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Tunisie : incendie au siège d’Ennahdha, Kaïs Saïed cherche à apaiser les tensions

décembre 10, 2021
Bilan du sinistre : 1 mort et 18 blessés, dont Abdelkrim Harouni, président de la Choura, et Ali Laarayedh, ancien chef du gouvernement et vice-président du parti à la colombe. © FETHI BELAID/AFP

Le siège du parti islamiste a été ravagé par un incendie causé par l’immolation d’un militant. Explications.

Le 9 décembre, en début d’après-midi, un incendie s’est déclaré au siège d’Ennahdha, situé dans le quartier de Montplaisir, à Tunis. Le feu a ravagé une grande partie des locaux du parti islamiste. Bilan : 1 mort et 18 blessés, dont Abdelkrim Harouni, président de la Choura, qui souffre de brûlures, et Ali Laarayedh, ancien chef du gouvernement et vice-président du parti à la colombe, qui présente des fractures après avoir sauté du deuxième étage du bâtiment en feu.

Les rumeurs sur les causes du drame sont allées bon train, avant que les faits ne se précisent : Samir, un militant d’Ennahdha de 51 ans, s’est immolé dans le hall de l’immeuble. Un geste de désespoir et de dépit.

L’homme, qui avait participé à l’attentat contre la cellule du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) à Bab Souika (Tunis) en 1991, avait été libéré en 2006, puis embauché par Ennahdha, qui a renoncé à ses services voilà un an.

UNE PARTIE DE L’OPINION PUBLIQUE S’EST FÉLICITÉE DU DRAME SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX

Sans emploi, l’homme, qui escomptait percevoir les dédommagements que l’Instance Vérité et Dignité (IVD) avait accordés aux islamistes persécutés par l’ancien régime, n’a pu rencontrer le président d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, ce qui aurait motivé son passage à l’acte.

Détestation

Le chef du parti et président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) – gelée par le président Kaïs Saïed depuis le 25 juillet – s’est exprimé en fin de journée sur l’identité de celui qu’il qualifie de « martyr » : « Sami a passé plus de dix ans en prison et a mené une longue bataille contre la dictature […]. Même si l’Instance Vérité et Dignité s’est prononcée en sa faveur, Sami a souffert de la discrimination sociale. »

Depuis 2011, de nombreux protestataires ont tenté ou menacé de s’immoler par le feu. Exprimant d’ordinaire son empathie à l’endroit de ceux qui se tuent ainsi par désespoir, une partie de l’opinion publique s’est au contraire félicitée du drame sur les réseaux sociaux. Un phénomène qui en dit long sur la ténacité et l’ampleur de la détestation du parti islamiste. Alors qu’Ennahdha est le principal parti qui pâtit des décisions présidentielles du 25 juillet, Kaïs Saïed ne peut laisser les profondes divisions qui traversent la société mettre en péril son projet.

Dans la matinée du 9, le président s’est réuni avec son trio de conseillers en droit constitutionnel, les professeurs Sadok Belaïd, Amine Mahfoudh et Mohamed Salah Ben Aïssa. Kaïs Saïed se prépare à faire des annonces majeures à l’occasion de la commémoration de la révolution, qu’il vient de fixer au 17 décembre et non plus au 14 janvier.

Le président estime que la Constitution en vigueur n’est pas l’émanation de la volonté populaire et dénonce les politiciens qui cherchent des appuis auprès de puissances étrangères. Ce qui donne une idée des mesures que le chef de l’État va annoncer le 17 décembre.

LE SOIR, LORS D’UNE SÉANCE DU CONSEIL NATIONAL DE SÉCURITÉ, KAÏS SAÏED SE PRÉSENTE COMME FÉDÉRATEUR ET CONCILIANT

Changement de ton en fin de journée après l’incendie au siège d’Ennahdha : celui qui dit vouloir mettre en œuvre ce que « le peuple veut », selon le slogan qu’il a fait sien, se présente lors d’une séance du Conseil national de sécurité comme fédérateur et conciliant. Il s’est dit garant de la continuité de l’État sur un ton apaisé qu’on ne lui connaissait pas.

Pas de marche arrière

Entre le matin et le soir, Kaïs Saïed n’a pas changé d’avis mais il a jugé qu’il fallait calmer les tensions. « Il a bien affirmé et répété qu’il ne compte pas opérer de marche arrière et il faut se le tenir pour dit. Il a révélé que son problème et son projet est d’ordre constitutionnel mais les mesures qu’il prépare ne sont pas toutes les bienvenues, notamment la modification de la loi fondamentale qui revient à reconnaître que le 25 juillet était bien un coup d’État », commente une source proche des Affaires étrangères.

