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Large victoire du Premier ministre Abe au Japon

octobre 22, 2017

Le Premier ministre conservateur japonais Shinzo Abe, le 22 octobre 2017 à Tokyo / © AFP / Toru YAMANAKA

Le Premier ministre conservateur japonais, Shinzo Abe, a remporté dimanche une large victoire aux législatives anticipées selon les premiers sondages, gagnant ainsi son pari d’obtenir un nouveau mandat à la tête de la troisième économie mondiale, sur fond de menace nord-coréenne.

La coalition formée par le Parti libéral-démocrate (PLD, droite) de M. Abe et le parti Komeito (centre-droit) était en passe de remporter 311 sièges sur les 465 de la chambre basse, soit une majorité des deux tiers, selon des estimations de la chaîne privée TBS fondées sur les sondages de sortie des bureaux de vote diffusés après 20H00 (11H00 GMT).

Au pouvoir depuis fin 2012, après un premier exercice raté en 2006-2007, M. Abe, 63 ans, pourrait ainsi rester aux commandes jusqu’en 2021, le record de longévité d’un Premier ministre japonais.

Avant ces élections, sa coalition gouvernementale disposait de 318 sièges à la chambre basse du Parlement, mais des scandales à répétition avaient terni son image et faisaient courir le risque d’une défaite lors de législatives initialement prévues dans un an.

M. Abe a décidé le mois dernier de déclencher des élections anticipées, profitant d’une opposition morcelée.

Avec sa confortable majorité, il se trouvera encore davantage légitimé dans sa fermeté vis-à-vis de la Corée du Nord, qui a déjà tiré deux missiles au dessus de l’archipel nippon. M. Abe est favorable à la position de l’allié américain consistant à maintenir « toutes les options », y compris l’option militaire, sur la table.

« Ma tâche imminente est d’agir avec fermeté envers la Corée du Nord. Pour cela, une diplomatie forte est nécessaire. Je veux renforcer notre puissance diplomatique après la confiance que nous avons obtenue », a-t-il déclaré à la télévision dimanche soir.

– Echec du Parti de l’espoir –

A l’issue d’une brève campagne de 12 jours centrée sur l’économie et la question nord-coréenne, des millions de Japonais ont bravé dimanche des pluies diluviennes à l’approche d’un puissant typhon.

Si les intempéries n’ont globalement pas perturbé la logistique du scrutin, elles pourraient avoir favorisé l’abstention, bien s’il soit possible au Japon de voter plusieurs jours à l’avance.

A 19H30 (10H30 GMT), le taux de participation atteignait seulement 31,82%, contre 37,72% aux précédentes législatives de 2014. Mais ce chiffre ne prenait en compte que les votes de dimanche, alors que quelque 21,4 millions d’électeurs, sur environ 100 millions de Japonais en âge de voter, avaient déposé leurs bulletins dans l’urne avant dimanche, un record.

Le Parti de l’espoir, récemment créé et dirigé par la charismatique gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike, devrait remporter 50 sièges, selon TBS. Soit moins que l’autre principale formation d’opposition, le Parti démocrate constitutionnel, qui gagnerait 58 sièges.

« Je crois que le résultat sera très sévère », a déclaré Mme Koike dimanche après les premiers sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote, alors qu’elle se trouvait à Paris pour assister à une conférence internationale de maires engagés contre la pollution atmosphérique.

« Les raisons (de la défaite) devront être examinées ultérieurement, mais je dois m’excuser auprès des électeurs si mes mots et ma conduite les ont dérangés », a ajouté Mme Koike.

Elle est restée vague sur son avenir à la tête de la formation: « En tant que fondatrice du parti, je prendrai mes responsabilités » a-t-elle déclaré.

Cette femme de droite de 65 ans, une ex-vedette de la télévision au sens aigu de la communication, ancienne ministre de M. Abe et elle aussi nationaliste, a vu fondre sa cote de popularité en ne se présentant pas au Parlement, dans un pays où la Constitution impose que le Premier ministre soit choisi parmi les députés ou les sénateurs.

