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Centrafrique : enfin un cessez-le-feu pour l’ouverture d’un prochain dialogue national

octobre 16, 2021

Dans le but de promouvoir l’ouverture d’un prochain dialogue national et garantir la sécurité de la population centrafricaine, le chef de l’Etat, Faustin-Archange Touadéra, a résolu, le 15 octobre, de décréter un cessez-le-feu unilatéral immédiat dans son pays.

L’annonce du président de la République est intervenue après plusieurs accords de cessez-le-feu et de paix signés mais sans aucune solution pérenne. Elle permettra, selon le chef de l’Etat, de mettre fin aux opérations militaires ainsi qu’à toute action armée sur l’ensemble du territoire national.

L’engagement du gouvernement centrafricain de décréter ce cessez-le-feu a été pris lors de l’adoption de la feuille de route de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (Cirgl), tenue à Luanda.  Un engament qui, selon les chefs d’Etat de la Cirgl, a pour objectif principal de donner une chance à ce pays en proie aux violences d’opter pour une paix durable.  

« Notre engagement figure sur la feuille de route pour la paix, issue du dernier sommet de l’organisation sous-régionale. Les principaux leaders, plus précisément ceux du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique et de l’Unité pour la paix en Centrafrique, avaient respectivement pris cet engagement important de cesser toute action armée sur le territoire national », précise le président centrafricain, en rappelant que son pays connaît de longues périodes d’instabilité, notamment marquées par des guerres civiles et de multiples coups d’État sans oublier les violences et les situations politiques drastiques.

« Je viens vous annoncer ce soir la fin des opérations militaires et de toute action armée sur l’ensemble du territoire national. Ceci, à compter de ce jour, 15 octobre 2021. Cela, pour assurer la sécurité du peuple. Ce n’est pas une décision facile à prendreLe cessez-le-feu que j’ai annoncé est la démonstration de ma ferme volonté de privilégier la voie du dialogue et non celle des armes, dans le règlement des conflits et de la crise qui secoue notre pays », a-t-il déclaré, avant de spécifier que sa décision n’empêche ni les forces de sécurité intérieure de maintenir l’ordre, ni l’armée de répondre en cas de légitime défense et ni la Minusca d’exercer son mandat. Car, ce cessez-le-feu est décrété pour des raisons humanitaires et de paix.  D’autant plus que la Centrafrique est le théâtre d’une guerre civile depuis 2013. Ces combats ont considérablement baissé d’intensité depuis trois ans mais ont culminé entre 2014 et 2015, occasionnant ainsi des milliers de morts.

Avec Adiac-Congo par Rock Ngassakys

RDC-Rwanda: Kinshasa et Kigali signent des accords commerciaux, notamment sur l’exploitation de l’or

juin 27, 2021
Les présidents rwandais Paul Kagame et congolais Félix Tshisekedi, le 26 juin 2021.

La République démocratique du Congo et le Rwanda ont signé trois accords commerciaux, dont l’un porte sur l’exploitation de l’or en vue d’en assurer la traçabilité, après deux jours de tête-à-tête entre les présidents congolais Félix Tshisekedi et rwandais Paul Kagame.

En présence de deux chefs d’État, une entreprise congolaise, la Société aurifère du Kivu et du Maniema (Sakima SA) et une rwandaise, Dither LTD, ont signé « un protocole d’accord de coopération » pour l’exploitation de l’or afin de priver les groupes armés des revenus issus de cette filière, selon un communiqué de la présidence congolaise.

« Il y aura complémentarité entre les deux sociétés qui vont donc contrôler la chaine des valeurs à partir de l’extraction par la société congolaise Sakima et le raffinage par la firme rwandaise Dither SA », a expliqué un responsable de la communication à la présidence congolaise.

« Les groupes armés qui tirent des revenus pour financer la guerre avec de l’or ne pourront plus se permettre d’exploiter ou de revendre auprès des acheteurs sur les marchés internationaux », a-t-il souligné.

Prévenir l’évasion fiscale

Le deuxième accord porte sur « la promotion et la protection des investissements » et le troisième est une convention « en vue d’éviter la double imposition et prévenir l’évasion fiscale en matière d’impôts et de revenu », selon la présidence congolaise. »Nous avons perdu tant d’années en se regardant sans agir. Nous ne sommes qu’au commencement, nous allons continuer à élargir nos actions », a déclaré le président congolais Félix Tshisekedi en conférence de presse conjointe avec son homologue Paul Kagame à Goma.

