étaient stationnés dans cette base, située dans la région de Basse Shabelle. Selon la note, 25 soldats somaliens ont également été tués durant l’attaque.

Environ 200 Shebab auraient pris part à l’attaque 

« Les Shebab ont détruit deux ponts alentour, isolant la position, avant de lancer leur attaque sur le camp, en utilisant un véhicule suicide » contre l’entrée ; « il semble que les shebab aient ensuite lancé une vague d’assaut avec environ 200 combattants », selon la note adressée aux diplomates.

« L’Amisom avait récemment retiré son armement lourd (tanks et artillerie) de la position pour l’utiliser ailleurs sur le théâtre des opérations », soulignent les auteurs, déplorant qu’un « ciel bas et des obstacles à l’atterrissage » et le fait que les appareils de combat des aviations kényane et éthiopienne étaient « indisponibles au moment de l’attaque » aient empêché l’envoi de renforts et un soutien aérien.

L’Amisom, dont les 22 000 hommes épaulent les forces progouvernementales somaliennes, a chassé les Shebab de Mogadiscio en 2011. Depuis, ceux-ci ont également fui de l’ensemble des localités d’importance qu’ils contrôlaient dans le sud et le centre de la Somalie. Ils contrôlent néanmoins toujours de larges zones rurales du pays, plongées dans le chaos et privées de véritable État central depuis le début des années 1990. Confrontés à une puissance de feu supérieure, ils sèment désormais la terreur par des attentats-suicides et des attaques complexes, parfois même jusqu’au cœur de Mogadiscio.

Jeuneafrique.com

Somalie: 14 soldats tués dans un attentat suicide des shebab

août 22, 2015

Au moins quatorze soldats somaliens ont été tués et vingt blessés samedi lors d’un attentat suicide commis par des insurgés islamistes shebab dans le sud de la Somalie, ont rapporté des fonctionnaires et des témoins. Les shebab ont revendiqué l’attaque meurtrière.

L’attaque s’est produite à l’intérieur d’un ancien bâtiment universitaire dans la banlieue de Kismayo, où sont stationnés des militaires kenyans de la force de maintien de la paix de l’Union africaine (Amisom) et des soldats somaliens.

« Un minibus chargé d’explosifs a explosé dans la zone d’entraînement du camp militaire. Quatorze soldats sont décédés et plus de vingt ont été blessés, » a affirmé Mohamed Abisalad, un responsable militaire somalien de Kismayo. « Une enquête a été ouverte pour savoir comment le kamikaze a pu franchir les contrôles de sécurité à l’extérieur du camp », a-t-il ajouté.

Des témoins à l’hôpital de Kismayo, où ont été dirigés les blessés, ont confirmé le bilan de dix morts. Le mouvement des shebab, affilié à al-Qaïda, a revendiqué l’attaque en faisant état d’une centaine de tués. A la tête d’une insurrection armée depuis 2007, les shebab combattent les fragiles autorités de Mogadiscio, sous perfusion de l’aide internationale.

Romandie.com

Somalie: au moins six morts dans l’explosion d’un bus de l’ONU

avril 20, 2015

Somalie: au moins six morts dans l'explosion d'un bus de l'ONU
Somalie: au moins six morts dans l’explosion d’un bus de l’ONU © AFP

Au moins six employés de l’ONU en Somalie, dont quatre étrangers, ont été tués lundi dans l’attaque par les islamistes shebab d’un minibus de l’ONU dans la localité septentrionale de Garowe, capitale de la région autonome somalienne du Puntland, selon la police.

Le chef de la mission des Nations unies en Somalie, Nick Kay, a condamné l’attaque sur Twitter, se disant « choqué et épouvanté par (ces) décès ». Ni lui, ni un autre responsable de l’ONU joint à Mogadiscio n’ont cependant confirmé le bilan donné par un responsable policier du Puntland.

« Nous avons visé l’ONU à Garowe, nous avons tué des gens, et nous en avons blessé d’autres », a de son côté affirmé à l’AFP un porte-parole des shebab Abdulaziz Abu Musab. Il a accusé les employés des Nations unies dans le pays de « faire partie des forces de colonisation de la Somalie ».

« On pense que la bombe était accrochée au minibus et a été déclenchée près des bureaux de l’ONU », a déclaré Abdulahi Mohamed, un responsable de la police du Puntland, alors que de premières informations faisaient état de l’explosion d’une voiture piégée à l’entrée de la base onusienne. « La base de l’ONU n’a pas été touchée et ce n’était pas une voiture piégée », a-t-il ajouté.

Des sources sécuritaires ont de leur côté indiqué que le minibus pourrait avoir été touché par une bombe artisanale placée sur le bord de la route, déclenchée au passage du minibus utilisé pour transporter les employés de l’ONU de la résidence où ils sont hébergés vers leurs bureaux.

« Nous avons confirmé la mort de six employés de l’ONU dont un étranger », a poursuivi Abdulahi Mohamed, « l’enquête se poursuit pour déterminer les circonstances » de l’attaque.

Le chef de la police locale, Ahmed Abdulahi Samatar, a par la suite précisé que « quatre des personnes décédées sont étrangères ». « Sept autre personnes ont aussi été blessées, dont deux étrangers », a-t-il ajouté.

– Actes de guérilla –

La Somalie est en état de guerre civile, privée de réel pouvoir central, depuis la chute du président Siad Barre en 1991.