– Débat sur la réforme constitutionnelle –

La coalition de M. Abe serait donc en passe de maintenir sa majorité des deux tiers à la chambre basse, comme c’est déjà le cas au Sénat.

Il s’agit là d’une condition nécessaire pour convoquer un référendum proposant de réviser la Constitution pacifiste, dictée en 1947 par les Etats-Unis après la reddition du Japon à la fin de la Seconde Guerre mondiale et dont l’article 9 consacre la renonciation « à jamais » à la guerre.

Un voeu cher aux nationalistes japonais qui soutiennent M. Abe. Toutefois celui-ci ne s’est pas montré pressé dimanche soir d’amender la Constitution, désireux visiblement de dégager un consensus le plus large possible: « Je ne prévois pas de proposer (l’amendement) avec la seule coalition au pouvoir. Nous essayerons d’avoir le soutien du plus grand nombre possible », a-t-il dit, espérant « discuter » de ce sujet avec le Parti de l’espoir et d’autres formations.

Romandie.com avec(©AFP / 22 octobre 2017 16h33)                

Corée du Nord: Abe soutient la politique américaine d’un éventuel recours à la force

septembre 20, 2017

Nations unies (Etats-Unis) – Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a affirmé mercredi devant l’Assemblée générale des Nations unies « soutenir la politique américaine » dans la région qui affirme que « toutes les options sont sur la table » pour ramener Pyongyang à la raison.

« La gravité de la menace est sans précédent » et c’est devenu « un sujet urgent » à traiter, a affirmé le dirigeant japonais, dont le pays a été récemment survolé deux fois par des missiles de la Corée du Nord, qui a procédé aussi à un essai nucléaire d’une une puissance inégalée dans le pays.

Au cours de l’été, le Conseil de sécurité de l’ONU, dont fait partie le Japon avec un statut de membre non permanent, a condamné à plusieurs reprises ces actes nord-coréens, soulignant qu’ils déstabilisaient non seulement la région mais menaçaient aussi la paix mondiale.

Le Conseil de sécurité a approuvé à deux reprises des résolutions prévoyant des sanctions économiques de plus en plus sévères à l’encontre de Pyongyang.

« Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas de dialogue, mais de la pression », a insisté le Premier ministre japonais.

Par sa politique de sanctions, l’ONU cherche à pousser la Corée du Nord à revenir à une table de négociations pour discuter de ses programmes d’armement nucléaire et conventionnel.

Mardi, le président américain Donald Trump a menacé de « détruire totalement » la Corée du Nord et son « régime vicieux » si ce pays attaquait les Etats-Unis. Il avait déjà affirmé au cours des mois passés que les Etats-Unis étaient prêts à recourir à des moyens militaires dans la crise avec la Corée du Nord.

Romandie.com avec(©AFP / 20 septembre 2017 20h32)                                            

Theresa May au Japon pour tenter de rassurer sur le Brexit

août 30, 2017

La Première ministre britannique Theresa May et son homologue japonais Shinzo Abe à Kyoto, au Japon, le 30 août 2017 / © POOL/AFP / KIM KYUNG-HOON

La Première ministre britannique, Theresa May, est arrivée mercredi au Japon pour une visite à forte coloration économique, destinée à rassurer les entreprises sur le Brexit et à plaider pour un accord bilatéral de libre-échange.

Elle est arrivée en début d’après-midi à Osaka (ouest), avant de rejoindre son homologue japonais Shinzo Abe dans l’ancienne ville impériale de Kyoto pour une cérémonie de thé, suivie d’un dîner informel.

Les discussions se poursuivront jeudi à Tokyo, avec en toile de fond les négociations entre les Britanniques et l’Union européenne (UE) sur les modalités du divorce des deux parties.