« Le Rwanda s’engage à consentir des efforts, en collaboration avec la RDC dans le respect de sa souveraineté », a répondu le président Kagame à une question sur l’apport de son pays dans les efforts de restauration de la paix, notamment dans la province congolaise du Nord-Kivu où l’état de siège est décrété pour mettre fin aux activités des groupes armés locaux et étrangers.

Les relations entre la RDC et le Rwanda ont toujours été difficiles. La RDC a connu deux guerres entre 1996-97 et 1998-2003, qui ont déstabilisé en profondeur le Kivu, région congolaise frontalière. Ces conflits ont impliqué les nombreuses milices et les armées de plusieurs pays voisins, en particulier du Rwanda. Depuis la RDC a régulièrement accusé son voisin de déstabiliser sa partie orientale en soutenant des groupes armés. Mais, depuis l’élection de l’ex-opposant Tshisekedi, un climat de détente s’est installé.

Par Jeune Afrique avec AFP

Covid-19 : le patron de Moderna incite les Européens à signer vite pour ne pas retarder les livraisons de son vaccin

novembre 17, 2020

Le patron de la société américaine de biotechnologie Moderna a prévenu mardi les Européens que le prolongement des négociations pour acheter des doses de son vaccin contre le Covid-19 risquait de ralentir les livraisons, d’autres pays étant prioritaires car ils ont signé depuis des mois.

«C’est clair que d’avoir pris du retard, ça ne va pas limiter la quantité totale, ça va ralentir la livraison», confie Stéphane Bancel à l’AFP. Des «discussions avancées» ont bien été annoncées avec la Commission européenne le 24 août pour l’achat de 80 millions de doses du vaccin, mais aucun engagement ferme n’a été signé depuis.

Entre-temps, Moderna a signé avec le Canada, le Japon, Israël, le Qatar, le Royaume-Uni… Sans compter les 100 millions de doses promises début août aux États-Unis depuis début août, précise Stéphane Bancel. «On a déjà plusieurs millions de doses déjà en magasin» dans le pays, prêtes à être livrées aux autorités américaines dès que l’autorisation de commercialisation aura été délivrée, sans doute en décembre.

Par Le Figaro avec AFP

Sept pays signent avec les États-Unis un texte régissant la future exploration de la Lune

octobre 13, 2020

À l’approche de la mission Artémis 3, sept pays ont signé un texte visant l’encadrement juridique de l’exploration de la Lune. Certaines puissances spatiales rivales ne font cependant pas partie des signataires.

La Nasa a annoncé mardi 13 octobre que sept pays avaient signé ce qu’elle appelle les «accords d’Artémis», un texte qui veut encadrer juridiquement la nouvelle vague d’exploration de la Lune et d’autres astres et autoriser la création de «zones de sécurité». Les pays signataires sont: Australie, Canada, Italie, Japon, Luxembourg, Émirats arabes unis, Royaume-Uni.

Ni la Chine, ni la Russie n’en font partie à ce jour, faisant craindre l’émergence d’un «Far West» dans l’espace, puisque le grand traité international régissant l’espace, datant de 1967, reste vague sur la question de l’exploitation des ressources extraterrestres ; la Nasa est pressée d’imposer un précédent en façonnant un régime juridique autorisant explicitement les entreprises privées à opérer sur d’autres astres, de façon protégée. Le chef de l’agence spatiale russe, Dmitri Rogozine, a estimé lundi que le programme Artémis de retour sur la Lune était trop «américano-centrique».

Deux astronautes américains, dont une femme, doivent marcher sur la Lune en 2024 lors de la mission Artémis 3, et la Nasa veut associer d’autres pays à la construction de la mini-station qui sera assemblée en orbite lunaire à partir de 2023. «Artémis sera le programme international d’exploration habitée le plus large et le plus divers de l’histoire, et les accords d’Artémis seront le véhicule pour établir cette coalition mondiale singulière», a déclaré Jim Bridenstine, administrateur de la Nasa.