Comme les précédents, l’actuel gouvernement, soutenu à bout de bras par la communauté internationale, est incapable d’étendre son autorité au-delà de la capitale et de sa périphérie.

Les shebab, issus d’une branche des Tribunaux islamiques qui ont contrôlé pendant six mois en 2006 le centre et le sud du pays, dont la capitale Mogadiscio, sont depuis à la tête de l’insurrection armée et ont juré la perte des autorités de Mogadiscio.

Les insurgés, alliés à Al-Qaïda mais défaits sur le terrain militaire par la Force de l’Union africaine (Amisom) qui épaule l’embryon d’armée somalienne, multiplient les attaques et les actions de guérilla dans le pays mais aussi au Kenya voisin. Ils y ont notamment revendiqué l’attentat contre l’université de Garissa début avril (148 morts) et celui contre le centre commercial Westgate de Nairobi (au moins 67 morts) en septembre 2013.

En Somalie, les shebab, littéralement « les jeunes », s’attaquent aux responsables gouvernementaux, fonctionnaires, aux troupes de l’Amisom, et aux employés des ONG ou de l’ONU.

Début décembre, quatre Somaliens avaient ainsi été tués dans l’attaque d’un kamikaze shebab qui avaient lancé sa voiture piégée contre un convoi de l’ONU à Mogadiscio. L’attaque s’était produite à l’entrée fortifiée de l’aéroport de la capitale somalienne, siège de l’Amisom et qui héberge des ambassades.

En juin 2013, les islamistes avaient déjà mené une spectaculaire attaque contre le complexe principal de l’ONU dans la capitale, parvenant à pénétrer à l’intérieur de l’enceinte. Neuf personnes, dont six travaillant pour l’ONU, avaient été tuées.

Le chef des opérations humanitaires de l’ONU pour la Somalie, Philippe Lazzarini, s’est dit « horrifié » lundi sur Twitter par la nouvelle attaque qui montre selon lui « un mépris total et abject pour la vie ».

Samedi dernier, les shebab ont encore abattu un député du Puntland, Adan Haji Hussein, et dimanche, tué trois soldats de l’Amisom dans une embuscade dans le sud du pays.

Jeuneafrique.com

Somalie: six morts dans une attaque shebab sur le ministère de l’Education à Mogadiscio

avril 14, 2015

Mogadiscio – Six personnes ont été tuées dans l’attaque mardi du ministère de l’Education à Mogadiscio par les insurgés islamistes shebab qui ont fait exploser une voiture piégée contre le bâtiment avant d’y lancer un commando armé.

Six personnes ont été tuées, il s’agit pour la plupart de civils, mais le ministère est désormais sécurisé et les forces gouvernementales en ont repris totalement le contrôle, a déclaré un responsable de la police, Ahmed Weli Malim.

Les shebab qui multiplient les attentats à Mogadiscio ont repris mardi leur tactique de l’attentat à la voiture piégée pour forcer l’accès à des bâtiments fortifiés tandis que des hommes armés s’engouffrent ensuite dans la brèche.

Une voiture chargée d’explosifs a enfoncé le portail et une fusillade a suivi à l’intérieur du ministère, a déclaré un policier, Mohamed Dahir.

Le ministère de l’Education est situé dans le quartier dit K5 de la capitale somalienne, un quartier qui a déjà été la cible d’attaques des shebab au cours des derniers mois.

Leur porte-parole Abdulaziz Abu Musab a revendiqué l’attaque avant même qu’elle soit terminée, déclarant à l’AFP que des militants armés étaient à l’intérieur du ministère de l’Education et en avaient pris le contrôle alors que des tirs étaient toujours entendus.

Selon ce même porte-parole shebab, des hommes armés ont également pénétré à l’intérieur du ministère du Pétrole, dont le bâtiment est voisin, ce qui n’a pas été confirmé dans l’immédiat.

On ignorait dans un premier temps si les assaillants ont été tués dans la reprise du contrôle du complexe par les forces gouvernementales ou s’ils ont réussi à prendre la fuite.

Les insurgés qui luttent contre le gouvernement soutenu par la communauté internationale et les forces de l’Union africaine ont essuyé depuis août 2011 une série ininterrompue de revers militaires, perdant un à un leurs fiefs dans le centre et le sud du pays.

Ils multiplient depuis les actions de guérilla, notamment à Mogadiscio où ils visent régulièrement des sites officiels.

Ils ont aussi visé à plusieurs reprises le Kenya voisin, en représailles à l’intervention de l’armée kényane en Somalie dans le cadre de la mission de l’UA.

Les insurgés ont notamment revendiqué l’attaque de l’université de Garissa, le 2 avril, où 148 personnes, en majorité des étudiants chrétiens, ont été massacrées.

Les insurgés ont juré la perte des autorités d’un pays soutenu à bout de bras par la communauté internationale, en état de guerre civile et privé de gouvernement central effectif depuis la chute du président autoritaire Siad Barre en 1991.

Mais ils sont aussi considérés par les experts comme la principale menace à la sécurité de la région est-africaine. Ils ont en effet perpétré plusieurs attentats spectaculaires hors des frontières somaliennes ces dernières années.

Outre la tuerie de Garissa, on compte l’attaque du centre commercial Westgate de Nairobi, qui a fait 67 morts en septembre 2013. En 2010, ils avaient aussi revendiqué un double attentat dans la capitale ougandaise Kampala qui avait fait 76 morts.

Romandie.com avec(©AFP / 14 avril 2015 13h11)