Les pourparlers patinent. Or le temps presse pour les 1.000 sociétés japonaises présentes au Royaume-Uni (dont le conglomérat industriel Hitachi et les groupes automobiles Toyota, Nissan et Honda) où elles emploient quelque 140.000 personnes. Elles utilisent souvent le royaume pour fournir leurs clients européens ou superviser leurs activités dans l’UE.

« Nous allons demander transparence et visibilité pour minimiser l’impact sur nos entreprises », a expliqué un responsable japonais chargé des Affaires européennes.

Le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, a eu beau se vanter, à l’occasion d’une visite à Tokyo en juillet, du maintien des investissements japonais un an après le choc du Brexit, il n’a pas dissipé les inquiétudes de la « Japan Inc ».

Face à l’incertitude actuelle, plusieurs firmes nippones basées à Londres réfléchissent à d’autres options, en particulier les grands établissements bancaires que le Brexit pourrait priver des « passeports financiers » européens.

– ‘Période de transition’ –

Les constructeurs d’automobiles, qui ne peuvent pas fermer leurs usines du jour au lendemain, ont pour l’heure maintenu leurs engagements, mais ils espèrent eux aussi des garanties solides du gouvernement britannique. Theresa May doit notamment rencontrer au cours de son séjour le président du conseil d’administration de Toyota, Takeshi Uchiyamada.

« Le meilleur scénario pour nous serait que le Royaume-Uni décide d’annuler le Brexit », confie Ichiro Hara, à la tête du bureau des Affaires internationales au sein de la fédération patronale Keidanren.

« Mais si ce n’est pas une option, alors il nous faut une période de transition pour atténuer les conséquences négatives », a-t-il dit à l’AFP.

La chef du gouvernement britannique, qui vient accompagnée d’une délégation d’entrepreneurs, devrait aussi aborder la question d’un éventuel traité commercial entre les deux pays, bien que des négociations concrètes ne puissent pas pour le moment être engagées.

Le Japon veut en premier lieu mettre la touche finale à un ambitieux pacte de libre-échange avec l’UE annoncé début juillet et surtout « il n’est pas possible d’entamer des discussions officielles tant que le Brexit n’est pas effectif », souligne Osamu Tanaka, économiste à l’institut de recherche Daiichi Life.

« Il faut d’abord répondre à nos préoccupations actuelles avant de discuter de nos relations futures », confirme le responsable du Keidanren. En début de semaine, l’UE avait adressé aux Britanniques un message similaire, les appelant à négocier « sérieusement » les termes de leur divorce plutôt que d’imaginer de futurs accords commerciaux.

Au programme enfin de ce premier déplacement de Theresa May au Japon, la coopération des deux nations en matière de défense et de sécurité au moment même où les tensions s’exacerbent sur le dossier nord-coréen.

La dirigeante britannique s’est dite mardi « scandalisée » par le tir de missile nord-coréen au-dessus de l’archipel nippon. « De notre point de vue, nous sommes prêts à continuer de travailler avec nos partenaires internationaux pour maintenir la pression sur la Corée du Nord », a-t-elle assuré.

Sa visite s’achèvera vendredi par une rencontre avec l’empereur Akihito, dont l’abdication est attendue pour fin 2018 ou courant 2019.

Romandie.com avec(©AFP / 30 août 2017 14h38)

Japon: le Premier ministre en passe de perdre une élection locale

juillet 2, 2017

Le parti du Premier ministre japonais Shinzo Abe s’achemine vers une défaite dans des élections locales à Tokyo dimanche / © AFP / Toru YAMANAKA

Le parti conservateur du Premier ministre japonais Shinzo Abe s’acheminait dimanche vers une défaite dans les élections locales à Tokyo, qui pourraient avoir des conséquences au niveau national, selon les sondages de sortie des urnes.