Les accords énumèrent dix principes, tels que la transparence des activités, l’interopérabilité des systèmes nationaux, l’obligation de cataloguer tout objet spatial, l’assistance à un astronaute en danger, le partage des données scientifiques et la bonne gestion des débris spatiaux. Mais le texte devient plus controversé en prévoyant la possibilité de créer des «zones de sécurité» par les pays pour protéger leurs activités sur un corps céleste, par exemple l’extraction de ressources, comme de l’eau au pôle sud de la Lune.

Le traité de 1967 interdit toute «appropriation nationale par proclamation de souveraineté, ni par voie d’utilisation, ni par aucun autre moyen». Mais la Nasa se fonde sur un autre article du traité qui proscrit toute activité qui «causerait une gêne potentiellement nuisible» pour justifier de la création de ces zones de sécurité, tout en réaffirmant la primauté du traité de l’espace.

Par Le Figaro avec AFP

RDC : à Anvers, Félix Tshisekedi renoue avec l’ex-puissance coloniale

septembre 19, 2019

Le Premier ministre belge Charles Michel accueille son homologue congolais Félix Tshisekedi sur la place Egmont à Bruxelles, le mardi 17 septembre 2009 © AP Photo/Virginia Mayo 

Plusieurs accords économiques ont été conclus mercredi 18 septembre à Anvers entre la Belgique et la RDC, à l’occasion de la visite d’État de quatre jours du président congolais.

Après l’accueil avec les honneurs militaires et la réception par le couple royal mardi à Bruxelles – marquant « la fin de l’ère glaciaire », selon la presse belge -, le déplacement de Félix Tshisekedi en Belgique s’est poursuivi mercredi au port d’Anvers.

Classé au deuxième rang européen pour le trafic de fret maritime (après Rotterdam), le grand port belge a annoncé la signature d’un protocole d’accord « pour intensifier la coopération existante » avec le port de Matadi, sur le fleuve Congo.

« Le port d’Anvers apportera son expertise pour établir une autorité portuaire en République démocratique du Congo « , ajoute le communiqué publié après la visite de Félix Tshisekedi.

« Accroître les flux commerciaux »

Dans la matinée, le président congolais a également rendu visite au Centre mondial du diamant d’Anvers (AWDC), où un autre accord de coopération a été signé.

Quatrième producteur mondial de diamants en volume, la RDC pourra bénéficier, grâce à cet accord, de l’expertise du Centre sur la « transparence et la traçabilité des minéraux », selon la partie belge.

Il est aussi question d’« accroître les flux commerciaux directs entre les deux pays » et de « former les fonctionnaires de la RDC à Anvers ».

Anvers est une des plus grandes plateformes mondiales pour le commerce de diamants, qui représentent 49% des importations congolaises en Belgique, selon l’AWDC.

Mardi, c’est dans les secteurs diplomatique, des finances et de la coopération que trois protocoles d’accord avaient été conclus entre les deux pays.

Réinstallation d’ambassadeurs

Parlant de « redynamisation » de la relation, la diplomatie belge a annoncé la réinstallation d’ambassadeurs dans les deux pays, et la réouverture des consulats généraux de la RDC à Anvers et de la Belgique à Lubumbashi.

Alors que la Belgique est actuellement privée d’un gouvernement de plein exercice, il s’agit de reprendre la relation « étage par étage, sans brusquer les choses », selon le ministère belge des Affaires étrangères, Didier Reynders. De faire preuve d’« un volontarisme prudent », selon un proche du dossier.

« Nous sommes un partenaire avec beaucoup d’exigences par rapport aux résultats sur le terrain », a déclaré à la chaîne RTBF le ministre des Finances et de la Coopération, Alexander De Croo, appelant Félix Tshisekedi à être « un président pour les Congolais ». « Après une élection qui a quand même été assez mouvementée, il faut prouver tous les jours qu’on est président pour sa population », a-t-il ajouté.

Par Jeune Afrique avec AFP

Soudan du Sud: les belligérants signent un accord sur le partage du pouvoir

août 5, 2018

Khartoum – Le gouvernement et les rebelles du Soudan du Sud ont signé dimanche à Khartoum un accord sur le partage du pouvoir, un document qui vise à mettre fin à la guerre civile meurtrière ravageant le plus jeune pays du monde.