Dans ce contexte tendu, certains craignent que le chef de l’État n’ait recours à la force publique pour enrayer les mouvements de protestation qui s’organisent pour le 17 décembre. « Attendons de voir si les acquis seront préservés par son projet constitutionnel », tempère une militante féministe qui participera à la marche contre les violences faites aux femmes prévue à Tunis le 10 décembre.

Avec Jeune Afrique par RFrida Dahmani – à Tunis

États-Unis: Facebook veut transformer son siège californien en « village »

juillet 7, 2017

San Francisco – Facebook a dévoilé vendredi un projet pour transformer le siège de la compagnie prés de San Francisco en Californie, au cœur de la Silicon Valley, en véritable « village » avec des centaines de logements abordables et des commerces pour ses employés.

Le « campus de Willow » doit permettre d’alléger les problèmes de logement et de transport en commun auxquels font face les employés de Facebook au siège de l’entreprise, a expliqué le vice-président pour les installations mondiales et l’immobilier, John Tenanes.

Le village, dont les plans doivent encore être élaborés avec la ville de Menlo Park, comprendra 11.600 mètres carrés de surface commerciale avec épiceries, pharmacies et autres commerces de quartier.

« En travaillant avec la communauté locale, notre but avec le campus de Willow est de créer un village intégré et mixte qui fournira des services plus que nécessaires, des logement et des moyens de transport ainsi que des bureaux », a poursuivi John Tenanes dans un communiqué publié sur un blog.

Le siège de Facebook est installé sur le site de l’ancien campus de Sun Microsystems, acquis en 2011.

Le géant de l’internet a déjà transformé cet espace de bureaux avec des allées entre les bâtiments qui donnent au campus des allures de petite ville.

Facebook a également acheté des terrains voisins et construit une extension conçue par l’architecte Frank Gehry.

A terme, 1.500 logements seront construits sur le campus de Willow, dont 15% seront proposés à des prix inférieurs au marché, selon M. Tenanes.

Facebook présentera son plan à la ville de Menlo Park dans le courant du mois de juillet. La phase préparatoire doit prendre environ deux ans et la première tranche de construction est prévue pour être complétée en 2021.

Romandie.com avec (©AFP / 07 juillet 2017 22h34)                                            

Congo : important déploiement policier autour du siège d’un parti d’opposition

mars 25, 2016

el Sas

Sassou Nguesso

Brazzaville – La police congolaise était déployée vendredi matin devant le siège d’un parti d’opposition où avait été annoncée une conférence de presse commune de cinq concurrents du président Denis Sassou Nguesso, dénonçant sa réélection annoncée jeudi.

Selon plusieurs proches des ces candidats, ceux-ci ont renoncé à se rendre sur place après avoir eu vent du déploiement des forces de l’ordre.

Plus d’une centaine de policiers bloquaient les abords du siège de l’union panafricaine pour la démocratie et le progrès social (UPADS), ont constaté les journalistes de l’AFP vers 10h30 (09h30 GMT).

Selon des témoins, le déploiement des forces de l’ordre avait commencé dès 07h30 locales (06H30 GMT).

Au siège de l’UPADS, premier parti d’opposition au parlement, certains militants ont déclaré qu’il y avait eu des arrestations dans la rue aux abords du bâtiment, sans être en mesure d’en préciser le nombre.

Ces journalistes de l’AFP ont vu un pick-up des policiers armés et cagoulés, emmenant deux jeunes gens gémissant, couchés sur le plateau arrière.

Présent sur le lieu, le général Jacques Antoine Bouiti, directeur départemental de la police de Brazzaville, renvoie les questions des journalistes au porte-parole de la police.

Peu avant, un officier avait affirmé que les forces de l’ordre étaient là pour assurer la sécurité des gens du parti.

Dans une grande salle vide à l’intérieur du bâtiment de l’UPADS, un militant d’un parti de la coalition d’opposition ayant soutenu les cinq candidats s’étant présenté contre M. Sassou Nguesso, a appelé au calme: Il faut se résigner, sinon, il y aura des morts, a-t-il déclaré, si les militants descendent dans la rue,[les policiers] vont tirer et ça va être la guerre civile.

M. Sassou Nguesso a été réélu dimanche dès le premier tour de l’élection présidentielle avec plus de 60% des voix, selon les résultats officiels.

Les cinq candidats d’opposition unis contre lui par un pacte électoral, avaient dénoncé avant le scrutin, le caractère ni sincère, ni transparent de la présidentielle et en ont rejeté les résultats, estimant que le vote avait été marqué par une fraude massive.