La cohalition que dirige Yuriko Koike, élue en juillet 2016 gouverneur de Tokyo, devrait obtenir une confortable majorité à l’assemblée métropolitaine de Tokyo, où le Parti libéral démocrate (PLD, droite) du Premier ministre détenait la plupart des 127 sièges.

« Les forces soutenant Koike devraient obtenir la majorité », a annoncé la chaîne publique NHK dès la fermeture des bureaux de vote à 11h00 GMT.

« Le PLD s’achemine vers une sérieuse défaite », a ajouté la chaîne, estimant que la coalition menée par Mme Koike pourrait obtenir 73 à 85 sièges. Le PLD devrait obtenir moins de 38 sièges, contre 57 auparavant, le plus mauvais score du parti dans la capitale depuis 2009.

Ce scrutin local constitue un indicateur sur l’état de l’opinion nationale alors que M. Abe, 62 ans, élu Premier ministre fin 2012, subit quelques revers depuis un scandale en mars durant lequel il a dû démentir un don au directeur controversé d’une école nationaliste.

Première femme élue gouverneur de Tokyo, Yuriko Koike, une ancienne présentatrice de télévision aurait des vues sur le poste de M. Abe.

Elle vient de quitter le PLD pour mener son propre parti, Tomin First no Kai (Les habitants de Tokyo d’abord), et s’est alliée à la section locale du parti Komeito, une formation modérée.

Mme Koike, âgée de 64 ans et qui bénéficie de taux de satisfaction dépassant les 60%, veut réfréner les dépenses engagées pour la préparation des jeux Olympiques de 2020 à Tokyo.

Ex-ministre de l’Environnement (2003-2006) et de la Défense en 2007, elle a autorisé les caméras à pénétrer dans des réunions jusqu’alors tenues à huis clos.

An total, 259 candidats se présentent à l’assemblée métropolitaine de Tokyo qui gère une ville de presque 14 millions d’habitants.

Selon un sondage récent publié par la chaîne publique NHK, le soutien au gouvernement de M. Abe a reculé de trois points en un mois, à 48%, tandis que le taux de mécontents gagnait six points à 36%.

Lors des dernières élections locales en 2013, alors que M. Abe était au faîte de sa popularité, les 57 candidats du PLD avaient tous remporté un siège à l’assemblée métropolitaine de Tokyo.

Romandie.com avec(©AFP / 02 juillet 2017 15h30)                

Abe: 3 missiles nord-coréens tombés dans la zone économique du Japon

mars 5, 2017

Tokyo – La Corée du Nord a tiré quatre missiles lundi, dont trois sont tombés dans la zone économique exclusive (ZEE) du Japon, a annoncé le Premier ministre japonais Shinzo Abe.

« La Corée du Nord a tiré presque simultanément quatre missiles balistiques qui ont parcouru environ 1.000 km. Trois d’entre eux sont tombés dans la zone économique exclusive de notre pays », a déclaré M. Abe devant le Parlement.

« Ceci montre clairement que la Corée du Nord a atteint un nouveau degré de menace. Après cette séance (au Parlement), je vais convoquer le Conseil national de sécurité », a dit le Premier ministre.

« Les tirs répétés de la Corée du Nord sont un acte de provocation pour notre sécurité et une violation flagrante des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Nous ne pouvons en aucun cas tolérer cela », a ajouté M. Abe.

Les garde-côtes japonais ont indiqué à l’AFP qu’aucun navire n’avait été endommagé par ces tirs.

La Corée du Sud et les Etats-Unis ont lancé la semaine dernière leurs manoeuvres militaires conjointes annuelles, qui suscitent régulièrement la colère de Pyongyang. Le régime nord-coréen condamne ces manoeuvres, qu’il considère comme des provocations et des préparatifs pour une invasion de son territoire, tandis que Séoul et Washington assurent qu’elles sont purement défensives.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un avait ordonné à l’armée le 1e mars « d’élaborer des contre-mesures exhaustives en vue d’une frappe sans merci contre une attaque aérienne soudaine de l’ennemi », avait annoncé l’agence de presse officielle KCNA, le jour du lancement des manoeuvres américano-sud-coréennes.