Le président Salva Kiir et son rival, le chef rebelle Riek Machar, ont signé l’accord à Khartoum, la capitale du Soudan voisin, a constaté un correspondant de l’AFP. En vertu de l’accord, M. Machar va intégrer un gouvernement d’unité nationale et devenir premier vice-président.

M. Machar était déjà le vice-président de M. Kiir, jusqu’à ce que ce dernier l’accuse en 2013 de fomenter un coup d’Etat contre lui, plongeant le Soudan du Sud dans une guerre civile meurtrière.

L’accord a été signé dimanche en présence du président soudanais Omar el-Béchir, et ses homologues du Kenya, d’Ouganda et de Djibouti, alors que plusieurs diplomates étrangers étaient également présents.

A l’issue de pourparlers parrainés par Khartoum, MM. Kiir et Machar sont déjà convenus d’instaurer un cessez-le-feu permanent et de retirer leurs troupes des zones urbaines. Les deux camps avaient également signé le 25 juillet un accord « préliminaire » sur le partage du pouvoir, et pour parachever ce processus, les négociations vont se poursuivre jusqu’à la signature d’un accord de paix définitif.

Le président kenyan « Uhuru Kenyatta a décidé que les négociations (pour un accord de paix) vont se poursuivre à Khartoum et non pas à Nairobi », a indiqué dimanche le chef de la diplomatie soudanaise Al-Dierdiry Ahmed, lors de la cérémonie de signature de l’accord.

Une fois qu’un accord de paix final sera signé, les belligérants auront trois mois pour former un gouvernement de transition, qui sera au pouvoir dans le pays pour une durée de 36 mois.

Selon les termes de l’accord, le gouvernement de transition sera composé de 35 ministres –20 du groupe de Salva Kiir et neuf de celui de Riek Machar, le reste représentant les autres groupes.

Le Parlement comptera 550 députés, dont 332 du groupe de Salva Kiir et 128 de celui de Riek Machar.

Outre M. Machar, il y aura aussi quatre autres vice-présidents.

Un accord similaire, signé en 2015, avait été violé après une bataille meurtrière à l’issue de laquelle Riek Machar était parti en exil.

La guerre civile dans le plus jeune pays du monde, indépendant du Soudan depuis 2011, a fait des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés.

– Défis à venir –

Dimanche le chargé d’affaires américain au Soudan, Steven Koutsis, a salué la signature de l’accord. « Nous soutenons toute initiative pour apporter la paix au Soudan du Sud et nous espérons que ce processus va se poursuivre de manière englobante », a indiqué M. Koutsis à des journalistes après la signature de l’accord.

Par le passé toutefois, les Etats-Unis s’étaient montrés sceptiques face aux chances de succès.

« Un accord étroit entre les élites ne va pas résoudre les problèmes qui affligent le Soudan du Sud. De fait, un tel accord pourrait planter les graines d’un nouveau cycle du conflit », avait mis en garde Washington en juillet dans un communiqué, doutant de la capacité des deux dirigeants politiques à instaurer une paix durable dans le pays.

Le conflit au Soudan du Sud a fait des dizaines de milliers de morts, près de quatre millions de déplacés (sur une population de 12 millions d’habitants) et provoqué une crise humanitaire catastrophique.

M. Kiir avait assuré vendredi que les efforts de paix n’allaient « pas s’effondrer ». Mais il a souligné les défis posés par la composition d’un tel gouvernement.

« Cinq vice-présidents, c’est une très grande responsabilité à gérer. Je dois leur fournir le transport, et chacun aura besoin d’un cortège de cinq véhicules peut-être. Où vais-je trouver cela? », a-t-il lancé.

« Ils ont aussi besoin de maisons, où les trouver. Des bureaux pour qu’ils puissent travailler, où les trouver? Il y a tellement de choses à faire ».

Romandie.com avec(©AFP / 05 août 2018 18h09)                                                        

Soudan du Sud: signature d’un accord « préliminaire » sur le partage du pouvoir

juillet 25, 2018

Khartoum – Le gouvernement et les rebelles du Soudan du Sud ont signé mercredi à Khartoum un accord « préliminaire » sur le partage du pouvoir qui, selon le ministre soudanais des Affaires étrangères, permettra le retour du dirigeant rebelle Riek Machar au poste de premier vice-président.

