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Hommage au Pape Jean-Paul II à l’occasion de sa béatification: 1er mai 2011

mai 1, 2011

Jean-Paul II a franchi le palier des bienheureux. Celui de sa béatification, célébrée à la Cité du Vatican, Place Saint-Perre, le dimanche 1er mai 2011, premier jour du mois marial de sa dévotion à la Sainte Vierge où l’onde de son âme produit des ondulations dans l’océan de l’Histoire pour atteindre les cœurs jusqu’aux confins des rivages de la Terre. L’Église, la grande famille des chrétiens, est en fête, à travers, le monde pour accueillir ce grand événement.

Né le 18 mai 1920, à Wadowice en Pologne, mort le 2 avril 2005, à Rome, Karol Wojtyla, archevêque de Cracovie en 1964, devenait en octobre 1978, à l’âge de 58 ans, le premier pape non italien depuis Adrien VI. Le nouveau chef du Vatican, chef de tous les chrétiens du monde, « Lolek » comme aimait l’appeler sa mère dans sa bourgade natale était plein de ferveur religieuse malgré sa belle prestance qui attirait les filles, mais c’est plutôt la voie du sarerdoce royal qui l’emporta vers le sommet de la destinée de sa vie.

Homme d’action et de prière. Durant les 26 ans de sa papauté il avait béni tous les continents pour avoir visité 131 pays. Il rencontra, à cette occasion, à la vitesse et à la force de son charisme, de lointains fidèles, de toutes les couleurs, de toutes langues créant une relation étroite entre les peuples, contribuant et participant ainsi à la chute du Mur de Berlin, sermonnant les dictatures, tendant les mains aux opprimés, aux enfants, aux esclaves, aux femmes martyrisées, aux prisonniers, aux malades pour qu’ils se redressent, se libèrent et vivent. Il avait légué à la postérité un noble leitmotiv de courage: »N’ayez pas peur. »

Pèlerin de la foi, en ce jour solennel, sous un soleil d’espoir, de sa béatification par son successeur Benoit XVI où plus d’un million de pélerins sont venus lui rendre la révérence en agitant des drapeaux de sa chère Pologne; il avait découvert d’autres réservoirs de foi en Amérique et en Afrique mais aussi en Asie où ses pas de pasteur universel le conduisirent pour porter le rayonnement de la parole de Dieu dans cette partie du monde. Cet infatigable disciple du Christ avait parcouru avec un emploi du temps chargé de seize heures, par jour, à faire des accumulations de discours, à prendre des bains de foule, à procéder à des célébrations.

Athlète de l’évangile, il avait porté la parole de Dieu aux frontières de la chrétienté en sa qualité de grand missionnaire du temps moderne ayant brisé les silences pour dynamiser le mouvement en soulevant les foules dans les stades, embrassant la terre des pays visités dans sa silhouette splendide, tout en créant une grande harmonie et communion de chair et d’esprit faisant de lui, le Pape le plus populaire que l’humanité n’avait jamais connu.

Philosophe, il avait embrassé durant sa vie les notions de pardon des offenses, de l’amour de nos ennemis ainsi que de liberté car selon lui : « La vraie liberté, la seule liberté est celle de vivre la vérité de ce que nous sommes, devant Dieu ».

Messager de l’espoir, il avait prêché les Journées mondiales de la jeunesse de l’Église pour livrer son message d’espérance à cette couche sociale. Cette rencontre de grande fraternité symbolisait le triomphe de la foi, ressuscitant la ferveur des jeunes croyants en de véritables fêtes populaires où les lieux de cultes étaient transformés en cathédrales à ciel ouvert.

Diplomate de Dieu, durant son apostolat, il avait reçu les petits et les grands chefs d’État jusqu’au maître du monde. Il réussissait à faire disparaître les querelles de chapelle. Car chacun, selon sa dimension, s’inclinait pour le grand respect de sa dignité et de sa sainteté, le Pape Jean-Paul II.

Colosse au cœur d’or, victime d’un attentat, le 13 mai 1981 et enclin au pardon, le 28 décembre 1983, il avait rencontré en tête-à-tête, dans la cellule d’une prison romaine, Mehmet Ali Agça qui avait voulu le tuer, en disant : « C’est un frère à qui j’ai pardonné .»

Apôtre de l’Église, souffrant de la maladie de Parkinson, il avait courageusement porté cette croix jusqu’au crépuscule de sa vie. Une maladie supportée aussi avec humilité et courage par les grâces révélées et reçues durant une dévotion déclenchée en son nom par la Sœur Marie Simon-Pierre qui sera guérie miraculeusement ouvrant la voie bienheureuse de la béatification du Pape Jean-Paul II.

Bernard NKOUNKOU