Ces derniers jours, des divergences sont apparues entre ces différents candidats. L’un d’eux, le général Jean-Marie Michel Mokoko, arrivé 3e selon les résultats officiels, a appelé la population à la désobéissance civile.

Guy-Brice Parfait Kolelas, que les résultats placent en 2e position, a indiqué éviter d’entrer dans une épreuve de force avec le pouvoir et opter pour contester les résultats par les voies légales à sa disposition.

Romandie.com avec(©AFP / 25 mars 2016 20h20)

France-Congo: Rassemblement devant le siège de Total à Paris

novembre 12, 2015
Auteur: Diaspora

Zenga-mambu.com

Le siège de la NSA attaqué à la voiture-bélier: un mort

mars 30, 2015

Un homme a été tué et un autre grièvement blessé lundi alors qu’ils tentaient d’enfoncer avec leur voiture les grilles du quartier général de l’Agence de sécurité nationale (NSA) près de Washington. Selon le FBI, cette attaque n’aurait pas de lien avec le terrorisme.

La police fédérale américaine a indiqué qu’elle enquêtait « sur une fusillade » à l’entrée de la NSA. « L’incident est clos et une enquête est en cours », a précisé le commandant de la base de Fort Meade, le colonel Brian Foley.

« Les habitants, les militaires et les personnels civils sont en sécurité. Nous restons vigilants à tous nos points d’entrée », a-t-il ajouté. Selon l’armée américaine, les deux hommes n’ont pas pu « accéder aux installations » de la base militaire.

Armes et drogue
Des représentants des forces de l’ordre interrogés par Reuters ont confirmé que deux personnes avaient tenté de lancer une voiture-bélier contre les grilles de la NSA. On ignore pour l’instant les raisons de leur geste. Un membre des services de sécurité a parlé d’un acte criminel.

Selon NBC, qui cite des sources non identifiées, les deux hommes étaient déguisés en femmes et se trouvaient dans une voiture volée. La chaîne ajouté qu’une arme et de la drogue ont été retrouvées dans le véhicule.

Un porte-parole de la Maison-Blanche, Eric Schultz, a par ailleurs fait savoir que le président Barack Obama « avait été informé » de l’incident.

Outre la NSA et ses installations hyper-sécurisées, le site immense de Fort Meade accueille également le commandement militaire américain pour le cyber-espace (US Cyber command) et plusieurs autres agences américaines. Au total, près de 11’000 militaires et 29’000 civils y travaillent, selon le site internet de la base.

Romandie.com

RDC: la police disperse au gaz lacrymogène des partisans de l’opposition à Kinshasa

septembre 6, 2011

La police a tiré des gaz lacrymogènes mardi matin à Kinshasa près du siège l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), attaqué dans la nuit, pour disperser des militants de ce principal mouvement d’opposition en RD Congo, a affirmé à l’AFP l’UDPS.

« La police a commencé à tirer des grenades lacrymogène (. . . ) pour disperser des jeunes militants qui étaient venus après avoir été informés que le siège du parti avait été vandalisé », dans la nuit de lundi à mardi, a déclaré à l’AFP l’avocat Serge Mayamba, secrétaire de l’UDPS, présent sur place.

« Les tirs se sont arrêtés maintenant », a-t-il ajouté peu avant 10H30 (09H30 GMT), en affirmant qu’il avait aussi entendu « des tirs à balles réelles ». Cette information n’a pu être confirmée. « Il n’y avait aucune raison de disperser ces jeunes qui ne faisaient rien », a ajouté M. Mayamba.

Joint par l’AFP, le chef de la police a répondu que la Police d’intervention rapide (PIR), chargée du maintien de l’ordre, « faisait son travail ».

Ces incidents surviennent alors que le siège de l’UDPS, installé dans le quartier Limete, a été attaqué dans la nuit de lundi à mardi, de même qu’une télévision proche de ce mouvement, selon la police et l’UDPS.

Des individus « ont cassé des fenêtres et mis le feu à certains endroits » du siège du parti, avait précisé à l’AFP son secrétaire général, Jacquemin Shabani.

Selon la police, en fin d’après-midi lundi à Kinshasa, des partisans de l’UDPS avaient jeté des pierres et une bouteille d’essence contre un bureau du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), le parti au pouvoir.

Peu avant, quelques milliers de partisans du leader de l’UDPS et chef de file de l’opposition, Etienne Tshisekedi, avait accompagné ce dernier venu déposer officiellement sa candidature à l’élection présidentielle du 28 novembre, dans un bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

L’UDPS avait boycotté les dernières élections de 2006.

Jeuneafrique.com avec AFP