Le Soudan du Sud s’est enfoncé dans une guerre civile fin 2013 quand Salva Kiir a accusé son vice-président Riek Machar de fomenter un coup d’État. Le conflit dans ce pays, indépendant du Soudan depuis 2011, a fait des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés.

MM. Kiir et Machar sont déjà convenus d’instaurer un cessez-le-feu permanent et de retirer leurs troupes des zones urbaines. Ils avaient également convenu le 7 juillet d’un partage du pouvoir mais la signature avait été reportée en raison de divergences.

« Le document sur le partage du pouvoir a été signé et porte sur toutes les questions relatives à la période de transition », a indiqué le chef de la diplomatie soudanaise Al-Dirdiry Ahmed, en annonçant cet accord.

« Salva Kiir restera le président du Soudan du Sud et Riek Machar sera le premier vice-président », a-t-il déclaré lors de la cérémonie de signature dans la capitale du Soudan, où se déroule depuis juin une nouvelle série de pourparlers de paix.

« Il y aura quatre autres vice-présidents répartis parmi les autres groupes politiques », a-t-il ajouté.

Une question encore à régler est le partage du pouvoir au niveau des régions et des départements. « Les négociations sur cette question vont se poursuivre jusqu’à la conclusion d’un accord », a-t-il assuré.

Il a ajouté que certains, au sein de l’opposition, avaient refusé de signer le document mercredi, tout en faisant état de discussions avec ces groupes.

Selon ce texte, le gouvernement de transition sera composé de 35 ministres –20 du groupe de Salva Kiir et neuf de celui de Riek Machar, le reste représentant les autres groupes.

Le Parlement comptera 550 députés, dont 332 du groupe de Salva Kiir et 128 de celui de Riek Machar.

Le ministre soudanais des Affaires étrangères a également annoncé qu’une commission indépendante se chargerait de décider du nombre de provinces du Soudan du Sud.

Après ce document préliminaire, l’accord définitif doit être signé le 5 août, a-t-il affirmé.

Un accord similaire avait été signé en 2015 mais avait été violé après une bataille meurtrière à l’issue de laquelle Riek Machar était parti en exil.

L’ONU a imposé le 13 juillet un embargo sur les armes au Soudan du Sud, alors que les tractations diplomatiques n’avaient pas, en près de cinq ans de conflit, réussi à mettre un terme à la guerre civile.

Romandie.com avec(©AFP / 25 juillet 2018 17h08)                                                                                                                                                                       

44 pays africains signent un accord créant une zone de libre-échange continentale

mars 21, 2018

Kigali – Quarante-quatre pays africains ont signé mercredi à Kigali l’accord créant une zone de libre-échange continentale (Zlec), perçue comme essentielle au développement économique de l’Afrique, a annoncé l’Union africaine (UA).

« L’accord établissant la Zlec a été signé par 44 pays », a déclaré le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki, en conclusion d’un sommet de l’organisation dans la capitale rwandaise.

Le Nigeria, l’une des premières économies du continent, est le principal pays à s’être abstenu. Le président nigérian Muhammadu Buhari avait décidé de ne pas faire le déplacement à Kigali, après avoir accepté de « donner plus de temps aux consultations » dans son pays, où l’accord suscite une certaine opposition.

Parmi les autres non-signataires, dont la liste exacte n’a pas été communiquée, on trouve notamment l’Érythrée, le Burundi, la Namibie et la Sierra Leone. Certains pays très protectionnistes, comme l’Algérie, ont en revanche apposé leur signature.

« Certains pays ont des réserves et n’ont pas encore finalisé leurs consultations à l’échelle nationale. Mais nous aurons un autre sommet en Mauritanie en juillet et nous espérons que les pays ayant des réserves signeront alors », a déclaré le commissaire de l’UA chargé du Commerce et de l’Industrie, Albert Muchanga.

L’UA estime que l’élimination progressive des droits de douane entre membres de la Zlec permettra d’augmenter de 60% d’ici à 2022 le niveau de commerce intra-africain.

Actuellement, seulement 16% du commerce des pays africains s’effectue avec d’autres pays du continent.