La Corée du Nord est sous le coup de résolutions de l’ONU qui lui interdisent toute activité dans le domaine nucléaire et dans celui des missiles balistiques.

Romandie.com avec(©AFP / 06 mars 2017 02h03)             

Trump affirme l’engagement des Etats-Unis pour « la sécurité » du Japon

février 10, 2017

Washington – Donald Trump a affirmé l’engagement des Etats-Unis pour « la sécurité » du Japon, au cours d’un conférence de presse, vendredi à la Maison Blanche, avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe.

Le président américain a insisté sur le lien et l’amitié « très, très profonds » entre les États-Unis et le Japon.

« L’alliance entre les Etats-Unis et le Japon est la pierre angulaire de la paix et de la stabilité dans la région du Pacifique », a insisté Donald Trump.

Shinzo Abe est venu à Washington pour obtenir des assurances de l’administration Trump sur le devenir de l’alliance américano-japonaise. Les propos de Donald Trump pendant la campagne sur une possible remise en cause de l’engagement militaire des États-Unis dans la région, avaient inquiété Tokyo.

Donald Trump a dit considérer comme « une priorité très, très haute » de se défendre contre « le missile nord-coréen et la menace nucléaire », que fait peser la Corée du Nord sur la région.

Romandie.com avec(©AFP / 10 février 2017 19h38)      

États-Unis: Shinzo Abe à Hawaï pour une visite historique à Pearl Harbor

décembre 26, 2016

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe est arrivé lundi matin à Honolulu (Hawaï) pour une visite de deux jours. Il doit notamment se recueillir à Pearl Harbor en compagnie du président américain Barack Obama.

La visite du mémorial USS Arizona, prévue mardi, intervient 75 ans après l’attaque surprise et éclair de Pearl Harbor, principale base navale américaine dans le Pacifique, le 7 décembre 1941 à l’aube.

Cette offensive de l’aviation japonaise, préparée pendant des mois dans le plus grand secret, fit plus de 2400 morts et précipita l’entrée des Etats-Unis dans la Seconde guerre mondiale.

Première
C’est la première fois qu’un dirigeant japonais se rend sur ce lieu de mémoire très émouvant, construit au début des années 1960 et qui attire plus de deux millions de visiteurs chaque année.

Accessible seulement par bateau, ce bâtiment blanc épuré a été construit juste au-dessus de l’épave rouillée de l’USS Arizona, dont certains éléments affleurent à la surface.

A l’extrémité de cette structure ouverte sur la mer et le ciel se trouve un immense mur sur lequel sont gravés les noms des 1177 Américains qui ont péri à bord de ce cuirassé. Seuls cinq survivants sont toujours en vie aujourd’hui.

Pas d’excuses
Comme lors de la visite de M. Obama en mai à Hiroshima, M. Abe n’a pas l’intention de présenter des excuses, mais de rendre hommage aux victimes et de louer la solidité de l’alliance entre deux anciens pays ennemis devenus alliés.

Lundi, M. Abe devait effectuer plusieurs visites à Honolulu, en particulier au cimetière national du Pacifique, plus connu sous le nom de « Punchbowl », où plusieurs de ses prédécesseurs ont déjà rendu hommage aux victimes de la guerre.

Il se rendra aussi au mémorial Ehime Maru, du nom du navire-école des pêcheries japonaises percuté par accident en février 2001 au large de l’île d’Oahu par un sous-marin nucléaire américain. Cinq membres d’équipage et quatre étudiants furent noyés.

En mai, Barack Obama avait lancé un vibrant plaidoyer pour un monde sans arme nucléaire. « Nous connaissons la douleur de la guerre. Ayons le courage, ensemble, de répandre la paix », avait-il écrit sur le livre d’or en partant.