Pour entrer en vigueur – pas avant un délai de 180 jours -, l’accord doit encore être ratifié à l’échelle nationale par les pays signataires.

Romandie.com avec(©AFP / 21 mars 2018 14h06)                                            

USA: Trump signe l’accord budgétaire adopté par le Congrès et met fin fin au « shutdown »

février 9, 2018

/ © AFP/Archives / SAUL LOEB

Après un « shutdown » de plus de huit heures, le Congrès américain est enfin arrivé à un accord budgétaire crucial, même si démocrates et républicains restent frustrés par les compromis consentis par leur camp et que le sort de centaines de milliers de jeunes immigrés reste en suspens.

Ce texte, ratifié par Donald Trump vendredi matin, prolonge jusqu’au 23 mars le financement de l’administration fédérale, pour que le budget tant attendu soit enfin mis sur les rails et que les élus transforment cet accord budgétaire ponctuel en proposition de loi pérenne.

Grâce à cet accord, le président a maintenant la possibilité de tenir une de ses promesses de campagne, le gonflement du budget militaire, en augmentant le plafond de la dette jusqu’en mars 2019.

« Je viens de signer le Texte. Notre Armée sera maintenant plus forte que jamais », a ainsi tweeté le milliardaire à 08h39 locales (13h39 GMT), mettant ainsi fin au « shutdown », la fermeture partielle de l’administration, en cours depuis minuit. Très tôt dans la matinée, la Chambre des représentants a approuvé la proposition de loi (240 voix contre 186) votée plus tôt dans la nuit par le Sénat (71 voix contre 28).

« Sans plus de républicains au Congrès, nous avons été obligés d’augmenter nos dépenses pour des choses que nous ne voulons pas ou n’aimons pas pour enfin, après de nombreuses années de dégradation, prendre soin de notre Armée. Malheureusement, nous avons eu besoin de votes démocrates. Nous devons élire plus de républicains lors de l’élection (législative, ndlr) de 2018! », a-t-il également écrit sur le réseau social.

– Dette et clandestins –

Certains républicains voient cependant d’un mauvais oeil cette hausse globale du budget, qui pourrait atteindre 300 milliards de dollars sur les deux prochaines années, estimant qu’elle va considérablement augmenter la dette du pays, alors qu’une loi sur une baisse massive des impôts vient d’être votée. Le libertarien Rand Paul a ainsi bloqué pendant plusieurs heures le scrutin jeudi soir pour s’opposer au relèvement du plafond de la dette.

« Je ne peux pas en toute honnêteté et en toute bonne foi regarder ailleurs car mon parti est maintenant complice des déficits », avait lancé M. Paul, dénonçant « l’hypocrisie » de ses collègues républicains qui avaient refusé le relèvement du plafond de la dette demandé par Barack Obama.

Les démocrates ont pour leur part obtenu une hausse comparable pour les dépenses non-militaires comme la lutte contre les drogues, la couverture maladie des enfants pauvres, les investissements dans les infrastructures, ou une aide de 90 milliards de dollars pour les Etats ravagés par les ouragans et incendies en 2017.

« Ce budget fait les deux, financer notre armée et la classe moyenne (qui a) depuis des décennies souffert d’une austérité inutile que le Congrès s’est lui-même imposée », avait affirmé jeudi Chuck Schumer, le chef des démocrates au Sénat.

Mais l’opposition a échoué sur un sujet pourtant crucial à ses yeux: la régularisation à terme des centaines de milliers de clandestins, les « Dreamers » (rêveurs), dont l’avenir est au coeur de la balance politique depuis plusieurs semaines.

Barack Obama avait permis à quelque 690.000 d’entre eux d’obtenir des papiers temporaires leur permettant d’étudier et de travailler en toute légalité aux Etats-Unis.

Il y a trois semaines, les démocrates avaient déjà essayé de lier le sort de ces jeunes, entrés illégalement dans le pays alors qu’ils étaient enfants, à un accord budgétaire. Peine perdue, cela avait (déjà) conduit à un « shutdown » de trois jours.

– Séance de minuit –

Au terme d’une journée à rebondissements, les sénateurs ont dû convoquer une session de rattrapage jeudi soir après avoir passé minuit, l’heure à partir de laquelle le gouvernement ne disposait plus des crédits pour fonctionner.

La présidence du Sénat a dû suspendre la séance à minuit, pour en ouvrir une nouvelle une minute plus tard et convoquer un vote. La Chambre des représentants a voté le même texte peu après 05H30 (10H30 GMT).

Jeudi dans l’après-midi, la direction du budget de la Maison Blanche avait présagé d’un échec et demandé aux différentes agences gouvernementales de « se préparer à une interruption des crédits », selon un haut responsable.

Le chef de la majorité sénatoriale, le républicain Mitch McConnell, et son homologue démocrate, Chuck Schumer, avaient pourtant trouvé mercredi un terrain d’entente sur les montants des budgets 2018 et 2019, permettant au gouvernement de planifier à long terme ses dépenses et investissements.

Romandie.com avec(©AFP / 09 février 2018 16h09)                

Émirats commande 40 Boeing 787 Dreamliner pour 15,1 milliards USD(PDG)

novembre 12, 2017

Le souverain de Dubaï, Mohamed ben Rached al-Maktoum (G) visite le salon international Dubai Airshow le 12 novembre 2017. / © AFP / KARIM SAHIB

La compagnie aérienne Emirates de Dubaï a signé un accord portant sur l’achat de 40 Boeing 787-10 Dreamliner pour un prix catalogue de 15,1 milliards de dollars, a annoncé son PDG, Ahmed ben Saïd Al-Maktoum.

Emirates est déjà le plus gros client du Boeing 777. Il en a 165 exemplaires dans sa flotte et en a commandé fermement 164 autres.

Lors d’une conférence de presse, Cheikh Ahmed a précisé que cette annonce, faite au premier jour du salon aéronautique international Dubai Airshow 2017, porte à quelque 90 milliards de dollars le montant total des commandes auprès de Boeing, principal concurrent du constructeur européen Airbus.

La livraison des Dreamliner devrait commencer en 2022.

Emirates, la plus grande compagnie aérienne du Moyen-Orient, est également le premier client mondial de l’avion géant d’Airbus, l’A380. Sa flotte en compte 100 exemplaires et la compagnie de Dubaï en a commandé fermement 46 autres.

« Nous sommes parvenus à la conclusion que les Boeing 787-10 sont le meilleur choix pour nous », a dit Cheikh Ahmed, alors que des spéculations allaient bon train ces derniers jours sur une nouvelle commande d’A380 auprès d’Airbus.

Un accord Emirates-Airbus est toujours possible dans les prochains jours, a indiqué une source industrielle.

« Les commandes d’Emirates aujourd’hui (auprès de Boeing) seront livrées à partir de 2022, accompagnant la compagnie bien au-delà des années 2030. Certaines d’entre elles seront pour des remplacements (d’appareils) afin de maintenir une flotte jeune et efficace et d’autres alimenteront notre future croissance », a-t-il souligné.

« Nous voyons le 787 comme un grand complément à notre flotte de 777 et d’A380. Il nous fournit plus de flexibilité pour servir un éventail de destinations au moment où nous développons notre réseau mondial », a ajouté Cheikh Ahmed.

De son côté, Kevin McAllister, président de Boeing Commercial Airplanes, s’est réjoui du choix d’Emirates pour le 787-10 Dreamliner, qui « prolonge notre partenariat de longue date » avec la compagnie de Dubaï et qui permettra de « maintenir de nombreux emplois aux Etats-Unis ».

Plus tard, M. McAllister a signé un accord pour vendre à Azerbaijan Airlines cinq Boeing 787-8 pour environ un milliard de dollars (prix catalogue). Cette compagnie dispose déjà de deux avions 787-8.

Jeudi dernier, Emirates avait annoncé un bénéfice net plus que doublé au cours du semestre avril-septembre, attribuant cette forte progression à des mesures de réductions de coûts et à un taux de change favorable.

Emirates a dégagé un bénéfice net de 452 millions de dollars, en hausse de 111% par rapport à la même période en 2016. Un chiffre supérieur au bénéfice de 340 millions dégagé par la compagnie pour l’ensemble de l’année fiscale achevée au 31 mars 2017.

Romandie.com avec(©AFP / 12 novembre 2017 12h40)