Message pour Trump
La rencontre Obama-Abe prendra un relief particulier, à moins de quatre semaines de l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, qui envoie depuis des mois des signaux confus et parfois contradictoires sur l’orientation qu’il souhaite donner à la diplomatie américaine en Asie.

Pour Mireya Solis, de la Brookings Institution à Washington, Barack Obama et Shinzo Abe entendent, avec cette rencontre dans un lieu chargé d’Histoire, envoyer au prochain locataire de la Maison-Blanche « un message fort sur la solidité de l’alliance USA-Japon ».

Durant la campagne, le républicain avait promis de renégocier le financement des quelque 50’000 soldats américains stationnés sur l’archipel. Il s’était également prononcé contre l’accord de libre-échange transpacifique (TPP), dont Shinzo Abe est un fervent défenseur et qui a été conçu pour éviter que Pékin ne fixe, seul, les règles du jeu économique dans la région.

Il avait enfin laissé entendre qu’il avait peu goûté le déplacement historique de Barack Obama à Hiroshima. « Lorsqu’il est au Japon, le président Obama évoque-t-il l’attaque sournoise de Pearl Harbor ? Des milliers de vies américaines perdues », avait-il tweeté au moment de la visite.

Romandie.com avec(ats / 26.12.2016 22h28)

Le Japon commémore le bombardement atomique de Hiroshima

août 6, 2016

Les Japonais ont commémoré samedi le premier bombardement atomique de l’Histoire, effectué il y a 71 ans sur Hiroshima. Le maire de cette ville du sud du Japon a appelé le monde à interdire les armes nucléaires.

La cérémonie annuelle a eu lieu quelques mois après la visite historique de Barack Obama, premier président américain en exercice à se rendre à Hiroshima.

Le 6 août 1945, à 08h15 heure locale, un bombardier B-29 américain baptisé « Enola Gay » larguait sur cette cité la bombe atomique « Little Boy ». Trois jours plus tard une autre bombe atomique, « Fat Man », frappait Nagasaki, conduisant à la reddition japonaise le 15 août et à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

D’une puissance équivalant à près de 16 kilotonnes de TNT, la bombe de Hiroshima a causé une déflagration faisant monter la température au sol à 4000 degrés. « Little Boy » a provoqué le jour même et dans les semaines suivantes le décès de 140’000 personnes.

Interdire l’arme nucléaire
Samedi, 50’000 personnes, dont le Premier ministre japonais Shinzo Abe et les représentants de dizaines de pays, ont observé une minute de silence à l’heure exacte où la bombe avait explosé sur Hiroshima.

Au cours de la cérémonie solennelle, le maire de Hiroshima, Kazumi Matsui, a rappelé dans son allocution la visite de M. Obama et son discours historique.

Cette visite « a été la preuve que le profond désir de Hiroshima de ne pas tolérer le ‘mal absolu’ était partagé par le président Obama », a-t-il affirmé. M. Matsui a appelé le monde à prendre des mesures allant vers l’interdiction de l’arme nucléaire, « forme ultime de l’inhumanité ».

Reste de cet événement l’image émouvante d’un Barack Obama serrant la main d’un survivant et en étreignant un autre. M. Obama, « venu pour rendre hommage aux morts », s’était alors exprimé pour un « monde sans armes nucléaires ».

Engagement de Shinzo Abe
Après avoir déposé une couronne de fleurs, Shinzo Abe a de son côté répété samedi que Tokyo continuerait à travailler à un monde sans armes nucléaires. « Je suis convaincu que (la visite de M. Obama) a apporté un grand espoir au Japon, dans le monde et (particulièrement) à Hiroshima et Nagasaki », a-t-il dit.

Hiroshima et Nagasaki sont un symbole dont le souvenir doit être entretenu de par le monde, jugent les Japonais.

Le 25 juillet dernier, près de 500 écoliers et collégiens nippons participaient à une commémoration au Parc du Mémorial de la Paix de Hiroshima, où ils ont déposé le nombre symbolique de 1000 grues japonaises blanches en origami (papier plié) sur la statue de Sadako Sasaki, la petite fille de 13 ans représentant tous les enfants morts à cause de la bombe atomique.

Des collégiens de l’île de la Réunion ont aussi envoyé récemment des milliers de grues, représentant la paix, en signe de solidarité.

Romandie.com avec(ats / 06.08.2016 12h59)

Après le discours du Premier ministre japonais, la Chine voudrait des excuses sincères pour la seconde Guerre mondiale

août 14, 2015

Pékin – La Chine a déclaré vendredi vouloir de la part du Japon des excuses sincères pour les agressions commises lors de la seconde Guerre mondiale, quelques heures après le discours du Premier ministre Shinzo Abe qui a réitéré les sentiments de remords profonds pour les actes commis pendant cette guerre.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a formulé cette demande dans un communiqué diffusé sur son site internet, constituant la première réaction officielle de Pékin après le discours du Premier ministre japonais plus tôt dans la journée à l’occasion du 70e anniversaire de la fin de la seconde Guerre mondiale, lors duquel il a appelé à ce que les générations futures soient exemptées de cet exercice de condoléances et excuses officielles.

Sans citer nommément Shinzo Abe, le ministère des Affaires étrangères a indiqué avoir pris connaissance de la déclaration du dirigeant du Japon en relation avec ces excuses. Il a ajouté que le vice-ministre chinois des Affaires étrangères Zhang Yesui avait exprimé la position ferme de Pékin sur ce sujet à l’ambassadeur du Japon en Chine, Masato Kitera.

Le discours de M. Abe a été étudié de près, car les souvenirs de l’invasion japonaise qui a commencé dans les années 1930 et a duré jusqu’à la capitulation nippone en 1945 sont toujours une source de colère pour le peuple.

Romandie.com avec(©AFP / 14 août 2015 18h59)

Japon: un drone légèrement radioactif atterrit sur le toit du bureau du Premier ministre

avril 22, 2015

Tokyo – Un petit drone portant des traces de radioactivité a été découvert mercredi sur le toit de la résidence officielle du Premier ministre japonais Shinzo Abe à Tokyo, selon la police et les médias locaux.

L’engin motorisé de 50 centimètres a été retrouvé en milieu de matinée par des membres du personnel au sommet du bâtiment abritant les bureaux de M. Abe, après avoir apparemment atterri là, a confirmé un porte-parole de la police municipale.

Des dizaines de policiers se sont ensuite déployés sur le toit de cet immeuble de verre moderne de cinq étages, connu sous le nom de Kantei, en plein cœur de la capitale nippone, selon des images aériennes de la chaîne de télévision locale NHK. Ils ont ensuite précautionneusement emporté le drone.

M. Abe était absent au moment de l’incident. Il participe mercredi à une conférence Asie-Afrique en Indonésie.

L’appareil était semble-t-il équipé d’une caméra et transportait une boîte en plastique, a déclaré le porte-parole de la police.

Les enquêteurs ont détecté des niveaux très bas de radiation émanant de cette boîte, sur laquelle était indiqué qu’elle contenait des substances radioactives, possiblement du césium, mais dont la quantité était sans danger pour la santé humaine, ont précisé plusieurs médias.

Les césiums 134 et 137 sont parmi les plus importants produits de la fission nucléaire mise en œuvre dans les centrales atomiques.

L’usage des drones est de moins en moins rare au Japon, notamment pour la photographie aérienne, et n’est sujet, pour le moment, à aucune restriction légale. Toutefois, l’incident de mercredi pourrait pousser le gouvernement à étudier la question, selon un haut responsable du cabinet.

Romandie.com avec(©AFP / 22 avril 2015 10h55)